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Accueil du site > Actualités > Société > Si je détestais les pauvres, j’adorerais le SMIC

Si je détestais les pauvres, j’adorerais le SMIC

En tant que libertarien je suis opposé à l'intervention de l'état dans l'économie, les contrats ou le marché du travail. Pourtant, si je détestais les pauvres, je ferais probablement une exception en soutenant et en célébrant le SMIC, immense créateur de misère.

Si je détestais les pauvres, les gens défavorisés, fragiles, j'aurais toutes les raisons d'aimer le SMIC, de réclamer son augmentation :

 

J'aimerais comment le SMIC exclut les plus fragiles du monde du travail.

En interdisant à un employeur de payer un employé en-deçà d'une certaine limite, le salaire minimum permet de s'assurer qu'aucun de ceux dont la capacité à produire de la richesse n'atteint cette limite ne peut trouver d'emploi. Mieux, chaque augmentation du SMIC augmente le nombre de ceux qui sont dans ce cas, et éloigne un peu plus du seuil fatidique ceux qui en étaient déjà victimes. Quelques années d'indemnités chômage plus tard, c'est la radiation de Pôle Emploi, la fin de « droits », la misère noire. Une mesure qui condamne au chômage des gens qui pourraient travailler, à cause d'une productivité trop faible ? Il y a de quoi réjouir n'importe qui souhaitant nuire aux pauvres.

 

J'apprécierais comment, en empêchant certains de travailler, le SMIC laisse moins de moyens pour ceux qui ne pourraient de toute manière pas le faire.

Il y a encore plus vulnérable que celui qui pourrait travailler mais qui, pour des raisons de santé, sociales ou de formation insuffisante, ne pourra jamais atteindre le seuil fixé par le SMIC. Des gens plus faibles que les faibles, plus fragiles que les fragiles. Ce sont par exemple les gens souffrant d'un handicap physique ou mental très lourd, les personnes à la santé particulièrement fragile. Ces gens qui sont par essence dépendants des autres, du bénévolat, de la solidarité privée, de l'argent pris de force par l'état. Or, quand le SMIC exclut du monde du travail certains qui auraient pu subvenir à leur besoin, totalement ou partiellement, il les rend artificiellement tout aussi dépendants, les force à vivre des mêmes ressources. Diminuant ainsi leur disponibilité pour ceux qui en auraient eu besoin dans tous les cas. Nuire à des gens en situation précaire, et ainsi les transformer en nuisance pour encore plus précaire qu'eux : que demander de plus quand on veut s'en prendre aux gens fragiles ?

 

Je me réjouirais aussi du fait que le SMIC pénalise ses « bénéficiaires ».

Pour celui qui déteste les pauvres, le fait que la notion de salaire minimum, imposée dans l'intention d'améliorer le bien-être matériel de ceux qui en bénéficient, nuise à des gens encore plus fragiles qu'eux relève déjà de la douce ironie. Mais la cerise sur le gâteau serait probablement qu'il nuise aussi à ses « bénéficiaires ». Ça tombe bien, c'est le cas.

Le salaire minimum n'augmente pas miraculeusement la productivité du salarié. Donc si sa rémunération augmente, quelqu'un doit payer pour cette augmentation. Or dans une économie où la concurrence, notamment internationale, fait rage pour le plus grand bien de chacun d'entre nous (qui sommes tous des consommateurs), il est difficile de faire payer le client, qui risquerait fort d'aller voir ailleurs. De même, il est presque impossible de diminuer les rémunérations des autres employés jusqu'ici mieux payés, car ils risqueraient fort d'aller chercher des cieux plus favorables, où leurs compétences seraient davantage récompensées. Qui paye alors ? Le « bénéficiaire », évidemment. Bien sûr il ne paie pas en monnaie. Mais ce qu'il gagne en argent, il le perd en sécurité de son emploi. Car si certaines entreprises arrivent à rogner sur les coûts pour faire face à une augmentation arbitraire du SMIC, toutes ne le peuvent pas, et certaines ferment donc, que ça soit immédiatement si elles deviennent plus chères que leurs concurrentes, ou un peu plus tard si elles ont dû freiner leurs investissements pour maintenir leurs prix. D'autres entreprises délocalisent ou s'automatisent davantage, car augmenter artificiellement les salaires accentue la rentabilité de ces procédés ! C'est donc bien le salarié qui paie pour son salaire augmenté ! Bonheur ! Mieux, il perd davantage en sécurité que ce qu'il gagne en rémunération, car la possibilité même que le SMIC augmente du jour au lendemain représente un risque pour le patron qui souhaiterait embaucher, réduisant son intérêt à le faire, ce qui diminue mécaniquement les perspectives de retour à l'emploi pour un employé qui se retrouverait momentanément sur le carreau.

Alors bien sûr le Smicard n'est pas aussi pauvre ni aussi fragile que ceux qui étaient mentionnés jusque là, et en ce sens lui pourrir la vie pourrait sembler moins jubilatoire. Mais je suis persuadé que, si je prenais plaisir à voir les pauvres lutter, je saurais apprécier à sa juste valeur l'idée que ça soit pour aider les bas salaires, pour leur bien, qu'on prend ces mesures qui leur sont nuisibles.

 

J'applaudirais l'impact du SMIC sur le pouvoir d'achat et le confort de vie.

En augmentant le coût de la production, l'existence d'un salaire minimum fait monter certains prix, ou disparaître certaines entreprises au profit de leurs concurrents. Nuisant ainsi à tous ceux n'allaient pas les voir lorsqu'ils avaient encore le choix. Bien sûr les pauvres ne sont pas les seuls à être concernés. Mais qui souffre le plus d'une baisse de son pouvoir d'achat ? Celui qui a déjà à peine de quoi vivre ? Ou celui qui n'aura qu'à se priver d'un plaisir quelconque ou d'un autre ? Si je détestais les pauvres je serais probablement très sensible à l'esthétique de cette conséquence du salaire minimum, cette baisse de pouvoir d'achat infligeant des dégâts d'autant plus grands que la personne est déjà en difficulté !

Bien sûr il y a d'autres éléments qui me permettraient de fêter le SMIC si je détestais les pauvres. Par exemple sa capacité à handicaper les petits entrepreneurs en favorisant les grands groupes, qui peuvent délocaliser ou financer plus facilement leur automatisation. Ou encore l'idée qu'en créant du chômage, le salaire minimum diminue les cotisations retraite, rapprochant le jour où l'état ne pourra plus payer les pensions, et où les vieux qui n'auront pas épargné se retrouveront sans ressource. Mais j'arrête là.

 

Je ne déteste pas les pauvres, j'aimerais qu'on revienne sur le SMIC.

J'arrête là parce que non, je ne déteste pas les pauvres, et que cette liste qui m'aurait rendu joyeux si c'était le cas me rend en réalité infiniment triste.

J'invite les partisans du Darwinisme social ou d'une amplification des inégalités à rejoindre la lutte des différents partis et syndicats militant en permanence pour une augmentation du salaire minimum. A rejoindre tous ceux qui, aveuglés par leurs bonnes intentions, ne se rendent pas compte des nuisances qu'ils causent dans le monde réel. Pendant ce temps, ceux qui pensent que la « justice sociale » c'est avant tout ne pas enfoncer davantage celui qui est déjà dans la difficulté, devraient plutôt prendre le chemin inverse : moins d'intervention, moins d'exclusion par la force de la réglementation, ce sont plus de dignité et de moyens pour les plus fragiles. En plus de réfléchir à ce que nous pouvons faire pour eux, il semble urgent d'arrêter ce que nous faisons déjà contre eux.


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51 réactions à cet article    


  • Aristide 20 mai 2015 19:16

    Un discours d’un libéral extrémiste dissimulé derrière une crasse prétention et une fausse défense des pauvres. Le SMIC serait donc la cause du chomage, de l’augmentation des prix, ... enfin tous les défauts, même celui d’appauvrir les pauvres.


    A pleurer de voir une analyse si faible sur la protection du travail, le salaire minimum, ... 

    • Pere Plexe Pere Plexe 20 mai 2015 21:48

      @Aristide
      C’est bien connu que le SMIC créer la misère.
      Comme le salaire créer le chômage...
      Le temps béni de l’esclavage revient !


    • Pere Plexe Pere Plexe 20 mai 2015 19:51

      Si j’étais libertarien je serait sans doute contre le CDI mais aussi contre toute forme de contrat de travail synonyme d’ingérence inadmissible de l’état dans les petites affaires des gentils patrons...
      Dans ces conditions évoquer des contraintes salariales ou de temps de travail n’a pas de sens.
      .
      C’est pourquoi je ne serais jamais libertarien et que j’execre ces types !


      • julius 1ER 21 mai 2015 16:55

        @Pere Plexe
        en général ce genre d’individu« les libertariens » le sont parceque... ils sont du côté du manche pas du côté de la cognée !!!!

        c’est comme ceux qui aimeraient vivre au temps béni des rois, ils pensent qu’ils seraient du côté des aristos pas du côté des pouilleux et des gueux .... c’est évident .

      • egos 20 mai 2015 19:55

        si j’aimais les pauvres(la pauvreté), la précarité sociale, sanitaire, 

        culturelle, la promiscuité qu’engendre cette condition, ses cortèges de misère, la violence qu’elle génère, l’abaissement et la relégation des êtres au stade de quantité, multitudes, insignifiance

        je rédigerai un article intitulé si je détestais les pauvres

        ne serait ce que pour me donner une apparence de conscience

        • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 20 mai 2015 20:18

          Excusez-moi, mais moi, je n’ai rien compris.
          Exemple :
          "En interdisant à un employeur de payer un employé en-deçà d’une certaine limite, le salaire minimum permet de s’assurer qu’aucun de ceux dont la capacité à produire de la richesse n’atteint cette limite ne peut trouver d’emploi"
          Vous voulez nous rendre fous ou quoi ?
          Je veux bien admettre que vous ayez quelque chose à exprimer, mais encore faudrait-il le formuler d’un façon compréhensible, afin que nous nous fassions une idée de la valeur de vos affirmations, qui, désargumentées de la sorte, ressemblent fort à de grossières provocations.
          Ce qu’elles resteront, en ce qui me concerne, jusqu’à publication de quelque chose qui tienne la route.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 mai 2015 20:38

            @Emmanuel Aguéra
            Les Libertariens sont contre toutes les contraintes de l’ Etat et contre toute solidarité nationale organisée : pas de droit du travail, pas d’impôts, pas de services publics, pas de retraites par répartition, pas de sécurité sociale etc. Démerdez-vous !


            Le Bangladesh for ever !

            Ils se sentent le vent en poupe, à cause de la fin des Etats Nations qui se profile avec les euro-régions et plus de fédéralisme européen.
            Et aussi, parce que le libéralisme européen veut en finir avec les Etats providence.

            Le seul intérêt qu’ils présentent c’est qu’ils sont contre la guerre et contre le Patriot Act.

          • Spartacus Spartacus 20 mai 2015 22:33

            @Fifi Brind_acier

            Jolie formule de novlangue la « solidarité organisée » pour ne pas dire « impôt contraint ». 

            La différence entre la "solidarité organisée et la solidarité volontaire, c’est que l’une est un viol l’autre est l’amour.

            Pour info le Bengladesh a été libéralisé du socialisme et du communisme en 1990. Depuis le PIB et le niveau de vie augmente de 5% par an. 
            D’une société d’agriculteurs qui crevaient de faim à la merci des cyclones, la vil industrie capitaliste permet à chacun de se nourrir et la famine a disparue.

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 mai 2015 07:46

            @Spartacus
            « Echangeons emplois industriels en France contre conteneurs de merdouilles à obsolescence programmée pas chères... »


          • Buzzcocks 21 mai 2015 10:40

            @Spartacus
            Le capitalisme empêche donc les cyclones de se former mais visiblement pas les hangars de s’écrouler sur la tête des ouvriers.


          • Buzzcocks 21 mai 2015 11:21

            @Spartacus
            Un cyclone, ça détruit du capital, c’est donc super pour la croissance... comme pour la nouvelle orleans, le fait de reconstruire la ville rasée, ça donne du boulot et ça booste le PIB. Donc vive les cyclones et les typhons.


          • Spartacus Spartacus 21 mai 2015 12:57

            @Buzzcocks
            Ca booste le PIB mais ne crée pas la richesse car le capital détruit est toujours une perte sèche.


            Quand le capitaliste arrive et achète des produits, le capitaliste dispose de produits et le producteur d’argent. La richesse est créé.
            Si il y a un cyclone. La production est détruite. Le travail pour le producteur est perdu et le capitaliste n’a pas de produits.
            C’est donc une destruction de richesse......C’est le paradoxe du PIB qui n’est qu’un agrégat mais pas une mesure de richesse, ni de niveau de vie.



          • Robert GIL Robert GIL 21 mai 2015 15:07

            @Spartacus
            la société « Solaire direct » maitre d’ouvrage, prenne en sous-traitance une entreprise hongroise, Olp Tech elle-même sous-traitante d’une entreprise allemande Krinner, ce qui aboutit à ce que 31 ouvriers hongrois « détachés » y travaillaient à des prix défiant toute concurrence. Leur “rémunération” reposait sur une base quotidienne de 8 heures pour une durée effective de travail de 11 h 30, 6 jours sur 7 soit un salaire de 2,22 € par heure effectuée.
            voir :
            EN FRANCE ON TRAVAILLE POUR 2,22 EUROS DE L’HEURE !


          • Robert GIL Robert GIL 21 mai 2015 15:10

            @Spartacus

            On ne peut pas continuer à dire que si les gens sont pauvres c’est qu’ils sont paresseux : non la pauvreté n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’une politique ! On ne peut pas dire que si les politiques gouvernementales ne fonctionnent pas c’est la faute de la population qui ne travaille pas assez : non, là encore ce sont de mauvais choix politiques qui privilégient le capital au travail.

            Le thème de l’assistanat, est une mise en scène qui permet de cacher la violence économique du système capitaliste. Cela évite de débattre sur le choix de société que l’on veut. Il leur faut donc détruire tout ce qui fonde une nation. La famille, comme le code du travail ou le système social. L’assistanat n’est réel que pour les banquiers, les rentiers et les actionnaires !

            .

            voir : TRAVAIL, FAMILLE, PATRIE…et petits mensonges


          • Spartacus Spartacus 21 mai 2015 16:37

            @Robert GIL
            Tien y’a un gauchiste qui fait dire aux autres ce qu’ils n’ont pas dit.....


            Ce serait tellement simple si les libéraux avaient un chapeau un gros cigare et trempaient des pauvres dans leur café chaque matin...

            Sauf que chaque matin, ils offrent des emplois, prennent des risques pour les autres avec leur propre argent...Quelle « violence » capitaliste !
            Et les gauchistes qui ont la main collée dans leur poche, vocifèrent sur ce monde cruel. 

            C’est certain qu’en attendant bouche bée qu’on les nourrissent, c’est un choix de société. Choisir la soumission ou la servitude ça rapporte effectivement moins que le risque, et l’aventure capitalistique...

          • Robert GIL Robert GIL 21 mai 2015 16:46

            @Spartacus
            y prennent des risques avec nos impots ! Si on arrete les subventions le secteur privé se casse la gueule, le secteur privé dans notre pays capitaliste ou le liberalisme fait laa loi coute plus chers aux français que le secteur public ! Arretes ta propagande !
            .
            voir : BUDGET DE L’ÉTAT : 280 milliards d’euros . CADEAUX AUX ENTREPRISES : 230 milliards d’euros !


          • mmbbb 21 mai 2015 20:40

            @Robert GIL 280 -230 egal 50 milliards donc il ne resterait plus que 50 milliards pour l’ecole l’armee la justice ect ect Vous devriez consulter le budget de la France sur le site du ministere des finances qui a la norme ISO dont les comptes sont certifies Les chiffres avances sont completement farfelus Le probleme des pauvres ( j’ai eu une âpre discussion a ce sujet l’annee derniere ou un intervenant dont le pseudo commence par guer ... qualifiait mes propos de consternant etc ) et que ceux ci font des mioches en surnombre et sont incapables d’assumer l’education a leurs rejetons et s’en remettent a la societe. Je suis un liberal qui s’entend ainsi : il faut assumer ses actes et eviter de toujours s’en remettre aux autres De surcroit nous avons la genial idee d’accueillir la misere du monde et de laisser partir ces emigres qui ne font pas la une des medias et apportent la richesse a leur pays hote


          • foufouille foufouille 22 mai 2015 09:17

            @mmbbb
            si tu te fais écraser par un chauffard, tu devras donc crever = assumme tes actes.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 mai 2015 20:46

            Aux USA, grâce aux néos cons démocrates de la Maison Blanche, 80% de la population est pauvre ou en passe de le devenir.


            Avec les Libertariens républicains, je vous dis pas comme les bidonvilles vont fleurir, en plus de ceux existent déjà : « photo de bidonvilles à Détroit ».

            Les inégalités de répartition de la richesse aux USA est bien pire que ce que les Américains eux mêmes imaginent ! Voir un pays comme la France dont le modèle social assure la répartition de la richesse nationale leur file des boutons.

            • Pere Plexe Pere Plexe 20 mai 2015 21:51

              ...cette répartition à la française reste pourtant très inégalitaire !


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 mai 2015 07:48

              @Pere Plexe
              C’est encore beaucoup trop, de leur point de vue... !
              Attali « Débrouillez-vous ! »


            • rocla+ rocla+ 20 mai 2015 20:51

              exact Fifine , d’ ailleurs mon papa c’ est Napoléon Bonaparte .


              • Pere Plexe Pere Plexe 20 mai 2015 21:54

                @rocla+ Roi de Rhum !


              • Gemini Gemini 20 mai 2015 21:57

                Amusant.

                Supposons donc que l’auteur ait raison. Plus de SMIC. Supposons que je fais partie de ces loqueteux pas assez productifs. Donc, il semble normal, selon cet auteur, que je puisse travailler pour un gentil patron qui me paiera, disons, allez, soyons fous, 280 € par mois, pour un travail à temps plein bien entendu. Un temps plein, bien sûr, sans le vilain méchant état pour réguler, donc allez, restons modeste et un peu fainéant, seulement 70 heures par semaine.

                Ah, tiens, ce n’est pas si irréaliste que cela, c’est simplement un job à 1€ de l’heure tel que cela se pratique chez notre modèle Allemand.

                Supposons également, bien entendu, qu’un chômeur étant un glandeur et un assisté, il n’a bien entendu aucun revenu dans le merveilleux monde des libéraux.

                Au vu du taux de chômage, j’ai donc le choix entre ce bel emploi à 280 €, ou rien, à 0 €. Normal, bien fait pour ma gueule, je n’avais qu’à faire tout pleins d’études pour pouvoir occuper des postes plus « productifs ». Pour le bien de notre démonstration, nous ne parlerons bien entendu pas de ce qui se passerait si effectivement, tout le monde faisait ces super études…

                Donc, dans ce merveilleux monde libéral, moi, honnête et brave petit travailleur, comment pourrais-je vivre avec mes 280 € par mois ?


                • Spartacus Spartacus 20 mai 2015 22:48

                  @Gemini


                  L’emploi est un choix de l’employeur mais aussi de l’employé. Vous avez le droit de refuser le job à 280€ si vous estimez que vous valez mieux. 
                  Libéraliser le travail augmente le nombre d’offre d’emplois. Si l’offre augmente, la demande diminue.

                  En Allemagne plusieurs régions ont moins de 3% de chômeurs et quasi le plein emploi. 

                  L’Allemagne ? Clichés de gauchiste. Les jobs à 1€ sont proposés uniquement dans les PME de moins de 20 personnes et sont complétées par les revenus du chômage et des aides régionales des Landers. 
                  Une caricature répétée 1000 fois ne fait pas une réalité. A Stasbourg, le matin c’est dans le sens France vers l’Allemagne que les frontaliers se déplacent. Pas l’inverse. 

                • Spartacus Spartacus 21 mai 2015 13:01

                  @Fifi Brind_acier
                  « Seuil de pauvreté relative » référence des abrutis gauchistes.....


                  Le taux de pauvreté relative du Bangladesh est plus faible que le taux de pauvreté relative des USA
                  C’est dire si vos références sont connes !

                  Le plus pauvre des américain est plus riche que 95% des benghalis...

                  Mais allez expliquer cela a des gauchistes ou des souverainistes....

                • Robert GIL Robert GIL 21 mai 2015 15:06

                  @Spartacus
                  Le travail ne coûte pas cher, au contraire le travail crée de la richesse, il ne peut coûter, puisqu’au contraire il rapporte. Toutes les fortunes ont été crées par l’exploitation du travail et des travailleurs. Ce qui coûte cher, c’est ce que le capital prend au travail, c’est la rémunération des actionnaires, les dividendes distribués, les stock-options et les parachutes dorés. Sur un produit fini, la partie consacrée aux salaires des travailleurs est en constante diminution. Et que l’on ne nous dise pas que pour produire il faut investir, le commencement n’a jamais été l’argent mais toujours le travail. Si avant de créer quoi que ce soit l’homme préhistorique avait attendu des investisseurs, l’humanité serait morte ! Si pour produire industriellement il faut des machines, très bien, mais ces machines ont-elles-même été fabriquées par du travail ! Et s’il a fallu des matières premières pour les fabriquer, et bien le bois, le fer, l’eau, le gaz ou le pétrole, tout cela est gratuit dans la nature. Et de l’exploitation à la transformation de ces matières premières, c’est du travail, du travail et seulement du travail. L’argent ne crée pas du travail, c’est le contraire !
                  .
                  voir :
                  LA FABLE DU TRAVAIL CHER


                • egos 21 mai 2015 16:15

                  @Spartacus


                  sur ce point précis, corrigeons une erreur récurrente, 

                  le pib équivaut +- au compte d’exploitation d’une entreprise, notion (très synthétique) crée afin d’évaluer les performances économiques d’une nation, les ventiler par secteur d’activité et assoir la politique fiscale *

                  la richesse , tjs mal cernée mais en définitive la question reste ds la plupart des cas éludée, au bilan (actifs, passif, trésorerie, cpte pertes et profits, immi et amortissements ...)


                  * le choix des admin centrales relayé par les partis politiques au pouvoir (Fillon Sarko, Hollande succédant à leurs illustre prédécesseurs semble s’être porté sur une taxation ts azimuts, hormis ceux qui pour des raisons diverses peuvent s’y soustraire

                   position qui peut apparaître également comme un non choix, ns rapprohant du sort réservé aux Grecs en complément d’autres convergences

                  une idée reçue veut que la fiscalité daux Usa soit légère pour les hauts revenus, ce qui est faux,
                  ce pays soufre de certains travers constatés ici, évasion fiscale, prépondérance de la finance etc.

                • Spartacus Spartacus 21 mai 2015 16:46

                  @Robert GIL
                  Ce n’est pas le travail qui crée la richesse....C’est l’échange et seulement l’échange !....


                  Dans nos pays occidentaux qu’importe que le produit ou service réalisé par le travailleur soit vendu ou payé, le salarié sera payé...

                  Opposer salaire et dividendes c’est le raisonnement de l’abrutit gauchiste un peu con qui confond profit et fond de roulement.

                  Les dividendes, eux ne sont existants que dans le cas ou il y a profit. Ils interviennent qu’après le paiement de toutes les charges factures, salaires. 

                  Les dividendes ne sont jamais la balance des salaires car si ils l’étaient les mauvaises années les salaires seraient négatifs.

                • soi même 20 mai 2015 23:21

                  Mon début d’article, il faut affiné la question , en autre la séparation du revenus et de l’activité !


                  • ddacoudre ddacoudre 21 mai 2015 00:22

                    bonjour jean L

                    En tant que libertarien je suis opposé à l’intervention de l’état dans l’économie..../

                    Tu viens d’écrire que tu es opposé à ce que les citoyens s’occupent de leur existence. hier quand le pouvoir était détenu par quelques puissants l’on pouvait comprendre de refuser de se soumettre à leur dictat, aujourd’hui ce dictat ce sont les électeurs inscrits qui le décident. Même si cela fonctionne mal et fini par générer des oligarchies.
                    l’on pourrait travailler gratuitement, alors il n’y aurait pas assez de bras pour produire tout ce dont l’on a envie et il n’y aurait pas assez de matière premières non renouvelable pour les produire.
                    c’est l’argent abondant qui permet de tout s’offrir (sans compliquer le tout avec la malveillance t les profiteurs) De fait la disponibilité des matières premières, par leurs raretés justifient une organisation de distribution inégalitaire, puisque le partage égalitaire est impossible.
                    l’homme n’attache pas d’importance à ce qui est abondant car cela ne lui permet pas de se distinguer, et ce dont il dispose n’acquiert de la valeur que si elle est convoité par un autre.
                    crois-tu vraiment que les hommes sont capables d’initiatives sans un lien de coordination, ne serait-ce que l’appartenance au groupe qui crée de fait, un mimi état organisationnel.
                    crois-tu vraiment que l’individu se préoccuperaient des besoins nutritionnels de la population, pour cela il faut mettre en place des structures et les structures sont toujours aliénantes quand elles deviennent la finalité au lieu d’être l’indicateur de mesure. devenir libertarien nécessite une forte conscience sociale, et puissante capacité philosophique, sinon cela devient le pouvoir du plus fort.
                    http://ddacoudre.over-blog.com/pages/La-rarete-est-une-invention-geniale-7886790.html
                    cordialement.


                    • Ben Schott 21 mai 2015 06:54

                      À quoi ça sert un libertarien ? À rien.


                      • foufouille foufouille 21 mai 2015 08:55

                        tu fais tes études à crédit et tu penses rembourser quand tu charccuteras tes clients ?
                        faut être libertaryen jusqu’au bout.


                        • Nicole Cheverney Nicole CHEVERNEY 21 mai 2015 12:37


                          à l’auteur :

                          «  En plus de réfléchir à ce que nous pouvons faire pour eux, il semble urgent d’arrêter ce que nous faisons déjà contre eux »

                          Et qu’est-ce que vous proposez, vous, comme solution miracle, en dehors du SMIC ?
                          En dehors du Code du Travail ?
                          En dehors des Inspecteurs du Travail ?
                          En dehors d’une syndicalisation du monde ouvrier ?
                          En dehors du respect du Code du Travail ?
                          En dehors de la casse des outils de travail ?
                          En dehors de la « novlangue » insidieuse et vicieuse qui nomme désormais les ouvriers : « variable d’ajustement » ?
                          En dehors des tribunaux des Prud’hommes ?
                          En dehors du droit de grève ?

                          Qu’est-ce que vous préconisez, pour une revalorisation du SMIC ?
                          Que préconisez vous pour combattre la super-inflation qui détruit le pouvoir d’achat des plus défavorisés ?
                          Que préconisez-vous pour instaurer des règles de protection sociales, nouvelles, à la mode libertarienne, alors que nos « droits sociaux » sont piétinés ? Pour le plus grand profit du CAC 40 ?

                          J’attends... Merci.

                           .


                          • Yurf_coco Yurf_coco 21 mai 2015 12:54

                            Ahlalala... toujours pareil avec les libéraux, ils prennent les infos qui les arranges, font une demonstrationette de pseudo-logicisme basé sur « le bon-sens ».


                            Mais vous qui avez écris ce truc... Vous le savez, nous aussi on sait que vous mentez !! Oui vous mentez, par omission tout du moins, mais quelles omissions !! 

                            La plus belle foutaise fut celle-ci : « le salaire minimum permet de s’assurer qu’aucun de ceux dont la capacité à produire de la richesse n’atteint cette limite ne peut trouver d’emploi »

                            PTDRRRRRRRRRRRRRRRRR !!!!

                            Alors d’après ce que vous dites, l’argent du salaire correspond à la richesse produite par le salarié !??!??

                            PTDRRRRRRRRRRRRR !!!!

                            Donc si un salarié rapporte 200 000 euros par an a ses patrons, eux le paie 40 000...
                            Ce 40 000 correspond à quoi ? A la loi de l’offre et la demande sur le marché du travail, c’est tout !

                            Et si tout a coup, pour le métier de ce salarié, on se retrouve avec 200000 mecs en plus sur le marché, le salaire fait quoi ? Bah il diminue au point où seul quelque uns accepteraient le travail, tout dépends de la misère mis en place.

                            Donc la corrélation « Valeur du salaire » - « Valeur de la richesse produite » est juste une bonne blague.

                            Si c’était le cas, les grands patrons des grands groupent gagneraient un salaire normal, avec 5 chiffres seulement, Mme Bettencourt ne gagnerait rien, elle ne travail pas, et au moins 30 voir 40% des bénéfices devraient aller dans la poche des salariés et non pas dans la poche des actionnaires.

                            On est pas dans le monde des bisounours des libéraux, où le travailleur, celui qui mérite gagne. Se serait si beau. La vérité c’est que sans le SMIC, l’économie française aurait pris des sales coups avec les chutes de la bourse, mais grâce à ça, la consommation c’est maintenu, donc les bénéfices ! 

                            Les patrons veulent vendent leur produits, mais ne veulent pas payé leur salarié, c’est ça le problème.

                            Idée pour un prochain sujet : Manquerait plus que vous nous disiez que la valeur d’un produit correspond à son coût de fabrication... Allez y qu’on rigole encore un peu !

                            • Guit'z Guit’z 21 mai 2015 18:17

                              @Yurf_coco

                              J’aime beaucoup votre commentaire...


                            • Norbert 21 mai 2015 14:47

                              Mais si bien sûr ! L’auteur à raison : Chacun peut constater que ce sont les pays dans lesquels il n’y a pas de SMIC où les populations sont les plus riches !!!

                              Auteur, ce qui saute aux yeux, c’est votre aveuglement. L’Histoire tourne, le système que vous défendez (avec naïveté en fait) est en train de crever en entraînant presque tout le monde avec lui.
                              Et si vos « amis » les maîtres capitalistes n’avaient pas compris mieux que vous que LEUR ÉTAT LEUR est indispensable pour sauver LEUR merde de système, nous pourrions nous réjouir. Il faut quand même louer votre bêtise.


                              • Petit Lait 22 mai 2015 13:04

                                @Norbert
                                « Chacun peut constater que ce sont les pays dans lesquels il n’y a pas de SMIC où les populations sont les plus riches !!! » => b’in chacun sait que la population suisse ou singapourienne (entre autre exemple, hein) est largement plus riche que la population française en tous cas... sauf pour les français qui travaillent en suisse... c’est vrai... 


                              • 1871-paris 1871-paris 21 mai 2015 14:58

                                Sophimse complet de A a Z, inutile a lire !

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