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Shoes tossing, alcoolisation et hurlements

 Depuis quelques années se développe en France, principalement à Rennes et à Nantes, la pratique du Shoes tossing, autrement dit le lancer de chaussures. But de l’opération : réussir, en les reliant par les lacets, à accrocher tennis, baskets ou espadrilles à des grillages, des lampadaires ou des fils électriques et téléphoniques. À l’origine de cette mode, principalement des étudiants éméchés dont les beuveries compulsives et immodérées s’accompagnent également de hurlements dans la nuit bretonne. Quant la teuf devient nuisance...

Parti des États-Unis, le Shoes tossing (également appelé Shoefiti) a maintenant gagné le Canada, le Mexique, l’Amérique du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la majeure partie des pays d’Europe, de la péninsule ibérique à la Scandinavie. Dans le ciel des rues de certaines villes, mais également sur des arbres ou des clôtures dans les campagnes, ce sont des dizaines de baskets ou de tennis qui s’agitent au gré des courants d’air en une sorte d’installation publique d’un intérêt artistique des plus discutables.

L’art a-t-il d’ailleurs quelque chose à voir dans cette étonnante mode ? Pas sûr si l’on en croit les bruits qui courent sur l’origine de ce phénomène. Certains évoquent la guerre des gangs qui sévit dans de nombreuses villes américaines, les chaussures faisant office de marqueur d’entrée dans un territoire. D’autres prétendent qu’elles servent d’enseigne pour les zones de deal du crack ou de la coke. Le Shoes tossing serait également pratiqué pour marquer la fin d’une année universitaire, voire pour fêter la perte d’un… pucelage ! Il se trouve même d’anciens Marines pour affirmer que tout cela relève de l’affabulation car le Shoefiti remonterait aux années 80, la tradition voulant dans certaines Unités que, l’engagement terminé, la paire de rangers soit expédiée ainsi dans les fils électriques pour symboliser le retour à la vie civile. Bref, on dit tout et n’importe quoi, et bien malin celui ou celle qui pourrait prétendre connaître à coup sûr l’origine de cette pratique. 

Une pratique qui semble toutefois marquer le pas (un comble pour une affaire de chaussures !) depuis quelques mois, sans que l’on puisse affirmer pour autant qu’elle a subi un sérieux coup de pompe. Peut-être les adeptes du Shoes tossing manquent-ils de munitions ? À moins qu’ils ne soient découragés par le zèle des employés municipaux qui, avec une réactivité accrue, s’efforcent désormais d’effacer le plus rapidement possible du ciel urbain de nos villes ces trophées d’un genre particulier qui font, il est vrai, quelque peu tache dans les quartiers historiques.

Rire, chanter, boire et pisser

Si le phénomène du Shoes tossing semble quelque peu s’essouffler, il n’en va pas de même des beuveries du jeudi soir, institutionnalisées depuis des années dans les milieux estudiantins et qui ont parfois donné lieu à de graves débordements. Qui n’a pas vu la place et la rue Saint-Michel à Rennes au cœur de la nuit n’a rien vu en matière d’alcoolisation des jeunes, sauf peut-être à fréquenter le samedi soir les quais de Nyhavn à Copenhague. Surnommée « rue de la Soif », la rue Saint-Michel, si jolie avec ses maisons médiévales colorées à pans de bois, est une succession de bistrots dont les terrasses plutôt sommaires envahissent le pavement à l’ancienne d’une chaussée entièrement réservée aux piétons.

Très peu de têtes chenues parmi les consommateurs, presqu’uniquement des jeunes venus des résidences universitaires ou des chambres meublées qu’ils louent ici ou là en ville : des jeunes ici, des jeunes là, des jeunes partout, riant, parlant fort, chantant parfois, heureux d’être ensemble et de s’éclater en alignant les demis, souvent allongés d’une vodka ou d’un gin préalablement achetés dans l’une des supérettes du quartier. Quand ils n’ingurgitent pas de redoutables mix de leur composition. Une alcoolisation qui, pour certains, relève à l’évidence du redoutable Binge drinking importé de Grande-Bretagne ou de Scandinavie.

Plus de place dans les bars ou aux terrasses ? Pas grave, on s’installe à même le pavé et l’on vide là aussi packs de bière, bouteilles de vodka et autres cocktails explosifs. Puis l’on pisse et l’on reboit. Après quoi, la démarche parfois chancelante, l’on repisse encore, principalement dans l’impasse qui s’ouvre sur un côté de la rue et dont le pavé se charge, au fil des heures, d’écoulements douteux, mélange d’urine et de bière renversée, sans compter quelques flaques de vomissures. Bref, la fête bat son plein !

À 1 heure du matin, les bars ferment, comme le veut le règlement municipal, appliqué drastiquement dans la métropole bretonne depuis quelques années, et tout le monde se disperse lentement dans la ville d’un pas parfois mal assuré. Un exploit pour certains, telles ces deux filles ivres rencontrées un jour affalées sur le pavé malodorant de la rue de la Soif, au risque de se blesser sur des tessons de verre, et prises en charge par des camarades compatissants un peu moins imbibés qu’elles. Ou bien décidés à tirer parti de la situation… Ainsi va la fête !

Bacchanales rennaises

Pour les riverains également, c’est la fête : celle des oreilles agressées par les chants à tue-tête, les hurlements dans la nuit, et parfois les rixes qui éclatent, ou les heurts avec les forces de l’ordre. Encore que sur ce plan-là, les choses se soient nettement arrangées depuis 2006 : oubliées les batailles rangées avec les flics, oublié le vandalisme gratuit, oubliés les ballets d’ambulance qui chargeaient les blessés et les comateux éthyliques, oubliées les scènes orgiaques qu’évoquait Bernadette Malgorn, la préfète de Région surnommée « La Mère Fouettard », lorsqu’elle dénonçait à la presse ces gens qui déféquaient ou s’accouplaient à même la rue ! Relativement à ces temps heureusement révolus, on pourrait presque parler de situation calme. Et de fait, les cris, les rires sonores et les engueulades avinées s’estompent progressivement, les heures passant. Pas question toutefois d’espérer bénéficier pour les riverains d’une nuit paisible, et ils s’estimeront heureux s’ils arrivent à grapiller quelques heures de sommeil entre les passages des différentes hordes néo-barbares sympathiques et débraillées qui déferlent chaque jeudi soir sur le centre-ville.

Mais c’est la fête, que diable, et il faut bien que jeunesse se passe ! D’ailleurs, ils sont si gentils ces étudiants – plus de 60 000 à Rennes –, si chaleureux et si sérieux dans leurs études pour la plupart d’entre eux. Que demander de plus ? Et puis les statistiques sont là : si la Bretagne est championne de France en matière d’alcoolisation des jeunes, championne de France également de la consommation de stupéfiants, et largement en tête des palmarès nationaux en matière de teufs géantes et de festivals en tous genres*, l’Académie de Rennes enregistre également les meilleurs taux de réussite scolaire et universitaire, et ce n’est pas là le moindre de ses paradoxes.

Moralité : jeunes filles, jeunes hommes, buvez de l’alcool sans retenue, fumez des pétards ou sniffez des lignes de coke, et ainsi conditionnés faites la teuf à donf, c’est à l’évidence la meilleure garantie de réussite ! Bel exemple de sophisme auquel on se gardera bien d’accorder le moindre crédit. Mais de cela tous les lecteurs d’AgoraVox sont évidemment convaincus ! 

* Il existe un nombre considérable de Festivals culturels en Bretagne, et pas seulement en été. À cet égard, l’offre rennaise est impressionnante avec les Trans Musicales (doublées en off par les concerts de Bars en Trans), les Tombées de la Nuit, Rock’n Solex, Mythos ou le Grand Soufflet  !
 

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Shoes tossing, alcoolisation et hurlements

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76 réactions à cet article    


  • jako jako 30 avril 2010 12:33

    Colmar !
    Merci Fregus effectivement, je me demande si votre article ne compléte pas celui de Marguerite


    • Fergus Fergus 30 avril 2010 12:50

      Bonjour, Jako.

      Je ne crois pas que l’on puisse établir une relation entre le propos de Marguerite et le mien dans la mesure où les étudiants rennais sont plutôt bien dans leur peau et sérieux dans leurs études. Sur les 60000 étudiants rennais, 5000 viennent d’ailleurs de l’étranger et figurent parmi les plus motivés.
       
      Les dérives alcooliques liées à leur volonté de faire une fête hebdomadaire, dont la tradition est désormais solidement ancrée, sont plus à mettre sur le compte d’un effet mode que sur celui d’un mal-être. La grande majorité de ces étudiants, et des jeunes rennais avec lesquels ils se sont liés d’amitié, est d’ailleurs constituée de jeunes adultes et non d’adolescents sans repères. 


    • Fergus Fergus 30 avril 2010 12:34

      Sur la photo ci-dessus, la « rue de la Soif » (rue Saint-Michel) telle qu’elle est en journée. Rien à voir avec ce qu’elle devient le soir venu, principalement le jeudi, jour des étudiants, mais également les vendredi et samedi.


      • DIMEZELL 1er mai 2010 09:58

        Concernant l’alcoolisation en Bretagne, le phénomène n’est pas nouveau, il a juste changé de forme.
        Il faut prendre connaissance de la réalité des pardons qui étaient aussi fréquentés pour leurs partie profane : les descriptions de la fête de nuit avec ses danses et ses rituels d’origine païenne feraient frémir les bien pensants de ce site. Les prêtres ne pouvaient accepter et ont tenter par tous les moyens de changer les choses, les maires prennaient des arrêtés ( St Laurent par exemple ).
        Lire encore comment les prêtres s’alcoolisaient au XVIème, XVIIème....
        Ce ne sont là que les exemples les plus marquants.
        Une vieille affaire qui se traduit aujourd’hui par des apéros géants et de moches habitudes en milieu étudiant.
        Il y a bien sur un juste milieu et je conseille fortement de découvrir quelques produits finistériens ou du pays nantais qui s’ils ne proviennent pas de vieilles abbayes méritent cependant le détour du consommateur averti.


      • Fergus Fergus 1er mai 2010 10:37

        Bonjour, Dimezell.

        Vous avez raison de souligner le caractère débridé que pouvaient prendre autrefois les fêtes bretonnes organisées autour des pardons et qui, souvent, lorsque le « biniawer » (joueur de biniou) et le « talabarder » (joueur de bombarde) rangeaient leurs instruments, laissaient de nombreux fidèles sur le carreau, assommés par l’alcool.

        Raison également de noter que certaines prêtres ruraux levaient vaillamment le coude eux-mêmes, ne serait-ce que pour déguster avec les paysans la goutte issue de la distillation, parfois totalement illégale, du cidre. Il est qu’eux-mêmes étaient issus de la même culture et que l’empathie passait plus facilement par la bouteille.

        Petite digression linguistique pour les non-bretonnants (j’espère que vous ne m’en voudrez pas) : Dimezell signifie « bigorneau ». A noter qu’il existe à Douarnenez un restaurant appelé « La bigorneau amoureux », ce qui, en breton, se traduirait par : « An karedig dimezell ».


      • DIMEZELL 1er mai 2010 11:51

        Fergus :

        E brezhonneg bro Gwenneg (hag e kichen Crozon ive me sonj din ), bigorneau = bigorn hag dimezell = demoiselle pe bergeronette, ne ke gwir ?


      • Fergus Fergus 1er mai 2010 12:48

        @ Dimezell.

        Toutes mes excuses. Je suis tellement habitué sur le Net aux pseudos plutôt humoristiques que j’ai omis de signaler qu’en effet Dimezell signifie surtout « demoiselle ». J’ignorais en revanche pour « bergeronnette ».

        Pour ce qui est du bigorneau, dont j’ai noté qu’il est appelé « bigorn » en pays léonard, j’étais habitué à l’entendre désigner par le nom de « dimezell » par mes anciens voisins bretonnants de la campagne morlaisienne. D’où mon commentaire précédent.

        Ar wech all, Dimezell.


      • Cogno2 30 avril 2010 12:57

        Et augure mal de l’avenir de nos jeunes

        Nous y voila, c’est quoi l’avenir de la jeunesse maintenant ?
        je suis curieux d’entendre votre réponse sur les perspectives d’avenir, sur le rêve que vous pouvez leur vendre aujourd’hui.

        Je ne les excuse pas, mais je les comprends, car j’ai beau avoir plus de 35 ans, je suis l’ainé d’une cousinade de 15, le dernier ayant tout juste 18 ans, alors je vois bien ce qu’il en est pour eux.


      • Fergus Fergus 30 avril 2010 13:01

        Bonjour, Chantecler.

        Qui paie les baskets et l’alcool ? Bonne question... à laquelle je n’ai pas de réponse. Encore que quelques paires de chaussures aient pu, ici et là, avoir été prises, en forme de gage ou de plaisanterie stupide, à des adversaires lors d’échauffourées éthyliques, ou à plus bourré qu soi !

        Effectivement, tout cela est un peu triste. Et cela me mets d’autant plus mal à l’aise lorsqu’il s’agit de filles, hors d’état de se maîtriser et plus encore de se défendre, le cas échéant, vis-à-vis de prédateurs ou de garçons incapables eux-mêmes de contrôler leurs pulsions.


      • Cogno2 30 avril 2010 12:53

        La « défonce » est dans la nature humaine, que vous le vouliez ou non, il en a toujours été ainsi.
        Ensuite, vu les perspectives d’avenir de la jeunesse d’aujourd’hui, la défonce peut être un bon moyen d’oublier un moment que vous n’avez pas vraiment d’avenir, et dans ces cas la, on vit un peu au jour le jour.
        Avez vous été jeune un jour ?
        C’était il y a longtemps, une époque relativement saine au niveau des conditions économique et des perspectives d’avenir, cela n’est plus aujourd’hui.
        Bref, si vous les voulez sages, sains de corps et d’esprits, studieux, couchés le soir à 22h00, vous risquez fort de passer pour un vieux con.

        HS :
        OU EST PASSE L’ARTICLE SUR ADOLF JACOB ?


        • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 12:55

          En ouais en plus j’ai repondu à toute tes questions.
          Fais chier.


        • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 12:56

          C’est HS.

          MAis j’ai conservé la reponse à tes questions, tu l’a veux ?

          Bonjour Cogno, si tu veux je veux bien répondre à tes questions, mais je tiens à te préciser que je repondrais sur les valeurs et les concepts, et que par conséquent, il se peut que des juifs (qui comme je vous le disais dispose de la même proportion de cons que le reste de l’humanité) n’appliquent pas ou ne comprenne pas ses concept. Je ne pretend pas non plus connaitre la véroté, néanmoins je me suis beaucoup documenté pour tenter de comprendre.

          La transmission par la mère a deux origines.

          La première date de la période ou les romains ont envahi la judée. Apparement à cette époque l’envahisseur ne faisait pas de cadeau a l’envahi (remarquez dans cette région c’est toujours le cas, même si ce ne sont plus les mêmes qui morflent). Et comme ils avaient l’habitude de violer souvent les femmes hebreux qui vivaient là, le concistoire a décider de faire en sorte que tous les enfants nès de mère juives soient quand même juif, peu importe qui est le père tout simplemant car on ne savait pas à qui étaient les gosses.

          Cette explication n’est pas celle qui me convint le plus, je vous dirai même franchement que je n’y crois pas tellement. Que voulez vous, il n’est pas interdit de remettre en cause la parole du sage, ni du rabbin.

          La seconde, qui malheureusement est nettement moins élégante, est purement lièe à la méfiance. Comme on ne sait jamais qui est le père, le seul moyen d’être sur que les parents soient juifs c’est de se fier uniquement à la mère. Du coup c’est bien la mère qui est transmetteuse de religion, car c’est de son corp que sort le gosse. Moi qui suit progressiste, je trouve cette idée obsolète, dans la mesure ou avec l’ADN on peut determiner la paternité d’un gosse, on pourrait sous preuve scientifique être juif par l’un ou l’autre de nos jours.... Pour l’instant cette idée plait peu. Peut etre dans 300 ans on en reparlera !
           
          De toute façon le role religieux des femmes chez les juifs est extrémement important. Malgrè l’extréme machisme de cette religion (qui n’a d’égal que le machisme musulman, en de nombreux points similaire), la femme a un rôle religieu fondamental, puisque c’est également elle qui est en charge de l’éducation religieuse, ainsi que de la preparation (presque administrative) des fêtes religieuse. Il etait donc logique que puisque c’est à elles que revient la lourde tache de veiller à l’application de la religion par ses enfants dans son foyer, elle soit aussi celle qui la transmet....

          JE vais répondre à ta seconde question et ma reponse risque fortement de te surprendre.

          La conversion volontaire et spontanée, n’est possible que dans un cadre hors mariage. C’est à dire qu’en fait le Rabbin ecoute d’abord les motivations de la personne qui vient pour se convertir. Si la personne lui dit que c’est pour se marrier, le rabbin n’acceptera pas. Si la personne lui dit que c’est par conviction, parce que il se sent au fond de lui et tout, et tout, le rabbin le fera. Encore un fois voyez, il y a de fausses idées qui amènent à de mauvaises conclusions..... D’ailleurs ont dit à celui qui veut se convertir pour se marrier, qu’il a interet à ne pas le dire au rabbin, et parler plutot de conviction personnel. L’amour ne doit pas motiver la foi, tout simplement parce que le jour ou l’amour s’etient, il n’y a alors plus de foi....

          Ensuite la formation. Je ne la connais pas trop, mais je présume que le mec doit en chier. déjà faut qu’il soit pret à perdre un bout de peau. Ensuite il doit faire l’apprentissage religieux, qui a mon sens doit être le même que celui qu’on fait aux gosses entre 11 et 13 ans, c’est à dire l’avant bar mitsva (equivalent de la communion). En gros il en chie bien, et c’est long. Et c’est encore plus long pour une femme, puisque comme je vous le disais plus haut, la femme a un role religieu bien plus important que l’homme.

          Comment ils sont considérés, ca c’est pas vraiement généralisable. Ce que je sais c’est que comme les convertis à l’ISlam, ils sont bien souvent plus pratiquant et mieux instruits, que ceux qui sont nés juifs. Après moi je n’ai absolument aucun a priori, le mec il est juif, de naissance ou de conversion, ca ne me regarde pas il fait ce qu’il veut, tant qu’il ne vient pas m’emmerder sur le fait que je ne pratique pas. Maintenant, il y aura toujours des connars pour leur reprocher, mais comme je vous disais dans la mesure ou les cons sont majoritaires sur notre planête, on ne peut pas trop lutter.

          Pour les deux questions suivantes (lié au petit nombre et à l’idée de conserver la religion pour eux, de ne pas partager, ah les rapias smiley ), je ne saurai pas vraiment te repondre. Je sais que c’est la première distinction entre la chretienté et le judaisme. Ou plutot c’est ce qui a fait que Jesus (qui chez nous n’est pas le messie, mais a quand même été rabbin) s’est détaché du Judaisme. Jesus, dans son infinie bonté, pensait que la religion devait s’etendre au reste de la population humaine, alors que les vieux sages (si tant est qu’on devienne plsu sage en vieillisant, moi j’ai plus l’impression que les vieux deviennent de plsu en plus cons...) voulait garder la religion pour eux....

          Je n’aurai donc pas vraiment de réponse claire à te donner, tout simplement par méconnaissance, mais c’est une bonne question. Après je en sais pas si il ya énormément de gens qui tiennent aussi à se convertir au Judaisme. Dans l’idée peut etre, maintenant en chier 3 piges et perdre un bout de bite peut être décourageant.... J’en sais rien en fait.

          Voila j’espere avoir pu t’éclairer d’avantage sur des choses que l’on ne sais pas forcément. Moi je suis plutot quelqu’un de très pacifiste, mais qui réagit au quart de tour (c’est un peu contradictoire, mais c’est comme ça). Donc si nos entretien peuvent t’eviter d’avoir de fausses interpretations qui altèrerait ton jugement, je serai honoré de repondre aux questions dont je connais la réponse.

          Cordialement

          Al Batar, le sale Batard !


        • Fergus Fergus 30 avril 2010 13:13

          @ Cogno2.

          Vous avez raison, l’alcoolisation des jeunes a toujours existé. Mais elle prend désormais des formes de plus en plus radicales (mix de nature explosive) et gagne des pans de la population non concernés naguère, tels les pré-adolescents, filles comprises, qui ingurgitent parfois de la vodka dès le matin sur le chemin de l’école. Au point qu’il n’est désormais pas rare de voir des gamines de 14 ans hospitalisées en urgence pour un coma éthylique avec d’ahurissants taux d’alcoolémie pouvant dépasser les 3 grammes. On est bien loin des schémas du passé.

          Pour ce qui est des étudiants rennais, on ne parle pas là sur de jeunes en mal de vie pour cause de « no future », et par conséquent désireux de noyer leur horizon bouché dans les vapeurs d’alcool, mais de jeunes plutôt bien dans leur peau et qui, pourtant, s’adonnent, le jeudi soir, à d’impressionnantes absorptions d’alcool. Il faut dont y voir plutôt un phénomène de société sans rapport direct avec des incertitudes économiques. J’ajoute que les jeunes qui se cuitent gravement à Nyhavn le samedi soir sont pour la plupart des travailleurs en costard-cravate bien intégrés !

          Bonne journée.


        • boris boris 30 avril 2010 20:32

          Salut Fergus,

          Vous dites "jeunes bien intégrés’ quand savez vous exactement ?


        • Fergus Fergus 30 avril 2010 23:12

          Bonsoir, Boris.

          Il existe un nombre important de jeunes (ou un peu moins jeunes) qui travaillent dans le tertiaire à Copenhague et sont soumis à un assez fort stress professionnel qu’ils évacuent en allant se cuiter le samedi soir sur les quais de Nyhavn. Une tradition déjà assez ancienne que l’on retrouve en divers lieux de Scandinavie (notamment en Finlande) ainsi qu’au Royaume-Uni où il n’est pas rare de voir des cadres faire le vendredi soir le plein de bière dans les pubs jusqu’à ne plus trop savoir où ils habitent. Ceux-là sont effectivement tous bien intégrés. Cela dit, ils ne sont pas les seuls à boire, bien entendu, mais c’est à eux que je faisais allusion par analogie avec les étudiants de Rennes.


        • boris boris 1er mai 2010 08:43

          Dans ce cas Fergus, je dirais justement qu’ils ne sont pas intégrés où du moins mal intégrés dans notre société consumériste.

          Dans d’autres cas ces même jeunes et moins jeunes se jettent tout simplement par la fenêtre, c’est plus radical et ça coute moins cher à la société en soins post-alcolémies.

          Donc dire que ces jeunes « sont bien intégrés » est un contre-sens à mon avis.

          Je pense bien au contraire que c’est le signe de la déchéance proche de notre société, n’allez pas croire que je ne faisais jamais la fête quand j’étais jeune , bien au contraire, c’était différent on se saoulaient pas la gueule pour se soulaient la gueule, il y avait un but, même si bien sur cela dégénérait parfois.

          Et surtout on ne recherchaient pas l’abrutissement total dans les drogues et l’alcool


        • Fergus Fergus 1er mai 2010 09:01

          Bonjour, Boris.

          Je comprends mieux le sens de votre interrogation à la lecture de ce dernier commentaire dont je partage le fond, au moins partiellement.

          Je parlais de jeunes « intégrés » au sens couramment utilisé dans la communication médiatique. Ce qui n’empêche pas, effectivement, pour certains d’entre eux, d’être sur une pente plutôt négative, même si cela ne leur apparaît pas de manière consciente.


        • boris boris 1er mai 2010 10:21

          Nous sommes d’accord Fergus,

          Merci pour votre réponse.


        • dom y loulou dom 1er mai 2010 13:46

          Jesus s’appelait Cesarion, rebaptisé Isu par sa mère Cléopâtre et finalement connu sous le nom de Isa dans un monastère bouddhiste de l’Himalaya.

          II serait revenu vers Alexandrie et au pays de Canaan pour sa trentième année après avoir appri à soigner et panser dans toutes sortes de monastères en Inde.

          c’est aussi sous le nom de Isa qu’il est connu dans le Coran, c’est donc bien le même personage.

          ce qui n’enlève en rien de son parcours ni des sagesses qu’il a apporté au monde.

          au contraire, on cmprend mieux qu’en tant que fils de César il ait voulu transcender l’empire dont il se savait l’héritier naturel.

          mais il était égyptien et pas juif

          c’est un supercherie de ceux qui l’ont crucifié
           
          adorant reprendre les lauriers de ceux qu’ils maltraitent


          un vieil art de vivre en somme... smiley


        • dom y loulou dom 1er mai 2010 13:48

          je sais je suis hors sujet, excuses ;)

          un petit complément au commentaire de King Al Batar


        • dom y loulou dom 1er mai 2010 13:50

          le doute est différent que d’affirmer que le Christ était juif et qu’il s’appelait Yeshoua


        • boris boris 1er mai 2010 16:22

          Salut Dom,

          Pourrais tu fournir des liens, déjà lu quelque part cette histoire d’un périple de « Jésus » aux confins de l’Himalaya, pas qu’il était le fils de Cléopatre et de César.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er mai 2010 17:09

          @ Cogno2 et King Al BAtar


          Tous les anciens jeunes étant morts, il est difficile de prétendre qu’une génération quelconque ait eu un avenir... Le désarroi de la dernière pourrait donc être tristement interprété comme une prise de conscience. Il ne reste donc que le carpe diem, en ou Hors Série.


          Pierre JC Allard

        • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 12:54

          Au feria de Bayonne, il ya deux ans, j’étais avec des potes dnas un camping à Biarritz. On a vu des mecs completement bourré faire ça. Nous on était aussi pas mal emmeché. Ca nous a fait bien rire en tout cas !


          • Fergus Fergus 30 avril 2010 13:17

            Salut, Le KIng.

            C’est effectivement le genre de chose qui fait rigoler en général. Jusqu’au jour où ça dérape...

            Une bouteille, ça va ; c’est quand il y en a plusieurs que ça pose problème !

            Bonne journée.


          • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 13:36

            Bonjour Fergus, effectivement les Feria ca deborde souvent....

            MAis c’est quand même bon enfant, sauf pour ceuxx qui veulent interdire les Corridas, bien sur !


          • Surya Surya 30 avril 2010 13:06

            Bonjour Fergus,
            Cette tradition du shoe tossing vient d’un problème lors du tournage aux Etats Unis d’une publicité pour une de ces colles qui peuvent vous faire tenir la tête en bas quand vous en déposez juste une goutte sur la semelle de vos chaussures. Le thème du jour consistait à se coller sous la branche d’un arbre. Le problème est que les lacets ont lâché, le mec est tombé, et les chaussures sont restées collées là haut. On lance depuis lors ses chaussures dans les arbres pour commémorer l’événement.
            Plus sérieusement, si je trouve le shoe tossing plutôt marrant, j’avais entendu parler de la rue de la soif à Rennes, et des problèmes que cela entraîne, mais pourquoi est-ce que cela se passe toujours le jeudi soir ?


            • Surya Surya 30 avril 2010 13:14

              Ah je n’avais pas encore vu votre réponse à l’un des commentaires. Jeudi est donc le jour des étudiants.


            • Fergus Fergus 30 avril 2010 13:22

              Bonjour, Surya.

              Moi aussi, je trouve le « shoes tossing » plutôt amusant. Encore qu’il vaudrait peut-être mieux garder ses chaussures pour les balancer à la tête d’Hortefeux ou de Besson...

              Pour ce qui est du jeudi, jour des étudiants effectivement, cela s’explique par le fait que nombre d’entre eux viennent d’ailleurs et rentrent chez eux le vendredi pour passer le week-end en famille. Il existe la même chose à Brest.


            • ZEN ZEN 30 avril 2010 13:08

              Salut Fergus
              Il me semble que ce genre de manifestation, sous ses formes actuelles, est le symptôme d’un grand malaise lié à la crise et à l’effondrement des valeurs et des perspectives positives d’avenir
              Elle a sociologiquement une fonction cathartique, un peu comme le carnaval d’autrefois , qui permettait beaucoup d’excès...pour mieux renforcer l’ordre et le conformisme


              • Fergus Fergus 30 avril 2010 13:25

                Salut, Zen.

                Cette explication me convient parfaitement pour ce qui est de l’alcoolisation et des hurlements dans la nuit. Au delà des questions de mode, la probabilité d’une fonction de catharsis dans ces comportements est en effet plausible, voire probable !

                Bonne journée.


              • Georges Yang 30 avril 2010 13:22

                Bonjour Fergus
                Il ne faut pas trop s’affoler de l’alcoolisation massive des jeunes en Bretagne ou ailleurs
                Vous faites remarquer que la plupart des étudiants buveurs sont bien intégrés
                Une bonne cuite, si ça ne se répète pas trop souvent, ça sert d’éducation et ça permet de connaitre ses limites pour la fois d’après
                Bien sur, il y a des comas, des violences, mais cela fait parti des pertes collatérales, l’immense majorité se réveille indemne avec la gueule de bois
                Avec l’âge, on picole plus, mais on résiste mieux, on se fait moins remarquer

                Principe de précaution, hygiénisme, moralisme vont tuer l’esprit festif, les quelques dérapages sont le prix à payer pour la liberté du plus grand nombre


                • Fergus Fergus 30 avril 2010 13:35

                  Bonjour, Georges.

                  Vous avez raison de relativiser le phénomène, s’agissant des étudiants. Cela dit, certains d’entre eux remettent ça tous les jeudis avec une régularité d’horloge. Rien de bien grave toutefois si cela ne débouche pas sur de graves crises éthyliques.

                  L’alcoolisation des gamins plus jeunes est en revanche un vrai problème.

                  D’accord également pour ne pas tuer l’esprit festif pour des motifs hygiénistes. A cet égard, les apéros géants qui ont réuni quelques milliers de personnes à Rennes puis à Brest avant que l’idée soit reprise ailleurs (Paris en mai) s’inscrivent dans cette recherche de fête et de convivialité. Encore faut-il éviter les débordements et, sur ce plan, force est de reconnaître que l’équation n’est pas simple à résoudre pour les autorités.


                • Yohan Yohan 30 avril 2010 13:28

                  Salut Fergus.
                  Bah, à chaque époque, ses modes débiles, il faut bien que jeunesse se passe... . mais ce qui me gonfle, c’est qu’on récupère ce qui a de plus convenu chez les américains, les tags, la foule éclair et puis maintenant le shoe tossing. Nos jeunes manqueraient-ils d’imagination ? 


                  • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 14:25

                    Bonjour Yohan,

                    Les tags c’est les mecs de Lascau qui les ont inventé !

                     smiley


                  • Fergus Fergus 30 avril 2010 15:28

                    Salut, Yohan.

                    Il est incontestable que la plupart des modes viennent des Etats-Unis, véhiculées par les films, YouTube ou Dailymotion et le show-biz.

                    Cela dit, nous avons nos bonnes traditions, tels ces Championnats du Monde de Boulou-Poc (sorte de pétanque bretonne à boules asymétriques) et de Lancer de menhir organisés - et généreusement arrosés - chaque année dnas la bonne ville de Guerlesquin (Finistère) !


                  • Yohan Yohan 30 avril 2010 16:51

                    Salut Albatar
                    Plutôt les graphs, alors ! smiley)


                  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 30 avril 2010 16:34

                    Halalala, les beuveries collectives !
                    Oui, c’est vieux comme le monde. On pratiquait déjà l’exercice au Moyen Âge :

                    « Les fêtes populaires offrent tout au long de l’année des distractions, en raison de l’absence de véritables vacances. Elles suivent en cela très largement le calendrier religieux. Elles sont prétexte à danses, ébats et beuveries, après qu’ils ont assisté à la messe. (...) Parmi ces grands moments, la fête des Fous est l’occasion de réjouissances contestataires qui s’attaquent à l’ordre social établi. Liée intimement aux chanoines, la fête a d’abord lieu dans la cathédrale, puis dans le voisinage : elle déborde ainsi dans la rue... »

                    Extrait de « S’amuser au Moyen Âge ». Lien.


                    • Fergus Fergus 30 avril 2010 17:10

                      Bonjour, Peachy, et merci pour cet intéressant lien.

                      Eh oui, les beuveries, parfois spectaculaires dans le cadre des fêtes, qu’elles soient religieuses ou profanes, sont vieilles comme le premier alcool distillé dans ce monde, autrement dit vieilles comme l’antiquité. Pour une bonne raison : l’alcool désinhibe et permet à celui qui le consomme de « se lâcher ».

                      Encore faut-il ne pas aller trop loin, et c’est là que, parfois, le bât blesse. D’où l’intérêt pour les organisateurs d’évènements de faire appel, quand c’est possible, à des modérateurs.


                    • King Al Batar King Al Batar 30 avril 2010 17:04

                      On peut critiquer la Corrida, et être choqé par la violence qui s’en dégage.

                      Les meilleures beuveries que l’on peut faire ca reste quand même les Féria de Dax, de Bayonne et de toutes ses villes du Sud ouest de la France....

                      Faut avoir le foi préparé mais qu’est ce qu’on se marre.

                      Je me souviens, il y a 3 ans, le lendemain d’une soirée de Féria, on est allé se faire un petit resto a midi. Avec mes potes on hesitait à boire du vin. Le plus pochtron d’entre nous (moi en l’occurence) a dit : « il faut soigner le mal par le mal ! ». Le serveur m’a repondu :
                      « Dans la région, on dit il faut savoir caresser le chien qui t’as mordu la veille ».

                      J’ai trouvé l’expression pleine de poésie.

                       smiley

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