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Accueil du site > Actualités > Société > Retraite : les faits sont têtus et la solidarité douteuse...

Retraite : les faits sont têtus et la solidarité douteuse...

Nous allons rentrer dans une énième phase de rediscussion de nos régimes de retraites qui va sans doute être douloureuse...

Pourtant nous avons la chance, contrairement aux allemands ou aux japonais, de bénéficier d’un taux de natalité hors normes par rapport aux autres pays dans le monde ce qui nous devrait nous mettre en position plus favorable que d’autres pays pour trouver des solutions acceptables au rééquilibrage entre retraites servies aux anciens et futurs retraités, cotisations perçues sur les salaires des actifs et âge de départ en retraite qui sont les trois variables de l’équation des systèmes de retraites.

Car la mécanique financière et mathématique des systèmes de retraite par répartition est simple (en dehors des calculs dit actuariels qui visent à calculer les engagements à long terme des caisses). D’un côté il y a des recettes, les cotisations perçues sur les salaires des actifs et de l’autre des dépenses, les recettes servies aux retraités et celles qu’il faudra payer aux futurs retraités sur les décennies à venir. Les deux chiffres doivent être équilibrés dans la durée, sinon à un moment ou à un autre votre système sera en déséquilibre et menacera de s’écrouler. Un point central de cet équilibre est l’âge de départ en retraite qui détermine la durée de cotisation des actifs d’un côté, donc les recettes, et la durée de paiement des retraites en fonction de la durée de vie des retraités, donc les dépenses.

AA_040Or nous sommes dans une situation qui est déjà déséquilibrée et qui va tous les ans en se déséquilibrant un peu plus. Nous avons plus de retraités que d’actifs et l’espérance de vie de ces retraités croit tous les ans du fait des progrès de la médecine. On vient d’annoncer que cette espérance de vie vient d’augmenter sur la seule année 2009 de 2 trimestres supplémentaires !! Côté recettes ce sont des baisses constantes que l’on enregistre du fait du nombre de chômeurs et d’une durée de cotisation constante à âge de départ en retraite inchangé.

Trois solutions pour rééquilibrer le système : Augmenter les recettes c’est-à-dire faire payer plus de cotisation aux actifs, diminuer les dépenses en diminuant les retraites servies aux retraités existants, aux retraités futurs ou aux deux. Et puis au milieu,un remède moins douloureux pour tout le monde, augmenter l’âge de départ en retraite qui a le triple avantage d’augmenter les recettes en augmentant la durée de cotisation,de diminuer les dépenses en diminuant la durée de perception des retraites et de correspondre à l’évolution de la démographie et de l’espérance de vie.

Les faits sont connus et ne vont pas changer avec le temps. Mais on bute sur trois problèmes :

  • Les syndicats, qui sont ceux qui participent aux négociations sont fortement représentatifs,- et représentés par-, des "vieux" actifs proches de la retraite et qui défendent leur intérêt personnel à court terme. Leurs enfants parce qu’ils sont moins syndicalisés, que le problème retraite est lointain pour eux et qu’ils sont trop jeunes pour avoir accès aux candidatures syndicales ne sont quasiment pas représentés dans ces discussions alors que ce sont eux qui vont devoir payer !
  • L’autre est d’ordre idéologique. C’est François Mitterrand qui en 1983 institua la retraite à 60 ans. Grande victoire de la gauche et des syndicats sur laquelle il est idéologiquement difficile de revenir. Revenir sur une glorieuse victoire de Papy, vous n’y pensez pas ! Il faudra me passer sur le corps avant que cela arrive
  • La troisième est sociologique. Le privé n’est pas concerné puisque par l’habile modification des régimes de retraites d’Edouard Balladur, ils sont déjà au-delà des 60 ans pour pouvoir toucher leur retraite à taux plein et leur âge de départ en retraite recule d’un trimestre tous les ans. De qui parle-t-on alors ? Des 5.6 millions de fonctionnaires et d’employés de la fonction publique qui eux campent sur ces 60 ans

Un élément positif néanmoins dans cette situation bloquée depuis des années. Martine Aubry vient de renier le chef en admettant qu’il faudra aller au-delà des 60 ans pour l’age de départ en retraite. Peut-être parce que ca va lui permettre de démontrer à son parti qu’elle est présidentiable mais peu importe. Reste maintenant à ce que le syndicats admettent aussi les faits et tournent leur veste, avec de grandes précautions oratoires bien sûr.AA_039

Une référence intéressante, celle des pays qui nous entourent et ne sont pas a priori plus idiots que nous. Voici déjà la carte des ages de départ en retraite des pays voisins. Pas un seul dans toute l’Union européenne qui en soit resté à 60 ans, pas un ! Tous stupides n’est-ce pas ?

Autre élément intéressant, les principes intangibles suivant lesquels sont organisés les systèmes de répartition allemand, , pourtant beaucoup plus déséquilibrés démographiquement que nous :

  • Le déficit des systèmes de retraite n’est pas toléré. On régule 1/ en ajustant l’âge de la retraite. Dès 1992 l’Allemagne décidait de repousser l’age de départ en retraite à 65 ans et a programmé depuis 2007 de passer graduellement à 67 ans d’içi 2029. 2/ Au-delà, on ajuste les retraites elles mêmes à la baisse y compris pour les personnes déjà retraitées
  • La solidarité intergénérationnelle est assurée par une limite légale aux prélèvements sur les salaires des actifs qui ne peuvent dépasser 22 pct à aucun moment d’ici 2030 (pour l’instant c’est 19.9pct). Si ce taux de prélèvement pour une raison quelconque était amené à augmenter, dans le cadre de ce que les allemands appellent "l’effort partagé entre générations", les retraites seraient réactualisés à la baisse ;

Comme vous voyez un autre monde et d’autres manières de penser. Il nous reste à attendre le résultat des négociations intenses qui vont se dérouler cette année et dont on peut espérer qu’elles retrouveront l’esprit de cet "effort partagé entre génération" qui est souvent oublié chez nous.

A suivre


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20 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 janvier 2010 10:35

    Le problème des retraites, comme d’ailleurs celui des 35 heures, est un problème d’ores et déjà totalement dépassé et archaïque.


    • Gabriel Gabriel 27 janvier 2010 10:45

      Trois solutions pour rééquilibrer le système : Augmenter les recettes c’est à dire faire payer plus de cotisation aux actifs,diminuer les dépenses en diminuant les retraites servies, augmenter l’age de départ en retraite 

      Très très original, on a besoin de gens comme vous pour avoir des idées aussi novatrices ! Mais c’est bizarre, aucune proposition sur la répartition des richesses, sur la taxation des profits financiers, sur le bénéfices des banques, sur l’argent des taxes (Alcool tabac etc…) que l’état n’a jamais reversé etc…. Vous proposez les bonnes solutions libérales qu’on nous rabache depuis 30 ans.  

      Pas un seul dans toute l’Union européenne qui en soit resté à 60 ans, pas un ! Tous stupides n’est ce pas ?

      Non pas stupide mais peut-être en retard socialement, en 1789 tous des monarchies avait-ils raison pour autant. Vos arguments sont dans la droite ligne des zèbres qui nous gouvernent en volant et asservissant le peuple ?

      Les efforts doivent être partagés équitablement, je ne vois aucune égalité dans vos propos poussiéreux et éculés !


      • titi 27 janvier 2010 19:17

        Les solutions que vous envisager ne sont pas du ressort de la « solidarité », mais du fiscal.

        Si vous acceptez ces solutions, le système cesse d’être de la solidarité intergénérations.

        Alors pourquoi pas le changer complétement ?

        Du genre minimum pour tous et le surplus capitalisé ?


      • LE CHAT LE CHAT 27 janvier 2010 10:59

        rien d’original , c’est toujours aux mêmes à qui on demande de se serrer la ceinture , 
        alors que de transférer les milliards partis dans les poches des financiers vers celles des futurs retraités !


        • Gasty Gasty 27 janvier 2010 11:48

          Bien le bonjour Mr le directeur, vous avez dû avoir de bons collaborateurs autour de vous pour faire marcher votre entreprise !...

          Dans votre fiche auteur quand je lis : directeur général,essaye d’observer le monde avec un regard différent , proposer des idées originales pour aider à maîtriser les défis....je me dis qu’on est pas sorti d’affaire.

          Essai encore mon bon directeur !  smiley 


          • foufouille foufouille 27 janvier 2010 11:48

            en allemagne pas de smic
            les boulots a 2 ou 3€ de l’heure sont autorises
            en cas de trop long chomage, on doit depense sa retraite
            revendre sa maison sa voiture
            et meme demenage pour un logement plus petit
            les fils de chomeurs sont consideres comme comeurs

            superbe exemple lilibobo


            • Yena-Marre Yena-Marre 27 janvier 2010 12:16

              Ya pas que les faits qui sont têtus, Cadérange aussi ! Toujours vouloir nous faire avaler les mêmes couleuvres libérales.
              Une solution simple serait de faire cotiser les revenus financiers pour revenir à l’équilibre sans toucher à l’âge de départ, mais ça, ça n’effleure même pas votre esprit. 


              • Olorin 27 janvier 2010 12:33

                Vous parlez comme le gouvernement : Il n’y a que 3 solutions, augmenter les recettes en supprimant les cadeaux successifs faits aux entreprises, qui correspondent à des sommes considérables chaque année qui n’ont jamais fait l’objet d’évaluation [alors que le moindre employé du public ou du privé voit ses réalisations évaluées régulièrement par sa hiérachie ! (On peut voir que l’objectif premier - diminuer le chomage - a marché formidablement puisqu’il n’y a presque plus de chomeurs en France !...)], ça, il ne faut surtout pas en parler !
                Encore un article pour défendre les intérêts qui sont les vôtres, le texte de votre fiche nous suffisait largement Môssieu Herr General Direktor :
                "Une vaste expérience de l’entreprise et des hommes acquise en Europe et en Afrique dans des fonctions techniques et commerciales puis comme DRH et finalement directeur général,essaye d’observer le monde avec un regard différent et de réagir à l’actualité politique et sociétale en proposant des idées originales pour aider à maîtriser les défis qui nous attendent."
                Ce que vous appelez « expérience des hommes », c’est les exploiter pour en récupérer le maximum de pognon pour vos actionnaires ? Et quand vous dites « maîtriser les défis qui nous attendent », ne voulez vous pas plutôt dire « maîtriser vos esclaves » (Vos Ressources Humaines comme vous dites. Vous étiez esclavagiste ou DRH, Dirigeant des Réserves d’Humains).
                Môssieu « çadérange », en attendant qu’un tribunal populaire vous juge pour tous vos crimes commis en Europe et en Afrique, vous feriez mieux de militez avec nous pour la suppression de la peine de mort et de l’emprisonnement sur l’ensemble de la planète , ça se déroulera mieux pour vous, vous verrez...
                 

                Pour finir une longue citation de Gérard Filoche (Inspecteur du travail) :

                "Le rapport du Conseil d’Orientation des Retraites en 2001, illustrait très clairement les options essentielles offertes à notre régime de retraite.
                Première option : ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas diminuer le montant des retraites. Dans ce cas, il fallait augmenter de 9 ans la durée de cotisation.
                Deuxième option : ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas allonger la durée des cotisations. Dans ce cas, le montant moyen des retraites diminuerait de 78 % à 43 % du salaire net. Soit pour un salaire net de 1 200 euros, une retraite de 516 euros et non plus de 936 euros.
                Troisième option : ne pas allonger la durée de cotisation, ne pas baisser le montant des retraites mais augmenter de 15 points le montant des cotisations retraites entre 2003 et 2040.
                Jamais la troisième de ces options n’a fait l’objet du moindre débat public alors que c’est de loin la solution la plus acceptable pour la grande majorité de la population. 15 points d’augmentation en un peu moins de 40 ans, cela représente 0,37 point d’augmentation des cotisations retraites par an pendant 40 ans. A raison d’une augmentation de 0,25 point pour les cotisations patronales et de 0,12 point pour la part salariale des cotisations retraites, qui pourrait prétendre que cette solution n’est pas préférable à un allongement de 9 ans de la durée de cotisation ou à une baisse de 25 points du montant des retraites ?
                C’est la discussion et la prise en compte de cette troisième option qu’il faut imposer au Medef et au Gouvernement.« 

                Sans compter qu’il est possible de diversifier les sources de financement.
                Consultez plutôt ce très bon article sur Agoravox :
                http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/retraite-poker-menteur-68561
                 
                Et une citation d’un article d’ATTAC :
                 »Selon les nouvelles projections du Conseil d’orientation des retraites (COR), le déficit devrait se situer à 1% du PIB en 2020 (1,5% si l’âge de départ à la retraite n’augmentait pas) puis à 1,7% en 2050. On peut vérifier dès aujourd’hui que des prélèvements d’un tel ordre de grandeur sont réalisables. Les exonérations de cotisations sociales consenties aux entreprises représentent déjà à elles seules 1% du PIB (en 2005). Les dividendes distribués par les sociétés ont littéralement explosé depuis les années 1990. Revenir sur les exonérations de cotisations (qui sont des cadeaux au patronat et une incitation à pratiquer des bas salaires) et ponctionner une (petite) partie des dividendes généreusement accordés permettraient de faire face sans trop de difficultés aux déficits annoncés. Le problème du financement des retraites n’est pas un problème économique ou financier, mais un problème politique."


                • titi 28 janvier 2010 08:16

                  « Les dividendes distribués par les sociétés ont littéralement explosé depuis les années 1990. »
                  Arrêtez de fantasmer sur les dividendes.

                  Voici un petit calcul... je suis consultant... la richesse de mon entreprise je la produit seul (c’est ma compta analytique qui me le dit). J’ai aujourd’hui deux salariés : une personne pour aller faire la queue à la poste et aux administrations, l’autre pour répondre au téléphone.
                  J’ai touché 100 de dividendes l’année dernière.. C’est mon revenu d’activité car je ne me paie pas si je n’ai pas de résultat. (et vous ?)
                  Sur ces 100 j’ai payé 12,5 de CSG non déductible.
                  Au niveau IR j’ai payé 25 ...
                  Pour me donner 100, mon entreprise a du réalisé 150 de résultat, qui a généré 30 de TVA...

                  Donc sur 180 de richesse que j’ai généré, il me reste à la fin 62.
                  J’ai créé deux emplois, je cravache comme un âne pour qu’au final on me tonde ? Et ce n’est pas assez ?
                  Eh les gars j’ai commencé avec un PC et 7500 euros d’économie. Je n’ai pas touché un liard pendant 2 ans pour constituer les fonds propres de l’entreprise.
                  Vous pouvez le faire aussi. Montrez moi de quoi vous êtes capables au lieu de me faire les poches.

                  « Revenir sur les exonérations de cotisations (qui sont des cadeaux au patronat et une incitation à pratiquer des bas salaires) et ponctionner une (petite) partie des dividendes généreusement accordés permettraient de faire face sans trop de difficultés aux déficits annoncés »

                  Bah alors je comprends pas. Sur AV je lis que les charges patronales sont en fait supportées par les salariés et gnagnagna (copier/coller discours NPA), mais que quand il y a exonération celà profite au patron.
                  La vérité c’est que le cout du travail est trop lourd. Si on demandait à n’importe qu’elle entreprise de provisionner son passif social (DIF, Portabilité prévoyance, CP, RTT, préavis) ce serait la débandade.
                   

                  PS : si quelqu’un connait une agence immobiliaire Cap Verdienne sérieuse, je suis en pleine recherche.


                • Olorin 28 janvier 2010 14:43

                  Arrêtez, vous allez nous faire pleurer ! Moi je vis depuis plusieurs années avec un SMIC partagé à 2 personnes, comme beaucoup de gens. Mais je suis subordonné !
                  Soi dit en passant, les « charges patronales », ça n’existe pas : il s’agit de « cotisations sociales patronale ».
                  Avez vous la preuve que les allegements successifs de cotisations patronales ont fait des miracles ?


                • Olorin 28 janvier 2010 14:57

                  Ce qui est étrange, c’est que les personnes qui tiennent ce genre de discours refusent toujours de révéler les sommes qu’ils obtiennet : ils parlent en base de 100 ou autre. Mais M., si vous gagnez 20000 euros par mois et qu’on vous en prend 50%, il vous reste quand même 20 fois plus qu’une bonne partie des français. Après, je ne veux quand même pas préjuger de l’argent réel dont vous disposez en moyenne par mois, mais je pense que ce n’est pas donné à tous le monde de mettre 7500 EUROS de sa poche, quand à acheter au Cap Vert, je suppose que c’est de l’humour !
                  Ceci dit, ce n’est pas à mon sens les salaires des petits-patrons qui choquent outre mesure. Et je suis tout à fait ouvert à l’idée de moduler le montant des cotisations en fonction des revenus... en attendant l’abolition du salariat...


                • vaderetro 27 janvier 2010 13:09

                  Autre point de blocage dans notre societe : comment faire accepter un recul de l’age de la retraite,alors que si vous avez la deveine de vous retrouverau chomage autour de 50 ans,vous ne retrouvez la plupart du temps que des boulots précaires,voire plus de boulot du tout,et ce quel que soit votre niveau de formation ? Le chomage des seniors est une spécificité bien française aussi.Vous comptez faire comment pour obliger les entrepises à embaucher des salariés qu’elles considèrent par principe comme trop vieux, ? 


                  • zergotine 27 janvier 2010 13:16

                    BLABLABLA...

                    Les salaires sont trop bas, les charges, impôts, taxes n"ont jamais été aussi élevés et il faudrait que nous fassions encore des efforts ?
                    STOP la coupe de la colère est pleine pour les plus faibles exploités, bernés à qui l’on demande toujours les mêmes efforts ... pour les appauvrir toujours plus !

                    Oui, il nous faut une REFORME des retraites : partir à 60 ans pour laisser la place aux jeunes au chômage engraissés par les laborieux que l’on traîne au-delà 60 ans au turbin !
                    Oui, il faut ouvrier l’assiette des cotisations en taxant les mouvements boursiers et en ramenant les salaires des patrons à 10 fois le smic maximum !!


                    • vaderetro 27 janvier 2010 13:26

                      à Zergotine:Je plusse !


                    • Mathieu 27 janvier 2010 13:53

                      Le problème de pyramide des âges dans la retraite par répartition est de plus en plus sérieux, c’est un fait.

                      L’état doit dépenser de plus en plus sans que ses rentrées d’argent, pourtant faramineuses (environ 50% du PIB...) ne suivent...

                      Dans ce cadre, oui, l’allongement de la durée de cotisation semble au minimum une hypothèse sur laquelle il faut s’attarder.

                      Malheureusement, en France, le taux d’emploi des séniors est si bas qu’il n’est pas certain de l’effet de l’allongement des cotisations...

                      De toutes façons j’ai 28 ans aujourd’hui, je sais déjà qu’il est illusoire que je compte sur l’état lorsque mon tour vendra pour la retraite.

                      *soupir*


                      • citoyen 27 janvier 2010 15:53

                        quelle désinformation , cadérange ! sur la question de l’age du départ à taux plein , il n’ y a PLUS de différence entre les régimes depuis 2007 . Cette durée a été allongée en 1993 pour le privé , en 2003 le regime fonction publique et en 2007 régime spéciaux ; tout le monde part maintenant à taux plein avec deux conditions : - age mini 60 ans - 40 ( 41 maintenant annuités de cotisation . les exceptions sont trés rares ( campagnes des militaires , services reconnus insalubres et dangereux de certains regimes spéciaux ) ; mais arretez d’insinuer qu’un type assis au chaud dans une mairie pourrait partir avant 40 ( 41 ans bientot ) de cotisations et 60 ans ; C’est de la démagogie et du poujadisme pur et simple ( remarquez , tant que vous trouvez des gens qui preferent croire ce qui leur plait d’entendre plutot que des faits - verifiables par tout un chacun - vous auriez tort de vous priver . le facteur qui empeche les gens de partir à 60 ans actuellement - tous les gens qui ont fait une carrière compléte - privé ou public confondu - c’est lorsque des études sont nécessaires pour cet emploi , ce qui empeche de cotiser pour les diplomes avant 23 ans , et 23 + 41 font deja 64 ans .
                        NB : les différences entre public , speciaux , privé , portent bien plus sur le montant des cotisations , le taux de remplacement et surtoput le prise en compte des 25 dernieres annees au lieu des 6 derniers mois que sur l’age de départ à taux plein .
                        Voyons , voyons , laisser passer de telles bourdes jette le doute sur le sérieux de votre travail : journalisme citoyen ( ou non professionnel , comme vous voulez ) ne doit pas se changer en « propos de bistrot » . S’il vous plait...


                        • Olorin 27 janvier 2010 17:01

                          Oui, et ce Môssieu est Directeur Général ! ça laisse présager du niveau intellectuel de nos dirigeant, non élus pour la plupart. Nous sommes dirigés par des porcs dans la majorité des cas (qu’il s’agisse des responsables d’entreprises des hauts fonctionnaires ou du gouvernement...)
                          voir ci dessous :
                          http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/retraite-les-faits-sont-tetus-et-68885#forum2411434


                        • ddacoudre ddacoudre 27 janvier 2010 18:22

                          bonjour çà dérange

                          l’on peut aussi ouvrir les yeux.

                          http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=68784

                          cordialement.


                          • Yena-Marre Yena-Marre 27 janvier 2010 21:44

                            Bon un autre truc qui me fait pas marrer du tout : un sénateur peut faire valoir ses droits à la retraite à 53 ans, un député à 55 ans !!! Je ne vous parle pas des conditions de cotisation....


                            • rofo 27 janvier 2010 22:35

                              Ci dessous voila l’endroit ou va l’argent de nos retraites.... !

                              Loi Pompidou-Giscard

                              Le 3 janvier 2009, sur le site de Karl Zéro, http://leweb2zero.tv/video/webrunner_20495ba61eed38b),

                              « Webrunner » postait un document qui aurait mérité d’être connu de tous les Français(es).
                              Il rappelait qu’une loi du 3 janvier 1973, loi voulue par Pompidou, alors président de la République pour un an encore, et Giscard d’Estaing, ministre des finances, opérait un changement révolutionnaire ou plutôt contre-révolutionnaire dans le finances publiques.


                              Son article 25 stipulait en effet que désormais « Le trésor public ne peut-être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». Cet article interdisait désormais, dans un langage propre à ne pas être compris au commun des mortels (y compris sans nul doute des députés de gauche de l’époque qui ne déclenchèrent pas une tempête de protestations avec manifestations géantes dans la rue), à l’État français, de s’avancer à lui-même les fonds nécessaires pour combler son déficit budgétaire éventuel (lequel serait réduit d’autant en fin d’exercice par l’inflation) mais d’avoir recours pour ses besoins de crédit, comme un particulier, aux banques privées qui lui feraient payer bien sûr des intérêts !!!
                              Certes pour

                              les grandes dépenses, les relances économiques, l’État avait dû déjà avoir recours par le passé à l’émission d’emprunts qui s’étaient révélés très sûrs pour les prêteurs (ils étaient assurés que l’État rembourserait, ne ferait pas faillite) et néanmoins juteux pour les plus riches, puisqu’ils étaient souvent assortis de mesures fiscales qui favorisaient justement le plus ceux qui payaient beaucoup d’impôts.
                              Le

                              record en la matière avait été l’emprunt Pinay, sous la quatrième République. Car sa valeur de remboursement était indexée sur le cours de l’or. Comme celui-ci suivait au moins l’inflation et flambait même dans ces périodes d’incertitudes que constituèrent les guerres coloniales et la Guerre froide, ceux qui y souscrivirent firent, au détriment de tous les autres Français, le plus beau « coup » de leur carrière de spéculateurs.
                              Devant le scandale que provoqua ce cadeau fait aux plus riches, Giscard d’Estaing, héritier 20 ans après de l’emprunt pas encore remboursé, ne fit ni une ni deux : il le prolongea encore, autant

                              qu’il était possible.
                              La loi voulue par le plus proche conseiller financier du général de Gaulle qu’était Pompidou (On remarquera les trois premiers présidents de la cinquième République étaient très impliqués dans cette situation) entraîna mécaniquement l’explosion de la dette publique, c’est-à-dire de celle de tous les Français.
                              Elle était déjà de 229,15 milliards d’euros en 1979 (valeur actuelle après prise en compte de l’inflation sur 20 ans), et représentait 21% du Produit Intérieur Brut (toute la richesse produite par le travail des Français) en un an. En 2006, elle avait atteint 1 149,9 milliards d’euros, et représentait 63,9% du PIB !!!
                              Bien sûr, entre temps, il y

                              avait eu le ministère Balladur : désireux comme Giscard, Pompidou, de Gaulle et autre Pinay, de favoriser leurs amis les plus riches par une fiscalité allégée, sans cependant mettre dans la rue les travailleurs par une austérité insupportable (et contre-productive pour l’activité économique) l’ex-premier ministre avait ouvert en grand les vannes du déficit budgétaire.
                              On aurait pu espérer que l’Union de la gauche arrivant au pouvoir en 1981, supprimerait la loi Pompidou-Giscard et permettrait de nouveau à la France de se prêter à elle-même. Mais il était trop tard ! L’adhésion aux traités européens l’interdisait déjà !
                              Depuis,

                              avec l’adoption de la monnaie unique (sauf pour les Britanniques, donneurs de leçons économiques ... mais pour les autres) le système a été sur-verrouillé. C’est désormais une banque indépendante se comportant comme une banque de statut privé, la Banque Centrale Européenne qui contrôle le taux d’intérêt de base sur lequel se fonde celui que doit payer l’état emprunteur.
                              Or pour empêcher les particuliers de trop emprunter ce qui paraît-il relancerait l’inflation, la BCE a toujours fixé des taux directeurs d’intérêts les plus hauts. ce qui n’a fait que faire exploser la dette. Avant la grande crise actuelle qui ne fait que commencer, de bons esprits préconisaient pour résorber cette dette, non d’augmenter les impôts directs sur les plus hauts revenus pour améliorer le « pouvoir d’achat » de l’État, mais par différents procédés de faire baisser les salaires et les retraites et diminuer les dépenses publiques. Ce qui ne pouvait manquer que tuer la demande et diminuer en cercle vicieux le PIB et les revenus de l’État en même temps que cela augmentait le chômage.
                              Outre qu’en révélant son étendue effrayante, la dette publique sert à « calmer » les légitimes revendications des travailleurs (« Non seulement les caisses sont vides mais en plus on doit de l’argent »), elle permet également aux banques privées et leurs actionnaires, en ayant pour débiteur le plus sûr client qui soit, à savoir l’État lui-même, de s’offrir une durable rente de situation. Elle compense en partie les pertes que leur confiance irraisonnée envers leur maîtresse idolâtrée à tous, l’économie américaine, leur a fait subir.
                              La France a payé depuis 1980 1176 milliards d’euros d’intérêts. Sa dette actuelle s’élève à 1149 milliards d’euros. 1176 - 1149 = 27. Si la France se prêtait à elle-même, au lieu d’une dette abyssale, elle se retrouverait avec 27 milliards d’excédents. CQFD


                              Alain Colbert.

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