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Accueil du site > Actualités > Société > Rentrée scolaire 2009 : un nouveau recul du français !

Rentrée scolaire 2009 : un nouveau recul du français !

Plusieurs dizaines d’élèves, de la 6e à la terminale, écriront et entendront désormais moins de français dans nos écoles, c’est La Voix du Nord qui nous l’apprend :

« Double événement pour la rentrée au collège Daunou avec le lancement d’une section internationale (pour l’instant deux classes de 6e) avec un enseignement en français et en anglais. Une nouvelle principale, Éliane Nowicki, pilotera ce projet unique dans le département. »

« Le collège Daunou, laboratoire d’un apprentissage intensif de l’anglais »

Certaines matières traditionnellement enseignées en français (c’était un peu ringard, il faut bien l’avouer) le seront désormais dans la langue des vrais grands dramaturges comme Shakespeare - franchement : Titus voir Bérénice, gna-gna-gna, Bérénice voir Titus... c’est presque du SMS, non ?
(« Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice, Sans que de tout le jour je puisse voir Titus »)

Mais ces sections ne sont pas ouvertes à n’importe qui :

« Les conditions d’admission. Elles sont relativement drastiques. En plus d’un bon niveau général, il faut avoir un niveau d’anglais permettant de suivre 4 heures de civilisation anglaise dans la langue de Shakespeare et deux heures d’histoire-géo en anglais aussi. »

Car seule une élite peut apprécier et surtout comprendre la langue de Shakespeare (à noter qu’elle est également parlée par d’autres personnes que Shakespeare), à la phonétique si alambiquée, selon l’aveu même de son collègue écrivain George Bernard Shaw.

Par ailleurs, la France se montre grand seigneur en accueillant dans leur propre langue les anglophones expatriés :

« Double objectif. Accueillir des élèves anglophones (avec un objectif de 25 %) et « leur permettre de maintenir un lien avec la culture anglaise » et permettre à des petits Français de devenir parfaitement bilingues. Pour cette année, seule une élève dont les parents sont originaires d’Ecosse constituera le contingent des Anglophones. »


Je passe sur les innombrables petites annonces, affiches, syndicats d’initiative, Conseils régionaux, entreprises, agences immobilières qui se mettent en quatre pour offrir aux anglophones - et à eux seuls au monde - un service dans leur propre langue.

Autant se faire bien voir des Seigneurs culturels de l’Europe et du monde en devançant leurs souhaits. Les petits Français, Espagnols, Italiens ou Suédois expatriés à Londres auront-ils la chance qu’on leur dépêche un professeur d’histoire francophone, hispanisant, Italien ou parlant couramment le suédois, là-bas sur l’île des Dieux de la City , au pays des « opt-outs », la TGB ? (La Très Grande-Bretagne, pas la bibliothèque de Mitterand).

« De nouveaux enseignants. Une assistante de langues a été recrutée pour pratiquer de façon intensive l’anglais avec les élèves à travers des conversations. Une initiative très positive car le point noir de l’apprentissage des langues dans le système français c’est la pratique. Pour les cours d’histoire, il s’agira d’un prof ayant une certification en langues. »


Toujours aussi généreuse, la France lutte activement contre le chômage en GB, en recrutant des profs sur le seul critère linguistique, sans compétence ni formation professorale aucune, hormis en histoire (matière pour laquelle on ne peut se contenter de raconter la dernière histoire drôle), ce qui explique le recrutement d’un vrai prof et non d’un étudiant dans le besoin.

Récapitulons les avantages de ces sections dites européennes ou internationales :

— Être anticonstitutionnelles puisque la langue du pays, et donc de l’enseignement, est le français - avec une dérogation légitime pour les langues régionales. Avantage principal : montrer à quel point la Constitution française est ringarde à l’heure de la mondialisation et mérite bien une petite réforme - telle que faire de l’anglais la langue nationale bis, nouvelle ligne Maginot contre les dangers de la mondialisation... Mais qu’on se rassure, le Rectorat, la proviseure et les enseignants ne seront pas poursuivis. Ce sont au contraire des précurseurs ; gageons que les palmes académiques et les légions d’honneur vont pleuvoir sur ces brillants éléments qui ont tant fait pour la diffusion de la culture anglaise.

Qui se soucie encore des questionnements de Topaze ? Pagnol aujourd’hui ne tournerait-il pas sa trilogie en anglais, avec une brochette d’acteurs de dix pays différents, dans un Marseille et une Provence reconstitués en Pologne, Hongrie ou Tchéquie, respectant les souhaits de la Commission - mobilité et coopération ?

— Mieux préparer l’Union européenne anglophone de demain – d’aujourd’hui.

— Aider les jeunes à tourner la page du français, eux dont l’avenir sera fait de SMS et d’anglais.

— Préparer le renouvellement des élites européennes soumises aux intérêts du monde anglo-saxon – finance, sciences, politique, emplois privilégiés. Car ces jeunes au futur « fluent english » seront demain à coup sûr les militants de l’anglais langue véhiculaire mondiale, les croisés européens de l’anglais partant conquérir Bruxelles (Jérusalem étant déjà fort convoitée, et bien plus rebelle qu’une UE déjà conquise)...

Mais qu’ils se méfient, car on a vu souvent des révolutions dirigées par un jeune grandi dans la langue et la culture coloniale, ou un anticlérical élevé par les Jésuites... Trop d’anglais peut nuire à l’anglais !

— Installer en douceur, au cœur de l’école de Jules Ferry , ces filières d’élite que sont les sections européennes et internationales, et privatiser progressivement le business de l’anglais.

— Permettre à ces futures élites de comprendre French twenty-four, la télé en anglais payée par les Français sans avoir le droit de la regarder. Eux travailleront à l’étranger, ils auront donc ce privilège inouî de regarder ce qu’ils payent !

— Mettre en place dans la discrétion le futur système de caste de l’UE, inspiré de l’Inde, où l’anglais est indissociable des castes dominantes, comme l’avoue à demi-mot ce communiqué : « Cette similitude avec l’Union européenne concernant le paysage linguistique fait de l’Inde un interlocuteur privilégié pour l’Europe en matière de multilinguisme. Cette déclaration conjointe prévoit l’organisation de discussions et l’échange de bonnes pratiques sur une base régulière. » » (Je renvoie à mon article d’Avox pour plus de détails)

Je vois déjà des plumes s’agiter pour m’accuser encore de paranoïa ou d’anglophobie primaire.
Pourtant, je vous le demande, à vous Français, réputés si cartésiens : plusieurs heures d’anglais par semaine à la place du français, n’est-ce pas une lapalissade que d’y voir un recul du français ? Et je ne parle même pas de l’école primaire... Mais je ne suis pas contrariant, et si on m’affirme que c’est un progrès du français, je veux bien le croire, c’est juste que je ne m’en étais pas aperçu.

Les réactions les plus appréciées

  • docdory (---.---.---.3) 3 septembre 2009 11:16
    docdory

    @ Krokodilo


    Merci pour cet excellent article !
    A noter l’erreur fondamentale de l’article de la « Voix du Nord » : la « langue de Shakespeare » dont il parle ne doit surtout pas être utilisée en aucune circonstance lorsqu’on parle avec des anglophones, y compris lorsqu’ils sont anglais ! 
    C’est un peu comme si un Anglais essayait de parler à un Français en utilisant la langue de Rabelais avec le vocabulaire, la syntaxe et l’accent de l’époque de Rabelais : il aurait peu de chance d’être compris .
    Personnellement , j’ai eu la curiosité cet été de tenter de lire le début de « Roméo et Juliette » en anglais . Alors que j’utilise quotidiennement l’anglais avec mes patients anglophones , que je peux comprendre 98 % des nouvelles à la CNN sans problème, et que je peux lire un livre ou un journal anglais sans dictionnaire, j’ai été strictement incapable de comprendre de quoi il était question dans le dialogue des premières pages de cette pièce ! Ça aurait tout aussi bien pu être écrit en albanais ...
    J’imagine bien la tête que feraient mes nombreux patients nigériens ou sierra léonais si je leur parlait dans la langue de Shakespeare : avec eux , il faut déjà supprimer tout ce qui ressemblerait vaguement à de l’accent d’Oxford !
    Fort heureusement , mes profs d’anglais , pendant ma scolarité , n’ont jamais essayé de nous faire lire des pièces de Shakespeare : le bon sens a , pour une fois , prévalu !
  • oncle archibald (---.---.---.85) 3 septembre 2009 11:59

    Cher hermès, votre post écrit dans un Français rudimentaire qui fait fi de la grammaire au point d’être parfois à la limite de l’incompréghensible, donne parfaitement raison au Krocodile de service .... Nous sommes bien loin de la précision de la langue des grecs anciens, ainsi que de l’élégance et de la finesse de celui que vous avez choisi comme pseudo 

    Que nos pauvres gamins que l’on dit surchargés de travail commencent donc par parler lire et écrire correctement leur langue, qu’ils apprenennt les rudiments des langues étrangères, et qu’ils se perfectionnent dans la langue « internationale » quand le moment sera venu ... S’ils sont des « surdoués » comme vous semblez considérer les elèves auxquels serait destinée cette curieuse filière, cela leur sera d’une facilité déconcertante ...


  • ZEN (---.---.---.122) 3 septembre 2009 11:57
    ZEN

    On se demande pourquoi on apprend encore le français aux bébés
    Je propose de former intensivement les futures mères à la langue de nos voisins d’Outre-Manche afin qu’elles puissent très tôt développer les capacités de leur progéniture au globish généralisé
    ( -mode ironique-)
    Rendez-nous les smileys !!!

  • Massaliote (---.---.---.32) 3 septembre 2009 11:19

    C’est un véritable scandale. Imposer la langue des « maîtres du monde » au détriment de la notre, qu’attendent nos « désobéisseurs professionnels » si prompts à s’enflammer devant le moindre « déni de justice ». Silence dans les rangs, surtout ne résistez pas trop belles âmes. C’est tellement plus confortable de « faire dans le social ».


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81 réactions à cet article

  • Hermes (---.---.---.83) 3 septembre 2009 10:43
    Hermes

    Pour une fois j’ai voté contre cet article. Car ne présente pas la réalité des faits.

    D’une part, il existe une sélection drastique des gamins, qui se joue sur le niveau scolaire et leur motivation à faire ce type de classe. En gros ce sont des enfants qui ont déjà un très bon niveau général que ce soit en français ou tout autre matière. Ensuite, c’est un choix parental dont le choix final doit être validé par le gamin ( en fait par sa motivation à vouloir le faire).

    Surtout que cette filière est pour un but international.

    Alors devons nous être contre, au contraire nous devons nous en féliciter car c’est donner du potentiel suplémentaire à des gamins qui sont doués et dont les parents n’auraient pas forcément les moyens pour ce genre de formation.

    Par contre s’il était question de généraliser ce système de façon obligatoire , j’y serais opposé.

    Sinon pour les enseignants, il faut se poser la question de la validité de prendre des natifs. L’article de la « VOIX DU NORD » malheureusement n’en parle pas assez. La question que je me pose est de savoir si le niveau de nos enseignants d’anglais est assez bon pour ce genre de formation, s’il est insuffisant , il est normal d’aller chercher ailleurs, donc à nos propres enseignants d’anglais de s’améliorer alors.

    Sinon par rapport à l’Inde, la différence est de savoir si la population européenne veux suivre aveuglément les dirigeants, sans discution avec les autres peuples dans une langue commune, ou le contraire

    • Krokodilo (---.---.---.20) 3 septembre 2009 11:44
      Krokodilo

      Hermès,
      On peut évidemment y trouver une utilité, et toi, moi, Docdory dans le message ci-après, nous parlons tous peu ou prou anglais, mais chaque pas en avant dans cette direction est une reconnaissance implicite de l’anglais langue mondiale et langue de l’Union européenne. C’est une question de cohérence, je ne vois pas du tout pourquoi nous devrions enseigner en anglais. C’est aussi un pas qui risque de nous conduire, comme les Nordiques, à enseigner à la fac en anglais...
      C’est aussi une question de réciprocité, quel pays anglophone va enseigner l’histoire ou la philo en français, italien, serbocroate ou chinois ?
      Si on ajoute le regain d’intérêt pour l’enseignement en langue régionale ou en dialecte dans les pays dotés de nombreuses langues maternelles réellement utilisées à la maison, on voit que la question des langues et de l’enseignement est loin d’être simple, où que ce soit.

    • oncle archibald (---.---.---.85) 3 septembre 2009 11:59

      Cher hermès, votre post écrit dans un Français rudimentaire qui fait fi de la grammaire au point d’être parfois à la limite de l’incompréghensible, donne parfaitement raison au Krocodile de service .... Nous sommes bien loin de la précision de la langue des grecs anciens, ainsi que de l’élégance et de la finesse de celui que vous avez choisi comme pseudo 

      Que nos pauvres gamins que l’on dit surchargés de travail commencent donc par parler lire et écrire correctement leur langue, qu’ils apprenennt les rudiments des langues étrangères, et qu’ils se perfectionnent dans la langue « internationale » quand le moment sera venu ... S’ils sont des « surdoués » comme vous semblez considérer les elèves auxquels serait destinée cette curieuse filière, cela leur sera d’une facilité déconcertante ...


    • Hermes (---.---.---.83) 3 septembre 2009 12:06
      Hermes

      "mais chaque pas en avant dans cette direction est une reconnaissance implicite de l’anglais langue mondiale et langue de l’Union européenne.« 

      Cela n’a pas forcément un rapport, il nous faut une langue commune mondiale car le multilinguisme est une utopie en soi au point de vu pratique, actuellement c’est l’anglais qui est a cette place. Et la majorité des gens ne voyent que l’anglais car ils n’y voyent pas d’alternative. C’est aussi simple que cela.

        »C’est une question de cohérence, je ne vois pas du tout pourquoi nous devrions enseigner en anglais.« 

      C’est justement là que tu te trompe dans ce ça précis tout est cohérent, on n’oblige pas les gamins à faire ce type de classe, c’est eux qui choisissent,

       » C’est aussi un pas qui risque de nous conduire, comme les Nordiques, à enseigner à la fac en anglais... « 

      Oui a condition de le rendre obligatoire et de laisser tomber notre langue

       »C’est aussi une question de réciprocité, quel pays anglophone va enseigner l’histoire ou la philo en français, italien, serbocroate ou chinois ?« 

      Quelle réciprocité, c’est surtout la loie du marché qui dicte cela dans ce cas précis. Je dirais manque de réciprocité si nous apprennions le hongrois, mais que les hongrois n’apprennaient pas le français. Dnas la réalité c’st plutôt l’inverse, ils apprennent le francais nous on n’apprend pas le hongrois. C’est un maque de réciprocité de notre part, et si un jour les hongrois n’apprennent plus le francais, bien fait pour notre gueule.

       »Si on ajoute le regain d’intérêt pour l’enseignement en langue régionale ou en dialecte dans les pays dotés de nombreuses langues maternelles réellement utilisées à la maison, on voit que la question des langues et de l’enseignement est loin d’être simple, où que ce soit."

      Tout à fait mais cette filière sur l’anglais est sur un point de vu commercial et non culturel, social ou autre. Surtout qu’il me semble que ses gamins peuvent en plus apprendre une seconde langue par la suite en plus de l’anglais.

      Cette fillière n’est là que pour donner des moyens aux gamins qui sont doués, c’est tout, on va quand même pas perdre des génies, parce que l’on joue trop chauvin, tout de même.

    • Hermes (---.---.---.83) 3 septembre 2009 12:17
      Hermes

      Archibald vous avec connu le dieu Hermes. Quelle découverte que je viens de faire. Malgré votre post bien écrit en français, il me reste incompréhensible. En gros j’ai cru comprendre que vous étiez d’accord avec moi. En gros anglais intensif pour certains mais pas pour tout le monde.

    • pingveno (---.---.---.14) 3 septembre 2009 12:42
      "Et la majorité des gens ne voyent que l’anglais car ils n’y voyent pas d’alternative.[...] on n’oblige pas les gamins à faire ce type de classe, c’est eux qui choisissent,"

      En deux phrases tout est dit. Il suffit que les médias et les politiques nous bourrent dans le crâne qu’il n’y a pas d’alternative, et alors tout le monde est heureux de foncer tête baissée vers cette miraculeuse solution.
      Demain vous verrez que le monde entier sera convaincu par les OGM. Il suffit que les médias boycottent les écologistes et en quelques années le tour est joué.

    • Hermes (---.---.---.83) 3 septembre 2009 13:07
      Hermes

      C’est incroyable de déformer les propos des autres, mais bon passons.

      Je suis esperantophone et j’essaie de faire la part des choses. Et NON de faire des amalgames. Je peux concevoir que cela est un risque et que cela peut probablement arriver, Mais il faut aussi chercher les raisons de tout cela. Est ce que l’eo peut changer la situation du jour au lendemain, je peux affimer que non et même avec la meilleur volonté du monde. Donc il n’est possible actuellement que d’utiliser l’anglais pour le système international. C’est le seul choix raisonnable. Les gens cherchent l’utilité immédiate et non futur. Depuis que je connais l’esperanto et que j’en parle, ce n’est pas la langue qui rebute les gens à apprendre cette langue, mais son manque d’utilité dans certains domaines ; malgré toute la courtoisie que j’ai recu quand j’en parle, et cela je le comprend très bien.

      Donc la seule option pour l’esperanto c’est d’être présentée en langue option au bac ou en option comme langue étrangère durant les études. Au niveau professionnel, c’est de trouver des entreprises qui ne perdent rien à utiliser l’esperanto comme expérience. Et dans le monde esperantophone c’est d’augmenter la maitrise de langue ainsi que la culture qu’elle peut transporter.

      Et comme disait une espérantiste bretonne à la question « que trouvez vous utile dans cette langue ? » sa réponse était« et vous que trouvez vous utile dans le fait de faire l’amour car vous vous reproduisez pas comme un lapin ? »

    • Krokodilo (---.---.---.7) 3 septembre 2009 13:41
      Krokodilo

      « Cela n’a pas forcément un rapport, il nous faut une langue commune mondiale car le multilinguisme est une utopie en soi au point de vu pratique, actuellement c’est l’anglais qui est a cette place. »
      Officiellement, l’UE a trois langues de travail, et affiche la volonté de traduire le plus possible dans toutes les langues nationales.
      De toute façon, je ne peux plaider à la fois pour l’espéranto comme langue véhiculaire de l’UE et défendre des filières qui sont un renforcement de l’hégémonie de l’anglais, et feront boule de neige !

      « C’est justement là que tu te trompe dans ce ça précis tout est cohérent, on n’oblige pas les gamins à faire ce type de classe, c’est eux qui choisissent, »
      On choisit de fournir la lourde logistique et les investissements nécessaires à l’organisation de ces filières bilingues fr-angl, particulièrement complexes à organiser - ce qui heureusement les freine.
      Je reparlerai d’ailleurs de ces filières spéciales à l’occasion de la journée des langues.

      « Oui a condition de le rendre obligatoire et de laisser tomber notre langue »
      Il ne faut pas oublier que ces évolutions sont progressives, et qu’on a l’exemple de l’école primaire : d’abord on a parlé d’initiation aux langues, et on se retrouve avec 95% d’anglais, imposé faute d’offrir un choix.

      « Cette fillière n’est là que pour donner des moyens aux gamins qui sont doués, c’est tout, on va quand même pas perdre des génies, parce que l’on joue trop chauvin, tout de même. »
      je suis tout à fait partisan des classes pour enfants précoces, bien que le brassage jusqu’à la 3e soit plus humain, plus efficace socialement et psychologiquement, mais uniquement parce qu’il est avéré que certains d’entre eux souffrent réellement et se renferment jusqu’à être parfois en échec scolaire. Tous ceux qui ont témoigné ont indiqué avoir préféré être dans une tranche d’âge supérieure pour l’intérêt intellectuel malgré les inconvénients du décalage d’âge.
      Mais ici, il ne s’agit pas du tout d’enfants précoces, c’est un amalgame de bons élèves, de quelques native english, et d’enfants de milieu social aisé et mobile, ayant déjà un bon niveau d’anglais suite à des séjours, ou alors suite à la volonté des parents de les voir acquérir un bon niveau, ce qui revient au même.

    • oncle archibald (---.---.---.85) 3 septembre 2009 14:06

      Hermes je ne suis pas du toutd’accord avec vous car vous oubliez de lire dans mon post « quand le moment sera venu » ... Donc je pense que l’enseignement de notre langue et de toutes ses ubtilités doivent être primordiaux afin qu’en France on puisse tous se comprendre et comprendre les mêmes choses lorsque nous lisons un texte, puis qu’en second, viendra la connaissance d’une langue étrangère, langue véhiculaire du commerce et olus généralement « des affaires » en ce qui concerne l’anglais ... Je n’ai rien contre, mais que chacun reste à sa place ....


      « cette filière n’est la que pour donner des moyens aux gamins surdoués » écrivez vous ... mais si vous connaissiez le sens des mots en Français vous comprendriez que les gamins « surdoués » n’ont aucunement besoin qu’on leur donne des moyens supplémentaires .. Ils assimileront tout ce qu’ils voudront bien apprendre très facilement ... Pour le plus grand nombre, je maintiens qu’il est plus important de parler correctement sa langue que celle de ses voisins .... Sauf à faire du Dieu Commerce et du Dieu Argent l’essentiel d’une vie, ce qui est bien la « raison sociale » du Dieu Hermes non ?
    • pingveno (---.---.---.14) 3 septembre 2009 14:21

      Hermes, je suis désolé si vous avez vu en moi un contradicteur car que vous soyez espérantophone ou pas, ce message ne se voulait pas en contradiction avec le vôtre.

      Si vous êtes espérantophone alors vous connaissez les qualités de cette langue et vous savez que ce ne sont pas des critères linguistiques qui expliquent la domination actuelle de l’anglais. Alors comprenez que je m’étonne d’avoir lu dans votre message l’argument « massue » (mais hélas le seul valable) des partisans de l’anglais : tout le monde « parle » anglais donc tout le monde apprend l’anglais donc tout le monde « parle » anglais donc tout le monde apprend l’anglais donc... C’est un cercle vicieux, mais nous sommes d’accord, pour le moment ça marche. Et pour la majorité des gens cet argument est nécessaire et suffisant. Pour moi il est suffisant dans l’autre sens de ce mot.

      Après, vouloir imposer l’espéranto du jour au lendemain, et penser qu’il va tout changer à lui tout seul, évidemment, non. Mais il y a une différence entre laisser des écoles privées faire ce qu’elles veulent, et une Education Nationale, publique et indépendante, qui se met à adopter la pensée dominante et la « proposer » à ses élèves. Car ce n’est évidemment pas cette Education Nationale là qui ouvrira ses portes même à l’option espéranto au bac. Avec une pensée dominante, on peut faire des concessions mais il ne faut pas en espérer en retour, aussi minimes soient-elles.

    • pingveno (---.---.---.14) 3 septembre 2009 14:25

      "Cette fillière n’est là que pour donner des moyens aux gamins qui sont doués, c’est tout, on va quand même pas perdre des génies, parce que l’on joue trop chauvin, tout de même."

      L’enfant surdoué que je ne prétends pas avoir été, habitant tout près de la frontière, aurait adoré avoir une partie des cours en langue allemande.
      Oui au principe des écoles multilingues s’il se fait sur la base de la diversité, non si c’est une diversité sélective. Après vous me direz que si on leur donne le choix, beaucoup choisiront l’anglais. Soit. Mais si on ne leur donne que le choix de l’anglais, ils choisiront l’anglais aussi. La différence étant qu’on pourra alors prétendre que personne ne veut des autres langues, il ne sera pas nécessaire de le prouver.

    • Hermes (---.---.---.83) 3 septembre 2009 15:30
      Hermes

      "« Cela n’a pas forcément .... en soi au point de vu pratique, actuellement c’est l’anglais qui est a cette place. »
      Officiellement, l’UE ... filières qui sont un renforcement de l’hégémonie de l’anglais, et feront boule de neige !"

      Je parle au niveau mondial pas européen surtout que cette ville est proche de l’Angleterre donc peut échanger plus facilement avec le pays voisin. Tu devrais chercher d’autres articles sur cette école, tu verra part toit m^me qu’elle n’est pas forcément ce que tu crois

      "« C’est justement là que tu te trompe dans ce ça précis tout est cohérent, on n’oblige pas les gamins à faire ce type de classe, c’est eux qui choisissent, »
      On choisit de fournir ....
      Je reparlerai d’ailleurs de ces filières spéciales à l’occasion de la journée des langues."

      Précise cette fameuse logistique avec chiffre à l’appuie, donne moi le temps de cours par matière entre des gamins qui vont faire la filière classique et ceux qui vont faire la filière bilingue.

      "« Oui a condition de le rendre obligatoire et de laisser tomber notre langue »
      Il ne faut pas oublier que ces évolutions sont progressives, et qu’on a l’exemple de l’école primaire : d’abord on a parlé d’initiation aux langues, et on se retrouve avec 95% d’anglais, imposé faute d’offrir un choix."

      Imposer oui en primaire, mais on est pas encore à ce stade là sur cette filière. De plus n’oublie pas que les contraintes logistiques du primaire à cause du nombre minimum d’élève par cours de langue induit cette augmentation de l’anglais. Ensuite certains parents se pleignent mais la plupart non. Après à chaque parent d’être capable de dire ce qu’il veut et de se renseigner. Bien sur si par exemple des parents se peignent qu’on ne leur donne pas les informations souhaitables, que l’on ne les a prévenus qu l’on pouvait faire un choix sur une liste, je suis d’accord avec toi.

      "« Cette fillière n’est là que pour donner des moyens aux gamins qui sont doués, c’est tout, on va quand même pas perdre des génies, parce que l’on joue trop chauvin, tout de même. »
      je suis tout à ... cial aisé et mobile, ayant déjà un bon niveau d’anglais suite à des séjours, ou alors suite à la volonté des parents de les voir acquérir un bon niveau, ce qui revient au même."

      Où a tu obtenu toutes ses informations, merci de me donner les liens

    • Hermes (---.---.---.83) 3 septembre 2009 15:37
      Hermes

      Archibald :

      Où ais je dis que je voulais obliger des enfants nul en francais à faire ce genre de filière. J’ai precisé que ce sont ceux qui sont bons déjà en francais qui peuvent faire ses filière. Et désolé de vous le dire, mais un enfant de bon niveau se fait chier assez souvent dans sa classe. Donc l’idée de lui donnée des cours plus ardus que pour la moyenne cela le motive. Moi même ayant eut un bon niveau scolaire ( sauf pour le francais), on m’a fait intégré une classe de russe pour justement bénéficier de tous les avantages sans que cela coute un sous de plus au contribuable puisque j’avais le même nombre d’heures de cours que les espagnols ou les anglais, et nous fesions la course à la moyenne avec nos copains allemands. En plus dans ce genre de classe grace à mes profs surtout à pu apprendre à être respectieux des élèves moins bon, nous faisions même soutiens aux moins bon. L’enseignement public peut donner de tres bon résultats à condition qu’il soit bien organisé.

    • Hermes (---.---.---.83) 3 septembre 2009 15:45
      Hermes

      A pingvino :

      J’ai dit utilité et non parlée, ce qui est très différent.

      Pour le reste il existe des ecoles pour allemand, chinois, arabe, russe comme cette école sur l’anglais. La difference c’est que l’utilité de l’anglais au niveau international est bien plus importante que celle de l’allemand ( qui ce dernier est plutôt européen) ou le breton ( qui est régional)

      Au passage désolé si je beaucoup mois précis et manque certains passages. Mais là cela me gonfle un peu d’aller chercher encore plus dans le détail des choses, alors que je pensais ici qu’il y aurait une sous compréhension commune.

    • pingveno (---.---.---.14) 3 septembre 2009 15:56

      « J’ai dit utilité et non parlée, ce qui est très différent. »

      Pourtant les partisans de l’anglais peuvent maintenir le même raisonnement : l’anglais est utile parce qu’on l’apprend partout, or il est parlé partout parce qu’il est utile. Le même cercle vicieux et les mêmes effets psychologiques sur le public.

      « Pour le reste il existe des ecoles pour allemand, chinois, arabe, russe comme cette école sur l’anglais. »

      Des écoles où une partie de l’enseignement se fait en allemand, en chinois ou en russe, et tout ça en France ? Soit j’ai mal cherché à l’époque soit c’est très récent. Je viens de voir le message de Claude dans un autre fil donc oui il semblerait que ça existe... Dont acte.

    • Hermes (---.---.---.83) 3 septembre 2009 16:11
      Hermes

      "Pourtant les partisans de l’anglais peuvent maintenir le même raisonnement : l’anglais est utile parce qu’on l’apprend partout, or il est parlé partout parce qu’il est utile. Le même cercle vicieux et les mêmes effets psychologiques sur le public."

      Et donc ? Je trouve que c’est assez logique. Mais le problème dans ton raisonnement, c’est que je ne parle pas de maitrise de la langue. Et c’est là que le cercle vicieux peut se rompre. On sait qu’apprendre une langue c’est difficille surtout si on cherche à égaler un natif. Donc en gros peut de personnes peuvent parler couramment anglais. Maintenant mettons l’espéranto en option LV2, du fait de sa facilité on peut atteindre avec de la motivation ( cette dernière moindre que l’anglais) pour avoir un bon niveau de discution. On peut avec du temps arriver à obtenir deux langues qui cohabitent anglais pour le travail mondial et eo pour la communication européenne entre citoyens. Par la suite découvrant certains avantages de cette langue des entreprises étrangères en voulant communiquer à moindre cout avec l’europe vont investir dans l’esperanto et petit à petit l’eo détronera l’anglais au niveau mondial.

    • pingveno (---.---.---.14) 3 septembre 2009 16:56

      « je ne parle pas de maitrise de la langue » : toi non, mais ceux qui exploitent à tout va ce cercle vicieux, oui. Et toutes les études qui vont en ce sens sont bonnes à prendre pour les médias, même quand elles ne résistent pas à une analyse poussée. J’en ai encore montré un exemple ici.

      Pour le reste, les mesures que tu proposes, oui bien entendu je les approuve. Je dis seulement que je vois mal la même Education Nationale accepter une petite percée de l’espéranto d’un côté quand elle se permet d’accueillir les écoles anglophones à bras ouverts de l’autre. Et l’article auquel nous répondons ne parlait pas d’espéranto mais dénonçait justement un pas dangereux dans une direction qui est me semble-t-il le contraire de la nôtre.

    • Hermes (---.---.---.83) 3 septembre 2009 17:15
      Hermes

      "« je ne parle pas de maitrise de la langue » : toi non, mais ceux qui exploitent à tout va ce cercle vicieux, oui. Et toutes les études qui vont en ce sens sont bonnes à prendre pour les médias, même quand elles ne résistent pas à une analyse poussée. J’en ai encore montré un exemple ici."

      désolé mais ton commentaire semblait vouloir montré que j’avais tord dans ce que je disais. Pour le reste je suis d’accord.

      "Pour le reste, les mesures que tu proposes, oui bien entendu je les approuve. Je dis seulement que je vois mal la même Education Nationale accepter une petite percée de l’espéranto d’un côté quand elle se permet d’accueillir les écoles anglophones à bras ouverts de l’autre. Et l’article auquel nous répondons ne parlait pas d’espéranto mais dénonçait justement un pas dangereux dans une direction qui est me semble-t-il le contraire de la nôtre."

      Ce sont pas des écoles anglophones mais des écoles internationales, va voir mes liens, je pense qu’il y a assez de matière pour changer certaines opinions.

      Alors pour le pas dangereux, donc en attendant d’avoir l’eo comme langue internationalle pour tout le monde, on fait quoi ? On abandonne l’apprentissage de l’anglais au risque de perdre sur le maché international. On reste dans notre enseignement actuel de la langue et petit à petit quand les autres pays auront une meilleur maitrise de la langue, on se fera de plus en plus bouffer des contrats internationaux. Ou alors on améliore en attendant des jours meilleurs notre anglais pour garder le rythme sur les autres au niveau international ;

    • pingveno (---.---.---.14) 4 septembre 2009 14:00

      "en attendant d’avoir l’eo comme langue internationalle pour tout le monde, on fait quoi ? On abandonne l’apprentissage de l’anglais au risque de perdre sur le maché international".

      Un bon point pour vous, je vous l’accorde.
      Il est évident que l’eo ne peut être imposé du jour au lendemain.
      Mais on peut déjà commencer par :
      - arrêter de présenter dans les médias l’anglais comme la panacée universelle, surtout si c’est pour culpabiliser les gens à coups de sondages bidons (je partage en partie votre scepticisme sur Eurobaromètre) ou de statistiques truquées (sujet de mon premier article)
      - arrêter de rendre l’anglais artificiellement obligatoire (exemple d’artificialité : dans le primaire on ne peut enseigner que les langues poursivies par le collège voisin ; or le collège voisin n’enseigne que l’anglais en LV1 - et voilà donc l’anglais devenu obligatoire)
      Pour rester dans le thème de l’article (c’est fou ce qu’on dérive vite dans les commentaires) vous et quelques autres nous avez montré qu’il existe des écoles bilingues pas seulement pour la langue anglaise. Très bien. Ce serait parfait si tout français avait le droit de choisir l’école où il souhaite scolariser ses enfants, et ce, sur les critères qu’il veut. Sinon, ayez le malheur d’habiter dans la mauvaise rue et l’anglais sera une nouvelle fois obligatoire pour vous.

      Après, quand ce choix sera effectivement là, il est évident qu’à court terme on n’en aura pas moins une majorité qui choisiront l’anglais. Mais ceux qui feront un choix contraire ne seront plus considérés comme des bêtes curieuses à jeter au bûcher, ce sera déjà un grand pas.

    • Hermes (---.---.---.22) 4 septembre 2009 14:24
      Hermes

      Tout à fait d’accord, ha cela fait du bien de se sentir dans ce monde de brutes.

      Et c’est vrai que l’on dévie souvent, mais il y a toujours un rapport avec le sujet

      Persone, vi povis vidi la grandan cerbon de niaj kontraŭuloj (ventego, komputulo), ili ofte malpravas.

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