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Accueil du site > Actualités > Société > Sexe, la révolution française

Sexe, la révolution française

« 259 filles pénétrées en quatre ans, la pénétration c’était la victoire pour moi », dit un homme de 31 ans. « J’ai rencontré un homme sur Meetic. A 77 ans, et sans Viagra il était très viril  », raconte cette femme de 82 ans.

De la libération de la femme à la recherche de l’âme soeur sur Internet, de la première fois à la sexualité des personnes âgées, du Pacs à la reconnaissance de l’homosexualité, cette série montre, sans grands discours, mais à l’aide de témoignages authentiques, comment l’évolution des moeurs « a bousculé la société et l’a profondément remodelée. »
 
Sexe, Amours et Société est un documentaire en trois volets (de 52 minutes chacun) diffusé les 6, 13 et 20 mai sur France 2 à 22h50. Ecrit par Rachel Kahn, que nous interviewons ci-dessous, et réalisé par Sylvain Bergère, ce triptyque raconte la société française de ces dernières décennies à travers ce qu’il y a de plus intime en nous, la sexualité.

Le 6 mai, Liberté Egalité Sexualité retrace les différents combats (notamment celui des femmes) engagés par les Français pour conquérir leur droit à une sexualité majeure. Le 13 mai, Chacun cherche son sexe aborde la place que le sexe occupe dans notre vie. Le 20 mai enfin, Sexe.com traite des changements entraînés par l’usage d’Internet. Avec le web, ce sont toutes les frontières géographiques, morales et générationnelles qui s’estompent.

Une quarantaine de Français de 17 à 82 ans, des deux sexes et d’origines diverses, parlent face à la caméra. Ils n’ont pas peur des mots. Rachel Kahn et le réalisateur Sylvain Bergère ont su les mettre en confiance pour qu’ils dévoilent leur intimité. C’est parfois cru et brut de décoffrage (voir les citations ci-dessus)

Mais aussi : "On était soumises à la loi du corps, de la tradition et de la religion », explique cette femme de 82 ans, ou encore « Je me suis marié pour mes parents, tout cela s’est terminé par un divorce quelques mois plus tard. J’ai voulu mourir parce que je n’avais pas la liberté d’affirmer mon identité », confie un homme de 56 ans.
 
Ces paroles, c’est l’exact inverse des déballages vulgaires et obscène, ingrédients habituels de la télé-réalité. Ce qu’ils disent nous touche, mais ne nous transforme pas en voyeurs. Leurs propos font écho en nous. A travers ces générations nous voyons défiler l’histoire et l’évolution de notre société.

Ils font font sens car ils sont contextualisés par des experts comme la gynécologue Joëlle Brunerie-Kauffmann, le romancier et essayiste Pascal Bruckner, le sexologue Gonzague de Laroque Latour, le journaliste et écrivain Didier Lestrade ou encore l’écrivain et psychanalyste Michel Schneider pour ne citer que les plus pertinents.

L’ensemble est rythmé par des documents d’archives audio-visuelles (Coming out, un hilarant sketch des Deschiens, par exemple), de publicités, d’extraits de films (La saison de plaisirs, de Mocky, Erotissimo, de Gérard Pirès ou encore Les Galettes de Pont-Aven, avec l’inénarrable Jean-Pierre Marielle).
 
Rien n’est de trop dans ce documentaire où les propos des uns et des autres ne sont pas brouillés par un des commentaires intempestifs.

Il y a cinquante ans les médecins qui pratiquaient l’avortement étaient radiés de l’ordre. Les femmes souffraient, certaines mouraient en couche. Elles dépendaient de leur maris. Certains couples n’éprouvaient plus de plaisir ensemble par peur d’avoir des enfants. La sexualité était l’affaire des hommes. Sinon elle était cachée voire réprimée. On mesure ici combien la France a évolué, s’est désaliénée de cette superstition religieuse qui pourtant relève la tête, sous d’autres formes, aujourd’hui. 
 
Il n’est pas dit cependant que malgré les avancées communautaristes, les Français soient prêts à renoncer à leur liberté de baiser comme ils l’entendent. Sexe, amours et société leur rappelle ce qu’ils ont gagné.
 
Rachel Kahn, qui a écrit ce documentaire, répond aux questions d’Olivier Bailly pour Les RDV de l’Agora.

Olivier Bailly : Comment est né ce triptyque ?

Rachel Kahn : D’une réflexion toute simple : depuis soixante ans notre sexualité, notre vie intime ont beaucoup transformé la société. Beaucoup de lois sont venues se mettre en concordance avec notre manière de vivre le couple, comme la loi sur l’avortement. Notre vie intime a bousculé la société et l’a obligée à se redéfinir souvent.

OB : Comment une société peut-elle être façonnée par la sexualité qui est quelque chose d’éminemment intime ?
RK : Je pense que les femmes ont été pour beaucoup dans cette évolution. Avant le modèle unique, patriarcal, hétérosexuel, a prévalu pendant des siècles et des siècles. La femme n’était pas considérée comme un être sexué, c’était une pondeuse. Un jour, grâce à la pilule - c’est ce qui a fondamentalement changé tout ça - elle est devenue un être sexuellement majeur. Elle est venue bousculer les prérogatives de l’homme et a entraîné avec elle la société et les autres minorités.
 
Du coup la sexualité a pris une importance considérable dans notre vie. Et puis notre civilisation met en avant l’épanouissement personnel. On nous le dit assez, trop peut-être, que cet épanouissement personnel passe par un épanouissement sexuel. A partir de là on s’est mis à rechercher une sexualité épanouie, comme on dit, et recherchant ça on a revendiqué le fait de vivre comme on voulait cette sexualité, cette vie à deux, à trois, qu’on soit hétéro, homo, bi...
 
Ensuite les lois sont venues se mettre en concordance avec les moeurs : les lois sur l’avortement, sur les divorces qui ont été facilités. Ça n’empêche pas les souffrances. Qu’il s’agisse de relation humaine, d’amour, de sexe, les lois facilitent, mais ne gomment pas les souffrances et ce qui va avec.

OB : Dans la première partie Joëlle Brunerie-Kauffmann s’interroge : « est-ce la science, le militantisme des femmes, les lois... les choses se sont entraînées les unes après les autres. »

RK : Sans la pilule et sans la possibilité donnée aux femmes par la contraception de maîtriser leur fécondité on n’en serait pas là. Ce qui leur a permis, maîtrisant leur fécondité, de devenir des acteurs de la vie sociale, de choisir le moment où elles devenaient mères et donc de travailler comme elles l’entendaient, d’être autonomes financièrement. Ce qui a tout changé.
 
Les femmes de 80 ans qui témoignent dans le documentaire disent qu’elles étaient obligées de faire une pipe à leur mari pour pouvoir avoir l’argent pour les enfants à la rentrée des classes, ça montre le moyen-âge d’où l’on vient. La pilule leur a permis de devenir autonomes financièrement. Elles n’étaient que des pondeuses, elles sont devenues des sujets à part entière.

OB : La quarantaine de témoins sont incroyables. Vous êtes resté longtemps avec chacun d’entre eux, vous les avez mis en confiance ?

RK : Nous sommes restés très longtemps avec eux. La forme du documentaire vient aussi du fait qu’on a voulu les mettre dans une espèce de cocon. On savait qu’on allait leur demander de dévoiler des choses qu’on ne dévoile pas. Il ne fallait pas être voyeur. Le fait de les faire venir à nous, dans un studio, de les maquiller, bien sûr de parler avec eux dès qu’on les a retenus (on est resté en contact avec eux jusqu’au tournage), cela a beaucoup joué. Le fait aussi qu’il s’agisse d’un documentaire pour France 2, qu’il y avait un contrat de confiance implicite au départ, ça les a libérés.

OB : Vous venez d’employer le mot voyeur. Quelle différence faites-vous entre votre documentaire et une émission de télé-réalité ?

RK : La différence c’est que c’est très articulé avec un propos sociétal. On voit bien comment chaque avancée, chaque combat est articulé avec une transformation de la société, que ce n’est pas simplement une succession de témoignages, que tout cela est mis en perspective par les experts ou par les témoins eux-mêmes, implicitement, pour montrer comment tout ça a fait bouger notre société. Ce n’est donc pas une succession de témoignages voyeuristes.

OB : La question de la religion traverse ce documentaire. Vous présentez une archive qui date des années 60 dans laquelle un homme marié, de religion catholique, explique que la contraception « pose un problème, mais que jusqu’à présent l’ignorance posait aussi un problème ». En conscience il opte donc pour la contraception. Plus loin, comme en écho, Joelle Brunerie-Kauffmann évoque le communautarisme qui pointe aujourd’hui et souligne combien ça pose un vrai problème. Pourquoi ne pas avoir développé davantage la question de la religion ?
développée ?
RK : Il y a évidemment une libération sexuelle, c’est une banalité de le dire, mais il y a aussi des communautés entières qui au contraire se referment et régressent (au vu de nos propres critères de libération, d’émancipation, d’épanouissement).
 
On aurait voulu aller un peu plus loin avec des membres de ces communautés, mais on a eu beaucoup de mal. Dès qu’ils nous donnaient leur accord, y compris pour revendiquer une sexualité à l’ombre de leurs croyances, de leurs religions, de leurs coutumes - enfin il n’était pas question de leur dicter ce qu’il fallait dire -, ils finissaient pas reculer.
 
La religion est présente, on voit bien à quel point cela s’articule, ne serait-ce qu’à travers le témoignage du monsieur qui est homosexuel et qui a quand même été exorcisé il y a vingt ou trente ans à peine, au sein d’une communauté religieuse chrétienne et qu’on a voulu lui extraire le diable du corps et de l’esprit...

OB : Les femmes semblent s’en sortir mieux que les hommes

RK : Oui, parce qu’elles avaient plus à conquérir. Ce combat-là a d’abord été celui des femmes. Les hommes ont dû se caler plus ou moins. On voit bien qu’il y a quelque chose d’inabouti dans leur nouvelle manière de vivre ces couples émancipés.

OB : Dans la parole elles semblent également plus libres

RK : Regardez autour de vous et vous verrez que les femmes parlent plus facilement... Les femmes, comme dit Joëlle Brunerie-Kauffmann que je trouve absolument magnifique dans ce documentaires, les femmes ont pris la parole. Avant elles ne parlaient pas. On leur a donné la parole, elles s’en servent, c’est très bien !

OB : Vous terminez sur un sujet tabou qui serait en train de tomber, la sexualité des personnes âgées...

RK : C’est la nouvelle minorité sexuelle qui émerge. Et Internet y aide énormément parce qu’il abolit les frontières morales, déjà, mais aussi géographiques. C’est plus facile d’aller chercher quelqu’un sur le Net que dans son village ? sous les yeux de sa famille, de ses petits-enfants, etc. Ils ont 70 ou 80 ans, et ce n’est pas isolé, lorsqu’on menait l’enquête on leur faisait remplir un questionnaire, ils y vont tous. C’est un phénomène d’entraînement : les autres y vont, pourquoi moi je n’irais pas ?
 
Internet contribue vraiment à désinhiber cette sexualité-là. Quand on leur demande comment ces personnes sont arrivées sur le net, il y a toujours un jeune qui les a initiées, un petit-fils ou une petite-fille, mais ensuite ils maîtrisent et ils y vont.
 
C’est la chose la mieux partagée, Internet. Je ne pensais pas que c’en était à ce point-là. Comme le dit l’un des garçons dans le documentaire : quand on rencontre une fille dans la rue on lui demande son adresse mail...

OB : L’amour est un peu le parent pauvre de cette série, au détriment de la sexualité. L’amour, ça ne serait pas ça le sujet tabou aujourd’hui ?

RK : Il y a au moins deux choses que je retire de cette série : le fait qu’Internet transforme complètement notre manière de vivre la rencontre, de vivre l’autre et même d’aimer, parce que les pratiques qu’on n’aurait jamais osé imaginer, même dans nos fantasmes les plus fous, Internet nous autorise à les exposer et à les pratiquer.
 
L’autre chose c’est que finalement, que nous disent-ils tous, ces témoins, à un moment ou à un autre ? Bien sûr ils sont très sexués, ils consomment du sexe, etc., mais quand on les pousse dans leur retranchement, ce qu’on a fait à chaque fois, on s’aperçoit qu’ils recherchent l’amour. Ils recherchent la personne avec un P majuscule. Ça reste une constante.
 
La révolution amoureuse n’a jamais cessé. Elle est permanente. Faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime sera toujours cent fois, mille fois mieux que faire l’amour pour faire l’amour. C’est ce qu’ils nous disent tous.
 

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33 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 6 mai 2010 09:48

    Ah ,les galettes de Pont Aven , avec un Jean Pierre Marielle des grands jours ! smiley
    on ne s’en lasse pas !


    • Fergus Fergus 6 mai 2010 11:31

      Eh oui, Le Chat, un film truculent avec également un excellent Victor Lanoux en jouisseur cynique, sans oublier Jeanne Goupil, aux fesses parfaites, et Dominique Lavanant en prostituée affublée du costume traditionnel pontavéniste.

      Cette dernière image me fait d’autant plus sourire que me revient en mémoire une autre image, celle d’une petite fille sage, la jeune Dominique sur une photo de classe à Morlaix, à proximité d’une autre petite fille sage (elle a bien changé !) de sa classe : Brigitte Fontaine.


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 6 mai 2010 09:52

      Bonjour OB,

      vous dites " Les femmes de 80 ans qui témoignent dans le documentaire disent qu’elles étaient obligées de faire une pipe à leur mari pour pouvoir avoir l’argent pour les enfants à la rentrée des classes, ’ si je puis me permettre, la femme libérée vit encore à genoux, de sa propre initiative, certes, mais toujours à genoux aux pieds de l’homme dominant. Elles sont même volontaire pour souffrir. " ça montre le moyen-âge d’où l’on vient. « et où l’on retourne. » La pilule leur a permis de devenir autonomes financièrement. « alors là, grandiose, la pilule a été le début de la spirale médicale dans laquelle elles sont des pionnes actives et motrices. Les visiteuses en pharmacie sont de vraies maquerelles au service de la religion médicale  », elles sont devenues des sujets à part entière. " elles sont devenues des objets selon moi qui les connait, boucliers humaines dans les pubs pour vendre des trucs, et esclaves droguées soumises pour les acheter. ; http://www.dailymotion.com/video/xcl43w_ouverture-d-un-h-m-a-toulouse_webcam?start=97 et la génération qui vient n’est pas en reste.


      • johnford johnford 6 mai 2010 11:34

        C’est aussi qu’un homme qui n’est pas dominant, pour la plupart des femmes, n’est pas attirant très longtemps, non ? Sinon tout à fait d’accord avec votre commentaire.


      • libellule 6 mai 2010 10:54

        Alors ce que je pense de ce documentaire (merdique ?)

        - merci pour la photo illustrant votre article, c’est du classique, à peine j’arrive sur agoravox.fr, j’ai eu envie de lire l’article, enfin, pas à cause du titre, mais à cause de la si belle photo ...

        - une phrase résume très bien ce que je pense :
        « le fait qu’Internet transforme complètement notre manière de vivre la rencontre, de vivre l’autre et même d’aimer, parce que les pratiques qu’on n’aurait jamais osé imaginer, même dans nos fantasmes les plus fous, Internet nous autorise à les exposer et à les pratiquer. »

        C’est moi ou elle fait réferrence au porno amateur ?

        Voilà, ce que va devenir la génération qui nous suit : la génération porno !

        - Et la phrase qui constitut notre dernière chance :
        « L’autre chose c’est que finalement, que nous disent-ils tous, ces témoins, à un moment ou à un autre ? Bien sûr ils sont très sexués, ils consomment du sexe, etc., mais quand on les pousse dans leur retranchement, ce qu’on a fait à chaque fois, on s’aperçoit qu’ils recherchent l’amour. Ils recherchent la personne avec un P majuscule. Ça reste une constante. »

        Hum .... On verra si votre reportage est honnête et nous montre ces personnes à la recherche de l’amour OU si préferrez vous orienter vers la sexualité débridée/orientée des uns et des autres.

        On verra ...


        • johnford johnford 6 mai 2010 11:38

          ’La génération porno’, oui mais qui ne baise presque pas. Vous oubliez la chute !
          Quant au documentaire ça me fait penser à tous ces romans minables qui se vendent si bien : psychologisation et cul.


        • Fergus Fergus 6 mai 2010 11:40

          Bonjour, Libellule.

          Je ne crois pas à une « génération porno ». Certes, les jeunes consomment du porno comme nous nous excitions à leur âge sur une simple paire de seins dévoilés dans Cinémonde, mais ne faisons pas d’illusions, et différentes enquêtes l’ont montré : globalement ni l’âge des premiers rapports ni la sexualité n’ont véritablement changé. Et d’une certaine manière, c’est plutôt rassurant. 


        • libellule 6 mai 2010 12:29

          johnford ,

          totalement d’accord même si je pense que ces jeunes baisent car le porno s’est généralisé et n’est plus réservé à une niche de « moche boutonneux peu viril.

          et aussi d’accord sur le documentaire »psychologie et sex« qui ici s’apelle »amour sex et société« pour éviter de s’apeller »sex sex et sex" 

          après je n’ai pas vu le documentaire mais j’ai du mal à croire qu’il va nous sauver des poncifs voyeuriste du genre

          en espérant me tromper 


        • libellule 6 mai 2010 12:31

          @fergus,

          pour l’age des premiers rapports, ca m’est égal d’une certaine façon

          par contre, vous avez un lien montrant que la sexualité n’a pas tant changé que ça ?

          parce que, pour ce point G, un doute m’a bite ... (:D)


        • Raymond SAMUEL paconform 6 mai 2010 11:17

          Bonjour,

          Les féministes ultra ont encore frappé.
          En utilisant un panel de témoins bien choisis et un argumentaire justiciable de la plainte en diffamation.

          -« LES femmes de 80 ans qui TEMOIGNENT dans le documentaire disent qu’elles étaient obligées de faire une pipe à leur mari pour pouvoir avoir l’argent pour les enfants à la rentrée des classes ; ça montre le moyen âge d’où l’on vient. La pilule leur a permis de devenir autonome financièrement. Elles n’étaient que des pondeuses, elles sont devenues des sujets à part entière. »

          Quel boulot pour les femmes à l’approche de la rentrée des classes ! ! !
          J’ai vécu longtemps à l’époque dite du patriarcat, je témoigne du fait que j’attendais avec impatience l’époque de la rentrée des classes !
          Pour utiliser ma paye, bien sûr, le reste de l’année, je choisissais le bistrot.

          Toutes les féministes savent que les hommes n’ont aucune conscience et ne s’occupent pas de leurs enfants ; maintenant que les femmes sont indépendantes financièrement, les enfants peuvent enfin manger grâce à elles !

          Toutes les femmes étaient obligées... et pour les enfants évidemment ! Complètement ignoble, comment pouvez-vous aller jusque là dans le mensonge, la diffamation, la volonté de nuire ?

          -« Il n’est pas dit, cependant que, malgré les avancées communautaires , les Français soient prêts à renoncer à leur liberté de baiser comme ils l’entendent. Sexe, amour et société leur rappelle qu’ils ont gagné. »

          Ils ont gagné quoi ?

           Vous revendiquez votre rôle moteur, féministes ultra suivies par la plupart de vos consœurs, mais vous avez nié la famille et surtout sacrifié l’enfant. Les dégâts sont considérables et sans doute irréparables, la santé psychique/mentale est saccagée dès la naissance, et même avant par les disputes conjugales.

          Allez baiser quand vous voulez, avec qui vous voulez, où vous voulez, féministes ultra, mais un peu de discrétion et de décence s’il vous plaît, et laissez les autres garder assez d’honnêteté, de loyauté, de responsabilité dans le couple et ailleurs et ne sacrifiez que vos enfants, ce qui est déjà beaucoup trop, laissez les autres être des parents.

          Et autant pour ceux qui sont complices, comme l’auteur.


          • johnford johnford 6 mai 2010 11:59

            vous êtes tout à fait dans le juste, destruction de la famille et enfant réduit à l’état d’objet de consommation.
            Reste à voir comment les nouvelles générations réagissent fasse à l’enfance qu’elles on eut à cause de cela ; on peut espérer un retour du caractère sacré de la famille et de l’enfant.


          • Raymond SAMUEL paconform 6 mai 2010 13:10

            Johonford,

            Vous posez la bonne question : quelle société vont faire les enfants (nombreux) abîmés par une prime éducation inadéquate et démotivés par l’école ?
            Alors que la situation nécessiterait des citoyens efficaces, déterminés, imaginatifs, en pleine possession de leurs moyens.


          • dupont dupont 6 mai 2010 11:55

            Le sexe. Avant on en rêvait tant et tant « que les draps s’en souvenaient ». On l’idéalisait, c’était Tristan et Yseut, Roméo et Juliette mais en version solitaire et coupable qu’il fallait dénoncer à Monsieur le curé pour être absous, jusqu’à la prochaine fois.
            C’était la version pudibonde, celle où les curés aimaient autant se soucier de la culotte des citoyens que de leur âme.
            Puis, c’est revenu, comme avant, au temps du libertinage où marquises et bergères étaient culbutées l’une sur le foin (attention à la fourche), l’autre sous baldaquin. Et ça occupait le monde au moins autant que maintenant, la télé en moins mais avec glaces au plafond plus fréquentes.
            Aujourd’hui, c’est vrai on en parle plus. La culture du résultat, de la performance : et 27 vagins à mon actif et 12 pénis au mien dont 3 de plus de 22 cm...
            La question au bout du bout : les gens sont-ils plus heureux ? J’ai demandé à un bonobo, n’a pas su me répondre.


            • Lapa Lapa 6 mai 2010 12:10

              Non, ce n’est pas raco-leurre.


              • dom y loulou dom 6 mai 2010 12:22

                « On mesure ici combien la France a évolué, s’est désaliénée de cette superstition religieuse qui pourtant relève la tête, sous d’autres formes, aujourd’hui. »

                si vous sous-entendez que baiser comme des chiens sans aucune spiritualité, en ne considérant que le corps sans jamais percevoir l’esprit, quand ce sont les esprtis qui s’aiment et que les corps ne font que s’emboîter, sans recherche de réel partage, mais une consommation supplémentaire du vivant et que cela serait une liberté...

                alors on ne saurait parler ni d’évolution ni de progrès, simplement une tentative de banaliser la déshumanisation en cours en occident.

                La baise a toujours été propice pour faire croire aux aom qu’ils ne sont QUE un animal.

                Quand la sexualité est belle, engendre la vie et apaise les tensions, la tendresse est LE facteur de vie. Celui qui libère, fluidifie ce qui fut glacé en nous.

                Mais la machine à consommer, hiérarchisée en tout, éructe les glaciations des coeurs en summum de l’existence, dans la jalousie, dans la convoitise, dans la brutalité, l’humiliation et l’insulte...

                la folie des egos qui cherchent touours à se réhausser en en rabaissant d’autres, la douleur serait l’insigne méritoire, comme les balaffres témoigneraient d’une bon office de soldat... 

                et les limites à repousser dans la douleur feraient des champions de l’expérience...

                en d’autres termes...

                la barbarie et l’enseignement du sado-masochisme, très propice pour les marchands d’armes, pour qui seuls la bestialité de l’aom est une NECESSITE.

                Un danger lié à la sexualité toujours savamment renouvelé à Babylone.


                La meute de hyènes se chargera de réfléchir pour le nombre tandis que celui-ci s’avilit en-dehors des lois d’amour, dit Babylone l’antique résonant dans les écrans, affichant Inanna la déesse pute à tous les coins de rue.



                Pourtant la loi universelle est vraiment simple

                Sans amour TOUT est interdit, avec amour TOUT est permis,

                car l’amour donne la mesure.


                Pas sorcier vraiment.


                • libellule 6 mai 2010 12:37

                  une toute petite remarque

                  ce n’est pas «  Inanna la déesse » mais « Lady Gaga la déesse »

                  rien d’autre à ajouter


                • Daniel Roux Daniel Roux 6 mai 2010 12:59

                  Des pipes pour obtenir l’argent de l’école des mômes ? Je n’y avais pas pensé. La maman et la putain revue et corrigée à l’aulne du devoir. C’est assez pervers pour être érotique, non ?

                  Internet, nouveau Cupidon ? Puisqu’on en parle :

                  Je souhaiterai que le gouvernement légifère sur cet abus qui consiste à imposer des images pornographiques aux visiteurs de sites traitants de sujet qui n’ont rien à voir avec la pornographie.

                  La Sacem a eu le droit à Hadopi. Pour conforter le monopole de cette douteuse entreprise et les revenus de ses copains pipoles, Sarko a fait feu de tout bois. Il eut été préférable qu’il s’investisse en priorité dans la protection des citoyens pour les protéger contre l’agression d’images non sollicités et non désirées.

                  Que l’on ne se trompe pas, je ne suis pas pour l’interdiction des images ou des films pornographiques sur internet. Je trouve seulement insupportable qu’on me les impose. Lorsque je veux en voir, je vais sur des sites spécialisés mais alors c’est mon choix. 

                   


                  • Raymond SAMUEL paconform 6 mai 2010 13:04

                    JOHONFORD,

                    Vous posez la bonne question : quelle société vont faire les enfants (beaucoup) abîmés par une prime éducation inadéquate, démotivés par l’école, entraînés à l’inconséquence ?


                    • Massaliote 6 mai 2010 13:42

                      L’auteur voit la femme moderne comme un hybride d’ E.Badinter et Catherine Millet.

                      N’en déplaise à ce monsieur, les femmes d’antan étaient davantage considérées. Leur statut d’épouse et de mère semblait respectable pour la majorité de leur entourage. Les féministes avec leurs outrances ont voulu réduire la femme à une sorte d’homme aseptisé. Il faut sortir de la caricature.

                      L’anecdote de la femme obligée de pratiquer une fellation « pour pouvoir avoir l’argent pour les enfants à la rentrée des classes » est suffisamment ignoble pour infirmer les propos de l’auteur qui OSE nous asséner : « Ces paroles, c’est l’exact inverse des déballages vulgaires et obscène, ingrédients habituels de la télé-réalité. »

                      Toutefois ce documentaire s’imposait pour détourner l’attention du bon peuple qui vote et paie ses impôts d’une actualité inquiétante.

                      Quant à la photo, où est PV pour nous expliquer qu’il s’agit d’un leurre d’appel, avec mise en abyme ? smiley

                      Par ailleurs quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi lorsque j’ai plussé certains intervenants le chiffre n’a pas bougé et lorsque j’ai recommencé j’ai eu droit au panneau « vous avez déjà voté » ? smiley


                      • Hieronymus Hieronymus 6 mai 2010 14:25

                        « L’auteur voit la femme moderne comme un hybride d’ E.Badinter et Catherine Millet. »
                        excellent, rien a ajouter !

                        c’est bizarre, mais tous ces dialogues me semblent fausses a la base, plus je lis ce genre d’articles temoignage, moins j’ai l’impression de comprendre et de savoir qq chose, l’attitude la plus sage pour celui qui chercherait a s’informer en ce domaine me parait de laisser tomber toute lecture sur d’eventuelles confidences et de se prendre par la main pour aller au contact de la realite, source de fantasmes et de craintes souvent infondees ..
                        ds ces domaines, faut srt eviter d’aller chercher des trucs compliques, la lecture emprisonne en bourrant la tete du craintif de schemas mentaux subjectifs, seule la vie, l’experience vecue sans a priori libere, bon y a une petite prise de risque, mais meme si on se plante on aura toujours plus appris qu’en lisant ou consultant des pages, bref faut faire simple et arreter de tourner autour du pot, les bavardages sont nuisibles !

                        Massa, votre plussage ne fonctionne pas ?
                        une explication peut etre qu’entre le moment ou vous avez ouvert la page et votre tentative, qqu’un d’autre avait moinsse le post, donc votre plussage annule son moinssage ce qui fait operation nulle au global, j’ai des fois constate la meme chose c’est comme cela que je me l’explique ..
                        cordialement


                      • voxagora voxagora 6 mai 2010 17:12

                        « ..Massa votre plussage ne fonctionne pas ?.. (Hyeronimus)

                        Je plusse, je moinsse, cela n’ajoute ni n’enlève rien.
                        Le pire c’est quand, après un non-fonctionnement,
                        je réitère mon vote qui a été sans effet,
                        et que le grand X me dit : »Vous avez déjà voté !"


                      • Hieronymus Hieronymus 6 mai 2010 20:56

                        @ Voix a ragots
                        j’ai ete voir votre fil, c’est que l’air de rien on s’y instruit
                        heureusement que z -etes la pour renseigner les gens
                        surtout continuer, c’est vrai, sans vous on serait paumes


                      • L'enfoiré L’enfoiré 6 mai 2010 13:49

                        @L’auteur,
                         Si vous passez à Bruxelles, passez à l’ULB.
                         Une exposition sur le sujet vous y attend.


                        • L'enfoiré L’enfoiré 6 mai 2010 14:02

                          Vili,
                           Je n’en sais rien. J’y suis passé. Il fallait de une à deux heures pour la visite.
                           Je n’avais pas assez de temps.
                           Y avait-il un sachet de frites compris ?
                           Je n’oserais pas le jurer. Tu sais les étudiants, ça n’a jamais le sous.  smiley


                        • L'enfoiré L’enfoiré 6 mai 2010 14:06

                          Si tu vas écouté la vidéo. Tu devrais entendre comment on reste « puissant ».
                          Un régime alimentaire. Du lait de chèvre, du poulet rôti.... des exercises physiques


                        • L'enfoiré L’enfoiré 6 mai 2010 14:27

                          Pas encore viré de bord.
                          Désolé Vili... smiley


                        • brieli67 6 mai 2010 14:37

                          Interessé par la politique : j’aime le débat citoyen. Qui suis je ?

                          un bruxellois impertinent et imperturbable

                          j’ai bon là ?


                        • L'enfoiré L’enfoiré 6 mai 2010 17:11

                          Briel,
                          10 sur 10. smiley


                        • Guzecha Guzecha 6 mai 2010 15:18

                          Que non ! Il s’extasie devant le postérieur.
                          Un moment d’anthologie : http://www.youtube.com/watch?v=LaKH1mRQRgg


                        • Fergus Fergus 6 mai 2010 16:39

                          Exact, Marielle (peintre dans le film) est un esthète qui s’extasie sur la perfection de ces charmantes rotondités : « Ah, ce cul !... »


                        • slipenfer 6 mai 2010 17:07

                          Parler moi d’amour et je fou mon poing sur la gueule disait le poète.

                          Le plus dur c’est de les attraper (pas toutes non plus) les tenir, pas toujours
                          facile ; les facteurs et coefficient d’ajustement sont tributaire du nombre des
                          partenaires pour un choix longue duré, le facteur porte feuil comme le
                          souligne l’auteur à sont importance.Une petite vidéo peu éventuellement
                          palier à un manque d’imagination.Votre main en toutes occasions sera toujours
                          votre meilleur amie.
                          faite l’amour sur une toile ciré un coup d’éponge et c’est propre.
                          Sinon essayer de devenir hermaphrodite.

                           


                          • darius 9 mai 2010 09:58

                            On arrive a la situation amusante que la difference entre une fille , etune peripateticienne, c’est que la seconde est riche et que la premiere est devenue une p.t.e


                            • tchoo 9 mai 2010 13:33

                              Petite anecdote sur cette première partie :
                               Une femme témoigne de Mai 68, et décrit un nouveau paradis, où elle a pu soudain alors sortir au café parler avec des garçons sortir avec.
                              La dite dame, à aujourd’hui 52 ans, donc 10 ans en 1968.

                              Une autre, surement, avec des souvenirs plus preignant, remet un peu ce témoignage dans le contexte : en déclarant avoir vécu que le meilleur, sans se poser beaucoup de questions dns les relations avec les garçons (au sens où ce n’était plus tabou ni dangereux, la pilule étant là)
                              Elle a aussi 52 ans
                              J’ai aussi cet age là, donc 10 ans en mai 68, et si j’en ai des souvenirs d’enfant, l’après (mixité, flirtage avec les filles, relations amoureuses poussées) nous ont semblé totalement naturelle, et ce n’est que bien plus tard que l’on a pris conscience de cet « age d’or ».

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