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Accueil du site > Actualités > Société > Sommes-nous tous des juges Burgaud ?

Sommes-nous tous des juges Burgaud ?

Il y a des humains qui plaident pour l’humanité, des magistrats qui font honneur à la magistrature. Jean-Yves Monfort, président du Tribunal de grande instance de Versailles, est de ceux-là. Interviewé dans L’Express paru aujourd’hui, il ne craint pas de prendre à rebrousse-poil la pensée dominante sur Outreau, le juge Burgaud et la détention provisoire.

Je ne voudrais pas qu’on me reproche de faire des promesses qui n’engageraient, selon la formule consacrée, que ceux qui les reçoivent. Mais sollicité à plusieurs reprises pour intervenir le 8 février et participer à des débats, je crains fort de devoir m’en abstenir, à cause d’une session d’assises dont l’organisation, scandaleusement, n’a pas tenu compte de l’actualité médiatico-judiciaire ! Il me semble que, dans ces conditions, stimulé par mon collègue Montfort, je peux m’autoriser quelques réflexions, qui chasseront les fourmis que j’ai dans l’esprit sur ces sujets que le fil des jours ne rend pas moins brûlants. J’ai d’autant plus la faiblesse de tenir à ce qui me préoccupe que mon estime intellectuelle pour Montfort ne va pas, en l’occurence, jusqu’à accepter l’enseignement général qu’en bonne logique on devrait tirer de ses propos.

En effet, si je l’approuve absolument lorsqu’il dénonce le lynchage dont notre collègue Burgaud a été longtemps victime, et si j’adhère à la thèse des responsabilités partagées dans la gestion du dossier d’Outreau - celles des avocats comprises, je ne partage pas, en revanche, la globalisation qu’il opère et qui consiste à mettre tout dans un même sac, où société et justice seraient enfermées, la seconde n’étant qu’un reflet de la première.

Il y a deux manières de se tromper au sujet de ce cataclysme. Ce n’est pas préjuger que l’étiqueter comme tel : il l’est déjà. Deux manières, donc : l’aveuglement ou la généralisation. La justice n’a rien à se reprocher, ou tous coupables. Dans le premier cas, l’arrogance et l’absence de lucidité qui en est la conséquence disqualifient le corps. Dans le second, noyer la spécificité judiciaire dans la diversité sociale et le désordre moderne revient à l’absoudre. Nous serions tous - et seulement
- le reflet d’une société qui doute. Immédiatement, j’aurais tendance à rétorquer que nous serions plutôt le reflet d’une société qui ne sait plus douter, et qui assène, avec autant de vigueur à chaque fois, des convictions formées dans l’instant, et vite dissipées. Plus profondément, à supposer que notre société doute, le problème est que précisément, dans Outreau comme dans d’autres affaires, la justice a répugné à douter, n’a pas douté. Je ne crois donc pas à la pertinence de cette assimilation, et je crains fort qu’elle n’ait, au contraire, un effet négatif.

En effet, de cette analyse brillante qui , en accablant les citoyens, exonère peu ou prou les magistrats, se dégage un tableau dont le pessimisme est la tonalité principale. Les politiques ne savent pas ce qu’ils veulent, la société est trop soumise à ses émotions, et la commission parlementaire n’aboutira à rien. D’une part, le constat qui est fait me semble excessif dans la noirceur et surtout, s’arrêtant à la pure et sombre contemplation de ce qu’il énonce, il ne peut pas servir d’amorce à l’action. Il la dissuade même, puisqu’il refuse d’identifier des responsabilités particulières et n’est pas loin de déboucher, en définitive, sur une sorte " d’à quoi bonisme" risquant de décourager les élans et de favoriser une lucidité triste.

Cette critique est évidemment sans rapport avec la politique remarquable mise en oeuvre par Montfort à Versailles. Le fait qu’un magistrat de sa qualité, avec un courage qui est trop rare dans notre monde pour qu’on ne le salue pas, s’engage tout de même dans une voie qui n’offre aucune perspective, est révelateur de la morosité d’une institution. Celle-ci n’est plus capable de comprendre que son seul remède devrait être l’action sous l’autorité de chefs exemplaires, eux-mêmes choisis avec soin, et la répudiation de tout ce qui la renvoie à elle-même. Pour ne se consacrer qu’au service public.

Non, nous ne sommes pas tous des juges Burgaud.

D’abord, nous ne savons pas qui il est, ce qu’il a accompli, ce qu’il a manqué. Il s’est si peu expliqué. Attendons le 8 février. Je suis persuadé que la commission, sous la présidence éclairée et équitable d’André Vallini, et l’exemple de Dominique Wiel entraînant peut-être d’autres absences, saura faire de ces moments si attendus un modèle de justice et de démocratie. La réalité décrite et expliquée.

Surtout, tout en sachant qu’il est très à la mode depuis longtemps, de Kennedy à Cohn-Bendit, de s’assumer symboliquement pluriel, je refuse, pour l’instant, cette généralisation facile. Qu’on imagine, dans l’opinion publique, la conséquence d’une telle déclaration ! Est-il bien nécessaire, avec une justice assaillie et fautive au premier degré, de "faire" dans le second ?

Nous ne sommes pas tous des juges Burgaud. Mais le risque existe en chacun de nous de trahir l’image que nous voudrions donner de nous-mêmes grâce à notre pratique.

En face du "comité des erreurs judiciaires" créé par Denis Seznec, j’aimerais créer - pour l’instant, il n’y aurait pas foule ! - une association pour l’honneur judiciaire. Elle ne serait pas contradictoire avec la première, l’intégrerait, mais rappellerait aux magistrats qui auraient tendance à l’oublier qu’ils exercent un grand métier, une belle mission. Qu’ils cessent de s’en excuser.


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22 réactions à cet article    


  • phil44 (---.---.212.61) 3 février 2006 14:47

    C’est bien beau d’accabler un système, en refusant toute responsabilité. Effectivement nous serions tous coupables (nul n’est censé ignorer la loi...et sa non application aussi ?), et tout va pour le mieux, on oublie tout, comme en 2004, pour la meme affaire !

    Et pourtant, on sait (surtout quand on y est melé) que la justice des affaires familiales par exemple, est loin d’etre partiale, que des gens (parents, enfants) en souffrent et meurent par centaines chaque année. Alors meme que des lois sont censées fournir un cadre (résidence alternée...). Et pourtant la « justice toute puissante » du Juge des Affaires Familiales est incontestable, avec des statistiques hallucinantes sur le refus des RAs pour les pères. En appel, il est rare qu’une décision de non-conciliation soit contredite, par respect pour le JAF. Et toute l’institution suit : assistantes sociales etc...Clament haut et fort leur sentiment profond de mères, malgré les lois en vigueur !! Comment donc un tribunal (JAF) peut-il prétendre etre compétent s’il ne respecte jamais les lois définies ?? Pourquoi les auteurs de fausses allégations ne sont jamais poursuivis ?Pourquoi les refus de droits de visite ne sont pas condamnés ? Pourquoi les accusations mensongères de pédophilie ne sont pas condamnées ? Pour en etre victime, tout ce système donne l’impression d’une immense mascarade, ou on vous laisse le loisir de vous défendre à grand frais, pour rien.

    De qui se moque t’on ??


    • nikkolas1 (---.---.208.19) 9 février 2006 20:24

      bjr, vous n’êtes pas le seul a avoir subi les assauts désastreux des jaf essentiellement des femmes qui détestent les hommes et édictent en principe absolu la règle selon laquelle une femme est legitimement à même d’élever les enfants.Pour ma part en résiedence alternée depuis deux ans on, m’a enlevé les enfants car la mere partait ailleurs et se mettait en congé sabbatique, puis apres elle a retravaillé mais on ne m’a pas redonné mes enfants car l’école avait recommencé,bref un volte face on m’a donné les enfants toutes les petites vacances....VOIL0 ET RIEN A DIRE ET A CONTESTER,si seulement il lisaient les contradictions de leur jugements,en effet la première juge a confié les enfants a mon ex car elle avait plus de temps à leur consacrer,et la seconde comme elle a recommmencé a travailler a considére que la qualité prime sur la quantité,en bref on s’arrange comme on veut même si les décisions sont iniques.J es sui écouré de cette justice de femmes ,des avocats et du reste,de la foutaise,de l’argent jeté par les fen$etres. MAIS UN FORT SENTIMENT D’INJUSTICE ;; ;; ;; ;


    • nikkolas1 (---.---.208.19) 9 février 2006 20:26

      descendez de votre piédestal et regardez vos voisins, vous êtes comme eux,soyez humble et simple et humain. votre boulot est difficile le nôtre aussi. VOUS AVEZ UN POUVOIR DISPROPORTIONNE SANS CONTROLE OBJECTIF ; vous êtes dans un cocoon et sûr de vous,c’est grave,remettez vous en cause .


    • nikkolas1 (---.---.208.19) 9 février 2006 20:30

      Et que dire du commentaire l’autre soir à la télé de cette émission sur les magistrats ou relatant les faits d’un magistrat qui se masturbait sous sa robe et dont le supéruieur disait qu’il rendait bien la justice néammoins malgré ses travers !!!!!on rêve et personne ne réagit ,ce con devrait être sanctionné pour ses propos ;; ;;imaginez un citoyen landa commenttant de tels actes,dans le privé il est viré dans le public il reste et il est cautionné !!!!


    • Libre Opinion (---.---.121.21) 11 mars 2006 20:53

      Le Juge Burgaud n’a rien à se reprocher en l’état, sinon sa piètre prestation devant la commission d’enquête parlementaire.

      Le Juge d’instruction n’est pas juge du fond. Sa mission ne consiste pas à trancher de façon à savoir si les faits sont vrais ou faux, si les coupables sont innocents ou les innocents coupables.

      Le Juge d’instruction détermine s’il y a lieu ou non de renvoyer devant la juridiction de jugement les personnes déférées à son autorité dans le cadre de sa saisine déterminée par le procureur de la République en ses réquisitoires ad hoc.

      Le Juge Burgaud n’avait donc pas à déclarer innocents les 13 acquittés d’Outreau. Tout au plus pouvait-il rendre une ordonnance de non-lieu les concernant. A condition qu’aucune charge ne subsiste au dossier de la procédure.

      Or, les charges consistaient en accusations corroborées d’adultes et de mineurs. Ces accusations seront maintenues jusqu’au dixième jour du premier procès d’assises.

      Le Juge Burgaud devait-il torturer les accusateurs, adultes et mineurs, jusqu’à ce qu’ils avouent leurs mensonges ? Sachant que tout inculpé (mis en examen) est libre de mentir ou de se taire.

      Et que l’un des principaux accusés et accusateurs, Thierry Delay, se taisait mordicus jusqu’au revirement fatal, tandis que sa compagne, Myriam Badaoui, racontait tout et le contraire au gré des vents dominants ou sous-jacents .....


    • Libre Opinion (---.---.121.21) 11 mars 2006 21:04

      Certes le juge des affaires familiales a eu son mot à dire au sujet des enfants Delay-Badaoui. Certes, moult justiciables se plaignent des décisions des JAF.

      Dans le cas d’un divorce, le JAF est contraint de faire au moins un mécontent ! Sans parler des enfants ....

      Quant à Outreau, point de divorce mais violences familiales. Dit-on, sous l’emprise de l’alcool, Thierry Delay casse tout dans la baraque et terrorise les enfants de la maisonnée. C’est, par malheur, un cas de figure fréquent sous de multiples cieux tant en France qu’à l’étranger.

      Est-on sûr que les autorités dites compétentes ont pris en temps et en heure, c’est-à-dire suffisamment tôt, les mesures qui s’imposaient pour protéger les enfants Delay-Badaoui de tout traumatisme supplémentaire ?

      Et quelles mesures auraient-elles du être prises ? Sachant que les premiers signalements remontaient à 1995 et la toute première enquête judiciaire à 1999.

      Quatre longues années pendant lesquelles la situation s’est dégradée chez les Delay-Badaoui au détriment de leurs enfants et d’enfants d’autres couples.

      Mais le JAF chargé du dossier Delay-Badaoui avait 600 dossiers à suivre en tout à l’époque ; et, somme toute, du même acabit. Jusqu’à ce que l’horreur éclate au grand jour.

      Alors ....


    • Libre Opinion (---.---.121.21) 11 mars 2006 21:14

      Sans contrôle objectif. JAF ou pas. Tout le problème est là. Les Juges sont laissés à eux-mêmes, inamovibles. Sauf exception, tout erreur ou faute de leur part se soldera par une promotion ou quasiment.

      Le pouvoir régalien que les Juges détiennent leur monte sans nul doute à la tête. Leur pouvoir est tel qu’ils peuvent décider du vrai et du faux en toute souveraineté en ayant l’assurance d’être couverts par leur hiérarchie.

      Quelle ivresse pour l’esprit faible et complexé de pouvoir déclarer vrai ce qui est faux ou faux ce qui est vrai ! D’écarter d’un revers de manche voir d’un seul sourcillement, la preuve à décharge et d’inventer ou de laisser inventer une preuve à charge qui n’existe pas !

      Quelle ivresse et délire de toute puissance que de pouvoir dire que la Terre est carrée et que le Soleil tourne autour d’elle sans que nul ne proteste de peur d’incommoder le tribunal ou la cour ...

      On en est là, parfois. Par malheur pour la Justice, les Institutions, la République, la Société.


    • Qwyzyx (---.---.3.159) 8 avril 2006 10:17

      — -> pour répondre à « Libre opinion »

      Vous n’êtes pas sérieux.

      Quand on met des personnes en prison pour viol et que les examens cliniques des victimes désignées révèlent qu’elles sont toujours vierges...

      Quand les mis en causes ont des alibis qui établissent qu’ils n’ont pas pu être présents au moment des faits dont on les accuse...

      Etc.

      Compte tenu du niveau d’études requis, il semble quand même particulièrement extraordinaire qu’un magistrat n’ait pas relevé ces incohérences que le simple bon sens ou même l’évidence permettent de déceler.

      Les études ou la réussite à un concours exonèrent-elles les gens d’avoir encore du discernement ? C’est ce que vous faîtes croire quand on vous lit.


    • hervé 9 décembre 2007 09:00

      Je suis bien d’accord avec toi mais comment trouver les moyens de trouver à dénoncer cette mascarade. C’est la question que je me pose sans cesse ! Aucune coordinations dans les associations de parents séparées, aucune volonté politique affichée, et des émissions médiatiques qui nous proposes des reportages en forme de contes de fées.Je suis outré de n’être qu’un maillon de cette chaine et de ne pouvoir agir face à cette injustice concernant les décisions du JAF.


    • Kilodesucre (---.---.169.56) 4 février 2006 08:13

      Cet article est un exemple de connerie absolue Rien...le vide absolu La suffisance et l’effort pour « faire dans l’intello » empeche l’auteur de formuler la moindre idee claire


      • Aston (---.---.128.106) 5 février 2006 21:12

        Personne ne vous en voudra de n’avoir rien compris aux propos de ce haut magistrat qui requièrent en effet un peu de subtilité. Inutile par contre de connoter par l’injure votre propre incurie. Je suppose que vous n’avez pas compris non plus ce commentaire ? Le français est en effet une langue difficile.


      • julialix (---.---.198.141) 8 février 2006 02:01

        Loin des polémiques généralistes, j’attend de cette affaire que le juge Burgaud soit sanctionné( et non condamné) pour la manière peu impartiale qu’il a eu de traiter cette affaire. J’attend que les responsabilités de chacun soient définies pour que la justice puisse se réformer.

        Et enfin et surtout qu’un peu de baume, de quelques manières que la justice pourra, qu’un peu de baume soit versé sur ces familles brisées et si longtemps séparées de leurs enfants.


        • Libre Opinion (---.---.121.21) 11 mars 2006 20:38

          Qu’est-ce qui prouve formellement à vos yeux que le Juge Burgaud a traité l’affaire Outreau de « manière peu impartiale » ?

          Le Juge Burgaud a vu sa procédure entérinée par la chambre de l’instruction chargée de contrôler la validité de ses actes juridiques.

          En conséquence, on voit mal comment ce magistrat pourrait être « sanctionné » - donc par le conseil supérieur de la magistrature sur requête du Garde des Sceaux et Ministre de la Justice - sans que le président de la chambre concernée le soit aussi.

          Faut-il rappeler que le Juge Burgaud n’a mis aucun futur acquitté derrière les barreaux, c’est le Juge des Libertés qui s’en est chargé ; le Juge Burgaud n’a renvoyé aucun des 13 acquittés devant la cour d’assises de Saint-Omer - c’est son successeur le Juge Cyril Lacombe qui a signé l’ordonnance ad hoc.

          Si les 13 acquittés se plaignent d’un séjour prolongé en détention provisoire, ils ne doivent s’en prendre qu’au jude des libertés, pas au juge d’instruction.

          Si les mêmes 13 se plaignent de leur renvoi aux assises, ils ne doivent s’en prendre qu’au président de la chambre de l’instruction près la cour d’appel de Douai qui a entériné l’ordonnance ad hoc du Juge Lacombe.

          Peut-être le Juge Burgaud s’est-il montré « peu impartial » ; encore faudrait-il examiner pièce par pièce les 15 tomes et 7.000 cotes du dossier de la procédure pour se faire une idée plus objective de sa responsabilité.

          Merci de votre attention.


        • Qwyzyx (---.---.3.159) 8 avril 2006 10:38

          — -> Réponse à « Libre Opinion »

          A vous lire, on croirait qu’il faut décerner une médaille au juge Burgaud. Et bien sûr, la mort d’une personne incarcérée, la destruction de plusieurs familles, l’anéantissement de l’avenir de plusieurs enfants, c’est la faute à pas de chance. Un impondérable en quelque sorte...

          Vous n’êtes pas sérieux. Vous êtes même dangereux à prôner l’irresponsabilité.

          Quand à révoquer cinquante magistrats pour insuffisance professionnelle, je n’y vois aucun inconvénient s’il s’avérait qu’ils ont tous commis à leur niveau des fautes ou des négligences ayant concourrues à la réalisation de ce fiasco judiciaire.

          Cessez s’il vous plaît de précher contre l’évidence qui ne peut que heurter la sensibilité de tous les justiciables qui s’attendent à voir une Justice plus rigoureuse dans son mode de fonctionnement que dans sa capacité à dévaster la vie des gens.

          Votre plaidoyer pour le juge Burgaud est malheureusement inepte tant les fautes d’appréciation qu’a commis ce dernier sont énormes :

          Quand on met des personnes en prison pour viol et que les examens cliniques des victimes désignées révèlent qu’elles sont toujours vierges...

          Quand les mis en causes ont des alibis qui établissent qu’ils n’ont pas pu être présents au moment des faits dont on les accuse...

          Etc.

          Compte tenu du niveau d’études requis, il semble quand même particulièrement extraordinaire qu’un magistrat n’ait pas relevé ces incohérences que le simple bon sens ou même l’évidence permettent de déceler.

          De plus, quand vous parlez d’un dossier de 15 tonnes, vous finissez de souligner le caractère délirant de cette instruction au regard des contradictions évidentes qu’il contenait.


        • Simon (---.---.81.173) 8 février 2006 18:59

          Je trouve dommage de faire passer Mr Fabrice Burgaud pour le seul responsable de cette enquête judiciaire. Je trouve encore plus lamentable de faire tout un plat sur deux chaînes de télévision. Cet homme n’a pas l’air aussi méchant que lon veux nous le faire croire. Après le fiasco de l’affaire d’Outreaux, je pense qu’il y’a un fiasco de la Justice, l’état et tout ces avocats ou journalistes qui osent parler, ne devraient pas détruire Mr Burgaud car c’est tellement facile de faire croire aux citoyens français que l’Etat et tout partis ont trouvé le coupable.

          Il a fait son travail, laisser le.


          • (---.---.122.11) 9 février 2006 08:45

            Je crois que ce qui compte avant tout es est négligé par les juges c’est le respect des personnes,ainsi qu l’humilité ; Je suis passé dernierement devant des juges pour un divorce et croyez moi je suis dégouté de cette justice, la premiere fois la jaf m’a retiré mes filles que j’avauis en résidence alternée depuis deux ans, car mon ex femme partait pour raisons personnelles dans autre département,et pour cela s’était mis en congé sabbatique, aussitot obtenue la garde elle se remet a travailler,et j’obtiens alors youtes les petites vacances,mais plus mes enfants,le mensonge a payé,c’est ca la justice... Burgaud j’ai pitié pour lui,un gamin sous neuroleptiques,perdu à jamais,à qui on veut faire porter le chapeau,alors que le ver dest dans l"institution. Messieurs et dames magistrats ouvrez les yeux,vous n’êtes rien de plus que nous,votre mort arrivera aussi comme la nôtre,vous êtes humains....sans agressivité soyez humbles


            • VICTIME (---.---.8.220) 6 avril 2006 20:24

              Cher Monsieur, Aujourd’hui, une personne connaissant mes problèmes depuis des années et travaillant au sein du système judiciaire, m’a proposé de faire appel à vous. J’ai décidé donc de me renseigner sur internet sur votre personne. Ce que j’ai lu, m’a vite fait comprendre que vous n’étiez pas la personne apte à m’aider vu votre partialité et votre favoritisme à l’egard de votre sexe. Vous parlez des pères dont les droits ne sont pas respectés, de fausses allégations des abus sexuels, de personnes qui dénoncent sans être poursuivies pénalement... Cher Monsieur, à qui voulez-vous faire avaler tout cela ? Je suis confrontée à ce problème depuis des années et je connais par coeur la réalité dun monde judiciaire. Non seulement le parquet n’instruit pas les affaires concernant les abus sexuels mais encore les juges transmettent la garde de nos enfants aux pédophiles !!! Les mères sont condamnées à la prison avec sursis ou paient leur courage d’avoir osé de dénoncer par la prison ferme comme moi. 10 000 mères qui auraient perdu la garde après avoir dénoncé les abus sexuels intrafamiliaux...Entre 3 et 5% des fausses allégations...Combien d’enfants vivent aujourd’hui avec leurs abuseurs ? Combien de mères crèvent à petit feu sans savoir comment aider leurs enfants, n’ayant plus aucune confiance dans la justice de ce pays ??? Cher Monsieur, ne faites pas de propagande à ce sujet. Les preuves que vous, les magistrats, demandez, il n’y a que le procureur qui puisse les obtenir avec peu d’effort...S’il ne le fait pas c’est qu’il remplit très mal son devoir vis à vis de la société. Je me demande d’ailleurs, qu’est-ce qu’il y a encore de vrai en France...Certainement pas les associations, ni les hommes politiques, ni les médias...Tout le monde veille à son petit train de vie sans s’interesser au crime omniprésent. Mes hommages à votre sexisme


              • VICTIME (---.---.8.220) 6 avril 2006 21:04

                Cher Monsieur, Je vous présente mes excuses. Ce commentaire ne vous était pas adressé. En effet, j’ai confondu l’internaute phil44 avec votre propre identité.


                • VICTIME (---.---.8.220) 6 avril 2006 23:32

                  Ma petite chérie, Cela fait 3 ans que tu habites sous le même toit que ton bourreau malgré les signes médicaux des abus sexuels et tout ce que tu as dit aux services sociaux, à la police au sujet des actes ignobles de ton père. En 3 ans, je ne t’ai vue que 3 fois. Sache, que je n’en suis pas responsable. La mafia judiciaire a préféré étouffer cette affaire pour ne pas remettre en cause le travail de la première juge pour enfants au TGI de Paris, Mme Bernadette DACHKEVITCH qui a refusé de te porter secours et qui nous a contraintes à l’exil. Ce magistrat médiatique a une curieuse méthode d’étouffer les affaires dites délicates et sensibles : faire appel aux experts compromis, marionnettes du système comme M. DUBEC ou M. Réné WULFMANN (abuseur sexuel déjà condamné en matière de moeurs et suspendu d’ailleurs de ses fonctions). M. Yvon TALLEC, président du Parquet des Mineurs au TGI de Paris, sert de « couverture » aux dérapages des juges pour enfants complices de pédophiles. Les Suisses qui nous ont accueillies en nous promettant leur protection ont finalement cédé aux pressions du Ministère de la Justice. Je suis devenue une grande criminelle (mandat d’arrêt international) en essayant de te protèger de ton père ignoble qui te souillait déjà alors que tu n’avais qu’un. A la police de Lausanne tu as dénoncé ton père : « Je ne peux pas retourner à Paris à cause de mon père, parce qu’il a été méchant avec moi...Tu sais il a été méchant avec moi, même quand j’étais bébé...Tu sais il me faisait mal, je pleurais...Il me mettait les doigts dans les fesses et ça faisait très mal...Quand j’étais bébé aussi, mais ça me faisait plus mal quand j’étais plus grande et je pleurais beaucoup...Je voudrais qu’il soit pour toute la vie en prison ». Le maintien de bonnes relations diplomatiques était plus important pour les autorités suisses que la Convention de la Haye. Les lâches nous ont revendues à nos bourreaux...Les magistrats du TGI de Paris et de Nanterre qui ont suivi ton affaire, ont refusé d’admettre la vérité et ont préféré, pour couvrir les incompétences, les connivences malsainees de Mme Dachkevitch, te confier à ton bourreau. Je ne t’ai pas vue depuis juin 2004. On m’a condamnée à 4 mois de prison avec sursis pour avoir essayé de te rencontrer après plus d’un de séparation avec toi...La solidarité de la corporation judiciaire, la mafiosité du système font que je ne vois pas comment à court terme arriver à te mettre à l’abri. Sache ma chérie, que je pense à toi à chaque instant et seule ta sécurité préoccupe mon esprit aujourd’hui. Tu n’imagine pas, combien de personnes haut placées connaissent ta sitation sans réagir. Soit, ils se sentent impuissants soit ils préfèrent ne pas compromettre leur carrière...La bêtise humaine n’a pas de limites. Voltaire a dit : La justice assassine quand elle pardonne aux crimes. Je t’aime, je ne t’oublie pas même si je ne peux pas te le dire en face. On se reverra un jour, quand les grands seigneurs le décideront. Sinon, je risque de finir en prison...Je t’embrasse très fort Constance POULON 8 ans et demi, domiciliée chez ton père pédophile Michel POULON et ta grand-mère au Plessis Robinson (92 - l’école Jean Jaurès).


                  • genet genet 23 janvier 2008 21:35

                    TOUT A FAIT D’ACCORD AVEC VOUS CONCERNANT L’EXPERT PSYCHIATRE DUBEC : Les Editions du Seuil ont d’ailleurs publié en février 2007 un livre de cet auteur, intitulé LE PLAISIR DE TUER.
                    Il est un expert psychiatre national auprès des tribunaux et, en tant que tel, payé par les contribuables. (Il exerce également en libéral au 6 rue de Lesdiguières - 75004 PARIS)
                    Dans ses écrits (retranscrits par la journaliste Chantal de Rudder), il rend légitimes les violences faites aux femmes, et même les viols, au nom de la sacro-sainte nature de la sexualité masculine. Michel Dubec reconnaît une espèce de solidarité de sexe avec le violeur et tueur en série : Guy Georges qu’il a expertisé. Si l’expert dénonce sans ambiguïté les meurtres de ce dernier, il s’identifie à ses viols avec une notoire excitation sexuelle, ce qui est inadmissible déontologiquement, et nous concerne tous.

                     J’attends avec impatience vos échos car nous ne pouvons laisser passer ces propos aussi clairs :

                    << Guy Georges, c’est différent. On peut être avec lui, jusqu’au viol compris. Pour parler sans détour, dans la sexualité masculine, il existe un intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire, pas seulement ses faveurs ; à faire crier la femme, peu importe la nature de ses cris. L’acte de pénétrer est en lui-même agressif. Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas. (…)
                    Oui, c’était possible de s’identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré, mais évite de les soumettre à des conditions
                    trop crapuleuses ou de les terrifier, au point qu’elles ne devinent pas qu’elles vont mourir. Deux d’entre elles ont demandé à Guy Georges d’enfiler un préservatif et il a accédé à leur requête, comme si de rien n’était ! Il ne s’inhibait pas au dernier moment, il était capable de leur faire l’amour quasi normalement. Il y avait éjaculation à l’intérieur du vagin. Guy Georges donne le sentiment que l’acte sexuel était consommé avec complétude. Jusque-là, on peut le comprendre, et même, il nous fait presque rêver, il nous agrippe crûment par nos fantasmes. >>
                    (page 213).

                  • genet genet 23 janvier 2008 21:39
                    JE SUIS ABSOLUMMENT D’ACCORD avec vous concernant dubec ; d’ailleurs les Editions du Seuil ont publié en février 2007 un livre de Michel Dubec, intitulé LE PLAISIR DE TUER.
                    Il est un expert psychiatre national auprès des tribunaux et, en tant que tel, payé par les contribuables.
                    Dans ses écrits (retranscrits par la journaliste Chantal de Rudder), il rend légitimes les violences faites aux femmes, et même les viols, au nom de la sacro-sainte nature de la sexualité masculine. Michel Dubec reconnaît une espèce de solidarité de sexe avec le violeur et tueur en série : Guy Georges qu’il a expertisé. Si l’expert dénonce sans ambiguïté les meurtres de ce dernier, il s’identifie à ses viols avec une notoire excitation sexuelle, ce qui est inadmissible déontologiquement, et nous concerne tous.
                    J’attends avec impatience vos échos car nous ne pouvons laisser passer ces propos aussi clairs :
                    << Guy Georges, c’est différent. On peut être avec lui, jusqu’au viol compris. Pour parler sans détour, dans la sexualité masculine, il existe un intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire, pas seulement ses faveurs ; à faire crier la femme, peu importe la nature de ses cris. L’acte de pénétrer est en lui-même agressif. Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas. (…)
                    Oui, c’était possible de s’identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré, mais évite de les soumettre à des conditions
                    trop crapuleuses ou de les terrifier, au point qu’elles ne devinent pas qu’elles vont mourir. Deux d’entre elles ont demandé à Guy Georges d’enfiler un préservatif et il a accédé à leur requête, comme si de rien n’était ! Il ne s’inhibait pas au dernier moment, il était capable de leur faire l’amour quasi normalement. Il y avait éjaculation à l’intérieur du vagin. Guy Georges donne le sentiment que l’acte sexuel était consommé avec complétude. Jusque-là, on peut le comprendre, et même, il nous fait presque rêver, il nous agrippe crûment par nos fantasmes. >>
                    (page 213).

                  • genet genet 3 octobre 2009 00:09

                    Expert psychiatre auprès des tribunaux, le Dr Michel Dubec a été convoqué devant la Chambre Disciplinaire du Conseil de l’Ordre des Médecins - au 9 rue Borromée, Paris 15ème - toute la journée du mardi 22 septembre 2009 - faisant face à huit plaignants le matin, et deux (trois étant convoqués) l’après-midi.
                    La séance a été publique. Plusieurs autres plaintes ont également été adressées au Conseil de l’Ordre et seront traitées ultérieurement.
                    Michel Dubec est tristement célèbre pour « Le Plaisir de Tuer », complaisant récit autobiographique où il exhibe, entre autres, l’admiration teintée d’envie que lui inspire le tortionnaire-violeur -tueur : Guy Georges ; ce livre a d’ailleurs valu à son auteur une pétition de près de 1350 signataires à son encontre et adressée au Garde des Sceaux.
                    Ce 22 septembre 2009, le Dr Michel Dubec a tenté de répondre de l’accusation de diffamation et d’insultes racistes envers Maurice Joffo (auteur de « Pour Quelques Billes de Plus »). Cet expert a déjà été condamné le 15 février 2008 au TGI de Paris pour insultes et insultes publiques à caractère racial (que vous trouverez en pièce attachée). Ainsi, cette journée fut l’occasion à ce que plusieurs autres plaignants et avocats expriment leurs désaccords envers ce médecin - toujours en exercice et encore aujourd’hui expert psychiatre auprès des Tribunaux et à la Cour de Cassation - qui dans ce même livre déroge à son droit de réserve inhérente à sa profession. La présidente du CO a pu en effet considérer que le secret médical avait été violé. De même, l’avocate du Conseil de l’Ordre des médecins a-t-elle pu estimer que Michel Dubec « n’a pas mesuré la portée et la gravité de ses actes » et de ce fait « discrédité l’ensemble du corps médical », en se livrant dans son livre à des propos indignes, des injures haineuses, et même des considérations ordurières au sujet des personnes qu’il a expertisées dans le cadre de son exercice professionnelle, via sa mission d’expert psychiatre.
                    Parmi les paroles des avocats, on retiendra qu’ils considèrent l’ouvrage de Dubec caractérisé par le « pathos résultant d’une maïeutique accouchant des problèmes intérieurs de Michel Dubec ». Michel Dubec, lui-même « Narcissique au sens le plus vulgaire du terme (…) cabotin spécialisé (…) roi de l’esquive… ». « On vous fait comprendre qu’il serait intouchable, voire que sa notoriété l’autorise à dire n’importe quoi, » gronda- l’un des avocats, estimant que cet expert « règle ses problèmes à travers ses patients » et qu’il serait « une sorte de danger public >>. Enfin, il sera dit dans cette Chambre disciplinaire que Michel Dubec était presque toujours désigné expert pour les procès à grand retentissement « en raison de copinages de palais de justice ».

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