Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Retraites, privilèges et fonctionnaires

Retraites, privilèges et fonctionnaires

« Combien vous restera-t-il quand vous aurez fini de payer tous les privilèges des retraites du public ? »

C’est la question que pose Sauvegarde Retraites aux Français à travers une vaste campagne de presse qui a débuté le 27 mai dernier. L’association publie un tableau comparant les régimes de retraite, des salariés du privé, des fonctionnaires et des agents de trois régimes spéciaux.

Pas moins de treize grands quotidiens ou hebdomadaires parmi lesquels Le Figaro, Le Point, Le Parisien, France Soir ou encore Le Nouvel Observateur ont déjà relayé l’information. Plus de 4,7 millions de lecteurs ont déjà pu prendre conscience qu’un véritable gouffre subsistait encore entre Privé et Public. Ce, après la réforme de 2003 !

Pour réaliser son tableau, Sauvegarde Retraites s’est appuyée sur des chiffres officiels émanant du ministère des Affaires Sociales ou des Assemblées Parlementaires.
Lisez vite ce qui suit :

Salariés du privé

Fonctionnaires

EDF-GDF

SNCF

RATP

Durée de cotisation

40 ans jusqu’en 2008 puis 42 ans

38,5 ans en 2005, 40 ans en 2008

37,5 ans

37,5 ans

37,5 ans

Age moyen de départ à la retraite

61 ans et 9 mois

57 ans et 9 mois

55 ans et 5 mois

55 ans et 1 mois

54 ans et 3 mois

Taux de cotisation employé

10,35 % du salaire

7,85 % du traitement et d’une fraction des primes

12 % du salaire hors prime*

7,85 % du salaire hors prime

7,85 % du salaire hors prime

Base de calcul

25 meilleures années en 2008

6 derniers mois

Dernier mois

6 derniers mois

6 derniers mois

Taux de remplacement

Environ 60 %**

75 % hors prime

75 % hors prime

75 % hors prime

75 % hors prime

Revalorisation

Evolution des prix (depuis 1993)

Evolution des prix(depuis 2004)

Evolution des salaires dans l’entreprise

Evolution des salaires dans l’entreprise

Evolution des salaires dans l’entreprise

Décote par année manquante

10 % en 2005
6 % en 2015

0,6 % en 2006
3 % en 2012
6 % en 2015

Sans

Sans

Sans

Cumul emploi-retraite

Restrictif

Libre

Libre

Libre

Libre

Pension moyenne

1 465 ?

1 832 ?

2 119 ?

1 534 ?

1 852 ?

Espérance de vie à la retraite

22 ans et 6 mois

26 ans

27 ans et 6 mois

28 ans

29 ans

Réversion

Sous conditions de ressources

Aucune condition de ressources

Aucune condition de ressources

Aucune condition de ressources

Aucune condition de ressources

* Cotisation passée de 7,85 % à 12 % le 1/01/05, intégralement compensée par des hausses de traitements
** Ce taux varie suivant le montant du salaire. Plus il est élevé, plus le taux de remplacement est faible.

Sachant que les sommes à financer au cours des prochaines années sont colossales : 900 milliards d’euros pour la seule Fonction Publique, 89 milliards d’euros pour les Industries Electriques et Gazières, 103 milliards pour la SNCF, plus de 21 milliards pour la RATP, il y a vraiment de quoi être inquiet !

Source de travail : Sauvegardes Retraites


Moyenne des avis sur cet article :  3.32/5   (202 votes)




Réagissez à l'article

140 réactions à cet article    


  • alberto (---.---.73.166) 1er août 2006 10:42

    Je comprends mieux pourquoi les hauts et petits fonctionnaires-socialistes , en tant que principaux cosommateurs de la Finance Publique, s’opposent auusi résolument aux réductions d’impôts...


    • (---.---.177.40) 1er août 2006 10:57

      Vous avez dit bizarre ? comme c’ est bizarre,la fraternité,la liberté,et en l’ occurence,l’ égalité... Certains seraient donc plus égaux que d’ autres,ça m’ étonnerait ,la loi étant la même pour tous,ce tableau doit être une pure invention pour semer la zizanie.

      Rocla


      • Marcel Patoulatchi (---.---.83.42) 10 août 2006 11:29

        Comme le disaient les khmer-rouges, il va falloir égaliser tout ça ! Abaissons au maximum le niveau de vie de tous.


      • Vilain petit canard Frédéric Mahé 1er août 2006 10:58

        Intéressante comparaison. Avant de tomber dans le conflit convenu public-privé (d’ailleurs je me demande qui a intérêt à attiser le feu, depuis le temps), rappelez-vous qu’il y a fonctionnaire et fonctionnaire :

        Je parle des « fonctionnaires précaires », encore appelés vacataires (ou sous CDD plus ou moins courts) : ils sont payés moins cher (-20 à -30 %), sont révoquables sans indemnités (le droit du travail ne s’applique pas dans la fonction publique, c’est le droit administratif qui prime, encore qu’une harmonisation se fasse peu à peu), ne peuvent prétendre à un CDI avant des durées qui vont jusqu’à 6 ans de CDD (18 mois maximum dans le privé), cotisent à la sécu des salariés, ont une caisse de retraite séparée (l’IRCANTEC) et ... ils seraient 800 000 !


        • Frédéric Mahé (---.---.117.249) 1er août 2006 11:00

          Zut, je me suis fait encore avoir par la connection précédente de mon coloc’, c’est moi qui ai écrit ce post .


        • jako (---.---.21.70) 1er août 2006 11:01

          cela laisse pantois, surtout que je connais des fonctionnaires à la Banque de France qui partent bien avant 55 ans ....


          • c florian (---.---.162.38) 1er août 2006 11:04

            Les retraites sont plus favorables chez les fonctionnaires, c’est un fait. est ce pour autant un privilége ? si ces priviléges sont si favorables, pourquoi tout le monde n’essaie pas de devenir fonctionnaire ?

            le choix d’une profession se fait aussi selon ses avantages et ses inconvénients. la fonction publique donne la sécurité de l’emploi, une bonne retraite, une (trop) bonne protection... en contre partie, un fonctionnaire est un agent à part entiére de l’état (pas le droit d’avoir un second emploi rémunéré), pas de possibilité de faire des heures sup (ou alors non payées), avancement limité au temps...

            en analysant le tableau, on peut dire que les différences les plus parlantes sont la durée de cotisation et la pension moyenne. la durée de cotisation sera bientot la même pour peu qu’un gouvernement ait un minimum de courage et de savoir faire. la pension moyenne est à détailler avec la part de cadres et d’ouvriers dans les secteurs public et privé, la partie de la population qui ne touche rien de la retraite mais conserve de bons revenus, ceux qui revendent leurs entreprises ou commerces et qui partent avec un revenu confortable.

            les fonctionnaires sont privilégiés par rapport aux ouvriers, salariés, artisans, mais les pdg sont encore plus privilégiés. il y a une inégalité certaine, mais pas de scandale.


            • NaSH (---.---.149.214) 1er août 2006 12:36

              75% des jeunes souhaiteraient devenir fonctionaires.. est ce suffisant ?

              « le choix d’une profession se fait aussi selon ses avantages et ses inconvénients. »

              Reveillez vous ! on ne choisit pas toujours le metier que l’on veux faire ! Tout le monde ne réussi pas à l’école !

              « pas le droit d’avoir un second emploi rémunéré »

              ils sont déjà a temps plein.. normal..

              « en contre partie, un fonctionnaire est un agent à part entiére de l’état (pas le droit d’avoir un second emploi rémunéré), pas de possibilité de faire des heures sup (ou alors non payées), avancement limité au temps... »

              et surtout, un fonctionnnaire doit pouvoir être présent là ou l’état a besoin de lui. hors... combien de fonctionnaires sont fixée, voire meme collé à leurs sièges ? Cela fait partie du status et du contrat fait avec les citoyens non ? Hors la plupard du temps ils sont moins mobile dans le public que dans le privée.

              « ceux qui revendent leurs entreprises ou commerces et qui partent avec un revenu confortable. »

              Il faut des avantages a la prise de risque, un PDG, un commercant, un agriculteur est une personne qui prend un risque ! Cette personne doit être récompensée pour ce qu’elle a risqué, c’est tout l’interet justement de monter et de prendre des responsabilités. C’est un privilège qu’ils ont gagné.. alors qu’un fonctionnaire.. qu’a-t-il mérité pour obtenir un tel privilège par rapport a d’autres ?


            • c florian (---.---.162.39) 1er août 2006 14:42

              75% des jeunes veulent devenir fonctionnaire selon les déclarations, mais combien le désirent vraiment et tentent leur chance ? la police et l’armée cherchent encore du monde.

              « on ne choisit pas toujours le metier que l’on veux faire » on a toujours plusieurs choix quelque soit son niveau, on a même beaucoup plus de choix quand on ne réussit pas à l’école et que l’on part dans une branche pro, pour peu que l’on soit bien orienté.

              « ils sont déjà a temps plein » à voir si 35 heures est vraiment un temps plein. et rien n’empeche à une personne à temps plein de travailler encore plus si il veut gagner plus.

              « Hors la plupard du temps ils sont moins mobile dans le public que dans le privée » ça il faudrait vérifier. c’est surement vrai au niveau de l’emploi, moins au niveau géographique.

              « Il faut des avantages a la prise de risque » oui, et il en faut aussi à être fonctionnaire car le service public n’est pas suffisament intéressant. est ce que se balader de nuit dans la ville pour veiller à la sécurité de la population, travailler 48h d’affilée aux urgences, passer son été à éteindre des incendies sont suffisant pour mériter un tel privilége ? la fonction publique ce n’est pas seulement des gens qui foutent rien à la machine à café, il faut sortir des clichés. il y a des abus, mais beaucoup méritent largement de profiter un peu aprés 40 ans de service.


            • nono (---.---.94.25) 1er août 2006 17:44

              Formidable l’autosuffisance des fonctionnaires pour justifier ces inégalités est edifiante...

              Genre

              - j’ai passé un concours ..

              - j’ai reussi un concours (mode de recrutement archaique que excluent des millions de français notamment ce qui on fait les frais de la methode globale pour apprendre a lire par exemple)

              - je suis fonctionnaires

              Ma superiorité (laquelle on se demande) justifit ses inégalités...

              Parceque je le vaut bien....

              Enfin l’etat français emprunte non pour obtenir des credits pour pouvoir continuer a assurer la paye et les retraites de ces fonctionnaires... tout va bien..

              Ah oui je comprend pourquoi les syndicats ont aussi investit le monde syndical...pour que leurs privileges ne changent pas...


            • nono (---.---.94.25) 1er août 2006 17:53

              « Il faut arréter de réver, les agents publics n’ont plus d’emploi à vie depuis longtemps pour la bonne et simple raison qu’ils ne sont plus titularisés en tant que tel, mais embauchés comme personnels supplétifs corvéables à merci, l’exemple de cette postière de la région de Toulouse qui a du signé 47 contrats en 15 ans n’est que la face visible de l’iceberg. »

              Quelle mensong l’etat continue a ouvrir des postes par concours encore en statut fonctionnaire... c’est a dire avec la garantie d’un emploi a vie... http://concours.fonction-publique.gouv.fr/

              La poste est une entreprise aujourd’hui pas une administration...

              L’etat (et les collectivites locales) est endette mais on continue encore a distribue ce statut qui est totalement irresponsable et rend impossible une gestion des ressources humaines....

              Il faut supprimer ce statut.... qui peut dire l’evolution d’un metier d’un poste de travail ou la situation financiere d’un employeur publique dans 10 ans 20, 30, 50 ans.... a moins d’etre voyante....c’est impossible. c’est garantie de l’emploi est excessive et exagere en 2006


            • (---.---.93.112) 1er août 2006 18:51

              >« pas le droit d’avoir un second emploi rémunéré » > > ils sont déjà a temps plein.. normal..

              Ben non, pas toujours... Je suis contractuel dans la fonction publique, je suis à mi-temps (imposé...) et je n’ai pas le droit de cumuler avec un autre emploi, quel qu’il soit (public ou privé). Et il y a un paquet de fonctionnaires à temps partiel...

              >« ceux qui revendent leurs entreprises ou commerces et qui >partent avec un revenu confortable. » > >Il faut des avantages a la prise de risque, un PDG, un >commercant, un agriculteur est une personne qui prend un >risque ! Cette personne doit être récompensée pour ce >qu’elle a risqué, c’est tout l’interet justement de monter >et de prendre des responsabilités. C’est un privilège > qu’ils ont gagné.. alors qu’un fonctionnaire.. qu’a-t-il >mérité pour obtenir un tel privilège par rapport a >d’autres ?

              Il a réussi un concours. Donc, c’était le meilleur (ou un des meilleurs) parmi tous ceux qui voulaient la place. Les autres (les moins bons) doivent se rabattre sur autre chose, de moins bien.


            • c florian (---.---.162.39) 2 août 2006 10:23

              « les syndicats ont aussi investit le monde syndical » ça met en évidence la hauteur de l’intervention.


            • Mr Jo (---.---.200.108) 1er août 2006 11:04

              Tient, encore un pamphlet anti fonctionnaire d’un mec qui ne cotise pas au retraites chez nous et viendra en profiter une fois qu’il aura terminé de bosser à l’étranger.


              • SilenT BoB SilenT BoB 1er août 2006 11:19

                75% des jeunes souhaiteraient devenir fonctionaires, une grande majorite des gens souhaitent devenir fonctionnaires, cela prouve les avantages acquis. De toute facon quand dans 10 ans il y aura un 10 actifs pour 7 retraites, que les taux auront monte vous verrez...


                • Globalia (---.---.212.160) 1er août 2006 11:35

                  Vous sortez ça d’où ? A partir du moment où les gens se rendent compte qu’il n’auraont jamais un salaire aussi élevé que dans le privé, ils n’ont plus envie d’être fonctionnaire


                • Nico (---.---.244.143) 1er août 2006 11:55

                  Certe, certains salaires sont peut-être plus faible dans le public mais sans les primes, et oui une grande proportion de la population veut devenir fonctionnaire ! C’est pas nouveau ! stabilité de l’emploi, retraite plus tot et plus avantageuse !! ça laisse réfléchir !


                • Fred (---.---.155.75) 1er août 2006 13:24

                  « Vous sortez ça d’où ? A partir du moment où les gens se rendent compte qu’il n’auraont jamais un salaire aussi élevé que dans le privé, ils n’ont plus envie d’être fonctionnaire »

                  enfin ca ce n’est valable que pour les cadres car le salaire moyen dans le public est quand meme plus eleve que dans le prive. Et meme pour les cadres il y a une difference d’heures de travail qui est a peu pret proche de la difference de salaire. Donc on peut faire un salaire plus gros dans le prive a condition de travailler beaucoup plus ; a nombre d’heures egal la difference n’existe que pour les plus gros salaires.


                • simplet simplet 1er août 2006 11:28

                  bonjour,

                  à première vue les écarts sont édifiants, mais finalement :

                  - la durée de cotisation reste presque la même

                  - ok pour certains critères ( cumul, taux de rémunération ( au fait y font quoi comme job chez EDF pour avoir une retraite moyenne aussi élevée ?? )

                  - il y a 5 ans d’écart pour les départs à la retraite, mais quel est le niveau d’étude moyen de ses fonctionnaires ?? sont ils plus souvent diplomés d’études supérieures ou plutôt entrés par concours en sortie de bac ou autre ... ceci expliquerait celà..

                  - pour l’espèrance de vie, sur quoi ce sont basés les auteurs du tableau ??

                  - Quelle est la progression moyenne d’un salaire de fonctionnaire par rapport à un salarié du privé ???

                  - Au luxembourg çà se passe comment niveau âge de la retraite ??? Vous êtes bien là bas ?? Ou comptez vous revenir en France pour pouvoir profiter de notre système en fin de vie...

                  c’est pas un peu démago de critiquer un système que l’on a contourné pour attérir dans un style de « paradis fiscal » ???

                  Toutes ces questions, car votre article, bien orienté, vise une fois de plus à décrédibiliser la fonction publique ( dont je ne suis pas, je tiens à le signaler... ) mais je ne pense pas que vous exposiez tous les tenants et les aboutissants, donc je me questionne ....


                  • Hayek 1er août 2006 11:32

                    L’article est tout sauf orienté et basé uniquement sur des chiffres précis et authentiques. Biaiser le débat c’est juger celui qui l’écrit et non les arguments qu’il énonce. Pour vous répondre malgré tout, je suis parti pour fonder mon entreprise sans les contraintes administratives absurdes et jouir des fruits de MON travail. Je me démène chaque jour pour faire avancer ma boite et mes salariés, je trime et j’ai le droit d’en tirer les fruits.

                    Maintenant le débat est clos là dessus, revenons au coeur du sujet, les privilèges indécents de certains, en l’occurence la fonction publique.


                  • c florian (---.---.162.39) 1er août 2006 11:35

                    en fait pour l’age de départ à la retraite, l’écart est en partie du à la durée de cotisation (2 ans), et une autre partie à la durée moyenne de chomage d’un salarié du privé (1 à 2 ans). il faut prendre en compte aussi le souhait de certains de ne pas partir à la retraite (agriculteurs, patrons, cadres..)


                  • ohnil (---.---.94.51) 1er août 2006 12:41

                    Pour juger des privilèges que vous dénoncer, il aurait été honnete de comparer aussi les salaires du privé et de la fonction publique sur l’ensemble de la vie professionnelle.


                  • CP (---.---.163.102) 1er août 2006 13:01

                    Si cest une ENTREPRISE, il s’agit surtout des fruits du TRAVAIL DES AUTRES. Ou seriez-vous travailleur indépendant et votre entreprise, individuelle ?


                  • Fred (---.---.155.75) 1er août 2006 13:27

                    « Pour juger des privilèges que vous dénoncer, il aurait été honnete de comparer aussi les salaires du privé et de la fonction publique sur l’ensemble de la vie professionnelle. »

                    http://www.ifrap.org/1-lessouris/public-prive.htm


                  • zen (---.---.75.226) 1er août 2006 13:55

                    quand on prend comme pseudo « Hayek », quand on renvoie à un site où l’on prend comme modèle l’ultralibéral Reagan , on peut s’interroger sur les présupposés et les arrière-pensées d’un tel article...


                  • (---.---.135.33) 1er août 2006 17:21

                    Il est clair que l’auteur fait un article à charge pour défendre sa vision politique ultra-libérale qui ne veut pas d’Etat.

                    C’est pour cela qu’il n’y a pas de comparaison avec les pratiques douteuses du libéralisme en se qui concerne les rémunérations (salaires très élévés, augmentations sans commune mesure avec les résultats,...) et avantages annexes des dirigeants et cadres supérieurs (parachutes, assurances pour licenciements payés par l’entreprise, primes faramineuses pour départ négocié, ...).

                    Il faudrait aussi, et vous l’avez signalé parler des salaires moyens dans le privé et la fonction publique.


                  • (---.---.93.112) 1er août 2006 19:00

                    « L’article est tout sauf orienté et basé uniquement sur des chiffres précis et authentiques. Biaiser le débat c’est juger celui qui l’écrit et non les arguments qu’il énonce [...] Maintenant le débat est clos là dessus, revenons au coeur du sujet, les privilèges indécents de certains, en l’occurence la fonction publique. »

                    Justement, les chiffres sont biaisés, par exemple pour les salariés à temps partiel. Dans le public, quelqu’un qui travaille, par exemple, dix ans à 80%, n’aura cotisé que 8 années. Dans le privé, ça ne marche pas comme ça, le salarié aura lui bel et bien cotisé 10 ans. Et vraiment, ça change pas mal de choses.


                  • (---.---.227.183) 1er août 2006 11:50

                    Bof... C’est du Claude Imbert, mais lui au moins il s’est débrouillé pour être à la Trilatérale, au Siècle et à Bilderberg ! Vous travaillez pour quel holding financier, au Luxembourg ?


                    • Thucydide (---.---.101.8) 1er août 2006 12:19

                      Comme le dit Silent Bob, 75 % de jeunes qui veulent être fonctionnaires, c’est plutôt édifiant. Il faut se rendre à l’évidence, la fonction publique ressemble de plus en plus à une forteresse, et ce chiffre indique que les avantages à s’y trouver dépassent nettement les inconvénients. Qu’il y ait des disparités d’une fonction à l’autre est clair. Mais pourquoi toujours faire bloc pour masquer les abus ? Il y a, comme partout, des gens qui profitent à côté de ceux qui travaillent honnêtement et sérieusement, voire en font beaucoup plus. Or, ce sont toujours ces derniers qui sont mis en avant. Du coup, impossible de faire passer des réformes ciblées. Peut-être aussi par incompétence des partenaires sociaux.

                      Pour revenir au problème des retraites, et en essayant d’être constructif : pourquoi est-il si difficile de faire passer le message suivant : « d’accord, vous vous êtes engagé à vie pour une fonction dans l’idée que c’est sur la fin que vous en profiterez le plus, et vous trouvez malhonnête qu’on vous en prive au dernier moment ». Mais pourquoi une réforme des retraites ne serait-elle progressive, et ne concernerait pas en premier lieu les nouvelles embauches ? Il n’y aurait pas « tromperie sur la marchandise », et ce taux de 75 % serait certainement réduit. Le jour où il sera difficile de trouver des candidats à la fonction publique, il sera toujours temps de remettre quelques avantages pour lui rendre son attrait. Mais nous en sommes loin...

                      A ceux qui me répondraient que c’est dégueulasse pour les jeunes embauchés, je signale que le marché du travail est tel que ceux qui cherchent un emploi de nos jours sont soumis à un parcours du combattant de plusieurs mois à plusieurs années que n’ont pas connu leurs aînés, et que c’est profondément injuste (songeons aux abus scandaleux sur les « stagiaires » gratuits). Mais quel est le moyen de faire autrement, quand on a mangé tout son pain blanc ? Continuer à s’endetter pour injecter du fric dans une machine toujours plus grippée ? Jusqu’où ?


                      • Piwil (---.---.140.239) 1er août 2006 12:28

                        Est-ce vraiment un privilège ou est-ce simplement une notion de service public ? Car s’il est vrai que les privés paient une partie de la retraite des fonctionnaires, ils utilisent aussi le train, ont de l’électricité à bon prix, ammènent leurs enfants à l’école gratuitement... Pour moi il n’y a pas d’injustice au niveau du paiement des retraites, cela résulte simplement de la pensée capitaliste pour laquelle tout ce qu’on peut donner à l’état est du vol pur et simple. Mais que feraient-ils s’ils n’avaient pas accès aux soins gratuitement, s’ils payaient leur électricité 5 fois plus cher, si la scolarité de leurs enfants dépensait de leur niveau de revenus, si les trains étaient plus chers et moins sûrs ???

                        C’est de l’égoïsme de penser que l’on ne peux vivre que pour soi et que tout l’argent que l’on gagne doit servir uniquement à remplir notre petite cagnotte personnelle ! La solidarité existe encore, et elle doit être préservée.

                        Bien sûr il reste des inégalités frappantes, comme la durée de cotisation : celle ci est difficile à justifier et il est normal qu’elle soit alignée au niveau du privé. Mais nos parents et nos grands parents se sont battus pour obtenir des avantages sociaux, des congés, la retraîte plus tôt et l’on est en train de faire marche arrière. On peut aussi voir des inégalités par rapport aux hauts fonctionnaires qui peuvent à tout moment passer dans le monde de l’entreprise tout en continuant à percevoir un salaire de l’état. Pour moi les avantages sont là, et non privilèges !

                        Pour moi un privilègié est par exemple un patron qui gagne 1000 fois plus que son employé tout en travaillant autant. Certes il est normal que le patron gagne plus puisque c’est lui qui organise et qui fournit les outils de travail mais de la à aller jusqu’à un rapport de 1000 voire 10000 contre 1, il me semble que c’est profondément inégalitaire. Ou quand un joueur de foot gagne en 1 mois ce qu’un ouvrier gagnera en toute une vie de travail, est-elle là l’égalité, la fraternité, la solidarité ???

                        Le monde devient égoïste et ne sait même plus rendre hommage aux gens qui dans le passé ont fait le présent. Nous ne sommes pas en train de construire l’avenir de l’humanité, chacun essaie de s’enrichir dans son coin, sans se préoccuper du monde dans lequel ses enfants viveront ! Malgré ça j’ai foi en l’avenir, je pense que tout homme a une part de bien au fond de lui, simplement s’il n’arrive pas à la trouver il s’autodétruira...


                        • Fred (---.---.155.75) 1er août 2006 13:30

                          En quoi financer les retraites du public au niveau du prive changerait la donne du probleme ; les fonctionnaires seraient toujours payes en majeure partie par le prive sauf que leur retraite serait au meme niveau.

                          Apres je suis d’accord sur la difference entre un patron et un employe quand ce chiffre est effectivement proche de 1000. Cela dit des patrons comme ca, il n’y en a pas beaucoup puisque 92% des patrons sont patrons d’entreprises de moins de 20 employes.


                        • NaSH (---.---.149.214) 1er août 2006 14:29

                          Je ne vois pas vraiment en quoi le fait de travailler pour le public, justifie d’avoir une meilleure retraite et plus d’avantage.. ca n’a pas de sens.

                          La force déployée, la fatigue dans les deux secteurs est égale, (ou devrait l’être). De plus, le public devrait être encore plus économe que le privée, vu que ses fond viennent de la TVA, des impots sur le revenu, taxe d’habitations etc..

                          bref, les salaires et les retraites de nos fonctionnaires sont payée en partie par des smicard et RMIste.. et par égard pour eux, le public devrait sérieusement remmettre en question son efficacité.

                          J’ai travaillé dans les 2 secteurs et je sais qu’il y a de gros travailleurs dévoué dans le public.

                          Seulement mon salaire est entièrement payé par nos client, et c’est grâce à eux que je peux vivre, et je leur suis le plus possible dévoué. Dans le public, le service aux « usager » est souvent ce qu’il y a de plus déplorable, LE SALARIE DU PUBLIC PENSE QUE SON SALAIRE LUI EST DU PUISQUE SA MISSION EST NOBLE..

                          Il n’y a pas que le public qui aide a vivre, le medecin est un privé, la station essence, la voiture, le supermarché. L’implantation de tout ces services nous aide a vivre et eux également sont méritant. Le monde n’est pas plus égoiste, il devient peut etre plus juste ! Nous avons enfin le choix ! le pouvoir reviens au « usager ».

                          Aller vous plaindre a la poste, vous verrez comment on vous recois. Le monopole de cette entreprise conforte l’arrogance de ces employés.. Vivement la libéralisation, que le client reprenne le pouvoir et puisse leur dire « merde ! »


                        • olivier (---.---.229.136) 2 août 2006 09:48

                          N’importe quoi votre post.

                          D’abord vous parlez d’egoisme : mettez vous a la place d’un ouvrier qui lit ce tableau. Il dira de vous que vous etes egoiste et il aura raison. Pourquoi ne voulez vous par harmoniser les retraites avec les salariés et les ouvriers ? Parce que vous etes egoiste peut etre non ?

                          Et puis alors vos arguments du genre : « l’education c’est gratuit grace a nous, grace a nous vous avez le train ... » sont vraiment nul mais de chez complement nul. Rien n’est gratuit, meme pas l’education : il faut payer vos services messieurs avec des impots. Du coup on paye tous. Et puis quand bien meme vous n’en beneficiez pas peut etre ? Et sans impots sur notre travail, comment feriez vous pour faire fonctionner l’education nationale ?

                          Et le ponpon avec votre exemple du patron qui se gave sur le dos ... de salariés du privé : c’est un non sens. On se fait tous voler. Croyez vous avoir le monopole de l’indignation ? Les salariés du privé serait-il complice du vol des grands patrons ?

                          Franchement reflechissez avant d’ecrire votre prose est indigestion en plus d’etre truffé d’anneries.


                        • Mizo (---.---.81.250) 1er août 2006 12:28

                          Quel est donc votre « modèle de société » ? Vous vous dites « exilé à l’étranger où j’ai pu créer mon entreprise loin des tracasseries administratives ». C’est la recherche de l’exploitation maximale et du plus gros bénéfice.

                          Tout ça n’a rien de bien original. Vous vous en prenez aux travailleurs du secteur public qui ont un emploi stable, et ça fait partie de la course aux super-bénéfices. Ce qui, soit dit en passant, n’a rien à voir avec le libéralisme du XIX siècle. Dans le milieu avec lequel vous vous identifiez, le libéralisme a cessé d’exister depuis les années 1880 et vous ne l’incarnez en rien.

                          Vous l’avez un peu remanié, mais avant vous vous disiez « exilé au Luxembourg ». Un Etat qui pose un certain nombre de problèmes, d’après un certain nombre de rapports, par exemple celui de l’Assemblée Nationale :

                          http://www.assemblee-nationale.fr/rap-info/i2311-51.asp

                          enregistré en mars 2000 et mis en distribution en janvier 2002 :

                          "En dépit de l’adoption d’une législation anti-blanchiment et du souci de maintenir à la place financière du Grand Duché toute sa notoriété et sa respectabilité, la situation du Luxembourg demeure préoccupante en raison de la volonté de cet Etat, membre de l’Union européenne, de maintenir le plus longtemps possible la situation dérogatoire qui lui a permis de se transformer en place financière de rang mondial et de bénéficier d’une croissance économique inégalée au sein des pays occidentaux.

                          Trois aspects d’actualité illustrent cette attitude de résistance du Luxembourg qui entrave les progrès de la lutte contre la délinquance financière.

                          Sur le plan fiscal, un accord politique est intervenu au niveau de l’Union européenne sur le texte de la future directive relative à la fiscalité de l’épargne 30. Cet accord va constituer la base des prochaines négociations avec les pays tiers (Etats-Unis, Suisse, Liechtenstein, Monaco, Andorre et Saint-Marin).

                          D’ores et déjà, les Etats membres concernés (Pays-Bas avec les Antilles néerlandaises et Aruba, Royaume-Uni avec les Dépendances de la Couronne) ont eu, avec leurs territoires dépendants et associés, des discussions pour obtenir de ces derniers l’adoption, en matière de fiscalité de l’épargne, de mesures semblables à celles de l’Union européenne.

                          Dans ce mouvement général, le Luxembourg, qui a fait de l’application de l’harmonisation fiscale par les pays tiers et les dépendances de l’Union européenne, une condition essentielle de son engagement, ne peut aujourd’hui qu’être contraint d’évoluer, en modifiant notamment l’étendue de son secret bancaire dont la levée ne pourra plus être indéfiniment limitée à l’existence d’une procédure judiciaire pour délit grave et devra être appliquée à d’autres formes de coopération (administrative, interbancaire...).

                          Toutefois, le Grand Duché a maintenu sa position et il n’adoptera pas le mécanisme d’échange d’informations, appelé à devenir la règle dans les pays de l’Union européenne en 2010, tant que l’attitude officielle de la Suisse sera elle aussi de préserver son secret bancaire et de refuser l’échange d’informations au profit d’un prélèvement fiscal à la source.

                          C’est donc une action très ferme que l’Union européenne et l’ensemble des parlements des pays membres doivent engager, à la fois auprès du Grand Duché du Luxembourg et de la Confédération helvétique pour démanteler un secret bancaire trop rigoureux et dont l’application aveugle va à l’encontre des objectifs définis au niveau de l’Union européenne de lutte contre la criminalité organisée et de renforcement de la coopération judiciaire.

                          Sur le plan institutionnel, les autorités luxembourgeoises semblent peu disposées à évoluer, si l’on en juge par l’absence d’engagement politique sur la disparition des holdings 1929 et la volonté parallèle de promouvoir, par le biais de l’adoption du projet de loi de ratification de la Convention de La Haye sur les trusts, la fiducie luxembourgeoise, dont la vertu première serait de garantir, en pratique, l’anonymat de l’ayant droit économique, bénéficiaire réel des fonds gérés.

                          Sous l’effet de pressions extérieures multiples et renouvelées, les autorités de contrôle luxembourgeoises - CSSF et Commissariat aux assurances - sont finalement intervenues en novembre 2001 pour imposer aux établissements l’obligation, pourtant déjà contenue dans la loi, de procéder à une déclaration de soupçon en cas d’indice de blanchiment, même en l’absence de relation d’affaires.

                          Sans doute faudra-t-il envisager, de la même façon, des interventions répétées pour que les mécanismes équivalents du trust et de la fiducie, fortement dénoncés par le GAFI, ne soient pas promus et encouragés par la législation luxembourgeoise.

                          En matière de coopération judiciaire, le Grand Duché continue d’offrir une résistance incompréhensible au sein de l’Union européenne. Le refus de supprimer totalement les voies de recours à l’encontre des commissions rogatoires internationales, constitue une entrave à la réalisation des objectifs définis lors du Sommet européen de Tampere en octobre 1999 et témoigne d’un manque de confiance mutuelle à l’encontre des autres pays membres de l’Union sur la qualité et la capacité de leurs systèmes juridiques à garantir le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

                          Cette attitude, offensante sur le plan des principes, n’aboutit, sur un plan pratique, qu’à ralentir inutilement les procédures judiciaires visant à réprimer la grande criminalité astucieuse.

                          Il convient donc, sur cette question, de poursuivre le dialogue et d’amener les parlementaires luxembourgeois à considérer la loi du 8 août 2000 comme une première étape avant la normalisation par le Grand Duché des conditions d’octroi de son entraide judiciaire en matière pénale. "

                          (fin de citation)


                          • olivier (---.---.229.136) 2 août 2006 09:50

                            c’est trop facile de nier la realité en denigrant l’auteur. Concentrez vous sur les chiffres vous serez credible.


                          • Hayek 1er août 2006 12:36

                            De l’art de noyer le poisson. Mes choix personnels ne concernent pas le sujet abordé ici. Ramener sans cesse le débat là dessus c’est vous décrédibiliser.

                            Si ces privilèges sont critiquables, c’est car ils sont financés par les autres cotisants pour partie et par les contribuables pour l’autre partie.

                            A cotisation égale, retraite égale. Je veux juste l’égalité en droits.


                            • CP (---.---.163.102) 1er août 2006 12:59

                              Et les salariés, ne « financent-ils » pas les patrons de leur sueur ? Connaissez-vous la notion de plus-value ? Je parie que oui.


                            • Mr Jo (---.---.200.108) 1er août 2006 13:19

                              Il me semble que dans un article récent vous vous déclarez opposé aux privilèges (ça doit être dans l’article sur les mensonges de nos élites), et dans celui ci vous dénoncez les privilèges des fonctionnaires (et encore, c’est présenté de façon à montrer les avantages des fonctionnaires, sans toutefois présenter les désavantages de l’être), mais d’évidence ça ne vous gène pas d’aller chercher les privilèges fiscaux là ou ils se trouvent.

                              On ne peut pas aller à la chasse aux privilèges que quand celà nous arrange mon cher monsieur.


                            • Fred (---.---.155.75) 1er août 2006 15:16

                              "Il me semble que dans un article récent vous vous déclarez opposé aux privilèges (ça doit être dans l’article sur les mensonges de nos élites), et dans celui ci vous dénoncez les privilèges des fonctionnaires (et encore, c’est présenté de façon à montrer les avantages des fonctionnaires, sans toutefois présenter les désavantages de l’être), mais d’évidence ça ne vous gène pas d’aller chercher les privilèges fiscaux là ou ils se trouvent.

                              On ne peut pas aller à la chasse aux privilèges que quand celà nous arrange mon cher monsieur."

                              Vous appelez ca un privilege de ne pas payer autant en impot que le salaire de votre employe ? Il faudra bien arriver a comprendre un jour que le pays ne fonctionne que parce que des gens prennent le risque de monter leur boite.


                            • Mr Jo (---.---.200.108) 1er août 2006 16:39

                              Payer des impôts n’est pas une tare, c’est ce qu’on en fait qui est déterminant, et c’est ce qu’ont par exemple compris les pays du nord de l’Europe ou les impôts sont bien plus élevés et bien mieux utilisés qu’en France.

                              Et oui, je trouve que de profiter des conditions fiscales avantageuses d’un pays étranger est un privilège, et un privilège qui rapporte bien plus que les quelques pourcents dénoncés par ci par là par ce monsieur. Et d’ailleurs si on faisait un comparatif entre les « économies » d’impôt réalisées par l’auteur et les « gains » sur la retraite d’un petit fonctionnaire par rapport à quelqu’un du privé, je ne suis pas sur qu’on verrai les privilégiés au même endroit.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Hayek


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès