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Accueil du site > Actualités > Société > Sécurité routière : votre argent m’intéresse

Sécurité routière : votre argent m’intéresse

La récente et timide modification du permis à points montre, s’il en était besoin, l’embarras du gouvernement sur la sécurité routière. Le domaine de la sécurité routière est en effet un sujet très sensible, car lieu de passions extrêmes.

Il y a ceux qui sont émotionnellement impliqués, car ils ont perdu un proche, ou peur d’en perdre un dans un accident de la route, et on comprend cette émotion. Il y a aussi les idéologues ou intégristes de la sécurité routière. Pour eux, chaque automobiliste est un tueur en puissance, comme autrefois au Far West les cow boys, prêts à dégainer leur arme à la moindre contrariété (aujourd’hui on dit prêt à accélérer au moindre prétexte). Nous reviendrons plus tard sur les excès de cette frange influente de la population.

D’un autre côté, il y a cette majorité silencieuse malheureusement abondamment manipulée par les idéologues et dont les bras armés sont « nos politiques ».

Enfin, pour être complet, il faut ajouter à notre tableau les fameux « chauffards », empreints d’un sentiment de puissance excessif (et d’égoïsme ?) qui non seulement risquent leur propre vie, mais bien souvent celle des autres, et qui sont trop souvent incapables d’assimiler un minimum de savoir-vivre ensemble.

On sera tous d’accord pour que les « chauffards » soient ramenés au pas, et d’ailleurs la politique actuelle est efficace. Si on en croit les statistiques, les grands excès de vitesse ont quasiment disparu. A titre d’exemple, les excès de vitesse supérieurs à 30 km/h ont été divisés par cinq entre 2002 et 2005 (Le Figaro du 20 octobre 2006 - p. 35).

Mais la manipulation des intégristes de la sécurité routière est de faire croire qu’il y a un chauffard qui sommeille en chacun d’entre nous. Et donc, ils deviennent les défenseurs invétérés de la tolérance zéro, afin de tuer dans l’œuf toute velléité de commettre, j’allais dire un meurtre, mais disons plutôt un dépassement de la réglementation.

Tolérance zéro

Tolérance zéro, ce thème importé des Etats-Unis et si cher à MM. Sarkozy et Chirac, qui en ont fait un thème de campagne pour combattre l’insécurité au sein de nos cités, a été habilement récupéré par nos intégristes. Mais arrêtons-nous au passage sur la déviation du discours de campagne et sur les faits d’aujourd’hui. La campagne électorale faisait état de l’insécurité dans nos banlieues. Résultats : une mobilisation financière et policière sans précédent a été dirigée contre... les automobilistes.
Les commissariats des banlieues attendent encore des renforts d’effectifs et de moyens pour mener leurs actions contre les bandes organisées et la prévention de la petite délinquance. L’honnête citoyen est tellement plus gentil et serein à verbaliser (et solvable) que ceux que M. Chevènement appelait les « sauvageons ». En Amérique, on connaît bien la ficelle, on fabrique un ennemi (si possible facile à maîtriser) afin de détourner l’attention des concitoyens.

« Mais moi, membre d’un vieux pays ... », je refuse la tromperie ! (excusez cet élan villepiniste, une fois n’est pas coutume). En effet, vous et moi devenons-nous au volant de notre voiture des « ennemis » de la nation, puisque tout le monde est potentiellement concerné ?

Pourquoi sécurité routière et tolérance zéro n’ont pas de sens ensemble ? On comprend tous intuitivement que rouler à 83 km/heure au lieu de 80 sur le périphérique parisien (lorsqu’il est fluide, et ça arrive parfois !) ou 139 km/h sur autoroute n’est pas de nature à changer la nature du risque. Bien d’autres facteurs comportementaux non verbalisables sont plus importants, comme la fatigue, la baisse de l’attention (due parfois à l’ennui d’une vitesse trop réduite), sans parler des narcotiques...

Mais c’est efficace, disent en chœur nos intégristes manipulateurs. Le nombre de morts diminue significativement sur les routes depuis cette fameuse répression. Moins de morts, et tous ces accidents évités qui faisaient également des malheureux dans les hôpitaux.

Pourquoi plus de blessés graves en 2005 ?

Premièrement, comment expliquent-ils qu’entre 2004 et 2005, bien qu’il y ait eu -4,9% morts (-275 victimes) sur les routes de France, il y eut en même temps +228% de blessés graves ou hospitalisés (soit +22376 victimes) (voir rapport 2005 sécurité routière ).
Une politique de sécurité est efficace selon la diminution du nombre d’accidents. La diminution du nombre de morts n’est pas le critère de mesure pertinent, car elle peut être due à plusieurs facteurs exogènes à la politique de répression, comme, notamment, la construction des voitures (Air bag, ABS...), le système des urgences (mieux organisé ou équipé, il sauve des vies à J+6, et donc aussi les statistiques), l’état des routes... On peut noter la manipulation statistique qui regroupe le total des blessés (blessés légers et blessés graves) afin de montrer une petite diminution, mais évite de justifier la forte augmentation des blessés graves. Il est clair qu’à l’heure prochaine du bilan, cela ne plaît pas beaucoup à nos futurs candidats.

Deuxièmement, la diminution du nombre de tués n’est-elle pas due à la quasi-disparition des grands excès de vitesse plutôt qu’à la verbalisation pointilleuse des petits excès de Monsieur vous et moi ?
S’interroge-t-on sur qui sont les fameux chauffards ? Eh bien, vous trouverez un début de réponse en regardant de près les statistiques routières et avec surtout un peu de bon sens ou de mémoire. Bien entendu, les statistiques sont trop politiquement correctes (ou instrumentalisées) pour chercher à établir la vérité. Dans le rapport sur les condamnationsroutières en 2004 p. 188), on peut voir que les classifications d’âges ne sont pas égales (on compare les 20-24 ans et 40-59 ans) et montrent un chiffre plus élevé pour cette dernière classe (quatre fois plus nombreuse cependant). Le texte fait uniquement un commentaire sur l’âge moyen, dont on se demande l’intérêt. Nous avons tous été jeunes, et nous savons bien que vitesse et risque sont des tentations pour la jeunesse, sans dire que ceux-ci sont les uniques responsables et sans surtout les stigmatiser. Ce n’est qu’un exemple qui montre que ce sujet est de l’ordre de l’idéologie (et du politiquement correct), et qu’on ne prend pas dans ce cas des mesures d’accompagnement plus spécifiques à la classe d’âge la plus concernée. Cependant, comme un bon impôt est un impôt avec une large base, on préfère certainement ratisser largement, et comme les citoyens sont mal informés (si la pensée unique était un art dans les médias, la sécurité routière serait sans doute un art majeur), ils en sont majoritairement contents. Ils payent, ils sont heureux, que veut-on de plus, se disent-ils ? Mais pas tous, et de moins en moins, semble-t-il.

La tolérance zéro sur un code de la route cohérent et un tant soit peu intelligent, cela peut avoir du sens. Mais combien de fois voyons-nous des limitations aberrantes, et parfois même dangereuses, comme ce témoignage dans Le Parisien du 10 novembre 2006 qui parle d’une bretelle limitée à 30 km donnant accès à une voie rapide où les voitures circulent à 110 km\h ? A Paris, on sait tous que selon le sens de la Seine, la limitation des voies sur berges n’est pas la même (50 km dans un sens et 70 km/h dans l’autre). Il semble y avoir beaucoup d’amateurisme dans la fixation de ces limitations et règles. Rappelons que le risque est fonction du danger et de sa fréquence ou probabilité d’apparition. Et c’est bien entendu dans les cas d’aberrations (aberration = limitation non réellement justifiée par le risque) que les contrôles sont trop souvent réalisés. Pour plus de six millions de points retirés au cours des neuf premiers mois de 2006, ou bien nous sommes un peuple de sauvages (voir pensée unique), ou notre réglementation adossée à la tolérance zéro n’est pas adaptée.

Des propositions alliant sécurité et justice

Loin de nous l’idée de vouloir baisser la garde et diminuer le nombre de contrôles. Une vie est trop précieuse et un accident même sans tué est du gaspillage non tolérable. Mais dans le cas présent, on a la conviction que c’est notre argent plus que notre sécurité qui intéresse les pouvoirs publics. Il faut savoir que la loi de finance 2007 prévoit un objectif budgétaire pour les contrôles routiers. Vous en faut-il plus ?

Nos politiques ne faisant pas leur travail honnêtement sur cette affaire, que proposer alors ? Quelques idées non exhaustives, plus justes, et qui ne diminueront pas notre sécurité :

- Des règles justes (que la signalisation routière soit déterminée selon une norme claire et précise sur les facteurs de danger et de risque, comme cela se fait avec succès dans l’industrie).

- Supprimer les infractions aux petits délits, par exemple les dépassements de vitesse inférieurs à 20 km/h dont le nombre a explosé à +85% par la répression automatique (Voir Le Figaro 20/10/2006) qui ne sont pas plus dangereux mais surtout très rémunérateurs. Une tolérance doit être instituée par la loi, pour ne parler que de la vitesse, à un niveau suffisant pour que l’on n’ait pas besoin de garder le nez rivé sur le compteur kilométrique tout en restant modeste et au-delà prévoir des sanctions plus sévères. Si certains sont (ou seront) tentés d’utiliser systématiquement cette tolérance, ils doivent savoir qu’au-delà de celle-ci les sanctions seront plus fortes.

- Des contrôles réalisés dans les lieux à risques (en termes de sécurité) et jamais en fonction d’objectif de contravention (chaque lieu de contrôle doit faire l’objet d’une étude de risques, étude disponible pour les contrevenants).

- Des sanctions différentes selon la gravité, le taux de récidive et l’âge du conducteur. Alors qu’il y a des bonus pour l’assurance, pourquoi sanctionne-t-on de la même manière un conducteur qui a vingt ans de conduite irréprochable et un jeune conducteur en apprentissage ? Sanctionner plus sévèrement les trop fortes infractions, surtout après récidive.

- Dissocier les sanctions financières des retraits de point. La perte d’un point peut être un rappel à l’ordre, mais ne justifie pas nécessairement une sanction financière. En aucun cas les points ne doivent être retirés de manière automatique (comme c’est malheureusement le cas aujourd’hui), ils doivent l’être de manière circonstanciée.

- Améliorer les aménagements routiers. Des revêtements antidérapants permettent de gagner plusieurs mètres dans la distance de freinage. Au lieu de changer régulièrement les limitations sur une même route, améliorons le revêtement de la route sur les lieux sensibles pour ne pas avoir à changer sans cesse sa vitesse, source de confusion pour les conducteurs. (Parfois on ne sait pas quelle est la vitesse autorisée, tellement elle change souvent sur une même route).

- Installer des panneaux lumineux indiquant des limitations variables en fonction du risque (selon la météo ou la densité de circulation) comme cela se pratique en Allemagne. Cela serait certainement un meilleur investissement pour la sécurité que les radars automatiques positionnés dans des lieux non spécialement dangereux (mais justement rentables).

- Supprimer le retrait de points pour le non-port de la ceinture de sécurité (plus fortement sanctionné que certains excès de vitesse), ou pour une immatriculation non visible... qui dénature l’esprit du permis à points. En aucun cas, ces deux infractions n’induisent un danger pour autrui, ne conditionnent la manière de conduire.

Bien d’autres suggestions peuvent être faites et qui dépassent le cadre de cet article. Si l’on doit parler sécurité et non de ponction financière, on saura trouver encore beaucoup de lieux de progrès, et utiliser par exemple cet argent pour sauver des vies dans notre système de prévention de la santé (qui sauverait beaucoup, beaucoup plus de victimes).
En conclusion je dirai que sécurité et justice sont possibles ensemble. Pratiquer l’un sans l’autre est une méthode plus mafieuse (« Je vous protège, vous payez ! ») qu’avouable, de plus en plus de citoyens s’en rendent compte. C’est bien ce qui inquiète certains hommes et femmes politiques pour les prochaines élections, qui ont utilisé ou n’ont jamais osé dénoncer la tromperie.


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58 réactions à cet article    


  • Roues Libres Claude DP 16 novembre 2006 11:50

    Probablement l’article le plus intelligent et le mieux inspiré et documenté que je n’ai jamis lu à propos des limitations de vitesse. Bravo. J’ ajoute que même si c’est difficile à vérifier, comment sanctionner de la même manière un conducteur d’autant plus expérimenté qu’il parcourt par an 40 ou 50000 km pour son travail et qu’il a donc à peu rès tout vu ou subi sur la route depuis des dizaines d’années et un conducteur occasionnel qui ne sort que rarement de son périmètre d’attache en parcourant 5000 km par an ? La sous-mesure totalement ridicule proposée par le lobby autophobe de Heitz, Jurgensen et consors et adoptée par le Premier Ministre n’intervient en aucun cas comme un élément modérateur. Je défie quiquonque de me démontrer comment un conducteur « au long cours » qui parcourt 50000km par an et qui donc est contrôlé au moins 300 ou 500 fois par an dans les conditions actuelles peut encore avoir son permis de conduire au bout de 5 à 8 ans. C’est statistiquement impossible. C’est la porte ouverte à toutes les fraudes.


    • dna 16 novembre 2006 13:46

      Je suis pour l’aménagement des sanctions et de la tolérance sur les petits excès de vitesse. Par contre je pense que les conducteurs sont tous égaux quelque soit leur « kilomètrage annuel ».

      Pour caricaturer : Permet-on à un pilote de F1 de rouler à 300 KM/H sur autoroute ?

      Oui à l’assouplissement des règles pour éviter le retrait trop systématique des points. Cela permettra à chacun de mieux gérer son capital point. NB : L’autre solution serait de considéré la limitation comme .... une limite et non pas une vitesse de croissière !


    • Roues Libres Claude DP 16 novembre 2006 15:24

      Pour les gros rouleurs, il ne s’agit que des conséquences d’une loi statistique. Il sont bien évidemment contrôlés bien plus souvent. Si vous passez 4 fois par jour devant un radar fixe, disons 220 jours par an, même si vous êtes le meilleur des citoyens, le plus docile des automobilistes, le plus responsable des pères de famille, vous serez contrôlés 880 fois. Supposons qu’un seule fois, votre vitesse, dans un moment d’égarement est été mesurée au chiffre terrible de 56km/h puis ramenée à 51 km/h pour cause de marge d’imprécision (donc votre vitesse réelle est bien de 51 km/h), vous perdez inexorablement votre permis au bout de 12 ans. 16 si entretemps vous faites un stage de récupération de 4 points. C’est tout simplement aberrant.La situation des « professionnels de la route » est aujourd’hui très préoccuppante et les amène inévitablement à conduire sans permis sans être des criminels. Sauf aux yeux de la loi et de quelques bureaucrates dont le métier est de produire des statistiques. J’aimerais qu’il s’ occupent désormais d’urgence des maladies nausocomiales par exemple qui tuent 16000 fois par an en France si ma mémoire est bonne. Mais effectivement, sauf à taxer les chirurgiens, il n’y a rien à gagner dans ce combat, pauvres gogos que nous sommes.


    • pierrarnard (---.---.86.85) 16 novembre 2006 16:52

      Lorsque je passe devant un radar automatique a 59km/h on me sanctionne parce que je suis un assassin en puissance. On est dans minority report, on me punit avant que je commette un crime. Par contre lorsque je remplis un constat amiable, je peux avouer sans autre risque que de perdre mon bonus avoir brulé un feu rouge ou un stop, avoir tourné sans clignotant ou réalisé n’importe quelle infraction grave. Et en plus, lorsque je suis amené a remplir un constat c’est que je suis impliqué ou meme j’ai provoqué un accident. Mais la je ne risque aucune sanction de la collectivité pour des faits que j’avoue clairement. Curieux, non ???


    • miaou miaou 16 novembre 2006 12:22

      « Il semble y avoir beaucoup d’amateurisme dans la fixation de ces limitations et règles. »

      Tout à fait d’accord. On nous rabache les oreilles avec fameuse « démocratie participative » ; une réelle avancée serait que l’administration (Etat + collectivités territoriales) désigne un interlocuteur avec lequel les « usagers » de la route puissent, en toute liberté, faire part de leurs remarques concernant l’aménagement de la signalisation routière (incohérences, limitations folkloriques, ...)

      Je précise que, conducteur depuis une quinzaine d’années, je n’ai jamais été verbalisé. Je n’en partage pas moins l’analyse de l’aricle. Faudra-t-il introduire une limitation générale à 30 km/h sur l’ensemble du territoire pour satisfaire certains ?


      • krokodilo (---.---.148.53) 16 novembre 2006 12:39

        30 à l’heure généralisé et respecté, ce serait effectivement incroyablement efficace, mais l’auteur si féru de statistiques va nous expliquer que non !


      • Pecky (---.---.87.194) 16 novembre 2006 13:15

        Ne serait-il pas plus judicieux de dissocier des différents modes de circulation en ville ?

        Réserver des voies de circulation aux voitures et camions, interdire carrément des lieux aux voiture et ainsi privilégier les moyens de déplacement doux ou publics. Je ne pense pas que la limitation à 30km/h soit réellement applicable. Il serait peut-être temps de reconsidérer la place de la voiture dans la ville (les grandes villes) et de porter de manière significative les efforts sur les moyens alternatifs (réseau de transport public à la hauteur) face à la « tout auto » qui arrive à sa limite.


      • Fred (---.---.64.1) 16 novembre 2006 14:56

        Incroyablement efficace et tellement sensé et intelligent


      • Fred (---.---.64.1) 16 novembre 2006 14:57

        Commentaire lié à la généralisation des 30 kmh rapidement réduit smiley


      • rjolly (---.---.227.38) 16 novembre 2006 14:08

        Je propose de ne vendre que des voitures qui ne peuvent pas (du point de vue puissance) dépasser 60km/h en descente avec le vent dans le dos. Ainsi, plus de problème d’excès de vitesse. Donc plus besoin de gendarmes. Donc plus besoin de tribunaux (quel est le pourcentage d’occupation de la police et de la justice par les problèmes routiers ?) Donc plus besoin d’hopitaux. Donc plus besoin de transport pour aller à son boulot de policier, juge, médecin. Donc moins d’accidents. etc.


        • rjolly (---.---.227.38) 16 novembre 2006 14:14

          J’ajoute : plus besoin d’assurances. Plus besoin d’informaticiens pour les assurances. Plus besoin de personnel pour faire le ménage dans les bureaux des informaticiens. Plus besoin de transporter tout ce monde-là que ce soit en voiture ou autrement. etc.


        • Algunet 16 novembre 2006 14:26

          Le sujet est complet, bien étudié et très intéressant. Je me permets d’ajouter ma modeste contribution.

          « Supprimer les infractions aux petits délits, comme par exemple les dépassements de vitesse < 20Km/h dont le nombre a explosé à +85% par la répression automatique »

          Si on accepte cette proposition, je regarderais toujours mon compteur et je roulerais 20 km/h plus vite ! Aussi il est bon de rappeler : la limitation de vitesse est une vitesse maximum autorisée, rien n’interdit de rouler en dessous de qq 10 km/h afin de ne pas regarder en permanence le compteur. Quand c’est limité à 130 il suffit de rouler à 120 et il n’y a plus de dépassement.

          De plus, il faut supprimer le permis à point car il est injuste et est responsable de plus d’un pourcentage non négligeable de conducteurs roulant sans permis pour toutes les raisons connues et largement débattues. Cependant en remplacement de cette suppression il faut des mesures strictes que permettent les nouvelles technologies

          Deux solutions me semblent intéressantes.

          - Une consiste, en cas d’infraction au code de la route, à une ponction financière (voire des travaux d’intérêt général pour les non solvables) qui doit être équitable, il suffirait de la moduler en fonction d’un indice de richesse du contrevenant : pour un infraction du type petit excès de vitesse un smicard paierait 75 € alors qu’une personne touchant 3 fois le SMIC 225 € par exemple. Le choix du multiplicateur prenant référence sur le revenu brut avant réductions ET d’un bonus malus lié aux antécédents du conducteur.

          - L’autre solution étant de brider voitures et motos à 130 km/h ou aux vitesses admises pour les véhicules limités à des vitesses inférieures, 100 km/h pour certains PL, etc. par rapport à un signal GPS en attendant la mise en place de balises limitant les véhicules aux vitesses inférieurs (villes, voies rapides… judicieusement installées en fonction des dangers et risques mais non plus des limites administratives comme les villes et autres limitations de principe). À ceux qui objecterons le danger de doubler sans réserve de puissance je répondrai que cela ne gène pas les conducteurs de poids lourds qui adaptent leur conduite en fonction des performances de leur véhicule… cette solution aurait le mérite, outre son efficacité, de créer moins d’intolérance et imposerait une conduite moins agressive et beaucoup plus modulée et sereine rendant obsolète la multiplication des radars automatiques.

          Ces propositions allient sécurité et justice en sachant que la sanction doit faire « mal au portefeuille » pour le côté répressif, proportionnellement au volume du portefeuille du contrevenant. Pour le volet prévention toute la panoplie actuelle des propositions de l’auteur de l’article sont judicieuses et peuvent s’ajouter à l’existant excepté les propositions liées au permis à point.


          • Roues Libres Claude DP 16 novembre 2006 15:10

            Il y a déjà eu de nombreux débats dans ces colonnes à propos du bridage des véhicules. Je n’y reviendrai que pour souligner deux points d’ évidence. Un bridage à 130 km/h n’empêchera pas de très dangereux excès en ville et provoquera les mêmes processions que l’on constate déjà pour les PL sur autoroute : leurs limiteurs de vitesse réglés à la marge d’erreur près, les autorisent néanmoins à doubler malgré des différences de vitesse très insuffisantes qui rendent ces manoeuvres très dangereuses. Je dispose par contre d’un régulateur de vitesse dit « actif » sur mon véhicule qui règle ma vitesse en fonction d’un maximum que je lui indique puis l’ajuste en fonction de la vitesse du véhicule que je suis, en conservant une distance de sécurité optimale et d’ailleurs bien supérieure à ce qu’ observent la majorité des conducteurs, qui bien entendu la plupart du temps s’intercalent.... Ce dispositif devrait être obligatoire, car il accroit considérablement la sécurité de la conduite en file, qui est une cause majeure d’accidents. Quant à la sanction financière adaptée aux revenus...j’ aimerais en comprendre les fondements juridiques en République.


          • Algunet 16 novembre 2006 15:56

            Merci de la réponse, je pense qu’un limiteur actif est effectivement un mieux. Le bridage, quant à lui, dans un premier temps limité à 130 pour les VL et motos ainsi qu’aux vitesses autorisée SI inférieur à 130 est une première étape, la seconde est dans l’implantation de balises « judicieusement » placées qui limiteraient à 50 ou 30 en ville, 70 et 90 de façon autoritaire le véhicule jumelé au GPS « actif ».

            Quant à votre inquiétude sur le fondement juridique lié à la sanction financière adaptée aux revenus c’est avant tout une décision politique (on paye bien des impots en fonction de revenus, on touche bien des allocs en fonction des revenus...) Certes tout cela n’intéresse pas particulièrement les constructeurs et les fortunes de notre pays, il n’est donc pas étonnant que ce type de proposition ne mobilise pas les décideurs... smiley


          • Roues Libres Claude DP 16 novembre 2006 16:40

            Ce que vous décrivez fonctionne avec des rails et un conducteur qui peut d’ailleurs être remplacé par un automatisme. Ca s’appelle un tramway.


          • miaou miaou 16 novembre 2006 17:49

            « rien n’interdit de rouler en dessous de qq 10 km/h »

            J’aime, moi aussi, bien avoir un intervalle de vitesse de sécurité de 10km/h. Malheureusement, mission impossible avec le 50 km/h généralisé en agglomération (ne parlons même pas des 30 km/h qui se multiplient), à cause desquels il faut toujours avoir l’oeil sur le compteur. A la limiite, conservons le système, mais revenons au 60 km/h généralisé en agglomération ; il existe à l’heure actuel la possibilité du 70 km/h ponctuellement, mais les responsables se donnent rarement la peine de moduler !!!

            Les autres limitations me posent nettement moins de problèmes et semblent tout à fait raisonnables, en attendant la « trouvaille » de certains pour limiter hors agglomération à 80 km/h et sur autoroute à 110 km/h.


          • Algunet 16 novembre 2006 20:29

            A Claude DP « Ce que vous décrivez fonctionne avec des rails et un conducteur qui peut d’ailleurs être remplacé par un automatisme. Ca s’appelle un tramway. »

            Peut-être sauf que ce tram me ramène chez moi, va ou je veux, quand je veux, il n’est pas taggé. Propre, il ne fait pas grève et j’y invite qui je veux !

            Si un tram répond à toutes ces contraintes, alors je le prends sans arrière pensée. smiley


          • gem gem 16 novembre 2006 14:54

            excellent article. Et merci pour le lien

            Personnellement, je suis toujours révolté par l’utilisation d’un nombre de mort mettant dans le même sac les gens qui se tuent tout seul, ce qui est certes triste mais ne regarde qu’eux, et les gens (spécialement les piétons !) tués par l’inconscience ou l’irresponsabilité d’un autre conducteur, ce qui nécessite une vigoureuse politique publique.

            Si on constate, comme c’est le cas, une hausse du nombre de piétons et cycliste tués (pour un total de 815 en 2005), alors la politique suivie doit être sérieusement réévaluée !


            • LE CHAT (---.---.75.49) 16 novembre 2006 15:38

              tolérance zéro pour nous mais pas pour eux.

              Vivement le permis à point pour les dirigeants avec des points retirés à chaque mensonge , chaque promesse non tenue , chaque pot de vin encaissé. et une année de stage au Canada ne sera pas suffisante pour rattraper les points perdus ! il faut aussi une interdiction définitive pour certains !


              • nico (---.---.71.254) 16 novembre 2006 15:47

                HA le bon temps des cotas ou on se faisait allumer pour avoir mis sa ceinture aprés le contact, coller son A sur la vitre arriére plutôt que sur la carosserie ou pour avoir oublier de signer son papier d’assurance (vu personnellement ce n’est pas une légende urbaine).


                • krokodilo (---.---.148.53) 16 novembre 2006 16:12

                  Etonnant comme mon commentaire moqueur sur la limitation à 30 généralisée a été si vite réduit au silence par les votes... Ce nouveau système d’Agora vox me paraît favoriser les réactions agressives et la censure facile avant même la fin du débat, bravo la démocratie nouvelle ! C’était mieux avant, comme la vitesse ! Je n’ai jamais dit que j’étais partisan de cette mesure à 30, simplement que ce serait terriblement efficace sur l’accidentologie, morts comme blessés, ce qui est difficilement contestable... La vérité est-elle si dérangeante que certains veuillent la cacher ? Puis j’ai rajouté une pique en disant que l’auteur, si féru de statistiques pointilleuses et de raisonnements alambiqués, allait nous démontrer le contraire.

                  D’ailleurs, nombre de villes envisagent de suivre l’exemple de je ne sais plus laquelle, qui a limité à 50 au centre-ville. Et je peux vous dire que le périph parisien, quand on est pas du coin, et qu’il faut lire les panneaux, c’est hyper-stressant, mais ça n’a rien à voir avec tous ces conducteurs expérimentés qui roulent plein pot, sachant qu’ils maîtrisent à fond leur véhicule, c’est moi qui suis intimidé par tous ces champions de la route ! Comme disait le type juste avant de se planter :
                  - Moi, je n’ai jamais eu d’accident !

                  Et bravo à Algunet pour rappeler qu’une limitation de vitesse est un maximum, pas une moyenne sur laquelle il faut se caler ! Et pour les pros de la route, rappelons que nous sommes tous à égalité : les yaourths ou les poissons necessiteront le même temps de transport que les mêmes transportés par le concurrent, que ça soit à 130, à 80 ou à 30 ! Pareil pour les commerciaux à 50000 bornes l’an.

                  En fait nous (la société), nous vivons un compromis entre le nombre de victimes que nous acceptons (tant que c’est les autres...), contre l’illusion d’être libres de choisir notre vitesse et de foncer. Or, nous ne sommes pas libres, nous sommes en société, sauf sur un circuit. Il faudrait aussi parler du plaisir de la transgression des interdits : ah, quel plaisir délicieux de faire du 40 quand la vitesse est limitée à 20 ! L’éclate !

                  Quant à la censure, je m’en auto-tamponne, je remettrai le même texte à chaque fois, na !


                  • Wama (---.---.66.151) 16 novembre 2006 17:13

                    Bonjour,

                    Si je puis me permettre de signaler un effet collatéral, peut-être cynique, de cette politique répressive :

                    La greffe d’organes subit un manque non négligeable du fait de la diminution, souhaitable, du nombre de mort.

                    Mais le fait est là.


                    • Aston (---.---.34.103) 16 novembre 2006 18:00

                      On s’est beaucoup gaussé des carrossiers qui se sont retrouvés avec beaucoup de travail en moins. Mais c’est la première fois que j’entends parler de ces conséquences tout à fait imprévues. Il convient donc d’un point de vue statistique, de retirer du nombre de vies épargnées par ces contraintes fiscalo policières celles qui sont perdues du fait d’un manque de donneurs, pour obtenir l’effet net de ces mesures. Comme quoi rien n’est simple. Qui pourrait trouver le nombre de greffes perdues ?


                    • krokodilo (---.---.71.115) 16 novembre 2006 18:42

                      Sans oublier que favoriser le tabac et l’usage très large de l’amiante permettrait d’augmenter le nombre de cancers, de diminuer la charge des retraites, de rajeunir la population, de favoriser l’héritage et la transmission du capital et des entreprises, rien n’est simple effectivement. Pour la bagnole, c’est encore plus complexe, car si diminuer le nombre d’habitants sur terre est écologique (et fournit au passage des greffons), reste le problème des handicaps. L’idéal serait qu’on puisse rouler à fond dans des bagnoles qui,en cas d’accident, ne feraient pas de blessés, que des morts, par exemple une ceinture qui étranglerait ses passagers (ce n’est qu’une idée, il doit y avoir d’autres solutions techniques moins choquantes) Peut-être même qu’une bonne guerre dynamiserait l’économie ? Aïe, je me suis lâché, je vais encore me faire censurer, zut.


                    • Jean (---.---.210.247) 16 novembre 2006 18:30

                      Mon premier voisin est un radar fixe. Il s’est installé sur ce talus pour réduire la vitesse à l’abord d’un virage dangereux terminant une longue ligne droite. Un piège.

                      AVANT l’arrivée du radar, dont la présence est signalée par un ENORME panneau : un accident par semaine, minimum, parfois grave, parfois mortel.

                      APRES : plus aucune sortie de route à cet endroit

                      EN PRIME : je peux sortir de chez moi sans craindre de passer sous un missile

                      BONUS : beaucoup, mais alors beaucoup moins de BRUIT.

                      Parce que rouler plus vite, c’est aussi faire davantage de bruit, accessoirement polluer davantage.

                      La limitation de vitesse est un truc simple et pas cher : 1/on définit une limite 2/le conducteur la mémorise 3/ le conducteur régule sa vitesse en confontant l’indication du compteur de vitesse (en série sur tous les véhicules sauf les vélos)à la limitation mémorisée dans le cerveau qu’il a, le conducteur.

                      Comme ça on économise le GPS, le régulateur et tout le bazar obligatoire ou optionnel (cé ki ki paye ?),les aménagements routiers, les panneaux lumineux etc... On se contente d’utiliser le système nerveux du conducteur, en série sur tous les conducteurs, et on s’épargne beaucoup de complications, de tracas et de dépense. En prime, c’est financé par ceux qui ne veulent pas comprendre. Qui dit mieux ?

                      PS : C’est probablement beaucoup plus vite fait que de combattre les maladies nosocomiales.


                      • Nicolas Penel Nicolas Penel 16 novembre 2006 20:54

                        Merci pour votre exemple de contrôle efficace et nécessaire.

                        Cela ne justifie en rien une sanction pour un dépassement de quelques Km/h en terme de sécurité, sauf à considérer des intérêts monétaires. C’est ce que dénonce mon article mais pas la remise en cause de l’existance des radars. Je pense que vous aviez bien compris, mais vous préférez sans doute une diversion ....


                      • Algunet 16 novembre 2006 23:00

                        Autant j’apprécie son article, autant je ne comprends pas le blocage de Nicolas Penel sur le fait de la non sanction pour un dépassement de vitesse de quelques km/h, il faut bien mettre un seuil à partir duquel il faut sanctionner. Donc si je raisonne comme l’auteur de l’article, pour une vitesse de sécurité définie et validée à 130 km/h, par exemple sur l’autoroute, il faudrait la limiter à 110 pour que le conducteur ait la possibilité de dépasser légèrement la vitesse sans se faire sanctionner, 80 au lieu de 90 pour les même raison sur route etc.

                        C’est absurde ! Le conducteur connaît la limite à ne pas dépasser, à lui de ne pas la dépasser.

                        J’émettrais un parallèle avec les actions de certains voyous envers les bus, si on en est arrivé à ce stade de violence c’est qu’on a accepté que des jeunes prennent le bus sans payer qui pris sur le fait ne sont pas sanctionnés, plus avant on les a laissé proférer des injures aux conducteurs et ce sont ces premières incivilités non sanctionnées qui ont ouvertes la surenchère.

                        Faute constaté = sanction juste et systématique.


                      • Nicolas Penel (---.---.103.37) 16 novembre 2006 23:31

                        Je suis d’accord avec le raisonnement en théorie. Il faut de toute manière une limite. Comme vous le soulignez justement, il faut que la limite soit validée et c’est la qu’intervient la pratique et où je ne suis plus d’accord. On a vue que les sanctions sévères n’ont manifestement pas diminuées le nombre d’accident => pas efficace, les causes sont plus complexes et peu explorées semble t il. Mon point de vue est qu’avec les limites actuelles (130Km sur autoroute par exemple), un dépassement de 20Km/h n’a pas d’effet réel sur la sécurité. C’est au delà que cela devient beaucoup plus dangereux (Sur autoute, la difference de vitesse est plus dangereux que le niveau de celle ci. ainsi rouler à 80Km actuellement est plus dangereux que rouler à 150). Je préfère dire gardons la limite actuelle à 130 avec une tolérance à 150, plutot qu’une limite stricte à 150. Je vous signale que cette pratique existe aux US, limité à 50 miles et toléré jusqu’à 65. Au delà la sanction est très sévère. Ce fonctionnement me semble plus juste, car il ne peut pas exister un limite « validée ». On défini donc une règle arbitraire (il en faut une) et comprennant la difficulté pratique de la respecter strictement (6 millions de points supprimés en 9 mois !!) on établit une tolérance vous éviter de pièger quasiement tout le monde. Ceux qui utilisent systématiquement la tolérance doivent être plus concentré (ce qui est un facteur sécurisant) et c’est à leur risque et péril s’ils dépassent la tolérance et s’en prendront qu’à eux même et plus à une loi ’arbitraire’.


                      • Algunet 17 novembre 2006 00:14

                        Nous sommes donc d’accord excepté sur la vitesse seuil de la sanction, les autorités et les spécialistes qui les entouraient pour leur prise de décision ont estimé que cela correspondait aux vitesse autorisées actuelles donc tout dépassement toléré se ferait à l’encontre de la sécurité.

                        « la difference de vitesse est plus dangereux que le niveau de celle ci ».Tout à fait, mais, s’encastrer à 150 dans un camion accidenté à l’arrêt est plus dangereux qu’à 80. 130 a été retenu car au delà la maitrise du véhicule est plus aléatoire, les distances de freinage s’allongent exponentiellement. Plus ont diminue la vitesse, plus on réduit le risque excepté des vitesses trop basses ou somnolence et distraction auront l’effet inverse !

                        Au dela de votre commentaire, je sens bien que vous souhaitez porter la vitess max à 150 sur l’autouroute, car votre proposition aboutirait à cela, mais au pris de combien de morts supplémentaires ? (c’est pas pour culpabiliser...)

                        Quant aux routes je vous propose 80 pour des sanctions sévères à partir de 90 et là je commence à devenir marchand de tapis !!!

                        Bonne nuit smiley)


                      • Myo (---.---.243.62) 21 novembre 2006 11:10

                        6 millions de points supprimés .... OK et sur 60 millions de Français on en compte au moins 720 millions de points en circulation ... voyons 720 par 6 ... OH MON DIEU on a retiré 0,8 % des points de permis de conduire en circulation ... c’est vrai que c’est TROP arretez le massacre on va plus pouvoir conduire avec seulement 99,2% de nos points !!!

                        Des fois il est bon de tout prendre à sa juste valeur ^^


                      • phdbm (---.---.130.130) 7 mars 2007 12:55

                        720 millions de points en circulation ? je ne savais pas que les enfants pouvaient avoir des points....Des 60 millions de français, il faudrait déjà retirer toutes les personnes ayant moins de 18 ans, plus tous les vieux qui ne conduisent plus, plus ceux qui n’ont pas de permis, donc pas de point. Malheureusement , je ne connais pas le nombre de permis en France...


                      • gerald (---.---.192.245) 16 novembre 2006 21:17

                        une autre proposition : que les statistiques sur la mortalité ou le nombre d’accidents différencie les conducteurs étrangers des nationaux ( et ce pour tous les pays )car comment comparer l’angletterre ou la suede avec peu de circulation étrangère et notre pays carrefour de l’europe . on voudrait faire croire que seuls les français conduisent mal . par exemple : les morts récents sur une route proche de mon domicile sont le fait d’un conducteur de camion étranger qui s’est endormi au volant , surement victime d’horaires trop harassants ; depuis nous avons une multiplication des controles vitesse car cette route a été classée dangereuse depuis cet accident par variation en comparaison des années précedentes .Elle est de plus en plsu un axe emprunté par les routiers qui évitent ainsi un détour avec autoroute payante .


                        • Fredal (---.---.121.76) 17 novembre 2006 07:22

                          Est que quelqu’un sait pourquoi on a eu +228% de blessés graves ou hospitalisés (soit +22376 victimes) ???

                          ca parrait ENORME !


                          • 3p (---.---.102.41) 17 novembre 2006 07:57

                            Monsieur PENEL

                            Je suis très choqué par votre article,

                            Il y a 9 ans, j’ai eu un grave accident de la route qui m’a laissé des séquelles pour la vie. Cet accident était de mon entière responsabilité et n’a blessé que moi.

                            Depuis, je respecte scrupuleusement le code de la route et ses prescriptions, ainsi que les limitations de vitesse. Vous employez 4 fois le mot « intégriste » dans votre article.

                            oui je suis un intégriste car je respecte les limitations de vitesse,

                            oui je suis un intégriste car je boucle ma ceinture de sécurité,

                            oui je suis un intégriste car je ne franchis pas les lignes continues.

                            Maintenant voyons certaines de vos propositions :

                            « Supprimer les infractions pour les dépassements de vitesse inférieurs à 20 km/h ». Celà revient à remonter les limitations de vitesse de 20 km/h.

                            « Des sanctions différentes selon la gravité, le taux de récidive et l’âge du conducteur ». Et pourquoi pas selon les revenus du contrevenant ? La gravité d’un accident est la même, quel que soit le profil du responsable. Cette proposition va beaucoup plaire dans les services d’urgence.

                            « Des revêtements antidérapants permettent de gagner plusieurs mètres dans la distance de freinage. » Et surtout de déresponsabiliser les conducteurs. La vigilance reste le garant de la sécurité.

                            « Supprimer le retrait de points pour le non-port de la ceinture de sécurité, ou pour une immatriculation non-visible ». Ces infraction n’induisent peut-être pas de danger pour autrui, mais les blessures encourues par le non-port de la ceinture se traduisent par un coût exorbitant pour la Sécurité Sociale, donc pour la société. De même, une immatriculation non-visible permet à un chauffard qui vient de commettre une grave infraction (voir l’actualité) de s’échapper sans problème.

                            Monsieur Penel, je ne connais pas vos motivations, peut-être êtes-vous un fan de la vitesse, si c’est le cas sachez qu’il existe des circuits sur lesquels vous pourrez assouvir vos pulsions.

                            Avez-vous envoyé votre article à la Ligue Contre la Violence Routière ?

                            http://www.violenceroutiere.org/


                            • Nicolas Penel Nicolas Penel 17 novembre 2006 10:36

                              Je comprends Monsieur votre prudence et combien cette question à juste titre vous concerne. Quand je parle d’intégrisme, c’est parce que chaque fois que l’on parle de tolérance on entend, et vous même semble t il, des personnes qui ne voient plus que LA REGLE et perdent de vue son esprit. Je ne connais pas les circonstance votre votre accident, mais je doute fort qu’il ait eu pour cause un petit dépassement de vitesse.

                              Un feu rouge a 3 couleurs, car s’il en avait que deux et que l’on verbalisait tous ceux qui passe au rouge, cela serait injuste. Pour la vitesse il en va de même. Instaurons une « VITESSE ORANGE » (c’est ce que j’appelle la tolérance) et punissons séveremment ceux qui passent à la vitesse rouge. Ceux qui passent systématiquement à la vitesse orange ont un risque plus fort d’être verbalisé : à leur risque et péril. Cela ne sera pas un facteur d’accident puisque c’est bien les grands excès (qui seront toujours sanctionnés) qui sont facteur d’accident.

                              En physique vous avez raison, l’energie cinetique est égale la moitié de la masse multipliée par le carré de la vitesse (Pourrait on concevoir que les petites voiture de masse plus légère puisse aller plus vite, car l’energie cinétique est moindre ?). Mais le risque est fonction du danger (plus fort dans ce cas je vous l’accorde) et de sa probabilité d’apparition. Dans ce dernier cas, un camion arrêté au milieu d’une autouroute et visible qu’au dernier moment est un cas possible mais statistiquement très peu probable. Concevoir une règlementation sur de tels cas me semble très excessif. Il n’existe pas de risque zero, sinon on pourrait en arriver à interdire les accouchements car ils sont également risqués (et peut être plus que rouler à 150 sur une autoroute).Un peu de bon sens de nuit pas à la sécurité.

                              Enfin il y a des gens (je ne pense pas à vous) qui jouent sur les peurs pour en tirer des avantages financiers. C’est ce que je dénonce. Je touve cela non seulement injuste, mais contre productif (sur le plan sécuritaire, pas financier bien sur) car la règle devient suspecte et contestable dans son essence même. Vous connaissez j’imagine l’esprit français sur les règles contestables ...


                            • Pecky (---.---.87.194) 17 novembre 2006 11:59

                              C’est un débat sans fin au niveau de la vitesse et à chaque fois on perd de vue ceci : la responsabilité du conducteur. C’est sur, aujourd’hui sur autoroute tout le monde à l’oeil rivé sur son compteur au détriment du reste.

                              Je suis effaré du comportement routier actuel :

                              - Changement de file à l’emporte pièce, sans observer un tant soit peu ce qui se passe sur la file de gauche
                              - Absence quasi systématique du clignotant, quand celui-ci est présent il ordonne plus qu’il informe : je mets mon clignotant, je change de file, tant pis pour toi.
                              - Voitures ventouses sur la file du milieu et (nouveauté) sur la file de gauche.
                              - Téléphone au volant (j’oublie tout).

                              Et j’en passe... Donc coté responsabilité, il est de plus en plus ancré cette idée que du moment que l’on respecte les limitations plus rien n’est important.


                            • Roues Libres Claude DP 17 novembre 2006 13:44

                              De quelle violence routière parlez-vous Monsieur ? De celle que vous vous êtes infligé vous-même ? J’en suis sincèrement désolé pour vous, Monsieur mais ceci n’a aucun rapport avec le sujet évoqué par Monsieur Penel et ne justifie en aucun cas le racket fiscal organisé en votre nom et en celui des professionnels du lobby autophobe parmi lesquels je place en effet la fameuse ligue et ses représentantes patentées et omniprésentes dans tous les medias.


                            • Brch90 (---.---.3.109) 17 novembre 2006 21:09

                              J’espère vous devoir laisser le droit de manger du chocolat car imaginez le cout pour la sécurité sociale si vous devenez malade !


                            • Myo (---.---.243.62) 21 novembre 2006 11:13

                              16 morts par jour sur les routes de France combien dans les salles d’accouchement ? eh oui si on compare il faut comparer ce qui est comparable ^^


                            • cdg (---.---.24.9) 17 novembre 2006 12:31

                              Les nouvelles lois ont eut un effet formidable, celui de creer un grand nombre de dangereux criminels ! Celui qui roule plus vite que la limite de vitesse. Et bien sur ces dangereux criminels se font pincer et a terme perdent leur permis. Et entre rouler sans permis et l ANPE, ils choisissent ... deviner quoi ?

                              A moins d un an des election, l UMP s est rendu compte que tous ces dangereux criminels risquaient de faire perdre sarko (et indirectement le macaron anti PV (assemblee nationale) a nos chers deputes de son parti). D ou l operation desesperee d il y a quelque semaine sur le permis a point (ils sont vraiment persuades que les francais sont des veaux)

                              Pour le reste de l article.
                              - augmentation des blesses. Je suppose que c est vrai. Je savais que le nimbre d accident avait augmente. Et avant le type qui etait mort a maintenant la chance d etre dans un fauteuil roulant (c est ce qu on appelle une vie sauvee)
                              - interet financier. C est sur qu il est plus rentable de coller un PV a quelqu un qui travaille que de traquer des delinquants dans une citee. Exemple vecu : incendies de voitures dans un quartier chaud de strasbourg (hautepierre). Sarko declare que c est inadmissible (c etait en 2002, maintenant il ferait profil bas). Le lendemain matin, controle de police. Ou ? Pas dans la cite (pas fou les flics). Le matin a 8h30 (quand les zyva dorment) a un rond point qui mene a une zone industrielle. But de la manoeuvre, coller des PV aux types qui n ont pas la ceinture ou une vieille voiture (ils avaient un dispositif pour mesurer la pollution)

                              PS : pour les integristes de la securite routiere :
                              - Le risque fait partie de la vie. Sinon on vivrai encore dans des cavernes, Colomb n aurait jamais decouvert l amerique avec des coquilles de noix nommees Pinta, Nina ...
                              - Entre le fauteuil roulant et le cercueil, je prefere encore le 2eme
                              - je vis en allemagne ou on peu rouler a 250 km7h sur une autoroute sans etre un dangereux criminel. Curieusement, ils ont pas plus de mort que nous (c est vrai que j ai jamais vu ici des tares comme a paris)

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