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Accueil du site > Actualités > Société > SNCF : le gouvernement fait le choix de la surdité

SNCF : le gouvernement fait le choix de la surdité

Le gouvernement et la direction de la SNCF répandent dans les médias l’idée que la grève actuelle serait un « coup de tonnerre dans un ciel serein », « incompréhensible », car « la négociation dure depuis près de deux ans » et tente désormais d’instrumentaliser le bac. Rien n’est plus faux.

Effectivement, la réforme se prépare depuis plusieurs années et de nombreuses séances de négociations ont eu lieu. Dans toutes ces rencontres, la CGT et Sud-Rail ont largement exprimé leur opposition à la réforme. La CGT a même proposé une réforme alternative, compatible avec le droit européen, dénommée « la voie du service public  ».

 
Plus encore, les cheminots ont déjà mené plusieurs actions « carrés » (non-reconductible) pour marquer leur opposition à la réforme jusqu’à la manifestation du 22 mai qui a réunit plus de 20 000 cheminots (sur 160 000 cheminots et sans appel à la grève c’est énorme). La direction de la SNCF et le gouvernement ont fait le choix de ne pas ouvrir les négociations à ce moment là. Dès lors, il ne restait plus aux cheminots que la grève reconductible pour se faire entendre.
 
Le gouvernement tente d’instrumentaliser les bacheliers et accuse les cheminots d’irresponsabilité en maintenant leur grève durant les épreuves du bac. Pourtant, c’est le gouvernement qui a choisi la date du conflit. C’est en effet le gouvernement qui a choisit de faire débattre la réforme ferroviaire à l’assemblée nationale au moment des épreuves du bac – sachant pertinemment qu’il y’aurait alors conflit social.
 
Et pourtant, plutôt que de commencer le mouvement social, la veille de l’ouverture du débat parlementaire, c'est-à-dire le premier jour du bac, les cheminots ont fait le choix de commencer le conflit social une semaine avant. Ils ont voulu laisser le temps à la négociation avant l’ouverture du débat parlementaire et donc avant le début des épreuves du bac. C’est encore le gouvernement qui a refusé tout report du débat parlementaire, préférant laisser le conflit s’éterniser pendant le bac. On notera par contre que le gouvernement a au contraire reporté le débat parlementaire sur la réforme de la « loi famille » pour ne pas risquer un nouveau conflit avec la droite la plus réactionnaire et conservatrice.
 
Alors qui est illégitime ? 22% des français soutiendraient la grève des cheminots (sondage Harris Interactive du 17/06). Ca ferait toujours 6% de plus que les 16% de français qui font confiance au chef de l’état (Sondage TNS-Sofres du 05/06). Et encore, selon le même sondage, 34% des français connaissent les raisons du conflit à la SNCF. 2/3 des français seraient donc contre un conflit dont ils ne connaissent pas les raisons. On admire le professionnalisme des instituts de sondage.
Au-delà des sondages, faut-il rappeler que ce gouvernement a perdu dans des conditions catastrophiques les deux dernières élections nationales, qu’un parti membre de sa majorité a quitté le gouvernement (EELV) et qu’une centaine de députés de sa propre majorité, qualifiés par la presse de « frondeurs » n’ont pas voté la confiance au gouvernement et cherchent ouvertement à constituer une nouvelle majorité « rose, rouge, vert » en opposition à la politique gouvernementale ? Un gouvernement dont le premier ministre ne représente que 6% des sympathisants de son propre parti (primaire de 2012)….
Et c’est ce gouvernement, totalement délégitimé par les sondages, par les urnes et jusque dans sa propre majorité qui vient dire aux cheminots que leur grève est illégitime ? Mais de qui se moque-t-on ?

Pour connaître les raisons de la grève, vous pouvez lire mon article : "Cheminot, les raisons d'une grève"

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99 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 18 juin 2014 16:44

    Surtout qu’ils ne cèdent pas sinon notre SNCF deviendra totalement privée avec des tarifs de fous...c’est ça l’ouverture à la concurrence... !


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 18 juin 2014 18:42

      Notre article d’hier :
       
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/06/17/sncf-union-europeenne-de-graves-enjeux-ii-50022.html

      SNCF, Union Européenne : de graves enjeux (II)

      Le 17 juin 2014, Le Monde écrit « SNCF : les grévistes manifestent devant l’Assemblée nationale », évoquant le projet de loi de « réforme ferroviaire » dont l’examen commence ce jour à l’Assemblée Nationale. Un projet de loi qui n’est que l’exécution de la stratégie de l’Union Européenne (UE) de privatisation du service public ferroviaire, comme déjà souligné dans nos articles récents « CNRS, emploi, hiérarchies, privatisation... (II) » et « SNCF, Union Européenne : de graves enjeux (I) ». A cette fin, le réseau ferroviaire a été séparé du transport afin de permettre la privatisation de ce dernier et l’accès au réseau des opérateurs privés. Une séparation analogue a été imposée au fret, ouvert progressivement à la concurrence depuis 2003. Ce 17 juin, on trouve dans les grands médias un certain nombre d’articles d’une incroyable partialité, proches de la propagande gouvernementale. Pourtant, la privatisation progressive des services publics français est une triste réalité depuis les années 1980. Et que penser de l’attitude de certains courants de « gauche » qui se prétendent alternatifs, alors que Cécile Duflot déclare sur BFMTV à propos du projet de loi gouvernemental : « ... dans le cadre possible, cette réforme est une bonne réforme » ? Précisément, Cécile Duflot s’était également « distinguée », étant ministre, pour sa défense ouverte de taxes au contenu expropriatoire de fait au détriment des propriétaires de condition modeste comme la Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB). Ce que nous avons rappelé encore récemment dans notre article « Terrains à bâtir, pression fiscale, TFPNB... (I) ». Discours de politiciens à part, une évidence nous semble s’imposer : la France ne pourra en aucun cas préserver son service public ferroviaire sans prendre de réelles distances à l’égard de l’Union Européenne. Il en est de même pour l’ensemble des services publics stratégiques, recherche, éducation, santé... comprises. Mais une telle option de résistance conséquente à la politique de l’UE a été unanimement rejetée par tous les gouvernements français à façade de « droite » comme de « gauche », depuis l’adoption de l’Acte Unique Européen en 1986 sous la présidence européenne du « socialiste » Jacques Delors. Le résultat des dernières élections au Parlement Européen a été, entre autres, la sanction de cette attitude récurrente. Nous poursuivons ici le rappel des mesures et documents de l’Union Européenne imposant la privatisation du service public ferroviaire. La solidarité avec les agents grévistes de la SNCF est très clairement une première urgence. Informer la population l’est également.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/06/17/sncf-union-europeenne-de-graves-enjeux-ii-50022.html  ]


      et pour rappel :


      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/06/15/sncf-union-europeenne-les-enjeux-i-50017.html

      SNCF, Union Européenne : de graves enjeux (I)

      Le 15 juin 2014, Le Monde écrit « La grève SNCF est reconduite lundi, premier jour du bac ». Mais qu’en est-il des enjeux de ce conflit ? Notre article « CNRS, emploi, hiérarchies, privatisation... (II) » rappelle notamment la politique « d’ouverture à la concurrence » et de privatisation des transports ferroviaires mise en place par l’Union Européenne avec la Directive 91/440/CEE du Conseil européen du 29 juillet 1991 dite « relative au développement de chemins de fer communautaires » et complétée par quatre « paquets ferroviaires ». Le projet de loi du gouvernement français sur la «  réforme ferroviaire » n’est qu’une adaptation de la SNCF à cette politique de l’Union Européenne. Il s’agit donc d’une situation qui comporte autant d’enjeux pour les usagers que pour les personnels, et à propos de laquelle l’exposé de la Fédération des Cheminots CGT dément sur les questions essentielles celui du gouvernement. La CGT dénonce une stratégie visant à « préparer la structuration en Sociétés Anonymes », ce qui paraît malheureusement logique dans le cadre de la soumission de longue date des gouvernements français à la stratégie de Bruxelles. De son côté SUD-Rail réclame « l’arrêt du processus de privatisation mené par la direction de la SNCF ». Le véritable grand enjeu est en l’espèce la politique de l’Union Européenne, lourdement sanctionnée sur le plan électoral le 25 mai dernier. On a donc clairement affaire à un conflit sur une question de fond essentielle, avec des implications graves qui concerne l’ensemble des services publics français et de leurs usagers. Nous nous proposons de lui consacrer une série d’articles et de rappeler les pièces les plus significatives de ce dossier.

      [la suite, sur le lienhttp://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/06/15/sncf-union-europeenne-les-enjeux-i-50017.html ]

       
       
      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


    • De ço qui calt ? De ço qui calt ? 18 juin 2014 19:37

      La véritable question est en effet : que peut-on attendre de l’Union Européenne ?

      Et s’il ne peut rien en sortir de bon, autant la quitter.

      Le plus terrible, c’est que l’actuelle politique de l’Union Européenne a été très largement l’oeuvre des « élites » françaises.

      La directive de 1991 sur les chemins de fer correspond au mandat de Jacques Delors en tant que président de la Commission Européenne (1985-94). C’est aussi la période de création de l’Organisation Mondiale du Commerce.

      Merci à « notre gauche »...


    • Usager - administré 19 juin 2014 01:24

      En ce moment même, le gouvernement se livre à une propagande contraire à la réalité. Il cherche à faire croire que tout s’arrange avec quelques amendements à la loi de réforme ferroviaire tendant à rassurer sur le court terme les personnels de la SNCF à propos de leur situation. Mais le véritable problème réside ailleurs.

      Ce dont il s’agit vraiment, c’est de préparer l’application des directives européennes. Pour que l’exécution de ces directives soit possible en France, il suffit que l’Union Européenne et les opérateurs concurrents puissent identifier une ou plusieurs entités juridiques détentrices du réseau et clairement séparées des opérateurs. C’est le cas avec cette loi, qui ne met pas en cause la séparation juridique entre détenteurs du réseau ferroviaire et opérateurs du transport.

      Le reste, c’est de la pub pour tenter d’obtenir la fin de la grève des cheminots.


    • lsga lsga 18 juin 2014 16:47

      Le gouvernement fait le choix d’écraser avec violence cette petite grève nationaliste CAR IL LE PEUT.

       
      Si cette grève était Européenne, aucun bourgeois ne pourrait se permettre de vous prendre de haut.
       
      « Collectivisation européenne des chemins de fer ! »
       
      Voilà ce que devrait être votre revendication. Là, vous allez vous faire écraser et humilier. Pire : le gouvernement fera peut-être semblant de lâcher des fausses concessions (ils ont jusqu’à 2019 pour appliquer la directive européenne) et ainsi conforter vos leaders syndicaux nationalistes. 
       
      Si vous voulez gagner : il faut vous unir à échelle européenne. C’est la seule et unique solution.

      • CN46400 CN46400 18 juin 2014 17:02

        La grève sera européenne lorsque les cheminots européens auront, dans tous les pays, un statut et des revendications équivalentes. En attendant les mieux servis seront ceux qui se battrons le mieux. Ce qui devrait inciter les autres à se bouger à leur tour.


           Si tu as une autre méthode que la grève européenne presse-bouton à proposer n’hésite pas à nous en donner la primeur.....

      • lsga lsga 18 juin 2014 17:14

        Voilà, tu viens d’expliquer toi même comment la défense du Socialisme National est le principal obstacle à l’émergence d’une lutte de classe européenne.

         
        Les syndicats Français sont le principal obstacle à l’émergence d’un Syndicalisme Européen. Il faut abattre la Gauche Nationaliste en France, et donc la CGT, FO, et consort. Franchement, quand je vois tous ces menchevicks des temps modernes, je comprend pourquoi Lénine les a envoyer casser des cailloux en Sibérie. La racaille keynésienne pullule et détourne le prolétariat de la Lutte des Classes. 
         
        Si les syndiqués ne sont pas capables eux-mêmes de se débarrasser de leurs leaders nationalistes, les libéraux s’en chargeront pour eux. C’est d’ailleurs pour cela que je soutiens les libéraux contre les keynésiens. Que vous le vouliez ou non, soit nous battons maintenant pour un Socialisme Européen, soit les libéraux vous lamineront, et l’uniformisation des droits sociaux en Europe, vous l’obtiendrez par l’anéantissement des droits sociaux en Europe. 2019 : voilà la date à laquelle il sera trop tard. 
         
        À partir de là, quand les libéraux auront anéanti les systèmes sociaux nationaux, qu’ils auront tout privatiser, commenceront à émerger des grands trusts européens (cad : 2 ou 3 entreprises ferroviaires pour toute l’Europe). A ce moment là, vers 2025-2030, je ne doute pas que le prolétariat ne se considérera plus comme « français » ou « espagnol », et contrairement à la génération de prolétaire réactionnaire que nous nous coltinons aujourd’hui, ils seront socialistes.


        Mais bon : gardons espoir, peut-être allez vous finir par comprendre que vous ne pouvez QUE PERDRE à l’échelle nationale. 

      • CN46400 CN46400 18 juin 2014 18:23

        Puisque la Cgt, FO et les autres sont des cons nationalistes, on attend le super syndicat international de Isga (sans doute quelque chose entre la Cfdt et la Cftc) qui mènera des grèves européennes.....


         Comme d’autres avant lui, Isga demande la Lune aux patrons pour être sûr qu’il ne lâcheront rien ! Parmi ceux qui ne bougent pas, il y a des quantités de fayots qui disent, comme Isga, que la grève ne vaut rien si elle n’est pas générale, et illimitée, europénenne, mondiale, dure ...etc etc Mais pour savoir cela il faut le monde du travail salarié rouge, mais aussi le jaune. Isga est à des années lumière de cette connaissance.

      • lsga lsga 18 juin 2014 18:44

        écoute : les cheminots viennent de démontrer qu’ils étaient capables de se mobiliser sans la moindre difficulté, y compris pour des revendications spécieuses.

         
        Se synchroniser à échelle Européenne ne représente aucune difficulté. Si ils voulaient faire une grève Européenne, cela ne serait pas plus compliqué pour eux que de faire la grève qu’ils font en ce moment. 
         
        Tu viens toi-même d’expliquer pourquoi ils ne le font pas : les cheminots Français sont ceux en Europe qui ont le statut le plus avantageux. Les cheminots français ne veulent donc pas faire grève pour les cheminots espagnols, ou italien, ni même pour le régime général des retraites en France, non : ils font la grève pour eux.
         
        Résultat : ils vont perdre. Il est absolument IMPOSSIBLE, physiquement, matériellement, qu’une grève à échelle NATIONALE puisse bloquer un décret EUROPÉEN. 
         
        Votre nationalisme minable causera votre perte. 
         
        Si vous voulez empêcher la privatisation de la SNCF, il faut collectiviser le rail EUROPÉEN. Si vous n’êtes pas capable de revendiquer cela, si vous n’êtes pas capables de vous unir à l’échelle européenne pour revendiquer cela, si vous sombrez dans le nationalisme, vous serez écrasés et humiliés sans la moindre difficulté par la bourgeoisie.
         
        PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS : UNISSEZ VOUS !
        ça fait longtemps qu’on a pas entendu ce mot d’ordre là à la CGT. 
        Si vous n’êtes plus communistes, ne vous étonnez pas de vous faire laminés par le Capitalisme. 
         


      • CN46400 CN46400 18 juin 2014 19:52

        Isga, Valls, Hollande et consort, pour entraver la grève, affichent un raisonnement commun. Pour l’un l’Europe interdirait tout progrès social en France, et pour les autres, c’est encore l’Europe qui justifierait le recul qu’ils veulent imposer à la France. Ainsi se donnent la main, en Europe, tous les sociaux démocrates qui refusent d’envisager d’autre attitude que courbée devant les intérêts du capital. 


          Quand au jargon de Isga, il ne saurait abuser tous ceux qui, ne serait-ce qu’un jour, ont participé à une grève dans leur taule. Eux savent que l’union des prolos, avant de pouvoir être internationale doit d’abord s’obtenir au niveau de l’équipe, de la taule, de la corporation etc..etc. Un avantage acquis ici peut être un levier pour le généraliser partout, c’est ainsi que la plupart des conquêtes sociales se sont étendues.

        Pour terminer, je conseillerais à Isga, de voyager un moment dans « la maladie infantile du bolchevisme » de Oulianov ; il y apprendra que pour faire avancer un train il conviens que la locomotive reste accrochée aux wagons.... 

      • Onecinikiou 19 juin 2014 08:14

        Je mets au défi Isga, qui se croit en bon sectaire à l’avant garde de la révolution prolétarienne, d’aller servir sa soupe gauchiste à la sortie des dépots et ateliers SNCF : il va se faire lyncher par la foule et les travailleurs à la manière du « jeune rom » !


      • Bergegoviers Bergegoviers 19 juin 2014 08:20

        Collectivisation ?


        La minorité absolue étant l’individu et sa liberté personnelle, toute tentative de collectivisation est logiquement l’oppression totalitaire de la majorité par une minorité d’élitistes ne s’accordant qu’à eux mêmes d’être des individus et punissant des pires tortures ceux qui tenteraient de l’être malgré tout.

        Mais il est clair que toute pensée logique est interdite par le collectivisme et c’est bien pour cela qu’il a systématiquement massacré tous les peuples qu’il a pu, comme tentent actuellement les répugnants syndicats de le faire avec les Français, soumettre à la volonté psychopathe de quelques uns.



      • jako jako 19 juin 2014 08:26

        berge, et la collectivisation des pertes/dettes, elle n’entrave pas ma liberté ?


      • alinea alinea 18 juin 2014 17:05

        Il ne vous aura pas échapper qu’il est plus facile de s’en prendre à ceux qui luttent, j’oserais dire ses frères, même si la fraternité a fait long feu- que de voir les vraies causes et s’en prendre aux vrais responsables !
        Et parmi les râleurs, plein plein de gens qui votent FN, qui sont eurosceptiques !! Il faudrait leur demander comment ils envisagent de sortir de tout ce merdier !!


        • Bergegoviers Bergegoviers 19 juin 2014 08:21

          Le problème ce n’est pourtant, pour une fois, pas l’UE, mais bien les privilèges scandaleux dont prétendent profiter quelques fonctionnaires.


        • rocla+ rocla+ 18 juin 2014 17:09

          Gréviste un métier d’ avenir . 


          J’ connais un gréviste , avant il faisait branleur , il a 
          trouvé sa voie ( de chemin de fer ) il est devenu gréviste .



          • Fergus Fergus 18 juin 2014 17:22

            Bonjour, Capitaine.

            Une blague bien connue des Brestois :

            - Quel métier fait ta maman, mon petit ?

            - Rien, m’sieur, elle est femme au foyer.

            - Et quel métier fait ton papa ?

            - Rien non plus, m’sieur, il est employé à l’Arsenal !

            Pas très gentil pour les employés, civils et militaires, de l’Arsenal de Brest, dont beaucoup bossent durement. Mais la légende à la peau dure, et les Brestois ne se lassent pas de cette blague.

            Désolé, Pingouin, pour le hors-sujet !


          • Pyrathome Pyrathome 19 juin 2014 16:29

            Moi je connais un pauvre couillon la lune, avant il était boulanger et faisait des fournées.....
            Maintenant il noie sa rancœur dans la vinasse et vomi des inepties sur AV.....


          • rocla+ rocla+ 18 juin 2014 17:28

            Bonjour Fergus , 


            Les clichés ont la vie dure …

            Si je  suis si incisif à l’ égard des grévistes c ’est qu’ il existe
            des catégories sociales infiniment moins favorisées que les bouffigues
            qui emmerdent 99 % des Français et qu’ on laisse crever dans leur coin 
            sans que personne ne parle jamais de ces mal lotis . 

            Bien à vous Fergus .

            • CN46400 CN46400 18 juin 2014 18:30

              Rocla, comme les 99%, profite chaque jour, de quantité de facilités, en réglements divers, salaires et autres, qui, tous, ont été arrachés à la bourgeoisie par les luttes des prolos. Et ce même quand il fait le trottoir pour les capitalistes. 


            • rocla+ rocla+ 18 juin 2014 18:56

              Et votre intelligence vous l’ avez arrachée à qui ?


              C ’ est quoi ce langage d’ idiot congénital parlant de bourgeoisie ?

              Le mec qui veut se sortir de sa condition d’ imbécile se prend
              en main et se réalise sans faire chier des millions de voyageurs .

              Le parler des gogols usant de termes d’ il y a 100 ou 150 ans 
              en arrière quand les conditions étaient dure est révolu . 

              On est en 2014 .

              Plus personne met du charbon dans la chaudière . 

              Vous êtes obsolètes et arriérés .

            • rocla+ rocla+ 18 juin 2014 18:58

              Et si le capitalisme vous embête allez chez les INUITS 

              là-bas ils mangent du phoque .

            • lsga lsga 18 juin 2014 19:18

              Le Capitalisme ne les dérange pas. Ils réclament une version paternaliste nationale du Capitalisme. Bien entendu, ce n’est plus possible. Le Capitalisme est devenu mondial et financiarisé, il n’y a pas de retour en arrière possible. 

               
              Seul le Socialisme Européen pourrait permettre de changer la donne, mais ils n’en veulent pas, ils ont peur d’y perdre leurs acquis sociaux nationaux. 

            • CN46400 CN46400 18 juin 2014 19:55

              Ouais, c’est peut-être parceque que tu est trop vieille que t’as moins de clients ?


            • Pingouin094 Pingouin094 20 juin 2014 12:39

              La question que vous devriez vous poser est : pourquoi certaines catégories sociales sont moins « favorisées » que d’autres.

              La catégorie sociale la plus favorisée, c’est d’abord celles du Patronat et des Actionnaires. La raison en est évidente : ils ont le pouvoir, et ils ne s’oublient pas au passage.

              La catégorie sociale intermédiaire, ce sont les salariés de secteur où le syndicalisme est encore fort. La raison en est là aussi simple : les syndicats y forment un contre-pouvoir en mesure de résister partiellement au pouvoir des premiers.
              Ca inclue les cheminots, mais aussi des entreprises privées au syndicalisme historiquement fort. D’expérience, je peux vous dire que les salariés de Veolia ont su défendre leurs conditions de travail. A tel point qu’ils sont contre le passage en régie publique et donc de devenir fonctionnaire de peur d’y perdre en condition de travail.

              La catégorie sociale la moins favorisée, ce sont les salariés précaires ou de secteurs non organisés. C’est compréhensibles, ils n’ont ni pouvoir, ni contre-pouvoir, ils ne peuvent que courber l’échine.

              La conclusion, c’est qu’ils doivent s’organiser.

              Quant à « personne ne parle de ces mal lotis », c’est faux. Je suis syndicaliste CGT, mais je suis également et principalement militant PCF. Et croyez moi, en tant que militant PCF, je ne ménage ni ma peine, ni mon temps (personnel, de loisir) pour ces « mal lotis ».

              Et vous, vous faîtez quoi, rocla+, à part baver sur Internet ?


            • Ruut Ruut 18 juin 2014 18:48

              La privatisation des chemins de fer est une futur hausse d’impôts car ne sera privatisé que ce qui est rentable le reste sera a la charge des citoyens via une augmentation d’impôts (perte des parties rentables donc hausse des coûts.)

              La privatisation est un triple affront envers tous les citoyens.
              1. augmentation des impôts pour payer les services non rentables non privatisables.
              2. perte de services (seules les lignes rentables resteront.)
              3. perte de la qualité et de la sécurité (le profit avant tout)

              Cette grève est parfaitement légitime.


              • Fergus Fergus 18 juin 2014 19:00

                Bonjour, Ruut.

                Le scénario que vous décrivez est très exactement celui qu’ont vécu les Britanniques.


              • rocla+ rocla+ 18 juin 2014 19:02

                Ca fait 100 ans que vous faites grève dans votre système 

                d’ayant-droit on voit le bordel que vous mettez .

                Les Français n’en veulent plus de vos idioties .

                Vive la privatisation , la concurrence , le capitalisme ,
                la liberté d’ entreprendre de circuler .

                A bas les ons .

              • lsga lsga 18 juin 2014 19:20

                La conséquence, on la connait : c’est la création de grands trust continentaux. Bientôt, il n’y aura plus que deux ou trois entreprises de chemins de fer dans toute l’Europe. Elles seront d’autant plus facile à collectiviser. 

                 
                Bien sûr, on peut faire des grèves européennes avant, et passer directement au stade Socialisme Européen sans avoir à passer par la case libéralisme ; mais le prolétariat français ne veut pas : il est nationaliste. 

              • Pyrathome Pyrathome 19 juin 2014 16:23

                Vive la privatisation , la concurrence , le capitalisme ,
                .
                Mais quel abruti cet ivrogne..
                Le roclure veut revenir avant 1937, date de la nationalisation des chemins de fer pour cause de faillite crapuleuse des compagnies privées...
                Les crapules appellent à la crapulerie....et en plus Alzheimer....


              • Ruut Ruut 18 juin 2014 18:50

                Cette grève c’est pour sauver des vies au final.

                Car c’est dans les futurs accidents de trains que nous payeront le véritable coût de la privatisation.


                • Spartacus Spartacus 19 juin 2014 08:24

                  Sauver des vies ? La SNCF est l’entreprise la plus accidentogène d’europe. Vaste fumisterie.


                • jako jako 19 juin 2014 08:33

                  Spartacus, affirmer n’est pas convaincre, vous incluez les suicides dans vos chiffres ?


                • Spartacus Spartacus 19 juin 2014 09:42

                  @Jako

                  Les chiffres sont publics sur Eurostat... C’est sans appel. La SNCF est plus meurtrière que la majorité des autres compagnies Européennes.
                  Voyager avec la SNCF est bien plus dangereux qu’ailleurs. Encore Bretigny cette année.

                  Ces chiffres démontrent sans équivoques possibles que le monopole tue plus que le privé et que le discourt sécurité est une farce bien factice.

                  Exemple ici :  Eurostat 
                  413 accidents ferroviaires Français , contre 107 en Angleterre. (4 Fois plus)
                  126 morts dues au rail en France, 88 en angleterre.
                  2 collisions de trains en France, 0 en Angleterre

                  Le tout sur un trafic passagers de plus de 20% en plus !

                  Cerise sur le gâteau, pour des coûts 30% inférieurs en Angleterre et une charge sur le contribuable proche de 0.

                  http://fr.irefeurope.org/Accidents-de-train-la-SNCF-fait-mieux-que-les-Anglais,a1404


                • Gauche Normale Gauche Normale 19 juin 2014 10:21

                  @Spartacus

                  Curieuse comparaison étant donné que le chemin de fer français est sur la voie de la privatisation depuis belle lurette. En gros vous comparez 2 entreprises qui ne sont plus publiques !

                  Ruut a raison, si la privatisation passe, il y aura plus d’accidents : avec cette grève il s’agit donc de prévenir plutôt que de guérir, car l’accident une fois arrivé coûte toujours plus cher que la prévention. La direction de la SNCF (qui n’a d’yeux que pour le profit et donc pas pour le service public) croit faire des économies en licenciant du personnel chargé d’assurer la sécurité des voies mais une fois l’accident arrivé (ou les accidents) la perte est sèche et pas seulement financièrement ! Il y a des cas où les économies coûtent plus cher que la dépense.

                  Jako vous pose la bonne question : incluez-vous les suicidés sur les voies dans votre nombre de morts ?

                • jako jako 19 juin 2014 10:29

                  Spartacus, je viens de regarder vos chiffres ( de 2007) seuls 18% sont des passagers le reste sont des accidents provoqués par exemple par des traversées de voies imprudentes, accidents du personnel etc et effectivement en France il y a beaucoup de passages de routes, il faudrait aussi connaitre la longueur des voies-ferrées pour comparer deux pays. Les deux champions sont DBahn et Pologne.


                • jako jako 19 juin 2014 10:40

                  J’ai trouvé, réseau en France 32.000km UK 16.000km reste a connaitre la trafic


                • Spartacus Spartacus 19 juin 2014 10:58
                  Gauche normale à chacune de vos interventions vous êtes dans le déni.
                  Vous êtes dans le déni des privilèges des obligés de l’état.

                  Vous poussez vos obsession antilibérale jusqu’à l’aveuglement complet.

                  Vous êtes ici dans le déni des catastrophes plus importantes par la SNCF.
                  Dites aux veuves des victimes de Bretigny que c’est a cause du libéralisme ? Que les quais trop longs c’est le libéralisme. 
                  Dans tous les cas chacun a bien compris qu’aucun individu intouchable de la SNCF ne sera licencié, ni aucun coupable ne sera sanctionné.

                  British Railways a légué aux compagnies privées un réseau profondément dégradé et pratiquement pas électrifié, qui mettaient en péril la sécurité depuis plusieurs décennies. Le redressement a été spectaculaire.

                  Pas besoin d’être grand devin pour comprendre. Les entreprises d’état et en situation de monopole sont plus remplis d’irresponsables que des entreprises privées.
                  Quand vous êtes en concurrence, le marché vous oblige a donner le meilleur de vous même là ou l’état n’oblige qu’a votre présence.

                  Ayons une pensée pour les veuves de Bretigny, si elles veulent se déplacer n’ont pas d’autre choix que de passer par les wagons d’une compagnie qui a assassiné leur maris

                • Gauche Normale Gauche Normale 19 juin 2014 13:20

                  Spartacus, à chacune de vos « interventions » vous êtes dans l’invective où vous croyez détecter en chacun de vos contradicteurs des « privilèges »sans jamais savoir le métier qu’ils pratiquent.

                  Votre obsession du profit vous pousse jusqu’à nier la notion de service public.
                  votre aveuglément vous empêche de voir que la privatisation rampante de la SNCF est une réalité. Elle se plie aux Traités Européens qui exige expressément que soient mis en concurrence les services publics des États membres. Dois-je vous rappeler que nous sommes dans l’UE ? En plus, aucune chance de modifier les Traités, il faudrait l’unanimité des Vingt-Huit ! De ce fait, comparer deux entreprises qui n’ont rien de public pour faire croire que le privé fait ses preuves relève de l’escroquerie.

                  Alors vos sentences larmoyantes du type
                  « Dites aux veuves des victimes de Bretigny que c’est a cause du libéralisme »
                  « Ayons une pensée pour les veuves de Bretigny »
                  vous vous les gardez !
                  Un comble pour quelqu’un qui m’accuse régulièrement de fausse compassion smiley.

                  individu intouchable de la SNCF
                  Pur mensonge. Des intouchables ne reçoivent pas des lettres de menaces, à ce que je sache.
                  En revanche il y a fort à parier que le secret industriel cher aux libéraux protège la direction qui a délaissé la sécurité des voies. Je dénonce ces intouchables !
                  Quant aux trains trop larges ils ont été commandés à la société privée Bombardier et sont dûs au cafouillage SCNF/RFF voulu par les Traités.
                  Quand vous êtes en concurrence, le marché vous oblige a donner le meilleur de vous même
                  Non il oblige tout simplement à... tout faire pour gagner. Pas à assurer un service de qualité. De plus, une privatisation apporte directement une dépense supplémentaire : les dividendes. Sans compter que, quand on est pas tout seul sur un marché on doit « briller » et donc bâtir de jolies tours de verre climatisées dans un quartier d’affaires, financer des campagnes publicitaires pour montrer à quel point on est mieux que les autres... Pour un service aussi important que le ferroviaire, ce n’est clairement pas raisonnable !

                • Spartacus Spartacus 19 juin 2014 14:08

                  Que c’est absurde !

                  Encore dans le déni.
                  Vous connaissez un agent des entreprises publique licencié ? Au pire c’est un placard avec des poignées en or. 
                  Ailleurs c’est sans appel ça marche mieux, les chiffres sont clairs et net.
                  En plus cela ne coûte rien au contribuable. 
                  Encore dans le déni.
                  On voit que vous ne savez pas ce qu’est un client, ni ce qu’est un dividende ou un siège social. Ni le rapport efficacité/prix. Le ferroviaire ne sont que des rails. Il n’y a aucune valeur régalienne a déplacer des gens dans des wagons qui payent leur billet.

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