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Accueil du site > Actualités > Société > Serons-nous comme des Dieux ?

Serons-nous comme des Dieux ?

Jusqu’à samedi dernier (le 20 avril 2013 pour les amateurs de précision) j’ignorais l’existence du transhumanisme. Merci donc au supplément « Sciences » du Monde d’avoir comblé cette lacune. Désormais je sais que ce courant de pensée est né dans les années 80 en Californie transhumanistes ambitionne d’ajouter un maillon à la chaîne de l’évolution. En s’appuyant sur les progrès de la neurologie, de la biologie, de l’informatique et de la chimie (abrégés en NBIC) ils veulent « améliorer » les humains en greffant, sur leur être naturel, des compléments technologiques. Ceux-ci décupleraient leurs capacités, les doteraient, pourquoi pas, de nouveaux sens (ça vous dirait de devenir télépathe ?) et, dans la foulée, leur permettraient de viser l’immortalité et d’accéder à un niveau de conscience et d’intelligence que nous ne pouvons pas plus imaginer, qu’un protozoaire ne peut comprendre la logique qui anime l’homo sapiens de base.

Le transhumanisme fleurit surtout en Californie où il est né il y a une trentaine d’années, en même temps que l’informatique grand public, mais pas seulement. On trouve aussi des adeptes en Chine, en Corée (du Sud, le Nord est plutôt orienté vers un retour à l’australopithèque), et en Europe. La France abrite un courant qui, exception culturelle oblige, se veut « technoprogressiste » et modéré. Il milite pour que les modifications futures de l’être humain se fassent dans le respect des valeurs de base que sont la liberté, l’égalité et la dignité. Noble ambition qui ne peut manquer de faire sourire quand on saura que les principaux financeurs des recherches tranhumanistes sont la NASA, l’US Army et, plus récemment Google.

Le sourire se changera d’ailleurs en grimace si on écoute ce que dit de tout cela Jean Michel Besnier, philosophe et enseignant à la Sorbonne. Après avoir observé que les arguments employés pour justifier les techniques transhumanistes s’appuient sur la nécessité de compenser des handicaps mais visent, en fait, un tout autre objectif : réaliser la vieille illusion d’une science qui serait au service exclusif du bonheur de l’humanité. Il illustre son propos en prenant l’exemple des recherches sur les techniques permettant de contrôler l’environnement par la pensée : présentées comme un moyen de venir en aide aux tétraplégiques, les militaires en sont les principaux utilisateurs. Puis il ajoute : « Ce que veut le transhumanisme, ce n’est pas parfaire l’humanité, mais nous arracher à l’humanité. Faire de nous des êtres qui ne naîtront plus mais qui seront fabriqués, lisser la vie psychique, ne plus vieillir grâce au téléchargement de la conscience, éradiquer la souffrance et donc le plaisir. Le désir même, alors que c’est le moteur de l’humanité. Arrêtons de dire que c’est au service de l’humanité alors que c’est pour la détruire ».

Tout ça est très loin de l’affaire Cahuzac, un peu moins du mariage « pour tous » (on peut et on doit s’interroger sur les éventuelles limites de la procréation médicalement assistée et encore plus sur la gestation pour autrui), mais les enjeux sont suffisamment importants pour qu’on y réfléchisse. Faut-il croire aux promesses des transhumanistes qui prédisent à notre espèce un avenir éclatant ou écouter les mises en garde de ceux qui, comme Jean-Michel Besnier pensent que, si ces idéaux se réalisent, « ce sera au prix d’un gouffre créé au sein même de l’humanité ». Ou, en d’autres termes, pour avoir des surhommes, on courir le risque presque inévitable de créer des sous-hommes. Ce danger n’a rien d’imaginaire si l’on veut bien considérer que ceux qui conduiront ce changement sont des êtres humains affligés, eux aussi, de leur part d’ombre. « Vous serez comme des Dieux » promettait le Serpent à Adam et Ève pour les pousser à goûter au fruit de l’arbre du Bien et du Mal. Même si on ne voit qu’une fable dans la Genèse, il n’est pas interdit d’entendre l’avertissement : tout fruit n’est pas comestible, pas plus dans le jardin d’Eden que dans celui de la Science.

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67 réactions à cet article    


  • Julien Julien 28 avril 2013 13:29

    Le transhumanisme est la seule voie possible, pour nous éloigner de la souffrance, de l’envie, etc. Bref, nous éloigner de la condition matérielle. C’est évidemment un des buts de la science.


    • nicolas_d nicolas_d 28 avril 2013 14:17

      "pour nous éloigner de la souffrance, de l’envie, etc.« ........... »Bref, nous éloigner de la condition matérielle.« 

      Vous n’avez donc que des souffrances et envies matérielles ?

      Le »but" de la science est donc de nous enlever notre humanité ?
      Un outil n’a pas de but, c’est votre religion qui en a une...


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 28 avril 2013 15:21

      Au fou !

      On croirait entendre le discours d’un secte, le genre de truc qu’on dit après avoir eu un lavage de cerveau.


    • doctorix doctorix 28 avril 2013 16:12

      J’ai un fils qui s’appelle Julien, aussi

      J’avais cru m’épargner le pire en évitant Adolphe...

    • Hermes Hermes 29 avril 2013 14:13

      Bonjour,

      Nous sommes déjà des dieux, mais domestiqués comme des esclaves, par la peur et l’espoir.

       Le transhumanisme, c’est un juste un degré de sophistication de plus dans l’esclavage, réservé aux plus riches, tout le monde ne sera pas éternel, soyez-en sur ! C’est le nouveau visage de l’espoir hypnotique du progrès technologique, gravé sur la médaille du monde moderne, avec sur l’autre face, la peur permanente de la mort et de la destruction.

      Comble de l’ironie, la mort de l’homme sera vendue par le marketing technoïde comme une sorte de vie éternelle dans la machine, et beaucoup y croiront et seront anéantis.

      Mais il y a une porte en nous pour sortir de la dépendance du temps. Pour la trouver, faites la chasse à tout ce qui vous fait sortir du présent, et tout ce qui vous sépare du monde. Il n’y a aucun effort à faire pour la trouver, car elle est déjà là dans chaque coeur et attendra chaque personne.... jusqu’à sa mort s’il le faut.

      Bonne semaine smiley


    • foufouille foufouille 28 avril 2013 13:37

      il est evident que le risque de derive est grand, toutefois, on ne sera jamais des dieux
      c’est pas en pensant plus vite ou en ayant plus de connaissance, que tu comprendras mieux les choses


      • Hermes Hermes 29 avril 2013 14:16

        Bien dit ! comprendre c’est avant tout une question d’harmonie globale. L’intellect ramasse juste les miettes smiley


      • alinea Alinea 28 avril 2013 14:23

        Je gage que les futurs sur-hommes, s’ils voient le délice de n’être qu’homme, souffriront de leurs surcapacités !!
        À moins bien sûr d’une jalousie si forte qu’ils fassent la guerre ; alors oui, l’homme banal, avec son intuition ( et pas de radar branché), ses sens, son empathie,etc, sera éradiqué !!
        En attendant, nous ne sommes pas obligés de nous soumettre ! Cette folie démoniaque ne touche quand même qu’un petit clan de cinglés !


        • nicolas_d nicolas_d 28 avril 2013 14:32

          Ne vous inquiétez pas, il suffira d’une « crise de confiance des marchés » pour qu’ils deviennent incapable de fabriquer leurs propres embryons.


        • Bracam Bracam 28 avril 2013 18:30

          Alinea, combien de femmes et d’hommes qui ne se sentent pas obligés de se soumettre le font-ils pour une meilleure cause que la leur ? Combien parviennent-ils à leur but réellement ? Je veux dire, quelle immense proportion probable de tous ceux-là se sont-ils rangés face aux réalités ? Ceci non pas pour suggérer de renoncer à ses convictions et à l’esprit de résistance, en particulier contre les pensées totalitaires, mais mon constat est là : aussi révolté que je sois, pour ne parler que de moi et ne pas impliquer autrui, ma lâcheté, appelons ça ainsi pour couper court au jugement, m’a réduit à une sorte de larve. Manquait pas grand chose, ne serait-ce qu’être prêt à payer.Tant de personnes paient de leur vie cette folie que de vouloir vivre libre.


        • alinea Alinea 28 avril 2013 20:19

          bracam : vous voulez dire qu’on laisse faire par paresse,ignorance ou désinvolture, et que, quand on s’aperçoit qu’il est trop tard, il est trop tard ?


        • nicolas_d nicolas_d 28 avril 2013 20:53

          Quand on est paresseux, ignorant et désinvolte, je ne sais pas si on peut s’apercevoir qu’il est trop tard...
          Mais Bracam soulève un glissement assez fréquent je trouve.
          Combien de « jeunes », « révoltés », « à la marge », plein d’espoir et de volonté de changer le monde, finissent par réprimer leurs enfants qui font de même ?
          Combien de ces jeunes insoumis deviennent des « petits chefs », tout fiers d’augmenter le nombre de « personnes sous leurs ordres » ?
          etc.

          Comme quoi la manipulation fonctionne bien.


        • Bracam Bracam 28 avril 2013 21:34

          Alinea, oui c’est de cet ordre il me semble ; on peut certes garder intacte sa colère contre l’injustice par exemple, mais devoir reconnaître que le temps va manquer, une vie plus tard, lorsque les forces manquent, et quand un bilan intermédiaire un peu détaché montre que notre action (réelle, rêvée ou inaccomplie) n’a pas produit grand chose. Certes, ce n’est pas une raison pour démotiver les autres...


        • nicolas_d nicolas_d 28 avril 2013 22:20

          Bracam,

          petit à petit l’oiseau fait son nid...
          Pour l’humanité, il est des choses qui demandent plusieurs générations... à partir du moment où chaque génération fait son rôle.
          Le temps va manquer pour quoi ? Savez vous quel est le bout du chemin ?
          Pourquoi ne pas avancer ? Qu’avons nous d’autre à faire ?


        • alinea Alinea 28 avril 2013 22:46

          Je vous rejoins tout à fait Nicolas


        • Bracam Bracam 29 avril 2013 00:05

          voulais pas écrire va me manquer... merci nicolas_d


        • Hubu 28 avril 2013 14:51

          Prolonger l’espérance de vie d’accord cependant vivre plusieurs centaines d’années il faut que cela sois en bonne santé sinon cela n’as aucun intérêt !!


          • nicolas_d nicolas_d 28 avril 2013 15:31

            En bonne santé ça suffit pas... En bonne santé, mais esclave et lobotomisé pendant 300 ans je vois pas l’intérêt... si ce n’est d’essayer de les rembourser smiley
            300 ans de télé ! Wouahou ça fait envie.


          • Bracam Bracam 28 avril 2013 18:31

            Il va falloir tuer pas mal de monde par une sélection dure mais juste, pour donner la place à ce sur-homme :-s


          • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 28 avril 2013 15:24

            Bonjour,


            Le folie et l’égo atrophier de l’homme dans toutes sa splendeur, 

            somme nous à ce point aveugle et arrogant, pour vouloir s’en cesse 

            changer, et sois disant améliorer ce que mère nature a mît des milliers

            d’année à créer. 

            Les abeilles disparaissent , c’est pas grave, on va fabriquer

            des mini robots pour les remplacer.

            On polluent tous les cours d’eau, la terre, c’est pas grave,

             on mangera du pétrole et des billets.

            Oh mon dieux j’ai prix une ride, c’est pas grave j’ai un bon chirurgien,

            Oh mon dieux je vieilli, c’est pas grave, mangeons des bébés ça fait rajeunir.

            Cordialement

            Franck



            • Morpheus Morpheus 28 avril 2013 15:29

              Comme je l’ai écris dans mon dernier article (qui parle également d’un projet visant à changer la civilisation en faisant appel à la méthode scientifique et à la technologie - mais qui n’a RIEN à voir avec le mouvement transhumaniste), je suis méfiant vis-à-vis du scientisme. Je tiens à dire que, comme beaucoup de monde, ma première réaction face au Projet Venus (qui n’a rien à voir, je le répète, avec les délires transhumanistes !) a été celle de la déception : « quoi ? la solution à nos problèmes, c’est la science ? c’est une blague ou quoi ? » Telle fut ma première réaction. Et c’est bien naturel, considérant que, comme l’a très justement écrit Matthieu Ricard dans L’infini dans la paume de la main :

              « Certains considèrent que la prétention de la science à tout connaître sur tout est illusoire : la science est fondamentalement limitée par le domaine d’étude qu’elle a elle-même défini. Et si la technologie a apporté d’immenses bienfaits, elle a engendré des ravages au moins aussi importants. De plus, la science n’a rien à dire sur la manière de conduire sa vie. (...) S’adonner pendant des siècles à l’étude et à la recherche ne nous fait pas progresser d’un pouce vers une meilleure qualité d’être, à moins que nous décidions de porter spécifiquement nos efforts en ce sens. »

              Ce que dit Matthieu Ricard est pétri de bon sens, toutefois, son observation néglige un aspect important : il juge l’impact de la science sur nos vies et notre environnement à l’aune de la société dans laquelle nous vivons. Or, la science n’est pas la cause de ses propres dérives : ce sont les choix et les orientations des humains d’utiliser les sciences et les connaissances techniques et scientifiques d’une certaine façon et avec certains objectifs (parfois peu glorieux et cachés) qui sont en cause.

              Il n’est pas difficile de comprendre que bon nombre de calamités engendrées par des technologies modernes auraient pu être évitées dans un monde qui n’est pas gouverné par le paradigme du profit.

              Considérer, dès lors, que c’est la science en soi qui est la cause de ces calamités est erroné. Cet aspect bien compris, il devient facile de comprendre notre propre réaction face à la science, et comprendre que nous sommes trompé par notre propre jugement (comme je le dis parfois « le discernement éclaire ce que nos jugements obscurcissent »).

              Dans ce que dit Matthieu Ricard, il ne faut donc surtout pas négliger le passage (...) à moins que nous décidions de porter spécifiquement nos efforts en ce sens.

              Ayant compris cela, et tout en restant attentif et méfiant — non pas vis-à-vis des sciences en elles-mêmes, mais des hommes qui les utilisent et des motivations qui les animent —, je peux dépasser ma première (mauvaise) impression. J’envisage dès lors les sciences et la technologie sous un nouvel angle. Je l’imagine dans un contexte socioculturel non plus anxiogène, ou règne la pénurie donc la compétition, la cupidité et la violence, mais dans un contexte socioculturel bienveillant, ou règne l’abondance et l’entraide mutuelle, et où le profit, la cupidité et l’avidité n’ont plus de sens.

              Je reste méfiant vis-à-vis des scientifiques, mais ma méfiance demeure pondérée, car je comprends que les scientifiques ne sont pas intrinsèquement fous ou malveillants. Eux aussi agissent en fonction de leur environnement socioculturel. Par conséquent, l’orientation qu’ils vont donner à leurs recherches et leur savoir est fonction de cet environnement socioculturel.

              Il n’est pas étonnant que des milliers de scientifiques et des millions d’ingénieurs dans le monde contribuent à divers degrés aux innombrables causes de catastrophes : ils sont utilisés et requis par un système tourné vers le profit, et ils n’en sont que les petites mains. Ils s’adaptent, comme n’importe qui, à leur environnement. Ils se vendent, tout comme la plupart d’entre nous, à ceux qui leur offrent le plus, qu’il s’agisse d’argent, de renommée, de statut social ou d’opportunité de développer leurs recherches. Ils ne sont pas différents d’un politicien, d’un fonctionnaire ou de n’importe qui.

              Le point crucial, c’est donc l’environnement socioculturel, et donc, en définitive, les croyances qui sont véhiculées (notons au passage que croyances = opinions - du latin opinio, -onis « croyances »). Il est difficile de faire évoluer les croyances des gens car, comme le dit je ne sais plus qui « l’Homme est un animal religieux » : ce qu’il recherche, par facilité, ce n’est pas la connaissance, mais la certitude. Il veut être rassuré. Donc, les humains ont tendance à s’accrocher à leurs croyances (opinions).

              Selon mes observations, le mouvement transhumaniste est une conséquence, une dérive logique de la perversion intrinsèquement contenue dans le modèle d’économie monétisée (créée à l’origine pour gérer la pénurie et non générer l’abondance) fondée sur le profit, et qui engendre inévitablement la compétition, la concurrence, les avantages différentiels, la malveillance, les inégalités et la structure hiérarchisée de la société. Cette société génère fatalement son lot de folies, de dérangements, de déséquilibres physiologique, psychiques et psychologiques.

              Le transhumanisme n’est rien d’autre qu’un des symptômes délirants de la pathologie sociale de notre système. Une folie. Et ce qu’elle a d’inquiétant, c’est qu’elle engendre une réaction (logique) de rejet de « la science », parce que la fibre humaine en nous se rebelle contre ces dérives et perçoit bien - même intuitivement, qu’il y a là folie, excès, déraison et danger.

              Prenons donc garde d’analyser ce phénomène avec discernement et de ne pas nous laisser entraîner dans une confusion de principe qui nous ferait rejeter en bloc un ensemble de connaissances et de techniques qui - en elle-mêmes - ne sont que des outils. Soyons attentifs à ce que ces outils soient utilisés par et pour de bonnes causes, par et pour de nobles objectifs, par et pour des personnes responsables et réellement progressistes.

              Les sciences en elles-mêmes ne sont pas notre ennemi, ce sont les orientations qui découlent de choix orientés par une logique de profit et de compétition qui sont le véritable danger. L’un de nos principaux problèmes, pour pouvoir correctement analyser ce genre de problèmes, c’est notre illettrisme scientifique.

              Cordialement,
              Morpheus


              • nicolas_d nicolas_d 28 avril 2013 15:54

                Je suis d’accord, le projet Vénus fait peur s’il n’est pas démocratique.
                Mais on peut imaginer qu’il le soit...

                Cependant je pense que c’est plus un problème d’illettrisme politique que scientifique.
                Si tout le monde ne sait pas comment fonctionne une machine ce n’est pas très grave. En revanche tout le monde devrait avoir le droit de s’exprimer sur le rôle de cette machine.

                D’abord la démocratie puis la science. Dans l’autre sens on va se faire enfumer... Car la science ne sert (presque) qu’à faire des armes, ce qui rend, petit à petit, toute démocratie impossible.


              • doctorix doctorix 28 avril 2013 16:39

                Pas d’accord : le bilan de la science n’est pas bon.

                Dans mon domaine, elle s’octroie des bénéfices qui ne viennent que de l’hygiène et d’une nourriture saine, qui viennent de l’amélioration de nos niveaux de vie, qu’on ne doit qu’à notre travail.
                Ainsi les vaccins, non seulement n’ont fait disparaître aucune épidémie, mais infligent des pathologies sournoises et variées à 80% des enfants vaccinés. Ainsi les OGM, loin d’améliorer notre alimentation, diminuent la variété et imposent un surcroît de pesticides, qui se retrouvent dans nos assiettes. Ainsi, les médicaments, s’ils sauvent des vies, provoquent des dizaines de milliers de morts chaque année en France par leur effet iatrogène
                Il en est de même dans un tas d’autres domaines.
                Ainsi la télé et l’ordi fabriquent une génération de lobotomisés.
                Ainsi les moyens de transports nous privent d’exercice physique.
                Ainsi les armes sont de plus en plus mortelles et mettent en péril l’humanité.
                Ainsi, de nombreux mensonges à visée lucrative sont véhiculés par cette pseudo-science, tel le soi-disant réchauffement climatique.
                La science ne vise qu’à accroître nos désirs, sans répondre à nos besoins.
                Et on serait en peine de trouver une réelle amélioration dans nos vies par rapport à ce qu’elles étaient dans les années 50.
                Les progrès de la science sont de l’ordre du gadget, et on pourrait tout aussi bien vivre sans. Prenez un Science et Vie, celui de ce mois, et trouvez-moi une seule découverte qui va améliorer votre bonheur de vivre. Une seule ! Çà vous intéresse, qu’il y ait de l’eau sur Mars ? Que la couleuvre mâle ait deux pénis ?
                Asseyez-vous un instant, et réfléchissez calmement.
                Où voyez-vous un progrès ?
                Les seuls progrès à espérer se feront dans nos consciences, et la science n’aura rien à y voir.

              • nicolas_d nicolas_d 28 avril 2013 17:29

                @Doctorix

                Je comprends vos propos. Cependant les exemples que vous prenez me paraissent plus être des problèmes politiques ou sociétaux que scientifiques.

                « La science ne vise qu’à accroître nos désirs, sans répondre à nos besoins. » Dans une société consumériste oui.
                J’ai besoin d’un toit étanche, de murs solides et isolés, d’un moyen de chauffage pas énergivore, de me nourrir sans piller la planète etc. La science peut nous y aider.
                La science permet d’écouter de la musique, d’imprimer des livres,...
                Un couteau c’est assez pratique, une casserole aussi

                Enlevez-nous tout ce que nous a apporté la science : nous sommes des singes, avec la parole.
                Certes on peut déjà faire pas mal de chose avec ça.

                Se protéger des météorites est un besoin.

                Et puis, personnellement, je n’ai rien contre les envies, quand elles viennent du fond de nous (pas de la télé), et qu’elles sont « respectueuses ».
                J’ai envie que l’archéologie arrive à éclaircir notre passé.
                J’ai envie que le problème de la surpopulation soit résolu par la conquête de l’espace et non pas par un génocide, ni par une fatalité.

                Alors oui, le bilan de la science est mauvais. Mais je n’ai pas envie de jeter le bébé avec l’eau du bain, car ce n’est pas sa faute.


              • Morpheus Morpheus 28 avril 2013 18:37

                Est-ce que c’est le bilan de la science qui est mauvais ? Ou est-ce que c’est le bilan d’un modèle économique fondé sur le profit et utilisant les sciences à cet effet qui est mauvais ?

                Songez bien à cette question, elle est cruciale, car elle va à la recherche de la cause des causes. En analysant le bilan de la science sans creuser les motifs qui ont menés aux développements de telle et telle technologie, nous restons à la surface des choses, nous ne faisons que juger les symptômes.

                Cordialement,
                Morpheus


              • JL JL 28 avril 2013 18:39

                @ doctorix et nicolas_d,

                permettez moi de réagir sur ça : « La science ne vise qu’à accroître nos désirs, sans répondre à nos besoins. »

                La science n’y est pour rien dans cet accroissement de nos désirs : pour avoir travaillé dans le domaine de la recherche appliquée, je peux vous dire que la science est entre les mains de commerciaux lesquels ont pour mission de faire le tri des propositions techniques sur le seul critère de la rentabilité du service.

                La science, pas plus que les entreprises ne produisent plus rien d’autre que du profit.


              • nicolas_d nicolas_d 28 avril 2013 18:51

                @Morpheus et JL

                Nous sommes bien d’accord, ce n’est pas un problème de science mais de politique.


              • alinea Alinea 28 avril 2013 21:05

                JL : derrière la science, il y a des scientifiques ! normalement, des humains !


              • Morpheus Morpheus 28 avril 2013 21:19

                ... les humains étant mu par leur tendance naturelle à s’adapter aux conditions de leur environnement, celui-ci étant, dans la civilisation, l’environnement socioculturel.

                D’où l’idée du Projet Venus de changer la société en changeant sa culture, et pour cela, agir sur le paradigme fondamental qui régit la culture actuelle : le système de l’économie gérée par la monnaie - qui est une réponse à une situation historique ancienne de pénurie.

                Dans l’économie fondée sur le partage équitable des ressources, on abandonne la monnaie - et donc ce qu’elle induit, c’est-à-dire les principes de l’échange et du commerce, par les principes du partage équitable.

                Cela n’était pas faisable par le passé car le monde - la civilisation - en était encore à explorer le globe et le conquérir. A présent, le monde est relié et les connaissances scientifiques et la technologie permettent de générer l’abondance pour tous, tout en prenant en compte les lois naturelles de reproduction des ressources. On peut donc se passer, à la fois de la monnaie, de l’échange, du commerce et du troc. On peut développer une civilisation où tous disposent de ce dont ils ont besoin, et plus encore, et cela gratuitement.

                Le seul obstacle, ce sont nos croyances.

                Cordialement,
                Morpheus


              • JL JL 28 avril 2013 23:26

                rosemar,

                comment vous expliquer. La science n’est pas une, au sens de ses implications. Il y a à une extrémité, la recherche fondamentale, en principe neutre, et à l’autre bout, la recherche appliquée, toujours financée par des intérêts identifiés.

                La science, la recherche, et les études, n’existent plus sans budgets. Ces budgets sont d’origine diverses et proviennent pour ce qui concerne la recherche fondamentale, de budgets publics ; et pour ce qui concerne les études appliquées (cf. les brevets) de budgets privés. Si la recherche fondamentale est relativement neutre, il n’en est pas de même de la recherche appliquée, et les chercheurs sont des salariés qui ne font que les recherches qui trouvent des financements.

                En somme on pourrait dite pour paraphraser Alfred Sauvy (*) : la recherche ? c’est à la portée de tout le monde ; il suffit d’avoir les milliard nécessaires.

                (*) « La liberté de la presse est entière ; il suffit d’avoir les milliards nécessaires. »


              • samuel 29 avril 2013 10:33

                Ce n’est pas la monnaie qui induit l’échange et le commerce.

                C’est l’inverse !


              • Voxien2011 29 avril 2013 16:08

                Bonjour,

                Il y a un échange intéressent dans ce lien : les amis de l’égalité


              • alinea Alinea 29 avril 2013 22:36

                JL : elle est où Rosemar ?


              • soi même 28 avril 2013 15:29
                Serons-nous comme des Dieux ? Et une question diabolique qui hante l’humanité depuis qu’il a eu conscience de cette question, la réponse nous deviendrons des Dieux dans un futur, et pour arriver à cette étape, cela va être un long chemin d’épreuve et de renonciation de nos illusions de rivalises les DIEUX. 

                • gesalz 28 avril 2013 16:01

                  Bonjour,

                  Cette information sur le « transhumanisme » est je crois à rapprocher de l’article d’il y a quelques jours sur le « Nouvel Ordre Mondial ».
                  Nous ne deviendrons pas des « dieux », mais des instruments au service des Maîtres du Monde.
                  Soyez heureux.

                  •  C BARRATIER C BARRATIER 28 avril 2013 16:03

                    Un avatar de la survie de l’humanité par la fuite des plus friqués dans une autre planète lorsque le soleil disparaîtra. Toujours la volonté de puissance, le même raisonnement.

                     Mais l’évolution n’a aucune raison de s’arrêter. La suprématie de l’homme ne saurait être définitive, celle des dinosaures ne le fut pas.

                    Je pense plutôt à l’avènement d’êtes humains qui existent parmi nous sur la planète et qui ont génétiquement bénéficié d’une mutation favorable certainement depuis des siècles. Comme l’homo sapiens contemporain des millénaires de l’homme de Néanderthal.

                    Nous sommes devant un homo sapiens individualiste en échec. L’homo collectivus demain ?

                    Plus évident : La technologie moderne nous a déjà changés. Voir ce qu’en dit Michel SERRES ici en table des news :

                    Michel SERRES:science, civilisation, religions en bascule

                     http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=136




                    • Dubitatif 28 avril 2013 16:23

                      L’humanité est transhumaniste depuis l’utilisation de la technologie (à commencer par un simple feu de camp) pour multiplier les capacités naturelles (armes pour remplacer les griffes, vêtements pour remplacer la fourrure naturelle, écriture et dessin pour transmettre les connaissances à travers les âges, ...

                      Jusqu’à présent, ce transhumanisme s’appuyait sur des éléments externes, à une époque plus moderne, on peut parler des prothèses (lunettes, audio, membres) pour remplacer ou augmenter ses capacités actuelles, ou pour la mémoire, livres, films, audio et informatique.

                      La nouveauté, c’est d’intégrer directement la technologie dans notre corps, mais là, se posera le problème des visites d’entretiens et de piratage de ses extensions comme dans le film Ghost In The Shell.

                      Augmenter ses capacités au prix d’un asservissement absolu à la technologie (donc d’un type de construction sociale), mais qui donnera une meilleure position sociale dans cette société,
                      ou rester « naturel » mais écarté de ce système social ?

                      Pour l’instant, ce n’est pas obligatoire, mais il se peut que certains implants soient nécessaires pour pouvoir avoir un travail dans le futur, ne serait ce qu’une puce RFID sous la peau du bras « pour commencer ».

                      Il y aura des gens qui se transformeront en Cyborgs, peut être morceau par morceau, comme il y a des gens qui font du percing et des tatouages, une forme d’expression artistique.
                      D’autres qui le feront pour acquérir une position sociale plus élevée.
                      Mais de toute manière, on aura jamais assez de ressources pour le faire pour toute la population mondiale, donc on passera par cette phase « Ghost In The Shell », puis on en sortira, après je ne sais pas les dégâts et les avantages que cette période nous apportera.


                      • Wendigo Wendigo 28 avril 2013 17:18

                         

                         

                         L’homme se croirait il arrivé au terme de l’évolution que la nature impose ?
                        Je le savais être un petit singe mal appris, mais pas aussi imbus de sa personne.
                        Une nouvelle évolution de l’espèce est déjà en route naturellement, car c’est une chose qui ne se fait pas par étape mais continuellement. (sauf cas rare accidentel comme le font les flash gamma émis par des étoiles mourantes proche, ou de trop forte doses de rayons cosmique quand le système froles la bordure extérieur de la galaxie, entre autres.) inutile d’en rajouter une couche (ou d’en tenir une, c’est au choix).

                         

                         Maintenant avant d’envisager violer une fois de trop la nature que l’humain pense d’abord à arrêter ses conneries et calmer ses envies de suicide permanentes, comme la folie ambiante actuelle nous le prouve encore donnant raison à C.G. Jung, quand il écrivait que « l’homme a un inconscient suicidaire ».

                         Que sapiens sapiens arrête 5mn de se croire plus parfait et plus malin que la nature ou elle risque fort de nous rabaisser notre caquet une bonne fois pour toute.

                        Le risque de nous modifier nous même est de simplement créer une aberration qui ne supporterait pas les mécanismes qui imposent l’évolution naturelle.


                        • aura aura 28 avril 2013 17:32

                          comment cela se fait que :

                          LE MAL E COLLE SI VITE DE L HOMME
                          ET LE BIEN TRÈS DIFFICILEMENT et de plus avec beaucoup de doutes, beaucoup de ironie de cynisme, beaucoup de barrières et de hésitations ;

                          et pourtant TOUT LE MONDE SOUHAIT DÉSIRE A ENVIE DE VIVRE BIEN...

                          SI LA BIBLE SERAIT ELLE UN CONT DE FEE, serait peuT etre mieux regardee et avoir un autre envie de devenir DIEU D AVOIR SE POUVOIRS D ETRE SI PATIANT AVEC TOUS LES IMBECILS ET CONS QUI SERAIENT DANS NOS les comprendre tous et diriger se energies la ou il faut pour que LE MAL SOIT RÉGLER ET REMPLACE PAR LE BIEN ET QUE TOUT LE MONDE VIT L IMAGE D UN PARADIS TERRESTRE...

                          QUE NOUS SOMMES CONS QUE AU MOINS NOUS N ESSAYONS PAS DE FAIRE QQCHS CHOSE...
                          LA PHILOSOPHIE DE «  »« je suis celui que je suis »«  » vient depuis 2000 ans et nous ne sommes encore capables de régler certains problèmes avec nous même ;

                          EH BON DIEU BEAUCOUP NOUS FAUT A NOUS LES HOMMES POUR PRENDRE TON EXEMPLE, RESPECTER LES 10 COMMANDEMENTS ÊTRE BON BEAU DANS L ÂME ET TOUT LE RESTE...

                           QUI NOUS EMPÊCHE DE VOULOIR ET POUVOIR ÊTRE
                          ET ÊTRE BONS
                          ÊTRE GENTILS
                          ÊTRE SOURIANTS SUR LE VISAGE ET DANS LA TÊTE...
                          SOURIANT DANS LA TÊTE PENSER EN SOURIANT
                           MANUTENTIONNANT EN SOURIANT
                          SOURIR AU PASSANTS A NOS INTERLOCUTEURS A TOUT MOMENT ET PARTOUT TOUTE LA JOURNÉE LA NUIT ET AYANT DANS LA TÊTE LA MÊME CHOSE ...

                          MAIS LE PLUS INTÉRESSANT SERAIT IL DE SOURIR DANS LE CŒUR...

                          ESSAYEZ ET VOUS VERREZ QUE LA VIE CHANGE DES COULEURS DE LUMIÈRE DE VISION ...

                          CONSCIENCE ET COEUR a tous...

                          QUE NOUS NE PRENDRONS PAS L EXEMPLE SUR USA DANS LES MAUVAISES ACTIONS.... MASI CA ALORS C EST UNE EXTREMMENT HUMAINE ACTION...

                          DEVENONS DIEUX DEVANT LA GLACE DEVANT NOUS MEME DEVANT NOS FAMILLES DEVANT NOS AIMES DEVANT NOS AMIS ET NOS ... AUTRES CON-HUMAINS...

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