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Accueil du site > Actualités > Société > Se surendetter en changeant de portes et de fenêtres

Se surendetter en changeant de portes et de fenêtres

Dans ce cas du remplacement de portes et fenêtres, nous allons voir comment vous allez être fortement incités à vous surendetter, ce qui annihilera vos maigres gains financiers.

D'abord, arrêtons de prétendre que faire des économies d'énergie permet d'économiser de l'argent. Par exemple, un plan d'amortissement de panneaux solaires prévoit rarement le remplacement du chauffe-eau au bout de dix ans. 

Donc, vous avez décidé d'améliorer l'isolation thermique et acoustique (c'est à dire phonique) et vous commencez votre recherche de la qualité au meilleur prix.

Sachez que l'isolation acoustique vous décevra certainement malgré les promesses du commercial ("Vous n'entendrez plus rien.") Au mieux, certains sons seront assourdis (mais pas les bruits de roulement, entre autres). Il existe des coefficients : demandez-les et comparez-les à votre installation actuelle : vous constaterez souvent qu'il n'y a aucune amélioration par rapport à votre porte en bois. Les promotions font état de performances renforcées à ce sujet et c'est un argument de vente très utilisé. Il vous prendra l'envie de conseiller au commercial de faire vérifier son audition...

Quant aux performances thermiques, elles peuvent être réelles et vous apporter un confort de vie.

Vous vous jetez à l'eau et commencez à appeler des entreprises. Celles-ci réagissent rapidement, la concurrence étant rude du fait de la baisse des avantages fiscaux. À ce sujet, elles vous feront miroiter oralement une prise en compte de 15 % ; ce sera 13 % et uniquement sur les fournitures.

Vous pourrez alors apprécier le savoir-faire des commerciaux. Après avoir écouté vos souhaits, ils vous assureront avoir "le" modèle qui vous convient ; en réalité, ils n'ont souvent qu'une gamme de produits. Ils vous vanteront l'entreprise, sa stabilité (si vous insistez un peu, ils vous avoueront qu'elle a été rachetée trois fois mais que maintenant ça va mieux). Quand ils consulteront les barèmes, vous les verrez jeter un coup d'œil furtif vers vous car ils évaluent la marge qu'ils peuvent appliquer en fonction des rabais que vous solliciterez. Au moment de signer (surtout, reportez votre décision !), ils se lèveront et s'approcheront de vous. Puis ils vous féliciteront pour votre décoration intérieure, pourtant complètement ratée.

Rénovation ou neuf ? Ce n'est pas clair. La rénovation peut être le démontage total du cadre de la fenêtre, c'est impressionnant et peut causer des dommages au crépis, d'où "l'habillage" tout autour. Mais cette rénovation peut se faire en conservant le bâti en bois qui sera recouvert de PVC. Le neuf peut être posé en rénovation...

La qualité de la pose ne dépend plus de la plupart des entreprises. Vous constaterez que certains poseurs travaillent 12 heures (en plus des heures de trajet), ce qui signifie clairement qu'ils ont été contraints de devenir auto-entrepreneurs. L'un d'eux vous dira que dans l'entreprise (à bas prix) précédente, il ne gagnait que 200 € par jour alors que son chef (il y en a toujours un) avait 500 €.

L'entreprise a généralement deux objectifs : vous faire changer de portes et fenêtres bien entendu, mais aussi vous engager dans un crédit de type revolving, ce dernier étant lucratif pour eux ("Ça rapporte des points."). À cette occasion, vous entendrez le mot "sympa" qui est utilisé chaque fois qu'on veut vous berner, et l'argument "paiement de la première mensualité trois mois après, sans intérêt". Traduisez : "qui ne présente aucun intérêt". Trois mois après, cela correspond au délai habituel (sept semaines après le passage du métreur), mais les documents mentionnent six mois. Si vous voulez emprunter, faites le tour des banques ! 

Vous aviez peut-être économisé pour financer ces travaux, devinant ce qui vous attend après l'élection présidentielle... Même un prêt à taux zéro peut devenir difficile à rembourser car il ne sera pas compensé par les économies d'énergie, surtout en tenant compte de la hausse vertigineuse qui s'annonce.

Si vous réussissez à résister au discours enjôleur du commercial, vous recevrez des propositions de crédit variées dans les jours suivants et surtout, vous devrez résister aux sollicitations de votre banque. En effet, pour un établissement bancaire, il est inconcevable que vous ne fassiez pas appel à leurs services pour emprunter et placer l'argent que vous n'aurez pas dépensé, ce qui leur serait deux fois profitable. Dès qu'ils auront constaté que vous avez versé un acompte, préparez-vous à de nombreux appels téléphoniques et e-mails moralisateurs. Ils vous enverront aussi une proposition de crédit renouvelable, même si vos comptes sont assez garnis.

L'assaut final aura lieu quand vous aurez viré la somme nécessaire au paiement sur votre compte-chèque avec ce type d'e-mail dont vous redouterez le manque de confidentialité : "Étant donné que vous avez une importante somme d'argent sur votre compte, nous vous proposons un rendez-vous pour étudier les possibilités de la placer."

Tout est donc organisé pour vous entrainer dans la spirale du sur-endettement. Saurez-vous y résister ?


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46 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 21 juillet 2011 14:11

    Il y a une chose importante à apprendre dans la vie : Savoir dire « NON ».

    Juste pour aller dans le sens de tromperie des consommateurs :

    Autre exemple de prétendues économies, les frigos « A+ ». Ceux ci annoncent certes une consommation moindre, mais leur prix très supérieur à leur équivalent « A », environ +150€, rend celles ci très aléatoires.
    Il faudrait les utiliser plus de 10 ans pour commencer à gagner de l’argent.

    Juste de nouvelles manières de relancer la consommation, toujours au détriment du consommateur.


    • Montagnais Montagnais 21 juillet 2011 20:01

      Dire non c’est facile.. dés l’instant ou l’on a suffisamment d’esprit critique, suffisamment de méfiance envers les cloportes, suffisamment de mépris pour toutes ces putes de bas étage du capitalisme sordide, qu’on comprend bien les choses, comme y faut..


      J’sais de quoi je parle : ma bergère s’est fait enfiler 26 000 € de pompes à chaleur.. Dire qu’on avait déjà du fuel, du gaz, du bois, du solaire, du géothermique, du nucléaire..

      Isolation ! Isolation ? Elles était isolationnées nos Grand-mères ?

      Pas. Elle vivait bien, aérée, libre et malicieuse, gracieuse, la Grand-mère, avec un pull en hiver, un fichu par-dessus, si nécessaire.

      La réclame, ça sert qu’aux crétins à dépenser leur argent tout de travers. L’Etat abonde en plus, crapule, pour tenter de sauver sa mise, faire avaler de force..

      Elle est là l’absolue modernité : c’est le dernier publicitaire pendu avec les basses tripes du dernier banquier.

      Et la fenêtre ouverte.

      Vous suivez ?



    • Talion Talion 21 juillet 2011 15:00

      Pour avoir travaillé dans le domaine de la vente aux particuliers au sein d’une société bien connue pour ses méthodes de vente peu scrupuleuses (les initiés reconnaitrons...), le témoignage que vous apportez me parle tout à fait et je corrobore totalement vos déclarations...

      Ceci étant une précision importante est à effectuer...

      Si la société à laquelle vous faites allusion est bien celle à laquelle je pense, il est important de préciser que cette dernière ne peut continuer à fonctionner qu’en s’imposant un turn-over très important afin de renouveler le stock de commerciaux qui malgré un formatage et un endoctrinement des plus serrés, finissent (lorsqu’ils ont une conscience) par se révolter contre ce système qui exige de leur part ni plus ni moins que d’escroquer les personnes qu’ils ont en face.

      Bien entendu, cette incitation ne sera jamais directe, mais très fortement suggérée par des biais détournés (via leur responsables commerciaux, véritables âmes damnées du directeur d’agence et qui eux par contre présenteront les choses de manière beaucoup plus crues avec démonstration live à l’appui... Je peux en témoigner...).

      Après, deux évolutions possibles pour le commercial :

      1- Un sursaut de conscience (ça c’est moi...) entrainant une résistance passive dans son travail qui lui fera plonger son résultat (souvent d’ailleurs parce qu’il préviendra par un petit coup de fil discret son client concernant les dessous du produit que son responsable lui avait vanté la veille)... Le licenciement pour défaut de résultat est bien entendu au bout du chemin, mais on peut toujours gagner un ou deux moins de salaire en donnant le change et en promettant à son responsable que ce n’est qu’une petite baisse de régime passagère... (à escroc, escroc et demie !...  smiley )

      2- Il se découvre l’âme d’une vraie crapule prêt à toutes les bassesses et tous les coups de putes pour amasser de la caillasse à la fin du mois.
      Ainsi pendant un ou deux ans, notre ami (qui finira certainement responsable commercial) mènera la belle vie en sortant en boite avec ses collègues qui lui proposeront des « concours du meilleur commercial » avec soirée tous frais payés en compagnie d’une demie douzaine de putes offerte au vainqueur (véridique !).
      Ceci bien entendu sous les félicitations du directeur d’agence et du directeur régional qui ne seront bien évidement absolument pas dupes des véritables méthodes employée par notre fier et valeureux goret, mais qui fermeront les yeux tant que les clients mécontents de s’être fait arnaqués n’auront pas saisi la justice...
      A partir de ce moment là par contre, le commercial qui jusqu’ici était poussé à vivre grand train et à croire qu’il faisait partie d’une équipe (voire d’une famille !) qui caressait auparavant sa vanité et son narcissisme dans le sens du poil, va soudainement découvrir que les amis qu’il croyait avoir n’en ont jamais été et que la société qui lui avait ménagé un nid douillet et cotonneux ajoutera sa propre plainte à celle du client dans un effort pathétique pour sauver sa propre réputation (« Cet homme a trahi la confiance que nous avions placé en lui !... Jamais nous n’aurions pu penser que [...] »).
      Je vous passe l’hypocrisie des responsables qui à se moment là se feront (comme des gros faux-culs) les apôtres d’une vertu qu’ils n’avaient jusque là jamais prêché, bien au contraire !

      ...

      Bref !... Tout ça pour dire que pour qu’un tel système marche, il est nécessaire de recruter parmi une population de désespérés, sans trop de plomb dans la tête et qui seront disposés devant le succès facile à faire une croix sur leurs scrupules...
      Les banlieues déshéritées sont malheureusement pleines de ces âmes damnées suffisamment désespérées pour croire une fois le frigo plein et le compte en banque en positif que leur galère est terminée et que la belle vie les attend.
      Pour peu que leur philosophie de vie soit de niquer son prochain, tirer les gonzesses et accumuler de la caillasse, alors ils constituent des recrues idéales dont il suffira de flatter la vanité pour leur faire faire n’importe quoi...

      Ces pauvres êtres se mettront alors à truander leur prochain et à se couper du reste de l’espèce humaine tout en se donnant bonne conscience et en ne réalisant pas que le système qui les a piégé les remodèles progressivement en une sorte de pseudo être humain dont l’âme a été depuis longtemps souillée par les considérations bassement matérialistes que leur nouvel environnement les encourage à nourrir et satisfaire.

      Ne leur jetez cependant pas la pierre car ces malheureux individus finiront un jour par se réveiller au moment ou leur tête s’encastrera dans le mur de la réalité, leur faisant alors misérablement prendre conscience du vide abyssal qu’est devenue leur existence.

      La reconversion de ces anciens « gagnants à qui tout souriait » sera alors d’autant plus difficile qu’il leur faudra avant de pouvoir ré-embrayer sur une profession digne de ce nom, désapprendre toute la merde qui leur aura été déversée dans le crâne par leurs formateurs...

      Je conclurai en précisant que pour ma part, je vois dans le parcours de ce type d’individu une parabole de notre société qui glorifie l’image, les apparences et le faire paraitre tout en oubliant la réalité du monde qui nous entoure... La crise économique et morale qui balaye actuellement l’occident sera ainsi le salutaire clou du cercueil d’une période que les historiens futurs catalogueront à n’en pas douter comme ayant sa juste place au sein des poubelles de l’histoire...

      D’ici là, si jamais un jour, vous voyez sonner à votre porte un jeune loup aux dents longues et habillé comme s’il allait à un mariage, évitez de lui ouvrir et surtout ne le croyez pas lorsqu’il vous assure qu’il est là pour vous rendre service et vous annoncer qu’il veut vous aider à faire des économies.

      Bonne journée à tous.  smiley


      • René de Sescendres René de Sescendres 24 juillet 2011 11:27

        Ne la citons pas, mais disons simplement que son commence et termine par la lettre « K » smiley


      • Talion Talion 24 juillet 2011 17:37

        Pas si simple... Vous auriez tord de croire que la « méthode K par K » est spécifique à cette seule société...

        Les métastases se sont diffusées dans beaucoup d’autres entreprises... Y compris l’ancien employeur dont je parle.  smiley 


      • Phil AUTEMPS 24 juillet 2011 17:51

        Talion a raison. C’est pourquoi j’avais « replié » ce message (je ne peux apparemment pas le supprimer).
        Pour ma part, je n’ai pas eu de contact avec cette entreprise et mon témoignage est un patchwork basé sur la réalité.
        Je ne suis pas d’accord pour jeter le discrédit sur une entreprise. D’une part, cela peut être une démarche voulue par la concurrence. Ensuite comme le dit Talion, ce type de « stimulation » est commun à beaucoup d’entreprises, comme l’humiliation en public qui n’est même plus dénoncée.
        Ce n’est pas en stigmatisant qu’on fait avancer les choses. Et, comme d’autres internautes l’ont dit, cela participe de la volonté de déréguler, du capitalisme sauvage. Et qu’importe la casse sociale, pourvu que les intérêts économiques soient préservés (rendez-vous le 6 aout).


      • Harfang Harfang 21 juillet 2011 15:19

        Article très intéressant. Le témoignage de Talion ne l’est pas moins du reste...
        Cela ne fait que confirmer mon opinion sur la question, mais c’est toujours intéressant à connaître.


        • Nautile 21 juillet 2011 15:25

          @l’auteur,

          je partage globalement votre point de vue.
          Ceci dit pour mes travaux, je privilégie les artisans locaux aux belles entreprises faisant pub et démarchage. (du style de celle qui utilise un « comique » sur le retour)
          Et cela n’empêche pas de faire ses propres calculs économie promises / coût des rénovations !
          Avec effectivement un coût de l’énergie à prévoir vers la hausse toute !
          Et pour le financement, l’expérience m’a montré qu’on avait toujours avantage à aller voir son banquier préféré plutot que d’accepter les magnifiques propositions des commerciaux.
          ...sans oublier d’aller voir le banquier de la rue d’en face !

          @Talion
          bien triste mais au demeurant trop réelle image du commercial moderne ! On sent par trop le vécu !


          • Nautile 21 juillet 2011 15:28

            @ Alpo
            dans les économies d’énergies, il n’y a pas que gagner de l’argent.
            Il y a aussi économiser l’énergie ...

            le tout effectivement est de faire un bon bilan entre ce que cela entraine comme surcoût par rapport au gain d’énergie et donc à l’économie de fonctionnement envisagée.


            • francis francis 21 juillet 2011 15:48

              J’aime beaucoup cet article ainsi que les commentaires qui suivent et vont nous amener, eux-aussi, un regard encore plus en profondeur

              Quelque chose m’étonne malgré tout.

              Aucun nom, aucune allusion à des entreprises précises...

              Mais dans quel monde vivons-nous pour qu’on ait tant peur, tout simplement, de dire.

              Ce que je vois dans tout cela, la puissance incommensurable et détestable des entreprises

              qui nous font tourner la tête plutôt que dire..

              Je c rois que nous sommes à un tournant très grave du langage.

              Une partie de notre liberté vient de foutre le camp...


              • Talion Talion 21 juillet 2011 16:20

                Malheureusement la société en question aurait tôt fait de me trainer en justice s’il me venait l’idée de la désigner trop précisément...

                A noter cependant que je dispose toujours des noms de quelques personnes qui seraient disposées à témoigner en ma faveur si le pire devait se produire.

                Néanmoins le terme « goret » par lequel les responsables avaient l’habitude de désigner les commerciaux derrière leurs dos devrait suffire à identifier la société à laquelle je fais référence.

                ...Et dire que ces idiots pensaient que nous étions dupes et que nous ne nous doutions pas de la façon dont nous étions qualifié par nos responsables...Quelle bande de crétins imbus d’eux-même !  smiley 

                Quant à la méthode de vente... Ça m’évoque trop furieusement certains souvenirs pour que ça ne puisse pas être ça...

                Mais juste pour que vous compreniez mieux, au sein de ce genre de boite, un vocabulaire particulier avait cours...

                Ainsi un client était « une tomate » (comprendre « une bonne poire »)...
                Un commercial était « un goret »...
                Un client mécontent était « une torche »...
                Etc...

                C’est vous dire le respect de l’être humain au sein de ces glorieuses institutions qui pour forcer la main des pigeons avaient recours à des D.O. (Demande d’Opportunité) consistant en une mascarade théâtrale visant à faire croire par coup de fil interposé qu’une opportunité de remise était disponible là, maintenant, tout de suite... Et que le client devait dire oui ou non sur l’instant sans réfléchir.

                Pour info, la remise est toujours la même et systématiquement proposée... Soit pour forcer la main de « la tomate »... Soit pour conforter la vente et le dissuader de se rétracter (parce que sinon il perd la remise).

                Il faut comprendre que le boulot du commercial est d’hypnotiser le type en face en lui faisant gober l’idée que le produit qu’on lui propose est le meilleur et qu’en plus il en a désespérément besoin (ce qui la plupart du temps est totalement faux !).

                L’objectif est de répondre à chacune des objections du pige... Heu... Du prospect, en le maintenant dans ce que l’on appel « l’entonnoir de la vente » afin de l’amener à la fin sur la seule objection qu’il reste.

                A savoir : Le Prix !

                C’est pour cela qu’il sera important pour le commercial que tous les décisionnaires soit là lors de sa visite afin de ne pas se retrouver face à la seule objection à laquelle il ne peut pas répondre : « il faut que j’en parle à ma femme / mon mari / mon chat / ma belle-mère / etc... On voit ça et on vous rappel demain... »

                Là le commercial est niqué... Il peut remballer ses affaires et dire au revoir... Autant dire que la vente est baisée, parce que dans ce cas là « la tomate » peut entretemps se rendre compte que le commercial a essayé de lui refourguer de la merde à un prix indécent.

                Bref... Tout ça pour dire qu’il faut à la fin la seule « objection » qui reste à « la tomate » doit être le prix et que la D.O. doit être là pour casser ce dernier obstacle et arracher le bon de commande.

                Reste ensuite au « goret » à « conforter la vente » en revenant voir « la tomate » afin de le dissuader de se rétracter avant que ne se termine le délai prévu par la loi Scrivener.

                Une fois les 7 jours passés, tout le monde à l’agence peut souffler car l’affaire est officiellement dans le cul de l’âne...

                Reste plus qu’a trouver un autre pigeon afin de pouvoir atteindre l’objectif (inatteignable bien entendu) que votre responsable d’agence vous a fixé en début de mois.


              • PhilVite PhilVite 21 juillet 2011 17:24

                Hummm ! Attention, vous allez faire naitre plein de vocations.
                A cause de vous, les effectifs des BTS « force de vente » vont exploser !  smiley


              • Dzan 22 juillet 2011 00:02

                @ Talion.
                Le coup aussi : « J’appelle mon chef » qui, ce chef fait semblant de calculer une nouvelle remise.
                Vous ne voulez toujours rien signer. « je vous passe le Directeur Commercial », qui est soit -disant à l’autre bout de la France.
                « Oui Allo, M’sieur Machin, je vous fait une dernière proposition, mais faut signer aujourd’hui »
                Et le mec il est dans le bureau à côté de « l’autre »

                Il y a aussi la garantie de 15 ans.
                Dans notre monde actuel dans 15 ans, ou ils n’existeront plus, ou ils auront été bouffés.


              • amipb amipb 22 juillet 2011 00:09

                Personnellement, j’ai fui K par K pour des raisons de vente agressive et de matériel ne respectant pas les dernières normes (espace entre les 2 vitres, donnant droit au crédit d’impôts). Quelques mauvaises expériences dans mon entourage, également, avec cette société.

                Je me suis donc tourné vers Arts et fenêtres et Tryba, pour finalement choisir ce dernier, suite à une négociation de 3 semaines afin de faire baisser un prix global de 43000 € à 25000€ (17 fenêtres, 1 porte d’entrée et 10 volets roulants).

                Le matériel est d’excellente facture, mais la pose (en dépose totale, pas en rénovation) a fait des dégâts : trous dans les murs, projections de métal en fusion dans les carreaux de carrelage, erreurs de métrage (toujours bien vérifier avant la pose) qui m’ont permis de négocier l’offre d’une fenêtre et d’un volet roulant supplémentaires... Essayez de rester présent lors de la pose, sinon les mauvaises surprises risquent de prolonger les travaux.

                Par contre, l’isolation accoustique est très notable (les anciennes fenêtres étaient en simple vitrage), et les économies d’énergie de l’ordre de 20% sur une année (chauffage au gaz).


              • Krokodilo Krokodilo 22 juillet 2011 11:22

                L’article est bien, utile, mais vos deux commentaires mériteraient d’être un article en soi, tellement ça sent le vécu.


              • goc goc 22 juillet 2011 12:25

                Ce qui est grave, c’est que malheureusement, rien n’a changé depuis les camps de concentration, c’est toujours la même méthode : donner un peu de pouvoir et/ou de privilège à un individu en échange de l’abandon de ses derniers scrupules envers l’autre, voir pire, l’abandon du respect de la vie (entre l’exécution de prisonniers par des kapos et la signature forcée sur des petits vieux d’un contrat leur retirant la moitié de leur petite retraite pendant 20ans, la marge est faible, et le crime aussi odieux)


              • Talion Talion 22 juillet 2011 14:39

                Tout à fait !... C’est d’ailleurs pour cela que je me suis tiré en courant après avoir compris le malaise...

                C’est qu’au départ vu que le commercial est la première cible de la propagande qu’on lui fait ingurgiter, il y croit vraiment !... Enfin en tout cas pendant un certain temps dont la longueur varie en fonction de la naïveté et de la nature candide de l’individu (les jeunes sont souvent très, voire trop, idéalistes...).

                Par contre après quelques mois et quelques ventes la vérité crue se révèle finalement sous leurs yeux horrifiés !

                Il y a alors ceux qui sombrent dans l’abîme et ceux qui décident que leur âme n’est pas à vendre... En tout cas pas à ce prix là...

                ...

                Pour ce qui est d’écrire un article sur le sujet et sur mon parcours... Huum... Faudrait que j’y pense...

                A priori pourquoi pas ?...


              • arcrachatcredits arcrachatcredits 21 juillet 2011 17:12

                Dans tous les métiers il y a des brebis galeuses.
                Même dans les grandes marques de fenêtres une de celles qui fait de la publicité en TV nos clients se sont fait piéger leur acompte, chez un franchisé de cette grande marque et qui a déposer son bilan et ou la maison maison (qui dit ne pas l’être) décline sa responsabilité.
                Le sumo en est resté sur le dos, le client aussi.

                Parfois le petit artisan local peut être un peu plus cher (mais pas toujours car de qualité supérieure)

                De plus le fait de la bonification de taux de l’éco-pret certains fournisseurs augmentent les tarifs et l’organisme financier tenant en compte (à juste raison) l’encours des mensualités refuse l’attribution du prêt bonifié.

                C’est là que peut intervenir un conseiller financier qui au préalable étudie l’ensemble des dettes pour ramener les mensualités au seuil raisonnable par une simulation financière sans engagement.
                voir sur le net l’article « Analyse et Amélioration du Tertiaire et de l’Habitat »
                http://www.arcrachatcredits.org/articles.php?article=756


                • franor 21 juillet 2011 17:52

                  Très bon article et excellent commentaire de Talion ou là on sent le cas pratique.
                  Mais franchement régulièrement je suis amené à faire changer des fenêtres dans mon métier, donc il y a deux ans j’ai appeler cette société pour avoir un devis. Pour changer trois fenêtres en PVC, ils me demandaient le prix que me demande l’artisan avec lequel je travail habituellement qui lui pour ce même prix m’en change vingt dont une baie vitrée en alu.
                  Donc ces boites qui font des pub radio ou TV et ont des armées de commerciaux et qui vous balancent des devis de 7900 euros TTC pour trois fenêtres alors que l’artisan du coin est à 8600 euros TTC pour 19 fenêtres PVC et une en alu, qu’il m’explique qu’il prend 0,40 % de marge ce qui est normal. Bref faites des devis certes vous n’obtiendrez peut être pas mes prix mais vous serrez au minimum trois fois moins chère que dans ces boites et ce sans négocier.


                  • Dzan 22 juillet 2011 00:05

                    @ Franor
                    Je plussoie 1000 fois !


                  • iris 22 juillet 2011 11:48

                    il faut bien payer les commerciaux et toucher la prime sur le crédit...


                  • Phil AUTEMPS 21 juillet 2011 18:02

                    Merci pour vos commentaires pertinents et vos compléments qui permettent de découvrir l’autre côté du miroir aux alouettes.


                    • herbe herbe 21 juillet 2011 18:16

                      J’ai également apprécié cet article et les commentaires.

                      Talion merci pour cette tranche de vécu, mais si on continue à extrapoler, on voit très clairement maintenant que tout le système serait (est ?) gangréné (voir actualité courante française ou Anglo Saxonne). Nous serions (j’emploie le conditionnel d’espoir ou de politesse) en pleine économie du vice.

                      Quand Talion dit :
                      "Les banlieues déshéritées sont malheureusement pleines de ces âmes damnées suffisamment désespérées pour croire une fois le frigo plein et le compte en banque en positif que leur galère est terminée et que la belle vie les attend.« 

                      c’est vrai seulement en partie pour les plus vertueux d’entre eux !!!! (ils restent dans l’économie  »non grise" après tout)
                      Pour les autres damnés lucides, le trafic de drogues est autrement plus rentable, à vice vice et demie...et là on rentre dans l’économie grise formidable attracteur de tous les damnés et pas seulement des banlieues .....


                      • Spip Spip 21 juillet 2011 19:08

                        Bien qu’un peu à côté du sujet, le crédit, petite expérience personnelle.

                        Ayant acheté un appart dans un immeuble des années 60, j’avais décidé de mettre du double vitrage à la place de l’existant, c.a.d. du rapporté (pas mal pour le bruit, zéro pour l’économie d’énergie) J’ai sollicité trois installateurs en Juillet pour une « rénovation légère » c.a.d. par dessus les dormants existant.

                        Le premier : Gros fil... Là, c’est le grand jeu ! Commercial athlétique, sûr de lui, costard Smalto, argumentaire au cordeau, prise immédiate des mesures au laser, devis dans la foulée, les oscillo-battants sont « offerts », impressionnant ! Résultat : 10 500 €. Propose son crédit mais n’insiste pas et ne fait pas de forcing pour avoir une signature de suite, laisse une porte ouverte à une dernière petite négo.

                        Le deuxième, à peu près pareil, en moins speedé. Quelques bons conseils, 10 800 € puis négo en forme d’aumône (3%)

                        Le troisième, petit artisan sympa : devis à 8 500 € (option sans oscillo-battants ni recouvrement total des dormants). Va pour lui, chantier prévu deuxième quinzaine d’Octobre (pas grave, je n’habite pas encore) Ce sera finalement en Décembre, l’usine s’étant plantée, parait-il, dans les mesures ! Ensuite, les petits couacs : oubli de 2 joints de bas de fenêtres, avec courants d’air en sortant de la douche (moins sympa). « On n’en met jamais en bas - ah bon, pourquoi vous en avez mis aux autres, alors... ? » et des petits capots brise-vent dans la véranda. A part ça, ne donne pas l’impression d’être très au point quand on parle de ventilation, VMC, etc.

                        J’ai un peu gagné avec l’artisan local mais, bon...

                        A part ça, compte tenu des « incertitudes » concernant le prix de l’énergie (des certitudes, oui !) j’adhère au principe qui dit « l’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas ». J’ai préféré investir dans du DV, plutôt qu’une super-chaudière qui aurait mieux chauffé la rue, au final. Je connaîtrais le gain réel l’hiver prochain, en comparant avec la consommation du précédant occupant.

                        Pour les banques, toutes les occasions sont bonnes. Outre le surplus inhabituel sur votre compte, repéré automatiquement par l’ordinateur, il y a aussi, périodiquement, le grand classique : votre conseiller client vient de changer (ça change relativement souvent) et le nouveau (souvent la nouvelle) désire tellement vous rencontrer...


                        • Tof 21 juillet 2011 19:48

                          Au-delà de la question du sur-endettement, je crois que les témoignages édifiants de Talion déportent le sujet vers les méthodes de vente scandaleuses des entreprises qui œuvrent dans ce domaine (mais pas seulement celui-là). Expériences vécues et tout à fait éclairantes, comme l’ont été les quelques reportages déjà diffusés sur nos télés traitant de sujets connexes.

                          Le plus triste est de constater que ces « loups » s’attaquent en priorité à des personnes faibles, âgées en général, qui se retrouvent endettées pour des équipements dont ils n’ont absolument pas besoin. Le turn-over important dans ce type d’entreprise s’explique aussi par le fait que le produit étant difficile à placer, les vendeurs quittent le navire après avoir fourgué leur marchandise à leur entourage proche, famille et amis...


                          • Talion Talion 21 juillet 2011 20:23

                            Il y a de ça...

                            Mais aussi le fait que ceux qui essaient de la jouer « réglo » finissent par s’épuiser à force de tenter de gagner leur vie et travailler sans arnaquer celui qui est en face et en maintenant un minimum de conscience professionnelle...

                            Bien entendu après quelques mois ils se rendent comptent que les dés sont pipés et qu’à moins de franchir la ligne rouge il est impossible de gagner sa vie dans ce métier.

                            Du coup une partie abandonne ses principes et deviennent des escrocs...

                            Alors que l’autre abandonne ses illusions et se fait virer par manque de résultats.

                            Je précise que je me suis retrouvé dans la seconde catégorie mais que je me suis tout de même arrangé pour m’incruster aussi longtemps que possible (inventer des excuses pour ne pas se faire virer alors qu’on n’a que peu de résultats et qu’on refuse de cloquer des petits vieux facilement influençable est tout un art, vous pouvez me croire)...

                            Faut me comprendre, j’avais un CV à me forger.

                            Par contre l’expérience acquise n’a pas de prix !... Quand vous avez vu ce que j’ai vu et vécu ce que j’ai vécu, le commerce n’a plus de secrets pour vous !

                            Maintenant au moins je comprend pourquoi on dit que les meilleurs commerçant sont tous un peu voleurs...
                            C’est juste la taille du « un peu » qui varie en fonction de la boite  smiley 


                          • herbe herbe 21 juillet 2011 21:03

                            Pour illustrer avec humour et gentillesse (hein il en faut aussi non smiley ).
                            Voici une blague sur un vendeur doué :

                            "Un jeune homme se présente pour une place de vendeur dans un grand magasin.

                            Le responsable lui demande s’il a de l’expérience. Alors, le jeune postulant répond :

                            - Dans la vente, si j’ai de l’expérience ? Aiaiaiaiaille, je suis le roi de la vente, mon cousin il avait une boutique, j’ai tout vendu,

                            maintenant il est parti au soleil tellement je l’ai rendu riche. Sur la tête de ma mère, y’a pas meilleur vendeur que moi !

                            Le responsable, amusé par une telle assurance, décide de prendre le jeune homme à l’essai pour la journée.

                            Le soir, il revient pour constater le chiffre d’affaires réalisé :

                            - Alors, combien de ventes as-tu faites aujourd’hui ?

                            - Une seule, j’ai vu un seul client.

                            - Ce n’est pas très brillant ça, et c’est une vente de quel montant ?

                            - 250.000 Euros.

                            - Quoi ? 250 000 Euros ? Avec un seul client ? Mais... comment ça ?

                            Et le vendeur raconte :

                            - Un type se présente et je lui ai vendu un hameçon. Puis je lui propose la petite canne à pêche au lancer et une série de mouches.

                            Et comme je lui dis qu’il ne peut pas pêcher sans être bien équipé, je lui vends aussi la grande canne avec la ligne, les bouchons et un moulinet.

                            Après, pour pas qu’il ait honte devant les autres pêcheurs, je lui ai vendu l’équipement, les bottes, le ciré et le bob. Parce que avec sa canne toute neuve, s’il a pas l’équipement, y va passer pour un plouc, et mes clients, ils peuvent être cons, mais pas avoir l’air de ploucs.

                            Puis je lui demande où il compte aller pêcher. Il me dit sur la Côte. Alors, je lui dis qu’il ferait bien d’acheter un bateau pour pêcher au large, et je lui vends un hors-bord avec deux moteurs.

                            Et je lui demande comment y va emmener son bateau sur la Côte. Y savait pas, alors je lui ai vendu une Mercedes et une remorque pour tracter.

                            Et puis on a fait les comptes. Ca faisait 253.000 Euros. J’ai fait un prix, à 250.000 Euros, et il a signé.

                            Le chef est ahuri, assis par terre, il n’en croit pas ses oreilles :

                            - Tu as vendu un bateau et une Mercedes à quelqu’un qui venait pour acheter un hameçon ?

                            - Heu...Pas vraiment. En fait, le client il venait acheter une boite de tampons pour sa femme, alors je lui ai dit :

                            - Puisque ton week-end est foutu, pourquoi t’irais pas à la pêche ?"


                          • Talion Talion 22 juillet 2011 14:41

                            Elle est connue dans le milieu, mais je ne lasse pas de cette blague !  smiley 


                          • Talion Talion 22 juillet 2011 14:42

                            ...ne me lasse pas...


                          • lloreen 21 juillet 2011 20:18

                            Dire que l’énergie libre et gratuite existe et que personne ne le sait...
                            C’est normal, cela ne rapporte pas d’argent.


                            • lloreen 21 juillet 2011 20:23

                              Quant à s’endetter...

                              http://www.dailymotion.com/video/xhiymd_entretien-avec-etienne-chouard-1-l-argent-dette_news

                              Maintenant vous comprenez pourquoi il faut « sauver » la Grèce...et bientôt la France aussi !


                              • Marco07 22 juillet 2011 11:43

                                La seule énergie libre et gratuite qui existe et qui a été découverte à l’heure actuelle est la connerie.


                              • LE CHAT LE CHAT 21 juillet 2011 22:52

                                m^me si vous êtes propriétaires , dites que vous n’êtes que locataires et que votre proprio a des crabes dans les poches...............


                                • Philippe95 21 juillet 2011 23:22

                                  J’adore résister à ces « vendeurs » là. A tel point qu’en Espagne il y a une dizaine d’année je suis allé en toute connaissance de cause dans une vente de time-share : J’avais soit-disant gagné une semaine de vacances et blabla bla etc... Je voulais voir comment ça se passe de l’intérieur.

                                  Toute la panoplie décrite par Talion et quelques autres trucs y sot passés. Quand j’ai fait un petit calcul du coût de 52 semaine de time-share et que j’ai annoncé qu’avec ce montant je pouvais acheter un petit chateau en toute propriété dans ce coin de l’Espagne, ça a jeté un froid smiley

                                  Je m’en marre encore rien que d’y repenser. Evidemment je suis reparti sans rien acheter, après plus de 3 heures de palabres infructuex de leur part. Comme on dit la bas pour un autre sujet « No es NO »


                                  • Michel DROUET Michel DROUET 22 juillet 2011 09:09

                                    Bonjour

                                    Si vos fenêtres bois sont encore en bon état, le remplacement du simple vitrage par un double vitrage réalisé sur mesure (les magasins de bricolage se chargent de la commande) posé par vous-même (c’est simple) vous assure un bon confort phonique et thermique et vous coûte énormément moins cher.

                                    Cela vous évitera le surendettement qui nourrit les goinfres installateurs de portes et de fenêtres.


                                    • PtitLudo PtitLudo 22 juillet 2011 09:22

                                      On a tous eu affaire à ce genre de démarche commerciale aggressive. De celui qui finit par essayer de vous vendre une assurance vie en s’étant initialement présenté comme faisant partie du syndic de l’immeuble, au commercial en défiscalisation qui vous propose de réduire vos impôts mais veut en fait vous fourguer un appart au prix surestimé dans une zone déserte avec un crédit taux variable non capé.

                                      De même lorsque j’ai acheté ma voiture, j’avais justement bien mis l’argent de côté pour éviter à tout prix de faire un crédit, mais le commercial voulait à tout prix me fourguer un crédit, il a fallu batailler pendant un long moment pour que je l’achète comptant tout de même, à la fin le commercial faisait la gueule.

                                      Pour revenir au sujet des fenêtres j’ai également eu affaire à K/K, à fuir. Malheureusement comme je n’avais qu’une fenêtre à changer, les petits artisans du coin n’étaient pas intéressés. Quand j’ai vu les poseurs débarquer j’ai eu peur. Ils ne parlaient pas français d’abord, je ne sais pas où ils avaient été trouvés. Ensuite ils te font un grand trou dans la façade, et après ils montent la fenêtre, et là, horreur je m’aperçois qu’elle ne s’ouvre pas dans le bon sens. Impossible de discuter, en plus que faire une fois qu’on a un grand trou dans la façade, bref j’ai laissé couler, j’espère ne pas avoir à m’en mordre les doigts plus tard.

                                      Bref on est vraiment dans un monde de merde ou l’escroquerie a fenêtre sur cour.


                                      • Phil AUTEMPS 22 juillet 2011 09:54

                                        En ce qui concerne les poseurs qui ne parlent pas français, je me suis aperçu qu’ils s’exprimaient facilement avec le contrôleur des travaux (ils ne m’avaient pas vu...) C’était un moyen de décourager les interventions du client...


                                      • Spip Spip 22 juillet 2011 13:17

                                        @ PtitLudo

                                        Pour le crédit voiture, il faut savoir que le commercial peut toucher une com plus importante que sur la vente du véhicule lui-même, surtout si c’est un modèle qui se vend bien. Du coup, le paiement cash lui fait perdre de l’argent !

                                        Idem pour l’électro-ménager, la hi fi, etc. avec les extensions de garantie. Ce système les transforme en vendeurs d’assurances...


                                      • Talion Talion 22 juillet 2011 14:32

                                        Exact !

                                        En règle générale les concessionnaires et agences commerciales (quelque soit le secteur d’ailleurs) touchent un intéressement pour chaque dossier de crédit qu’ils arrivent à placer.

                                        C’est d’ailleurs la raison pour laquelle vous verrez toujours le commercial qui débarque chez vous vous sortir en même temps un dossier de crédit et vous expliquer par A + B que votre meilleur intérêt est de prendre un crédit plutôt que de payer cash.
                                        (Ça plus le fait que quelqu’un qui a signé pour un crédit assure à la société de ne pas avoir à transpirer jusqu’à ce que vous donniez le chèque après le chantier... C’est une autre façon de « serrer » le pigeo... heu... le client)

                                        Cétélem, Sofinco, Financo, Sofemo et les autres sont toujours très amis avec ce genre de boite... Ce qui est normal car ce sont eux qui leur amènent le plus de nouveaux clients...


                                      • zapfool 22 juillet 2011 11:20

                                        Ah quand j’étais jeune et surtout quand j’avais du temps à perdre, je prenais un malin plaisir à répondre positivement aux invitations récurentes de certaines grosses chaines de magasins. Mon préféré étant celui où l’on y achète des salons en CUIR smiley

                                        Je laissais le vendeur me baratiner, j’essayais des canapés avec ma compagne, on hésitait, se tâtait, on laissais parfois même transpirer des informations du genre « le budget n’est pas vraiement un problème ».

                                        Les commerciaux jubilaient et lorsqu’à la toute fin de la « session » on disait « bon, on va y aller, on va réfléchir », là on avait toujours un petit pincement quand ils allaient nous sortir leur atout suprême pour nous convaincre. Cela se résumait souvent par l’arrivée d’un personnage supplémentaire, représentant le fournisseur, et qui, juste pour nous et surtout juste aujourd’hui allait « by-passer » toute la chaine des intermédiares pour que nous achètions notre salon directement chez lui avec la faramineuse réduction de 20%

                                        Et là, notre phrase fatidique « on va réfléchi, si ta réduction n’est valable qu’aujourd’hui, c’est qu’elle pue ! »

                                        J’aime pas les commerciaux, pas plus que les controlleurs à qui je laissais remplr tout leurs P.V pendant le trajet du bus (ce qui ne me faisait pas perdre de temps) et lorsqu’il me remettaient la souche, là c’est le « Sorry sorry, vraimenent désolé, j’ai oublié de regarder dans cette poche, voici mon titre de transport ». Houlala qu’ils n’aimaient pas ça smiley

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