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Accueil du site > Actualités > Société > Salaires : La femme au foyer vaut de l’or !

Salaires : La femme au foyer vaut de l’or !

Etre une femme au foyer dans notre société est considéré comme un luxe. En effet, cela signifie que l’homme du ménage gagne très bien sa vie, suffisamment en tous cas, pour permettre à madame de rester à la maison.

Les femmes aux foyer sont à la fois enviées, jalousées mais aussi montrées du doigt. Savez-vous combien gagneraient ces femmes pour les tâches effectuées ? Le site Américain Salary, s’est penché sur la question. Le résultat va sans aucun doute, en surprendre plus d’un(e).

Auparavant, les femmes élevaient les enfants, s’occupaient de la maison, préparaient les repas, aidaient à la culture des champs ou s’occupaient des bêtes. L’évolution de la femme au sein de la société, a conduit à leur émancipation. Elles ont commencé, tout comme les hommes, à faire vivre le foyer en travaillant, si bien qu’elles sont (à quelques détails près) devenues l’égal de ceux-ci.
Aujourd’hui, la plupart des femmes travaillent d’arrache pied non pas forcément pour nourrir les enfants, mais parce qu’il est normal que toute personne travaille pour subvenir à ses propres besoins. De ce fait, elles tiennent une place aussi importante dans le foyer que dans la société.

Le plus drôle dans cette histoire, c’est que chacun a sa propre perception de la femme au foyer.

Pour la super-active, il s’agit du cliché de la « desperate housewife » : baignant dans les couches et les biberons, décorées par des tâches de lait ou de petits pots parce que bébé découvre sa bouche et les aliments, passant leur temps enfermées, au rythme des siestes de bébé, bref, une vie bien pathétique.

Pour les hommes au contraire, la femme au foyer est plutôt vue comme une « privilégiée » qui peut faire des siestes et gérer son temps comme elle le souhaite. Mais il faut que les repas soient prêts à l’heure, que la maison soit bien rangée. Et il ne faut pas non plus qu’elles exagèrent et se plaignent d’être fatiguées : après tout, elles restent à la maison !

Pour les amies, famille etc, la femme au foyer est montrée du doigt car elle n’a « pas de vie sociale » mais à côté de cela, elle reste jalousée, car bon nombre rêveraient de pouvoir rester aussi, chez elles et gérer leur temps comme elles le souhaitent.

Quant à la principale concernée, qui a opté pour cette option, par choix ou par nécessité, la plupart du temps, elle aime son rôle mais souffre d’un cruel manque de reconnaissance. Car oui, rester à la maison peut être assimilé à un luxe, mais cela ne rime pas avec repos. Et c’est ce que le site Salary a voulu mettre en lumière en sondant près de 6000 femmes au foyer.
Les résultats de cette enquête sont remarquables : en moyenne, une femme au foyer effectue 94 heures de travail par semaine, toutes tâches confondues, ce qui correspondrait en moyenne à un salaire mensuel de 6917€. En parallèle, une femme dite active, cumule (travail + maison) 98 heures de travail par semaine, soit 4 heures de plus qu’une femme au foyer pour un salaire mensuel un peu plus élevé que 4100€.

Grâce au site Salary, il est possible de personnaliser le calcul du nombre d’heures de travail par semaine (qu’il soit à la maison ou à l’extérieur) et de voir à quel salaire chaque femme pourrait prétendre.

 

Cette étude tend à prouver que rester à la maison, n’est pas forcément de tout repos et n’est pas réellement récompensé à sa juste valeur. La femme au foyer a donc une véritable identité sociale, bien qu'elle ne soit pas reconnue comme "travailleur".

Source : http://www.salary.com/mom-paycheck/

 


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28 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 30 janvier 2014 09:02

    Il y a deux sortes de femmes aux foyers...Soit riche soit pauvre...Dans le premier cas le mari gagne assez d’argent et la femme peut rester au foyer et s’occuper de la maison et du ou des enfants (éventuellement un amant si elle dispose d’un peu de temps)...La pauvre ne compte que sur un salaire de son mari au SMIC et des allocations familiales plus quelques aides pour le logement et le chômage d’un ou des enfants (si ils sont en âge de le recevoir...Souvent le second K est réservé aux gens de l’immigration et de ce fait la femme évite de prendre un amant de peur de se faire égorger par son mari (pratique courante dans certains pays)... !


    • claude-michel claude-michel 30 janvier 2014 09:42

      heu.....c’est du second degré... ?


    • claude-michel claude-michel 30 janvier 2014 09:43

      Quoique... !


    • howahkan Buddha Marcel. 30 janvier 2014 09:07

      je suis homme au foyer depuis 5 ans j’ai 58 ans....avec encore un dernier de 10 ans ..nous avons eu des enfants pour s’en occuper, et corriger entre autre le conditionnement très lourd de l’ école, pour qu’il deviennent si possible des humains qui ne vont pas aller gagner en écrasant les autres, car notre monde c’est ça...ce qui veut dire qu’il y a toujours eu au moins un parent à la maison.....sans cela nous n’aurions pas eu d’enfants.....et serions probablement quelque part ailleurs dans le monde ,vers l’Asie ou par la bas..là nous sommes en irlande

      la réaction des gens m’ indiffère totalement.....l’ avis des moutons ne me concerne pas..

      on ne s’est jamais posé la question : mon dieu mon dieu comment va t’ on faire, un seul salaire
      i
      La question qu’on s’est posé par contre : qu’est ce qu’ on ferait si on etait moins con....on a plein de réponse, et elle arrive d’elle même....quand on n’a pas d’objectif particulier, car vivre est le miracle , les choses « étranges » arrivent ..dans une vie passée sous la norme, rien d’étrange donc de beau n’arrive jamais

      merci


      • howahkan Buddha Marcel. 30 janvier 2014 09:18

        auparavant ce fut moi qui travaillait.......car avec les petits cela veut dire allaitement bien sur......

        vous savez on a peur de tout , sans jamais savoir ce qui se cache derriere ce mot alors on ne vit pas et quelques heures avant de quitter cette planète on s’en rendra compte....mais là la vie dit : au suivant.....trop tard..........c’est ce que m’ont confié des anciens de ma famille récemment décédés avec qui j’étais dans leurs derniers moments : on a tout loupé !! smiley


      • popov 30 janvier 2014 11:05
        @Buddha Marcel

        Dans une famille, la devise devrait être « à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses capacités ». Ce que le monde en pense, comme vous le dites, on n’en n’a rien à cirer.

        On peut toujours passer son temps à se demander ce qu’on a raté. On peut aussi s’évertuer à apprécier son petit bonheur.

      • howahkan Buddha Marcel. 30 janvier 2014 11:31

        Salut popov....je ne déconne pas mais j’ai connu il y a longtemps une personne qui s’appelait vraiment popov.....à Lorient ???

        tu dis :

        Dans une famille, la devise devrait être « à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses capacités ». Ce que le monde en pense, comme vous le dites, on n’en n’a rien à cirer.

        On peut toujours passer son temps à se demander ce qu’on a raté. On peut aussi s’évertuer à apprécier son petit bonheur.
        ---------------------

        les gens que je citais et qui ont vu une vie raté a leur avis , je veux dire ils ont vu ou ils l’avait raté étaient prés de quitter cette planète...étrangement voir cela ne pas le fuir fut une sorte de paix etrange..ce qui est vrai est toujours « bon ».
        pour moi le bonheur ne se définit que par l’absence de malheur, de souffrance, donc par la négative de ce qu’il n’est pas, jamais par le positif de ce qu’il pourrait être...

        à chacun selon ses besoins pourquoi pas....mais les gens riches pour 10 000 vies ne disent rien d’autre....il convient donc d’affiner le propos qui me semble juste à la base , sauf que certains le pervertisse..

        Merci d’être passé , tu reprendras bien un peu de gâteau breton avant de partir smiley..avant d’être à la maison j’étais entre autre cuisinier....yummy comme on dit ici

        salutations


      • popov 30 janvier 2014 12:34
        @Buddha Marcel

        étrangement voir cela ne pas le fuir fut une sorte de paix etrange

        La mort est la dernière chance que l’on a de se réconcilier avec l’humanité, avec SON humanité.

        il convient donc d’affiner le propos qui me semble juste à la base

        J’avais plutôt en tête ces nombreuses petites choses impondérables qui rendent la vie vivable, que l’argent n’achète pas et qui nous font sans cesse des clins d’œil à travers la laideur apparente du paysage.

        « popov » est un nom assez commun en Russie. Il ne s’agit pour moi que d’un pseudonyme. Je l’ai eu pour pas cher dans les surplus de l’armée rouge.

        Et merci pour le gâteau breton, c’était délicieux.

      • howahkan Buddha Marcel. 30 janvier 2014 12:52

        @ popov..

        mon popov etait un vrai popov.... smiley
        recette du gâteau breton :

        mélanger(blanchir) 10 jaunes d’œufs avec 490 g de sucre
        ajouter 830 g de farine puis 660 g de beurre pommade(presque fondu)
        ajouter 16 g de sel + 15 g de poudre à lever
        mettre en plat, mettre de la dorure au pinceau sur le dessus(mélange jaune d’œuf,lait et sel, faire des tres à la fourchette

        cuire environ 30mn à environ 180 à 200°, ça dépends du four..

        avec les blancs faire une petite mousse au chocolat....

        sinon tu dis:La mort est la dernière chance que l’on a de se réconcilier avec l’humanité, avec SON humanité.

        ceci est un vrai sujet de fond, toujours évité...sauf eceptions...

        sur un plan psychologique et global, demain n’a pas d’existence, il n’existera jamais en fait...on ne le sait pas profondement car notre cerveau analytique-machine, qui est tout ce qui nous reste lui conceptualise le futur pour y construire des moyens de survie, des outils, enfin tout ce qui demande une analyse..lorsque le futur semble être là , il est toujours le présent..la vie nous semble être demain mais elle n’est jamais demain...

        d’intégrer ,sans utiliser la volonté de le faire mais par intuition profonde (insight en anglais) d’integrer la réalité de la mort physique qui est là comme une possibilité à chaque instant comme un fait, est un des éléments qui nous manque pour nous permettre de vivre aussi ce présent, là ou la vie se trouve.....chemin délicat bien sur..je connais un peu voir plus....ceci va ouvrir la partie du cerveau qui elle ne vit pas le futur mais le présent...même le corps sait cela, car lui il vit le présent, sinon il serait mort....de là a dire que spirituellement nous sommes comme morts, il y a un pas que je franchis..

        bon gâteau smiley


      • howahkan Buddha Marcel. 30 janvier 2014 12:53

        la femme ;même si c’est un homme ; au foyer ,finalement ça a le temps de la réflexion sur soi même smiley

        nous travaillons beaucoup de trop .....le travail ça abrutit et rend esclave..


      • howahkan Buddha Marcel. 30 janvier 2014 15:10

         smiley...................


      • CASS. CASS. 31 janvier 2014 00:09

        Pff d’autant que s’il faut que tous les hommes et toutes les femmes bossent en même temps pour gagner leur croûte, va y avoir du baston faute de boulots corrects rémunérés correctement ;et que bien souvent il n’existe rien de correct pour assurer la garde du ou des gosses,à moins qu’un des deux salaire ne soit reversé à une dite nourrice qui ne nourrit pas et en engraissant par la même des entreprises de prestataires de service arnaques.bon et on a l’impression qu’il n’y a que des ménages (donc couple dans ce pays) c’est vrai ça , il n’y en a que pour les ménages. Autant que dans les ménages il n’y en ait qu’un qui bosse et exige un salaire correcte, pour laisser du boulot à ceux qui ont un ou des gosses et qui ne sont pas en ménage.Bref de toute façon il n’y a pas de travail correct et correctement rémunéré pour tout le monde, donc il faut tout réviser. Les femmes au boulot dans les usines(voir d’armement) etc au départ c’était pour remplacer ceux qui se faisaient trouer la paillasse à la guerre au nom de nous savons quoi et qui toujours la même et les mêmes.les femmes utiles dans les usines d’armement munitionsetc et utiles pour faire trouer la paillasse de leurs mecs. Le paquet tout en un. les féministes grosses bourges ont appelé ça la libération de la femme. résultat, quand des mecs sont revenus,les femmes furent obligée de continuer à bosser,car alors il fut convenu que dorénavant il fallait deux petits salaires pour vivre correctement ceci évitant de rémunérer correctement l’un ou l’autre. Certains parvenaient à se faire une place tout s’apprenait sur le terrain,puis progressivement ça a fonctionné aux diplômes même pour des boulots de merde ,puis souvent les bonnes places pour le fils de, la fille de etcdans ce cas les diplômes n’étant pas forcément nécessaires, faux C.V parfait. ;franchement il y a tellement de boulots de merde,ou pas de boulot que je suis certaine que beaucoup de femme préfèrerait avoir la possibilité de s’occuper de son ou ses gosses.BREFprendre tout le monde pour des c... est de plus en plus « moderne ». la bien évidemment je ne parle pas de ceux qui ont pu faire de longues études, des toubibs vétérinaires dentistes etcetc


      • popov 30 janvier 2014 12:52
        @l’auteur

        Un bon article qui remet un peu de bon sens et d’équilibre dans ce monde de fous.

        Dans votre article précédent j’avais un peu eu l’impression d’avoir affaire à une bobo activiste de la bienpensance. Désolé pour les mots rudes.

        • Façon2Parler Façon2Parler 30 janvier 2014 13:00

          Merci Popov

          Aucun mal, je suis habituée à la critique et cela ne me dérange plus. Rares sont ceux, qui, comme vous, prennent le temps (et ont l’audace) de revenir sur leurs propos et surtout de s’en excuser. L’humilité est une qualité très rare et que j’apprécie énormément, merci à vous, sincèrement. 

          Je suis quelqu’un d’assez « libre » et difficile à cerner de par mes prises de position. Je ne suis pas du tout bobo, ni activiste et encore moins bienpensante (ni les 3 à la fois d’ailleurs). Je suis un peu tout et un peu rien à la fois. Et j’aime cette liberté insaisissable. Du coup, il est difficile de m’attribuer une étiquette et de me ranger dans une case, car je déborde toujours dans les cases voisines smiley

          Echanger avec des gens intelligents m’apporte beaucoup. Merci à tous ceux qui prennent la peine de commenter de façon constructive, mes articles. 


        • CASS. CASS. 31 janvier 2014 00:17

          En effet Lyacon j’ai pensé aussi aux même choses que vous.


        • Eghza 31 janvier 2014 09:07

          C’est vrai que dans les cités où le taux d’emploi est le plus bas, les parents ont le temps d’élever correctement leurs enfants et de suivre leur scolarité. Dans ces cités, les résultats scolaires sont là, la délinquance quasi inexistante, les enfants bien élevés avec le nez mouché et disent bonjour à la dame....

          Par contre, je suis d’accord avec votre 1ère phrase, une femme au foyer est coincée chez elle, en cas de mésentente avec son mari ou pire, elle n’aura plus la capacité à subvenir à ses besoins ou celle de ses enfants. Elle aura le choix entre rester et subir ou partir et faire vivre ses enfants dans la pauvreté voire la rue. Voilà peut être pourquoi, du temps où les femmes restaient au foyer, il y a avait moins de divorces.


        • LE CHAT LE CHAT 30 janvier 2014 15:08

          plus qu’un peu bidoné le calcul d’heures ! 14h par jour ! MDR !
          8h par semaine d’opérateur sur ordinateur alors qu’elle regarde sa page facebook , faut pas pousser non plus !
          6h de machine à laver quand il faut à chaque machine 1mn pour remplir , appuyer sur le bouton et 10mn à tout casser pour étendre le linge !

          à ce compte là , je vais aussi réclamer pour toutes les tâches ménagères , les heures à faire le taxi pour les enfants , les heures à promener le chien , à faire le tri selectif , à jardiner , je vais au moins doubler mon salaire ... smiley


          • zygzornifle zygzornifle 30 janvier 2014 15:38

            « cela signifie que l’homme du ménage gagne très bien sa vie, suffisamment en tous cas », hum.... il n’y a qu’a aller voire dans les citées si l’homme gagne bien sa vie, faudrait déjà qu’il travaille, il vit grâce aux alloc caf et autres aides et finalement le niveau de vie est presque celui d’un cadre du commerce qui lui paye tout et n’a pas d’aides ....


            • Nums Nums 30 janvier 2014 16:02

              il vit grâce aux alloc caf et autres aides et finalement le niveau de vie est presque celui d’un cadre


              C’est vrai ? Waouhhh, je devrais me mettre au RSA et faire des gosses moi.

            • zygzornifle zygzornifle 30 janvier 2014 17:37

              je parle d’un cadre du commerce qui dépasse difficilement les 2200€ mensuel pas un cadre de l’UMP ou du PS qui lui gratte bien le triple....


            • CASS. CASS. 31 janvier 2014 00:27

              il y a tout de même d’autres exemples que ceux qui s’engraissent en faisant 4 5 6 gosses, et donc qui ne s’engraissent pas avec les alloc etc.Vous savez qu’il y a des bourges aussi qui font plein de gosses et s’engraissent avec les alloc etc.


            • NEPNI NEPNI 30 janvier 2014 16:08

              Une personne restant au foyer est un bien-être pour le couple et les enfants.

              Rentrer dans une vie active /travail avec tout ce que ça implique en temps et en investissement personnel est d’un grand inconfort où chacun doit courir en permanence pour remplir toutes ces « obligations ».

              Ce n’est pas une vie mais une course sans fin. C’est le piège de la société de consommation et du désir jamais satisfait.

              Arrivé à la fin de sa vie et se rendre compte qu’on a couru après des mirages sans avoir pris le temps de réfléchir sur soi et ses besoins profonds est très triste.

              J’envisage sérieusement de devenir père au foyer même si ça fait peur (carrière, épanouissement, vie sociale etc.)


              • Ruut Ruut 30 janvier 2014 17:08

                Travaillant en 3/8 en pattern aléatoire, mon épouse, par obligation a du faire le choix unique de rester au foyer pour les enfants (horaires des écoles etc...)

                Peut de temps après, par ennuis a la maison, elle décida de recommencer a travailler.
                Nous avons donc trouvé une crèche, mais a cause de mon travail son salaire (au smig) de mi temps (mes horraires et mon agenda étant incompatible avec toute régularité sans ajustement accepté par mon employeur) de femme de ménage ne couvrais pas les frais de crèche lorsque notre second enfant est venu.
                Elle travaillait donc a perte. (pour avoir en plus les gamins malades en permanence)

                Plus tard, elle se résigna a rester a la maison et a profiter des enfants.
                Ceci est un cas réel.
                Mon épouse est a la maison par obligation a cause des contraintes de mon travail.
                J’ai envers elle un respect absolu et une reconnaissance énorme.
                Ce n’étais pas son choix.

                Il est facile de parler, mais aucune loi n’impose a l’employeur d’avoir des horraires compatibles avec les crèches ou les écoles. Aucune loi n’impose a un employeur d’assurer ou de fournir au moins une crèche H24 pour ses travailleurs H24.

                C’est comme l’hypocrisie des transports en communs.
                Lorsque tu sort du travail a 23H19, tu n’as pas de transports en communs et ce n’est pas ton employeur qui vas te payer le taxi.


                • Pingouin094 Pingouin094 30 janvier 2014 17:10

                  S’il est interressant de calculer le nombre d’heures de « travail » d’une femme au foyer, chercher à le monétariser me paraît une dérive très gênante de la société.

                  Parceque, que le travail soit effectuée par la seule femme au foyer ou par les deux membres du couples, la somme de travail de 94h en moyenne est une somme qui doit de toute manière être effectuée.

                  Donc, si je suis le raisonement, en tant qu’homme actif et participant à égale part avec ma moitié aux tâches ménagères, moi-même et ma femme effectuons tous deux des journées moyennes d’environs : 86h ( 39h (hors RTT) +94h /2).
                  Je serais donc en droit de dire à ma femme que je mériterais 3 000 € de salaire mensuel supplémentaire pour mes tâches familiales... Absurde !
                  Et ma femme me dirait, mais moi aussi, je travaille le même temps que toi, je mériterais ces 3000 € mensuels !
                  Et qui va nous payer nos 6 000 € mensuels à tous les deux ?

                  On ne va quand même pas se faire payer, que dis-je, payer les cotisations patronales pour aller aux chiottes non plus !

                  On touche à l’absurde du raisonement

                  NB : Rectifions quelque chose car le chiffre de 6 000 € peut donner le tourni. Il s’agit du coût pour l’employeur d’une femme de ménage payé au SMIC, donc il s’agit du salaire net + charge salariale + charge patronale !


                  • bnosec bnosec 31 janvier 2014 08:20

                    La femme s’est libérée du « carcan » familial pour s’aliéner à un patron.
                    Quelle évolution...


                    • arthes arthes 2 février 2014 11:51

                      La femme s’est libérée du carcan familial pour gagner son indépendance financière, c’est tout de même un avantage du travail, et sortir de la « doma » , voir le monde autrement que par sa fenêtre, participer à la vie de la société, rencontrer des gens, échanger, et avoir accès à des activités intéressantes, épanouissantes et utiles pour le reste de l’humanité.

                      Le travail devient aliénant, pour les deux sexes, lorsqu’il n’est plus qu’un moyen de ne pas crever de faim pour ce qui concerne le travailleur et que ce dernier, aussi brillante et bien rénumérée que soit sa fonction, n’est considéré que comme un outil de production, qui doit être juste aussi rentable qu’une machine,

                      Bon, je sais qu’il y a quelques nostalgiques du retour de la femme au foyer avec le schéma à la papa ( il n’y a rien de plus beau que les mains d’une femme dans la farine) , mais c’est bien fini cette période, en revanche, elle peut, comme un homme, rester au foyer par choix et c’est bien, mais comme je l’ai lu dans les interventions précédentes, ce n’est pas toujours par choix...C’est même rarement par choix.

                      Quant à être à la maison et se taper 94 heures de taf par semaine, je vois pas trop...Qu’est ce qu’on appelle travail à la maison ? Le mari il aide pas ? 


                      • Esclarmonde Esclarmonde 2 février 2014 21:54

                        Quand j’étais enfant dans les années 70, presque toutes les femmes de mon quartier ne travaillaient pas, la raison à mon avis ? Les maris gagnaient suffisamment leur vie pour toute la famille (à quelques exceptions près) et si des femmes se sont mis à travailler, certaines l’ont faite par véritable vocation mais beaucoup l’ont fait car les salaires n’augmentant plus ou guère, le seul travail du mari ne suffisait plus pour faire bouillir la marmite.... Je crains que ce soit les vrais raisons ! Et dépendre d’un patron n’est souvent pas plus réjouissant que de dépendre d’un mari et dans la plupart des cas, les femmes dépendent des deux, du patron et du mari vu que souvent leurs salaires ne leur permettent pas de vivre décemment seule.


                        Dans une société moins absurde que la société actuelle, l’idéal serait que soit le père soit la mère puisse rester au foyer s’occuper des enfants. Personnellement, étant d’une nature fort indépendante et vraiment peu portée sur l’ambiance des centres de loisirs et des colonies de vacances, je me réjouis d’avoir pu passer mon enfance avec ma mère à la maison : pas de stress et l’assurance de trouver quelqu’un à mon retour de l’école.

                        On peut imaginer aussi que la mère et le père se relaient pour rester à la maison suivant les besoins des enfants et pouvoir après une pause de quelques années, reprendre une vie professionnelle, mais actuellement on est très pénalisés quand on a « osé » rester plusieurs années au foyer alors que, pour la société, d’avoir un parent disponible pour les enfants est un bon gage pour l’avenir... Et le taux de chômage n’arrange rien.

                        • arthes arthes 4 février 2014 10:03

                          La femme qui travaille et qui touche un salaire, c’est une notion récente dans l’histoire de l’évolution humaine, dans les années 60 le mari pouvait interdire à sa femme de travailler, lui interdire de posséder un chéquier...Cela explique aussi sans doute pourquoi l’idée de travailler n’est pas venue comme une évidence dans les années 70 pour toutes les femmes...Ma mère a travaillé dès que nous fûmes « grands » dans les années 70 parce que...Elle en avait assez de demander à mon père de l’argent pour faire les courses et d’être confinée entre 4 murs dans le job de la tenue de la maison...ça limite le champs de vision quand même.

                          Il n’est pas facile de se débarrasser de l’influence des siècles d’une société patriarcale basée sur le modèle antique qui déniait à la femme le droit de s’occuper de la cité et de travailler et qui la rendait dépendante de son mari pour sa propre survie, ce qui, pour moi et de nos jours, n’est pas un principe d’égalité et ressemble à un rapport de maitre à esclave...Quant on a pas le choix.

                          Aujourd’hui on ne peut que se réjouir que la femme puisse avoir le choix, libre de rester au foyer ou de travailler, certaines font de très brillantes carrières et beaucoup occupent des emplois autrefois réservés aux hommes, elles ont aussi des professions libérales, sont chefs d’entreprises...Et aussi elles prennent ce qu’elles trouvent, comme les hommes d’ailleurs et bon, c’est le job « survie », pas terrible.

                          Cela dit, je trouve en effet que la possibilité conjointe pour le père et la mère de rester au foyer s’occuper des petits au moins jusqu’à leur 3 ème année sans que cela porte préjudice à leur carrière professionnelle devrait être sérieusement étudiée et devrait faire partie des aménagement que nécéssite l’évolution de l’homme moderne (quand je dis homme, je pense toujours « homme et femme »).

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