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Accueil du site > Actualités > Société > Souffrance, Suicides Paysans, Premiers résultats de l’enquête (...)

Souffrance, Suicides Paysans, Premiers résultats de l’enquête statistique et sociologique

Voilà c'est fait, les premiers résultats de l'enquête que nous avions mandatée peuvent maintenant être publiés.
C'est un travail de longue haleine puisqu'il a fallu presque 5 ans pour "défricher" et faire émerger ces données.
En voici, une synthèse succincte... 


 
Préambule

 

Tout d'abord il est important de préciser que les données proviennent de sources assez variées et pas seulement d'organismes étatiques. Ce qui permet de bénéficier de différents "angles de vue" et de tendre vers une objectivité très significative dans nos estimations. Notamment nous sommes les premiers à avoir pu, grâce à un travail de fond, intégrer les bases de données des associations qui regroupes des dizaines de milliers d'études au cas par cas de familles en difficultés.Ces données, n'avaient encore jusqu'à ce jour, jamais été explorées.

Aujourd'hui, il n'est personne de sérieux pour contester la pertinence et l'acuité que nous donne les outils statistiques. Il n'est pas un secteur des sciences qui ne les utilise pas :
- Que ce soit les assurances évidement (gestion des risques, actuariat),
 
- La finance (quantifier les fluctuations boursières, modèle de Black-Scholes),
 
- Mais aussi la biologie (biostatistique : indispensable et en pleine explosion aujourd'hui, elle permet de "faire parler" les centaines de milliers de données recueillies par les chercheurs. Son rôle est primordial dans la génomique),
 
- Le marketing (data mining, étude de marché),
 
- La physique statistique (mécanique quantique, mouvement brownien, thermodynamique...),
 
- Le traitement de l'image (Déconvolution:reconstitution d'images nettes à partir d'images floues, cette technique est très utile en imagerie médicale pour permettre de diagnostiquer précaussément dans de bonnes conditions. Elle est aussi utilisée pour retranscrire les images en provenance des sondes spatiales. ),
 
- La politique (enquête d'opinion, sondage),
 
- La sociologie (analyse de donnée),
 
...ect [la liste serait beaucoup trop longue]

Cette puissance de l'outil statistique, nous avons voulu la mettre à profit pour étudier le suicide et la souffrance dans le monde agricole.


 

Première partie

 

Les données que nous avons dû traiter sont de plusieurs types, principalement quantitatives (nombre de familles impactées, d'exploitation en faillite...) et qualitatives (Type de pathologies apparues, types de difficultés rencontrés...).
L'étude ne se limite pas au suicide car celui-ci, bien souvent, n'est qu'une des conséquences tragique de la souffrance. En effet, comme l'a montrée l'école de Palo-Alto les maladies psychiques ne peuvent être séparées d'un contexte car elles y trouvent fréquemment leurs racines.
 
Les pathologies apparues : dépressions (pour certaines liées à l'anomie), violence familiale, accidents du travail, alcoolisme, addiction à d'autres drogues, ont bien entendu été pris en compte. De même que les contraintes économiques : endettement, expropriations ou versement d'un loyer pour rembourser les créanciers (voir l'association "Une famille un toit") , reconversions forcées, personnes vivants très en dessous du seuil de pauvreté...
 
Avant d'aller plus loin, nous devons insister sur un point qu'il est crucial de bien comprendre, car c'est là, que réside toute l'originalité et la fécondité de ce travail de recherche.
 
Vous le savez, la souffrance est une notion relative, subjective : le théorème de Thomas rend compte du fait que les comportements des individus s'expliquent par leur perception de la réalité et non par la réalité elle-même !
 
Or, dans le cas qui nous intéresse, il est absolument indubitable que les familles aient ressenti de la souffrance car c'est d'elles-même, de leur propre volonté, parce qu'elles n'en peuvent plus moralement, financièrement qu'elles font la démarche, dans un dernier élan désespéré, de frapper à la porte des associations d'aides aux agriculteurs.
SOS Paysans, le nom d'une de ces associations reconnues d'utilité publique, plus qu'un long discours, vous donne une indication de la détresse dans laquelle se trouve les agriculteurs qui "échouent" à ses portes.

 

L'étude montre qu'elles le font en dernier recours et repoussent jusqu'au moment ultime (il est souvent déjà très tard) cette solution vécue comme humiliante.

Les témoignages des responsables et bénévoles d'associations, quelles que soit leurs sensibilités (religieux comme laïque), sont unanimes : angoisse, traumatisme, stupeur, état de choc, stress, dépression en corrélation avec des conditions d'existence ressenties par les familles comme instable et précaire...
Les signes cliniques sont tels, qu'il est nécessaire de mettre en place une aide et un suivi psychologique (Approche globale) avant même d'entamer les démarches administratives.

 

Il est à noter que les personnes qui font ce travail crucial d'aide aux familles et qui contribuent ainsi à préserver le "tissu social" le font gratuitement et sans contrepartie. Sans le travail de fourmie de ces bénévoles, les familles n'auraient quasiment aucune chance face à leurs créanciers.
Avant l'émergence de ce type de structure, la grande majorité des exploitations traduites devant le tribunal d'instance étaient mis en liquidation. Aujourd'hui grâce au dévouement et à l'abnégation de ces accompagnateurs anonymes, la situation s'est améliorée.
Néanmoins, bon nombre d'entre elles, continuent malheureusement chaque année à être déchues de leur propriété privée et de leur toit.
 
Il y a en moyenne 25 nouvelles familles qui, chaque année, sont accueillies par les antennes départementales de cette structure. Dans certain département, où l'association est implantée depuis le début des années 80 ou 90, le nombre de nouveaux dossiers tourne plus autour de 60 comme dans le département du Nord, du Pas de Calais, ou du Gard, 50 en Vendée ou dans les Bouches du Rhônes. Dans d'autres département, l'antenne mis en place très récemment ne bénéficie pas encore du "Bouche à oreilles" et ne traite qu'une quinzaine de nouveaux appels par an. 
 
Globalement et c'est paradoxal, la baisse des effectifs agricoles n'a que peu d'incidence sur le nombre de dossiers traités.
C'est environ 2500 familles qui potentiellement rejoindraient l'association chaque année sur toute la France si une antenne existait dans chaque département.

 

Deuxième partie

 

Pour aller plus loin, et mieux se rendre compte de toute l'ampleur du phénomène, nous pouvons en première approche, utiliser un argument heuristique mais qui a le mérite d'être facile à comprendre par le plus grand nombre :
En trente années (1980-2010), si chaque département avait été doté d'une antenne d'accueil pour famille en détresse on peut estimer à environ 30*2500 = 75 000 le nombre de familles potentielles qui auraient été suivies, rien que par cette seule association : Solidarité Paysans
 
Ce chiffre, relativement important, a été le déclencheur de notre volonté d'en savoir plus et de mandater une étude faite par des experts afin de valider ou d'infirmer ce qui au départ n'était qu'une simple conjecture.
Il faut signaler en outre, que d'autres réseaux plus traditionnels aide aussi chaque année des milliers de familles (la MSA, ATD quart monde ;le secours catholique, les CMP...)
Mais quel que soit le circuit utilisé par les familles, dans un cas comme dans l'autre, il faut bien comprendre que ces données ne représentent que la petite partie émergée de l'iceberg... et comme on le sait, 90% de la masse des icebergs se trouve en dessous de la ligne de flottaison et se dérobe à notre vue !
 
En effet, comme nous le disions plus haut, les familles répugnent à faire appel à l'aide, la pudeur et le sentiment de culpabilité paralysent la majorité d'entre elles qui préfèrent essayer de résoudre seules leurs problèmes et souffrent en silence. Pour mieux pouvoir "sonder" et appréhender cette réalité cachée, invisible pour les yeux, nous avons eu recours, non pas à un sonar... mais à la puissance de l'outil statistique et de l'ingénierie mathématique.
 
Les statisticiens, grâce à des techniques non triviales d'échantillonnage, de modélisation judicieuse, de projection, de recoupement et en confrontant leurs données à d'autres sources, arrivent à une estimation de près de 20% des familles d'agriculteur quichaque année, se trouvent en situation de profonde détresse. En effet, ces familles possèdent 80% des symptômes décrits plus haut. 
Chez les éleveurs laitiers, le taux de familles en "détresse psychologique élevée" dépasse même 40% comme le montre l'étude réalisée par la chercheuse Ginette Lafleur.

Si on veut raisonner en terme de nombre, cela veut dire par exemple qu'en 2010, il y a eu environ 120 000 familles dans ce cas, et en 1980 (date à laquelle nous avons fait démarrer notre étude) 240 000 familles. Cela correspond en moyenne à 180 000 familles chaque année depuis les années 80.

 

L'étude montre de plus que dans le domaine qui nous intéresse, la loi du tout ou rien ne prévaut pas : Si 20% des familles sont particulièrement impactées, il ne faut pas en déduire trop hâtivement, que les 80% restant n'ont rien eu, bien au contraire...

Pour bien faire comprendre les choses, on pourrait utiliser le terme plus parlant "d'épicentre". De la même manière que lors de la survenue d'un séisme, les dégâts provoqués sont plus importants en cet endroit qu'ailleurs, mais la zone d'impact quand à elle, s'étend bien au delà.

En terme de coûts humains, si dans la zone des 20% correspondant à l'épicentre, le voyant est rouge, la zone intermédiaire (de 20% jusqu'à 50%) est bel et bien à classer en orange. En effet, aujourd'hui, un agriculteur sur deux est en difficulté.

 

10 000 chefs d'exploitations sont au RSA et on estime à 20 000 autres ceux qui pourraient y prétendre mais n'osent même pas le demander.
Dans au moins 40 000 exploitations agricoles, le revenu agricole par actif est inférieur à un demi SMIC sans autre source de revenu significative (source INRA, 2001,voir page 4)

Par ailleurs, 5000 familles sont déchues chaque année de leur propriété privée par le biais des mises en liquidation.(Signer la pétition)

                   

        Troisième partie : Le Tabou du suicide 


En 1897, Émile Durkheim, le fondateur de l'école française de sociologie, consacra tout un ouvrage "Le Suicide" à l'étude de ce qu'il considérait comme un phénomène social : le taux de suicide est ainsi envisagé en tant qu'indicateur de la morale prévalant dans une société donnée. 

Selon lui, "Le suicide varie en raison inverse du degré d'intégration des groupes sociaux dont fait partie l'individu."

Les chiffres obtenus au cours de notre étude viennent malheureusement confirmer cette thèse puisque plus de 600 agriculteurs par an se suicident, soit presque 2 personnes par jour ! Ce chiffre est plus de trois fois supérieur à la moyenne des autres catégories sociaux professionnelles...

Deplus, on évalue à 8000 le nombre de tentatives chaque année !

Nos chiffres tiennent compte des suicides cachés par les familles (Tabou d'une mort "honteuse", volonté de préserver la réputation contre les rumeurs de faillite, garder le secret vis à vis des assurances vie, etc...)

Ses résultats viennent corroborer ce que certains sociologues pensaient déjà : les difficultés morales ne sont pas toujours directement imputables aux difficultés financières et à l'endettement.

En effet, même dans les cas où économiquement l'exploitation est viable, et la trésorerie saine, des dépressions apparaissent.

La surcharge de travail, les changements brutaux dans les modes de production, l'impossibilité de se projeter dans l'avenir sont des facteurs importants dans l'apparition des maladies psychiques. Ceci explique l'écart que l'on constate entre les indicateurs économiques et les chiffres plus élevés sur la souffrance et les suicides.

Il n'a pas été facile de faire émerger ces données à cause du tabou qui pèse sur le suicide et plus particulièrement sur le suicide agricole. Le suicide fait partie de la face cachée du développement, volontairement cachée !

Il est plus que temps d'exiger un débat sur ces questions et une reconnaissance des familles de victimes par l'état pour qu'un véritable devoir de mémoire puisse avoir lieu. 
 

 

Remerciement :

 

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont participé ou été consultées pour la réalisation de cette étude :

 

-LPED (Laboratoire Population Environnement Développement) Université de Provence

 

- Michèle Salmona, professeur émérite à l’université Paris-X et membre du Centre

d'Anthropologie économique et sociale

 

-Christophe Giraud, Statisticien-économiste de l'INSAE, Maître de conférences à l’Université Paris Descartes et Chercheur au Cerlis

 

- Solidarité Paysans (Association de défense des agriculteurs en difficulté)

 

-MSA (Mutualité Sociale Agricole)

 

-L'APLI (Association des Producteurs de Lait Indépendants)

 

- René Jean, AvocatJuriste docteur en droit, professeur à la faculté d'Aix en provence

 

-Guillaume Zambrano, Avocat, Juriste docteur en droit



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42 réactions à cet article    


  • alinea Alinea 13 août 2012 14:10

    Beaucoup de blabla sur le travail de votre assoce ; pas beaucoup de fond sur le malaise des paysans !
    Où pourrais-je trouver « ce fond » en ce qui concerne le Gard ?


    • arsfp 13 août 2012 19:32

      un lien vers le département du Gard d’une association d’aide

      http://www.solidaritepaysans.org/index.php?rubrique_id=285


      Ainsi qu’une coupure de presse concernant votre département :




    • alinea Alinea 13 août 2012 21:07

      arsfp : merci !


    • lilou 13 août 2012 14:19

      Merci pour cet article intéressant. Les paysans sont nombreux mais sont considérés comme acquis par la droite donc ils n’ont pas besoin de vous courtiser, délaissés par la gauche car il parait impossible de vous courtiser ! En somme, vous êtes abandonnés par les politiques. Il suffisait quelques suicides à France télécom ou à Renault pour que tout les médias en parlent. Les centaines presque mille suicides chez les paysans n’en valent pas la peine d’être aborder, c’est la même ligne de conduite !

      Unissez-vous pour faire une masse électorale capable de faire élire un tel ou un tel, les politiques changeront sans doute d’attitude et vous courtiser comme avec les immigrés illégaux mal logés !


      • entrecote entrecote 14 août 2012 11:54

        Même solidaires, nous ne sommes plus en nombre suffisant pour interesser un parti politique.. les écolos sont beaucoup plus interessants. Leur nombre est illimité et croissant et ils n’ont bien sur aucune responsabilité dans le monde productif !!

        Les politique l’ont bien compris. Leur livrer en responsabiité de la misère ambiante des paysans-boucs émissaires pour éviter de pointer la véritable nature du mal qui ronge nos sociétés (l’argent roi et les dérives du monde capitaliste), c’est entretenir une forme de paix sociale... mais jusqu’à quand ??

         

         

         


      • reprendrelamain reprendrelamain 13 août 2012 14:30

        je ne rappelle pas qui a dit :

        "Notre société et son modèle économique sont tellement malade qu’ils affament et tuent ceux qui nous nourrissent..."

        mais il a tout dit !


        • foufouille foufouille 13 août 2012 14:34

          « 10 000 chefs d’exploitations sont au RSA et on estime à 20 000 autres ceux qui pourraient y prétendre mais n’osent même pas le demander. »
          ca veut pas dire grand chose, vu que beaucoup de chose est mis dans les charges


          • entrecote entrecote 14 août 2012 10:16

            Qu’est ce que vous voulez dire ???


          • Robert GIL ROBERT GIL 13 août 2012 17:20

            Les paysans sont obligés de vivre d’aides et de subventions payées par nos impôts. Et lorsque nous nous rendons aux supermarchés, nous repayons une deuxième fois les produits issus de l’agriculture et de l’élevage. Le système est implacable, il exploite honteusement ceux qui produisent, et vident les poches de ceux qui consomment. Il faut en finir avec la libéralisation agricole et le pillage par les grands groupes capitalistes de l’agroalimentaire et de la grande distribution qui appauvrissent et précarisent les éleveurs, les agriculteurs et les consommateurs....................
            http://2ccr.unblog.fr/2011/10/31/le-probleme-est-dans-le-pre/


            • Antoine Diederick 13 août 2012 19:48

              Francis André

              Il y a peu j’ai exhumé un travail que j’avais sur la littérature paysanne....c’était sur Francis André.

              Il a écrit des texte très émouvants sur la vie et les espoirs du monde paysan.

              Je sais, c’est un peu ringard et n’a plus rien à voir avec les problèmes que rencontre le monde paysan aujourd’hui, mais à l’occasion relisez les textes de cet artiste.

              Ils nous permettent de remettre en place le sens de ce que manger veut dire...

              Bien à vous.


              • Antoine Diederick 13 août 2012 19:49

                « un travail que j’avais fait durant mes études », correction merci.


              • arsfp 13 août 2012 23:11

                Merci pour le lien de Francis André, je ne connaissais pas. 


                C’est bien qu’il puisse y avoir des textes artistiques sur la vie des agriculteurs, qui plus est quand l’artiste est cultivateur lui même...

                Je ne manquerai pas d’en publier quelques uns sur le site de l’association,

                cordialement

                 


              • Antoine Diederick 13 août 2012 19:52

                sorry pour les fôtes, je fais des extras sur Avox et en principe, j’ai la journée dans les jambes....

                Allez, bonne soirée....

                Francis André...oui oui... smiley


                • Antoine Diederick 13 août 2012 19:55

                  euh, je suis pas de gauche, mais un honnête homme se doit d’aimer « les choses vraies »...

                  Etude très intéressante.


                • lebreton 13 août 2012 21:14

                  le suicide d’un paysan est dans la plupart des cas du au fait que son voisin convoite ça terre ,seulement voila c’est motus !! comme dans la mafia !!!! le gros mange le petit !


                  • Cassiopée R 13 août 2012 21:31

                    La souffrance de cette catégorie sociale est hélas désastreuse, et le désespoir que celà engendre. C’est une précarité qui se répands jusqu’aux personnes qui ont des capacités financières futures, mais qui ne croient plus en cet avenir avec leurs revenus.

                     

                    Revenus qui sont obligatoires pour envisager des projets, subsister en société, assurer un fonctionnement de l’exploitation ou de son travail, comme valeur financière pour l’avenir. A celà, le système économique ne va plus que vers du court-terme, et des profits qui ne sont plus répartis vers les classes moyennes et populaires. Le coût de la vie est devenu tellement élevé, et difficile à réaliser successivement sur des mois d’affilés, que la souffrance succède à la peur du lendemain.

                     

                    Les jeunes n’ont littéralement pas leurs places, avec des coûts fixes si élevés, qu’il est préférable d’envisager l’avenir, avec faire au mieux que faire ce peut. Les salaires sont constammant écrasés, en contradiction avec une opinion positive d’augmentation des prix pour les entreprises (pour leur rentabilité non distribuable). Les associations succèdent à ses dégâts de société, pour tenter au mieux de calmer les esprits, tandis que la situation s’aggrave dans le silence médiatique.


                    • entrecote entrecote 14 août 2012 10:14

                      Assez surprenant les divergences de vues entre les rédacteurs ?!!

                      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-quoi-l-agriculture-est-elle-le-120935

                      Tant que des extrèmistes tels que Tarrier pourront à loisir publier, en toute impunité, d’abjectes conneries comme le lien ci-dessus, livrant en pâture aux bobos écolos de tous poils une profession meurtrit économiquement, socialement et physiquement ... rien n’inversera la tendance destructrice !

                       


                      • mimi45140 19 août 2012 20:04

                        Ce monsieur TARRIER a la chance d ’ arriver au bon moment , il est écolo il juge aujourd huit des modèle d ’ exploitations qui ont commencés dans les années 60 , certains de mes cousins agriculteurs ce sont fait piéger, comment savoir dans les années 70 pas businessman pour un sous que le prêt banquaire qu ’ il a contracté est financé par son marchand d’aliment , je peut vous affirmer que c ’ est un honnête homme qui lorsqu’il a pu à arreté ce type d’exploitation pour revenir a une agriculture raisonnée qui ne lui permet pas de vivre de son travail , il a du de par ce fait mettre sa femme à la gérance et prendre un travail annexe , son honnêteté me rend fier de l ’ avoir comme cousin et je suis fier de mes origines paysanne , tout frais grand père de cinquante ans je ne sais pas à 40 ans ce que penseras mon petit fils des écolos des années 2010 comme ce monsieur TARRIER surement un honnête homme lorsqu’ il fera l ’ équivalent d ’ un mail actuel sur un réseau social en nous questionnant du pourquoi de toute ces vielles technologies voitures electriques sans batterie, champs éoliens désaffecté , panneaux solaires désactivés pourquoi tant d ’ énergie gaspillée alors quelle nous manque tant pourquoi avoir lancé tout ces projets sans grandes études préalable , j’ espére ne jamais imposer mes idées comme le fait monsieur Tarrier, certaine certitudes nous ont ammené à des guerres .


                      • fcpgismo fcpgismo 14 août 2012 10:25

                        Il n’ existe plus de PAYSANS il ne reste que des tâcherons de l’ industrie mortifère appelé ( industrie agronomique ) ou majoritairement des camps d’ extermination du peu d’ Humanité qu’ il nous reste.Alors je comprend pourquoi le suicide est important dans la profession si j’ avais continué je pense que je me serai pendu et pourtant j’ avais essayé de passer à la bio.Tout ceux qui sont tombés dans les griffes des technocrates, techniciens des centres de formations et des chambres d’ agriculture ont honte de ces élevages, alors comment vivre en ayant honte de son travail. Nous n’ aurions jamais du sortir de l’ agriculture Paysanne à dimension Humaine mais seulement amélioré les conditions de travail et en créant des passerelles avec le reste de la collectivité.Les dirigeants de la FNSEA, le Crédit Agricole,le CNRS,toute l’ industrie du machinisme agricole sont les principaux pourvoyeurs de cette situation.


                        • foufouille foufouille 14 août 2012 11:18

                          en vente directe, le bio est pas obligatoire


                        • Lemaïsjekiff Nestor 14 août 2012 12:32

                          Salut Gismo ...

                          « si j’ avais continué je pense que je me serai pendu »

                          Çà n’aurait pas été la solution, il faut se battre ... Ceux qui n’ont pas de pitié pour nous nous ne leur devons aucune pitié ...

                          Se suicider c’est anéantir nos enfants, nos femmes, nos parents ... Se battre c’est donner de l’espoir au moins pour nos enfants ...

                          "Tout ceux qui sont tombés dans les griffes des technocrates, techniciens des centres de formations et des chambres d’ agriculture ont honte de ces élevages, alors comment vivre en ayant honte de son travail. Nous n’ aurions jamais du sortir de l’ agriculture Paysanne à dimension Humaine mais seulement amélioré les conditions de travail et en créant des passerelles avec le reste de la collectivité.Les dirigeants de la FNSEA, le Crédit Agricole,le CNRS,toute l’ industrie du machinisme agricole sont les principaux pourvoyeurs de cette situation."

                          Oui entièrement d’accord, on sait fait baiser ... Et c’est nous qui le payons au prix fort !

                          Et comme le dit Entrecote plus bas il serait temps de lever le poing !


                        • Lemaïsjekiff Nestor 14 août 2012 12:40

                          D’ailleurs Gismo, si je venais à te croiser je te gaverais après minuit et je t’arroserais au jet d’eau pour que tu te multiplies ... Histoire de perturber ce systême de merde ! 


                        • entrecote entrecote 14 août 2012 14:34

                          Comme si le bio était la panacée !!

                          Faut vraiment être naïf de croire qu’on peut nourrir la planète en faisant du bio... encore une invention des écolos qui demandent aux agris de produire bio, sans vouloir en payer le juste prix !!

                          La nature est ingrate, quoiqu’en pensent les doux rêveurs... Il ne suffit pas d’un bouc et d’une queue de cheval pour lutter contre les maladies, les insectes, les adventices... nos ancêtres y laissaient leur santé !

                          Moi, j’ai un jardin dit « bio » : cette année, nous crèverions de faim si je n’avais que cette alternative pour nourrir ma seule petite famille : les patates sont malades, les salades ont pourri au coeur, les courgettes ont disparues, les haricots ont végétés, les pigeons ont bouffé les pois et les choux... seules les tomates ont survécu dans la serre (donc pas vraiment bios...) !

                           


                        • foufouille foufouille 14 août 2012 15:26

                          le « bio » est juste plus complique
                          ca demandes plus de temps aussi


                        • easy easy 14 août 2012 11:13

                          Très, très statisticien.

                          Vous entérinez le fait que de nos jours, le seul moyen de faire réagir la Machine, c’est de la sensibiliser par une masse de souffrances, une massification.

                          Or, des stats, il en pleut.

                          Alors elles finissent en mer d’indéterminations. Il y a une grosse mer de problèmes mais on ne sait plus par quoi commencer.

                          Votre étude statististe tient compte de plein de paramètres intrinsèques mais oublie qu’elle-même va se retrouver noyée dans une mer qu’il faudra statistiquer.




                          La voie inverse.
                          J’ai peur que cette voie inverse ne vous soit pas favorable tant vous aurez fait lit du statistisme.
                          J’ai peur que vous n’en teniez aucun compte parce que ce ne serait pas valorisant pour vous.
                          Mais je la dis tout de même.


                          C’est la voie du témoignage d’un cas particulier.
                          On parle d’un cas, en entrant au plus profond des considérations privées, familiales, individuelles. On y conserve tout ce qui fait les caractères, les personnalités. On rend le sujet humain avec ses colères, ses bassesses, ses égoïsmes, ses courages, ses hontes, on dit tout, tout tout d’un cas.
                          Un mois plus tard on recommence en exposant un autre cas, finalement différent car mille détails différents, mais ce sera encore de l’humain plein pot.

                          On n’est alors plus un savant, on n’est plus un scientifique, on ne pratique plus la grammaire administrative, on ne pratique plus la sémantique rationaliste et cynique qui aboutit toujours à quelque forme d’Auschwitz, même quand ça s’appelle prison, école, hôpital, HLM

                          On pratique le seul pathos.

                          Voyez-vous des stats dans l’appel du 18 juin ?
                          Voyez-vous des stats dans l’appel de l’abbé Pierre en 54 ?
                          Voyez-vous des stats dans l’appel de Jeanne d’Arc, de Sainte Geneviève, de Jules II ?
                          Voyez-vous des stats dans « I have a dream » ?
                          Voyez-vous des stats dans « I am (a) berliner » ?



                          Ce qui a provoqué la révolution anti esclavagiste en Amérique, ce n’était en rien une étude statistique (alors que ça existait, Edison en a joué) 

                          C’était un livre tout en pathos : La case de l’oncle Tom.

                          Un seul livre, tout en grammaire pathétique et à la sortie des millions de gens ont accepté d’entrer en guerre jusqu’à la mort pour que ça change.

                          En aucune manière une étude telle que la vôtre n’aurait provoqué une telle détermination pour que ça change.

                          Et il a suffit d’une seule image de Kim Phuoc grillée au napalm (comme tant d’autres non photographiés) pour faire cesser la guerre du Vietnam


                          Ce ne sont pas les études actuarielles qui ont fait la protection sociale mais les Misérables, les Germinal, les Poil de carotte, les Sans-famille...Bismarck n’a pas eu besoin de stats pour ressentir qu’il fallait l’inventer.

                          Ce ne sont pas les études statistiques qui ont fait les Monuments historiques mais les sensibilisation de Chefs d’oeuvre en périls ou Des racines et des Ailes
                          Vous aimez les stats, alors visitez la page Wiki http://fr.wikipedia.org/wiki/Monument_historique_(France)
                          Vous y verrez un tableau des statistiques qui montre que la seconde vague de protection des MH (plus modestes) s’est produite lorsque Pierre Lagarde s’y est mis de manière pathétique

                          (dommage que ce terme, comme celui de pitié, finisse péjoré par le scientisme)

                          Tout le concept de gîte rural est né de l’impact de l’entreprise de Pierre Lagarde.

                          Et ce qui reste comme envie des Français de se procurer une nourriture d’avant nylon et polystyrène vient de l’impact des Maïté, Loiseau, Martin et autres Coffe


                          Oskar Schindler, qui était pourtant très intéressé par les chiffres et les stats, n’a réagi que face à des cas précis, à la masse des cas précis certes mais d’abord et avant tout parce qu’il s’est retrouvé face à du pathétique.


                          L’éthos naît du pathos, seulement du pathos.





                          • arsfp 14 août 2012 11:41

                            Oui effectivement, peut-être que notre étude peut paraitre un peu austère, froide...les chiffres ne disent pas tout....

                            Pour ceux qui sont interessés par des exemples plus concret, je conseille la lecture des liens ci dessous qui seront peut être plus parlant (un court témoignage valant parfois mieux qu’un long discours) :

                            Une famille, un toit :

                          • easy easy 14 août 2012 13:22

                            ’’’’’’les chiffres ne disent pas tout«  »«  »

                            Cest plus grave que ça.

                            Ils ne disent pas tout l’humain, pire
                            Ils ne disent rien de l’humain, pire
                            Ils disent le contraire de l’humain

                            Le contraire.



                            Les ethnies sans cité n’utilisent ni règle ni compas ni chiffres et ne laissent pas d’empreinte. Un Aborigène d’Autralie ne comprend pas la question « Combien as-tu d’enfants ? ». Harcelé, il finit par égréner les noms de ses enfants mais ne peut toujours pas dire « trois »

                            Le chiffre, c’est indispensable pour envoyer des robots sur Mars.

                            Tels la grenoulle de la casserole, nous n’avons pas vu de mal à compter nos doigts et en sommes venus à nous mesurer dans tous les sens, à nous chiffrer. « Celui-ci est bancable, on le garde ; de celui-là on ne peut rien tirer, on l’expose (au sens Antique qui signifiait non pas tuer mais exposer aux bêtes et intempéries et ça concernait les enfants à éliminer). »


                            Il aurait fallu voir le piège et n’admettre de chiffrer que les objets, pas même les esclaves, pas même les animaux.
                            Avec le classement de Forbes, la chiffrisation des suicides prouve qu’on est arrivé au comble de la chiffrisation de l’homme

                            « Combien de suicides dites-vous ? 83 ? Ah ! 83...83... Voyons voir...Ah ban c’est marrant ça, ma femme de ménage habite justement dans le 38 !....Vous m’auriez dit 69, j’aurais sans doute trouvé mieux mais 83, je ne vois que ça. Et encore ai-je fourni l’effort d’inverser les chiffres....Au fait, devinez mon QI pour voir » 


                          • arsfp 14 août 2012 14:16

                            Certains chiffres sont quand même importants pour bien se représenter le monde dans lequel on vit :


                            Quelques exemples :

                            - un tiers de la population mort de la peste au moyen age

                            - 10 millions de morts durant la grande guerre

                            - 60 millions de morts pendant la seconde guerre mondiale

                            - la moitié de la population juive exterminée pendant l’holocauste 

                            - 800 000 Rwandais tués pendant le génocide

                            ect...


                            voilà quelques exemples de chiffres importants qu’il peut être utile de garder dans un coin de sa tête. On ne peut pas parler d’un phénomène quel qu’il soit sans en donner, au moins approximativement un ordre de grandeur....
                            Pour reprendre votre vocabulaire le « pathos » n’exclut pas forcément le « logos »

                          • easy easy 14 août 2012 18:21

                            Pathos et Ethos passent par le Logos.
                            Le Logos n’est pas en cause ici.
                            C’est le Logos chiffriste où tout le Pathos passe par des chiffres que je mets en cause.

                            Le Pathos qui passe par le Logos chiffré c’est :

                             « Johnny a prévu, pour son prochain concert, 300 lasers à triple cardan et 15 projecteurs gyroscopiques »

                            « Les Hutus ont massacré 800 000 Tustsi »

                            « La Shoah, c’est 6 millions de morts »
                            « Ouais mais le communisme à la Staline c’est 30 millions »

                            « Bill Gates est milliardaire »
                            « Le Tanzanien vit avec 1 $/j »
                            « Manger 5 légumes par jour diminue le risque de 27% » 




                            Il s’en est fallu d’un cheveu pour que les mémorials de la Shoah ne comportassent que les numéros de sécu, de tatouage, de camp, de taille, de poids.

                            1 27 10 75 145 247 2547894 2451 174 48

                            Heureusement David Levy conportait moins de signes à graver





                            - 800 000 Rwandais ! 800 000 Rwandais, en 100 jours seulement, 8 000 par jour que je me tue à te répéter !

                            - Waouuhhh ! C’est impressionnant ! Et ça rien qu’avec des machettes à 6 € ! ...Au fait, tu peux citer le nom d’une victime. Tu en connais, tu sais comment était leur vie ?

                            - ....T’es bouché à l’émeri ou quoi !



                            Il y a bien 1 milliard de Terriens qui ont répété « 800 000 Tutsis tués »
                            Mais aucun n’a jamais vu ni un Hutu ni un Tutsi de près


                            Le chiffre est censé tout dire, tout exprimer. Il est l’alfa et l’oméga.
                            Alors « Travailler plus pour gagner plus » fait forcément de l’effet .



                            Le travail de statisticien que vous avez accompli, un robot pourrait le faire.
                            Ce qu’a fait Zola, aucun robot ne peut le faire.

                            Pourquoi tant de Français, dont les sociologues, en sont-ils venus à croire que la machine est la mieux placé pour parler du désespoir de l’homme face à la machine qu’il a créée ?

                            Pourquoi de Victor Hugo et de Jules Verne, est-ce le second qui a gagné ?



                          • Lemaïsjekiff Nestor 14 août 2012 11:16

                            Salut ...

                            Merci pour cet article ....

                            Je n’écris pas souvent d’article car je suis nul en français, mais malgré mes difficultés j’en avais écrit un sur ce sujet ... Car cela mérite d’être souligné ... ici

                            Quand à la pétition il est clair que je vais la signer, j’ai vu tellement de souffrance à cause de ça dans le monde paysan qu’il est pour moi inconcevable de ne pas signer cette pétition ...

                            « J’en ai marre de voir mes amis qui possèdent des fermes pleurer du matin au soir parce qu’ils n’y arrivent plus, oui j’en ai marre de voir ces personnes souffrir, ces personnes vaillantes qui triment du matin au soir, sans week end, sans jours fériés, qui ne prennent jamais de vacances et qui sont des gens sympathiques qui ne demanderaient qu’à vivre de leur travail et de pouvoir élever leur enfants convenablement.

                            J’en ai marre de voir les huissiers débarquer dans les fermes, pour y saisir ce que des gens se sont crevés toute leur vie à gagner, des fermes qui appartenaient à leurs parents et autrefois à leurs grands parents, il y en a ras le bol de cette connerie humaine.

                            J’en ai marre que le téléphone sonne et d’entendre la femme d’un amis, d’un voisins qui me dit »on ne sait pas où est Raymond, il n’est pas rentré soupé« des femmes qui n’osent même plus aller dans le corps de ferme pour appeler leurs maris de peur de tomber sur l’horreur, car elles savent que ça fait six mois ou plus qu’ils tournent en rond, qu’ils ne savent plus quoi faire qu’ils ont perdu tout espoir, tout humour, méconnaissable ... 

                            J’en ai marre d’aller décrocher de leur corde ceux qui ont mi fin à leurs jours par désespoir , j’en ai marre des bains de sang où je vois des amis adorables pour la dernière fois, quel massacre, des enfants anéanties par la mort de leur père, des femmes qui ne peuvent même plus parler, qui entre leurs larmes hurlent »non non mais pourquoi, pourquoi« .

                            J’en ai marre de voir ce monde sans compassion ou le capitalisme et l’économie de marcher règne en maitre et qui considère leurs frères comme du bétail, qui sont près pour quelques poignées de billets à anéantir des familles, des gens intéressants qui avaient autrefois la joie de vivre et vivaient dans l’espérance pour eux et leurs enfants. »

                            IL Y EN A MARRE !


                            • entrecote entrecote 14 août 2012 11:34

                              Merci de votre coup de gueule... il est tellement réaliste !!

                              Nous, paysans, devons lever la tête et ... le poing !

                              oui, Y EN A MARRE !


                            • mortelune mortelune 14 août 2012 14:34

                              Le suicide résulte d’une pathologie dépressive le plus souvent de type état limite borderline. Chez ces patients le taux de suicide réussi est de 8% à 10% (1 pour 10) alors que le taux de suicides (toutes population confondue) est de 0,011 % (1 pour 10 000). 

                              Environ 10% des personnes souffrant d’un trouble ’état limite’ finiront par réussir leur suicide (par mourir).
                              Chez ces mêmes personnalités le taux de parasuicide (tentatives) est de 75% (tous ages confondus).
                              Le risque de suicide (réussi) est le plus important chez les patient âgés, ceux avec précédentes tentatives, personnalité antisociale, actions impulsives et humeurs dépressives. 
                              30 % à 40 % des suicides sont commis par des individus avec troubles de la personnalités état limite borderline. 
                              J’évoque la personnalité de type état limite borderline pour montrer que le suicide tient compte davantage d’un type de personnalité que de catégories sociaux professionnelles. 
                              Selon une étude de l’INSERM le taux de tentative de suicide en france sur une année est de 0,3% de la population française c’est à dire 3 pour 1000. (ce qui est supérieur aux accidentés de la route). 
                              Les paysans français ne sont pas davantage suicidaires que les autres français. A la lecture de l’article je déduis donc qu’Ils sont « mis à l’épreuve » plus souvent que les autres. 
                              Les individus de type état limite borderline représentent environ 3% de la population. Cette proportion se retrouve dans la population paysanne. Cette population état soumise à des stress malheureusement trop fréquents la proportion de suicide augmente.

                              J’espère ne pas avoir mis trop de chiffres sur un sujet aussi grave que le suicide. Le monde paysan est un monde difficile à qui les banquiers font peu de cadeaux. La revalorisation de la profession devrait être une priorité politique. Hélas, comme le montre l’article, ce qui remplit nos assiettes et qui vident nos poches n’enrichit pas ceux qui travaillent à nous nourrir. 

                              • entrecote entrecote 14 août 2012 14:55

                                Si, beaucoup de chiffres et de grandes théories pour répèter finalement ce que nous disons tous depuis le début....

                                « Le monde paysan est un monde difficile à qui les banquiers font peu de cadeaux. La revalorisation de la profession devrait être une priorité politique. Hélas, comme le montre l’article, ce qui remplit nos assiettes et qui vident nos poches n’enrichit pas ceux qui travaillent à nous nourrir. »

                                 

                                Merci quand même !


                              • entrecote entrecote 14 août 2012 15:01

                                Je voulais juste rajouter qu’il ne faut pas dire « les banquiers », mais le système capitaliste, dont les banquiers sont l’instrument, comme chacun d’entre nous...

                                C’est tout pêter qu’il faut faire : les paysans exploités, mais aussi les salariés, les artisans, les fonctionnaires, les chômeurs, les retraités... tous maintenus la tête hors de l’eau pour pouvoir leur faire les poches !

                                Pendant ce temps, les pontes du « système capilaliste » se gavent de pognon...


                              • mortelune mortelune 14 août 2012 15:30

                                Entrecote,

                                Les chiffres sont nécessaires pour clouer le bec de ceux qui pourraient croire que les paysans sont tous dépressifs ou qu’il faut être dépressif pour être paysan. Maintenant si vous n’aimez ni les chiffres ni les infos qu’ils donnent prenez un fusil, tirez dans le tas et vous finirez vos jours entre 4 murs. Pour un paysan proche de la nature ce serait le comble, ne trouvez-vous pas ?
                                Donc, on instruit, on réfléchit, on en discute et on agit pour que les choses changes en notre faveur et pas pour nous enfoncer encore. 

                                nota : Entrecote, rien qu’à vos mots je devine sans peine que vous êtes une personnalité de type psychotique. N’y voyez rien de mal ,mais il faut savoir qui on est pour savoir comment sont les autres.



                              • Lemaïsjekiff Nestor 14 août 2012 15:43

                                Entrecote ...

                                Ouais c’est clair marre aussi d’engraisser ce systême et tout les cons qui nous crachent dessus . Envie de revenir à l’autarcie, me démerder et rien demander ... Vivre pénard comme mes grands parents ... Me lever le matin aller donner à manger à mes bêtes, (poules, lapins, oies, dindes, pintades, canards, cochon et moutons, traire mes deux vaches et mes cinq chèvres pour que mes mômes et du lait à leur réveil, faire du fromage avec le surplus). Garder un peu de terre pour produire du Maïs (pour nourrir les bêtes l’hiver), du blé (pour le pain et la paille pour les bêtes), tournesol (pour l’huile). Ensuite bricoler, ramasser mes noix (faire un peu d’huile), des pommes pour faire un peu de cidre, des prunes pour faire un peu de gnôle ou de la confiot, un peu de vigne histoire de faire une ou deux barriques de pinard pour l’année, faire de la confiot avec d’autres fruits (Mures et autres). Faire mon jardin avec le fumier de mes bêtes. Aller chercher du bois avec mon 35 (37cv trois cylindres Perkins). Puis pour finir aller ramasser des champis pour me distraire, ceps, girolles, pieds de moutons, oronges, catalans, chanterelles et champignons de souches ... Mais surtout qu’on me FOUTE LA PAIX ! 

                                Voilà ... Devrait te plaire à toi aussi mon programme ...


                              • Lemaïsjekiff Nestor 14 août 2012 15:56

                                Et j’oubliais un peu de prairie naturelle, de la luzerne voir aussi du ray-grass ...


                              • entrecote entrecote 14 août 2012 16:38

                                Oui Nestor... je comprends parfaitement ce que tu veux dire !

                                Sans doute y arriverons nous un jour, par la force des choses... quand ils nous auront tout pris !


                              • mortelune mortelune 15 août 2012 10:48

                                « Devrait te plaire à toi aussi mon programme ... »


                                C’est un programme de rêve que tu viens de faire. En plus il a le mérite de laisser passer toutes les crises du monde sans manquer de rien d’essentiel. J’adore !

                              • alinea Alinea 15 août 2012 13:02

                                Nestor : tout faire soi-même, c’est dur aussi, à moins d’être nombreux à la maison ; je soupçonne que les agriculteurs étaient contents dans un premier temps ( début des années 80), qu’on leur offre des aides, que le C A leur « offre » des prêts à taux infimes ; ce qu’ils ne pouvaient pas voir, c’est qu’il s’engageaient dans une dépendance humiliante à la longue ; au début , on te dit : arrache tes lavandes et tu auras tant à l’hectare ; puis plante du Merlot, t’auras tant à l’hectare ! On a l’impression d’avoir gagné au loto !
                                Et puis, petit à petit, tu ne fais plus qu’obéir, ce qui n’empêche pas que tu dois changer ton tracteur, payer des études à tes gosses ; tu perds le goût du travail, le goût de la terre ; tu a perdu le sens du « sacré » dont cette profession, ce mode de vie, était la plus riche !
                                Et puis, il faut voir l’absurdité des lois, des papelards toutes les cinq minutes que même un énarque ne comprend pas !
                                Enfin bref...

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