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Accueil du site > Actualités > Société > Réponse à trois arguments des pro « lega-legalización » du cannabis

Réponse à trois arguments des pro « lega-legalización » du cannabis

Suite à la lecture d’une lettre d’un gendarme défendant la légalisation du cannabis dans les Inrocks, j’ai eu envie d’exprimer mon point de vue (les phrases en italiques ne sont pas spécifiquement tirées de sa lettre mais de certains commentaires et de ce que j’entends sur le sujet en général).

1). Le cannabis n’a pas ou très peu d’effets néfastes sur la santé ou la vie sociale. Enfin, faut pas en abuser quoi

Généralement ce sont des fumeurs de joints occasionnels qui t’assènent cette vérité. Bien dans leur peau, le cannabis leur permet de se détendre après une journée de boulot ou lors d’une soirée entre amis. Ils martèlent que cette drogue( ?) douce n’a pas d’effets négatifs sur leur santé ou sur leur vie sociale, contrairement à ce que voudraient nous faire croire certains médecins, politiques ou autres. Certes, consommer du cannabis comporte moins de risques que consommer des drogues dites dures. Pourtant la consommation de cannabis est loin d’être anodine (cf un rapport de l’assemblée nationale contenant des études scientifiques de différents pays). Il s’agit d’un produit psychoactif, qui peut donc entrainer des états psychotiques suite à une consommation intensive. Mais une des particularités du cannabis est que son effet varie considérablement en fonction des consommateurs (c’est d’ailleurs ce qui rend difficile l’élaboration d’une charte d’effets produits par sa consommation) et une personne peut démarrer une psychose en ayant consommé une faible dose de cannabis. De plus, le cannabis peut créer une dépendance : "en 2002, le nombre de prises en charge sanitaire de consommateurs de cannabis représentait 15 % des prises en charge globales de toxicomanes". (toujours selon le rapport).

[Mais ! L’alcool et le tabac agissent aussi sur le cerveau et entrainent des dépendances, me direz-vous. Patience, ce point sera développé dans la seconde affirmation.]

Ces heureux utilisateurs de cannabis n’ont pas conscience que beaucoup d’autres sont victimes de ses effets négatifs. Le repli sur soi, la paranoïa ou la perte de mémoire (à court-terme pour cette dernière, certes) sont loin d’être des symptômes inventés par les détracteurs du cannabis.A l’adolescence, de nombreux jeunes ont la possibilité de tester cette drogue. Cela peut avoir des effets positifs pour eux : ils vont se sentir libérer et vont avoir moins de mal à s’ouvrir aux autres. Sauf que certains, sur le long-terme, risquent de s’isoler socialement ou d’aller chercher dans des drogues dures de nouvelles sensations. Parce que oui, c’est une réalité, les jeunes d’aujourd’hui ne se contentent pas de tester les effets du cannabis mais sont à la recherche de « toujours plus », du fait de leur propres envies mais aussi sous la pression du groupe, pour paraître « cool et sans peur ». Le tabac est une porte ouverte sur le cannabis, qui lui-même est une porte ouverte aux drogues dures. (et non je ne suis pas une vieille réac’ de 50 ans pour affirmer ça, j’ai 22 ans et je constate ce que je vois au sein de ma génération…)

Alors tant mieux pour l’ado relativement bien dans sa peau, qui quelques années plus tard sera revenu de toutes ses expériences psychédéliques sans trop de dommages collatéraux, et qui « se contentera » de fumer du cannabis. Mais pour le jeune plus fragile psychiquement, c’est moins sûr que ce retour « à la normal » se fera sans encombres ou se fera tout court.

 

2. La société est hypocrite : l’Etat met en vente légalement cigarettes et alcool, qui tuent des milliers de personnes chaque année, et ne légalise pas le cannabis, pourtant moins dangereux et consommé pas un grand nombre de français.

Votre opinion par rapport à cette affirmation dépendra surtout de si vous considérez le cannabis dangereux ou non (question déjà développée dans le premier paragraphe). Je rajouterai tout de même qu’en effet, le cannabis tue moins que le tabac et l’alcool, mais comme vu plus haut, il n’en reste pas moins dangereux. En passant, fumer du cannabis endommage plus les poumons que fumer du tabac (du fait de la plus grande inhalation).

 Ensuite, la première partie de cette affirmation est pour moi un contre argument. L’Etat s’en met déjà plein les poches grâce aux industries de la mort telles que l’alcool et le tabac, autant ne pas récidiver avec le cannabis ! Je pars du principe que le gouvernement est censé protéger les citoyens. Légaliser quelque chose de nocif, qui en plus peut mener à avoir un comportement à risque (conduire après avoir fumé un joint etc) n’est pas rendre une société meilleure. Et ce n’est pas parce que l’alcool et le tabac sont deux fléaux légaux qu’il faut venir en rajouter à notre société.

 De plus, d’un point de vue pratique cela me semble peu viable. Si le cannabis est légalisé (ce qui implique donc que les circuits de production et de vente soit relativement encadrés), nul doute qu’il y aura des trafics parallèles permettant d’offrir du cannabis moins chers que celui proposés sur le marché légal. Il n’y a certes pas de trafic d’alcool, mais la contrebande de cigarettes existe bel et bien…

Au lieu de vouloir absolument dépanaliser le cannabis parce que consommé par un grand nombre, je serais plus pour effectuer un travail de prévention auprès des jeunes, pour justement essayer de réduire cette consommation. Une des grandes questions à se poser est : pourquoi ce besoin de se droguer ? Pourquoi ce besoin d’échapper à la réalité ? C’est sûr que la société de consommation actuelle, fruit du capitalisme qui est le moteur de notre économie, n’aide pas à l'épanouissement personnel...

 

3. Consommer ou non du cannabis engagera la responsabilité de chacun.

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Ah, ce serait un peu comme avec l’alcool : les gens sont assez responsables pour ne pas prendre leur voiture après avoir bu. Ou pas. Pas grand choses à rajouter que je n’ai déjà dit plus haut (cf l’Etat a pour rôle de protéger les citoyens.). Il n’est pas question ici de les infantiliser en les empêchant d’exercer leur libre arbitre, mais tout simplement de ne pas autoriser la vente d’une substance dangereuse. Les personnes s’initiant au cannabis pour la première fois sont (très) jeunes. Du fait même de leur manque de maturité et de leur désir d’opposition à l’autorité, propre de l’adolescence (qui se traduit souvent par des comportements à risques), ce serait hypocrite d’attendre de la part de cette tranche d’âge un comportement responsable… (par comportement responsable j’entends une consommation occasionnelle et non chronique, la non prise du volant après avoir fumé un joint etc). Si le cannabis est légalisé, bon courage aux campagnes de prévention routière (vu comment le gouvernement galère à diminuer le nombre de morts dû à l’alcool sur les routes…).

 A ce stade de mon argumentation, je me rends compte que la principale source de désaccord entre les « pour » et « contre » sa légalisation est basée sur l’intime conviction des gens concernant la dangerosité ou non du cannabis. Je pense que cette conviction dépend en grande partie du vécu des personnes et de ce qu’elles tiennent pour vrai. C’est pourquoi j’ai l’impression que malgré tous les débats qu’il pourra y avoir, le consommateur occasionnel bien dans sa peau soutiendra toujours la légalisation, tout comme la personne ayant fait l’expérience des aspects plus sombres du cannabis aura tendance à être contre. Il faudrait de nouvelles études scientifiques (encore trop rares sur le sujet) pour mieux connaître les effets du cannabis et faire avancer le débat.

Pour ma part, je considère que la consommation « heureuse » de beaucoup de personnes ne peut cautionner la dépénalisation du cannabis, au vu du risque (certes plus minime mais existant tout de même) pour certaines personnes de subir des effets négatifs. Sans diaboliser le cannabis, on ne peut pas se permettre de légaliser sa consommation, une légalisation envoyant le message officiel mensonger (et notamment à l’adresse des plus jeunes) que le cannabis est un produit anodin. Après la réalité étant que de nombreux jeunes en consomment malgré l'interdiction, il faudrait, comme dit plus haut, réfléchir sur ce besoin de drogue douce et mettre en place une prévention de qualité.


Moyenne des avis sur cet article :  2.14/5   (77 votes)




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70 réactions à cet article    


  • Belshazzar 11 juillet 2012 14:29
    Le cannabis est dangereux

    l’ Académies de médecine et de pharmacie lancent un appel à
    la raison.

    Les milliards que l’on gagnent dans l’industrie des psychoactifs sont en
    danger. il est regrettable de constater qu’une frange de plus en plus grande
    de la population se désintéresse de nos produits et se tourne vers une forme
    gratuite de psychotrope qu’il cultive dans leurs placards. Il serait
    ...totalement insupportable de changer la législation et laisser de vulgaire
    cultivateurs vendre des produits dans nos pharmacie, ou pire voir des
    patients sous contrôle nous échapper totalement en autoproduisant, qu’est ce
    que cela voudrait dire ? pour le plaisir ! ah non !
    Nous continuons a dire que les consommateurs de ces produits prohibés
    doivent être traités comme des criminels, quelques année de prisons pour 2
    grammes en récidive nous parait une bonne chose. l’état lui aussi profitte de la pénalisation pour maintenir une répréssion et oppréssion ciblée sur les populations à probléme des cités.
    De même, si un consommateur a un accident, il est normal qu’il le paye de sa
    responsabilité, ne faisons pas de limite comme avec l’alcool, celui ci n’a
    jamais menacé nos profits, bien au contraire.
    Nous connaissons la toxicologie de la population grâce aux quotas des tests
    que nous effectuons avec l’aide de la police, et il est normal que nous
    incriminions la totalité des personnes qui utilise d’autres produits que
    les nôtres.
    Heureusement pour nous, une grande parti de l’opinion reste réactionnaire et
    empêche la prohibition de tourner en notre défaveur, la loi continue de nous
    protéger contre cette ennemi qui malgré tout gagne de plus en plus de
    terrain. Ne laissons surtout pas les médias tourner leurs veste et afficher
    des sympathies qui iraient contre nos intérêts.
    Pesons de tout notre poids pour continuer de les empêcher de s’exprimer
    librement sur ce sujet comme l’impose la loi.

    ..................

    BZ
    JCR
     

    • Bobby Bobby 12 juillet 2012 07:21

      Le second degré, c’est bien bon !

      il n’empêche que la légalisation me paraît avoir bien des avantages sur la situation actuelle.
      - le contrôle de la qualité du produit
      - l’assainissement économique de tout un pan de notre société.
      - le dés-engorgement des prisons.
      - le traitement doux de nombre de douleurs sans les effets nosocomiaux des médicaments chimiques. (enfin un médicament pas trop cher pour traiter les nombreuses douleurs des vieux)
      - et j’en passe certainement un bon nombre !


    • PJ ROUX Paul-Julien ROUX 11 juillet 2012 15:13

      N’importe quoi !

      Je vous renvoie à l’article que j’ai écrit et publié dans Agoravox et sur mon blog.

      Si l’on vous écoute, vous et vos amis liberticides, et si l’on suit votre raisonnement un peu léger et bourré de contradictions, alors interdisons tout ce qui est dangereux pour l’individu et les « autres » :

      La cigarette, l’alcool, le café, le thé, la bouffe, les antidépresseurs, la plupart des médicaments et autres analgésiques, le sexe, les jeux, la télé, les médias en général, le fric, la voiture, l’avion et tous les moyens de transport, les boîtes de nuit...

      Et oui, vivre est dangereux aussi, alors supprimons la vie, car on risque tous de mourir un jour, si si, je vous assure...

      Vous dites :
      « Je pars du principe que le gouvernement est censé protéger les citoyens »
      La bonne blague, c’est pour ça que l’alcool et les clopes sont en vente libre... (ce que vous reconnaissez d’ailleurs, bizarrement...)

      « Le tabac est une porte ouverte sur le cannabis, qui lui-même est une porte ouverte aux drogues dures. »
      Haha, décidément très drôle. Combien y a t-il de fumeurs de tabac en France ? Combien de consommateurs de cannabis ? Et combien de toxicomanes ? les ratios contredisent sans difficultés cet argument... Heureusement d’ailleurs. En fait, le problème est simple : il est plus facile de trouver de la cocaïne que du cannabis aujourd’hui. Mais là je vous renvoie à mon article...

      Et je ne fais pas la liste de toutes les contradictions qui émaillent votre texte...

      J’ai l’impression également et pour finir que vous confondez légalisation et dépénalisation, ce qui n’est pas tout à fait la même chose... Enfin bon...


      • Spip Spip 11 juillet 2012 15:16

        @ l’auteur.

        Globalement d’accord avec vous, surtout sur le manque de retour des effets à long terme et les ressorts psychologiques de la consommation. Quelques divergences quand même :

        - La tentation de légaliser, pour nos dirigeants, vient surtout de l’espoir que ça casserait les filières. Filières qui alimentent des activités criminelles autres (trafics d’armes, réseaux violents de prostitution, économie maffieuse, etc.). Avec à la clé une grande économie : moins de déploiements de forces de police pour, finalement, coincer quelques jeunes avec une boulette dans la poche. Moins d’encombrement de tribunaux rendant des jugements aléatoires et peu appliqués, faute de moyens. C’est tout ça qui doit leur sembler plus « motivant » que d’autres considérations, je crois.

        - « nul doute qu’il y aura des trafics parallèles permettant d’offrir du cannabis moins chers que celui proposés sur le marché légal ». Je ne crois pas. Pour le moment, le deal de shit c’est de l’argent facilement gagné et je ne vois pas les dealers se lancer dans une course à la baisse, aucun intérêt pour eux. Je ne connais pas de dealers de pastis... Par contre, ils se réorienteraient vite fait vers ce qui resterait illégal, suivant le principe de ce qui est rare est cher. Il existe déjà une « hiérarchie » dans le deal, les shiteux étant au bas de l’échelle.

        - Quant à la levée de psychoses, c’est une réalité même si elle est très minoritaire. Il faut savoir ce qu’est un état pré-psychotique : la psychose est possiblement en vous, mais ne démarrera qu’a l’occasion de ce qu’on appelle « un accident de la vie » (deuil, traumatisme sérieux, rencontre avec un toxique, etc.). S’il n’y a pas ça, elle peut continuer à dormir (ce qui supposerait une vie particulièrement protégée).

        Sur le fond, le vieux principe romain pour avoir la paix - du pain et des jeux - est toujours d’actualité. En cette période de crise qui n’en finit pas, on forcerait sur le ludique ? C’est tentant...


        • Yurf_coco Yurf_coco 11 juillet 2012 15:25

          Bonjour,


          Votre argumentation est un petit peu facile, vous faites le plaidoyer et la défense.
          Et vous partez du principe que le débat c’est : « est ce que c’est dangereux ».

          Oui, la réponse est évidemment oui, c’est plus dangereux de fumer un joint que de manger une pomme bio. Voilà qui résume vos propos.

          Par contre, si vous vouliez bien donner votre avis sur les questions suivante (afin d’enrichir le débat) :

          - Puisque la dangerosité est votre principale argument contre, seriez vous d’accord d’interdire l’alcool et le tabac et les anti-depresseur ? 
          (Si vous êtes contre, pourquoi faire une exception, sur l’alcool par exemple ? et si vous êtes contre, on reviens à la première ? pourquoi faire une exception pour la cannabis ?)

          - Les fumeurs de joints méritent ils d’aller en prison ? (3 millions de fumeurs dans l’année)

          - Pensez vous qu’avec les moyens mis en place par la police (qui 50% du temps traque des adolescents fumeurs de joints), soit le meilleur moyen de lutter contre les vraies trafics de drogues bien plus dangereuse ?

          - Pensez vous que la situation actuel d’illégalité, ne pousse pas les jeunes fumeurs (un jeune sur trois a déjà fumé en France), à allez voir justement des délinquants, trafiquants, quitte a se faire raqueter, sans pour autant pouvoir faire justice et dénoncé « les méchants » puisque l’action de départ est illégale ? N’est ce pas jeter notre jeunesse dans la gueule de gens pas très fréquentable ?

          - Pourquoi selon vous, il est normal d’interdire le cannabis, alors que comme vous le dites, c’est du libre arbitre et ne dommage personne d’autre que soit (comme la scarification, opérations chirurgicale esthétique, régime draconien, végétarien, alcool, sport dangereux) ?

          Répondez à ces questions, sans noyez le poisson SVP, il ressortira peut être des arguments « contre » un peu plus pertinent que la simple dangerosité du cannabis pour lequel tout le monde est d’accord...


          • Lalo Lalo 11 juillet 2012 20:30

            Bonjour,

            « Oui, la réponse est évidemment oui, c’est plus dangereux de fumer un joint que de manger une pomme bio. » 

            Ah bah c’est cool on est d’accord sur un truc.

             - Contre l’interdiction de l’alcool, du tabac et des anti-dépresseurs. Bien sûr les gens meurent moins du cannabis que de l’alcool, pourtant quelqu’un qui boit raisonnablement ne risque pas de développer paranoïa ou autre (et s’il ne prend pas le volant après avoir bu il se remettra gentiment de sa gueule de bois dimanche matin et tout ira bien pour lui et son foie).Et si je suis d’accord avec le fait que le cannabis est présenté comme une drogue plus dangereuse qu’elle ne l’est réellement par ses détracteurs, il y a aussi tout une pensée qui la présente comme un seul moyen de se détendre et qui tend à occulter ses effets pervers et c’est ça, qui pour moi est dangereux, d’autant plus si le cannabis est légalisé.

            -     - Oh oui les fumeurs de joints méritent tous d’aller en prison, vade retro satanas. Non je pense qu’un fumeur occasionnel n’a pas sa place en prison, ya pas la place de toute façon AHAH (pardon). Et oui je reconnais que l’ambiguïté entre son interdiction dans la loi et la réalité sur le terrain (à savoir qu’on ne va pas emprisonner un consommateur de cannabis) est un fait qui invite à se poser la question de la légalisation, d’où l’intérêt du débat…

             - Pensez vous qu’avec les moyens mis en place par la police (qui 50% du temps traque des adolescents fumeurs de joints), soit le meilleur moyen de lutter contre les vraies trafics de drogues bien plus dangereuse ?

            Même réponse que précedemment.

            - Pensez vous que la situation actuel d’illégalité, ne pousse pas les jeunes fumeurs (un jeune sur trois a déjà fumé en France), à allez voir justement des délinquants, trafiquants, quitte a se faire raqueter, sans pour autant pouvoir faire justice et dénoncé « les méchants » puisque l’action de départ est illégale ? N’est ce pas jeter notre jeunesse dans la gueule de gens pas très fréquentable ?

             Si le cannabis est légal, je suppose que ce sera comme pour l’alcool ou les cigarettes, il faudra avoir 18 ans pour en acheter ? Donc en quoi sa légalisation protègera-t-il les jeunes, qui commencent à fumer bien plus tôt qu’à 18 ans ?

             - Pourquoi selon vous, il est normal d’interdire le cannabis, alors que comme vous le dites, c’est du libre arbitre et ne dommage personne d’autre que soit (comme la scarification, opérations chirurgicale esthétique, régime draconien, végétarien, alcool, sport dangereux) ?

            Avec cet argument on peut aussi se demander pourquoi il est normal d’interdire l’ecstasy, alors que c’est du libre arbitre et ne dommage personne d’autre que soit. (mais bon je suppose que ma réponse sera taxer de tentative de noyade de poisson).

             « Répondez à ces questions, sans noyez le poisson SVP, il ressortira peut être des arguments « contre » un peu plus pertinent que la simple dangerosité du cannabis pour lequel tout le monde est d’accord... »

             Sauf que de son opinion concernant le degré de dangerosité du produits découlera des avis sur différentes questions et solutions. Je schématise : on est tous d’accord pour dire que beaucoup de personnes fument du cannabis. Une personne pensant que ce n’est pas si dangereux au fond sera pour sa légalisation (au vu des arguments tels que permettre l’arrêt des trafics etc). Moi qui pense que c’est nocif je m’interroge sur les solutions alternatives : essayer d’effectuer un travail de prévention (naïf sûrement) etc.

             


          • Romain Desbois 11 juillet 2012 22:10

            le débat n’est pas de savoir si les drogues sont dangereuses ou pas mais de savoir si la prohibition est efficace ou non. Difficile de ne pas voir que ca ne marche pas et qu’en plus elle aggrave les effets par l’insécurité des produits vendus (coupés par des substances plus toxiques encore) et l’insécurité liée au commerce illicite.

            Combien faudra-t-il de flics , de gosses dézingués par les luttes mafieuses et la répression ? Sans parler de toute la population au milieu de tout ça ?

            Il ne faut avoir une vision franco française et voir un peu les dégâts de la lutte contre les drogues en Amérique Latine et au Mexique par exemple.

            Si l’on doit se préoccuper du nombre de victimes, il faut bien se rendre compte que la prohibition fait bien plus de morts que les drogues elles mêmes.

            Légaliser l’usage et le commerce des drogues avec un contrôle de qualité fera ipso facto chuter le nombre de morts, de prisonniers, l’insécurité et les dépenses faramineuses mises dans cette lutte
            inefficace.

            Autant de moyens supplémentaires pour faire autre chose de plus efficace.


          • foufouille foufouille 11 juillet 2012 22:32

            " - Contre l’interdiction de l’alcool, du tabac et des anti-dépresseurs. Bien sûr les gens meurent moins du cannabis que de l’alcool, pourtant quelqu’un qui boit raisonnablement ne risque pas de développer paranoïa ou autre"

            ben si
            comme pour le cannabis


          • Yurf_coco Yurf_coco 12 juillet 2012 09:56

            Merci @Alo pour cette réponse.


            Je pense sincèrement que sans le savoir, vous militez en réalité pour une prévention active, mais qu’au fond vous êtes pour la dépénalisation.

            Je vais juste répondre à certains de vos arguments, vu de mon coté :

            « Les gens meurent moins du cannabis »
            -> Tu m’étonnes !! 0 mort d’overdose du cannabis, les chiffres de l’alcool font très très peur !
               
            « ne risque pas de développer paranoïa ou autre (et s’il ne prend pas le volant après avoir bu il se remettra gentiment de sa gueule de bois »
            -> Je crois que vous surestimez le effets de cannabis par rapport à celui de l’alcool.
               Certes le cannabis peut rendre un peu paranoïaque, mais pour quelques heures... et généralement quand ça arrive chez quelqu’un, il arrête de fumer...
               Alors que l’alcool ! Après une cuite, vous n’imaginez pas les ravages sur le corp, la paranoïa est bel et bien là, sans parlez des remontés acides, destruction du foi, tremblements, addiction réel !
              Et pendant l’ébriété !! Combien de gens, ont fait des conneries ? Violence, pertes d’argent, comportement indécent ? Vous en avez des exemples comme celui-ci avec le cannabis ?

            Non vraiment pour moi, mettre le cannabis et l’alcool en comparaison, dessert littéralement les partisans du « contre » car la dangerosité n’est pas comparable.

            « Donc en quoi sa légalisation protègera-t-il les jeunes, qui commencent à fumer bien plus tôt qu’à 18 ans ? »
            -> A cela, je vais répondre simplement, vous et moi, on a eu moins de 18 ans, as t on eu besoin d’aller dans une cité, trouver un dealer d’alcool pour boire de l’alcool avant l’age legal ? non, bien sur !
            Donc je réaffirme mon argument, lorsque se sera légal, il y aura beaucoup moins de lien entre le fumeur de la petite semaine et le dealer des cités.

            « Avec cet argument on peut aussi se demander pourquoi il est normal d’interdire l’ecstasy »
            -> Certaine personne pense qu’on pourrait... Moi personnellement, je suis contre pour un simple raison : L’addiction physique dès la première prise !! (Comme pour coke ou autre produit, mais pas le cannabis)

            Et enfin, sur la police/justice, certes, on ne jette pas tout les jours de fumeurs de joints en prison, mais le problème c’est la fracture sociale entre la jeunesse et la police qui est à 99% dû aux chiffres demandé par les policiers, et l’engrenage que ça entraîne dans le harcèlement qu’ils font envers la jeunesse...

            Si vous avez le temps, j’ai moi même écris un article sur agoravox il y a pas très longtemps :



          • Vegetaline 12 juillet 2012 13:40

            Tout le monde n’est pas d’accord sur la dangerosité du cannabis, en tout cas pas moi !


          • Yurf_coco Yurf_coco 12 juillet 2012 14:09

            Mais personne ne nie le potentiel « dangereux » de la fumette.


            En plus du danger du tabac additionné, il peut rendre un peu parano etc... voir un fois sur 100 000 réveiller la psychose de certain (quoique c’est prouvé que même sans fumé, les symptômes apparaîtraient un jour ou l’autre).

            Mais dans tout les cas, l’alcool est 1000 fois plus dangereux : voici un paragraphe d’un contributeur d’agoravox :


            L’alcool est directement à l’origine d’un peu plus de 22 500 décès (2000), que ce soit par cirrhose, psychose alcoolique ou cancer. 80 % étaient des hommes et 50 % âgés de moins de 65 ans. Mais l’alcool est également impliqué dans de nombreuses pathologies et causes de décès (AVC, accidents de la route, domestiques, etc.). On peut donc estimer à environ 45 000 le nombre de décès attribuables à l’alcool.

            Un tiers de l’ensemble des décès par accidents de la route est imputable à l’alcool, soit 2 300 décès par an. Le nombre de décès décroît régulièrement depuis plusieurs décennies, expliqué par la diminution de la consommation, mais aussi par les progrès thérapeutiques.

            En termes de recours aux soins, 80 à 90 000 personnes ont été reçues dans le système spécialisé de soins en 2003. 93 000 séjours avec diagnostic de troubles mentaux et du comportement liés à l’utilisation de l’alcool ont été comptabilisés et plus de 26 000 séjours pour sevrage alcoolique. Une enquête auprès des médecins de ville a révélé un nombre de 48 000 pour les patients vus en une semaine pour sevrage alcoolique

          • Romain Desbois 11 juillet 2012 15:30

            Aux effets néfastes de la drogue la prohibition rajoute la délinquance, la violence, le vol, les meurtres, la mafia.

            La lutte contre la drogue fait plus de morts que la drogue elle même (et ce des deux côtés flics et voyous).

            Continuer ainsi n’est pas raisonnable si c’est vraiment par souci de santé publique. Derrière la prohibition se cache une idéologie.

            Les mafieux ne souhaitent pas que la drogue soit légale.


            • 4strO 11 juillet 2012 15:34

              Article sans intérêt. Vous dites, en résumé, dangereux pour certain donc interdit pour tous. Avec ce principe on pourrait interdire un grand nombre de choses. Il existe des gens qui sont allergique aux tomates donc interdisons la vente des tomates pour tous.




              • Daimonax Silène Daimonax Silène 11 juillet 2012 15:40

                Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, dit-on... Ces contre-arguments exposés ressemblent à une tentative désespérée pour l’immobilisme, en s’appuyant sur quelques lieux communs sans valeur.

                Par exemple : « ce n’est pas parce que l’alcool et le tabac sont deux fléaux légaux qu’il faut venir en rajouter à notre société »... L’auteur suggérait-il que le cannabis n’est pas déjà présent dans notre société, puisqu’il serait « rajouté » (donc absent avant) ? Non, bien sûr puisqu’il reconnaît ailleurs une consommation de masse, donc il ne s’agit d’en « rajouter » (sic), mais de mieux gérer et contrôler une situation actuellement hors de contrôle. Certes, si les taxe sur le cannabis sont très élevées il y a un risque, comme pour le tabac, d’une certaine contrebande malgré tout (mais bien moins rentable que le marché noir actuel), mais l’auteur semble préférer 100% de marché noir, qu’il juge sans doute plus sain, moins grave qu’une petite part résiduelle, qui n’est même pas certaine en plus. Déjà deux lieux communs sans valeur pour défendre sa position. 

                Ensuite, il nous parle, en hurlant avec les loups auteurs du rapport parlementaire, des « prises en charge sanitaire », citant ce document sur de nombreux points mensonger : « en 2002, le nombre de prises en charge sanitaire de consommateurs de cannabis représentait 15 % des prises en charge globales de toxicomanes ». Sait-il dans quelles conditions ou pour quelles motivations ces demandes de soins ? Visiblement non, l’immense majorité de ces « soins » sont des décisions de justice, « obligation de soins », sinon c’est la prison (pour usage), ou alors c’est suivre les conseils d’un avocat car si une personne est poursuivie pour usage et qu’elle fait une démarche volontaire de « soins » avant de comparaître en justice, les poursuites sont abandonnées. Voilà comment on gonfle artificiellement le nombre de ces « prises en charge » (qui coûtent cher), permettant à nombre d’interpellés d’échapper à la prison, pour faire passer ce produit comme très dangereux. Légalisons et nous verrons ce nombre de prises en charge fondre comme neige au soleil. Et puisque l’auteur parle de ce rapport parlementaire, je me permets de rappeler le Pr Jean-Pol Tassin, neurobiologiste au Collège de France, qui le qualifiait de « caricature’.
                http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=5455
                 Autre lieu commun formulé comme une interrogation : »pourquoi ce besoin de se droguer ? Pourquoi ce besoin d’échapper à la réalité ?« Comme si fumer un joint, ou même plusieurs, c’était vouloir »échapper à la réalité« . Peut-être est-ce vrai pour l’héroïne, ou même parfois pour l’alcool ’boire pour oublier) mais pas vraiment pour le cannabis, qui a tendance au contraire à intensifier les perceptions de la réalité ambiante. 

                Je pourrais répondre ainsi à tous les points de ce post avec un peu plus de temps devant moi (peut-être en ferai-je une suite, sur la conduite automobile par exemple, la prévention ou le cas particulier des ados à problème servant de cache-sexe à une politique liberticide), »la consommation « heureuse » de beaucoup de personnes ne peut cautionner la dépénalisation du cannabis, au vu du risque (certes plus minime mais existant tout de même) pour certaines personnes de subir des effets négatifs.«  Je retourne la formulation, »la consommation malheureuse d’une toute minorité (1/10.000) justifie-t-elle cette chasse aux sorcières actuelle, ces 120000 interpellations par an, entre un quart et un tiers de l’activité policière et judiciaire (ou des peines de prison), ces milliards engloutis en pure perte depuis des années ? Car il faut voir aussi ce que signifie la « pénalisation » dans les faits, une catastrophe sociale, des dizaines, des centaines de milliers de vies brisées par une condamnation et/ou un casier, etc. Mais de cela, l’auteur ne s’en soucie pas, ne le voit pas, croyant que l’interdit pénal est sans conséquences sur la société.
                (A suivre, peut-être)


                • moris 14 juillet 2012 10:23

                  Je suis psychiatre dans une ville moyenne de province où le phénomène cannabis n’est pas prégnant. Cependant je puis témoigner de la rémanence du problème dans ma clientèle. Je ne parle pas de sujets actuellement dépendants au cannabis mais qui l’ont été et en gardent des séquelles.

                  Nombre de psychoses chroniques diagnostiquées schizophrénies ont débuté par une narcopsychose au cannabis. 20 ou 30 ans plus tard ces personnes perçoivent l’AAH, suivent un traitement neuroloptique continu et vivent dans l’exclusion particulière de ces maladies. Peut-être étaient-ils prédisposer à exprimer cette maladie,mais peut-être ne l’auraient-ils jamais su s’ils n’avaient pas rencontré le cannabis. Pour eux c’est 100% de morbidité.

                  Les personnalité les plus vulnérables de type border-line sont les plus attirées et les plus vulnérables aux effets psychiques négatifs de l’usage régulier du cannabis : angoisse, paranoïa, isolement, apragmatisme, dépression, désinsertion sociale. L’adolescence, qui est souvent un état border-lin physiologique transitoire, représente une période de vulnérabilité intense à ces effets.

                  A supposé que la motivation récréative soit légitime, elle ne représente qu’une fraction de la motivation des consommateurs. Deux autres motivations doivent être considérées : le rapport à la réalité et le rapport à l’interdit.

                  La déconnexion de la réalité due au cannabis est opposable point par point à celle de l’alcoool. Celle de l’alcool est intense mais brève. Le lendemain d’une cuit vous pouvez reprendre le travail. Celle du cannabis est partielle, insidieuse, prolongée sur plusieurs semaines. Si elle n’empêche pas totalement la poursuite des activité sociales, elle altère progressivement les facultés pragmatiques et cognitives jusqu’à une invalidation.

                  Le rapport à l’interdit partage la population entre ceux qui ne consomment pas de cannabis parce que c’est interdit et ceux qui en consomment parce que c’est interdit. La dépénalisation du cannabis expose les premiers aux effets morbides de la drogue, tandis qu’elle contraint les seconds à chercher d’autres moyens de satisfaire leur besoin de transgression. Quand vous déplacez une ligne d’interdit vous induisez un déplacement symétrique des comportements de la population en fonction du positionnement de chacun au regard de cette ligne.

                  C’est pareil pour le chiffre d’affaire des dealers : si le prix de vente du cannabis baisse au point d’affecter leurs bénéfices, vous pouvez leur faire confiance pour adapter leur stratégie commerciale pour le retrouver. Et ce ne sera pas forcément une gain pour la santé publique.


                • tf1Goupie 11 juillet 2012 15:44

                  Si on retire de la vente tous les produits qui, consommés avec excés, sont dangereux pour la santé, il ne restera presque rien dans votre frigo et garde-manger, et vous n’aurez plus d’armoire à pharmacie.

                  Il est également prouvé que le sport à haute dose est mauvais pour la santé ...

                  Bon, mais apparemment l’auteur n’use pas de produits psychostimulants, LoL


                  • Javascript Javascript 11 juillet 2012 15:49

                    L’auteur dit « Je pars du principe que le gouvernement est censé protéger les citoyens. » et là je m’interroge : l’auteur aurait-il oublié que :

                    Le gouvernement UMP a dépénalisé en 2010 les jeux d’argent en ligne ?!?

                    Sous prétexte que tout le monde jouait en ligne sur des sites illégaux en France (majoritairement des sites US) l’UMP a autorisé les sites de poker (car c’était surtout le poker) et à mit en place des taxes sur ces sites. Pourtant des associations dénonçaient à l’époque le coté addictif (tient tient) du jeux en ligne, donc de sa nocivité.

                    Une information ne valant rien sans une source, hop : http://www.clubic.com/actualite-333...

                    Citation : Pour François Trucy, le rapporteur UMP du projet au Sénat, c’est une réponse à « un marché illégal des jeux en ligne insupportable, qui s’est développé sous le nez des législateurs. »

                    Ben moi je trouve que ce que ce rapporteur UMP disait en 2010 à propos des jeux en lignes pourrait parfaitement s’appliquer au cas de la dépénalisation du Chichon en 2012.


                    • Leo Le Sage 11 juillet 2012 15:54

                      Evidemment que c’est une drogue évidemment que c’est dangereux...
                      il ne faut pas dépnaliser évidemment.

                      Les Pays Bas veulent re-pénaliser mais ils ne savent pas comment faire car c’est une affaire qui marche...
                      [C’est dans une émission que j’ai vu]

                      Je constate que la dangerosité de l’alcool est la même que celle du canabis.
                      il faut donc aussi faire quelque chose là...


                      • Daimonax Silène Daimonax Silène 11 juillet 2012 16:10

                        Bien voyons ! Les Eats-Unis ont essayé d’interdire l’alcool dans les années 1930... on a vu ce que cela a donné, et ils ont dû revenir « en arrière »... D’ailleurs cette leçon semble oubliée des tenants de la prohibition du cannabis, pourtant on en voit les mêmes conséquences aujourd’hui. Intedisons tout ce qui comporte un risque, la voiture et les deux-rous, l’escalade, l’alpiniste, la spéléo, etc. Interdisons et pénalisons tout ce qui peut comporter u risque, et on restera enfermé chez soi, contrôlé par la police au cas où on serait tenté de transgresser. L’auteur de ce commentaire visiblement hait jusqu’à l’idée même de liberté.


                        Pour ce qui est des Pays-Bas, certes l’extrême droite, actuellement dans la coalition gouvernementale, souhaiterait revenir sur cette tolérance - le propre de l’extrême droite est de combattre toutes les libertés -, mais c’est surtout les nuisances des « narcotouristes » qui sont visées, dont la cause principale est notre chape de plomb sur cette question ici, poussant nombre d’amateurs d’herbe à goûter là-bas un peu de cette liberté refusée ici ; en fait, on « exporte » nos problèmes, en quelque sorte.

                      • m1m1 11 juillet 2012 16:34

                        La consommation du cannabis en Europe est souvent associé à celle du tabac (la substance est mélangé à du tabac pour être fumé) et cette particularité européenne plonge souvent le consommateur dans une double addiction tabac-cannabis bien particulière, qui n’a rien à voir avec les effets d’une consommation de cannabis seul.

                        La consommation du cannabis « seul » ne comporte pas d’addiction physique (contrairement à l’alcool et au tabac, dont les pouvoirs addictifs se rapprochent de ceux de l’héroïne), c’est une des « heureuses » particularités de cette drogue. Evidemment comme n’importe quelle activité humaine qui procure du plaisir la consommation de cannabis peut entraîner une dépendance « psychique ».

                        Je tenais à préciser tout cela parceque ce fait est souvent ignoré et qu’il me semble important d’en avoir connaissance.

                        • foufouille foufouille 11 juillet 2012 16:35

                          "Le tabac est une porte ouverte sur le cannabis, qui lui-même est une porte ouverte aux drogues dures. (et non je ne suis pas une vieille réac’ de 50 ans pour affirmer ça, j’ai 22 ans et je constate ce que je vois au sein de ma génération…)"

                          on boit une biere, ensuite, la gnole


                          • Massaliote 11 juillet 2012 17:06
                            Lalo « I’m only responsible for what I say, not for what you understand »

                            La correction voudrait qu’on se présente en français sur un site francophone. Sinon il faut reconnaître à l’auteur un certain courage pour affronter les compagnons de la fumette qui pullulent sur ce site. La Normalitude agissante. smiley


                            • Daimonax Silène Daimonax Silène 11 juillet 2012 19:43

                              Oui, vous avez raison, «  les compagnons de la fumette ( ;..) pullulent sur ce site », une vraie vermine qu’il faudrait penser à éliminer partout, c’est une abominable infection. Et en plus ils osent protester quand quelqu’un leur dit, avec un courage digne d’éloges, que c’est très bien s’ils sont pourchassés partout comme des nuisibles par toutes les polices, condamnés à la chaîne par les tribunaux (par des juges certes trop laxistes), que leur place est en prison, etc., alors qu’ils devraient approuver, comme les moutons aiment le boucher qui les égorge. C’était aussi pour leur bien et sauver leur âme qu’on torturait et brûlait les hérétiques ou « sorcières », pour une société purifiée, comme c’est pour leur bien que les fumeurs de joints sont considérés et traités comme des délinquants, voire des criminels. 


                              D’ailleurs, je me demande pourquoi l’auteur du post principal aurait de quoi se plaindre, la machine à réprimer (et à exclure) marche à plein régime depuis des années, on a diabolisé à outrance le cannabis, on a fait nombre d’expériences de laboratoires truquées, avec des doses astronomiques sur des rats (les drogués sont de la même espèce que les rats, n’est-ce pas ?), pour « prouver » scientifiquement (sic) l’extrême dangerosité du cannabis, on monte en épingle un cas sur 10.000, 100.000, ou parfois sur plusieurs millions, pour en faire une généralité potentielle, on a recours à des lois d’exception calquées sur la lutte antiterrorise, etc. Non, il a tout pour se réjouir de la situation actuelle (comme les différentes mafias du reste), avec un gouvernement dit de gauche poursuivant sans ciller celle de la droite dure, pardon, « décomplexée », un débat étouffé où toute « présentation sous un jour favorable » est punie par la loi, et j’en passe. Bref, on vit dans un monde de rêve. 

                              Ah oui ? Certains ont le sentiment d’écoper la mer avec une petite cuillère ? Alors donnez-leur un louche, ou même un seau, ça les occupe, ça sert d’ascenseur de carrière à certains fonctionnaires des forces de l’ordre, et permet à nombre de « bons citoyens » en mal de cause de se sentir vertueux à peu de frais en s’engageant dans cette croisade sans fin.

                            • Lalo Lalo 11 juillet 2012 21:03

                              J’ai déjà une pensée complètement formatée par Endemol et les propagandes anti cannabis, ne m’enlevez pas l’une des seules choses qui me fait me sentir jeune et tendance (dixit citer des phrases cool en anglais dont je sais même pas l’auteur), merci.


                              PS : sur goole traducteur, ça donne « Je suis seul responsable de ce que je dis, pas pour ce que vous comprenez ». 

                            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 11 juillet 2012 18:03

                              Toujours la même soupe imbécile par un patsy de l’Empire.

                              L’alcool et le tabac tuent des dizaine de milliers de personnes chaque année.

                              C’est quoi la statistique pour les morts par cannabis ?

                              A part la conduite automobile qui peut devenir dangereuse je ne vois pas.

                              L’argument de la psychose ne concerne que.... les psychotiques et même s’ils sont plus nombreux qu’on ne le pense, il existe mille autre facteurs déclenchants qu’on ne va pas prohiber pour autant.

                              Le coût social et sanitaire de la prohibition des drogues est monstrueux. Il faut que cela cesse et que les imbéciles ou les vendus se taisent enfin.


                              • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 11 juillet 2012 20:36

                                J’ajoute que pour les psychotiques, les balcons sont aussi dangereux. Cela n’est pas difficile à prouver avec une enquête chiffres à l’appui. Faut-il interdire les balcons ? Et que penser des couteaux de cuisine ? Sans doute faut-il les remplacer par des couverts en plastiques obligatoires pour tous ? 


                              • xray 11 juillet 2012 18:06


                                Qu’elle soit matérielle ou cérébrale,  la misère est le fondement de la société de l’argent ! 
                                (Le malade, l’industrie première.) 

                                Dans le cadre de la construction européenne,  la drogue est un excellent complément aux croyances,  aux religions  (et aux terreurs)  pour soumettre les populations. 

                                Drogue, SILENCE ! 
                                http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2009/06/16/drogue-silence.html 



                                • tOOrop 11 juillet 2012 18:09

                                  Premièrement je suis d’accord sur le premier point. 

                                  Il est vrai que le cannabis agis différemment sur chaque individu, par expérience personnelle, des amis a moi très gros fumeur n’avait que très peu d’effet secondaire. Alors que d’autres (moi compris), après quelques joints avais des pertes de motivation et de mémoire sur le long terme.

                                  Pour ma part j’ai totalement arrêté et refuse même une « latte » de temps a autre.
                                  Malheureusement d’autres ont continués et je vois réellement d’un oeil extérieur les problèmes que cela engendre chez ces personnes. Notamment au niveau de la motivation qui entraîne la personne dans un cercle vicieux.

                                  Concernant la dépénalisation, je suis a la fois pour et contre. 
                                  Pour moi, l’état n’a pas vocation a assisté les gens pour tout et n’importe quoi, il faudrait commencer a redonner un peu de responsabilité aux citoyens. 
                                  Pour exemple, l’alcool est légal, pour autant est-ce que je me détruit tous les jours a la vodka ou autres spiritueux ? Non.
                                  Et bien il en va de même pour le cannabis, si les gens ne sont pas capable de comprendre que c’est une drogue et bien tant pis pour eux. De toute façon l’achat et la consommation de cette drogue sont tellement facile, que sa pénalisation ne change vraiment pas grand chose.

                                  De toute façon ce sujet mériterait des pages et des pages pour développer son point de vue, donc je vais m’en tenir a ce bref commentaire.  

                                  • captain beefheart 11 juillet 2012 19:10

                                    Moi je n’ai même pas envie de discuter avec quelqu’un comme l’auteur de cet article qui evidemment est de mauvaise foi, envoyé pour défendre la position de la mafia et le gouvernement qui s’avèrent de plus en plus concordantes. Je dis simplement : Fuck Lalo ,allez vous pendre.Legalisation de toutes les drogues et basta !


                                    • Lalo Lalo 11 juillet 2012 20:44
                                      « Moi je n’ai même pas envie de discuter avec quelqu’un comme l’auteur de cet article ». 
                                      T’as des petits problèmes avec tes désirs et tes actes apparemment, puisque tu postes un commentaire...« Légalisation de toutes le drogues et basta », voila un argument constructif qui fait avancer le débat :)

                                      PS : Je pars me pendre et je reviens

                                    • Daniel D. Daniel D. 12 juillet 2012 11:09

                                      Reviens pas, vas plutôt faire quelque recherche sur le sujet que tu as traité et tu auras peut être moins l’air ridicule.

                                      Parler de la théorie de l’escalade est d’un ridicule sans nom, et prouve que vous n’avez pas fait le minimum de recherche a faire avant de s’exprimer, et le reste de vos préjugés sont du même acabit, c.a.d. totalement absurdes.

                                      Pas de bol, ici il y as moins d’épaves mou du bulbe que devant la télé, ca passeras pas votre désinformation.


                                    • kiouty 11 juillet 2012 19:56

                                       A ce stade de mon argumentation, je me rends compte que la principale source de désaccord entre les « pour » et « contre » [...] est basée sur l’intime conviction des gens concernant [...].

                                      Bravo, c’est aussi le cas de 99.99999% des posts et articles de ce site et des débats tenus entre personnes quel que soit le sujet. Rares sont les avis qui apportent un vrai plus à la discussion.

                                      Le tabac est une porte ouverte sur le cannabis, qui lui-même est une porte ouverte aux drogues dures.

                                      Bon, je suis plutôt contre le cannabis, je trouve que ça rend complètement débile, les fumeurs prennent le cannabis avec une sacralité ridicule en général.
                                      En revanche, votre argument comme quoi c’est une porte sur les drogues dures, je suis au regret de vous dire que vous ne trouverez AUCUNE publication scientifique sérieuse qui ira dans ce sens. Je suis contre le cannabis à titre personnel, mais je suis encore plus contre les intuitions très personnelles érigées en vérités universelles.

                                      Ensuite, la première partie de cette affirmation est pour moi un contre argument. L’Etat s’en met déjà plein les poches grâce aux industries de la mort telles que l’alcool et le tabac, autant ne pas récidiver avec le cannabis !

                                      La dessus, je suis d’accord, c’est le même argument que dans les débats sur le tabagisme, qui en fait se retourne complètement contre les défenseurs du tabac ou du cannabis. Mais bon, on ne va pas demander de la cohérence dans le parti-pris, ce serait trop beau.

                                      Pourquoi ce besoin d’échapper à la réalité ? C’est sûr que la société de consommation actuelle, fruit du capitalisme qui est le moteur de notre économie, n’aide pas à l’épanouissement personnel...

                                      Certes, en même temps, c’est pas demain la veille que ça va changer, soyons réalistes.

                                      Du fait même de leur manque de maturité et de leur désir d’opposition à l’autorité, propre de l’adolescence

                                      Personne n’a demandé la légalisation du cannabis pour les mineurs, hein, donc votre argument tombe à l’eau tout de suite.

                                      Sinon, sur le reste, je suis contre le cannabis à titre personnel, mais je suis pour que l’état en fasse une source de recettes très lucrative, autant en profiter à défaut de la possibilité de l’éradiquer. Ca amoindrira le trafic en libérant des ressources pour lutter contre les trafics de drogue dure. Et en plus, ça détend la plupart des gens (moi ça me donne principalement envie de vomir).

                                      En fait ce qui est super irritant au final dans votre article, c’est que vous cherchez à sauver les gens malgré eux, et ça j’avoue que c’est assez insupportable de condescendance involontaire, ce qui engendre inévitablement réactions outrées et moinssage dominant de l’article.


                                      • Lalo Lalo 11 juillet 2012 20:39

                                        Je ne cherche pas à sauver les gens malgré eux, c’est plus à la société à laquelle j’aspire que je défends. Oui je rêve d’une société « liberticide » comme dit par un commentateur (*ironie*)


                                        « Personne n’a demandé la légalisation du cannabis pour les mineurs, hein, donc votre argument tombe à l’eau tout de suite.  »

                                        Justement je m’interroge d’autant plus de l’utilité de sa légalisation puisque les personnes consommant pour la première fois sont mineurs. Enfin, il vont surement faire comme avec l’alcool et attendre sagement leur majorité :)


                                      • lulupipistrelle 11 juillet 2012 20:05

                                        Travailler est dangereux, interdisons le travail !

                                        Avant les années soixante, aucune législation française n’ interdisait l’usage des stupéfiants ni du cannabis, ni de la cocaïne ni de l’opium... C’est sous la pression des américains que on l’ a pénalisé, avec comme conséquences logiques : l’explosion de tous les trafics, et la mutliplication des consommateurs.


                                        • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 11 juillet 2012 20:30

                                          A la lecture de cet article il semblerait que certains aient encore du mal à sortir du vieux moule de la société infantile. L’Etat dit le Bien et Bon et les citoyens-enfants obéissent ou sont punis, même pour ce qu’ils font chez eux sans déranger personne. Faut-il aussi interdire la sodomie parce que ça peut être dangereux pour son cul ? Je me demande si cet article n’a pas été écrit sous l’effet d’une drogue, légale ou non. Une overdose de télévision et autres merdias officiels, peut-être ?


                                          • chapoutier 12 juillet 2012 14:15

                                            ’’’’Faut-il aussi interdire la sodomie parce que ça peut être dangereux pour son cul  ? ’’’’’

                                            la sodomie est interdite dans plusieurs états des USA, y compris dans le cadre du couple ’’légal’’ et y compris dans l’intimité du domicile conjugal.

                                            mais où on va , où on va ?


                                          • Distrim 11 juillet 2012 22:19

                                            Il y a environ 30ans, un député italien a fait une brillante intervention/démonstration sur une chaine télévisée française, très tard le soir.

                                            Il a démontré une chose simple :
                                            - Les drogues légales sont produites au nord : alcool, tabac, psychotropes,...
                                            - Les drogues illégales sont produites au sud : chanvre, cannabis, coca, opium,...
                                            C’est juste, comme d’habitude, une question de gros sous. Tout le reste n’est que blabla et enfumage.
                                            Un exemple ? Quand l’Algérie était française, on l’appelait le « Kif » et Malraux y cherchait l’inspiration alors même qu’il faisait partie du gouvernement du général De Gaulle. Après l’indépendance, c’est devenu une drogue de voyou sévèrement réprimée...

                                            • louphi 12 juillet 2012 00:23

                                              Narco = homo=écolo=gaucho= sarko=holando


                                              • Cosmicray 12 juillet 2012 00:26

                                                Les drogues autorisées enrichissent l’ industrie pharmaceutique, un cacheton une bonne émission TV (? ??) et loin de moi la dépression.


                                                • Lunecia 12 juillet 2012 01:28

                                                  Hm... Je vous conseille un excellent site ( en anglais cependant ) Erowid.

                                                  Il recense beaucoup de substances généralement classées illégales, mais offre un point de vue qui me paraît plus objectif sur les conséquences de la consommation de ces produits, ainsi que des conseils sur leur consommation et leur prise en charge en cas de problème, ou avant que cela n’arrive.

                                                  En ce qui concerne le cannabis, ses effets sont en général décuplé dans un contexte de fête où l’alcool et autres drogues circulent. Seul, il n’est pas mortel dans le cadre d’une consommation même forte ( sauf si on cherche à s’étouffer dans la fumée, auquel cas le problème est ailleurs ). 

                                                  Le mythe de la « drogue douce qui mène à la drogue dure » est scientifiquement réfuté ; et les chiffres même officiels tendent à le montrer. Certes, la presque totalité des consommateurs d’héroïne ont touché au cannabis, mais l’inverse est totalement faux. Quand à passer aux amphétamines ( utilisés parfois comme médicaments ) ou à la cocaïne, cela est plutôt du à la méconnaissance des produits psychédéliques plus intéressants ( mais surtout interdits ) mais plus complexe à produire et commercialement non intéressant.
                                                  Ce qui mène aux drogues dites dures, c’est la prohibition. Les substances simples étant interdites, il fallait en trouver d’autres, plus concentrées, coupées, mélangées, au mieux addictives.

                                                  Pour le second point, il n’y a de comparaison tangible avec les effets de l’alcool. L’alcool offre des effets bien plus problématiques ; autant à court qu’à long terme. Bien qu’avec une consommation restreinte de l’alcool, cela peut même permettre une meilleures circulation sanguine ; il tend souvent à en reprendre et engendre dans la plupart des cas de l’agressivité.
                                                  Sur le point de la santé pour seule ingestion, l’alcool est bien plus dommageable que le cannabis, même à forte dose.

                                                  Une dernière chose sur la légalisation. Apparemment, le terme a été mal compris. Des lois qui autoriseraient production / vente / consommation du cannabis ne signifie pas que cela sera considéré comme des fruits et légumes ; mais aura des restrictions contraignantes sur tous ces points ( d’ailleurs, même les fruits et légumes sont sous réglementations ).

                                                  A mon avis, toute discussion sur le sujet devrait se faire en connaissance de cause. Les consommateurs eux-même sont relativement mal informés ( justement l’intérêt du marché noir, ce qui permet d’introduire d’autres substances ) sur les drogues, sans parler de ceux qui n’y connaissent que par ce qui en est officiellement dit.
                                                  En tous cas, le cas du cannabis évoqué ici manque à mon avis deux points qui me paraissent importants :
                                                  • Pourquoi consommer ces substances ?
                                                  • Que fait-on des effets positifs exploitables ? ( oui, il y en a pour lui et d’autres )

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