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Accueil du site > Actualités > Société > Steve did the Job

Steve did the Job

Lettre ouverte à Steve Jobs

Très cher Steve,
 
Je suis d’humeur massacrante ce matin suite à l’annonce de ta mort, pourtant prévisible.
 
 Quitte à paraître lyrique, déplacé, comique ou je ne sais quoi d’autre, ta mort a ravivé mes exaltations adolescentes. J’ai quelque part dans ma poche un téléphone hybride. Quelque chose qui ne s’apparente à rien et qui résume à lui seul ce jeune XXIème siècle que tu quittes trop tôt. Un siècle emprunt de ta vision.
La photo que j’ai mise de toi est ringarde. C’est une époque où tu étais jeune et insouciant. Sûrement épris du même enthousiasme que doit ressentir aujourd’hui Mark Zuckerberg, pris dans le même virago de la jeunesse et la gloire que tu découvris à la fin des années 70.
Il y en a de plus belles de toi, de plus récentes pour évoquer ta mémoire.
Mais je ne l'ai pas choisi au hasard. Je suis français. Il y a aussi une actualité politique ici, dont tu te fous éperdument d’où tu te trouves à présent. Je voulais rappeler assez perfidement qu'à côté du génial concepteur et du visionnaire que tu fus, cohabitait aussi un entrepreneur de génie qui transforma tous ses rêves en modèle économique viable, créant ainsi une richesse qu'on aurait du mal à évaluer si on devait en réaliser l'estimation précise.
 
Tu n’as jamais eu besoin du concours d'un état pour créer des emplois. Tes seules besoins étaient contenus dans tes exigences, tes angoisses et tes rêves.
Tu dois trouver cela évident et te demander où je veux en venir. Je vis dans un pays, un monde jacobiniste où perdure la croyance qu'il revient à l'état de créer des emplois et non pas aux entrepreneurs, fussent-ils de ton espèce.
 
Cette parenthèse bouclée, je voulais te remercier d’avoir transformé ma vision que j'avais du monde. J'utilise tes outils merveilleux, bijoux mêlant technologie de pointe et design.

Je voulais te remercier pour nous avoir fait partager ton monde intime. Si tu avais été dessinateur de BD ou je ne sais qui que ce soit d’autre par exemple ; tu n’aurais jamais pu transformer tes rêves de façon si subtilement matériel.
 
Je me souviens avoir vécu une véritable émotion esthétique et intellectuelle à la découverte de tes Mac, tes IPhone et de ton IPad.

Dans ce monde difficile, dangereux et maussade de ce début de siècle, tu nous a apporté de l'espoir, une vision positive, protéiforme et confiante de l'avenir.
Tu fus en quelque sorte notre grand frère.

Naguère nous nous félicitions d'être le contemporain de tel grand écrivain ou de tel grand peintre.
Ce matin, malgré ma peine, je suis heureux d'avoir été ton contemporain. Le contemporain d'une autre forme de génie moderne.
Le contemporain d'un homme qui a construit sa légende quelque part en Californie, dans l’ouest d'une grande nation qui a relevé tous les défis du 20ème siècle. Une nation de tous les possibles.
 
Beau travail.
 
Texte réalisé sur le Notepad de l’Iphone 4 S

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30 réactions à cet article    


  • Papybom Papybom 6 octobre 2011 11:47

    Bonjour Phileas,

    La vie continue, ne soyons pas triste….

    Job est mort  ! Mais nous ne lancerons pas un appel (ni Apple) à votre générosité. Même si, sa vie durant, il eu des Pépins, il n’est pas mort pauvre comme Job  ! Encore un bon Job qui disparaît….

    Cordialement.


    • amipb amipb 6 octobre 2011 22:04

      Bien sûr il y a le fanatisme, déplorable, autour d’Apple.

      Mais il y a aussi le Mac, NeXT/NeXTStep, OS X, Rosetta, Final Cut Pro, l’iPhone, l’iPod, l’iPad, Pixar... Cet homme a clairement fait avancer l’informatique comme peu d’autres.

      Si le monde pouvait avoir un peu plus de visionnaires de cette trempe...


    • Hermes Hermes 6 octobre 2011 14:01

      A Foxconn, là où on fabrique les joujous de Steve, Yan Li (et d’autres) sont morts avant et n’auront pas eu droit à une minute de repos pour le dédès de Mr Jobs. Consommer tue sans sommations, brutalement ou à petit feu, mais la plupart du temps celà reste invisible aux habitants de cette partie du monde.


      • wesson wesson 6 octobre 2011 14:41

        Bonjour à l’auteur et Salut à Steve Jobs

        Paix à son âme, pour avoir su piquer le premier à Xerox les inventions dont un management forcément imbécile n’avait pas perçu l’importance.
        Paix à son âme pour avoir fait travailler les petits chinois qui l’on fait gratuitement pour s’excuser d’avoir un peu occupé la place Tian’anmen
        Paix à son âme pour avoir miniaturisé à l’extrême, rendant indispensable l’exploitation du Coltan du Congo, qui a permis d’entretenir une guerre régionale pendant des années.

        Et surtout, paix à son âme pour avoir su transformer ses consommateurs en missionnaires de la marque, prêt à exorciser tout hérétique Windowsien !

        Alors Steve, Repose en paix, ça nous fera peut-être un monde meilleur.


        • doctorix doctorix 6 octobre 2011 16:04

          Va pour les pt’its chinois.

          Mais sans lui, vous auriez tapé 15 lignes de codes avant de pouvoir écrire ce message. Et internet serait aussi efficace qu’un fer à repasser pour communiquer.

          Donc internet ,c’est un peu lui, et vous lui devrez quelque jour votre liberté. Peut-être même lui devez-vous de ne pas l’avoir déjà tout à fait perdue.


        • herbe herbe 6 octobre 2011 21:42

          Sur la même longueur d’onde que wesson.
          Ca devient difficile de distinguer la vrai liberté de son illusion.

          Dans les nouvelles technologies, pour la liberté sans condition, sans avoir besoin de jailbreak (tout un symbole ce terme) c’est ici que ça se passe :
          http://michelvolle.blogspot.com/2010/04/sam-williams-richard-stallman-et-la.html

          Il y a un vraie révolution sociétale pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre :
          http://www.framablog.org/index.php/post/2011/05/26/fab-lab-education

          http://fr.locita.com/actualite/arduino-android-une-plateforme-strategique/

          Vive la liberté !


        • amipb amipb 6 octobre 2011 22:12

          @Wesson : vous confondez l’homme et le système dans lequel il a gravité.

          Croyez-vous qu’Apple aurait pu avoir autant de succès en passant par une production locale et donc, mécaniquement, avec des produits 4 ou 5 fois plus chers ?

          Quant aux avancées technologiques, avez-vous connu NeXT au début des années 90 ? Avez-vous pu voir les trésors d’imagination dans OS X et Rosetta ? Les risques pris pour, justement, faire disparaître OS 9 ou le changement de technologie de Motorola vers Intel ?

          Certains risques n’ont pas payé (serveurs Apple, Newton, Pippin) mais qui dans ce monde désormais bien normalisé qu’est l’informatique moderne peut se targuer d’avoir autant fait avancer ce domaine ?


        • wesson wesson 7 octobre 2011 01:39

          bonsoir amipb,

          « vous confondez l’homme et le système dans lequel il a gravité. »

          tss tss tss, cet homme là a fait pour une bonne partie le système dans lequel on gravite. Et ses méthodes de travail n’ont jamais plaidé en sa faveur ...
          des produits 4 ou 5 fois plus chers ? pas vraiment, payer correctement les personnes qui vous fabriquent vos trucs, ça ne fait pas vraiment monter le prix, et si l’on n’exige pas d’une entreprise de cracher du 20% de ROE, on peut tout simplement bien payer tout le monde sans aucun impact sur le prix public..


          Les avancées technologiques de Jobs ? Largement surévaluées. Son boulot a surtout consisté à piquer les idées des autres, les simplifier pour ensuite les intégrer, et c’est là son génie, de repérer une bonne idée d’une mauvaise.

          Mais par exemple, vous avez cité le newton comme échec d’Apple. Peut-être mais sans cela, il n’y aurait tout simplement pas eu le développement des puces arm, donc pas d’ipod, iphone ni ipad ( Songez que Intel n’est toujours pas foutu de pondre une puce qui soit crédible en embarqué).

          Bref, le visionnaire a surtout su piquer les bonnes idées et pousser vers la sortie les vrais inventeurs, tels que Jef Raskin, à l’origine du Macintosh...

          Donc je persiste, paix à son âme mais j’irai pas jusqu’à aller déposer une petite fleur devant une boutique Apple.


        • herbe herbe 7 octobre 2011 07:15

          Pour les addicts de ce grand « dealer » charismatique de technologie, la chose à imiter de lui est son assurance et son indépendance d’esprit.
          A appliquer sans modération pour couper le cordon !
          Soyez vous comme lui, ayez confiance en vous et évitez les gourous.
          Ce n’est pas lui qui aurait fait la queue toute une nuit pour attendre un produit.
          Lui il les provoquait les queues.

           Comme le dit cet article de telerama tout en nuance, la force de Steve Jobs « se faire aimer sans jamais rien faire pour... » :
          http://www.telerama.fr/medias/la-force-de-steve-jobs-se-faire-aimer-sans-jamais-rien-faire-pour,73792.php

          La chronique d’aujourd’hui (O7/10) de Jean Pierre Gauffre sur France Info est aussi très intéressante et malicieuse sur le sujet.
          A écouter quand elle sera en ligne « Il était une mauvaise foi » :
          http://www.france-info.com/-chroniques-.html#i


        • Hermes Hermes 7 octobre 2011 10:49

          Bonjour, quelques précisions pour ne pas refaire l’histoire :

          L’Internet facile, ce n’est pas Jobs : c’est Tim Berners-Lee qui a inventé le Web. Le Mac, tout comme Windows ont suivi en trainant des pieds : le Netscape Navigator 4 se trainait lamentablement sur le mac OS de l’époque, il fallait le vouloir ! Tim a récemment déclaré : « Le Web doit rester universel, ouvert à tous et n’altérant pas l’information véhiculée. La technologie devenant plus puissante et disponible sur davantage de types de terminaux d’accès, j’espère que nous apprendrons à utiliser le Web comme un medium pour non seulement mieux travailler ensemble, mais aussi pour résoudre les malentendus à tous les niveaux ».

          Un des facteurs importants du succès du Macintosh, on l’oublie assez vite, c’est l’énorme outil qu’était Hypercard une adaptation du concept hypertexte à l’ordinateur personnel qui donnait à n’importe qui la capacité de tirer parti de sa machine en créant extrèmement facilement des programmes, ce qui donnait réellement le pouvoir à l’utilisateur. HyperCard a été inventé par Bill Atkinson, en équipe avec Dan Winkler. Il était GRATUIT, et justifiait à lui seul l’achat du mac malgré son prix élevé (depuis toujours le mac a été un joujou onéreux). Apple n’a jamais soutenu suffisemment HyperCard et a fini par le faire payer puis l’abandonner. Ceux qui l’ont acheté pour continuer à l’utiliser et soutenir son développement se sont donc retrouvés dans une impasse technologique avec le sentiment de s’être fait étrangement gruger (même scénario pour Mac Write II d’ailleurs). Bill Atnkinson quand à lui était un vrai visionnaire philantrope : dans la licence de HyperCard il était clairement mentionné qu’il n’était pas utilisable pour créer des armements ou développer l’énergie nucléaire .... smiley

          Bonne journée !


        • Tall 6 octobre 2011 15:07

          Chapeau à un mec créatif et entrepreneur qui voyait + loin que les autres.

          Des envieux, il y en aura toujours, mais ils ne comptent pas dans l’Histoire

          Il faudrait des créatifs comme ça dans la lutte contre le cancer aussi

          • marcel et yvette marcel et yvette 6 octobre 2011 17:16

            Ah ben chez nous faut être fonctionnaire , pas d’initiatives ..surtout pas...un petit taf pépère sans éclat toute une petite vie étriquée ...


            on n’aime pas les créateurs, ceux qui se sortent les doigts du cul pour réussir, ceux qui roulent belle bagnole et qui baisent les belles gonzesses , ceux qui ont du charisme et du culot, ceux qui créent des emplois bien rémunérés etc....

            le Français moyen est jaloux et suspicieux vis à vis des gens qui ont réussi mais joue au Loto ou à l’Euro Million en cachette en gueulant contre le gagnant et persuadé que ce dernier a triché et que c’est pas juste que tout ce pognon aille dans la même poche !

            je ne connaissais même pas ce mec Steve Job ...il a été plus intelligent que les autres et a réussi parce qu’il a osé réaliser son rêve !

            mais ça en chagrine certains ! 

            • Tall 6 octobre 2011 17:44

              good shot, chaps .. smiley


            • marcel et yvette marcel et yvette 6 octobre 2011 18:25

              Salut Tall ....


              alors...un ptit coup de froid chez les triumvirés ? smiley

              • Tall 6 octobre 2011 19:06
                salut smiley

                pfff ... aussi anecdotique que prévisible

                je suis un citadin et j’aime la liberté de la foule anonyme
                donc le village, ça me repose un moment et puis je m’ennuie
                alors si à ce moment-là, ya un local qui vient me déverser ses aigreurs de 14-18 rapport à mon grand-père, ben, les baffes partent direct, vu que la valoche est déjà prête

                et puis en ville, on évolue tout le temps ....au village, on s’enferme
                d’ailleurs c’est la ville qui fait l’essentiel des potins du village

              • Kalki Kalki 6 octobre 2011 21:01
                Vous verrez la vie en rose

              • marcel et yvette marcel et yvette 6 octobre 2011 19:31

                C’est bien imagé ..... c’est tout à fait ça !


                • anarcococo 6 octobre 2011 21:11

                  Encore une victime de la pomme ...

                  Après Adam et Eve, les Beatles, Chirac ...


                  • Kalki Kalki 6 octobre 2011 21:36

                    adam et eve ne sont pas centraux dans la genèse


                  • Hermes Hermes 7 octobre 2011 11:30

                    Tiens, pour une fois, pas de machine ?


                  • Kalki Kalki 7 octobre 2011 21:47

                    ou ça ?

                    une machine n’est pas une machine, ca n’en est qu’une pour vous


                  • johnsmith johnsmith 7 octobre 2011 05:00

                    Bof.

                    En même temps, il fallait bien s’attendre à des déferlantes émotives de la part des membres de la secte « Mac ».

                    Pour le « modèle économique viable » dont vous parlez, hormis la première période faste pour la quelle on doit créditer autant si ce n’est davantage Wozniak que Jobs, je vous renvoie aux joyeuses années dé déclin d’Apple, héritage du modèle économique de Jobs, et surtout aux années sous perfusion Microsoft, qui elles seules ont finalement permis à Apple d’arriver à quelque chose. Remerciez donc la loi anti-trust américaine.
                    Cette première Keynote de Jobs pour son retour chez Apple est d’ailleurs mémorable, notamment le passage sur l’intégration d’internet Explorer comme navigateur par défaut sur les mac. 
                    J’en ris encore.

                    En tout cas, je crois qu’un développement vertical tel celui d’Apple n’est ni viable ni souhaitable sur le plan économique. L’avenir nous le dira, je l’espère.

                    « Des emplois créés »
                    ... en Chine ? Aux dernières nouvelles, leurs conditions de travail les rendaient un tantinet suicidaires.

                    « une véritable émotion esthétique et intellectuelle à la découverte de tes Mac, tes IPhone et de ton IPad. »
                    Rien que cela...hé bin, vous n’êtes pas difficile.

                    Remarque, finalement, vous résumez assez bien ce qui a pour une bonne partie fait la réussite d’apple : le talent de Jobs en matière de marketting et de flatterie du pouvoir d’achat .


                    Sur le plan technologique, mis à part cette merveille qu’était l’apple IIe, les machines Mac ne m’ont jamais marqué par leurs qualités intrinsèques.
                    Jolies (sauf les Imacs) mais toujours trop chères, verrouillées, moins puissantes que les PC contemporains, SAV foireux, disposant d’une bibliothèque de logiciels réduite, quasi incapable de communiquer proprement avec le reste du monde des ordinateurs, et dotées d’un système plantogène, jusqu’à l’arrivée de Mac OSX... 
                    Je me rappelle avoir bossé sur un quadra 950, Ze machine à 100000 balles qui se gamellait toutes les 10 minutes !
                    Il aura finalement fallu attendre la combinaison de technologies typiques du monde du PC pour voir enfin des machines Apple Mac a peu près fiables ! (processeur Intel, µnoyau MACH et environnement freeBSD : sans ces 2 composantes, un Mac ce n’est que des icônes). 
                    Fiables mais toujours chères, toujours bridées, et toujours jolies : donc indispensables sur le bureau du bobo qui se persuade d’être un bon avec son Mac.

                    L’iphone... il est inutile que je me défoule sur cette plate forme, aux antipodes la la liberté logicielle pour le développeur que je suis.

                    Mais sinon, je remercie Jobs pour avoir imposé le design dans les interface homme machine et le hardware.
                    Pour le reste le monde Apple@Jobs, c’est l’enfermement dans une cage dorée, pleine de bijoux plaqués or. Quand on gratte... ça fait pschhhit.

                    Enfin, je ne trouve aucun « génie » à un homme qui n’a rien fait pour ou dans le but d’ améliorer le monde. Je n’ai pas de reconnaissance pour le génie commercial, je réserverai donc ce mot à d’autres personnes.

                    L’informatique, le web , tel que nous les connaissons aujourd’hui n’existeraient pas DU TOUT sous cette forme s’il avait fallu compter sur des mentalités comme celle de Steve Jobs.

                    My 2 cents

                    • Jason Jason 7 octobre 2011 09:02

                      @ l’auteur,

                      « Tu n’as jamais eu besoin du concours d’un état pour créer des emplois. » Ah oui ? Il opérait dans la jungle en compagnie de la faune et de la flore locales ? Sans finance, sans lois, sans banques, sans recherche publique (universités), sans éducation ?

                      Ce fut un grand inventeur. C’est vrai. Mais comme tous les découvreurs, il était perché sur les épaules des géants qui l’ont précédé.

                      Je ne sais pas si c’est Apple qui vous donne des oeillères, mais elles sont sévères !


                      • sleeping-zombie 7 octobre 2011 09:18

                        Hello,

                        faut vraiment être aveugle ou demeuré (mais je pencherai pour aveugle), pour croire qu’un homme seul change le monde. Derrière Edison, y avait toute une floppée d’employés, et lui-même n’a certainement pas inventé tout ce qu’on lui prête...
                        Derrière Newton, y avait Gallilé, et encore avant Copernic etc...
                        le dernier chainon d’une chaine n’est pas plus important que les autres, il est juste plus visible.

                        A titre d’exemple, purement comparatif, qui a inventé le pontage coronarien ? Parce que lui (ou elle) aussi est mort, et dans l’indifférence générale... Mais c’est vrai que ça n’a jamais servi qu’a sauver des vies, c’était pas un gadget identitaire ^^

                        Que toute la presse pleure Jobs, je le comprends, Apple distribuait gratuitement ses produits aux journaleux pour qu’ils en disent du bien... Mais ici ???


                        • Krokodilo Krokodilo 7 octobre 2011 11:05

                          Un hommage de passionné, sincère et un peu naïf, mais pour un bilan plus mesuré, lisez plutôt le papier de LIbé.


                          • Hermes Hermes 7 octobre 2011 11:33

                            Apple a day, Jobs away...


                            • breizhnana 7 octobre 2011 13:16

                              Etonnée des lignes fumeuses revanchardes et mesquines après ce simple hommage plein d’émotion, pour un homme qui fut bien plus qu’un symbole. 

                              Certains de vous parlent de « secte mac », avec cette connotation hargneuse de ceux qui sont passés à côté de quelque chose, sans savoir de quoi, et je préfère zapper ce côté là pour ne garder du mot secte, puisque vous le voulez, que son sens primaire : « un ensemble d’individus partageant une même doctrine philosophique, détachés d’un enseignement officiel… » 
                              Oui, le monde du Mac est comme une grande communauté, et ce n’est pas un hasard si c’est presque toujours un monde de créateurs, graphistes, artistes, professions libérales, indépendants… 
                              C’est drôle, ce petit truc en plus quand on en croise, l’oeil se met à pétiller et... : « Ah vous êtes aussi sur Mac »... C’est entendu, tout est dit... On s’affiche tous fiers « d’être sur Mac », avec la sensation de faire partie d’un monde à part, d’initiés, de chanceux. Est-ce donc ce mystère là que vous jalousez en essayant d’y mettre un tas de noms et de raisons ?
                              Oui nous sommes passionnés, sincères, mais pourquoi donc « naîfs »... ?
                              La différence a toujours été mal prise.
                              L’esprit étroit n’est pas là où vous semblez le voir…

                              Hier matin, en ouvrant mes news, j’ai ressenti très exactement le même sentiment que Phileas. Ne vous en déplaise. 
                              Je ne suis ni matheuse ni informaticienne, je suis une littéraire, une scribouilleuse. 
                              Mes premiers pas sur un ordinateur furent sur un vieux mac de rédaction de presse, guère plus évolué que ceux de cette photo au parfum soixante huitard. La découverte m’a tout de suite donné envie de larguer ma machine à écrire, même évoluée à l’électricité, contrairement à celle du chef de rédac qui tapait toujours sur un machin rétro au cliquement métallique d’avant guerre.
                              Pigiste, je n’étais pas bien riche, alors j’ai commencé par acheter un PC en grande surface, pensant que ce serait un peu pareil. Je l’ai gardé 8 jours, perdue devant un machin plein de mots anglais et d’un fonctionnement triste auquel je ne comprenais rien, incapable de décoder le mode d’emploi.
                              Alors j’ai cassé ma tirelire, rendu le moche truc et suis partie « à la ville », la grande ville où on pouvait trouver des mac. De ceux que je voyais dans les magazines.

                              Avec sa petite souris rondelette et son joli mini clavier facile, mon superbe gros berlingot turquoise qui soudain s’installa chez moi fut un des plus beaux coups de foudre de ma vie.
                              Et il sut entretenir cet amour. C’était son slogan, think different, et puis « on le branche et ça marche »... exactement ça. Le moindre clic était plaisir, ludique, facile, y naviguer fut un jeu qui, ô miracle, n’a jamais cessé. Je suis très vite devenue habile, toujours curieuse et insatiable d’apprendre, toujours en découverte sur mon mac. 
                              Chacun de mes Imac fut une histoire d’amour, qui contrairement aux autres n’a jamais mal fini, et avec le temps l’informatique est même devenu une vraie facette de mon métier.
                              Croquer la pomme a révolutionné une bonne partie de ma vie.
                              C’est l’amour, la passion, le défi et la curiosité qui font avancer le monde. 

                              Steve Jobs, qu’il ait été le vrai inventeur de base de ceci ou de cela ou non, on s’en fout. S’il n’a pas « inventé » la souris ou le web, c’est lui qui a tout de suite vu ce qu’on pouvait en faire, comme il a été le premier à faire entrer l’ordinateur dans la maison. C’est lui le vrai créateur, le regard, l’idée qui tilte et qui devance. C’est lui le rêve.
                              Qu’il ai fait des erreurs, il est humain, qui n’en n’a fait. Il est devenu milliardaire sans tomber dans la démagogie de l’humanitaire, et alors ? Il a su toujours prendre tous les risques, aller au bout de tous ses défis, avec passion. Il a surtout été le génie qui a su voir, comprendre et créer ce qui, oui il faut quand même le dire, a changé la vision du monde. De celui de la technologie, de la communication et de l’imagination. Il l’a coloré et a su le rendre formidablement facile, ludique et super agréable. C’est lui qui a ouvert toutes les portes, celles qui sont devenues les fenêtres de notre quotidien, idées à peine nées que déjà copiées mais toujours inégalées.

                              Et si le matin appuyer sur le petit bouton de mon beau Imac pour l’entendre se réveiller est toujours le même bonheur, un des premiers gestes de la journée depuis tant d’années, c’est grâce à Steve Jobs, à sa créativité et son énergie débordante, sa force de toujours aller de l’avant, innover, oser, dépasser toutes les frontières. D’ailleurs on retrouve tout ça chez Google.
                              En 2005, il disait … « si vous avez l’esprit d’aventure… soyez insatiables, soyez fous »… 

                              Oui moi aussi, tout comme Phileas hier j’étais triste, très triste, en deuil, comme si j’avais perdu un ami toujours là.
                              Mon Mac est orphelin. Sniffff :÷-)


                              • johnsmith johnsmith 8 octobre 2011 00:13

                                « Certains de vous parlent de »secte mac« , avec cette connotation hargneuse de ceux qui sont passés à côté de quelque chose, sans savoir de quoi »


                                Je parle de secte, sans hargne, et sans avoir cette impression d’être passé à coté de quelque chose que, je vous contredis, j’ai eu très largement l’occasion, génération après génération, de manipuler, d’utiliser, de tester, de comparer et même de vendre. 
                                Que mon discours rétablisse une vérité qui vous déplaise ne change rien à la réalité. Inutile d’ajouter le ridicule à l’émotion surjouée .

                                Vous vous définissez comme une matheuse perdue dans le monde du PC... C’est éloquent.
                                Peut être devriez vous plus simplement réviser à la baisse cette modeste opinion que vous avez de vous-même ?
                                Cela vous rendrait plus logique avec vous-même et le reste de vos propos, et vous éviterait de vous faire cataloguer dans ces « naïfs », ce que vous décriez en faisant semblant de ne pas comprendre pourquoi.

                                « tous fiers »d’être sur Mac« , avec la sensation de faire partie d’un monde à part, d’initiés, de chanceux »

                                D’initiés à quoi, s’il vous plait ? :|
                                 Cocus mais contents ? c’est l’impression que votre contribution me laisse, croyez bien que cela me navre.

                                Votre discours respire la fainéantise intellectuelle du technophile de posture, qui se satisfait de ce mensonge qu’une machine si belle avec sa chtite souris toute ronde avec un seul bouton si mignon lui permette de briller sans effort, et qu’il est normal de se comparer à l’élite et prétendre à la maîtrise en ayant par simple question de gout et aux prix d’un effort financier bien normal pu économiser les fastidieuses heures d’apprentissage qui vont avec toute discipline, quelle qu’elle soit.

                                Je parle d’informatique, vous parlez de gadgets.
                                Je parle de machines qui se programment, vous parlez d’objets à unique fonction sociale.

                                Ne vous étonnez donc pas d’être cataloguée.

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