Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Science et technique, comment éviter les dérives ? Le contrôle de la (...)

Science et technique, comment éviter les dérives ? Le contrôle de la technologie en question

  Actuellement, nous assistons à un certain nombre de dérives liées à la technique, dont certaines sont du domaine médical comme la gestation pour autrui (GPA) , les grossesses réalisées sous traitements immunosuppresseurs (dangereux pour le fœtus) après greffe d'utérus (1) ou encore l'euthanasie active. Á l'avenir d'autres dérives dans ce domaine risquent de se développer avec le transhumanisme (2) ou l'eugénisme (3) (4). Dans cet article je vais passer en revue quelques définitions et principes que notre époque tend à oublier ; qu'est-ce que la médecine ? qu'est-ce que le transhumanisme ? Qu'est-ce que la science ? Qu'est-ce que la technique ? qu'est-ce que le scientisme ?

  Ensuite, je parlerais des limites mises devant l'usage de la technique, comment elles sont bafouées et tenterais de comprendre pourquoi. Enfin, j'aborderais la question de savoir comment obtenir un contrôle de la technologie afin d'éviter les dérives, si tant est que cela soit possible.

Définitions 

  Pour la définir rapidement, la science est un ensemble de connaissances humaines acquises par l'exercice de la logique appliquée à l'observation. Ainsi, la science est intrinsèquement limitée par l'homme lui-même. Comme toute connaissance, elle trouve ensuite des applications ; ces applications sont réalisées à travers la technique ou la technologie. La connaissance est amorale, elle n'est ni bonne ni mauvaise par définition, il en va de même pour la science et pour son prolongement, la technique ; celles-ci sont neutres. Par définition la science n'est pas empreinte d'idéologie quelle qu'elle soit.

  De la même manière que l'on peut utiliser ses connaissances pour réaliser de bonnes choses ou en réaliser de mauvaises, on peut utiliser la technologie pour de bon ou pour de mauvais usages. C'est l'usage qui est fait des sciences et de la technique qui est bon ou mauvais, pas la science elle-même. Nous allons en voir un exemple avec la médecine et le transhumanisme.

  La médecine est une discipline dont le but est de restaurer chez l'être humain un état antérieur à une maladie ou une blessure physique ou morale. Cet état antérieur correspondant à l'état physiologique c'est-à-dire en fait, l'état naturel de l'homme. La médecine ne consiste en rien à la volonté de modifier l'homme ou de l'augmenter comme le veut le courant transhumaniste. Ce courant tend à s'appuyer sur la légitimité morale de la médecine afin de se justifier lui-même comme idéologie. Il joue d'une certaine confusion entre transhumanisme et médecine justement, parceque le transhumanisme utilise et utilisera les mêmes techniques que la médecine. Pour autant, la médecine et le transhumanisme n'ont pas les mêmes buts et donc sont des usages bien différents de la technique. Par exemple, la technique chirurgicale permet de restaurer la fonction d'un membre après une fracture ou de guérir un cancer du foie, alors que la chirurgie esthétique recherche à modifier le corps selon ses désirs et non à restaurer un état naturel. En cela la chirurgie esthétique n'est en rien de la médecine ; cette confusion est d'ailleurs même présente chez des médecins ou chirurgiens (5). Autre exemple, effectuer un diagnostic pré-implantatoire afin d'éviter la conception d'un enfant porteur d'une maladie grave et incurable peut être considéré dans le champ de la médecine (6), alors que pratiquer une procréation médicalement assistée pour une femme âgée de 70 ans n'est en rien à considérer dans ce champ, puisque l'état naturel d'une femme de cet âge est l'infertilité (7). Procréer après l'âge naturel est une augmentation de l'homme (de la femme en l'occurrence) et donc s'inscrit dans le champ du transhumanisme. Dans ces deux cas, les mêmes techniques sont à l'oeuvre mais la moralité de la chose peut être considérée de manière radicalement différente.

 

Causes de la faiblesse du contrôle de la technologie et relation avec le capitalisme

  Si l'on observe les usages de la science et de la technique, force est de constater que dès qu'une chose devient techniquement possible, elle est systématiquement réalisée et ce quelle que soit la moralité de la chose. Comme pour beaucoup d'autres domaines, il existe une limite théorique à la technique, c'est le droit, par exemple en matière de bioéthique de nombreuses lois ont été faites afin d'éviter les dérives (8), notamment sur la procréation médicale assistée (PMA). Mais dès qu'une technique permet de nouvelles choses interdites par le droit positif, celui-ci est modifié pour rendre celles-ci légales. En clair, le droit ne fait que retarder certains usages de la technique mais la digue finit toujours par céder.

  Il existe plusieurs causes à cet état de fait. Tout d'abord, parlons des mécanismes d'ordre psychiques et intellectuels des personnes voulant justifier un usage de la technique, qu'il soit d'ailleurs discutable sur le plan moral ou non. L'argument souvent utilisé pour justifier la légalisation d'un nouvel usage de la technique, en tous les cas dans l'esprit même de ceux souhaitant cette légalisation, est d'utiliser la science avec un grand "S" pour se cacher les raisons morales réprouvant d'usage en question. Il faut le comprendre, pour beaucoup la science n'est pas juste la progression des connaissances de l'homme ; la science revêt un caractère mystique et même pour ces personnes-là, la science est en fait une nouvelle divinité ; elle a remplacé Dieu. Dès lors, tout ce qu'elle permet de réaliser techniquement est empreint d'une sacralité justifiant à elle seule tous les usages et donc toutes les dérives. En effet on ne saurait remettre en question la parole de Dieu. C'est cela que je nomme le scientisme. On l'aura compris, ils se cachent les raisons morales réprouvant un usage par un caractère divin fantasmé de l'origine ayant permis cet usage.

  Une autre façon de justifier la chose est de finir par trouver des justifications morales à des usages de la technique pourtant discutables ; le meilleur exemple est celui de la GPA. Par un raisonnement fallacieux qui consiste à considérer que les couples homosexuels et hétérosexuels sont égaux en tout point alors que les uns ne peuvent procréer dans leur état naturel, physiologique contrairement aux autres. Á partir de ce postulat d'égalité fantasmée, il y aurait donc une inégalité (qualifiée même d'inégalité sociale par certains), une injustice à corriger justifiant ainsi l'usage de mères porteuses, sans d'ailleurs se poser la question des droits de ces mères porteuses ni des risques qu'elles encourent et encore moins de leur inégalité sociale (pour le coup) par rapport à des femmes qui n'ont pas à louer leurs ventres pour vivre. Dans les pays où la GPA est massive comme aux USA, dans 95% des cas celle-ci est utilisée pour des couples hétérosexuels et le plus souvent pour des couples fertiles. Les véritables raisons de l'usage de GPA sont d'éviter les désagréments de la grossesse et les risques de celle-ci en payant des femmes prolétaires pour les prendre à la place des femmes bourgeoises. On le voit dans ce cas précis, la cause homosexuelle est utilisée afin de justifier moralement un usage technologique conduisant pourtant à des dérives évidentes et parfaitement visibles aujourd'hui (9) (10) (11).

  De la même manière, le transhumanisme trouve des justifications louables en mettant l'accent sur des usages technologiques utilisés en médecine et joue sur les confusions qui peuvent être faites. On va vous montrer une personne amputée utilisant une prothèse performante lui permettant de retrouver partiellement une fonction perdue (12), un aveugle recouvrant très partiellement la vue grâce à une puce électronique (13) ; c'est-à-dire des blessés ou des malades pour lesquels la médecine tente de trouver une solution. Le transhumanisme ne cherche pas à soigner des blessés ou des malades, mais cherche à utiliser ces techniques pour augmenter la force physique de l'homme sain dans un cas, son acuité visuelle dans l'autre. Comme dit précédemment si les buts diffèrent de manière fondamentale sur le plan philosophique, les techniques utilisées peuvent être les mêmes.

  Cette logique, ce rouleau compresseur de la technique qui terrasse toutes lois et toute morale en rappelle une autre, celle de la logique interne à l'histoire de l'homme décrite par Karl Marx : le capitalisme. Ces deux logiques ont des caractéristiques communes, elles sont même en interaction. Le capitalisme est le meilleur allié de la dérive technologique, c'est la logique du capitalisme qui pousse certaines techniques contre toute morale, marchandisation des corps, des enfants... Après tout business is business, pour le meilleur ou pour le pire, le capitalisme poussera n'importe quel usage de la technologie dès l'instant qu'il entre dans sa logique propre. La science est-elle au service du capitalisme ou le capitalisme est-il au service de la science ? Et bien, je dirais un peu des deux. Pour moi il s'agit de deux choses bien distinctes mais qui pourtant fonctionnent dans une sorte de symbiose. Ainsi le capitalisme et la société de consommation ont induit une désinhibition de tous les désirs dans la population afin de pousser le consommateur (Les liens entre désir et capitalisme ne sont plus à démontrer (14) ). La technique intervient ici et pour peu qu'elle permette de répondre à un désir préalablement désinhibé par le capitalisme ; il sera extrêmement difficile d'empêcher l'opinion publique de permettre n'importe quelle dérive, dès lors qu'elle permet de répondre à ce désir.

Le contrôle de la technologie est-il possible ?

  Comment peut-on établir un contrôle fiable et durable de la technique dans nos sociétés ? Les lois établies par notre système politique ne permettent que de ralentir le processus, de retarder certaines dérives car notre système politique permet de revenir sur les lois à sa guise. Comme déjà vu, un système réellement démocratique ne serait pas forcément fiable non plus. L'opinion publique étant influençable, les ressorts médiatiques et d'influence habituels du capitalisme feront changer l'opinion sur les usages techniques dont le capitalisme veut. Puis cette opinion fera changer les lois pour autoriser ces usages de la technique. La démocratie n'est donc pas la solution au problème ou tout du moins pas une solution suffisante. Si l'on ne peut s'attaquer efficacement à un bout du problème, on pourrait penser à s'attaquer à l'autre bout, c'est-à-dire au capitalisme. Mais alors l'histoire est là pour nous rappeler que ce n'est pas chose facile, effacer deux mille ans d'histoire ne peut se faire d'un coup de baguette magique et le rêve de grand soir de l'extrême gauche n'est pas la solution. La guerre froide a même montré l'inverse, le capitalisme, menacé par le communisme a produit la pire course technologique en dehors de tout contrôle moral, le bloc soviétique n'étant pas en reste. Des avancées positives sont tout de même apparues grâce à cette course folle (informatique, télécommunication, techniques médicales) mais aussi beaucoup de dérives dangereuses.

  L'autre pendant du problème, la science et la technique, paraît plus aisément contrôlable que le capitalisme lui-même. De plus, une société non capitaliste peut produire les mêmes dérives en matière technologique.

  Une solution pourrait être de parvenir à fixer des lois inaliénables pour établir un contrôle, mais il y a plusieurs écueils à celle-ci. Premièrement, cela existe déjà plus ou moins avec les droits de l'homme, mais non seulement rien n'a été empêché par cette voie, mais en plus ceux-ci ont été détournés afin de justifier les crimes les plus odieux. Deuxièmement, on ne peut prévoir toutes les dérives qui seront rendues possibles à l'avenir par la science. Troisièmement, un système législatif rigide, inaliénable et effectif (contrairement aux droits de l'homme) pourrait revêtir les atours d'une dictature.

  Il existe une autre possibilité qu'en tant qu'athée je peine à envisager, ce serait le retour du dogme ; c'est-à-dire de la religion. Après tout, lorsque la religion guidait les hommes, les interdits étaient respectés semble-t-il. Cette solution pourrait être efficace en théorie, mais renfermerait la société dans tous les travers inhérents à celle-ci, si tenté que cela soit réalisable. Enfermé dans le dogme religieux ou dans le dogme scientiste semble être l'horizon indépassable de cette question. Le retour du dogme n'est pas une idée satisfaisante, l'antidote contre le capitalisme ne semble pas exister, celui contre les dérives scientistes existe-t-il seulement ?

  Il est de plus en plus évident que l'homme est caractérisé par un fort besoin de croyances, d'une pensée magique. Autrefois c'était le dogme qui dominait, depuis son effondrement, l'homme s'est raccroché à d'autres pensées magiques que ce soit la main invisible du marché, le scientisme, la quête d'une puissance démiurgique à travers le transhumanisme, des croyances en l'existence d'entités vivant dans des mondes parallèles ou encore en des médecines alternatives. Dans tous les domaines, des croyances se mettent en place alors que le dogme religieux s'est effondré. J'irais même plus loin, il n'existe aucun exemple de société humaine sans croyances. Finalement, cette pensée magique ne serait-t-elle pas à l'origine du problème ? En effet, elle est à l'origine du scientisme et du transhumanisme deux idéologies pourvoyeuses de dérives. Pourtant d'autres dérives ne semblent pas causées par cette pensée magique comme l'euthanasie active ou les grossesses sous traitements immunodépresseurs après greffe d'utérus. Á noter tout de même que ces deux derniers exemples semblent de moindre portée pour l'avenir que les dérives possibles du transhumanisme, conduisant lui-même à l'eugénisme. La pensée magique de l'homme a pu être contrôlée, canalisée, orientée par le dogme religieux durant des siècles mais cela a conduit aux dérives et excès non pas de la science cette fois-ci mais bien de la religion, à la différence près qu'en cette matière les choses restaient figées, sans véritablement de nouvelles dérives impossibles à anticiper.

 

Conclusion :

  Il convient donc de ne pas sombrer dans la confusion des genres entre médecine, transhumanisme, eugénisme, scientisme, technologie et science. Il faut bien distinguer les bons et mauvais usages de la technique et ne pas le reprocher à la science mais aux hommes utilisant celle-ci. Cette science, nouvelle divinité pour certains est pourtant faite par les hommes, elle est intrinsèquement limitée par l'humain et ne possède pas de caractère moral.

  Le progrès scientifique et technique permet des réalisations de plus en plus puissantes, si les usages bénéfiques ont de plus en plus d'impact, les usages négatifs ont un impact potentiel de plus en plus fort également. Le pouvoir destructeur des armes actuelles en est le plus flagrant exemple ; l'humanité peut d'ores et déjà s'autodétruire. Jusqu'où cela peut-il aller ? Rien ne semble de prime abord, permettre de penser que les connaissances scientifiques ne trouveront pas une limite. Bien au contraire, ces connaissances sont limitées par les capacités humaines elles-mêmes et l'on peut noter qu'en sciences fondamentales, il n'y a eu que peu de découvertes ces 50 dernières années. Ceci étant dit, si un jour une véritable intelligence artificielle apparaît, celle-ci ne pourrait-elle pas dépasser l'intelligence humaine et permettre d'aller bien au-delà en matière scientifique ? La réflexion éthique autour de l'intelligence artificielle paraît ardue, s'agit-il de transhumanisme ou s'agit-il d'autre chose encore ?

  La réponse à apporter pour un contrôle technologique est politique, mais nous l'avons vu, la solution démocratique semble insuffisante, la fin du capitalisme quasi-impossible serait également insuffisante de toute façon, le retour du dogme pourrait paraître séduisant de prime abord, mais pourrait tout aussi bien utiliser la science à son profit et décupler ainsi ses effets négatifs propres. Et si la pensée magique de l'homme était canalisable d'une autre façon ? Une plus grande rationalité et une éducation adéquate ne pourraient-elles pas minimiser celle-ci ? Enfin, un autre écueil à une solution politique est que pour être efficace, il faudrait que cette réponse soit globale, c'est-à-dire mondiale, autant le dire c'est impossible. La science et la technique ne sont pas contrôlables, c'est une logique inéluctable, un rouleau compresseur similaire au capitalisme.

 

Sources :

1-Greffe d'utérus et grossesses sous immunosuppresseurs :

http://www.20minutes.fr/sante/1728039-20151110-greffe-uterus-femme-greffee-pourra-porter-bebe-sien

2-Transhumanisme, site officiel de l'association française :

http://transhumanistes.com/

3-Eugénisme :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nisme

4-Film traitant de l'eugénisme, Bienvenue à Gattaca :

http://libresavoir.org/index.php?title=Bienvenue_%C3%A0_Gattaca_de_Niccol

5-Exemple de confusion entre médecine et transhumanisme :

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/transhumanisme-nous-risquons-de-provoquer-une-vague-de-deception_104399

6-Diagnostic pré-implantatoire respectant l'éthique médicale :

https://www.chu-nantes.fr/centre-de-diagnostic-pre-implantatoire-dpi—46362.kjsp

7-Fécondation d'une femme de 70 ans :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/05/11/97001-20160511FILWWW00281-la-maternite-par-fiv-d-une-femme-de-70-ans-critiquee.php

8-Lois de bioéthique :

http://www.vie-publique.fr/actualite/faq-citoyens/bioethique/

9,10,11-Dérives de la GPA :

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/10/02/31003-20151002ARTFIG00273-gpa-en-inde-et-aux-etats-unis-le-supermarche-du-bebe-est-ouvert.php

https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale-14-15/gpa-la-thailande-veut-fermer-son-usine-bebes

http://www.liberation.fr/planete/2014/06/27/une-usine-a-bebes-demantelee-au-nigeria_1052464

12-Prothèses bioniques avancées :

https://www.ted.com/talks/hugh_herr_the_new_bionics_that_let_us_run_climb_and_dance?language=fr

13-Puce électronique pour aveugle :

http://www.leparisien.fr/societe/royaume-uni-aveugle-elle-retrouve-la-vue-grace-a-un-oeil-bionique-07-01-2016-5429207.php

14-Capitalisme, désir et servitude :

https://www.youtube.com/watch?v=yDsR0j4JLdM

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.7/5   (10 votes)




Réagissez à l'article

32 réactions à cet article    


  • sarcastelle 27 octobre 09:45

    Le lien n°14 donné par l’auteur mérite le détour pour la gymnastique de la journaliste. 


    • VICTOR VICTOR 27 octobre 09:48

      Excellent article, lucide et documenté.
      Recommandé !


      • Paul Leleu 28 octobre 08:21

        @VICTOR

        oui... des choses justes... la solution tient a mettre de la ’’conscience pour la science’’... et éviter la ’’ruine de l’âme’’...

        - sur la GPA, elle est pratiquée depuis la nuit des temps... il suffit de relire l’épisode d’Abraham dans la Bible... le droit mésopotamien de l’époque prévoyait la GPA... bien-sûr que je suis contre certaines dérives, mais il ne faut pas jouer les saintes Nitouche...

        quant aux homosexuelles, elles peuvent déjà se faire faire un enfant en France de la plus naturelle des façons grâce à la ’’complicité’’ d’un homme... et ça arrive tous les jours...

        - sur la grossesse sous immunodépresseurs, il faudrait aussi travailler sur l’alcool, le tabac, la pollution et les violences conjugales qui produisent des nourrissons malades par milliers dans nos bonnes provinces de France...

        - quant à l’euthanasie, il est surtout question de suicide assisté pour incurables... mais il y a par contre 12 000 suicides par an dans nos bonnes familles de France... mais c’est vrai que toutes les justifications sont là ’’c’est la faute à pas de chance’’...

        je pense que la technologie ne peut pas être arrêtée... et pour se protéger de ses méfaits, il faut pondre des lois qui ne seront pas toutes bafouées...

        mais on peut s’interroger sur ces femmes qui traversent la méditerranée pour venir servir de chair à plaisir dans nos bordels pour bons pères de famille...

        sur ces gens exploités jusqu’à la mort dans les usines du monde... sans parler des mines d’Afrique ou de Bolivie... et ces guerres qui s’abattent sur des pays pour maintenir ce système mondial...

        quant aux handicapés et autres déficients mentaux, c’est facile de les mettre au monde... mais faudrait peut-être s’interroger sur leur sort dans la vie...

        il y a certainement quelques dérives dans la grossesse médicalisée, mais c’est une goute d’eau dans l’océan des ’’moeurs ordinaires’’ et tout à fait acceptées de l’humanité


      • cristobool 28 octobre 19:17

        @Paul Leleu

        bonjour, pour la GPA oui bien sûr que cela se pratique depuis longtemps mais il y a deux différences majeures à mon sens :

        -premièrement, cela reste des cas très particuliers et un nombre très restreint alors qu’aujourd’hui c’est un recours massif qui est envisagé

        -deuxièmement, ce n’est pas une pratique qui était intégrée au marché et c’est ce qui est envisagé aujourd’hui
         
        J’ajouterais que ce n’est pas parce que c’est une pratique ancienne que c’est bien, la prostitution c’est vieux comme le monde mais ce n’est pas pour autant que c’est bien non plus.

        Pour les grossesses sous immunosuppresseurs, vous comparez une pratique proposée et promue par des médecins, dangereuse pour l’enfant à venir à des pratiques soumises au libre arbitre de la population.

        Pour l’euthanasie active, là aussi il y a déjà des dérives fortes dans les pays l’ayant autorisé, on euthanasie des personnes dépressives... la dépression ça se soigne mais c’est certain que l’euthanasie c’est plus rapide et moins cher.


         

      • gaijin gaijin 27 octobre 13:42

        « un ensemble de connaissances humaines acquises par l’exercice de la logique appliquée à l’observation »
        non il faut ajouter a cela la reproductibilité de l’expérience ............par des scientifiques membres d’un corps social précis .......

        « Par définition la science n’est pas empreinte d’idéologie quelle qu’elle soit. »

        bien sur que si ! la science est l’héritière des présupposés restrictifs de la pensée aristotélicienne .....par ailleurs il existe bel et bien un dogme de la science même si ses tenants ne se revendiquent pas comme tels : le positivisme
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Positivisme

        bon zéro pointé pour l’objectivité ...........( cad la réalité des faits )

        ensuite le sujet n’a rien a voir avec la science
        tout ce qui peut techniquement être fait sera fait si ça rapporte quelque chose ...... !
        c’est purement logique
         et ça n’a a voir qu’avec la question de la conscience humaine et de la culture ( qui ne sont pas des questions ouvertes a la science )


        • cristobool 27 octobre 16:32

          @gaijin


          Non, la science elle-même est bien qu’un ensemble de connaissance, les travers du corps social des scientifiques et les problématiques politiques qui le traverse c’est autre chose.

          Le positivisme est l’ancêtre du scientisme et est déjà une idéologie, c’est déjà une dérive. La science doit justement être prise pour ce qu’elle est, pas plus , pas moins, elle n’a pas vocation à tout expliquer, elle n’a pas de vocation tout court. Certaines personnes prétendent que la science serait toute puissante et devrait tout expliquer, ils ont une vision idéologique et fausse, que l’on nomme cela positivisme ou scientisme, ils font fausse route.

        • gaijin gaijin 27 octobre 21:31

          @cristobool
          «  La science doit justement être prise pour ce qu’elle est »

          oui ça serait bien
          mais dans les faits ça n’est pas le cas. pas plus la science que la religion ( que les autres religions devrais je dire ) n’existent indépendamment d’une vision de l’homme et du monde et donc d’un projet social et politique .............


        • pemile pemile 27 octobre 21:39

          @gaijin "mais dans les faits ça n’est pas le cas. pas plus la science que la religion n’existent indépendamment d’une vision de l’homme et du monde et donc d’un projet social et politique« 

          L’accélération d’une pomme en chute libre était différente avant la  »vision de l’homme" ?


        • erichon 27 octobre 14:18

          Actuellement, nous assistons à un certain nombre de dérives liées à la technique, dont certaines sont du domaine médical comme la gestation pour autrui........// ....... ou encore l’euthanasie active............ et j’en passe et des meilleurs

          Discours moisi de vieux réac type « la manif pour tous » ça commence à me courir !! 


          • cristobool 27 octobre 16:26

            @erichon

            Si votre fille devait décéder dans les suites de couche après avoir porté l’enfant d’un couple de bourgeois, vous n’auriez peut être plus la même opinion.

          • erichon 28 octobre 08:22

            @cristobool

            Argument complètement fallacieux de type front national qui s’adresse aux tripes plutôt qu’à la raison et qui n’a d’autre but que de susciter la peur ou la haine. 

            Avec des ’SI’ on pourrait mettre Paris en bouteille me disait ma grand mère. D’ailleurs , en parlant d’elle, si elle en avait eu, on l’aurait appelée mon oncle . 

            Vous êtes ridicule.


          • cristobool 28 octobre 15:13

            @erichon

            Vous devriez surtout réfléchir au sujet plutôt que de suivre le sens du vent, les gens comme vous que je nomme les « suivistes » sont tellement obnubilés par le fait d’être reconnus comme étant « des gens biens » qu’ils se rangent toujours du côté de l’opinion jugée bonne en majorité. (souvent l’opinion dite de gauche)

            Mais l’opinion jugée comme bonne en majorité n’a pas toujours été aussi bonne que cela au cours de l’histoire.

            Deuxièmement, je note que comme toujours avec les gens comme vous, le seul argument si tenté que cela en soit un est l’assimilation à l’extrême droite et les anathèmes stupides.

            J’ai l’habitude d’être traité d’extrême droite, mais alors je vais vous dire une bonne chose, il y a les gens qui se disent de gauche et que l’on considère comme étant de gauche mais qui sont par leurs actes bien souvent pas du tout à gauche...

            Et il y a les gens comme moi, qui disent ce qu’il pensent même si cela leur vaut d’être conspués mais qui par leurs actes n’ont pas à rougir...

            Ainsi je connais des gens « de gauche » considérés bien comme il faut, favorable à la GPA etc qui n’ont qu’une obnubilation : frauder le fisc et se désaffilier de la sécurité sociale...
            Avoir la solidarité à la bouche c’est bien mais payer ses impôts c’est mieux !

            Enfin, personnellement si je ne pouvais avoir d’enfant dans mon couple, jamais je n’irais faire peser les risques de la grossesse à une femme tiers, moi cela me poserait problème, vous qui êtes si bien cela ne vous en poserez pas bien sûr ?



          • Taverne Taverne 27 octobre 14:31

            Le « tout permission », c’est la perdition !


              • Parrhesia Parrhesia 27 octobre 17:32
                @zygzornifle

                Salut zygzornifle,
                Ce jour est déjà levé ...
                Bonne soirée.

              • Ruut Ruut 27 octobre 14:52

                Le soucis c’est que les gouvernements ne font plus leur travaille a cause de leurs soumissions au monde industriel qui lui voit une opportunité a chaque avancé technologique.

                Nous voyons tous les jours que l’opportunité de se faire du fric flingue tous les aspects moraux.

                Or c’est a l’état de définir les limites du moralement acceptable, chose qu’il ne fait hélas plus.


                • cristobool 27 octobre 16:39

                  @Ruut

                  je ne suis pas sûr que les gouvernements « démocratiques » aient déjà joué leur rôle ! au cours de mes recherches j’ai trouve cet article qui est d’intérêt :http://www.alain-benajam.com/article-science-technologie-industrie-les-raisons-d-un-declin-54632482.html


                • Ruut Ruut 27 octobre 22:09

                  @cristobool
                  Normal, ce sont de fausses Démocraties.


                • arthes arthes 27 octobre 17:34

                  Je trouve que les grands défis de demain sont bien posés dans cet article et j’aime particulièrement le terme « la pensée magique » comme antidote aux périls déshumanisants qui ont déjà passé le seuil de la porte

                  L humain se trouve livré à lui même sans plus aucune retenue, c’est ce qu’il croit être sa liberté, liberté de se faire greffer un troisième bras ou des antennes sur la tête, liberté de s’adonner à n’importe quel culte religieux ou pas, liberté de croire qu’il est lui même Dieu ou pas, bref, plus rien n retient un égo en effet désinhibé ;Les instincts libérés sont dépourvus de sagesse quant il revendique son animalité, il adore des idoles matérielles quant il s’adonne, se raccroche, au culte et suit des préceptes abstraits , des dogmes qui l’éloignent de sa propre nature spirituelle avec laqulle il a perdu contact et qui ne correspondent plus à l’esprit du temps, et en troisième lieu, dernière option, il adule la science physique au point d’en faire son dieu qui lui garantira l’éternité

                  Bon, alors pourrions nous définir ce qu’est la pensée magique qui pourrait sauver l’humain de sa déchéance qui le plonge dans les ténèbres ?

                  Et j’aimerais aussi poser la question suivante aux athées : Est ce que être athée signifie ne ressentir rien de spirituel et de libre dans sa propre nature ?

                  Est ce que l’athéisme nie le spirituel en soi et dans la nature de tout ce qui est vivantl sur terre ? Végétaux, animaux, cycles de la nature etc Bref, tout ce que la science observe et qui existe déjà et qu’elle ne fait que transformer en en comprenant les mécanisme physiques avec son intelligence, , 

                  Ma question est sans malice et ouverte, je ne parle pas de religions,dogmes etc j’évoque juste la spiritualité comme une expression possible de « la pensée magique » sans y accoler aucun dogme ni lien qui l’inféoderait à une croyance quelconque, un peu comme si on prenait un être qui n’a jamais été soumis à aucun précepte religieux.

                  Et j’aimerais autre chose que ; oui mais l’humain il veut toujours croire

                  Parce que de nos jours, il n’y a que les curés et les imbéciles qui croient,

                  L’esprit de notre temps ne veut plus croire, c’est fini et c’est irrévocable , seulement ça empêche pas d’être cons, la vérité est que l’humain est complètement livré à lui même, alors on passe à quoi ?


                  • Aristide 28 octobre 08:37

                    @arthes
                    Bizarre question que de s’interroger sur la spiritualité des athés, qu’elle pourrait être cette raison qui ferait que toute trace d’humanité, d’empathie, de solidarité, ... disparaîtrait au seul fait que l’on n’est pas croyant. 


                    Quelle raison ferait que seule la croyance préserverait de la barbarie, de l’eugénisme, du racisme, de la haine de celui qui n’a pas la même croyance, ...

                  • cristobool 28 octobre 15:17

                    @Aristide

                    le problème c’est que tout dépends ce que veut dire vraiment spiritualité, ne pas croire en Dieu n’empêche pas d’avoir des valeurs même si celles-ci viennent à la base de la religion et c’est toute l’ambiguité de cette question

                  • arthes arthes 28 octobre 18:51

                    @cristobool
                    Alllelia !!!

                     (Si j osais, mais non , ma religion me l interdit smiley )
                    Oui, c est bien cela, et la recherche de la connaissance par la pensee , en toute liberte de la meme maniere qu on a pu etudier l anatomie humaine par exemple a une epoque ou les dogmes religieux s y opposaient, nous oblige a explorer cette piste, par saine curiosite, libres de tous prejuges.

                     



                  • ddacoudre ddacoudre 27 octobre 22:58

                    bonjour cristobol

                    sujet d’avenir. Il convient donc de ne pas sombrer dans la confusion des genres entre médecine, transhumanisme, eugénisme, scientisme, technologie et science. Il faut bien distinguer les bons et mauvais usages de la technique et ne pas le reprocher à la science mais aux hommes utilisant celle-ci.
                    je suis naturellement d’accord avec la nécessité de faire les distinctions qui s’imposent. Et dans l’ensemble tous ce que nous faisons requièrent la prudence que ne prennent pas les capitalistes quand il s’agit de faire de l’argent et les sociétés quand elles se font la guerre. C’est pour cela que depuis longtemps je soutiens que la guerre est un crime contre l’humanité, car là contrairement aux effets des découvertes scientifique nous sommes en pleine connaissance de nos actes est stipuler que le conflit est une source de créativité indispensable relève de la justification d’une impuissance à prendre une décision volontaire pour s’en donner les moyens. La guerre étant un acte culturel d’intérêt économique. Nous pourrions innover dans ce que nous faisons depuis des siècles remplacer l’homme au travail. L’avoir comme objectif serait certainement plus productif technologiquement que de tirer bénéfice de l’armement pour s’auto détruire alors que la guerre ne concours aucunement à la régulation de la population.

                    Pour atteindre les cieux les hommes ont développé des mythes fondateurs d’un tas de créativité, et nous en serions peut-être tout aussi bien arrivés à faire des fusées ou autre pour cela.

                    Sur le fond se pose l’éternel problème de la découvert sans transgression des docteur d’antan qui passaient outre l’interdiction de déterrer des cadavres pour observer l’intérieur des corps, nous n’en serions peut être pas à notre niveau de soin aujourd’hui. Ce point de vue est aussi valable pour la guerre la différence entre les deux, c’est ce que tu soulèves, le bénéfice qu’en retire l’humain.

                    Celui qui cherche ne sait pas où il met les pieds et ne peut connaitre le bien ou le mal de ce qu’il entreprend qu’une fois la chose réalisé, soit rapidement comme marie et jolio Curie ou tardivement comme nos découverte de la nuisance de nos production, ce que nous appelons la pollution. Sauf que pour arriver à voir certains de nos dégâts il a fallu avoir une augmentation de nos sens, c’est-à-dire disposer des moyen de voir l’infiniment petit et l’infiniment grand, chose que nos sens ne nous permettent pas de faire, bien qu’ensuite se soit notre cerveau qui interprète également en augmentant sa capacité cognitive grâce à des calculateurs et autres moyens.

                    Théoriquement la probabilité que l’on se trompe est constante. Nous n’avons plus rien de bien commun avec le Cro-Magnon s’il est notre ancêtre interrogé, sur l’évolution il aurait pu tenir ou écrire ton article, car il est l’observation d’une constante et lente évolution humaine qui s’accélère. Tu soulèves la problématique fondamentale de savoir quelle voie l’on pose pour faire usage de nos découvertes. Ma réponse est toujours dans ce domaine la même. L’individualisme qui emporte la singularité de chacun qui doit tout rapporter à lui pour vivre, n’emporte pas de tout mettre au service de son ego, mais de mettre son ego au service des voie nécessaire à tous parce que aujourd’hui nous savons que toute nos actions interférent sur les autres. Peut-être qu’un indien d’Amazonie mourra d’un cancer sans le savoir et attribuera sa mort à son dieu animiste, mais nous nous savons que nous avons pollué la planète.

                    Que l’humain soit guidé par la recherche de l’éternité, ce fut un attracteur formidable pour la créativité et nous sommes toujours dessus et il ne faut pas l’éteindre. Posera t il des problèmes certainement, ceux liés à notre méconnaissance, mais sur tout ceux liés à l’exploitation capitaliste qui qu’en elle les voit surgir les caches. (L’amiante par exemple). Augmenter nos aptitudes de l’intérieur du corps alors qu’aujourd’hui nous le faisons de l’extérieur, ce que j’appelle l’extériorisation de nos sens, se place dans le cadre de l’évolution de notre espèce. Les hommes antérieurs dans leur nourriture et dans l’observation de la nature ont modifié leur environnement et lui leur évolution par l’usage de leurs créations, c’est le passage lent du culturel au génétique donc la tolérance à la lactose et un exemple. La différence c’est que nous en avons conscience et que ne l’avaient pas car ils n’avaient pas la durée pour cela ni l’existence noté dans des livre comme nous qui permet l’accélération. Je ne pense pas qu’il faille avoir peur de nos découvertes, mais il faut disposer pour cela d’une éthique. Le trans-humain ne m’effraie pas si on ne le met pas entre les mains de capitalistes ce qui m’effraie c’est la production de robots soldats entre les mains de peuples guerriers. Pour conclure, il faut se penser dans la nature et tout ce que nous faisons bien ou mal a une raison d’être car nous ne sommes pas les maitre des lieux et tout ce que nous pensons est en potentialité d’être mais toujours déformé ou distordu par nos langages qui ne sont qu’un point arrêté dans un monde en mouvement dont nous ne connaitrons jamais l’objectivité puisque nous le filtrons. L’eugénisme nous le pratiquons déjà par les consultations prénatales et l’IVG. Il n’est pas au service d’un dogme d’une recherche de race pure, ni de l’homme parfait, pour l’instant il envisage que de soulager l’humain d’un certains nombres de vicissitudes. Mais l’on peut s’interroger sur l’usage d’avoir à choisir la couleur de ses cheveux pour ses enfant suivant la mode du jour qui pourra devenir une tare plus tard comme un ami qui s’appelle Charles Magne suivant, c’est l’usage esthétique comme tu le soulignes

                    Cordialement.  

                    https://www.youtube.com/watch?v=yUMGHeLoLbA
                    http://ddacoudre.over-blog.com/55c7d999-e91f.html. seulement la conclusion à lire


                    • velosolex velosolex 28 octobre 10:08

                      Le libéral prend le pas sur l’état régalien, les lois fondamentales sont tordues et mises au pas de la technologie, et des nouvelles parts de marché, dans de beaux sophismes.

                      Ainsi vous dit on vous serez plus libre, plus épanoui, et que vous vivrez plus longtemps, dans un monde dont les murs se rapprochent tant qu’on peut les toucher en allongeant les bras.
                      L’homme n’est plus qu’un égo exacerbé, un œil sans cesse noyé dans l’eau trouble de son smartphone, nom de la dernière prothèse narcissique. 
                      L’écho du monde ne lui sied plus que comme un brouhaha, semblable à la clameur des jours de match.. Des scientifiques achetés aux multinationales, le rassurent avec leurs logiciels bidonnés. Diesel et stamines même combat....
                       La température monte, la moitié des espèces ont disparu depuis un demi siècle, et on nous demande d’être optimiste, au moins raisonnable.
                       Doucement mais surement nous nous dirigeons vers notre porte de sortie, en laissant notre carte d’identité, à quelque chose de flou, mais que l’on peut qualifier de transgénique, ou d’humanoïde, en tout cas ressemblant de moins en moins à notre ancien voisin de palier. 
                      Avant que demain une voix métallique ne sorte de votre bouche, ou plutôt de la sienne. 
                      Y aura t’il vraiment un demain compatible ? Même si nous passons noël, irons nous jusqu’à Pâques. Il se fait tard à l’horloge de la planète.
                      Surtout, n’oubliez pas de prendre votre traitement contre le cholestérol !

                      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 28 octobre 17:07

                        Moi je ne joue pas avec les mots, je ne trompe personne et je ne suis ni gentil, ni méchant, ni orgueilleux, ni modeste et surtout pas hypocrite. Alors je réponds à la question de l’auteur :


                         «  Science et technique, comment éviter les dérives »" ?

                        Et je dis : 

                        TROP TARD, L’HUMANITÉ EST DANS LA MERDE !

                        • L'enfoiré L’enfoiré 1er novembre 15:11

                          @Mohammed MADJOUR


                          Et seuls ceux qui s’y adapteront survivront.
                          Il faut apprendre à patauger ou manger dans la merde ; smiley 

                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 28 octobre 21:42

                          C’est bien beau tout ça mais cela ne répond pas à la question essentielle que se posent nos journalistes en ce moment :

                          Qui va gagner la primaire de droite ? smiley


                          • cristobool 29 octobre 08:15

                            @_Ulysse_


                            Oui c’est certain qu’on aura une politique hachement différente entre AJ et Sarko c’est très différent, l’autre jour leurs portes paroles chez Z&N insistaient sur ces différences... l’un veut monter la TVA de 1% , l’autre veut la monter de 1,5% ; l’un veut faire 120 milliards de coupe budgétaire , l’autre 130 (qui dit mieux ? ) c’est avec ce genre de programme qu’on va redresser le pays c’est certain ou je m’y connais pas ! 

                            Et dire qu’il y a encore des gens pour y croire !

                          • _Ulysse_ _Ulysse_ 28 octobre 21:46

                            Peut être que la solution c’est la capitulation, l’acceptation de ces évolutions et de choisir à titre personnel entre ce que l’on considère comme bon et ce que l’on considère comme mauvais smiley


                            • cristobool 29 octobre 08:19

                              @_Ulysse_

                              Mais vous serez obligé de vous faire pucer, RFID inside (au lieu de Intel inside)


                            • L'enfoiré L’enfoiré 1er novembre 15:09

                              @l’auteur,


                               Bonjour,
                               Ce billet sorti samedi, pourrait vous intéresser.

                              • cristobool 4 novembre 18:17

                                @L’enfoiré

                                Merci pour le lien, pour ce qui est de la quête de l’immortalité qui bien sûr s’inscrit dans le cadre du transhumanisme ; en tant que médecin j’ai quelque notions en biologie pour vous dire que pour le moment la plupart des communications sur le sujet sont exagérées. Les progrès techniques permettront probablement un jour d’allonger la durée de vie mais cela requière des connaissances et des techniques de thérapie génique très avancées, actuellement nous n’en sommes qu’aux balbutiements, une pseudo-immortalité ne sera pas possible avant au minimum 50 ans et sûrement bien plus encore.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès