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Accueil du site > Actualités > Société > SNCF : Pépy veut limiter le « droit de retrait »

SNCF : Pépy veut limiter le « droit de retrait »

Trop souvent des agents du personnel d’exploitation de la SNCF sont, dans le climat d’incivilités et de rejet des règles qui prévaut de nos jours, victimes d’agressions plus ou moins graves. Avec pour conséquence une grève spontanée des collègues dans le cadre du « droit de retrait ». Rien d’illégal dans ce type de réaction. Mais est-ce la bonne solution ?

À cette question, le pédégé de la SNCF, Guillaume Pépy, répond clairement « non ». Mais il n’est pas le seul : les clients de l’entreprise, privés sans le moindre préavis de leur moyen de transport, sont très majoritairement du même avis que le patron de la SNCF, de même que les associations d’usagers des transports. On les comprend : ce type de mouvement, plus que tout autre, est immédiatement synonyme de galère pour les milliers de voyageurs restés à quai et n’ayant pu, faute d’information préalable, envisager de solution alternative pour leur déplacement.

Tel a été le cas le mercredi 22 janvier à la suite de l’agression d’un conducteur en gare d’Ermont (Val d’Oise) par un passager en infraction avec la loi interdisant de fumer dans les trains. Résultat : un violent coup de tête ayant occasionné un choc facial aggravé par une incisive cassée et un compréhensible traumatisme psychologique. Durant près de 24 heures, le trafic de la gare Saint-Lazare a été, au mieux très perturbé, au pire quasiment nul avec 24 voies sur 27 en arrêt total de trafic ! Tout cela au grand dam de dizaines de milliers de voyageurs consternés et de « gilets rouges » compatissants mais impuissants à donner des informations fiables.

Le phénomène n’est pas nouveau, et les cheminots ont de bonnes raisons de marquer ainsi leur colère pour exiger des mesures de protection et pour amener, non seulement la direction de leur entreprise, mais aussi les pouvoirs publics à prendre en compte les risques encourus par les agents d’exploitation dans le cadre de leur activité professionnelle. Que ce soit à la SNCF ou à la RATP, il est désormais avéré qu’un conducteur ou un contrôleur, voire un agent de gare ou de station, ne peut plus espérer faire son métier sans être, tôt ou tard, agressé physiquement – dans les cas extrêmes au couteau ou au cutter ! –, les plus malchanceux d’entre eux l’étant à plusieurs reprises au cours de leur carrière. C’est évidemment inacceptable.

Et ce n’est pas accepté ! D’où l’exercice récurrent du droit de retrait – une disposition légale, inscrite noir sur blanc dans le Code du Travail – lorsque la colère déborde et fait tache d’huile parmi les collègues de la victime. Encore faut-il savoir que ces grèves spontanées sont très largement limitées en nombre par les cheminots, malgré les multiples voies de fait dont ils sont victimes, afin de pénaliser le moins possible les usagers. Mais il arrive un moment où la colère doit s’extérioriser, quelles que soient les conséquences sur le transport des voyageurs. 

S’il est légitime que les cheminots se battent, lors des agressions les plus graves, pour garantir leur sécurité dans le cadre professionnel au même titre que l’ensemble des salariés de notre pays, il est non moins légitime que les voyageurs de la SNCF puissent bénéficier du service qui leur est dû dans le cadre du contrat de transport matérialisé par leur ticket ou leur abonnement. Guillaume Pépy est assurément conscient des deux aspects du problème. C’est la raison pour laquelle il souhaiterait que les mouvements de grève spontanés exercés dans le cadre du droit de retrait soient limités à une heure comme il l’a confié récemment à l’antenne d’Europe 1. Une heure, soit le temps d’organiser, a-t-il confié, une rencontre avec le préfet et de mettre sur pied une conférence de presse commune direction-syndicats afin de sensibiliser l’opinion.

Des discussions ont actuellement lieu à la SNCF pour envisager d’évoluer dans cette direction comme le souhaitent les associations d’usagers des transports. Une évolution qui nécessite en effet un consensus, le pédégé de l’entreprise n’ayant pas le pouvoir d’imposer une telle limitation de l’exercice du droit de retrait. Ces négociations aboutiront-elles ? Ce serait souhaitable pour toutes les parties.

Souhaitable pour les voyageurs, qui verraient s’éloigner le spectre des galères impromptues, souvent à l’origine de grandes difficultés d’organisation familiale ou professionnelle.

Souhaitable également pour les agents d’exploitation qui bénéficieraient sans aucun doute d’un soutien quasi-unanime des usagers, ce qui est loin d’être actuellement le cas lorsque la grève surprise pénalise durant de longues heures des salariés allant au travail ou cherchant à rentrer à leur domicile.

Gageons que la raison l’emportera, la direction étant manifestement à l’écoute de ses agents d’exploitation sur cette épineuse question, et les syndicats mûrs pour accepter une avancée de ce type qui permettrait d’aplanir les relations avec les clients dans des circonstances de ce type. Encore faudra-t-il que des garanties soient données au personnel de la SNCF afin que la médiatisation des agressions et des mesures revendiquées par les représentants syndicaux soit une réalité tangible.

 


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63 réactions à cet article    


  • Croa Croa 5 février 2014 09:26

    Le droit de retrait n’a rien à voir avec le droit de grêve : Il faut un danger immédiat ! Force est de constater que ce droit est utilisé généralement de manière abusive non pas en cas de danger mais après un incident. Ces gens punissent ainsi des usagers innocents, bref c’est un scandale !

    C’est d’autant plus un scandale que par ailleurs le droit de grève (le vrai) est mal utilisé dans cette boite qui semble donc ne pas avoir de vrai problème mais d’imprévisibles sautes d’humeur ! smiley


    • Fergus Fergus 5 février 2014 09:46

      Bonjour, Croa.

      L’utilisation du « droit de retrait » dans de tels cas est effectivement sujette à polémique si l’on se réfère aux termes du Code. Mais cet usage est généralement admis par tous.

      Encore faudrait-il ne pas en abuser, ce qui, il faut également le reconnaître, est assez largement le cas, les cheminots n’exerçant ce « droit de retrait » que dans un nombre très réduit de cas d’agressions, lorsque de faits graves ou lorsque la marmite déborde par accumulation.


    • Algunet 5 février 2014 09:55

      Ben non Fergus le droit de retrait n’est essentiellement admis que par les organisations syndicales, pas par les clients et encore moins par les ceux pris en « otage »...


    • Fergus Fergus 5 février 2014 10:19

      Bonjour, Algunet.

      Il n’y a pas d’« otages » mais des victimes des incivilités et de la délinquance des deux côtés !


    • Suldhrun Suldhrun 5 février 2014 14:29

      Lo bonjour

      OK ..... !


    • Fergus Fergus 6 février 2014 09:10

      Bonjour, Suldhrun.

      Désolé d’avoir oublié de vous saluer.


    • Fergus Fergus 5 février 2014 09:41

      Aux moinsseurs :

      Je regrette non que vous moinssiez, ce qui est votre droit, mais que vous ne donniez pas d’explication sur les points de désaccord.

      Sachez que j’ai fait toutes les manifestations de 1995 contre le plan Juppé au côté d’amis syndicalistes cheminots et que j’ai toujours été intéressé par la question traitée dans l’article.

      Nous en avons parlé, des agents SNCF ou RATP et moi, à différentes reprises jusqu’à un passé récent. Pour aboutir à ce constat : plus le temps passe, plus les grèves surprise sont rejetées, avec à la clé des commentaires de plus en plus durs malgré les circonstances liées à d’insupportables agressions.

      Les agents ont-ils quelque chose à gagner en choisissant ce mode d’action ? Non, à l’évidence, et ils le savent. Mais ils s’enferment dans une logique ancienne sans trop chercher à faire évoluer leur cause différemment.

      Aujourd’hui, Pépy leur propose un soutien plus important dans la saisine des pouvoirs publics et les alertes en direction des médias en échange d’une moindre gêne pour les usagers. Pourquoi ne pas dire banco et jouer cette partition-là, quitte à revenir par la suite aux conditions actuelles du droit de retrait si les engagements ne sont tenus ?

      Je ne dis rien d’autre que cela. « Etre syndiqué, cela ne dispense pas d’être intelligent » disait Coluche dans « Le maître d’école ». Il avait raison, je sais que des camarades syndiqués de la SNCF partagent ce point de vue, parfois en opposition avec des permanents dont les intérêts peuvent être contradictoires.


      • Fergus Fergus 5 février 2014 10:22

        @ Tonimarus.

        Il est évident que les revendications sur les effectifs restent plus que jamais d’une actualité criante. Mais cela ne doit pas empêcher d’aborder le problème posé sous un angle différent des routines observées jusque là, tant par la direction que par les permanents syndicaux.

        Bonne journée.


      • Fergus Fergus 5 février 2014 12:14

        @ Tonimarus.

        La baisse des effectifs de la SNCF est liée à différentes causes que vous connaissez mieux que moi : l’externalisation d’une partie des activités, l’automatisation de certaines taches, la suppression de lignes non rentables et la diminution des effectifs en gare, en partie liée à la multiplication des automates de vent, etc.

        Tout n’a pas été négatif dans cette évolution. Et la suppression de certaines lignes s’est imposée comme une évidence, à l’image de celle qui passe chez moi, à Dinan, et qui vit sans doute ses derniers mois d’activité avec ses trains qui roulent quasiment à vide entre Dol et Saint-Brieuc. En revanche, la suppression d’agents des gares et la diminution des personnels de sécurité se paient au prix fort en termes d’incivilités.

        Ces constats faits, je ne prétend pas ici dire « comment faire », mais affirmer qu’il faut trouver des solutions avant que la situation ne dégénère entre cheminots et usagers. Et pour cela il faut instaurer un dialogue entre les parties. La solution passera peut-être par cette heure d’arrêt de travail ou par autre chose, mais il est urgent que l’on sorte du blocage actuel.


      • Fergus Fergus 5 février 2014 13:54

        @ Tonimarus.

        Je ne sais pas si je m’exprime mal, mais que ce soit dans l’article ou dans les commentaires, nulle part je n’ai parlé d’une loi visant à limiter à 1 heure l’arrêt de travail lié au droit de retrait exercé en cas d’agression. Il s’agirait là d’un accord entre la direction de la SNCF et les syndicats, rien d’autre ! Et si cela ne fonctionne pas, eh bien l’on reste sur les dispositions existantes.


      • Fergus Fergus 5 février 2014 13:59

        @ Tonimarus.

        Je suis sincèrement désolé que vous haussiez le ton en éludant de surcroît la teneur de mes réponses. Que vous soyez plus compétent que moi pour évoquer ce sujet, je n’en doute pas une seconde. Mon rôle en l’occurrence n’est pas de mettre des solutions sur la table, mais de donner un point de vue et surtout de permettre à chacun de s’exprimer, comme vous le faites, en fonction de son expérience ou de sa sensibilité au problème évoqué.


      • Croa Croa 5 février 2014 15:05

        Pour Tonimarus « Contrairement aux idées reçues, la SNCF n’a pas toujours cultivé la « gréviculture ». « De 1969 à 1979, la combativité du mouvement cheminot est en dessous de la moyenne nationale,  »

        Et Alors ? Si les agents de la SNCF ne sont pas foutu de se lancer dans des luttes ordonnées, tant pis pour eux : Qu’ils n’emmerdent pas les gens qui n’y sont pour rien avec des colères irrationnelles. ! ( Avec des grèves normales il n’y aurait rien à redire.)


      • Fergus Fergus 5 février 2014 17:28

        @ Tonimarus.

        Je vous rejoins tout à fait dans la réponse que vous faites à Croa sur la nécessité pour les usagers de comprendre que les grèves exercées dans le cadre du « droit de retrait » visent non seulement à protester contre les agressions dont sont victimes les agents, mais également à demander des moyens pour réduire le plus possible les risques d’agression dont peuvent être victimes non seulement les agents mais également les voyageurs.

        Personnel et clientèle, ce devait être le même combat sur ce thème. Mais il ne peut évidemment en aller ainsi compte tenu de la gêne énorme causée à des dizaines de milliers d’usagers qui habitent toujours plus loin de leur lieu d’emploi et qui passent toujours plus de temps dans les transport, avec un état de stress qui s’est aggravé au fil du temps. D’où la nécessité impérative d’agir autrement.


      • Fergus Fergus 5 février 2014 18:51

        @ Tonimarus.

        En l’occurrence la SNCF s’est sans aucun doute appuyée sur l’illégalité de toute démarche visant à transporter gratuitement les voyageurs, ce qui était le cas, aucun contrôle n’étant effectué à l’entrée du train ou dans celui-ci. Les agents s’exposaient même à des poursuites pénales.


      • Croa Croa 5 février 2014 23:10

        Te fous pas de notre gueule Tonimarus, il ne s’agit pas de revendications mais de réactions à chaud sur des incivilités qui existent forcément vu que le risque ça fait partie de la vie et dont les usagers ne sont nullement responsables. Par ailleurs si à moi il arrivait quelque chose je ne m’en prendrais pas à la terre entière !


      • Fergus Fergus 5 février 2014 23:17

        @ Croa.

        Il n’est quand même pas normal qu’un conducteur de train, de métro ou de bus, de même qu’un contrôleur ou un agent commercial, risque de se faire agresser, le cas échéant gravement, dans l’exercice de son job. C’est pourquoi il faut tout faire, non pour diviser, mais pour unir cheminots et usagers afin de faire pression sur les pouvoirs publics pour limiter des risques d’agression pénalisants pour tous.


      • gruni gruni 5 février 2014 09:57

        Bonjour Fergus


        Croa a raison d’affirmer que le droit de retrait doit s’utiliser avant et pas après. D’ailleurs, médiatisation d’une agression ou non ça continuera quand même et je ne vois pas de bonnes solutions. L’ambiance détestable actuelle n’arrange pas les choses, ce qui n’est pas une raison pour accepter l’agressivité et la violence. Faudra-t-il qu’un jour les contrôleurs soient formés à la self-défense.

        • Fergus Fergus 5 février 2014 10:08

          Bonjour, Gruni.

          Le problème est qu’on ne peut exercer un « droit de retrait » préventif pour un risque d’agression, nul ne sachant s’il y aura agression et, si c’est le cas, quelle en sera la gravité, entre le crachat au visage et le coup de cutter. C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y a jamais de poursuite des agents grévistes dans de tels cas, la jurisprudence leur étant plutôt favorable.

          Des bonnes solutions, il n’y en a effectivement pas, la plupart des mesures de protection ayant déjà été prises, notamment avec la généralisation de caméras embarquées. Mais on ne peut évidemment mettre des policiers ou des agents de sécurité dans tous les trains comme cela existe déjà le soir sur certaines lignes. Les agressions peuvent en effet survenir à tout moment et n’importe où dans l’état de déliquescence actuel de l’esprit civique.

          C’est pourquoi la médiatisation des agressions (ce ne sont pas des « incidents ») doit s’accompagner d’un travail de pédagogie en direction des usagers afin de les amener à être plus solidaires, à refuser les comportements déviants potentiellement dangereux ou sources de conflits. C’est vers cela que devrait, je l’espère, s’orienter le contenu des négociations direction-syndicats à la SNCF.


        • Gasty Gasty 5 février 2014 10:36

          « malgré les multiples voies de fait dont ils sont victimes » C’est effectivement cette raison qui provoque ces droits de retrait, il ne faut pas s’en tenir uniquement au déclencheur ni au usagers.Ce sont des accumulations continuelles qui sont à l’origine de ces droits de retrait.Un raz le bol bien connu des psychologues qui vous diront qu’à un moment ou à un autre, il faut que ça pète.

          Pépi veut maitriser ce phénomène mais ne pourra empêcher l’accumulation du stresse.


        • Fergus Fergus 5 février 2014 10:40

          Bonjour, Gasty.

          Nous sommes d’accord. Pour autant, il ne faut jamais refuser le dialogue, quitte à claquer la porte en cas d’enfumage manifeste.


        • gruni gruni 5 février 2014 11:32

          @tonimarus


          Avant de traiter les gens de tartufes, sachez que le droit de retrait est un droit qui permet à tous les travailleurs de ne pas effectuer une tâche qu’il considère comme trop dangereuse. 

        • gruni gruni 5 février 2014 17:30

          @tonimarus


          J’explique simplement que le droit de retrait permet à un travailleur de refuser une mission s’il considère quelle est trop dangereuse. Dans le cas de ce « droit de retrait » suite à une agression le terme n’est pas approprié, il s’agit plutôt d’un débrayage pour revendiquer plus de sécurité. Donc le droit de retrait est une appréciation suite à une observation. Personne n’a jamais prétendu qu’on pouvait deviner une agression avant de monter dans un train, mais il faut savoir de quoi en parle. 

        • spartacus spartacus 5 février 2014 09:59

          En fait, nous nous trouvons devant une sorte de guerre ouverte par les cheminots contre le reste de la population. Depuis des décennies, la vie quotidienne de millions de Français et en particulier de 10 millions de banlieusards est empoisonnée par des grèves à répétitions qui ont pour résultat que les usagers sont brusquement cloués sur le quai. 


          Il est évident que si le droit de grève est inscrit dans la constitution, le droit de circuler librement est inscrit dans le droit des gens et devrait être très supérieur au droit de grève.

          Une agression, fusse-t-elle inadmissible, n’est pas une raison légitime pour bloquer toute une gare, aux heures de pointe.

          Il est exact de dire que depuis des décennies les cheminots, ont déclaré une véritable guerre au peuple français.

          • Fergus Fergus 5 février 2014 10:32

            Bonjour, Spartacus.

            Il est inexact et choquant de parler de « guerre ouverte » entre les cheminots et les usagers. Bien au contraire, l’écrasante majorité des agents d’exploitation de la SNCF (et cela vaut également pour la RATP) est attachée au service public et au respect des conditions de transport des voyageurs.

            Quant au nombre des grèves, il a diminué de manière spectaculaire depuis 20 ans. En 2007, le nombre de journées-agent perdues pour fait de grève était encore de 2,6. En 2012 (les chiffres de 2013 ne sont pas encore connus), ce nombre a chuté à... 0,56 !


          • spartacus spartacus 5 février 2014 11:01
            Bien entendue Emilie qui venait du Havre tous la matins et travaillait dans des bureaux gare St Lazare n’entre pas dans vos statistiques !

            Elle a perdu son job pour absences répétées, ne peut plus payer le loyer de son appart près de la gare du havre. Elle est tombée en dépression. 

            On l’a retrouvée pendue la semaine dernière !

            En économie l’important est ce qui ne se voit pas !.

            Comment valoriser les emplois perdus par les usagés, les contrats ratés, les coûts supportés, les TPE et PME bouleversées, les avions ratés, les nuits d’hôtel annulées, le pouvoir d’achat des heures perdues dans l’économie, les incitations à délocaliser et tous les effets pervers...

          • zygzornifle zygzornifle 5 février 2014 10:00

            Il faudrait retirer à Pepy son poste ainsi que ses privilèges et qu’il rembourse ses salaires et primes.....


            • zygzornifle zygzornifle 5 février 2014 10:03

              Le jour ou il se prendra une bonne mandale , un bon coup de boule suivi de coup de pieds au sol cela sera salutaire et refera de lui un humain avec tous les inconvénients liés à cette espèce , cela lui refera tourner le cerveau dans le bon sens.....


              • Fergus Fergus 5 février 2014 10:33

                Bonjour, Zygzornifle.

                On peut se faire plaisir en évoquant une agression de ce type sur le pédégé, mais cela ne fait pas avancer les choses, convenons-en !


              • zygzornifle zygzornifle 5 février 2014 16:35

                d’accord mais c’est la seule chose qu’un PDG ait à craindre, pour le reste il est trop bien protégé....


              • Fergus Fergus 5 février 2014 16:44

                @ Zygzornifle.

                Pépy ne craint en effet pas grand’ chose.

                A noter, et c’est un bon point pour lui, que le pédégé de la SNCF est (relativement) modéré sur le plan du salaire. Rappelons que les salaires des entreprises publiques, ou détenues majoritairement par l’Etat, sont plafonnés, depuis l’arrivée du PS au pouvoir, à 450 000 euros par an. Avec 250 000 euros annuels, Pépy est très loin de ce plafond.


              • jaja jaja 5 février 2014 10:07

                @ Fergus : « Encore faudra-t-il que des garanties soient données au personnel de la SNCF... »

                Comme si l’époque était aux garanties données aux cheminots...Comme si Guillaume Pépy dont le but est de mater les syndicats, dont Sud-Rail, et d’entrainer encore plus la SNCF sur la voie de la privatisation et de la suppression de fonctionnaires, était une voix à écouter...
                Limiter le Droit de grève voilà tout ce qu’il veut obtenir !

                Version Sud-Rail de l’agression à Saint-Lazare...
                http://www.sudrailpsl.org/


                • Fergus Fergus 5 février 2014 10:38

                  Bonjour, Jaja.

                  Je suis assez d’accord avec vous, il est peu probable que Pépy accepte des avancées significatives dans le sens des revendications. Mais on peut toujours discuter, quitte à se quitter sur un statu quo qui n’aura pas fait bouger la situation d’un iota. C’est du moins la manière dont je vois le dialogue social.

                  A propos de Sud, j’ai participé à la rédaction des premiers tracts de ce syndicat lors de sa création à la RATP.


                • claude-michel claude-michel 5 février 2014 10:13
                  A 100% pour un « droit de retrait »...La SNCF se meurt comme tant de chose en France en ce moment...(merci l’UE)...Il y a seulement 50 ans notre pays avait encore TOUT pour servir les Français...Aujourd’hui Tout disparait petit à petit..et le plus triste est que la majorité des gens ne le voient pas.. ?

                  • Fergus Fergus 5 février 2014 10:43

                    Bonjour, Claude-Michel.

                    Il n’est question nulle part de retirer ce « droit de retrait » mais de limiter la gêne pour les usagers. Pourquoi un droit de retrait limité à une heure, avec l’accord des organisations syndicales, ne pourrait pas être mis à profit pour faire de la pédagogie dans les gares auprès des voyageurs et les associer aux revendications ? Au lieu de cela, les voyageurs sont de plus en plus braqués, et personne n’a rien à gagner dans cette dégradation des rapports.


                  • claude-michel claude-michel 5 février 2014 10:52

                    Par Fergus ....La société évolue...vers la mal pas vers le bien...alors une heure n’y changera rien même avec de la pédagogie...Qu’ils gardent le droit de retrait et peut être à la longue les gens « là » comprendront la pédagogie et changeront (pas sur d’ailleurs)...enfin il me semble.. !


                  • Fergus Fergus 5 février 2014 11:02

                    @ Claude-Michel.

                    Dans l’état d’exaspération qui augmente de part et d’autre, ne vous étonnez pas, dans ce cas, si l’on assiste un jour à des affrontements dans les gares. On doit pouvoir, je l’espère, trouver des solutions acceptables par toutes les parties.


                  • claude-michel claude-michel 5 février 2014 11:09

                    Par Fergus ...Non..il n’y aura pas d’amélioration bien au contraire..(j’aimerai me tromper)..L’exaspération enfle un peu plus tous les jours (et pas que dans les gares)...donc il y aura explosion hélas... !


                  • Fergus Fergus 5 février 2014 12:02

                    @ Tonimarus.

                    Je ne prends personne pour des « truffes », et surtout pas les cheminots.

                    Si les syndicats ne veulent ou ne peuvent pas trouver un point d’accord avec Pépy sur cette proposition, il ne se passera tout simplement rien et l’on continuera comme avant, Pépy n’ayant aucun moyen légal d’obliger à réduire la durée du droit de retrait.

                    Je dis simplement que, compte tenu des tensions qui ne cessent d’augmenter, il faut mettre toutes les données du problème sur la tableavant d’affirmer qu’aucune avancée n’est possible.


                  • Croa Croa 5 février 2014 15:19

                    « en effet une greve avec obligation de la continuite du service public ne sert presque plus a rien »

                    Reçu 5/5 Tonimarus ! Ce qu’il faut demander à votre direction c’est le rétablissement du droit de grève (avec préavis mais libre) en échange de l’encadrement du droit de retrait (souvent utilisé abusivement.)


                  • Grandloup74 5 février 2014 17:38

                     Je comprend tout à fait la réaction des cheminots. Ils ne sont pas là pour essuyer coups et invectives. La SNCF les oblige à faire respecter les règles de civisme et du transport. S’ils ne le faisaient pas ils se feraient traiter de fainéants, désinvoltes etc sans compter les sanctions. S’ils le font, ils sont sous la menaces de petites frappes qui se permettent de frapper sans risque ( à l’improviste c’est si facile, et de toutes façons le cheminot n’a pas le droit de cogner sous peine de poursuites).
                     La direction et la préfecture pourraient si elle le souhaitaient vraiment mettre en application des mesures coercitives envers ces délinquants. Mais les effectifs de police sont envoyés sur les routes racketter les automobilistes, ça rapporte tellement plus.
                     Et les autres causes de retard ou suppression de trains sont bien plus nombreuses :
                     Manque d’entretien, pannes, effondrement de caténaires, surcharge réseau etc, plus souvent dues à la diminution des effectifs et des moyens. Saboter le rail est une volonté politique pour préparer l’ouverture à la concurrence avide de profit et non de service public ni de sécurité. (Voir l’exemple de l’Angleterre)
                     Il est tellement facile de stigmatiser encore et toujours le personnel et de monter les victimes au travail, contre les victimes usagers. Ceux qui râlent le plus devraient essayer de travailler sous ces menaces permanentes pour comprendre...
                     Je tiens à préciser que je ne suis pas cheminot, que je prends souvent le train et que je suis aussi victimes de retards fréquents dus à toutes autres causes que celles dues au personnel. Tout simplement, j’ouvre les yeux et bien que mécontent, je ne trompe pas de coupables !

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