Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Se faire chier avec l’amour de sa vie

Se faire chier avec l’amour de sa vie

L’auteur de cet article n’étant pas Flaubert, les lectrices qui resteraient sur leur faim devront patienter avant de se trouver un texte concernant les émois des nouvelles Bovary. Cette prose s’adresse avant tout aux hommes vivant en couple et toujours amoureux de leurs compagnes, et éventuellement à ces dernières, pour qu’elles comprennent, si jamais elles le peuvent ; du moins faut-il comprendre le second degré.

Les psychologues qui sévissent dans Elle, Cosmopolitan et autre Marie-Claire, l’écrivent bien souvent, l’homme est un grand enfant, un adolescent attardé, la femme doit canaliser ses excès tout en restant bienveillante et attentive. Facile à dire, difficile à appliquer. Beaucoup d’hommes aiment leurs compagnes, quelquefois au-delà du raisonnable, mais ils s’ennuient à mourir avec elles et ont besoin d’aller respirer ailleurs de temps en temps. Respirer ne veut pas dire obligatoirement copuler loin du charnier conjugal, même si cela est possible, plus par désespoir que par attirance physique pour une autre. Cela dit, c’est quand on est très amoureux qu’il faudrait en baiser d’autres, on se sentira moins déçu et ridicule quand elle vous quittera. Respirer c’est surtout se réserver des moments personnels où elle n’a pas sa place, soit de solitude, soit avec des amis du même sexe pour dire et faire des conneries, décompresser, en un mot vivre. On peut aimer intensément et s’ennuyer comme un rat mort avec celle qui partage votre vie. Il ne faut en aucun cas voir en cette constatation uniquement l’attrait sexuel qui ferait malgré tout rester en couple, la relation serait alors réduite à la simple copulation et il n’y aurait pas véritablement d’amour. La réalité va bien au-delà. « Je n’aime que toi, mais tu me fais chier jusqu’à l’os ». L’amour est malheureusement compatible avec cette affirmation marquant l’ennui et l’irritation, sans pour autant supprimer l’amour.

Chez lui, l’homme est souvent harcelé au mauvais moment. On ne s’attardera pas sur le supporter inconditionnel qui regarde en différé à 1 heure du matin un passionnant Dijon-Besançon en quart de finale de la Coupe de France. Celui-là aurait mieux fait de rester célibataire ou bien chez sa mère. Mais l’amateur occasionnel qui suit l’affrontement Lionel Messi et Ibrahimovitch, lors d’un grand match de coupe d’Europe sera particulièrement dérangé si sa compagne vient inopinément poser sa tête sur son épaule en commençant à papoter, juste quand va se tirer un coup-franc à deux mètres de la surface de réparation. Une femme avisée viendra faire un câlin durant les arrêts de jeu ! D’où, l’intérêt, Mesdames, de connaitre les rudiments des règles du football pour préserver votre couple. Et celui qui n’aime pas le foot sera tout aussi irrité que l’on vienne lui parler de la réunion des parents d’élèves ou de la belle-mère qui est hospitalisée à …Dijon pour une banale gastroentérite, pendant qu’il rédige péniblement le rapport financier sur sa dernière mission chez les Tupi-Guarani ou à Hénin-Beaumont. Pas plus qu’il n’appréciera qu’on aborde les mêmes thèmes quand il répare la chaudière ou remplace un phare cassé sur sa bagnole. Quand ils sont seuls ou avec des copains, les hommes (ou du moins un nombre non négligeable d’entre eux) aiment péter, roter, dire des obscénités, se gratter les couilles en s’allumant un cigare. Au domicile conjugal, c’est nettement plus complexe, ne serait-ce que par autocensure. Pas la peine de pousser des cris, Mesdames, parce qu’il fait des miettes de sandwich ou de chips dans le lit, rien à voir avec le mironton, la paella et encore moins le homard à l’armoricaine, plats qui, reconnaissons-le, n’ont bien évidemment pas leur place au lit. Pas non plus la peine de glapir s’il rentre à la maison sans enlever ses chaussures pleines de boue ou de cambouis une ou deux fois par an.

L’homme n’est jamais aussi heureux que lorsqu’il commet des extravagances ou dit des insanités avec ses copains même sans penser à des aventures extra-conjugales, qu’il soit cadre chez Bouygues, prolétaire ou chirurgien. Personne n’ira jamais voir avec sa compagne la séance de 10 heures du matin de « Je t’aime moi non plus » de Serge Gainsbourg dans un cinéma désert où n’y assistent que 5 à 8 spectateurs. Avec son meilleur pote, ils souriront synchrone à en rebondir sur leur fauteuil quand Reinard Kolldehoff (le gros Boris en salopette) lâchera une série de pets en salve ou quand Joe Dallesandro tiendra la main de Jane Birkin en surplombant une décharge de bidets. Dans la même optique, aucun homme n’ira imiter la copulation de l’acarien des moquettes dans un jardin public sous le regard effaré des mères de familles avec leur progéniture, s’il est accompagné d’une femme. Il ne pourra le faire qu’avec un ami (hétéro) en le prenant tête-bêche sur son dos avant de se pencher en avant pour lui planter symboliquement l’arrière-train sur un spermocône représenté par un petit arbrisseau pointu. Et si le cœur leur en dit, l’un répliquera à l’autre : « On le refait, mais ce coup-ci, c’est moi qui fait le mâle ! ».

Le proverbe « Loin des yeux, loin du cœur » ne reflète en rien la réalité des sentiments. Le meilleur moment pour aimer sa femme, c’est quand elle n’est pas là. On ne risque pas d’être désappointé par une réaction inappropriée. A la rigueur, certains professeront, loin des yeux, loin du sexe quand passera devant eux une callipyge en talons aiguilles. Quand on aime vraiment, l’amour est d’autant plus intense que l’on est éloigné. Cela s’explique par le fait que l’homme a tendance à idéaliser celle qu’il aime. Et celle-ci n’étant pas présente, ne gâchera pas les rêveries et les espérances utopistes de son compagnon par une remarque acerbe ou hors de propos qui ramènera à zéro ses élans affectifs. L’homme quand il est amoureux regarde la femme avec les yeux d’un Chimène mâle. Quand l’amour de sa vie, sa petite chérie est absente, il pense à lui offrir des fleurs à son retour, imagine un bon restaurant ou un week-end qu’ils pourraient partager. Dès qu’il a un peu de temps libre, il va voir dans les boutiques à souvenirs du patelin s’il n’y a pas un petit cadeau original qui lui ferait plaisir. Il se dit quelquefois en achetant un bijou en or « j’aimerais bien le lui offrir au clair de lune devant la décharge municipale ou les abattoirs désaffectés, pour bien marquer le contraste, mais elle ne comprendrait pas ». La femme apprécie trop souvent la banalité prévisible et stéréotypée, véhiculée par la tradition, le conformisme et les magazines féminins. En déplacement professionnel, l’homme peut aussi téléphoner pour dire « Je t’aime, tu me manques », il y a bien souvent de la sincérité dans ce propos. Mais il ne devrait surtout pas déclarer, « Si tu étais là, ça serait mieux ! » Non, si elle était là, plus question d’aller faire la tournée des bars même sans putes avec les collègues, surtout s’il s’agit d’endroits malfamés et interlopes comme une sorte de cantina mexicaine avec des buveurs de tequila patibulaires, mais presque, où les consommateurs ivres vomissent ou se battent à coup de bouteille. N’exagérons rien cependant, les bars avec couteaux, machettes et revolvers, c’est pour les vrais aventuriers, pas pour les comptables en mission à l’étranger. Si elle avait été avec vous, elle aurait fait un shopping inconsidéré pendant vos meetings, ateliers, séminaires et présentations Powerpoint. Sans oublier qu’elle aurait été jalouse de la traductrice à la chevelure léonine et au soutien-gorge 95 C qu’elle aurait entraperçue à la sortie de la salle de conférence peut-être au point d’en faire un tweet assassin. Et le soir, fatiguée par sa journée intense dans les rues de Caracas ou de Nancy, elle aurait voulu rester à l’hôtel ou tout juste se déplacer vers un restaurant à proximité. Tout le monde n’a pas la chance de tomber sur une épouse qui boira avec lui des bières et du genièvre ou fumera des pétards (selon les goûts du couple) toute la nuit à Amsterdam et l’accompagnera la tête dans le seau au petit matin dès l’ouverture, contempler la Ronde de Nuit au Rijksmuseum. Celles qui boivent toute la nuit préfèrent trainer au lit le lendemain. Cependant, la Ronde de nuit, juste après une cuite mémorable, rien de tel pour vous dessoûler. Par contre, avec Van Gogh la distorsion du trait fait que vous ne savez plus si l’impression ressentie vient du style de l’artiste ou du manque de récupération des excès de la veille.

Quand l’homme reste au domicile et que la femme voyage, le tableau n’est guère plus reluisant. Laissons de côté les jaloux qui s’imaginent le pire. Leur femme baisant avec un amant venu la rejoindre clandestinement, un collègue, un steward ou pire, un intermittent du spectacle ou un paveur mal intentionné. Ceux-là seront toujours malheureux et méritent d’être cocus. Dans les cas plus classiques, elle vous aura laissé une liste de tâches à accomplir épaisse comme un Bottin surtout si vous avez des enfants en bas-âge. Même si elle ne part que 5 jours, ce qui vous sera demandé sera digne des travaux d’Hercule. Et quoi que vous ayez fait, cela aura été mal fait. Si l’idée saugrenue vous venait d’une aventure sans lendemain, surtout allez à l’hôtel et de retour chez vous, videz vos poches de tout indice compromettant (n’oubliez surtout pas les angles d’emballage de préservatifs), lavez les vêtements utilisés pour éliminer toute trace de parfum ou de maquillage. Si l’idée encore plus incongrue vous venait de sauter une voisine ou l’aide-ménagère, retournez l’appartement de fond en combles après le départ de cette relation épisodique, les femmes ayant la fâcheuse tendance d’oublier très souvent un slip ou une boucle d’oreilles dans les endroits les plus improbables. Vous aurez sinon du mal à justifier la présence de ce genre d’ustensiles dans le canapé du salon.

Nombreuses enfin sont les femmes qui ne supportent pas le surréalisme et les excès. On peut avec un copain non écologiste qui se fout totalement des économies d’énergie et de l’environnement, rouler 20 kms en rase campagne, s’arrêter devant un panneau « Attention betteraves », pisser au pied du panneau signalétique et faire demi-tour pour revenir à l’endroit d’où l’on était parti en disant « C’est fait et il fallait le faire ». Inutile d’essayer avec sa compagne, elle vous prendra pour un fou malgré vos explications métaphysiques. Et si vous êtes ensemble en Afrique Centrale, elle ne comprendra pas plus la symbolique de pisser sur la ligne de l’Equateur, seuls des hommes un peu imaginatifs sont capables d’y penser. Elle préfèrera une photo toute bête avec ou sans les gamins alignés comme des piquets devant le site. Pas question non plus de s’arrêter Avenue Mozart à deux heures du matin pour sortir un Saint-Emilion et couper des portions de brie à l’Opinel sur le capot de la BMW, comme d’autres fêtards huppés s’y font un rail. Elle risque là aussi d’hurler à la mort. Très peu d’épouses en fin de compte sont capables de comprendre l’essentialité d’une telle scène. La femme fera tout pour que l’homme reste dans les rails et cela n’a rien à voir avec la coke. Sinon, vous êtes tombée sur une déjantée, allumée de première et d’autres problèmes surgiront dans le couple si elle est plus dingue et surréaliste que vous. Le rôle de la femme est de vous assagir (un peu) pas de vous castrer ou de vous chloroformer.

Quand on vit avec une emmerdeuse qui vous gave, il vaut mieux divorcer ou se séparer à l’amiable avant que ça ne tourne trop mal. Mais le problème, bien souvent, c’est qu’on l’aime à en crever celle qui ne vous laisse pas le temps de divaguer, de respirer, en un mot d’être vous-même, même si vous répondez toujours présent pour les choses sérieuses. (Les choses sérieuses, ce n’est pas de vous répéter 10 fois, même au lit, « Appelle un artisan pour réparer la porte du garage  »). Quand les gosses font de grosses bêtises, quand un coup dur arrive, quand il y a risque physique ou financier, vous devez être là et ne pas tergiverser. Celui qui dirait à son épouse qui rentre la gueule en sang après une agression « Attends, je regarde la fin de la série de tirs au but  », serait un abruti ou un inconscient. Mais elles devraient comprendre que vous n’en avez rien à foutre de la commission des menus de la cantine scolaire où l’on sert du hoki ou pire du panga au lieu du cabillaud à vos gosses. Au prix de la restauration scolaire, pas question d’espérer de la sole fraiche du jour, péchée la nuit le long des côtes françaises et encore moins de la lotte. Elles ne devraient pas vociférer quand vous laissez de temps en temps tomber de la cendre sur la moquette ou que vous vous allongez un moment sur le lit avec vos chaussures. Et encore moins gueuler « je ne suis pas ta bonne » parce que vous avez jeté sans y prendre garde votre chemise sale dans le salon, sans jamais avoir eu la moindre intention de la lui faire ramasser. Mais le pire du pire se produit en général avec les chaussettes.

Que dire face à cette réplique qui ne demande aucune protestation. « Si tu veux inviter des amis, attends que les gosses soient en vacances, il faut les coucher tôt  ». Des gosses, ça dort comme des souches, et on n’est pas obligé de jouer du clairon avec eux jusqu’à minuit quand on a du monde à diner. C’est une foule de petits détails de ce genre qui font que l’homme se fait très souvent chier en couple et cela n’a rien à voir avec les sentiments. Bien au contraire, pour que la relation perdure, il ne faut pas que les sentiments soient trop intenses, les amoureux passionnels vont droit dans le mur. Les couples qui résistent à l’usure du temps sont faits le plus souvent de mollassons ou d’indifférents. Les bourgeois du XIX° siècle l’avaient bien compris avec leurs mariages de raison, hélas, certains se laissaient aller à la passion avec des demi-mondaines qui leur cassaient tout autant les burnes en les ruinant de façon éhontée sans le moindre état d’âme.

Très peu de femmes sont capables de comprendre que celui avec qui elles vivent peut les aimer passionnément, mais a besoin de se prouver qu’il existe, qu’il est encore vivant, qu’il n’est pas totalement inféodé à sa compagne. Pour cela il utilise des subterfuges quelquefois maladroits. Certains multiplient les aventures, sans que la libido y soit pour grand-chose. Beaucoup d’hommes baisent ailleurs, non pas par manque de contrôle des sens, mais uniquement pour compenser les brimades. D’autres plus sagement laissent trainer leurs chaussettes sales un peu partout, ou lâchent volontairement des pets en regardant la télé ou vont ostensiblement pisser sur les fleurs dans le jardin. Enfin, la plupart décompressent en faisant des conneries avec des copains dès que Madame leur en laisse une rare occasion. C’est pourtant simple, mais cela est déjà beaucoup trop compliqué pour certaines.

 

PS : Mise au point. Ce texte n’est pas une autobiographie. L’auteur, n’a pas de BMW, ni d’enfants en bas âge, ni de belle-mère à Dijon. C’est d’ailleurs dommage, car si c’était le cas, il aurait pu lui chanter « Rebsamen, Rebsamen mucho » avec l’accent de Dalida et ouvrant un pot de moutarde, pour voir si elle lui monterait au nez. (Pour ceux qui l’ignore, François Rebsamen est sénateur-maire de Dijon). Cependant, tout le monde ayant des amis et un peu lucide avec lui-même peut en arriver à des constatations similaires. Seuls certains exemples (mais pas tous) ne sont pas loin du vécu personnel de l’auteur.


Moyenne des avis sur cet article :  3.72/5   (47 votes)




Réagissez à l'article

68 réactions à cet article    


  • Georges Yang 26 septembre 2012 08:46

    Pour finir sur une note d’humour noir.

     Pour conclure :

    Le juge au mari violent :

    -  « Vous avez asséné à votre épouse dix coups de poing et pas moins de quatre avec un manche à balai. Vous osez parler d’amour et vous contestez les faits »

    Le prévenu :

     « Oh, vous savez, Monsieur le Juge, quand on aime on ne compte pas ! ».

    Mais l’humour décalé est loin d’être l’apanage des féministes.


    • Gabriel Gabriel 26 septembre 2012 09:10

      J’aime ce titre, il respire la poésie. L’amour est une passion et la passion n’a que faire de la raison. L’amour est une drogue douce qui, malgré l’air beat et nœud nœud qu’il nous confère, incite au rêve et nous fait oublier, pour une durée indéterminée, les comportements de primate individualiste et égocentrique qui pourrisse les relations humaines. Par la suite, « l’amour de sa vie » devient compagne, complice, amie …. C’est cette alchimie faite de concession, de patience et de compréhension qu’il est difficile d’obtenir, de conserver. Quoi qu’il en soit, dans le pire des cas, il vaut mieux vivre seul que mal accompagné.


      • Georges Yang 26 septembre 2012 09:15

        Pas d’accord, l’homme amoureux et civilisé doit à la fois être attentioné vis à vis de sa compagne et s’échapper du couple pour faire de temps en temps le con comme vous dites un primate


      • Gabriel Gabriel 26 septembre 2012 09:36

        Je n’ai pas, dans mon commentaire, édité de règle. j’ai juste essayé de définir un état et quels sont les éventuels ingrédients pour la durée d’une relation. Il n’a jamais été question de privation d’une quelconque liberté d’un être par un autre. L’amour pour prendre la définition « Christique » doit être inclusif et non exclusif. Si c’est le deuxième cas qui prévaut, alors c’est l’étouffement et la mort du couple. Le danger c’est qu’un des membres du couple prenne l’ascendant sur l’autre, dans ce cas la relation serait faussée car il y aurait un dominant et un dominé donc destruction de liberté du dominé et de sa personnalité.


      • Georges Yang 26 septembre 2012 09:48

        Gabriel, vous êtes un ange !


      • Sword 26 septembre 2012 09:43

        « Oui c’est très dur de finir seul, mais le pire ce serait encore de terminer avec toi. (...)

        Surmonter la nostalgie de la mère qui est une très grande faiblesse affective ; cette médiocratie de toujours se laisser aller à aimer, à l’amour tout le temps... 

        C’est un peu comme faire sous soi, pas très respectable, ça n’a rien de méritoire.

        Reconnaître et admettre la pathologie à savoir qu’il est assez minable de ne pouvoir se passer des femmes. 

        L’homme, le vrai, c’est celui qui peut s’en passer. » A.Soral


        Un peu à l’image de ces grands félins des deux sexes qui ne se rencontrent qu’à la période des amours, l’homme n’est pas vraiment fait pour vivre en couple. C’est ce que je crois. Et ce que j’applique.

        Pour le pire et le meilleur.

        • Emile Mourey Emile Mourey 26 septembre 2012 10:26

          @ Georges Yang

          Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé (Alphonse de Lamartine, le lac)

          • Georges Yang 26 septembre 2012 10:28

            Ou bien si l’on aime la nature

            Un seul hêtre vous manque et tout est peuplier


          • Emile Mourey Emile Mourey 26 septembre 2012 12:28

            Il n’y a pas de roses sans é- pines.


          • LE CHAT LE CHAT 26 septembre 2012 10:44

            Un couple , pour fonctionner , doit rester en 3 entités
            - ce que l’homme fait
            - ce que la femme fait
            - ce qu’ils font ensemble
            si l’un des deux refuse que l’autre fasse ce qu’il a envie de faire seul , ça ne pourra jamais fonctionner , qui trop embrasse mal étreint ! un couple doit être complémentaire et non pas fusionnel ...


            • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 26 septembre 2012 10:50

              « j’aimerais bien le lui offrir au clair de lune devant la décharge municipale ou les abattoirs désaffectés, pour bien marquer le contraste, mais elle ne comprendrait pas ».

              Je ne sais pas si beaucoup d’hommes se le disent, mais j’adore votre sens artistique ! Vous êtes un punk, un vrai ! smiley


              • Georges Yang 26 septembre 2012 10:53

                Plus nihiliste que punk !


              • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 26 septembre 2012 10:58

                Les vrais punks *sont* nihilistes !


              • Georges Yang 26 septembre 2012 11:02

                Mais ils n’en ont pas forcément l’accoutrement


              • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 26 septembre 2012 11:13

                Exact : quiconque respecte un hypothétique « code vestimentaire punk » ne peut, par définition, pas en être un. smiley


              • Georges Yang 26 septembre 2012 11:19

                Bien vu ! En mai 68 j’allais aux manifs en costume-cravate pour faire chier les gauchistes en uniforme (jeans, col roulé, ou veste treillis des « Katangais »)


              • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 26 septembre 2012 11:31

                Ah, très bon ! Et moi, jusqu’en 2009 j’allais au travail en uniforme soviétique ! Hélas je ne peux plus, je suis à mon compte maintenant et ça fait peur aux clients.


              • LE CHAT LE CHAT 26 septembre 2012 11:05

                Quand l’homme reste au domicile et que la femme voyage, le tableau n’est guère plus reluisant

                Quand cela arrive , l’aspirateur est en RTT , et tranquille pour regarder les matchs de champion’s league ! faut savoir regarder le coté à moitié plein de la bouteille ! smiley


                • LE CHAT LE CHAT 26 septembre 2012 11:37

                  il y pire , le bouquin « comprendre les femmes  »  !


                • SANDRO FERRETTI SANDRO FERRETTI 26 septembre 2012 11:31

                  J’ai bien aimé l’épisode bettravier. J’ai des anecdotes similaires, mais bon, si chacun commence à raconter sa vie, on n’en sort plus...

                  Un prochain article pourrait traiter d’un problème connexe - et peut étre plus important que le couple- :
                  que faire lorsque l’on a (presque) plus d’amis pour boire un Nuit-Saint-Georges sur le capot de la voiture avenue Foch à 2 plombes du mat.en citant K.Dick, parce qu’ils se sont tous barrés dans la voie lactée ?

                  K.Dick qui disait : « la réalité, c’est ce qui continue à exister quand on a cessé d’y croire ».


                  • Georges Yang 26 septembre 2012 11:41

                    Bonjour Sandro

                    D’où l’intérêt d’avoir des amis plus jeunes. Quand ils ont 25 ans et vous 40 ils vous prennent pour un mentor, 15ans plus tard, la différence d’âge s’estompe et ils ont appris avec vous à pisser à l’Equateur et à déguster du morbier nuitament sur le capot de la voiture


                  • SANDRO FERRETTI SANDRO FERRETTI 26 septembre 2012 11:57

                    Doc,
                    Je confesse volontiers cette erreur. J’ai toujours eu des amis plus agés que moi, et donc je paie cash, à présent que l’ automne est venu...
                    ( bon,ceci dit, je parle de voie lactée, mais s’il n’y a que du lait à boire, c’est clair : j’y vais pas.)

                    Plus sérieusement, je sais pas si on emporte quoi que ce soit avec soi, mais dans l’affirmative, je ne serais pas surpris que les seules choses qui resteront, une fois qu’on a débarrassé la table du festin, ce ne sont pas les gens avec qui on a passé 20 ou 30 de sa vie, mais les fulgurances bettravières ou vinicoles d’avec quelques potes. Parce que c’est là où, bizarement, on s’est balladé le plus de soi.


                  • SANDRO FERRETTI SANDRO FERRETTI 26 septembre 2012 12:02

                    Correction :
                    « c’est là où on s’est balladé le plus loin de soi ».


                  • Georges Yang 26 septembre 2012 14:11

                    Sandro

                    Rien de plus fort et de vrai que ces « fulgurances » hélas c’est très rare avec des femmes


                  • vieux grincheux 28 septembre 2012 09:30

                    Yes Sir !!!


                    Pour utiliser Ubik, se conformer strictement au Mode d’ emploi....on peut aussi utiliser un costume brouillé et faire passer un test de (Van ?) Voigt-Kampf au Nexus 6 dont on « tombe » amoureux.
                    Mais Rick Deckard, le furet est surtout mal avec sa femme (Dick venait juste de divorcer) à qui il conseille, avant de partir bosser, de se faire un cocktail pour « changer son humeur ».....

                    Celle-ci lui reprochant de n’ avoir pu acquérir qu’ un mouton, la norme sociale voulant que plus l’ animal possédé est imposant (la plupart d’ entre eux ayant été détruits pour les ceusses qui ne connaissent pas l’ histoire bien différente du film Blade Runner) plus le statut social est élevé.

                    Et Vive le SURREALISME, comme disait Breton : « Plutôt la Vie » !!!!

                    KONSELEDIIIIIIIIIIIIIIIIIIISEU !!!!

                    VG

                  • Wendigo Wendigo 26 septembre 2012 11:52



                     Le mariage c’est la seule guerre où l’on couche avec l’ennemi !


                    • CHALOT CHALOT 26 septembre 2012 12:24

                      Je n’admets pas ce type de titre « se faire chier »...Désolé


                      • Georges Yang 26 septembre 2012 12:50

                        Chalot

                        Vous me faites penser aux trotskistes et aux jeunesses communistes de mai 68

                        Eux aussi ne supportaient pas les termes orduriers sur les tracts anars, gauchistes et spontex


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 26 septembre 2012 13:38

                        Je n’admets pas ce type de titre « se faire chier »...Désolé

                        c ’est pourtant b’ anal ....


                      • Loatse Loatse 26 septembre 2012 13:26

                        Ils sont nombreux à confondre leur couple avec le club med et à attendre de leur conjoint qu’il soit leur G.O.

                         ceux qui se font ch..r en couple savent très bien se faire ch..r tous seuls... c’est d’ailleurs leur caractéristique reconnaissable assez rapidement à des phrases telles que :

                        « qu’est ce qu’on fait ce week end ? »

                        L’étape suivante étant le « qu’est ce qu’on mange ? »

                        et comme des gamins, ils laissent trainer chemises, chaussettes, innondent la salle de bain soit disant par inadvertance mais en vérité pour mettre de « l’ambiance »...
                         (résultats garantis)

                        Les mêmes d’ailleurs tiraient les cheveux des filles à l’école ou les pincaient afin qu’on s’intéresse à eux..

                        Des années plus tard, changement de tactique : ils écrivent des articles procateurs... smiley


                        • Georges Yang 26 septembre 2012 14:08

                          Celui qui fout le bordel dans la salle de bain le fait pour prouver qu’il existe ou par représaille des brimades subies

                          C’est un moyen de « se venger » sans cogner

                          Heureusement toutes les femmes ne sont pas hyperchiantes

                          Une nuit avec une ami russe et son mari, on a fait une troika, c’est à dire se siffler un litre de vodka koubanskaia dans les rues de Paris

                          A la fin j’ai jeté mes chaussures dans le canal et suis rentré en chaussettes

                          Mon ami russe a dit, tes chaussures étaient déja usée, un vrai russe aurait jeté des chaussures neuves !


                        • Georges Yang 26 septembre 2012 14:13

                          Rectif, faute de frappe il s’agit d’une amie russe mariée à un prof de fac français


                        • Loatse Loatse 26 septembre 2012 14:53

                          ...une amie russe...

                          Ah oui, là ça change tout... bourré comme un coing en chaussettes sans pouvoir se gratter les coucougnettes, ca a dû être très frustrant...

                          je compatis... smiley


                        • Vipère Vipère 26 septembre 2012 18:36

                          Laotsé n’a pas tort !


                          Que devons-nous faire pour distraire les grands enfants sous peine de passer pour des bonnets de nuit ?

                          La danse du ventre ?
                          réinventer les contes des mille et une nuit ? smiley

                        • Georges Yang 26 septembre 2012 21:13

                          Pas du tout Loatse ; c’est un de mes meilleurs souvenirs, une femme mariée avec son mec qui ne glapit pas et nous laisse faire les cons


                        • Loatse Loatse 26 septembre 2012 13:27

                          oups : provocateurs


                          • Sword 26 septembre 2012 14:18

                            Trop tard, j’avais déjà perdu cinq minutes à chercher sur Google... smiley smiley


                          • kemilein 26 septembre 2012 13:31

                            je ne suis apparemment pas un homme
                            le sport m’insupporte, pour ce qui est de le regarder, quand a le pratiquer (100m / handball ce pourquoi je suis plutot bon) l’esprit compétitif m’insupporte, c’est peut être une forme d’exutoire sociétal, le sport exige la « victoire » par le « plus fort » et la « mort aux faibles », qui est je trouve contraire a la constitution d’une société saine.

                            je n’éprouve aucune satisfaction a me gratter les burnes crassement en coeur avec des « potes », me les remettre parce qu’elles me gênent soit, de là a l’afficher avec satisfaction dans une extase collective y’a de la marge.

                            peut être aussi n’aime-je pas les gens, les soit disant « potes » enfin tout du moins, compte tenu de ma lucidité, je sais qu’un pote est un « objet » et que c’est ce que je suis pour lui en retour. c’est une personne qui va remplir une fonction tout autant que je vais remplir pour lui une fonction. en gros être amis c’est une utilité/utilisation réciproque (parfois sur des terrains d’attente différents)
                            alors je ne trouve personne étant capable de remplir quoi que ce soit, trop « faible » rien a tirer... et puis non plus envie de me plier en quatre pour correspondre aux attentes d’autrui.

                            de plus l’amour ça n’existe pas, c’est exactement la même fonction que l’amitié, une utilisation mutuelle, réciproque.
                            on se satisfait, point barre. c’est une réalité factuelle, l’amour n’existe pas, faut faire avec.

                            et je surenchéri pour vous annoncer que l’amour de votre vie, sous entendu « monogame » ou « monoandre » est aussi une stupidité sans nom.
                            que nous convenions ensemble que le patriarcat domestiqua (littéralement) la Femme et qu’il en fit sa chose jusqu’a en avoir plus que de raison, c’est un fait. mais pourquoi aujourd’hui ne pas accepter enfin que des gens libres puisse avoir plusieurs amoures (homme / femmes / bi). Là encore vous entendez, alors, qu’il y aurait mariage, donc une union exclusive, et donc une perte de cette précieuse liberté. autrement dit l’amour(es) de sa vie serait une castration entérinée.

                            ou pas ! changez vos moeurs, acceptez que l’amour unique est une bêtise et que le multi-conjoint est préférable, abstenez vous du mariage, et vous voilà bien plus en phase avec la réalité matérielle du monde. (c’est aussi l’accepter pour votre/vos partenaire/s)

                            alors vous vous heurterez, a l’évidence, au conservatisme imbécile de la société, de celle qui ne pense pas parce qu’elle n’en a pas le temps ou l’envie.
                            mais quand la plèbe hurle que la Terre est plate pendant 1400 ans, ca ne lui a pas pour autant donner raison.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès