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Accueil du site > Actualités > Société > Suicide d’une instit : l’Education nationale comme symptôme (...)

Suicide d’une instit : l’Education nationale comme symptôme d’une France en décomposition

Valérie Cruzin, 39 ans, enceinte de six mois, s’est suicidée le 4 mars 2008, donnant à cette occasion la mort à un enfant à naître. Elle était institutrice de maternelle, en poste depuis un an et demi dans la ville de Pauillac, située dans une région connue pour être austère, le Médoc. Un geste grave qu’on ne peut comprendre et qui a surpris la presse au point que la nouvelle divulguée le 28 mars dans Sud-Ouest soit reprise par les médias nationaux. Sans doute, les proches se sont donné un délai pour rendre public un fait aussi tragique, le temps de digérer et de reprendre des forces pour répliquer car dans cette affaire, une plainte a été déposée contre des parents d’élèves pour diffamation suite à des lettres adressées au rectorat et même au domicile de la victime. Cette institutrice était semble-t-il connue pour des problèmes relationnels. C’est ce qu’annonce André Mercier, inspecteur d’académie jouant son rôle de contre-feu face à l’accusation des proches contre une hiérarchie qui n’aurait pas soutenu madame Cruzin, victime d’une fronde émanant de parents et de membres de cette école maternelle, dont quelques agents dépendant des services municipaux. La dépêche de Sud-Ouest fait état notamment d’une réunion plutôt sévère, sorte de tribunal tenu à la rentrée 2007 pour « recadrer », comme on dit, l’intéressée, avec la présence de deux élus municipaux (au passage, merci la politique de proximité et le cafouillage politico-administratif, avec des agents ayant deux hiérarchies). Un climat qui s’est détérioré de mois en mois. Une affaire de greffe anthropologique comme on en connaît dans les annales, dans des régions, disons, frustes, locales, de terroir comme on dit. Des histoires inspirant des téléfilms, en France et plus souvent aux Etats-Unis. Une configuration idéale pour une analyse à la René Girard. Le bouc émissaire devenu prétexte à un lynchage collectif d’une communauté de terroir. Et comme madame Cruzin était dans un profil à tendance dépressive, l’irréparable a eu lieu. Alors qu’elle était en poste depuis plus de dix ans sans antécédents, décrite comme entière par une de ces anciennes collègues d’Eysines où elle enseigna six ans sans se faire remarquer. Une affaire bien embrouillée.

Quand un flic flingue un type et que la presse s’empare du fait divers, et qu’on soupçonne quelque bavure, les autorités lancent la formule canonique : « la victime était connue des services de police ». C’est ce qu’on appelle du déminage médiatique très conventionnel. Valérie Cruzin suicidée, et une sorte de bavure de la hiérarchie qu’on soupçonne, non pas de l’avoir abattue, mais d’une non-assistance à institutrice en danger. Et la formule canonique aussi téléphonée qu’on se demande si elle n’aurait pas été enseignée aux futurs administrateurs pour communiquer en cas d’urgence avec la presse. Rien sur le plan professionnel, affirme André Mercier, inspecteur d’académie mais « nous avions été alertés de ses difficultés relationnelles avec d’autres enseignants, le personnel de l’école, les parents  ». Pour parler ouvertement, cette dame était connue des services du rectorat. Comme on dit connu des services de police. Que s’est-il passé réellement ? Nous ne le saurons sans doute jamais. D’ailleurs, comme on s’en doutait, les journalistes ont tenté de faire parler quelques parents et quelques professionnels de cette école maternelle mais en pareil cas, on se doute bien que les faits étant si graves et si médiatisés, l’omerta règne et personne ne voudra s’exprimer. Pourtant, on a bien deviné la situation. Et malgré ce qu’on pressent dans les tenants et aboutissants, une affectation mal préparée, un atterrissage douloureux, comme pour beaucoup d’enseignants mutés ou nommés. Cas de Mme Cruzin qui avait demandé sa mutation à Pauillac, ville natale de son mari. La morale imposerait qu’on prenne position contre cette hiérarchie qui n’a pas mis les moyens nécessaires pour éviter le drame. Qu’en penser ? Lire cette parenthèse***.

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Le marasme règne-t-il à l’Education nationale ? Le suicide de Valérie Cruzin entre dans ce qu’on pourrait appeler une série de violences exercées à l’encontre de membres du corps enseignant. Rappelons un autre fait aussi grave. Karen Montet-Toutain, professeure poignardée par un élève. Et auteure d’un livre où elle dénonce une hiérarchie qui ne l’aurait pas soutenue. Ces deux événements méritent d’être associés, bien qu’ils soient différents, d’un côté des parents d’élèves et une sorte d’ostracisme local, de l’autre un élève intempestif mais à chaque fois, cette violence contre ces pièces essentielles de la société, les enseignants, ceux qui forment le citoyen et l’instruisent. L’éducation, la plus belle conquête de l’homme après le cheval, la quintessence de la république et de la démocratie. Et une hiérarchie qui paraît ne pas jouer son rôle. Ces cas sont-ils isolés ? Non, en consultant les témoignages sur le Net, on peut affirmer que les situations de détresse dans lesquelles sont plongés des enseignants, notamment des stagiaires, sont répandues ; et toujours, en dépit des diversités, un dénominateur commun, cette hiérarchie qui ne met aucune application à soutenir les enseignants en difficulté. Ces choses dites, on se demandera si cette situation est ancienne, donnant l’impression d’être aggravée par un phénomène d’exposition médiatique, ou alors si réellement, la situation du corps enseignant a empiré, suivant de ce fait la dégradation des relations de travail dans d’autres secteurs, privés notamment, avec des cas de suicides et un stress jugé en augmentation. Affaire à surveiller de près comme on dit !

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La synchronie des événements nous amène aux récentes frondes d’élèves, de parents et de quelques enseignants mobilisés pour obtenir des moyens, ou du moins, refuser la diminution programmée des postes et donc des moyens. Ce serait faire preuve d’une mauvaise foi évidente que de relier ces affaires de violences à la question des moyens pour dispenser l’enseignement. A moins de pratiquer les amalgames les plus stupides du genre, si un prof est bousculé c’est parce que la classe est surchargée. A ce compte-là, autant imaginer des classes avec trois élèves et multiplier par dix le nombre d’enseignants. Il ne faut pas déconner. Mais ne pas être aveugle non plus et voir ces mobilisations comme un signe d’une révolte face à un ministère cherchant à faire des économies. Le mouvement va-t-il s’amplifier ? La réponse la plus certaine étant négative. Car les établissements ne vivent pas les mêmes situations et la fronde n’a aucune raison de s’étendre. Quand bien même ce serait le cas, le ministère peut reculer sur les chiffres et proposer quelques postes sauvés du contingent de la rigueur. Pourquoi le mécontentement ne peut-il s’étendre à la France ? Parce que la question des moyens ne rassemble pas, ne se lit pas localement avec un sens commun, et surtout n’a aucune transcription en termes de symbole ou d’idéologie. Bref, rien à voir avec le CPE, dont l’impact symbolique a porté le mouvement de grande ampleur que l’on a connu en 2006.

L’EN voit ses moyens amputés. Mais les situations sont diverses. Certains établissements subissent plus durement la rigueur budgétaire. Alors que d’autres problèmes minent le corps enseignants. La violence et le marasme de la société s’invitent, à travers les parents irascibles, les élèves indociles produits d’une incapacité éducative parentale et de l’abrutissement médiatique, dans l’enceinte des établissements. Là est le signe d’une société qui se décompose et surtout s’ampute car les zones ne sont pas touchées de la même manière. Et une hiérarchie qui semble avoir démissionné, au service des calculs ministériels mais pas de l’éducation. Alors que le niveau des élèves de CM2 n’a cessé de baisser, chute brutale après 1990 puis lente dégradation la dernière décennie. Il y a quand même un problème. Ces élites de l’administration et des IUFM croient que sans elles l’éducation n’existerait pas et ne pourrait fonctionner. Alors que c’est l’inverse. C’est parce l’EN existe, fruit d’une longue œuvre de civilisation, que ces administrateurs sont en poste et au lieu d’être reconnaissants, ils sont devenus des narcisses bureaucratiques se croyant indispensables au système alors qu’ils ne font rien pour améliorer la situation ni la préserver. La France se meurt. Les élites l’ont tuée, avec la complicité des masses !

Et pourtant, l’espoir est indemne, car nous savons tous, nous gens lettrés et de plume, que le salut existe et qu’il est porté par l’écriture qui, si elle reprend ses lettres de noblesse et son impact révolutionnaire, peut mener le combat là où il doit se situer maintenant, dans les esprits, dans les symboles, dans les idées. L’écriture donne à voir, à penser, orientant les actions dans la bonne voie.

*** (Parenthèse décalée. Les esprits affûtés par le sens critique et historiques verront dans cette affaire l’héritage de Vichy. Ils compareront, toutes proportions gardées, la hiérarchie de l’EN et ses inspecteurs à la Préfecture de Papon en une autre époque. Ils verront dans ces lettres de parents d’élèves des avatars de délation actualisés à la mesure de notre époque. Les lecteurs de Sartre trouveront sans doute la trace des salauds ordinaires à la Roquentin, et seront happés par cette nausée qu’on croyait ensevelie dans une autre époque. Hélas, ce n’est pas le cas. L’esprit de Vichy semble bel et bien présent. Rémanence d’une sale histoire qui n’ayant pas été soldée, continue à faire des dégâts, comme du reste le maccarthysme au States. Certains veulent liquider Mai 68. Ils feraient mieux de se pencher sur Vichy. Fin de parenthèse.)


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64 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 31 mars 2008 11:17

    Nous voyons bien ici ,avec ce drame que la philosophie du "laisser faire" véhiculer durant des années par une minorité de personne syndicalistes et politiques au sein de l’Education Nationale constitue un frein à la connaissance et apporte des dérives scandaleuses envers les professeurs qui ne sont plus protégés devant les réactions extrèmistes d’une minorité intolérante de personnes qui en viennent à agresser les professeurs (physiquement et verbalement)

    Il est urgent de réformer cette administration car ce drame ne doit pas rester inpuni car il en cache beaucoup d’autres et il est vraiment horrible

    Espérons qu’un juge aura les couilles pour mettre en prison les responsables (parents d’éléves et responsable administratif)

     

     

     


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 mars 2008 11:27

      A mon avis, il vaudrait mieux que le juge ait les textes officiels pour en décider des suites de cette affaire,

      car le jour où les juges rendront la justice avec leurs couilles, il se peut bien que la loi soit écrite par des glands


    • fddr 31 mars 2008 20:46

      @Dugué,

      Bon OK si on met Lerma en orbite il a pas fini de tourner mais enfin les "couilles" ou "les tripes"ou"le coeur au ventre"ou l"estomac"(on va finir devant le serment d’hypocrate si ça continue !) ça compte non, dans un monde de collabos complaisants et décérébrés par leurs overdoses quotidiennes d’Arthur and Co ?


    • [ALT+R] Fred 31 mars 2008 11:33

      Un sujet dur, qui ne peut laisser indifférent. J’ai trouvé le style de l’article un peu lourd - j’ai eu un peu de mal à suivre correctement la pensée de l’auteur. Mais comment ne pas etre d’accord avec ses conclusions ?

      Cela dit, j’ai toujours entendu ma mère (institutrice spécialisée pendant l’essentiel de sa carrière) parler de sa hiérarchie en des termes très durs. Cela fait, j’en ai peur, belle lurette que l’administration de l’éducation nationale n’est pas aux cotés de nos profs & instis.

      Merci en tous cas d’avoir relayé cette information. Nos profs méritent mieux, comme traitement... Un texte à mettre en perspective avec d’autres articles évoquant la dislocation programmée par nos chers libéraux de tous nos services publics, y compris l’école (à mort l’AGCS).


      • Paul Villach Paul Villach 31 mars 2008 12:18

        @ Bernard.

        On relève, en effet, une posture systématique de la part de la hiérarchie de l’éducation nationale quand il y a un très grave problème : 1- se défausser de toute responsabilité ; 2- jeter le discrédit sur la personne concernée par des insinuations. On l’a vu avec le professeur traîné en justice pour une gifle. Une formule est parfois utiisée aussi : "les parents ne savent pas tout". On laisse planer des sous-entendus pour décourager toute manifestation de solidarité. Paul Villach


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 mars 2008 12:51

          @ Paul, j’avoue avoir pensé à vos articles sur l’EN en rédigeant ce billet où le rôle de la hiérarchie est souvent mis en cause par les intéressés, une hiérarchie qui se défausse en effet, laissant supposer la faute à pas de chance ou la bavure


        • fddr 31 mars 2008 15:09

          Bonjour Paul Villach,

          Je viens de lire votre article daté du 5 mars sur Karen Montet-toutain à l’occasion de celui sur Valérie Cruzin par Dugué .Vous ne parlez pas de Laurence Dreyfus qui fut l’ottage de "human bomb" à Neuilly et qui dans un livre relatant sa mésaventure explique que la hiérarchie n’a formulé auprès d’elle ni excuses ,ni remerciements ,ni même proposé un quelconque soutien psychologique après tant d’heures passées enfermée auprès de ses chers petits élèves qu’elle a trouvé tout à fait normal de ne pas abandonner.Elle pouvait également y laisser la vie ,non ?Je n’ai pas lu son livre mais j’ai le souvenir très précis d’un interview dans lequel elle expliquait tout cela .J’ai su ensuite qu’elle avait quittépour toujours l’enseignement et que, décidant de s’en sortir toute seule, elle était devenu ....psychologue !En ce qui me concerne -enseignante lambda-(pas encore publiquement martyrisée par le système)j’ai déjà subi : de nombreuses et longues périodes de harcèlement moral ou psychologique(vexations, dévalorisations,remises en cause, dénigrements ),des dévalorisations et infantilisations de la part de la hiérarchie ,des coups et blessures de la part de certains élèves, des dénonciations infondées de parents d’élèves auprès de l’inspecteur,des collègues qui vous laissent absolument sans aide dès qu’une difficulté apparaît,l’absolue indifférence même du médecin scolaire du personnel(ou des services qui prennent le relais de ses constats)alors que j’avais développé des pathologies graves consécutives à mon travail d’enseignante.Bref ,je vous le confirme cher monsieur ça va très mal : indifférence, lâcheté,acharnement des élèves ou de certains parents d’élèves , démagogie permanente, volonté de destruction de l’école ...En tous cas merci de tout ce que vous apportez dans le débat sur le naufrage titanesque de l’éducation natiolâche !Et surtout mes sincères condoléances au monsieur qui aurait pu devenir papa auprès de son épouse s’ils avaient pu trouver un peu d’aide.

           


        • Bulgroz 31 mars 2008 12:35

          Le taux de tentative de suicide en France est de 0,25% (160 000 par an), an appliquant ce même taux au corps enseignant 1 et 2ième dégré (884 021), on arrive au chiffrre de 2203.

          A t on 2203 tentatives de suicide par an dans le corps enseigant ?


          • chmoll chmoll 31 mars 2008 12:44

            A t on 2203 tentatives de suicide par an dans le corps en saignant ?


            • Internaute Internaute 31 mars 2008 12:48

              Je n’ai pas bien compris ce que viennent faire vos fantasmes vichystes dans cette triste histoire. Enfin, on a trouvé le responsable : Maurice Papon. A mort, vite !


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 mars 2008 12:54

                En fait, ces "élucubrations" sur Vichy me sont venues à l’esprit spontanément mais comme un tel sujet mérite un développement disons raisonné, j’ai placé cet aparté dans une parenthèse à la fin du billet, une sorte de réflexion subsidiaire, pas indispensable mais que certains pourraient apprécier, ou alors pas du tout, ce qui est votre droit


              • snoopy86 31 mars 2008 13:57

                @ bernard

                votre disgression finale n’en vient pas moins comme un cheveu sur la soupe, inutilement en fin d’un article pour le reste intéréssant...

                c’est étonnant comme les auteurs d’agoravox veulent absolument nous coudre du vichy sur tous les articles...

                godwin à la française ?


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 mars 2008 14:10

                Un peu de respect pour notre culture française,

                on ne dit pas un Godwin à la française mais simplement le point Badiou

                Le point Badiou est une spécialité française des forums. Il est atteint quand sont prononcés les mots de Vichy ou de Pétain. Il est ainsi nommé en référence au livre d’Alain Badiou qui en méditant sur Sarkozy, voit des figures de Pétain se dessiner dans son esprit


              • Voltaire Voltaire 31 mars 2008 12:53

                Autant le cas du professeur agressé, qui avait largement prévenu sa hiérarchie, était symptomatique de l’indigence de l’administration de l’éducation nationale, autant il me semble que la prudence est de mise sur ce cas précis.

                Comme le rappel Bulgroz, le corps enseignant comporte près d’un million de personnes. Statistiquement, il est évident qu’un certain nombre d’enseignants sont dépressifs, voire suicidaires. Cette état dépressif est-il à l’origine des problèmes relationnels de l’enseignante, où leur cause, il est difficile de se prononcer. Cde qui parait sans doute probable, c’est que l’administration n’a pas su écouter et comprendre les difficultés de cetet personne, et l’a donc laissé sans soutien dans ses problèmes. Mais aucune administration de la taille de l’éducation nationale ne peut gérer de façon humaine son personnel.


                • 5A3N5D 31 mars 2008 13:18

                  @ Voltaire,

                  Vous devriez, je le pense de plus en plus, changer de pseudo, car vous le déshonorez.

                  Savez-vous qu’une femme, à six mois de grossesse, peut très bien faire une déprime liée à son état ?

                  Tout le monde, inspecteur d’académie compris, ignorait bien évidemment cet état, du moins, on le suppose. Alors, au nombre des causes de ses "difficultés relationnelles", ajoutez-y celle-ci : 

                  http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0817/gr_4427_depression_gro ssesse.htm

                  Je vous rappelle que, dans son ancien poste, cette enseignante n’avait semble-t-il pas de problèmes. Etonnant, non ?


                • Voltaire Voltaire 31 mars 2008 14:09

                  @5A3N5D

                   ? J’avoue ne pas comprendre votre commentaire et votre agressivité à mon égard. D’autant que votre commentaire va précisemment dans le même sens que le mien... Comme je l’indique, il est évident que cette personne souffrait d’un problème dépressif, dont la cause ne nous est pas connue. Nous ignorons si ses problèmes ont causés ou ont été aggravé par ses difficultés relationnelles, et il est probable en effet que sa grossesse n’a rien arrangé.

                  Il est certain que cela n’a pas été pris en compte par l’administration de son établissement. Néamoins, et pour répondre aussi à Parkway, si je ne dédouane pas cette administration de ses fautes, je pense aussi qu’elle n’est pas conçue pour répondre à ce type de problème, car sa gestion des ressources humaines est déconnectée des enseignants eux-même. Ce qui n’est pas étonnant vu la taille de l’Education nationale (c’est aussi le cas dans toute très grande entreprise). Je n’ai pas de solution évidente à proposer, puisque les enseignants sont opposés à toute idée de fragmentation du système, mais le problème se pose.


                • kahena kahena 31 mars 2008 14:26

                  nous connaissions Valérie, mon fils l’a eu à la maternelle il y quelques années déjà, à Eysines, la forêt, nous avions gardé le contact, elle venait aux nouvelles régulièrement, nous appréciions énormément Valérie une femme de cœur toujours souriante, très accueillante, pleine de joie de vivre, tendre et affectueuse avec nos enfants que nous lui confions avec plaisir, nous n’avons jamais eu aucun soucis, il a fallu qu’elle aille là bas à pauillac chez les corbeaux, pour y trouver l’enfer, elle était heureuse d’attendre son bébé, entourée de son mari et de sa fillette, nul ne peu ressentir ce qu’elle a pu subir psychologiquement, ils l’ont mise à bout, poussée à cette fin tragique, comme par un hasard, là les parents ne veulent pas s’expliquer sur leurs démarches, ils ont su écrire, jusqu’à lui adresser des courriers chez elle, et là y’a plus personne, pourquoi fuir ? ils ont détruits un être, et toute une famille à jamais, alors qu’ils assument !

                  Valérie tu nous manquera !

                   

                   


                • ninou ninou 31 mars 2008 20:53

                  @ Volte erre

                  "il est évident que cette personne souffrait d’un problème dépressif"

                  Découvrir des lettres qui sous entendent que vos tenues sont inadéquates à votre fonction (comprendre : elle s’habille comme une p..), où l’on vous reproche de ne pas être de la région... tout cela peut vous rendre suicidaire SURTOUT si vous aimez votre boulot et que vous n’avez rien à vous reprocher !!

                  Vous imaginez-vous débarquer dans une région nouvelle, où vous avez du mal à vous intégrer, où vous ne pouvez compter ni sur vos collègues, ni sur votre hierarchie... Vous y avez vos méthodes pédagogiques. Vous savez qu’elles fonctionnent puisque vous les avez expérimentées, mais elles ne correspondent pas à "ce qui se fait ici". Résultat sur les parents hyperméfiants : je doute, donc j’ai peur... (et de commérage en commérage, s ’engendre une cabale sans fondement !)

                  Pour moi, son geste prouve l’indignité que pourrait constituer la "prudence" que vous réclamez ! Elle est de même engeance que la "méfiance" qui a contribué à la pousser au suicide !! 

                  Soyons clairs : un(e) instit’ qui n’en n’a rien à secouer de son boulot ne se suicide pas parce que les parents s’en sont rendu compte !! Il (elle) obtient un reclassement ou -au pire- une mutation !

                  Si vous aviez la moindre idée de tout ce dont la vie professionnelle d’un(e) instit’ consciencieux (-euse) peut être pavée, vous auriez honte de votre doute...


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 mars 2008 21:13

                  @ Voltaire, je reconnais dans votre analyse la marque d’un positivisme qui parfois sert de déminage face à l’irrationnel et parfois, sert de défausse face à un ordre subjectif qu’on ne veut pas trop étudier. L’affaire de la professeure poignardée entre dans votre grille de lecture, mais le cas de Valérie Cruzin semble plus délicat. Vous êtes prudent Voltaire, mais attention, la prudence est parfois le masque de la pleutrerie. En certaines situation, il est plus noble de prendre quelques risques, du reste limités car dans cette affaire, les contours, même entâché de l’énigme du suicide, se dessinent avec quelque clarté


                • Sébastien Sébastien 31 mars 2008 13:32

                  Que l’on cherche des coupables pour un meurtre, oui. Qu’on en cherche pour un suicide, non. C’est quand meme curieux de toujours vouloir trouver des responsables, des excuses, des coupables.

                  Que l’entourage de cette personne, qui n’accepte ni ne comprend ce geste j’imagine, chercher a expliquer, c’est comprehensible. Mais que des gens qui n’ont rien a voir avec cette affaire cherchent eux aussi un coupable, c’est vraiment etrange.

                  Le suicide est bien trop complexe pour etre impute a une seule cause et toute recherche de verite est vouee a l’echec.


                  • 5A3N5D 31 mars 2008 13:50

                    @ Sébastien,

                    "Que l’on cherche des coupables pour un meurtre, oui. Qu’on en cherche pour un suicide, non."

                    Un réponse très courte :

                    http://www.dailymotion.com/relevance/search/Bernard%2BHanse/video/xtkrl_royaldiffamation3_school

                    Pauvre de vous !

                     


                  • Blé 31 mars 2008 21:25

                    Auriez-vous quelques problèmes avec votre conscience, Sébastien ? Une personne qui se porte bien physiquement mais qui se suicide, est une personne qui n’a pas trouvé de secours dans son entourage professionnel. Les suicides pour des raisons professionnelles se multiplient en France car on fait de moins en moins de place à ceux et à celles qui n’arrivent pas à se plier aux nouveaux critères de notre société : la déshumanisation à grande échelle,et la robotisation des individus,c’est marche ou crève.


                  • fddr 31 mars 2008 13:32

                    Je suis bien triste pour cette famille et aussi pour cette femme qui n’a trouvé aucun soulagement à sa douleur.Quelle effroyable solitude on rencontre dans ce milieu qui ,des collègues aux supérieurs,ne propose aucun soutien ;un milieu qui maîtrise bien plus le harcèlement moral ou la parfaite indifférence que la solidarité.J’éprouve une profonde tristesse devant ce visage dont le regard et le sourire révèlent une fragilité soit ,mais aussi beaucoup de sensibilité.Nous sommes tous responsables !Voilà ce que nous devons nous dire si nous ne voulons plus passer à côté de tels cas !Regardons-nous , écoutons-nous et aidons-nous si besoin est !Je sais que pour le français moyen être "bon" c’est être CON mais quel carnage !!Bref tout cela est bouleversant et je souhaite les "affres de l’enfer" (je n’ai aucune pitié pour les salauds ) à ceux qui ont causé tant de souffrances passées et à venir !!!!!Bon courage monsieur à vous et à votre petite fille de 9 ans et toutes mes condoléances pour la perte de votre femme et de l’enfant que vous attendiez.


                    • k2pal k2pal 31 mars 2008 13:33

                      @Bernard

                      De bonnes idées parfois (surtout dans les "conclusions") mais un éparpillement dans la forme et le fond qui laisse pantois...

                      Peut-être encore de la thornographie ? (sujet épineux s’il en est !)

                      Vous reproduisez (malgré vous ?) le défaut de la presse "journaleuse" qui surfe sur les émotions et ne s’embarrasse pas des moyens : l’absence de suivi par l’inspection académique (manque de courage politique ?) est certes un problème mais il n’est pas très opportun de construire votre réflexion à partir d’ un suicide qui est UN ACTE PERSONNEL et que nul n’est censé COMPRENDRE à part peut-être son auteur.

                      Vous êtes "border line" par le mélange des torchons et des serviettes, pourquoi une telle production d’articles alors que vous vous comptez parmi les "gens lettrés et de plume" ?

                      J’apprécie votre intelligence, faites en meilleur usage !

                      A moins que vous ne recherchiez qu’à vous élever dans l’audimat agoravoxien sans vraiment chercher à élever l’esprit de vos lecteurs (ce qui devrait être le cas de toutes les informations et particulièrement sur un site participatif !)

                      Ne me vouez pas aux gémonies, si je vous critique, c’est que je vous aime bien quand même (puisque je vous lis également !!!!)

                       


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 mars 2008 14:05

                        Votre remarque mérite un éclaircissement. J’ai justement essayé de ne pas tirer des conclusions directes de ce fait tragique, prenant soin de mettre des pointillés séparant les trois parties du billets où j’élargis le champ et où se dessine quelques liens qu’un philosophe pourrait analyser comme un parti pris hégélien, cherchant le tout dans la singularité et insérant la singularité dans un tout.


                      • Roland Verhille Roland Verhille 31 mars 2008 15:07

                        Cris Wilkinson démontre à quelles abjections aboutissent les procès d’intention.

                        Voltaire relève pertinemment que l’efficacité d’un organisme est inversement proportionnelle à sa taille.

                        Bernard Dugué n’est pas mal venu à faire des allers-retours entre singularité et globalité en se fiant à sa seule intuition, dès lors qu’il ne se prétend pas être « La vérité ».

                        Mais une accumulation de singularités diverses concordantes et révoltantes persistant des années durant commence à ne plus relever de l’intuition. Elles rendent évidente la faillite de l’enseignement public, de son système et non de ses centaines de milliers d’enseignants, en s’ajoutant aux résultats désastreux évidents de l’instruction comme de l’éducation dispensée. La démesure de cette administration centralisée gérée par une bureaucratie foisonnante plus soucieuse de ses intérêts que de ceux des élèves ne peut produire rien d’autre.

                        Voyez comment sont formés ces éducateurs, par exemple ceux des disciplines littéraires : quelques années en Faculté de lettres où l’art d’enseigner et de conduire un classe ne leur est pas enseigné. Acquisition de l’expérience professionnelle initiale en étant envoyés dans les postes fuis par les gens en place ou pas du tout propices au perfectionnement dans la discipline à enseigner ; débouler de l’Université pour apprendre le français à des élèves de l’enseignement technique de quartiers cosmopolites est un cruel baptême du feu ! 

                        Naturellement, le produit de pareille éducation, les parents des élèves d’aujourd’hui, est trop souvent la goutte d’eau faisant déborder le vase.

                        Quelles que soient les circonstances de ce drame, il est abject de souiller la victime, le silence est préférable.

                         


                        • JL JL 31 mars 2008 19:32

                           

                          ""Comme le rappellent Bulgroz (et Voltaire), le corps enseignant comporte près d’un million de personnes. Statistiquement, il est évident qu’un certain nombre d’enseignants sont dépressifs, voire suicidaires.""

                          ""Quelles que soient les circonstances de ce drame, il est abject de souiller la victime, le silence est préférable.""

                          Les idéologues de Démocratie libérale ne se grandissent pas à exploiter ce fait divers. D’ailleurs, où se grandissent-ils ?

                          Ce sont toujours les plus mauvais dans leur propre discipline qui sont les premiers à dénigrer les autres professions.


                        • Lucrezia 31 mars 2008 15:41

                          Si cette personne s’est sucidée sans laisser les motifs à ses proches par écrit, ne devrions-nous pas s’étonner comment l’auteur de ce "billet" peut-il faire un amalgame politico-socio-professionnel ?

                          Franchement, la psychologie et plus particulièrement appliquée au suicide n’est pas une discipline qui s’applique même lorsque l’on se dit "sicentifique", "philosophe" ou écrivain...

                          De quel droit vous permettez-vous de baffouer la vie intime et privée en faisant tout un tas de suppositions gratuites sur les raisons de sa mort. Avez-vous ne saurait-ce pensé qu’un instant à sa famille avant d’crire de telles allégations que l’ont "sent" bien arrangées aux messages que vous souhaitz nous faire passer sans vouloir les écrire ....

                           


                          • 5A3N5D 31 mars 2008 17:26

                            @ Lucrezia,

                            "De quel droit vous permettez-vous de baffouer la vie intime et privée en faisant tout un tas de suppositions gratuites sur les raisons de sa mort."

                            Tapez le nom de Valérie Cruzin sur Google (ou un autre) et vous verrez le flot d’informations que vous obtiendrez. N’accusez donc pas sans savoir : ce ne sont pas que des "suppositions gratuites". Une première tentative de suicide en janvier suite à la réception d’une lettre anonyme à son domicile, un signalement du syndicat snudi-FO au rectorat

                            Vous m’objecterez sans doute qu’un suicide n’a pas à être médiatisé. Il faut relativiser et comprendre que celui-ci n’est pas anodin. Seriez-vous également partisan(e) d’un refus de diffuser dans la presse les relations de crimes de toutes sortes, au nom du respect de la vie intime et privée des victimes ?

                            Sa soeur s’est d’ailleurs exprimée sur l’affaire : " Tout a commencé en avril 2007 », explique-t-elle. Valérie Cruzin avait alors été insultée et menacée par le père d’une élève. Elle avait déposé plainte et averti l’inspecteur de l’Education nationale. Tout s’est dégradé dès la prérentrée 2007-2008, le 27 août. Ce jour-là, elle est convoquée devant l’inspecteur de l’Education nationale et se voit demander si elle revient "avec l’intention de travailler dans un climat serein ou pas."

                            Je vais m’arrêter là, car je sais, par expérience, qu’une convocation chez un inspecteur d’académie, ce n’est jamais bien bon, et le régime de la terreur est toujours en vigueur : l’enseignant a toujours tort, même quand il n’a rien à se reprocher. L’intérêt de l’administration de l’Education Nationale se résume à : "pas de vagues", "ne pas laisser prise à l’opinion publique." Le prof peut bien crever. Pour le reste, c’est ici ;

                            http://www.sudouest.com/280308/france.asp?Article=280308aP2154368.xml

                             


                          • Servais-Jean 31 mars 2008 16:39

                            Et pour en rajouter une toute petite couche :

                            Inrerrogé par un journaliste de France-Inter le Maire de la commune a conclut son entretien en disant : Oui MAIS elle avait consulté des psychiatres avant de venir travailler ici.

                            Morte oui mais en plus elle est coupable !


                            • fddr 31 mars 2008 17:17

                              @cris

                              Quelle haine !!!! Avez-vous souffert du suicide d’un proche ou bien êtes-vous juste un petit macho à 0’001 centime d’euro qui se fout carrément du suicide d’une femme désespérée .Pour en arriver au suicide (je ne suis pas spécialiste)je pense que l’on n’est plus dans une logique de narcissisme ou d’égoisme .je pense qu’on est juste au bout du rouleau ou encore dans un tunnel dont on ne voit pas l’issue.Pauvre Valérie !J’espère que ce n’étaient pas des gens de cet acabit-là qui t’entouraient tout de même avant que tu ne fasses le choix d’aller respirer un air meilleur !je vous plains Cris de mes 2(que j’ai pas mais que tu ne dois avoir non plus) de vous exprimer avec aussi peu de coeur au sujet d’une famille entièrement et définitivement détruite.Vous m’écoeurez !!!

                               


                              • fddr 31 mars 2008 17:41

                                @ cris wilkinson

                                Votre message est odieux !Atroce même pour la famille si les gens ont l’occasion de le lire .je suis furieuse de voir que personne ne réagit face à vos accusations et j’espère très sincèrement que ce ne sont pas des gens tels que vous qui l’ont entourée avant qu’elle ne fasse "le choix" d’aller respirer ailleurs.Peut-être avez-vous souffert du suicide d’un proche vous-même auquel cas vous avez une excuse sinon comment pouvez-vous parler d’acte égoiste ?Pour moi le suicide correspond à un désespoir total ou à une destruction totale de la personnalité .Ce n’est pas un choix mais une fatalité !La mort qui vient vous chercher parce que la vie vous quitte en quelque sorte.Il semblerait qu’il faille se tenir correctement verbalement parlant sur Agoravox et ce n’est pas plus mal pour vous en ce qui me concerne .Lisez plutôt le témoignage de la maman qui a connu Valérie Cruzin et qui en était charmée sur tous les plans !!!!


                                • fddr 31 mars 2008 18:06

                                  @voltaire

                                  Vous ne savez pas de quoi vous parlez puisqu’il existe des inspecteurs d’académie et des inspecteurs de circonscription pour quelques localités.Les inspecteurs de circonscription connaissent parfaitement les directeurs et enseignants qui sont sous son autorité.il n’y a donc aucun mammouth à dégraisser ou à abattre pour protéger les enseignants qui sont sous sa responsabilité.


                                    • 5A3N5D 31 mars 2008 19:53

                                      Non, pas instit, mais victime de "mobbing" également (elle ne voulait pas "bénéficier" d’un départ à la retraite.)


                                    • aequopulsatpede 31 mars 2008 20:14

                                      MOBBING !

                                      - En voilà un mot qui doit plaîre à Sarközybrownbush !


                                    • 5A3N5D 31 mars 2008 21:02

                                      "MOBBING !

                                       En voilà un mot qui doit plaîre à Sarközybrownbush !"

                                      Je ne suis pas responsable si ce mode de "gestion des ressources humaines" a été mis au point outre-atlantique. Il n’y a pas d’équivalent en français, désolé, pas même le mot "harcèlement", le mobbing pouvant se manifester par une volonté de ne confier aucun travail à un employé, de lui founir un bureau sans fenêtre ou sans matériel. "Mobbing" devrait se traduire par "tourmenter", le plus possible en ne faisant... rien, et surtout pas du harcèlement. Faire sentir à quelqu’un qu’il est inutile, à la rigueur.

                                      http://www.eurowrc.org/12.work_place/1.travail/04.travail_fr.htm

                                       


                                    • Bulgroz 31 mars 2008 19:48

                                      Je remercie Bernard Dugué d’avoir dans son article fait baisser la pression sur la question des moyens.

                                      Vous dites que les manifs contre les suppressions de postes vont s’arrèter, souhaitons le, mais je n’y crois pas.

                                      Quelques chiffres tirés du site de l’Education Nationale :

                                      Chiffres clé de l’Education Nationale

                                      http://www.education.gouv.fr/cid195/les-chiffres-cles.html

                                      Nombre d’élèves dans le premier et second degrés (Public et privé) : 12 111 900

                                      Les personnels des Ecoles, collèges, lycées : 1 143 555

                                      soit 10.59 élèves pour un fonctionnaire de l’Education nationale

                                       

                                      Nombre d’élèves dans le premier et second degrés (Public) : 10 086 700

                                      Enseignants écoles, collèges et lycées Public : 739 112

                                      soit 13,65 élèves pour un enseignant du public.

                                       

                                      Nombre d’élèves dans le premier et second degrés (Privé) : 2 025 200

                                      Enseignants écoles, collèges et lycées Privé : 144 909

                                      soit 13,98 élèves pour un enseignant du privé

                                       

                                      Personnel Education nationale non enseignant (Public) : 259 534

                                      % Personnel non enseignant du public/Total personnel Public : 23%


                                      • fddr 31 mars 2008 20:24

                                        Non mais vous avez déjà vu 13 élèves dans les classes !!On tourne tous à 25 en moyenne et avec malades mentaux, caractériels, psychopathes etc....(cf.La pub à la radio pour l’intégration également des trisomiques).Trouvez-moi une classe à 12 élèves et je suis polie parce que vous m’enervez enormément là !!!23% des gens n’enseignent pas ?Et est-ce de notre faute à nous enseignants qui n’arrivons même plus à tenir la cadence entre des demandes de "rendements" (OUI MONSIEUR !)infernales ;des élèves dont 1sur 3 est un abominable enfant roi éduqué par des imbéciles qui consomment si bien leur pitence télévisuelle et tout le reste que l’on est prêt à leur déployer le tapis rouge à la moindre observation ;et je passe tous les fléaux dont on souffre en silence et dans l’abandon total de nos supérieurs(je vous renvoie quand même à quelques uns de nos martyres désormais célèbres : Laurence Dreyfus,Karen Montet-toutain,Valérie Cruzin et tant d’anonymes....).Faite-le donc notre boulot au lieu d’envier sournoisement des congés scolaires qui nous servent à ^peine à récupérer un peu de santé et de courage.Bouffon, va !!


                                      • Bulgroz 31 mars 2008 21:04

                                        ddr,

                                        Vous semblez mal maitriser les statistiques les plus élementaires,

                                        Ce sont les chiffres données par l’Education Nationale, il y a 1 fonctionnaire payé par le budget de l’Etat au titre de l’Education Nationale pour 10,59 élèves. Et cela vous nous n’y pouvez rien.

                                        et ce n’est pas tout, car il doit bien y avoir d’autres fonctionnaires payés par les collectivités locales non enseignants qui gravitent autour des écoles ?

                                        Je ne sais pas ce qu’il y a dans votre classe, je n’y suis pas, peu de gens ont l’occasion de voir ce qui s’ y passe, on vous croit donc sur parole, par contre, je peux avoir les données de l’Education Nationale et je maintiens le chiffre d’un fonctionnaire pour 10,59 élèves ou d’un enseignant pour 13,65 élèves.

                                        J’ai du mal à imaginer que le boulot d’éducateur soit le seul boulot autant soumis aux cadences infernales ou le plus éprouvant du marché, je pense à infirmière, urgentiste, travailleurs dans les centrales de chaleur ou de déchets, éboueux, mécaniciens....

                                        Quand je constate que vous terminez votre message par un « bouffon va », j’ai du mal à croire qu’avec un tel langage la collectivité vous ait donner la responsabilité d’éduquer des enfants.

                                        Si cela ne vous plait pas, démissionnez. C’est la réponse du bouffon.

                                         

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