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Accueil du site > Actualités > Société > Salaires indécents : quelques réflexions sur la notion de « mérite (...)

Salaires indécents : quelques réflexions sur la notion de « mérite »

 Le cas Proglio, après bien d’autres et des pires, relance le débat sur les revenus extraordinaires et indécents des grands patrons et autres "grands serviteurs de l’Etat", comme aiment les appeler obséquieusement ceux qui leur servent la soupe.
 
Il faut bien parler de revenus car ces élites, outre leur salaire connu, hors norme, cumulent de nombreux avantages non négligeables (stocks-options, jetons de présence à divers Conseils d’Administration, primes, avantages en nature ( ! ), etc. Si bien que leur haut, très haut, salaire peut être multiplié par 2 ... ou 3... car, on ne sait pas tout.
Et quand ces messieurs quittent la haute fonction qu’ils occupent, on leur offre souvent une retraite dorée, aussi appelée "parachute" ou "chapeau". Quels que soient les résultats financiers d’ailleurs...
 
Question bête et méchante : comment peuvent-ils quitter leur haute fonction puisqu’ils étaient considérés comme uniques et irremplaçables ? Première arnaque que le système veut nous faire avaler, car si chacun est unique, personne n’est irremplaçable.
 
Nous sommes là au coeur du système capitaliste exporté par oncle Sam : n’importe qui peut accumuler, sans limites, des fortunes considérables et il ne suffit pas d’être d’une intelligence supérieure ( sinon, des centaines de millions d’individus pourraient prétendre à de telles fortunes ), mais il faut y ajouter une ambition démesurée, de la chance, de la ruse, des réseaux, pas trop de principes moraux et, bien sûr, ne le nions pas, du talent pour "les affaires".
En résumé, il faut être à la bonne place au bon moment et saisir l’opportunité.
 
Ensuite, il suffit qu’une entreprise, privée ou nationalisée, dégage des bénéfices confortables pour que celui qui la dirige se voir accorder par son C.A. des revenus de nabab.
 
Harpagon a fait beaucoup d’émules dans nos sociétés. Nombreux sont ceux qui sont scandalisés par ces excès, à juste titre.
 
J’aimerais, à ce propos, poser quelques questions simples à l’un de ces vautours ( mais je doute qu’un seul soit capable d’y répondre ...)
 
Par exemple  : quand on a plus que largement de quoi vivre, tout le confort imaginable, tous les biens désirés et même l’avenir de ses enfants assurés pour trois générations, pourquoi vouloir encore dix fois plus, cent fois plus, mille fois plus ?
( cette cupidité s’apparente, pour moi, à une psychopathie assez grave, proche de celle des dictateurs )
 
Par exemple  : estimez-vous que vous méritez autant  ?
J’imagine une certaine gène à répondre à cette question.... Si la réponse est "oui", je pense à une autre psychopathie, une hypertrophie de l’ego, proche de la paranoïa.
Mais la réponse la plus probable serait : " ces millions, on me les offre, donc je les prends. Et vous, vous les refuseriez ? " Et cette réponse, d’une certaine logique, renvoie au système économique qui permet cela, en dehors de toute norme et de toute mesure, ne parlons même pas de "morale", un mot qui n’existera bientôt plus dans la langue française.
 
Une notion galvaudée
 
Attardons-nous un peu sur cette notion de "mérite", un mot usité de façon tellement abusive qu’il en a perdu tout son sens et tout son bon sens.
 
Lorsque le sujet des grandes fortunes est abordé dans l’opinion publique, que l’on demande son avis au peuple "d’en bas", , il est navrant de constater qu’une majorité admet, et même justifie les revenus monstrueux avec des arguments simplistes tels que : " c’est qu’ils doivent le mériter ", ou encore " moi, ça ne me gène pas ". Et s’il s’agit des idoles du show-bizz, artistes ou sportifs, le bon peuple masochiste est encore plus clément.... Touche pas à mon idole !
 
Mais celui qui trime huit heures par jour sur une chaîne d’assemblage, n’a-t-il pas autant, sinon plus, de mérite ? Ca veut dire quoi, aujourd’hui, le "mérite" ?
 
Il y a un principe de base qu’il faudrait adopter et intégrer, c’est que quel que soit son mérite personnel, AUCUN homme sur terre ne mérite de gagner 1000 fois plus qu’un autre, ni même 100 fois plus. Sans vouloir mettre tout le monde sur un pied d’égalité, l’échelle du mérite rapportée aux revenus ne devrait pas dépasser 1 à 12. Ce qui est déjà pas mal. ( le NPA, quant à lui, propose 1 à 5 ).
 
 L’alibi du mérite ou de la responsabilité, c’est de la poudre aux yeux pour faire admettre l’inadmissible. On veut nous faire croire qu’il y a des hommes tellement supérieurs aux autres qu’ils sont uniques et irremplaçables aux postes qu’ils occupent. C’est FAUX évidemment !
Prenons le cas d’un "grand capitaine d’industrie" comme on aime les appeler. Il est entouré d’un staff de collaborateurs et de conseillers qui font tourner la boutique et qui sont capables de prendre les bonnes décisions en l’absence du "grand patron".
D’autre part, la réussite d’une grande entreprise ( comme d’une petite ), dépend beaucoup de facteurs externes, favorables ou défavorables, et dont la maîtrise échappe au pouvoir local. Ce sont les aléas de la mondialisation.
 
Et puis, ce patron si indispensable, si surévalué, devra bien laisser la place, un jour, à un successeur... toujours aussi unique et irremplaçable  ?
 
En réalité, le vice du système capitaliste, c’est qu’on rémunère des gens bien placés non en fonction d’un illusoire mérite extraordinaire, mais en fonction des résultats financiers, qu’il s’agisse d’une multinationale, d’une banque, d’un fonds de pension oui d’un club sportif.
Le mérite et la responsabilité, qu’on met en avant, ne sont que des alibis mensongers destinés à perpétuer un système inique.
 
Le chirurgien qui opère a une responsabilité personnelle plus grande que celle d’un grand patron puisqu’il est responsable d’une vie, celle de son patient.
 
Oui mais, nous dit-on, tel industriel donne du travail à des milliers d’ouvriers.... C’est vrai, mais sans ces ouvriers, il ne serait rien. Ce sont ces ouvriers qui lui permettent, d’ailleurs sans qu’on leur demande leur avis, d’amasser des fortunes indécentes.
On peut donc estimer que ces fortunes sont volées à ceux "d’en bas" qui y participent.
 
C’est Balzac qui disait : à la base de toute fortune, il y a un crime qu’on ignore.
 
On parle de " moraliser le capitalisme " ? Il en a bien besoin mais, pour ma part, je doute que le capitalisme soit moralisable...
 
Alors, une autre solution ?
 
 
 
 
 
 
 

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87 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 janvier 2010 11:23
    « On parle de » moraliser le capitalisme " ? Il en a bien besoin mais, pour ma part, je doute que le capitalisme soit moralisable...Alors, une autre solution ?« 

    Au lieu de vouloir, à toute force, baisser les plus hautes rémunérations (nivellement par le bas), ne vaudrait-il pas mieux mettre en oeuvre les moyens propres à augmenter les faibles rémunérations ( »nivellement" par le haut) ?


    • iris 28 janvier 2010 11:27

      la cupidité est telle que c’est par la loi que l’on peut diminuer ces hauts revenus- ou par la force-si vous espérer que les patrons vont donner des augmetnations-c’est une utopie...ou UNE ILLUSION-
      déja que le bas peuple ne mérite pas de voter ou que leur vote en vaut 2 ou 3 -dixit certains patrons-pour eux c’est de la piétaille...


    • Fergus Fergus 28 janvier 2010 11:39

      @ Jean-Piere Llabrès.

      Les deux : il faut évidemment augmenter les bas salaires, masi également diminuer de mùanière drastique les indécents revenus d’hommes qui n’ont même pas engagés leurs fonds propres !


    • leypanou 28 janvier 2010 17:17

      On ne peut pas baisser les plus hautes rémunérations, mais on peut taxer fortement au-delà d’une certaine somme (jusqu’à 90%), ce qui a été déjà fait ailleurs, en particulier aux Etats-Unis, il y a un certain temps. Encore faut-il avoir la volonté politique et la conviction politique pour le faire. Ce qui n’est certainement pas le cas de la majorité actuelle, ni celle de la gauche social-libérale -DSK et autres Jospin. Des études ont été faites sur la ratio salaire moyen d’un employé dans une entreprise sur celui du pdg, cette ratio n’a fait qu’augmenter d’une manière vertigineuse ces dernières années (genre de 1 à 50 à 1 à 400).


    • ZEN ZEN 28 janvier 2010 18:08

      L’auteur n’imagine pas ce qu’il faut comme pognon pour acheter un modeste jojou comme celui-ci !  smiley


    • ZEN ZEN 28 janvier 2010 18:20

      « joujou », bien sûr


    • gimo 29 janvier 2010 01:17

      mais non si le petit monte les ht eux baisses et c’est cela q’ils ne veulent )pas


    • Fergus Fergus 28 janvier 2010 11:42

      Bonjour, Markoff.

      Très bon article. Vous n’avez oublié qu’une chose : souligner le fait que ces hommes cupides sont membres des mêmes conseils d’administration et se renvoient sans cesse l’ascenseur dans cette indécente course à la fortune.


      • voxagora voxagora 28 janvier 2010 12:24

        Je connais quelqu’un qui ne se chauffe pas pour économiser quelques euros,
        mais il paye quand même à EDF un abonnement égal à celui qui vit dans le confort.
        Il n’est pas parmi les plus malheureux, mais il doit choisir entre le chauffage et Internet.

        Il procède ainsi à tout un tas d’autres arbitrages : le coiffeur ou manger, le bus ou pédibus etc..
        Des millions de français payent ainsi leur dîme à EDF.

        Mr Proglio ne vit pas sur la même planète. Lui c’est un boulot et un autre et un autre et un autre mais évidemment pas en même temps, car pour lui aussi les journées ont 24 h. Mais ça ne fait rien, salaires et retraites s’aditionnent quand même, payés par les abonnés à l’eau et à l’électricité, qui sont nombreux.

        Il faut beaucoup de pauvres pour faire un riche.



        • Romain Desbois 28 janvier 2010 20:08

          non non, not’Président a dit que c’est un bon !

          D’ailleurs l’exemple de Gallois est édifiant, il gagne 12 fois plus depuis qu’il est passé de la SNCF à EADS. Faut croire que c’était pas un bon et qu’il est devenu bon ;

          Moralité plus on paye les gens plus ils sont bons !


        • Yena-Marre Yena-Marre 28 janvier 2010 12:34

          Bonjour,
          Effectivement une échelle des salaires raisonnable serait la bien venue, mais c’est un serpent de mer. Je crois que l’idée en revient à Henry Ford qui à son époque parlait pour une graduation de 1 à 30.Désormais on ne peut plus compter tellement c’est énorme !
          Que peuvent bien t’ils faire de tout ce fric gratté sur le dos du prolétariat ?


          • joelim joelim 28 janvier 2010 13:47

            Ils s’en servent pour acheter un ou plusieurs châteaux, domaines, palaces, et pour payer les palaces dans leurs déplacements. Supprimons les palaces ? Mais aussi les Patek, les Rolex, les yachts, les maseratis... Pas facile, plus simple d’instituer un revenu hors tout maximum de 30 fois le salaire de base, mais il y a quelques embûches encore avant d’y arriver.


          • JL JL 28 janvier 2010 14:04

            Un impôt sur les revenus réellement progressif au point de devenir quasiment confiscatoire au delà de 30 fois le revenu minimum imposable serait La solution.

            Il est facile de déterminer un revenu minimum à partir duquel on commence à être imôpsable. Connaissant le montant estimé nécessaire au fonctionnement de la chose commune : les services publics et les investissements, disons la moitié du PIB, on peut établir la fonction qui répartit l’impôt de la manière la plus équitéable qui soit. Le bouclier fiscal est inique en ce que le taux réel devient dégressif à partir d’un certain niveau de revenu.


          • furio furio 28 janvier 2010 12:59

            Putaing ! proglio, il a pas fait encore un mois de travail ! le mérite ? il empoche 1 600 000 euros divisés par 12 le premier !!! Putaing il a du mérite à ce faire chier pour 133 333.33 euros / mois !!!!

            fatalement qu’il a du mérite puisque talonetto l’a choisi : il choisit que les bons le naing !!! 

            Et talonetto y savait pas que « l’enculé »de proglio il avait 13 000 000,00 d’euros de provisionné pour sa retraite chapeau comme y disent ! putaing !

            Je m’excuse je vais vois MHSC-OM !! Allez Montpeu !!


            • LE CHAT LE CHAT 28 janvier 2010 13:08

              non les ploutocrates ne mérite pas de tels salaires , ça s’apparente à de la prédation pure et simple sur les autres !

              Quelques chiffres à méditer...


              Selon un rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) :

              Les 3 personnes les plus riches du monde sont aussi riches que les 48 pays les plus pauvres.

              Les avoirs des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliards d’habitants.

              Les 225 personnes les plus riches disposent d’une fortune équivalente au revenu annuel cumulé des 47% d’individus les plus pauvres de la planète, soit plus de 3 milliards de personnes.

              Selon le même organe des Nations-Unies, il suffirait de moins de 4% de la richesse cumulée de ces 225 plus grosses fortunes mondiales (évaluées à plus de 1000 milliards de dollars) pour donner à toute la population du globe l’accès aux besoins de base et aux services élémentaires : santé, éducation, alimentation.


              • Algunet 28 janvier 2010 17:44

                Bonjour le chat, je plussoie mais, sachant que les pauvres en France ( cad toute personne ne gagnant pas 5000 par mois !) dépensent 60 millons d’euros par jour pour jouer au loto, je pense qu’il n’est pas raisonnable de trop leur en donner !

                Bon d’accord je sors.... smiley


              • Romain Desbois 28 janvier 2010 19:54

                La fortune des Mulliez correspond à 17 800 ANNEES de SMIC.

                Entendu sur France Inter dans « Là bas si j’y suis »


              • LE CHAT LE CHAT 29 janvier 2010 09:54

                @algunet

                les pauvres ont bien compris qu’ils n’ont aucune chance d’accéder à une certaine aisance grâce aux salaires , les bons salaires reviennent seulement à une caste de privilégiés !


              • ddacoudre ddacoudre 28 janvier 2010 13:14

                bonjour markoff

                philosophiquement tu as raison, alors ou les salariés sont cons ou ils ont peurs ou peut-être les deux à la fois ou une troisième solution il en rêve, ou ultime solution la boétie avait vu juste.
                une chose est certaine ils sont incapables d’un quelconque rapport de force, pire comme l’a écrit il y a bien longtemps la boétie dans le « discourt sur la servitude volontaire » ils cirent les bottes du système qui les exploite, cela a toujours été le cas et il n’y a pas de raisons que cela change, ce ne sont pas eux qui font les révolutions, notre président le sait et son ouverture à gauche ne vise qu’a les priver des élites qui pourraient lui nuire.

                je te joins deux liens
                http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=68735

                http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=68945

                cordialement.


                • Markoff 29 janvier 2010 00:28

                  bsr dd, merci pour les liens. Intéressant, mais j’ai du mal à suivre ( fatigue ? ).
                   Je vais m’y replonger. Au fait, c’est quoi le « holisme »  ? Pas trouvé dans mon petit dico...
                  ( faut pas être trop savant avec moi ! ... )  smiley

                  Cdt


                • gimo 29 janvier 2010 01:51

                   la reponse le tout ce n’est pas français déformation de l’anglais
                  par op déminuer voila 


                • King Al Batar Albatar 28 janvier 2010 13:14

                  Robespierre estimait que si on possédait plus que de quoi nourrir et hebrger jusqu’à trois descendance, on était nuisible pour la soiété car on privait forcément quelqu’un de quelquechose.

                  Du coup on se faisait couper la tête.

                  La tehode est radicale, mais il a de l’idée. Plafonner le patrimoine pour en faire profiter à tout le monde.... Merde je vire coco !

                  Non sans plaisanter, on se masque les yeux avec le problème des salaire trop elevé. Ce n’est aps un vrai probleme. Le probleme ce sont les salaire les plus bas. Si tout le monde avait de quoi vivre décément et heureux, si le SMIC était à 2000 euros net et que les prix seraient les memes qu’aujourd’hui, Bref dans une socité idéale (style pays nordique, à part le froid) le probleme ds salaires trop élevès ne se poserai pas, car tout le monde se contenterai de ce qu’il.

                  Le probleme aujourd’hui c’est qu’une grande majorité à du mal à avooir de quoi vivre décement. Du coup on trouve un salaire trop élevé indecent.


                  • PhilVite PhilVite 28 janvier 2010 13:59

                    Une telle distorsion entre ultra haut revenus et salaire minimum (théorique) est intenable moralement. Injustifiée et injustifiable. C’est un problème d’éthique, pas d’économie.
                    On sait très bien que répartir les ultra hauts revenus sur les plus bas ne changerait rien ou quasiment rien pour ceux-ci. Question de nombre.
                    De même, le problème de l’accumulation - la confiscation - de la richesse par certains, est aussi un problème d’éthique. Une société qui admet des ultra-riches et les ultra-démunis, comme c’est le cas de la nôtre, est une société mal réglée, tout simplement. Dans ce domaine-ci aussi, les extrêmes sont haïssables. Si les écarts de situation des uns et des autres sont acceptables, voire même nécessaire au dynamisme de la société, les excès actuels nous ramènent tout droit à l’ancien régime. Les maîtres (détenant l’argent, donc le pouvoir) d’un côté, les gueux (négligeables, misérables et envieux) de l’autre. Ces écarts révèlent une société bancale donc les règles (devenues léonines) sont à refondre d’urgence, dans le sens du mieux être du plus grand nombre.
                    Vous me direz que le capitalisme n’a rien à foutre de la morale, et c’est justement pour ça que le libéralisme doit être doté de règles visant à contenir ses dérapages.


                  • oncle archibald 28 janvier 2010 14:36

                    La fausse raison du « mérite » pour justifier des rémunérations indécentes : 

                    combien devrait recevoir l’urgentiste qui t’a ramassé sur la route agonisant après un accident, t’a transporté rapidement et sans te blesser davantage jusqu’à l’hopital, t’a remis à l’équipe de soins ? Et dans cette équipe, combien devrait recevoir le chirurgien qui a fait le geste adéquat qui t’a permis de continuer à vivre sans être diminué ? 

                    Veuillez repondre avec comme unité de mesure le salaire d’un footbaleur de haut niveau. 2 fois plus ? 10 fois plus ? cent fois plus parce que la vie n’a pas de prix ? deux fois moins parce que c’est déjà énorme et 100 fois plus que ce qu’il gagne ordinairement ? Merci pour vos réponses argumentées ... 

                  • Markoff 28 janvier 2010 15:11

                    Philvite, bien d’accord avec ce que vous dites.

                     Vous mettez le doigt sur un aspect important et que j’aurais dû mentionner, c’est que, au delà de l’aspect éthique et moral, les trés grosses fortunes donnent à leurs détenteurs un pouvoir occulte mais extraordinaire, et c’est ce qui est trés malsain et dangereux.

                    Ils sont à Davos en ce moment, mais ils ont d’autres réunions plus ou moins secrètes, comme la Trilatérale ou la Bilderberg et ceux sont eux qui dirigent le monde économique.

                    Clt


                  • King Al Batar Albatar 28 janvier 2010 13:21

                    un petit exemple, je bosse pour une banque qui a provisionner un montant hallucinant pour remunéré ses tradeurs, qui sont moins de milles dans la boite.

                    Nous ls conseiller on a eu une prime relatif au resultats de la banque de 1200 euros brut qu’on va touché en fin de moi.

                    Si chacun des employé de la banque avait pu percevoir une partie du montant total alloué aux traders divisé par le nombre d’employé (16 000), la prime aurait été de 14 000 euros chacun .

                    Et bien ca me fait vraiment chier poarce que c’est aps juste. Eux ils sont moins de 1000 et il se partagent le gateau.

                    Je sais que vous allez tous m’insulter et me traiter de sale banquier, et en plus vous aurez raison.

                    Mais l’argent avec lesquels les traders jouent c’est nous qui le collections, donc nous sommes autant actif dans les gains de l’entreprise que ces bandes de tafioles boutonneuse.

                    Ca m’agace putain smiley


                    • foufouille foufouille 28 janvier 2010 14:03

                      en tant que banquier tu essaie de vendre des merdes aux clients ?


                    • LA MACHINE A ECRIRE LA MACHINE A ECRIRE 28 janvier 2010 14:20

                      Si c’est juste, malheureusement ; dès lors que les banques gagnent énormément plus en jouant sur les marchés financiers qu’en prêtant de l’argent pour faire vivre l’économie réelle.


                    • King Al Batar Albatar 28 janvier 2010 14:22

                      ou iet non car mes clients ne sont pas des particuliers, mais des sociétés, donc le rapport à l’argent n’est pas tout a fait le meme.

                      Je ne fais pas de placements ou d’épargne. Je finance la création d’entreprise et gére des compte soit de PME soit d’entreprenuers individuels type avocats, médecins etc....

                      Mais pour répondre à ta question, oui un petit peu quand même de toute facon....

                      Heureusement que j’ai un deuxième boulot de journaliste sportif, pour me changer les idées. Un jour j’en vivrais (je l’espere) et je pourrais envoyer chier ce monde de merde qu’est la banque (car personne n’y rentre par vocation) composé de suceurs et d’hypocrites....

                      Mais bon en attendant ca me permet de bien manger...


                    • King Al Batar Albatar 28 janvier 2010 14:29

                      Non ce n’est pas juste la machine a ecrire car c’est nous qui collectons l’argent avec lequel ils jouent. et en terme de proportion au gain généré, il ont plus que ce qu’il font gagner, puisque si nous nous collectons 1 milliards d’avoirs sur une année, que les beneficices annuel le PNB est de 3.1 milliards, cela veut dire qu’ils en font gagner 200% plus que nous. Leur prime et largement supérieur à ce quotat.


                    • LA MACHINE A ECRIRE LA MACHINE A ECRIRE 28 janvier 2010 15:00

                      Je comprend votre frustration, mais je pense vraiment que les sommes que vous pouvez faire gagner sont mille fois inférieures à ce que les traders peuvent faire gagner. Ce n’est pas normal, mais c’est comme ça. C’est d’ailleurs pourquoi les banques se battent pour échapper au contrôle des états, pour continuer à se gaver en spéculant sur les marchés au lieux de miser sur leur vrai métier, votre métier, auprès des entreprises.


                    • JahRaph JahRaph 28 janvier 2010 15:38

                      @Albatar : merci pour ces chiffres très instructifs !!!

                      J’aime beaucoup votre citation de Robespierre dans votre précédent commentaire. Je ne la connaissais pas.

                      Ceci dit :

                      - Plus y a de riches, plus y a de pauvres ?
                      ou bien
                      - Plus y a de riches, plus y a de riches ?

                      Dans le système ultra-capitaliste actuel, je pencherai pour la première assertion. Car une des manières de devenir riche, c’est d’employer le maximum de types, en les payant le minimum, et en augmentant au maximum leur productivité.

                      Il faut être logique :
                      - ou bien il n’y a pas de limites aux salaires les plus hauts, et donc pas de limites aux impôts progressifs (qqun qui gagne 100 milliards d’€ pourrait ainsi payer 99,9% d’impôt ; il lui resterait tout de même la coquète somme de 100 millions d’€...)
                      - ou bien il y a une limite des impôts (genre bouclier fiscal), mais également une limite des salaires les plus hauts.

                      Sinon, tout à fait d’accord pour le SMIC à 2000€ net, car le moindre loyer se paie 500€ en région parisienne.


                    • K K 28 janvier 2010 15:44

                      Machine à écrire :

                      Sans les dépots des clients (industriels ou particuliers) les traders n’ont pas les liquidités pour jouer leur rôle. Et dans ce cas, ils ne rapportent plus rien, ou beaucoup moins. 

                    • King Al Batar Albatar 28 janvier 2010 16:07

                      Merci K.

                      Bien sur, collecter les fonds des clients c’est aussi important que de les jouer en bourse après....

                      Mais bon je finis par me dire que les conseillers sont en quelques sorte les ouvriers de la banques. D’ailleurs je ne finis pas j’en ai toujours été convaincus. Le pir de tou c’est qu’on ne gagne pas des milles et des cents comparé à un niveau d’études somme toute honorable (BAC +5). Mais bon pour la majeures partie des francais, les banquiers sont les voleurs. Je le voit de l’intérieur ils ont raison, mais le terme banquiers n’est pas le bon.

                      Meme les cadres de la banques ne sont pas des voleurs (putain je suis cadre bordel de merde !), ce sont les dirigeants, les actionnaires et les traders qui s’en foutent plein les poches. Quand je voit à peu pres combien touche mon n+5, c’est a dire le directeur de l’ensemble des agence de la moitié du 92 (ce qui est déjà pas mal), ca me donne vraiemnt pas envie de faire son boulot et de continuer....

                      J’espere qu’un jour je pourrai vivre de mes piges, enfin.....


                    • samir 29 janvier 2010 10:47

                      Salam-Shalom Albatar,

                      le probleme vient de l’opposition rentabilité du capital vs rentabilité du travail...
                      les actionnaires demandent de plus en plus de rentabilité du capital cela se fait au detriment du travail (les employés) c’est l’evolution depuis plusieurs decennies

                      il n’y a pas de moral dans cette jungle...
                      Seule la loi/contrainte peut ramener a la raison tous ces gens...

                      de plus il est faux de dire que les traders ne peuvent investir que seulement il y a des depots...

                      il est connu que la capacité de prets des banques c’est le fameux 1/9, pour 100 euros de depot je peux preter 900 euros virtuels...

                      par contre un moyen de mettre le systeme a genou serait que nous tous francais retirions TOUS en meme temps 200 euros en liquide de nos comptes...


                    • zelectron zelectron 28 janvier 2010 13:33

                      Le grand Henri Ford soi-même disait qu’avec 30 fois le salaire de base d’un de ses ouvriers c’était suffisant.


                      • sleeping-zombie 28 janvier 2010 13:44

                        Interessant article...

                        « Alors, une autre solution ? »

                        moi foi, sans ce creuser la tête, on peut tenter de revenir aux fondamentaux de l’économie : l’argent n’existe pas en tant que tel, ce n’est qu’un contrat social destiner à pouvoir transférer du « temps de travail ».
                        A partir de là, on vire toutes les monnaies du monde pour les remplacer par la notion originale, le temps. Tu bosses 8h, t’es payé 480 minutes. Un paquet de céréales a demandé 5 minutes pour être créé, t’en achètes un, il te reste 475 minutes...
                        Déjà ça casserai la spéculation et la délocalisation.

                        Ensuite, si on considère que les plus criantes inégalités actuelles ont pour origine une inégalité passée, on pourrait supprimer l’héritage. En France, l’espérance de vie est d’environ 80 ans, avec l’arrivée des gosses vers 25-35 ans. Autrement dit, quand on hérite, on a a peu près 50 ans, la vie déjà faite, et on n’en a pas vraiment BESOIN (sauf quelques rares exceptions, mais on est 60 millions, on trouve de tout).

                        Bref, Yaka...


                        • PhilVite PhilVite 28 janvier 2010 14:06

                          Oui, l’héritage est un gros problème dans la perpétuation des distorsions. Mais c’est un sujet ultra sensible et compliqué. Ceux (responsables politiques) qui s’attaqueront à ce truc devront être maxi-burnés ! Autrement dit, c’est pas demain la veille !


                        • Patrick Lefèvre 28 janvier 2010 16:37

                          Oh que oui, que l’héritage est la première inégalité au monde
                          Mais que tous les petits et moyens sont résolument pour afin de récolter quelques clopinettes (sans voir que les principaux bénéficiaires en sont évidemment les riches...) 


                        • oncle archibald 28 janvier 2010 14:18

                          J’apprecie beaucoup votre article de bon sens et de morale .. 

                          Oui il y a à mes yeux une autre solution, et elle existait depuis longtemps .. C’est l’impot sur le revenu par tranches progressives. Tout est dans l’étalement des tranches .. Personne n’est dupé, personne n’est spolié, celui qui gagne plus en a toujours plus à sa disposition après impôt, oui mais, au dela d’un certain revenu, il n’y a plus beaucoup de raisons de vouloir plus puisqu’on en rendra 65, 70 ou pourquoi pas 80 ou 85 % à l’état, c’est à dire à la collectivité.

                          Je vais même plus loin. Il faudrait pour que chacun soit conscient de ce que coûte le budget commun que l’état prenne en charge à 100% les cotisations sociales. Ainsi le travail ne serait plus taxé comme il l’est (plus de « part patronale » dans ces cotisations), les salariés sauraient ce qu’ils ont vraiement gagné par leur travail (plus de « part salariale ») et chacun paierait un impot sur le revenu à la mesure de ses moyens, sans exceptions ni par le haut ni par le bas qui servirait à financer tous les systemes de protection sociale.

                          C’est ainsi que le mot « fraternité » qui brille aux frontons des édifices de la république reprendrait sa (très grande) valeur.. Nous partageons tous les charges de l’état dans la mesure de l’argent dont nous disposons pour vivre. Ce qui gagnent peu paient peu mais paient quand même (comme ils paient déjà sans s’en rendre compte par les prélèvements sociaiux), ceux qui gagnent beaucoup paient beaucoup et ceux qui gagnent enormément paient enormément. Pas de niches, pas d’exceptions, pas de bouclier. La justice et la fraternité.

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