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Ségolène Royal et l’Education nationale : un curieux projet « socialiste »

Ségolène Royal a repris sa liberté en amorçant un sérieux virage vers le centre droit, en réaffirmant ses propositions libérales pour la réforme de l’Education nationale et des universités. Autonomie des établissements, libertés pédagogiques, de curieuses propositions dans un projet socialiste.

Ségolène Royal a repris sa liberté en amorçant un sérieux virage vers le centre et la droite, en réaffirmant ses propositions libérales pour la réforme de l’Education Nationale et des universités. Sur France 2 jeudi soir pendant l’émission « A vous de juger », Ségolène Royal a aligné ses propositions sur celles de Bayrou et sur celles du projet UMP en matière d’Education nationale.

Mme Royal a particulièrement insisté sur la nécessité de donner plus de libertés aux enseignants pour qu’ils puissent expérimenter de nouvelles méthodes pédagogiques et ainsi s’affranchir des circulaires du ministère et de l’inspection académique ; une idée très proche de celle du projet UMP qui propose de « garantir la liberté pédagogique des enseignants en les évaluant sur les progrès des élèves et non pas sur les méthodes utilisées » ou de Bayrou : « Le grand corps qu’est l’Éducation nationale a besoin d’autonomie à tous les niveaux, de gestion des ressources humaines, de coresponsabilité, de concertation transparente avec les femmes et des hommes qui font vivre l’Éducation nationale ».

Cette proposition de Ségolène Royal implique une plus grande autonomie pour les écoles de la République, une ambition qui est tout simplement inexistante dans le projet du Parti socialiste car elle est contraire à son idéologie qui préconise un seul type d’enseignement en France : « Un grand service public, unifié et laïc de l’Education nationale » comme le proposait François Mitterrand dans ses 110 propositions de l’élection présidentielle de 1981. D’ailleurs sous le président Mitterrand, Mme Royal était chargée de mission pour les affaires sociales à la présidence de la République (1982-88). Alors comment peut-on défendre la liberté pédagogique, donc de l’enseignement, sans favoriser l’émergence d’une école libre ? Pierre Frackowiak inspecteur de l’Education nationale, secrétaire à l’éducation de la fédération socialiste du Pas-de-Calais, voit les choses différemment en décriant « la liberté pédagogique des enseignants », comme « alibi des conservateurs, obstacle à la construction de l’Ecole du 21e siècle » dans une note de l’UNSA Education.

Mme Royal va plus loin. Elle veut favoriser les liens entre les entreprises et les écoles « dès le collège pour apprendre la culture du risque et d’entreprendre. Concrètement il s’agira de stages » déclare-t-elle sur France 2 ; une proposition très proche de celle de l’UMP qui veut « diversifier les stages (en entreprise) qui constituent actuellement un puissant facteur de reproduction sociale » et en contradiction avec la volonté du projet du PS de « lutter contre la marchandisation de l’école ».

L’Enseignement supérieur n’est pas épargné par ce virage à droite toute de Ségolène Royal. La candidate du PS souhaite en effet plus d’autonomie pour les universités « pour redonner de l’émulation en contrepartie d’une évaluation » et « pour rapprocher les universités des entreprises, et créer des alliances entre les universités et les grandes industries ». Pour comparaison, l’UMP propose de « réformer la gouvernance des universités et permettre à celles qui le veulent d’expérimenter un réel statut d’autonomie et d’évaluer les résultats des universités, en particulier l’accès de leurs diplômés à l’emploi, rendre public ces évaluations, en informer les étudiants », et de « favoriser la création d’incubateurs d’entreprise dans les universités, qui seraient alors considérées comme zones franches ». Des propositions qui doivent glacer les électeurs socialistes traditionnels si hostiles à la moindre autonomie pour les établissements publics. Alors Mme Royal chercherait-elle à séduire l’électorat de Sarkozy ? Non car Mme Royal veut que les diplômes nationaux soient préservés au sein d’une université autonome. Le mot de trop qui trahit son ambition de charmer l’électorat de Bayrou qui propose de « défendre le modèle universitaire français » et ajoute qu’ « il n’est pas question de toucher au statut national des diplômes, la question du degré d’autonomie des universités est posée, en particulier pour les budgets de recherche ». La messe est dite.

Le Parti socialiste et Ségolène Royal ont clairement ajusté leurs propositions pour réformer l’Education nationale sur celles de Nicolas Sarkozy et de François Bayrou. On attend avec impatience que Ségolène Royal vante la qualité des établissements scolaires privés pour leur autonomie relative. Heureusement Mme Royal nous a rassurés samedi soir chez Christine Ockrent en rappelant que le gouvernement Villepin avait « sapé la valeur travail en précarisant les travailleurs », un jargon qui rassurera les électeurs de gauche. On a eu peur que Ségolène vire définitivement à droite !


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47 réactions à cet article    


  • florent (---.---.251.19) 20 mars 2007 15:20

    je n’ai pas pris le temps de lire votre article lorsque j’ai vu l’intitulé je me suis immédiatement arrété pour vous écrire . Pour moi comme beaucoup de citoyens, même si vous avez une certaine indépendance voir une indépendance certaine vis à vis des grands médias vous n’avez pas encore poussez suffisemment loin l’analyse. En effet Me Royal n’est pas et ce depuis longtemps la candidate su PS.

    Depuis la fin de l’année 2006 le PRG la désignée pour être égalment sa candidate alors qu’en 2002 il désignait Me Taubira qui réalisait 2 % des voix et à qui M Jospin a fait porter une faute lourde par rapport à sa défaite.

    Le PS a égélement passé un accord avec le MRC de M Chevènement qui en 2002 a réalisé 5% (un peu plus) ce qui est loin d’être négligeable.

    Même si le PS avait avant de désigner son candidat un projet il n’a plus qu’a le mettre à la corbeille pour en rédiger un autre avec ses partenaires .

    Ce qui explique que Me Royal parle de Pacte. Elle a repris le discours qu’elle avait lorsqu’elle devait être désignée pour être la candidate du PS .

    Ce que les médias oublient c’est qu’elle a été désignée comme le dit très bien M Allégre par une vague de nouveaux adhérents et non par les caciques.

    Le projet de Me Royal est donc logiquement de gauche, égalitaire mais surement pas socialiste.

    HEUREUSEMENT


    • Harald 20 mars 2007 18:57

      « je n’ai pas pris le temps de lire votre article lorsque j’ai vu l’intitulé je me suis immédiatement arrété pour vous écrire »

       smiley

      Merci de m’avoir bien fait rire.

      Et revenez vite surtout. Cordialement, Harald


    • (---.---.140.77) 21 mars 2007 22:36

      A pas lu l’article, donc hors sujet !!!


    • jade (---.---.194.21) 24 mars 2007 11:44

      Vous avez raison, il aurait dû lire le texte. Il aurait lu que le projet de Ségolène Royal (alors qu’elle a promis de remettre les effictifs supprimés par la droite au gouvernement ) est le même que Nicolas Sarkosy et Bayrou pur l’éducation !!!

      Alors expliquez-moi d’abord les projets de Bayrou et Sarkosy pour l’éducation !!!!


    • (---.---.186.214) 20 mars 2007 17:57

      La réalité de cette candidate est un désastre pour tous les enseignants, des centaines d’entre eux ont été accusées à tort à cause de la circulaire Royal et leur vie détruite, sans parler de dizaines de suicides d’enseignants... Il faut lire « L’école du soupçon » de Marie-Monique Robin, édition La découverte, et consulter le site http://jamac.ouvaton.org/misencaus.htm du collectif JAMAC. Cette candidate a fait assez de mal à l’éducation nationale pour éviter qu’elle en rajoute. Aucun enseignant bien informé ne peut voter pour cette candidate sans se trahir et trahir la mémoire des disparus.


      • dbug 21 mars 2007 12:49

        Donc des enseignants innocents se sont suicidés a cause de Ségolène Royale entre 1997 et 2000 ? J’ai des doutes ... Et même si sa circulaire n’était pas la meilleure chose qu’elle ai faite elle partait d’un bon sentiment : empêcher un certain nombre de pédophile de continuer de nuire ...

        La réalité de cette candidate ? Aurai-t-elle eu des envies de faire du mal a l’éducation nationnale ? Est ce que sa proposition est un vice caché pour taper sur les pauvres enseignants qui sont tous gentils ?

        Et en même temps, si le projet est bon, ce serai pas mieux d’oublier les vieilles querelles du siècle passé pour avancer ?

        Ou alors vous êtes extra lucide, sinon vous êtes pro bayrou ou pro Sarko, soit vous avez oublié de donner des détails dans votre argumentaire en rapport a ses intentions réelles ...


      • (---.---.140.77) 21 mars 2007 22:41

        Mais non avec ce spam ce troll pollue tous les fils parlant du socialisme et de l’EN... Devrait se suicider le pôvre !


      • brouche (---.---.179.95) 22 mars 2007 20:00

        Votre ironie est très mal placée, cela s’est passé au moment de l’affaire Dutroux (1996-1997) et de la chasse aux pédophiles qui étaient disait Allègre « 1% dans l’éducation nationale ». Ségolène inaugurait l’inquisition morale toujours en vigueur.

        1% de prof est énorme, cela fait mille profs ! Il y en a eu combien ? Il y a eu Kaizermetz (prof des écoles) qui bien que denoncé par les enfants depuis des dizaines d’années est resté en place car sa femme était « dépressive » ! Et puis il y a eu qui ?

        A cette période, il y au des dénonciations calmnieuses qui dans le climat de chasse, d’inquisition ont laissés quelques profs seuls et isolés, pestiférés, qui ont été fuit par tous leurs amis, car « on ne sait jamais », ce qui est vrai, on ne sait jamais où est la vérité, du moins au départ...

        « On ne sait jamais », « il n’y a pas de fumée sans feu », etc. Dans ce climat, il y a eu 5 profs vivant dans de petites villes qui se sont retrouvés littéralement lynchés.

        Ces 5 profs se sont suicidés, l’enquête judiciaire montra par la suite que les accusations étaient calomnieuses.

        Mais, aux yeux de la ministre Royal, une calomnie a valeur de vérité. Elle refusa de reconnaître « la présomption d’innocence ». Ce qu’elle persiste à faire actuellement, à ses yeux, une calomnie n’est pas une calomnie, c’est une vérité puisqu’il n’y a pas de fumée sans feu.

        Outreau a fonctionné sur le même mode, rappelez-vous...

        Ce sujet est particulièrement grave, l’instrumentalisation de la pédophilie par Ségolène Royal est réelle. Elle se moque royalement des profs et des enfants, ce qui compte c’est faire parler d’elle, des valeurs, de la morale.

        Personne n’est à l’abri d’une calomnie, ni la boulangère d’Outreau, ni un prof, ni vous...

        Votre ironie est déplacée.


      • (---.---.186.214) 24 mars 2007 12:25

        La réalité de cette candidate est un désastre pour tous les enseignants, des centaines d’entre eux ont été accusées à tort à cause de la circulaire Royal et leur vie détruite, sans parler de dizaines de suicides d’enseignants... Il faut lire « L’école du soupçon » de Marie-Monique Robin, édition La Découverte et consulter le site du Collectif JAMAC. Cette candidate a fait assez de mal à l’éducation nationale pour éviter qu’elle en rajoute. Aucun enseignant bien informé ne peut voter pour cette candidate sans se trahir et trahir la mémoire des disparus.

        Livre : http://www.editionsladecouverte.fr/asp/actualites/alaune_arch2.asp?alaune_id=28

        Collectif Jamac : http://jamac.ouvaton.org/misencaus.htm

        Bernard Hanse : http://bernardhanse.canalblog.com/archives/2006/11/29/3196333.html

        Lisez le livre et informez-vous, cette article n’est ni déplacé ni insultant, c’est la réalité. Lisez le site de JAMAC, lisez le blog de Bernard Hanse, lisez le livre « L’école du soupçon », un article n’est jamais complet, seul une enquête peut être complète et permet de comprendre. Plus de 873 professeurs ont été accusés (chiffre de 2005). L’incompétence de la candidate n’est plus à démontrer. Et je sais de quoi je parle, cette circulaire est une véritable catastrophe pour l’éducation nationale et ses personnels.


      • at97434 (---.---.151.162) 24 mars 2007 12:50

        Encore une fois, je me répète mais l’Education Nationale m’est pas la propriété de ses personnels.

        Sensible à ce secteur, je ne peux que constater un replit sur soi des enseignants et cela va sans doute de pair un refus de permettre aux autres de se livrer à des critiques (même constructives). Enseignant formateur d’une très grande entreprise francaise, je crois pouvoir affirmer qu’ils ne sont donc pas les seuls en posture de transmission de savoir, de pédagogie et autres termes en vigueur. Pour prendre un seul exemple, dans le domaine des TIC, je participe à un projet académique de classe à distance pour des handicapés. Figurez vous que l’outil et toutes ses fonctionnalités est un obstacle à leur liberté pédagogique. Et dès lors, ils n’utilisent qu’une partie du potentiel du dispositif même si ce sont des enseignants, motivés et de ce fait transforme l’expérience à leur guise.

        Venant de l’entreprise, j’ai du mal à comprendre cet état d’esprit qui voudrait que cette liberté dite pédagogique leur permette de ne pas utiliser des moyens modernes, pourtant bien souvent demandés par ces mêmes enseignants. Sans en faire une généralité, je m’étonne de cet accaparement de moyens et de l’absence de discussion possible.

        CDT


      • Kicéça (---.---.3.227) 25 mars 2007 04:19

        La même connerie sur de multiples fils.

        Comme je vous déjà dit, un drame personnel n’excuse pas l’indécense.

        Pour le bien commun, il est impossible de ne pas écarter celles/ceux qui se révèlent trop insuffisantes dans leur fonction.


      • fredR31 (---.---.23.200) 25 mars 2007 20:06

        « 1% de prof est énorme, cela fait mille profs ! »

        Hou la la, et ca vote !!! Il y a plus de un million de personnes a l’EN, donc 1% ca se rapproche plutôt de 10 000 personnes

        C’est consternant smiley


      • (---.---.179.95) 25 mars 2007 21:17

        En effet, Allègre a dit 0,1% -et non 1%- ce qui fait aux allentours de mille, désolé pour cette coquille.

        Comment Allègre connaissait-il ce pourcentage ? A-t-il lu une étude scientifique qui traîne dans les placard du ministère ? Est-ce au jugé, estimant que 0,1 % est négligeable ?

        Vous noterez que même s’il y avait 0,01 %, cela donnerait 100 profs et 0,001%, 10 profs...


      • Calmos (---.---.147.80) 20 mars 2007 18:18

        Florent je me permet de vous apostropher : mais quand on ne lit pas un article dans son entier ,il ne me parait pas honnete d’en faire un post.

        Quand a l’article que moi j’ai pris la peine de lire ; il en ressort que Ségolène est une arriviste sans états d’ames a qui tous les moyens sont bons pour parvenir a ses fins : choses que je savais déjà.

        Pour elle ;la fonction de Présidente de la République est une fin en soi . Des autres elle s’en fout.

        C’est bien pour ça qu’elle n’aura jamais mon vote.


        • (---.---.140.77) 21 mars 2007 22:45

          Ah ! ouais calmos... Dis-mois c’est qui ton favori à toi ?

          T’en connais un ou une qui la joue modeste en s’effaçant devant sa fonction !

          Un nom SVP ?


        • olivier cabanel olivier cabanel 20 mars 2007 19:03

          rédacteur intermittent sur agora, j’ai aussi pris part au débat participatif de ségolène, et mes propositions sur l’education nationale ont du etre appréciées, puisqu’on m’a demandé si je pouvais faire la synthese des différentes contributions : je trouve justement dommage que vous ayez passé sous silence les propositions du débat : des classes de 15 élèves maximum, afin de ne laisser personne au bord de la route, de créer des emplois supplémentaires d’instits, et de profs, plutot que de faire rentrer l’armée ou la police dans les préaux scolaires etc...


          • (---.---.179.95) 20 mars 2007 20:42

            « On a eu peur que Ségolène vire définitivement à droite ! »

            Parce qu’elle est de gauche ? Ah bon, j’avais pas remarqué !


            • ClaudeN. (---.---.159.149) 20 mars 2007 22:56

              Il ne faut pas raconter n’importe quoi sur Ségolène Royal. Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ! Son programme prévoit : "L’urgence éducative et culturelle « Avec moi, l’éducation sera au coeur de tout et en avant de tout ! »
              - Créer le soutien scolaire gratuit individualisé ;
              - Garantir le respect et la reconnaissance des enseignants  ;
              - Lutter contre la violence scolaire par le renforcement de la présence des adultes ;
              - Développer linnovation et lexpérimentation pour lutter contre l’échec scolaire ;
              - Aider les familles à encadrer leurs enfants : école des parents, internats ;
              - Rétablir dès septembre 2007 les postes supprimés. Objectif : 17 élèves par classe en ZEP.

              Elle a préconisé par ailleurs UN SERVICE UNIFIé DE PROTECTION DE L’ENFANCE qui permettra, à mon avis, que presque tous les enfants abordent l’école élémentaire avec une parole fluide, ce qui est la base de la réussite scolaire à partir du C.P. Ces mesures plus celles pour la recherche et pour l’emploi des jeunes représentent un progrès décisif par rapport à la situation actuelle.


              • brouche (---.---.179.95) 21 mars 2007 10:06

                Le seul problème du programme de Marie-Ségolène concernant l’éducation, c’est que le diagnostic de la maladie est ERRONE et donc le remède sera totalement inefficace. En effet, l’aide individualisée ne fera jamais rattraper le retard à des élèves qui en sixième ont déjà accumulé un grand retard sur les autres. Les meilleurs progresseront toujours plus vite et iront, comme ils le font de plus en plus -pour ne pas cotoyer les cas scolaires et comportementaux- dans le PRIVE.

                Il faut rétablir au plus vite les classes différentiées que le gouvernement Jospin a supprimé : les 4ème technos et les autres. Aujourd’hui, tous les élèves sortant du CM2 passent jusqu’en troisième indépendamment de leur compréhension et de leur aptitude scolaire.

                Aujourd’hui, non seulement TOUS les élèves subissent exactement le même programme -au nom de l’égalité des droits-, mais en plus on exige individualisation de l’enseignement au nom de l’élève au centre du projet éducatif.

                Le dogme de l’élève au centre du système éducatif a éloigné l’école de sa seule vocation : TRANSMETTRE LE SAVOIR.

                L’école n’est pas une HALTE-GARDERIE...

                Comment peut-on oser demander que tous subissent le même parcours scolaire tout en demandant d’individualiser leur parcours scolaire ? Un non-sens, un crime contre l’intelligence...

                Il est URGENT de rétablir les 4ème technos et cesser de faire semblant de croire que tous les élèves ont les mêmes capacités.

                C’est en reconnaissant la diversité de leur capacité, de leur goût et de leur aptitude qu’au travers de filières SELECTIVES (ou alternatives si le langage politiquement correct est necessaire) ces élèves retrouveront le plaisir d’apprendre.

                Il ne peut pas y avoir de plaisir à apprendre quand on ne comprend rien à rien. Il en résulte la haine, les coups de couteau, l’agression de celui qui ne sachant s’exprimer par les mots, s’exprime par le mal qu’on lui fait, il rend les MAUX faute d’avoir les MOTS.

                Renforcer la présence des adultes reconnait que le système de l’école unique est un échec, et au lieu de dire « on s’est trompé, on rétablit les 4ème technos et les autres filières alternatives », on dit on va mettre 2 adultes dans une classe en espérant qu’à 2 les adultes vont pouvoir « mater » les élèves en échec scolaire qui bordélisent les cours. Quelle supercherie, quel aveuglement, quelle bétise !

                Tant que l’on exigera des élèves en échec en 6ème de subir les mêmes programmes que les autres, il y aura décrochage scolaire, puis révolte.

                Un tel programme, c’est la mort programmée de l’école publique, les meilleurs élèves se réfugiant dans le privé (ce qu’ils font déjà en masse).

                Une école privée qui par l’argent permet la SEGREGATION ETHNIQUE et SOCIALE des meilleurs quand le public doit accueillir tout le monde avec les mêmes programmes !

                AU SECOURS JAURES, ils sont devenus CONS !

                Il est URGENT de RETABLIR les filière sélectives dès la 4ème au collège. Faute de quoi l’école publique mourra, mais peut-être est-ce cela que veut Ségolène : terminer le travail de destruction de l’école publique entammé sous Allègre ?


              • marie des vignes (---.---.26.23) 21 mars 2007 18:44

                Ce programme va coûter combien au contribuable moyen ? car c’est eux qui vont payer. Les fortunés s’en vont et les autres ne sont pas imposables. De plus ces moyens seront quand même obligés de payer pour mettre leurs enfants en école privée s’ils veulent qu’ils soient un peu éduqués. Le contribuable moyen va voir les 3/4 de sa contribution passer dans le « mamouth » qui, plus il s’engraisse, moins il produit de résultats. C’est révoltant.


              • (---.---.140.77) 21 mars 2007 22:52

                Bravo Brouche tu as tout compris. Tu dois être comme moi : un ancien prof !


              • (---.---.179.95) 22 mars 2007 13:52

                Malheureusement, je suis encore sur le terrain avec le titre de prof et la fonction de gardien de troupeau...


              • bobac (---.---.5.37) 20 mars 2007 23:38

                Le problème avec Mme Royal, c’est qu’elle dit tout et son contraire. Vous pouvez citer ses 100 propositions. Pourtant lors des émissions tv, elle sort librement de ce cadre pour s’aligner sur les positions un jour de Bayrou un autre jour sur celles de la gauche anti-libérale. Pourquoi ne pas simplement se fixer un cap et le garder ? Nicolas Sarkozy défend ses idées sans renoncer. C’est ça le courage en politique.


                • (---.---.140.77) 21 mars 2007 22:59

                  «  »Nicolas Sarkozy défend ses idées sans renoncer. C’est ça le courage en politique.«  »

                  Ah ! bon, à part ratisser à gauche et à l’extrême droit, le Môssieur plus qui lave plus blanc promet 0 SDF et le plein emploi dans 5 ans... Trop fort Super Niko !!!


                • (---.---.3.187) 21 mars 2007 01:09

                  Même le PSF sait que l’éduc Nat est une catastrophe (ils ont les vraix chiffres, eux) !

                  D’ailleur tous les enfants des éléphants du PSF sont inscris dans une école privé du quartier Latin...

                  Il faut remettre ces fegnace de prof au travail, ou les virer. Fin du status immédiat de fonctionnaire dnas l’éducation nat !

                  Supression du quota discriminant positivement les écoles étatique en defaveur des écoles libre !


                  • (---.---.140.77) 21 mars 2007 23:02

                    «  »Même le PSF sait que l’éduc Nat est une catastrophe (ils ont les vraix chiffres, eux) !

                    D’ailleur tous les enfants des éléphants du PSF sont inscris dans une école privé du quartier Latin...

                    Il faut remettre ces fegnace de prof au travail, ou les virer. Fin du status immédiat de fonctionnaire dnas l’éducation nat !

                    Supression du quota discriminant positivement les écoles étatique en defaveur des écoles libre !«  »"

                    C’est vrai que, vu les fautes que tu fais tu n’as pas dû la fréquenter beaucoup l’école !


                  • (---.---.37.124) 21 mars 2007 05:48

                    La réalité de cette candidate est un désastre pour tous les enseignants, des centaines d’entre eux ont été accusées à tort à cause de la circulaire Royal et leur vie détruite, sans parler de dizaines de suicides d’enseignants... Il faut lire « L’école du soupçon » de Marie-Monique Robin, édition La découverte, et consulter le site http://jamac.ouvaton.org/misen... du collectif JAMAC. Cette candidate a fait assez de mal à l’éducation nationale pour éviter qu’elle en rajoute. Aucun enseignant bien informé ne peut voter pour cette candidate sans se trahir et trahir la mémoire des disparus.


                    • rantanplan (---.---.146.170) 21 mars 2007 10:20

                      Pas vraiment envie de m’exprimer sur ce fil : certains commentaires sont poilants : hein les fegnasses ?

                      Je suis pour la liberté pédagogique, qui n’a rien à voir avec la mise en avant de « l’école libre ». Libre de quoi ? L’école de la république ne serait pas libre ?

                      Pour une liberté pédagogique un peu encadrée : évaluation en début d’année et en fin d’année, pour mesurer les progrés des élèves quel que soit le contexte. Si progrés évidents : méthode bonne. Sinon à revoir et à discuter dans le cadre du conseil des maîtres.


                      • brouche (---.---.179.95) 21 mars 2007 19:08

                        L’EVALUANOLITE, maladie ou nécessité ?

                        Sur un autre fil on pouvait lire ce commentaire ironique qui pose les problèmes de l’évaluation :
                        - comment ?
                        - qui ?
                        - quelle matière ?

                        le voici (à quelques extraits près) :

                        Tout a fait d’accord, rétablissons un examen de passage à chaque niveau pour tous les élèves -CP, CE1, CE2,..., 6ème, 5ème, 4ème, seconde, deug, licence, master-...

                        Cela permettra de savoir quels sont les bons profs (qui auront des primes et les meilleurs élèves), les bons élèves (qui passeront et auront les bons profs) et les bons parents qui auront des aides sociales.

                        Les mauvais profs seront automatiquement virés ou mieux fourgués aux mauvais élèves qui ont de mauvais parents à qui on aura supprimé les aides sociales.

                        Pourquoi donner de la confiture aux cochons ? dit un proverbe chinois...

                        En effet, penser juger un prof enseignant en 6ème sur le brevet ou un prof de seconde sur le BAC manque par trop de précision statistique. Nous avons besoin de critère clairs et indiscutables.

                        Toutes les matières devront faire l’objet d’une évaluation : français, maths, histoire-géo, art-plastique, EPS, sciences-physiques, sciences-naturelles, musique, technologie, maconnerie, plomberie, philosophie, économie, anglais, allemand, latin, grec, japonais,...,comptabilité, éducation civique, etc, de façon à obtenir un indice fiable et opérant.

                        Par exemple, on demandera à un élève de 4ème de faire un tableau à la façon de Matisse alors qu’on se contetera de demander à un élève de CP de savoir colorier un livre...

                        On pourra demander à un élève de 6ème de savoir conjuguer à tous les temps et à tous les modes le verbe « savoir » alors qu’on demandera à un élève de seconde d’écrire une poésie à la manière de Victor Hugo.

                        Les critères d’évaluations devront bien entendu être individualisé, ainsi, un élève ayant un Q.I (Quotient Individualisé) de 100 devra pour passer en année supérieure voir son quotient augmenter...

                        Les professeurs faisant diminuer le Q.I des élèves verront leur salaires réduits au prorata de la baisse moyenne constatée chez ses élèves.

                        Les parents veront leur aides sociales actualisées selon les performances de leurs momes, aux meilleurs, de plus grandes aides, aux mauvais de plus petites aides, voire pas d’aide du tout.

                        Ces examens seront fait à la fin de chaque année scolaire, afin de pouvoir sélectionner de manière indiscutable le bon grain de l’ivraie.

                        De façon à éviter toute fraude, ces examens se verront appliquer la double correction en aveugle. En cas de différentiel, une commission ad-hoc sera chargée en toute transparence d’évaluer tant les copies que les correcteurs.

                        Bien entendu, ce souci de transparence sera poursuivi, les sujets proposés aux élèves seront évalués par les correcteurs des copies, les concepteurs des meilleurs sujets se verront attribuer des primes. bien entendu, afin d’éviter que les sujets les plus simples soient les mieux notés par ces fainéants de profs, par ces tire-au-flan, une haute-autorité de l’évaluation sera crée...

                        Le marché de l’évaluation sera bien entendu libre et non faussé, les appels d’offres devront faire l’objet d’une concurrence loyale.


                      • brouche (---.---.179.95) 21 mars 2007 19:15

                        OOPS, il fallait lire l’EVALUATIONITE et non l’evaluanolite...


                      • natawenn (---.---.191.160) 21 mars 2007 12:05

                        n’importe quoi !le temps avance et tous reculent !!!!tout est reformé tout est libre !!c le bordel a qui ne s’en ai pas rendu compte !!!comme ceux qui encore ose faire la une et demander l’attention !!que l’on n’a le droit de donner à aucun d’entre vous !!!!ni gauche ni droite ni rien c !!surrrrrr n’allons pas accompagner ces aritstes du mediatisme dans leurs délires et laissons les seuls entre eux 7, 8, 9 enfin peu par rapport à ceux qui sont encore obligés de payer une redevance tv pour entendre des conneries pareilles !!!!qu’elle honte nous n’avons plus rien à laisser à nos enfants vous nous avez bouffer l"écuèlle !!et quels sont les pays qui eux auront la gentillesse de nous acceuilir à leur tour comme nous le faisons pour leurs citoyens ? quand ils sera venu le temps d’aller voir ailleur !!????? désolant !!!!


                        • Dryss (---.---.52.140) 21 mars 2007 12:32

                          Tous les barouystes crient au scandale : elle ose prendre des propositions de Bayrou, de Sarkozy et de la gauche pour en faire un mixte. Par contre quand Bayrou dit qu’il va prendre les meilleurs de la droite et de la gauche, ca ce n’est pas de la copie et Bayrou n’est assurément pas arriviste, ect.

                          « Il faut remettre ces fegnace de prof au travail, ou les virer »

                          ... Je pleure smiley Comment des francais ont-ils pu sombrer aussi bas ? smiley


                          • Fred (---.---.155.75) 21 mars 2007 12:46

                            L’education nationale est un mamouth qu’il est tres difficile de faire changer. On entend en permanence les parents et les profs se plaindre de classes surchargees, j’aimerais savoir ou sont les enseignants. L’education nationale a un effectif enseignant de presque 900 000 personnes en ecole, college et lycee pour 12 millions d’eleves soit 1 enseignant pour 13-14 eleves.

                            C’est le premier budget de France, le deuxieme plus gros employeur au monde apres l’armee chinoise, pourtant les ecoles et universites francaises sont tres peu reconnues dans le monde et creent une culture elitiste en France ou les universitaires sont classees automatiquement comme des diplomes de seconde categorie par rapport aux grandes ecoles. On se demande alors pouquoi ces memes ecoles recoivent 30% du budget de l’education superieure alors qu’ils ne constituent que 4% des eleves. S’ils sont meilleurs ils n’ont pas besoin d’autant de moyens surtout si en plus ils n’arrivent pas a se faire reconnaitre a l’etranger.

                            Il est temps de donner des coups de pied dans cette fourmiliere et laisser les enseignants ou eleves qui ne seront pas prets aux reformes dans la rue. Les moyens sont la pour reussir, il faut juste changer les mentalites.


                            • marie des vignes (---.---.26.23) 21 mars 2007 18:28

                              Depuis que les éléphants l’ont rejointe, Mme ROYAL se sent de plus en plus LIBRE. On se demande pourquoi elle a été les chercher. En fait sa liberté consiste tantôt à virer à gauche (pour faire plaisir à M. FABIUS) : pas de collaboration avec le centre, tantôt à virer à droite (cft DSK) : voir ses propositions pour l’éducation nationale. Ce n’est certainement pas la stabilité et le courage que demandent les français


                              • (---.---.140.77) 21 mars 2007 23:11

                                Ah ! bon, c’est mieux a droite ?

                                à part ratisser à gauche et à l’extrême droit, le Môssieur plus qui lave plus blanc promet 0 SDF et le plein emploi dans 5 ans... Trop fort Super Niko !!!


                              • at97434 (---.---.151.162) 24 mars 2007 13:39

                                On s’eloigne du sujet....


                              • at97434 (---.---.151.162) 24 mars 2007 13:40

                                Ne devrions pas dire par parodier quelqu’un : L’education Nationale est un sujet trop sérieux pour la confier à des enseignants !!!


                              • TR63 (---.---.223.178) 24 mars 2007 10:57

                                On ne peut pas parler de projet, elle n’en a pas !


                                • Bernard (---.---.223.178) 24 mars 2007 11:00

                                  Ségo, c’est les militaires dans les écoles


                                  • FredSud37 (---.---.70.114) 24 mars 2007 11:35

                                    Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous invite vivement à lire les articles suivants :

                                    Le projet « socialiste » et l’école

                                    Ecole, mensonge et vidéo

                                    Royal, candidate accidentelle ou fin d’une ambition socialiste ?

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