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Sexe et business, mode d’emploi

Dans les affaires un peu de sexe ne nuit pas. Il permet, pour reprendre un mot désormais célèbre, de fluidifier les relations commerciales. Dans le milieu de l’armement, du pétrole, de la finance, de l’eau, de l’industrie automobile, du BTP ou des médias, bref dans les secteurs qui « pèsent lourds » économiquement, les petits cadeaux entretiennent l’amitié. Mais le sexe est aussi une arme qui permet de piéger ou de faire chanter. Voire pire.

Avec Sexus economicus (Nouveau monde éditions), le journaliste Yvonnick Denoël (un pseudonyme), auteur de plusieurs ouvrages sur le renseignement, s’est penché sur ce qu’il nomme « le dernier tabou des affaires » : le sexe.

Un tabou ? Pourtant ici et là les affaires où sexe et business sont mêlées défrayent régulièrement la chronique. C’est la partie immergée de l’iceberg. « Si tel ou tel grand patron mène une vie dissolue, ça ne choque personne, précise Yvonnick Denoël. En revanche si une compagnie de distribution d’eau organise des séminaires très sexuels pour nos élus, ça se fait avec l’argent du contribuable, là ça devient un sujet d’inquiétude et d’enquête tout à fait légitime ».

Sexus politicus se penchait sur les rapports entre sexe et politique, Sexus Footbalisticus s’intéressait, comme son nom l’indique, aux liaisons entre sexe et football.
 
Certaines affaires évoquées dans ces livres sont mitoyennes avec celles évoquées dans le livre d’Yvonnick Denoël. En braquant le projecteur sur le monde économique il révèle combien les capitaines d’industrie, la jet-set, le show business (cinéma et télévision), le sport (en particulier le football), le monde de l’art contemporain forme un réseau, un véritable petit monde dans lequel la prostitution de luxe tient sa place et permet à une véritable petite armée de call-girls de prospérer.
 
Yvonnick Denoël dessine en creux ce monde de la prostitution de luxe dont l’une des figures les plus connues, Madame Claude, est devenue emblématique.

La plupart des informations publiées dans ce livre sont connues. Quelques scoops cependant le ponctuent comme cet étonnant « club » que « Dick Cheney a fait aménager à grand frais dans sa maison de fonction, dans laquelle il recevait le soir de hautes personnalités du Moyen-Orien, ainsi que des cadres d’Halliburton et des membres du Pentagone ».
 
Yvonnick Denoël affirme que lorsqu’il était PDG d’Halliburton, Cheney voyageait sous le pseudonyme de de « Bruce Chiles ». C’est ainsi qu’il était connu des prostituées...

Yvonnick Denoël répond aux questions d’Olivier Bailly
 
Olivier Bailly : Comment un spécialiste des renseignements en vient-il à s’intéresser aux relations entre sexe et monde économique ?
Yvonnick Denoël : En travaillant sur diverses histoires touchant à des questions d’intelligence ou d’espionnage économique. On ne réagit pas forcément la première fois, mais lorsqu’un schéma très récurrent se dessine on finit par se poser des questions. Je ne saurais pas vous dire quel a été l’élément déclencheur, mais c’est quelque chose de très fréquent dans le paysage.
 
Depuis la parution du livre des affaires se sont révélées. En ce moment en Inde un militaire de haut niveau est en train d’être dégradé à cause d’une belle espionne dans le cadre d’une affaire d’armement avec la Russie.

OB : Le sexe est utilisé soit pour "fluidifier" des relations commerciales ou pour déstabiliser
YD : Exactement. Ou pour espionner, ce qui est une façon de déstabiliser. Il y a une tradition dans la négociation et la conclusion de très grands contrats qui peuvent s’accompagner de dons et contre-dons de services de call-girls. Mais on peut aussi repérer et utiliser les faiblesses du dirigeant soit pour l’espionner, soit pour recueillir des confidences, soit carrément pour le déstabiliser ou le faire chanter.

OB  : Qu’est-ce qui relie, pour prendre des exemples au hasard dans votre livre, l’assassinat du banquier Edouard Stern, Patrick Sébastien, Omar Bongo, les traders londoniens qui se relâchent le jeudi avec des call-girls ?
YD : Ce qui relie tout ça c’est qu’il y a une libido au-dessus de la normale qui a des conséquences graves sur la vie professionnelle des entreprises ou des personnes concernées. Dans mon livre, je me suis interdit de mentionner des tas d’histoires sur les soirées agitées de tel ou tel dirigeant du CAC40.
 
Je n’en ai évidemment pas parlé dans la mesure où cela ne me semblait pas avoir un impact sur la vie de leur groupe et sur leur vie professionnelle. Dans le cas d’Edouard Stern il y a eu un impact facilement mesurable dans le sens où sa vie privée très compliquée a montré aussi - et c’est presque ça qui m’intéressait le plus dans cette affaire, - qu’à partir de sa vie privée tumultueuse, des agents de l’intelligence économique l’avaient ciblé en tant que possible financier de Nicolas Sarkozy.
 
A partir de là des gens travaillent sur cet aspect dans l’optique soit de le faire chanter soit de le déstabiliser. C’est quelque chose qu’on retrouve assez souvent. La légitimité ou la cohérence du sujet entre les différentes affaires c’est justement les cas avérés dans lesquels la vie très chaude de ces dirigeants déborde sur leur vie professionnelle.

OB : Nicolas Sarkozy apparaît dans deux affaires, celle que vous venez d’évoquer et celle concernant DSK. Le 25 septembre 2009 ce dernier avertit le chef de l’état, en marge du G20 à New York : « J’en ai plus qu’assez des ragots répétés sur ma vie privée et sur les prétendus dossiers et photos qui pourraient sortir contre moi. Je sais que tout ça part de l’Elysée. Alors dit à tes gars d’arrêter ou sinon je saisirai la justice ».
Est-ce que cela a été ou est-ce que cela pourrait être une tentation de la part de Nicolas Sarkozy d’utiliser cette arme pour affaiblir des adversaires ?
OB : Il en aurait les moyens dans le sens où il contrôle l’appareil policier, mais ça serait sans doute maladroit, voire paradoxal, puisqu’il s’est lui-même plaint que l’on ait instrumentalisé sa vie privée contre lui. Mais on sait maintenant, suite à une affaire récente, que l’entourage de Nicolas Sarkozy prend parfois des initiatives qui ne sont pas complètement maîtrisées et cohérentes.

OB : Aux Etats-Unis le sujet n’est plus vraiment tabou depuis 1960 avec la parution du livre de Sara Harris, "They sell sex. The call girl and big business". Qu’en est-il en France ?

YD : L’accueil que reçoit ce livre montre qu’il n’est pas du tout interdit d’en parler, mais peu de gens finalement prennent l’initiative de le faire. Il a fallu que ce livre sorte pour que des gens se disent que ça existe et qu’ils en parlent. Ce qui est assez bizarre c’est que certains enquêteurs dans la presse travaillent sur ce genre de sujet, mais écrivent peu de papiers là-dessus. C’est finalement un sujet réputé peu sérieux. J’essaye de montrer au contraire qu’il peut être traité sérieusement.

OB : Vous expliquez néanmoins que cela devient compliqué dans certains secteurs économique de fonctionner de cette façon

YD : Dans le cas de l’eau, ça s’est beaucoup réduit lorsqu’on a moralisé le secteur. C’est relativement récent. Si vous prenez l’armement, le pétrole, les télécoms, etc., ce genre d’affaires continue. Je vous parlais plus haut d’une affaire qui se développe en Inde actuellement. Ce ne sont pas de vieilles histoires. Elles datent de l’an passé et éclatent maintenant.
 
Donc, on ne peut pas dire que ça n’existe plus. Simplement, c’est quelque chose qui existe dans certaines sphères et dans la finance, que je sache, le fait qu’on ait voulu réglementé les bonus à Londres n’empêche pas le broker’s day de continuer [le jeudi soir, traditionnellement, les traders de la City de Londres, « commandent » des call girls pour se détendre. Ndr], donc on est toujours dans une certaine actualité.

OB : De quoi dépend la médiatisation de ces affaires ?

YD : On en parle quand il y a un dérapage, quand quelqu’un se fait assassiner par sa maîtresse, qu’il y a un scandale, qu’on découvre telle ou telle chose ou qu’il y ait justement un travail d’enquête qui soit fait et qu’on recueille des témoignages fiables. Sinon on n’en parle pas. Il y a eu un scandale fameux en Allemagne, avec Volkswagen. On l’a découvert parce que le directeur du personnel de cette soirée était saoul dans un hôtel, à Berlin, et qu’il faisait un scandale. Du coup ça a déclenché une enquête. C’était un dérapage. Mais quand tout le monde se tait, que tout fonctionne calmement et à l’abri des regards, ça peut continuer très longtemps.

OB : Pourquoi la presse n’a pas forcément intérêt à en parler ?
YD : Elle peut relayer des enquêtes qui sortent sous forme de livres. Maintenant, aller d’elle-même creuser ces questions-là, ce n’est pas forcément une bonne idée vis-à-vis de gens qui sont également leurs annonceurs...

OB : On n’a pas affaire à n’importe quelles prostituées ici. Ces femmes sont diplômées, parlent plusieurs langues. Pourquoi se prostituent-elles ?
YD : Quand vous regardez un peu la littérature sur la prostitution, la prostitution « de base » est souvent contrainte, soit par des situations de sans-papier, des problèmes de drogue ou plus généralement des problèmes économiques. Mais quand vous prenez les très haut segments, à 99% cela devient un choix : c’est de l’argent facile, ça permet d’évoluer dans des milieux très fascinants, c’est parfois une clé pour atteindre un autre type d’activité dans ces milieux, une activité d’intermédiaire par exemple.
 
Certaines de ces jeunes femmes essayent de se faire commissionner dans des affaires de négoce international. A partir du moment où elles ont franchi le pas, qu’elles acceptent ce type d’activité et le considère comme normal cela devient une évidence, ce type de client est tout à fait désirable

OB : C’est un secteur économique en soi ?

YD : Oui, mais très difficile à mesurer. Si vous considérez que sur la ville de Washington vous avez un millier de prostituées de luxe, qu’à New York il y en a autant et sans doute probablement autant à Los Angeles, si vous prenez ensuite les autres grandes villes américaines, vous comptez en 300 et 500 prostituées, vous arrivez à un total d’environ 7 à 10 000 filles.
 
Si vous considérez qu’elles font un chiffre d’affaire de plusieurs milliers d’euros par jour, vous multipliez ça par 365 et vous commencez à avoir une petite idée de ce que ça représente à l’échelle des Etats-Unis.

OB : Est-ce qu’avec le récente affaire qui mêle les bleus à une prostituée mineure vous considérez qu’une nouvelle forme de prostitution apparaît ?
YD : On repousse un peu les frontières. En ce qui concerne les footballeurs on a effectivement aujourd’hui des gens peu scrupuleux qui estiment que de toute façon ils peuvent obtenir des filles. Donc autant leur en fournir. Ils sont tellement blasés par les conquêtes habituelles qu’on leur met entre les mains qu’il leur faut du nouveau, le frisson de l’interdit. Une des formes d’interdit c’est justement des filles mineures.
 
Ça montre bien la perte de repère. Pour le coup, et là j’enlève ma casquette d’absolue neutralité morale, on franchit toutes les limites. A partir du moment où il y a une demande solvable pour des filles mineures, il se trouve des gens pour leur en fournir. C’est un phénomène relativement récent et ce n’est pas plus mal que des sanctions rapides tombent sur les responsables parce que ça permet justement de mettre un terme à ce business.
 
Il faut différencier entre des jeunes femmes qui choisissent librement de faire de la prostitution un outil de promotion sociale et des jeunes filles qui à l’évidence sont rentrées là-dedans non pas de leur plein gré ni en totale connaissance de cause.

OB : Est-ce que les affaires qui tournent autour du monde économique ne mettent en scène que des adultes ? 

YD : En très grande majorité. Il y a quelques affaires de pédophilie, mais j’ai été très prudent et n’en ai pas sorties qui ne soient déjà connues. La seule que je développe un peu c’est celle du FBI avec les diplomates asiatiques à Seattle lors d’un grand sommet Asie-Pacifique en 1993.
 
Le FBI avait branché des caméras dans les chambres d’hôtel des diplomates. Certains d’entre eux, à la grande surprise des agents fédéraux, recevaient non pas des call-girls mais des call-boys parfois mineurs. Il y a eu une dissension au sein de l’équipe du FBI.
 
Une partie voulait intervenir pour arrêter les contrevenants, mais la hiérarchie leur a demandé de ne pas bouger car cela aurait révélé la surveillance mise en place.

OB : Est-ce que vous avez découvert des affaires que vous n’avez pas pu ou voulu révéler ?

YD : Je me suis abstenu de parler de tout ce qui relevait stricto-sensu de la vie privée des dirigeants. Il y a des règles journalistiques : soit vous pouvez prouver soit vous ne le pouvez pas.

OB : Y a-t-il eu des pressions auprès de votre éditeur ?
YD : Un certain nombre de gens savaient qu’on allait sortir le livre. Il y a eu des petits contre-feux dans la presse où l’on disait qu’on allait avoir des ennuis. Mais on a fait relire très précisément par une avocate, donc on n’a rien sorti qui ne soit pas prouvable le cas échéant et puis on en a gardé sous le coude. Le livre a du succès. Personne n’a intérêt à le poursuivre, ça ne ferait qu’amplifier son succès. Il n’y a pas d’inquiétude particulière sur ce bouquin-là. Il n’y a pas eu non plus de débordements.
 
On voit bien en le lisant que ce qui est révélé l’est vraiment parce qu’il y a un intérêt journalistique et citoyen derrière, mais il ne contient pas de révélations gratuites.

Crédit photo : sfweekly
 

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47 réactions à cet article    


  • jako jako 29 avril 2010 09:17

    Interessant, dommage que l’on ne parle pas des dirigeants... il me semble reconnaitre le parcours d’un ministre récement debouloné et qui sévit à l’europe.

    Sinon : « Le FBI avait branché des caméras dans les chambres d’hôtel des diplomates »
    Cela est une pratique normale ?


    • cathy30 cathy30 29 avril 2010 09:28

      bonjour jako
      ben non ce n’est pas une pratique normale puisqu’ils n’ont pas pu s’en servir


    • jako jako 29 avril 2010 09:51

      Bonjour Cathy, en effet ils ont reçu l’ordre de ne pas l’utiliser , mais ils avaient placés ces surveillances dans quelle intention ? obtenir des moyens de pression ?


    • mokhtar h 29 avril 2010 11:12

      Sinon : "Le FBI avait branché des caméras dans les chambres d’hôtel des diplomates"
      Cela est une pratique normale ?

      @ A jako
      Bonjour, pratique tout à fait normale. Ordinairement pratiquée dans le monde entier, par tous, au bénéfice de tous.. Partout, dans les chambres d’hôtel, dans les restaus, les voitures de service, les clubs très fermés, les taxis, même les salons de coiffure, de relaxation,de méditation ou de lifting ou encore les piscines et saunas des grands hôtels. A la portée de n’importe qui, tant dans la manipulation que question coûts, avec du matériel devenu très banal que n’importe qui peut acheter au commerce du coin. Des téléphones portables, à 100 ou 200 euros, avec caméra vidéo et enregistreur font merveille.
      Pour la sophistication, et pour le sujet du sexe et des affaires, du tout petit matériel, dans la literie, ou les pochettes et sacs à main des call-girls et même leurs petits boitiers de maquillage rapide et de rouge à lèvre, sans parler des montres bijoux et boucles d’oreilles. Sans parler encore des Gsm très spéciaux qui vous suivent partout ou suivent votre accompagnateur(trice) ainsi que les caméras de surveillance.


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 29 avril 2010 10:15

      elle a une drôle de position la dame pour écrire la liste des commissions ..... smiley


      • Shaytan666 Shaytan666 29 avril 2010 12:40

        Pourquoi la dame est-elle en partie dévêtue et pas le monsieur, c’est du sexisme, je vais porter plainte à qui de droit  smiley


      • LE CHAT LE CHAT 29 avril 2010 13:51

        @ captain haddock

        non , c’est une note de service , elle ajoute «  PS excusez mon écriture tremblante »


      • non666 non666 25 août 2010 12:14

        La brune ressemble furieusement a Segolene jeune :prevenons allain julles que sa patronne est en train de se faire....par un de ses camarades.


      • Charles Martel Charles Martel 29 avril 2010 10:30

        article intéressant. La photo est un bel exemple de leurre d’appel sexuel. laissons le spécialiste l’analyser.


        • wesson wesson 29 avril 2010 11:12

          Bonjour Charles Martel,

          la photo est tirée du film « la secrétaire »

          une excellente comédie au demeurant !


        • GoustiFruit 29 avril 2010 17:35

          Non pas vraiment une comédie. Mais très bon film quand même.


        • Yann Amare 30 avril 2010 00:22

          Bon ! J’voudrais pas être mauvaise langue mais ça commence à puer sérieusement sur ce site, d’un côté on publie des papiers à fond raciste d’un autre on censure à tout va sans vergogne dés qu’on dépasse un peu la ligne jaune, je ne vois pas ce qu’il y a de scandaleux dans mon post, je remet le tout sur le plateau, jugez vous même :

          « La censure d’opinions non conformes a encore frappé sur AV, on m’a flingué mon post, peut-être sont-ce des calvinistes ou d’autres beni-oui oui qui l’ont demandé peu importe, qu’ils sachent que je les méprise profondément mais néanmoins me revoilou » ! 
           

          "J’ai habité Genève, cette ville héberge bon nombre d’instances internationales, de ce fait il y a un va et viens permanent de haut fonctionnaires style ONU, BIT, & cie + beaucoup de businessmen, financiers, banquiers ect...De ce fait il y a des myriades de prostituées + ou - de luxe, ce qui est étonnant dans la ville de Calvin (qui je le rappelle est mort de constipation tellement il était coincé)...

          L’affaire du meurtre du banquier Stern par Cécile Brossard (en fait une séance de SM qui a mal tourné) est symptomatique (Mlle Brossard avait entre autres comme client un certain Pascal Brückner) des meurs décadentes de la crème de la crème planétaire (vivement le grand soir qu’on élimine cette racaille puante et corrompue)... smiley smiley smiley smiley


        • Charles Martel Charles Martel 2 mai 2010 22:42

          Bonjour Charles Martel,

          la photo est tirée du film « la secrétaire »

          une excellente comédie au demeurant !

          Merci pour l’info, effectivement il m’avait semblé reconnaître James Spader qui avait joué dans Wolf aussi. Encore de la propagande pour nous faire aller au bureau ça !


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 29 avril 2010 18:39

          Il va avoir bonne mine .... smiley


        • Will Will 29 avril 2010 11:22

          Bonjour à tous, un petit mot simplement pour m’étonner une fois encore de la naiveté impressionnante des posts sur agoravox.
          Rien de nouveau dans ce bouquin, si ce n’est qu’il est peut être moins racoleur que certains autres sur le sujet.
          J’ai longuement travaillé dans la pub à différents niveaux, et je pourrai vous parler de ce que l’on nomme sous une appellation fourre tout les Relations Publiques...
          J’ai cotoyé des « commerciaux » travaillant dans l’armement comme la finance ; ces pratiques sont courantes, habituelles et ont existé de tous temps....Et que dire de mes séances de jogging au bois de Vincennes ou je voyais les putes se faire ramasser par mini bus entiers pour aller égayer quelques soirées d’ambassades africaines... Alors quoi de neuf docteur ?
          Préparez vous plutôt au tsunami financier qui nous arrive dessus, même les call girls ne pourront pas relaxer qui que ce soit !
          Bonne chance à nous tous smiley


          • slipenfer 29 avril 2010 19:17

            J’ai longuement travaillé dans la pub
            vous voulez dire profondément je suppose.

            J’ai cotoyé des « commerciaux »
            sa chauffe dur la

            travaillant dans l’armement
            Ou là !!! alors la sa fait mal il comment l’ missile.

            fourre tout les Relations Publiques.
            je connais pas trop mais sa à l’air torride.

            ces pratiques sont courantes habituelles et ont existé de tous temps...
            A bon j’savait pas

            Et que dire de mes séances de jogging au bois de Vincennes.
            on y vient les gars sortez le champagne.

            me voilà déniaisé par un motard merci
            plouf un oeuf ????????


          • truffe puante truffe puante 29 avril 2010 11:27

            bof, rien de nouveau, le cul a fait tomber les plus puissants depuis toujours, ce qui est scandaleux, c’est pas d’aller tremper sa bite au gré des printemps, mais les législations qui reconduisent l’hypocrisie des bienséances. La monogamie, et l’obligation de fidélité induite sont contre-nature, ainsi que la construction sociale qui en découle, personne ne devrait avoir à se planquer dans une chambre louée 4h pour aller tirer un coup, la passion amoureuse prend aux tripes sans crier gare, et sa répression est uune atteinte aux droits humains. Clinton s’est fait astiquer le manche sous son bureau, c’est le puritanisme qui lui est tombé dessus qui est un fléau, non son petit goûté, allez savoir jusqu’à quel point ce puritanisme n’est pas entrenu sur la base d’une législation très judéo-chrétienne pour tenir les gros bonnets par les couilles.


            • cathy30 cathy30 29 avril 2010 11:37

              bonjour la truffe
               vous etes hors sujet, l’article parle de corruption lié au sexe


            • Gabriel Gabriel 29 avril 2010 14:19

              Bien que cachée et tait aux travers des ages cette mode perdure. Il ni a nulle médaille à attendre d’être l’amant furtif des portes cochères. Le sexe lorsqu’il est consenti par deux adultes devrait, non seulement être encouragé, mais subventionné. Je réclame un référendum sur ce fait culturel universellement pratiqué et reconnu !


            • Yann Amare 30 avril 2010 00:26

              Faudrait savoir si des rédacs FN ont réussit à prendre le pouvoir ici sinon j’irais poser ma souris ailleurs, ça n’a rien à voir avec le cochon bien sûr...


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 2 mai 2010 21:24

              @ truffe puante :

               
              Si on remettait les pendules è l’heure ?

              1. La vie n’a pas de sens connu et dure si peu que ça ne vaut pas la peine de défaire ses valises.

              2. La meilleure activité pour se distraire de cette triste prise de conscience est le sexe.

              3. On ne cherche que du sexe et le reste n’est que ce qui y conduit.

              4. Qui le nie est hypocrite, inconscient ou pathologiquement anormal

              5. Il y a bien sûr des cons-pièges qui sont des pièges à cons, mais c’est connu... 

              6. Si vous dites « putes » pour tous les cons-pièges, c’est que vous manquez de délicatesse,

              7. Non seulement vous êtes alors pris au piège, mais vous n’en jouirez pas

              8. Vos sens n’auront plus de vie et votre vie aura encore moins de sens...

              9. Carpe diem


              Pierre JC Allard


            • L'enfoiré L’enfoiré 29 avril 2010 11:28

              Le sexe mène le monde, pas de doute. smiley


              • Shaytan666 Shaytan666 29 avril 2010 12:24

                Et comme disait ma belle-doche, le cul et les écus, il n’y a plus que cela qui compte  smiley


              • Georges Yang 29 avril 2010 11:41

                Tout cela n’est pas nouveau, qu’on se souvienne de Mata-Hari !
                Cependant il faut faire la part des choses entre le recours privé à des prestations sexuelles rémunérées de la part d’hommes ayant des responsabilité (simple distraction ou loisir, comme le golf) et l’espionnage économique (recherche de confidences sur l’oreiller), l’utilisation de prostituées à des fins de chantage ou de déstabilisation et enfin les prestations qui seraient financées par de l’argent public (même s’il faut reconnaitre que cela peut faciliter certains marchés)
                S’il y avait moins de moralisme frileux et que la prostitution était sortie de son environnement mafieux pour devenir une activité professionnelle, seules poseraient problèmes les affaires d’espionnage, de chantage et de pédophilie ( c’est à dire impliquant des enfants de moins de 15 ans des deux sexe)
                Mais à force de vouloir offusquer l’opinion publique, et de la faire s’indigner (pour souvent faire de la vente ou de l’audimat) une certaine presse s’acharne sur des individus dont le seul tort est d’être connus.
                Il est tout de même surprenant que personne ne s’insurge de l’organisation de coûteux séminaires d’entreprise, de colloques, de réunions internationales dans des îles des Antilles, à Cancun, à Mombasa, ou en Thaillande (même sans prostituées) alors que ce genre de réunion n’est jamais organisée dans la Ruhr, à Henin-Beaumont ou dans les Iles Feroe en novembre !
                Si l’on considérait la sexualité comme une affaire privée et la prostitution ou l’adultère comme naturelles, il y aurait moins de prise au chantage et à l’intimidation
                Si des maires, présidents (de l République ou d’un grand groupe industriel), footballeurs ou journalistes déclaraient sans honte, je vois des prostituées mais avec mon propre fric ou j’ai trompé mon épouse, mais c’est notre problème, le phénomène se banaliserait et l’engouement médiatique s’éteindrait à la longue car ne faisant plus scandale
                Trop de moralisme peut nuire à la démocratie


                • Internaute Internaute 29 avril 2010 12:35

                  Je me demande comment on peut encore faire chanter quelqu’un avec une histoire de cul. De nos jours, celui qui n’a pas son harem est considéré comme un nul. Regardez Sarko il en est à sa 3eme femme et son ministre de la culture est pédophile. Les présentatrices de télé se font complaisamment monter par des politiciens en vue. Au siècle dernier ils avaient leurs danseuses, aujourd’hui ils ont leur filles du JT.

                  Avec quoi voudriez-vous les faire chanter ? Tout le monde dira qu’il aimerait bien être à leur place (...moi le premier)


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 2 mai 2010 21:51

                    @ Internaute :


                    Vous connaissez la vieille blague du maitre-chanteur qui, sans mot dire, dépose devant sa riche victime une liasse de clichés de celle-ci en poses kamasutresques et se fait dire : « Votre prix sera le mien... ! J’en prendrai 6 de chaque.... » .. 


                    PJCA

                  • LE CHAT LE CHAT 29 avril 2010 12:37

                    c’est comme ça dans tous les bureaux du FMI  ?  smiley
                    j’espère qu’elle aura une prime de fin d’année conséquente , travailler plus =gagner plus !


                    • @distance @distance 29 avril 2010 13:23

                      sexe, drogue, business & politique... rien de nouveau sous le soleil

                      L’affaiblissement des restrictions internationales et la croissance de la mobilité du mouvement des marchandises, de l’argent et des services ont créé de nouveaux marchés à l’échelle mondiale et de nouvelles occasions transnationales d’affaires.

                      La mondialisation du commerce, l’accès facilité aux marchés étrangers et les avantages dus aux innovations technologiques ont permis à beaucoup d’entreprises d’étendre leurs activités au-delà des frontières et de chercher à les développer au niveau mondial.
                       
                      Le crime organisé a rapidement répondu à l’apparition du commerce et des réseaux financiers internationaux en adaptant ses structures organisationnelles et opérationnelles aux défis posés par des activités à l’échelle mondiale. Pour exploiter les occasions illégales des marchés dans d’autres pays, des organisations criminelles ont appris à exploiter à leur profit les contradictions entre les différents systèmes nationaux et financiers légaux.


                      à lire deux bouquins de Richard Poulin :
                      - la mondialisation des industries du sexe
                      - Les enfants protistués - l’exploitation sexuelle des enfants
                      http://www.decitre.fr/livres/Les-enfants-prostitues.aspx/9782849520451

                      Les revenus des multinationales du crime sont colossaux et entrent, de façon plus ou moins masquée, dans la stratégie de développement de nombreux pays. Issu de longues années d’enquête, cet ouvrage dévoile, de façon saisissante, le lien unissant industrie du sexe, criminalisation et mondialisation...
                      Des chiffres accablants, des cartes établissant les itinéraires des personnes devenues marchandises, des analyses précises et rigoureuses révèlent l’ampleur d’un phénomène engendré par la politique de déréglementation et les excès du néo-libéralisme. Ce sombre diagnostic implique la nécessité et l’urgence d’une prise de conscience collective.


                      • Nigouze 29 avril 2010 13:48

                        Et si l’on cessait d’ingurgiter les pensées des autres pour découvrir par nous-même le vrai du faux ? Cela mettrait un terme à tous ces monstres agitateurs qui n’ont d’autre but véritable que de nous engranger dans leurs délires plus ou moins sataniques, et redonnerait un nouveau souffle à l’évolution de l’esprit humain, dans le sens d’une plus grande liberté, car voir les choses telles qu’elles sont nous donne une grande lucidité, que nous perdons aussitôt que l’on prend pour vérité les dires d’un autre. Les puissants peuvent bien se pavaner en putes de luxe, l’important est de ne plus cautionner ni les idéaux ni les fomres sociales établies, et seulement à partir de la pourra naître une nouvelle humanité, basée sur des valeurs de partage,de compasssion, d’amour, de compréhension et de découverte mutuelle. Sans cela, dictats et banksters seront de la partie.. Alors je vous en prie, ne me croyez pas, voyez par vous même l’erreur que nous reproduisons depuis des millénaires, et sortez la tête haute de toutes ces manipulations, vos cellules vous remercieront !!

                        Je vous souhaite à tous une excellente journée, quelles que soient vos croyances, je ne suis pas la pour les critiquer, car d’autres ont beaucoup plus d’énergie que moi à dépenser dans cette voie !


                        • T.REX T.REX 29 avril 2010 14:21

                          Contrairement à ce qui est dit par l’auteur : Les histoires de prostitution choquent toujours les citoyens, mais ces derniers préfèrent prendre ça à la rigolade pour ne pas passer pour des sales cons réactionnaires, voire des pauvres cons liberticides et pas très libérés, sans ouverture d’esprit et en tout cas étroit d’ouverture sur le cul contrairement aux pétasses dont-il est question ! En bref, ils désapprouvent mais pour pas passer pour des cons, ils rigolent ! 

                          Le vrai problème, la vraie question n’est-elle pas :

                          Pourquoi ne pas interdire la prostitution ? Comme en Afrique du Sud par exemple.
                          Au nom de la Liberté de disposer de son corps ? Cette Liberté mène plus souvent à l’esclavage ! Les femmes ne sont pas libre de louer leur ventre pour devenir mère à la place d’une autre, alors pourquoi seraient libres de louer leur vagin pour baiser à la place de la femme légitime ? Vendre de la chair à canon, de la chair à plaisir devrait être banni comme vendre de la main d’oeuvre corvéable à merci dans le code du travail ! 

                          Les joueurs de Foot de l’équipe de France sont contre car leur devise est :

                          Je tire, je tire, je tire ou je fout je foot je fout !

                          Maisi c’est une bande d’obsédés du Tir au Putes !!


                          • LE CHAT LE CHAT 29 avril 2010 15:03

                            Pourquoi ne pas interdire la prostitution ? Comme en Afrique du Sud par exemple.

                            pour ne pas avoir le même nombre de viols qu’en Afrique du Sud ! et même si c’est interdit , m’étonnerait que ça existe pas ! il y a les lois et puis la réalité , comme la polygamie en France !


                          • T.REX T.REX 29 avril 2010 16:59

                            Oui Le Chat, c’est interdit mais ça existe tout de même !

                            Mais c’est comme tous les délits :

                            Ils sont interdits parce qu’ils existent ! A quoi bon interdire une chose que personne n’est tentée de faire ? 

                            Crois tu qu’il y a plus de vol parce que voler est prohibé ?

                            L’avantage de rendre une pratique illicite c’est de donner à la justice les moyens de lutter contre, de sanctionner ! 

                            En plus, ceux et celles qui passent outre la loi, le font à leurs risques et périls, lle risque justifiant le prix élevé de leurs services. Alors qu’aujourd’hui c’est de l’argent facilement gagné sans risque mis à part les MST, ce qui encourage les filles à continuer !

                            Je ne crois pas à la théorie de la prostitution évitant les viols et donc d’utilité publique ! C’est un vieux fantasme ! Les violeurs ont un profil bien particulier et il ne vont pas tirer des putes ! Les Serial Killers eux par contre les tuent parfois (jack l’éventreur ! ) 


                          • @distance @distance 29 avril 2010 17:37

                            Je ne crois pas à la théorie de la prostitution évitant les viols et donc d’utilité publique ! Par T.REX

                            entièrement d’accord avec vous ; il n’y a jamais eu autant de prostitution organisée dans le monde et en même temps le nombre de viols ne fait qu’augmenter....

                            lire le rapport FILDH : trafic et prostitution dans le monde
                            http://www.fidh.org/Trafic-prostitution-dans-le-monde
                            et le rapport : Amnesty International « ...dans de nombreux pays, le viol est un sujet tabou »
                            http://www.amnestyinternational.be/doc/article3546.html
                            viol : statistiques à travers le monde
                            http://fr.wikipedia.org/wiki/Viol#Statistiques


                          • T.REX T.REX 30 avril 2010 08:08

                            De « à distance » : Entièrement d’accord avec vous ; il n’y a jamais eu autant de prostitution organisée dans le monde et en même temps le nombre de viols ne fait qu’augmenter....

                            Merci petite lutine, c’est pour cela que vous vous tenez à distance ?

                            Je pense que le seul moyen de lutter efficacement contre la corruption et l’esclavage sexuel est d’interdire purement et simplement la prostitution et d’infliger de lourdes sanctions à ceux qui enfreignent cette loi d’un nouvel ordre moral !
                            Je sais ça fait facho, mais ça ne l’est pas ! La prostitution est réprouvée par nos concitoyens, la preuve : Ceux qui sont pris en défaut subissent l’opprobre et la honte ! 

                            T.REX se leva et dit : Péris Pathétique Chienne ! 



                          • darius 1er mai 2010 17:49

                            Parce qu il y a des moches, des pas doués, des timides, des presses, et que eux aussi ont le droit de baiser. smiley


                          • Charles Martel Charles Martel 2 mai 2010 22:46

                            Pour ça dieu a inventé l’alcool


                          • sisyphe sisyphe 29 avril 2010 17:37

                            Le cul et le travail ; des promesses, toujours des promesses...
                             smiley


                              • frédéric lyon 29 avril 2010 23:57

                                Article sans aucun intérêt qui enfonce des portes ouvertes. La prostitution de luxe a toujours existé et on l’emploie dans la politique, la diplomatie, l’espionnage, comme dans les affaires.


                                Ce sont les geishas d’aujourd’hui.

                                Et quand je parle de prostitution de haut vol, je ne parle pas de la petite pute musulmane qui couchaient avec ces camionneurs pleins de fric que sont les joueurs de foot. 

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