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Accueil du site > Actualités > Société > Suicide : impacts sur les proches

Suicide : impacts sur les proches

Un être en détresse s’enlève la vie. Il laisse derrière lui sa famille, ses amis. Pour eux, la vie continue. Il faut préparer les funérailles du défunt. Reflet de Société vous propose le regard de ceux qui sont en première ligne après l’acte fatidique, l’entreprise funéraire.

La mort, Claude Poirier connaît. Depuis 50 ans, il travaille pour l’entreprise familiale Magnus Poirier qui offre des services funéraires. Un demi-siècle à vivre avec la mort sous toutes ses formes. Aujourd’hui directeur-général, il a fait le tour du jardin. De son entreprise comme de la mort. S’il vit de la mort, il ne la banalise pas pour autant. L’homme est sensible au désarroi des autres. Il a appris, avec le poids des années, qu’il vaut mieux exprimer sa douleur que la conserver pour soi.

Le suicide : un sujet tabou

« Il y a quelques années, le suicide était un sujet tabou. Les familles disaient que le défunt était mort d’une maladie. Aujourd’hui, on voit que les gens sont un peu plus ouverts » affirme M. Poirier, calé dans son fauteuil. L’homme a la verve facile. Il s’ouvre sans se faire prier. Il en a tant à dire qu’il reprend son souffle tout en parlant. C’est que des gens éprouvés par le suicide d’un proche, il en rencontre fréquemment. Beaucoup plus que ce que laissent croire les médias. « Le suicide est une cause de décès des plus fréquentes » raconte-t-il avec compassion.

Si les gens ont tendance à s’ouvrir un peu plus qu’hier, c’est peut-être en raison de la place moins grande qu’occupe la religion, croit le directeur-général de l’entreprise funéraire. « Autrefois, lorsqu’il s’agissait d’un suicide, les curés ne se déplaçaient même pas. Ce n’était pas accepté. Le défunt pouvait même ne pas recevoir de service religieux pour son enterrement. C’est dire la frustration vécue par les familles. Aujourd’hui, il manque de curés. Les salons funéraires ont pris leur place. Et nous, on a commencé à s’informer pour aider les familles. »

Famille : culpabilité et isolement

Les causes du suicide ne regardent pas M. Poirier. Ce sont les victimes collatérales qu’il rencontre. « Le pire pour la famille, c’est de ne pas savoir pourquoi. Les gens culpabilisent. Ils se sentent responsables, dit-il. C’est évident qu’ils ont besoin d’un support psychologique. Il faut éviter qu’ils s’isolent », considère le directeur-général qui, dans ses temps libres, est président fondateur de Réseau Ado, un organisme qui fait de la prévention du suicide auprès des jeunes.

Tension aux funérailles

Si chaque funéraille a son histoire, M. Poirier est catégorique : celle touchant la mort par suicide est bien différente. « Avec un certificat de décès indiquant un suicide – c’est aussi vrai pour le sida et le VIH - on sait que la cérémonie sera très émotive. Les esprits sont échauffés, très tendus. Que ce soit un jeune ado ou un homme de 50 ans, il y a deux côtés à la famille. Il arrive des frictions entre eux. La famille du défunt pointe du doigt le conjoint. Elle veut même l’exclure du salon funéraire. On l’a vécu à quelques reprises. Une famille qui engage une compagnie de sécurité pour empêcher l’autre côté de la famille d’avoir accès au salon. »

Approche différente

L’approche du salon funéraire est différente dans les cas de mort par suicide. « Avec ces gens, l’écoute prime, explique François Vézina, directeur de succursale chez Magnus Poirier. On ne commence pas à parler de cercueil. S’il faut prendre 3 ou 4 heures pour la rencontre, nous allons le faire. On se fie à la famille, on s’adapte à eux.

J’ai déjà eu une rencontre de 5 heures. Que puis-je faire quand la famille pleure ? Je les laisse. Ils ont besoin d’être seuls. Je me retire et les attend dans une pièce à côté. C’est de la chaleur humaine que ça prend. » Ce jeune homme, aux allures de professionnel avec ses cheveux bien taillés en brosse et ses lunettes stylisées, est lui-même passé par l’emploi de conseiller auprès des familles pour organiser les funérailles. Il affiche une maturité et une ouverture d’esprit peu communes.

Décision à la famille

« C’est la famille qui décide de la tournure de la rencontre. S’ils sont froids, je n’ai pas à les juger. Je ne connais rien d’eux. Je n’ai pas le mort devant moi. J’ai la famille qui reste. Mon fils s’est suicidé à la suite d’une rupture amoureuse. Il y a l’émotion, là. Il peut y avoir de la rancune, comme si c’était la faute de l’ex, si leur fils est mort. Mais il faut leur faire comprendre que la petite amie a peut-être besoin d’aide. On ne peut plus rien pour le défunt. Sauf qu’il y a son entourage. C’est de ces gens qu’il faut s’occuper. Tout ce qui touche la mort subite, c’est de voir comment les gens sont dépourvus. Ils n’ont plus de moyens. Peu importe leur statut social. »

François replonge dans ses souvenirs pas si lointains de conseiller. Il se souvient des difficultés – et des préjugés – ressentis par les familles dont un membre s’est enlevé la vie. « Voulez-vous une annonce pour offrir des dons pour la prévention du suicide ? » Bien non, ils ne veulent pas dire que leur enfant s’est suicidé. C’est pire encore s’il s’agit d’une personne âgée. C’est une honte. Et si le conjoint se suicide, immanquablement, ils vont se demander si c’est de leur faute. »

Vie fragile

La culpabilité de ne pas avoir su, de n’avoir rien fait, d’être la cause du départ de l’être aimé. Une culpabilité qui n’a pas d’âge. « Ce que nous avons remarqué, reprend François, c’est que le suicide touche toutes les catégories d’âge. Des fois, les familles n’ont aucune idée. Tout allait bien… Elles ne l’ont pas vu venir. »

Pour se protéger de la détresse qu’il côtoie au quotidien, François se met une barrière. « Moi, je me dis qu’ils vivent un deuil, comme j’en ai vécu et que j’en vivrai encore. Tu prends conscience que la vie est fragile. Les gens planifient pour plus tard, pour la retraite. Moi, quand j’ai envie de faire telle chose maintenant, je le fais. J’en ai trop entendu des mon mari est parti travaillé, il n’est jamais revenu. »

Entrevue réalisée par Dominic Desmarais pour le magazine Reflet de Société, Dossiers Suicide et Famille.


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22 réactions à cet article    


  • Halman Halman 14 mars 2009 12:25

    "Les causes du suicide ne regardent pas M. Poirier."

    Alors M. Poirier ne risque pas de comprendre quoi que ce soit au suicide et aux réactions des proches.

    On ne se suicide pas à cause de soi, mais des autres.

    Parce que ce sont les autres, les proches comme les moins proches qu’on ne supporte plus.

    Leurs comportements aussi bien dans la vie privée qu’au travail ou dans les activités sportives ou culturelles.

    Alors ces gens éplorés aux funérailles d’un suicidé, pour le respect du défunt n’ont qu’une chose à faire : rester des plus discrets !!!!!!!!!

    Mon grand père qui s’est pendu dans son jardin, c’est à cause du comportement insuportable de ses enfants (dont mes parents)

    Un de mes cousins dans ses derniers mois de sa leucémie qui fait une ts médicamenteuse uniquement à cause du comportement épouvantable d’ignorance et de manque d’ouverture d’esprit de ses parents qui l’insultent et le traitent de bon a rien.
    Ces mêmes parents qui tous les après midis font leur cinéma quotidien d’éplorés devant l’urne de ses cendres !

    Proches de suicidés, au lieu de vous faire la guerre aux funérailles regardez vous et posez vous des questions parce que la plupart du temps c’est à cause de vous qu’on ne supporte plus la moindre seconde de vie !
     :->




    • Raymond Viger Raymond Viger 14 mars 2009 15:01

      Bonjour Halman.

      Il est vrai que nos proches peuvent avoir été grossiers et méchants envers nous. Les différentes agressions que l’on vit peuvent être des facteurs déclencheurs, une somme d’événements qu’on ne veut plus subir.

      Cependant, nous ne sommes pas obligé de nous suicider pour fuir ces agressions. C’est à nous de faire les changements nécessaires dans notre vie pour trouver notre bonheur et notre équilibre. La seule personne qui est responsable de ses actes, c’est soi-même.


    • Epeire 14 mars 2009 15:12

      il y a du vrai dans ce que vous dites, en même temps il est important de préciser que généralement la famille ne se rends pas compte de son influence toxique. Ce sont souvent des gens qui ont souffert dans leur vie et qui transmettent leurs malaises sans le faire exprès. Les bourreaux et les victimes sont souvent les mêmes dans ces histoires.

      Un croque-mort ne va pas faire une enquête judiciaire pour ça, de toute façon. A quoi bon ? Il est trop tard lorsqu’il arrive.


    • Raymond Viger Raymond Viger 14 mars 2009 15:29

      Vous avez raison dans ce que vous dites. On transmets ce que l’on a appris. On éduque en fonction de l’éducation que l’on a reçu.


    • Raymond Viger Raymond Viger 14 mars 2009 15:35

      Bonjour Halman.

      Je ne juge en rien les dépressifs et les personnes suicidaires. Plusieurs de mes proches se sont suicidés. J’ai moi-même fait 2 tentatives de suicide.

      J’étais dépendant affectif. Quand ma conjointe m’a quitté, j’étais incapable de vivre avec moi-même. La souffrance était-elle que seul le suicide était envisageable. Est-ce que je peux accuser ma conjointe de m’avoir poussé au suicide parce qu’elle m’a quitté ? Elle avait le droit de vouloir vivre sa vie avec un autre homme. Est-ce que je peux accuser ma conjointe que j’aie été dépendant affectif ? C’est possiblement ma dépendance affective qui a rendu notre union impossible à vivre.

      Je suis responsable d’apprendre à vivre sans être un dépendant affectif. Je suis responsable d’apprendre à faire le deuil d’événements douloureux comme une rupture amoureuse. Je suis le seul responsable de ma vie, peu importe ce que les autres me font vivre.


    • sonjaline 15 mars 2009 10:27

      je ne suis pas d’accord avec vous, les études de psy disent bien qu’on ne suicide pas à cause des autres, mais bien à cause de soi.
      dès que je suis adulte, je suis responsable de moi-même et mon entourage ne doit pas intervenir dans ma vie.
      combien de gens ont préféré tourner le dos à leur famille qui ne leur convenait pas ? c’est toujours possible, mieux que le suicide,
      lorsqu’un travail ne vous convient pas, on doit pouvoir le quitter, en changer.
      fuir ceux qui vous rendent la vie impossible, oui, voir "l’éloge de la fuite"
      mais on peut les fuir physiquement tout en restant en vie, il suffit de couper les ponts
      certes pas toujours facile, mais toujours possible, il faut y croire
      combien d’engagés dans la Légion pour ce motif ? pas si facile pour les filles...mais il y a des foyers d’accueil plus nombreux qu’on ne le pense
      combien de disparus qui sont partis ailleurs refaire leur vie ?
      ma vie ne dépend pas de ma famille, ni de mon travail actuel, je peux les rejeter dès lors qu’ils me portent tort,
      ma vie dépend de moi, il importe que je m’apprécie, que je me porte l’amour que les autres ne m’apportent peut-être pas, l’amour ne se commande pas, l’amour est un don de soi, sans demande de retour, on peut choisir de s’aimer, on ne peut pas obliger les autres à vous aimer
      alors oui, il faut croire en la vie, en les possibilités de l’être humain, beaucoup plus grandes qu’on ne le croit en général, regardez ces voileux, coureurs en solitaire, qui défient la mer et leur peur, et tous ces héros de la montagne, de la planche à voile, et autres sports, regardez les rescapés des camps divers, les rescapés des guerres et des attentats, ils nous démontrent que l’homme a en lui beaucoup plus de capacités qu’on ne le pense habituellement.
      Non, notre vie ne dépend pas de notre entourage, on peut en changer , notre vie dépend de nous, de la foi en nous, en nos capacités pour résoudre les problèmes de toute vie
      Aucune vie ne s’écoule sans heurts, sans difficultés, et tous ne se suicident pas, fort heureusement
      Ne culpabilisons pas lors d’un suicide proche, ce n’est pas notre faute, même si nous n’avons pas vu la détresse de l’autre, pas pu ou su le soutenir, lorsque un adulte se suicide, c’est qu’il n’a plus la force de se battre pour sa vie, la vie est une bataille de chaque jour, alors respectons sa volonté, tout simplement, admettons que certains n’ont plus le courage de vivre, pour des raisons très diverses d’ailleurs
      ce qui ne nous empêchera pas d’être à l’écoute autour de soi, d’être bienveillant, d’aider selon nos possibilités celui qui sombre dans la détresse, quels que soient ses motifs, de faire le maximum pour que, autour de nous, on ait le courage de vivre, de vaincre, mais admettons la mort, elle nous attend tous, même si on ne sait ni où ni quand, et ne culpabilisons pas.
      il est facile de se dire victime, de se faire plaindre, il est plus difficile d’agir pour avancer, ne jouons pas le jeu de ceux qui accusent toujours les autres, cela s’appelle de la perversité...


    • sonjaline 15 mars 2009 10:32

      oui et non

      "on transmet ce que l’on a appris", mais on peut apprendre par soi-même, suffisamment d’auto-didactes pour le soutenir ! nous ne sommes pas passifs dans cet apprentissage !


      "On éduque en fonction de l’éducation que l’on a reçu" : oui, sans doute, mais en allant dans le même sens ou en sens contraire, ou en mêlant les deux selon les sujets d’éducation, après une réflexion sur ce qu’on a "subi" dans notre jeunesse... 

      chacun peut réfléchir et faire siennes ou rejeter les idées, les concepts transmis ou acquis par l’éducation... 
      sinon, où est la vie ? la vie, c’est apprendre chaque jour du nouveau, avancer vers une plénitude de l’être... 

    • sonjaline 15 mars 2009 10:34

      oui, bien sûr, cessons d’accuser les autres...cela nous aidera à progresser d’ailleurs !


    • Halman Halman 14 mars 2009 15:14

      Raymond, vous jugez les dépressifs et il n’y a rien de plus grave et méprisant envers eux.

      Quand on en est là on est incapable de faire les "changements nécessaires".

      Rien de pire que de leur dire "bouge toi, sort, fait quelque chose". Ca enfonce encore plus, cela remet au contraire sa souffrance au visage.

      Le seul moyen est de leur foutre la paix. Alors là seulement quand l’entourage les laisse tranquille il peuvent commencer à être assez en paix pour se reprendre et changer leur vie. Mais tant que la pression des inconscients qui vous entourent est présente, n’espérez pas qu’ils aient envie une seule seconde de s’en sortir.

      Et non le seul responsable ce n’est pas soi même mais les autres si vous connaissiez un tout petit peu le problème.

      Vous seriez soignant, d’ailleur avec une telle vue du problème vous ne pourriez pas être soignant du tout (qu’est ce que j’allais commencer à dire...)

      Rien de pire que de rejeter la faute à un dépressif puisque le problème ce sont les autres qu’il faut des années après un travail éprouvant, épuisant, une vraie torture quotidienne à arriver à commencer à accepter.

      Ce sont justement des vues de la chose comme la votre qui enfoncent bien au fond ceux qui ont des envies suicidaires.


      • Raymond Viger Raymond Viger 14 mars 2009 15:37

        Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Mon commentaire à Halman apparaît plus haut.


      • sonjaline 15 mars 2009 10:42

        pourquoi parler de "faute" ?
        je hais ces mots de faute et de culpabilité, empreints d’un relent de religion mal digérée
        ce n’est pas une faute de vivre
        ce n’est pas une faute de mourir
        ce n’est pas une faute de ne plus supporter la vie et de préférer la mort à la fuite ailleurs, pour vivre autrement
        ni moi, ni les autres ne sont coupables
        ne pas confondre responsabilité et culpabilité !
        je suis seul responsable de moi-même
        j’ai le droit de demander de l’aide autour de moi
        j’ai le droit de refuser cette aide
        si on parlait plus souvent de la vie et de la mort - elle nous attend tous, c’est la définition de la vie-, peut-être les gens appréhenderaient-ils mieux les difficultés de la vie et pourrainet mieux les dépasser
        mais si on refuse de parler de la mort, alors on refuse lde parler de la vie, c’est mon point de vue.
        ne voulons pas à la place des autres, c’est les infantiliser !
        nous ne pouvons que mettre en place des réflexions pour qu’ils voient la porte qui s’ouvre au fond du tunnel qu’est leur vie, mais il n’y a qu’eux et personne d’autre qui peuvent sortir par cette porte


      • hyperglobal hyperglobal 14 mars 2009 20:14

        Ah ! le comportement humain vis à vis de sa propre espèce !

        Ces professionnels ont l’air d’avoir de l’expérience acquise durement lors des funérailles et une sacré dose de lucidité... Mais il peut y avoir des gens maladroits dans de pareils moments même les proches le sont et les amis n’en parlons pas... ces professionnels ont du en faire des bourdes en commençant. Je suis sur que cela doit exister des gens avec si peu de professionnalisme, en plus d’être sans tact, qu’ils deviennent dans ces moments les cibles toutes trouvées pour les familles... Cela me fait penser au début de cette série Six feet under ou l’un des protagonistes découvre le métier de "croque mort" et les familles endeuillés.

        La proximité de la mort ne doit pas être un job comme un autre... un peu de philosophie et d’éthique ne doivent pas faire de mal ?!

        Bref...

        Effectivement la vie est fragile, elle continuera après... Ce n’est pas un micro évenement le sucide d’un proche ni compréhensible en quelques mots sur le web. C’est un drame, un brusque réveil à la réalité, c’est traumatisant, long et douloureux pour les familles comme un poison dont il faut trouver l’antidote pour continuer à vivre sachant que plus rien ne sera comme avant.

        Je comprends et il est tout à fait normal de se protéger lorsque que l’on travaille à proximité de ces familles !


        • sonjaline 15 mars 2009 10:43

          le réveil à la réalité serait-il un drame ? drôle de conception de la vie ?


        • hyperglobal hyperglobal 15 mars 2009 15:20

          Votre ton est bien celui des inspecteurs de travaux finis sonjaline, en plus d’être vexant et non constructif, c’est carrément l’inquisition de la pensée ! Quelle chance ce doit-être certainement d’avoir cette déformation professionnelle ou est-ce une attitude qui arrive avec le temps, l’age, la retraite ? Je peux être encore plus vindicatif avec les deux ou trois infos que je sais de vous.

          Mais comment peut-on se permettre de répondre une pareille connerie ?

          Non, le sucide d’un proche c’est un drame. Et cela réveil à la réalité de la vie, de la mort, une décharge électrique dans le cerveau si vous préférez, pourquoi vouloir les associer ? Ah oui pour pinnailler, pour vous amuser, pour passer votre temps !

          Est-ce juste un petit jeu de plus ?
          Ah, l’arbitrage ? J’existe et me reconnais là dedans ! L’appel du chef !

          Quand à moi je traduisais juste le sentiment traversant le cerveau pendant l’appel annonçant cette dramatique nouvelle... (par deux fois !)

          Je me permet de vous dire merde a vous et votre ton ironique du genre mais quel conception de la vie ! Hé, ho !

          Votre petit jeu intellectuel, votre façon de jouer sur les mots avec cette réthorique sophitique. Cela me fait dire d’aller voir ailleurs... Je suis déçu de trouver là une grand-mère qui... n’a aucune retenu ni le tact nécessaire lorsque l’on aborde ce genre sujet. Ce n’est pas en tapotant trois mots sur votre clavier d’ailleurs que nous allons nous comprendre ! Vous en avez fais bien assez !

          Mais vous n’auriez pas du vous arrêter en si bon chemin avec mes phrases et me préter encore plus votre voix.

          La réalité c’est un drame ?!
          La réalité c’est un brusque réveil au suicide ?!
          La réalité c’est traumatisant ?!
          La réalité c’est long et douloureux pour les familles... ?!

          çà ressemble tout d’un coup à de l’humour noir ? Non ?

          Voilà ce que je souhaite malheureusement plutot dire...

          Le suicide c’est un drame ?!
          Le suicide c’est un brusque réveil à la réalité ?!
          Le suicide c’est traumatisant ?!
          Le suicide c’est long et douloureux pour les familles... ?!

          Je m’attendais a trouver plutôt des gens sérieux mais là vraiment c’est le pompon... !
          Si vous cherchez encore du répondant vous m’avez trouvé ! Non mais !

           :->


        • Plus robert que Redford 14 mars 2009 22:12

          Et ????

          Je suis déçu car le sujet est à peine abordé, même s’il ne s’intéresse qu’aux proches des défunts...

          Quand aux empoignades sur les responsabilités de l’entourage du suicidé, elles n’ont rien à faire ici !

          Article sans substance et à la limite du racolage morbide...


          • sonjaline 15 mars 2009 10:57

            déçu ? ce n’est qu’un article, pas un essai ni un livre...
            le signalement de l’empoignade entre deux parties de la famille est bien, ce n’est qu’une constatation, qui n’est pas réservé aux morts par suicide...
            non, pour moi, article qui soulève des questions, donc très intéressant, la réflexion étant indispensable...


          • sonjaline 15 mars 2009 10:55

            merci pour cet article sobre et bien documenté
            merci de contribuer à la réflexion sur le sens de la vie, sur le suicide, sur la mort

            vous dites : "le pire, pour la famille, est de ne pas savoir pourquoi", "tout ce qui touche à la mort subite, c’est de voir comme les gens sont dépourvus, ils n’ont pas de moyens"

            oui, puisque notre société voudrait encore, avec des médecins apprentis-sorciers, éradiquer la mort...
            rêve inutile et dangereux, accepter que la mort est ce qui détermine la vie serait préférable, réaliste.
            accepter que la mort puisse advenir à tout moment, sans prévenir, sans que l’on sache pourquoi, mort subite choisie ou non choisie, permettrait une autre réfléxion

            la mort ne doit plus être un tabou, on doit pouvoir en parler, parler de ses circonstances, des plus variées, des plus rapides, sans souffrances, aux plus horribles, prolongation avec souffrances, tortures et autres inventions humaines malheureusement...

            parler de la mort, de ses circonstances, comme de quelque chose de naturel, simple, permettrait de mieux responsabiliser chacun dans sa vie...
            on progresse, alors continuons à en parler, parler de la mort ne fait pas mourir, préparer sa fin de vie et disposer de son héritage n’a jamais fait mourir, alors réfléchissons...


            • pigripi pigripi 16 mars 2009 09:28

              @auteur et Sonjaline

              Je trouve cet article vraiment intéressant et les commentaires de Sonjaline très justes.

              Je vis avec l’idée du suicide depuis mon enfance comme possibilité d’abréger des souffrances psychologiques et physiques.
              Je suis favorable au suicide assisté ou non des personnes âgées dépendantes.

              Lorsque mon père est devenu dépendant et impotent, peu de temps après avoir du renoncer à conduire faute de contrôle (un drame chez les personnes âgées : devoir renoncer à leur bagnole et dépendre d’autrui pour se déplacer) il disait vouloir se tuer et, finalement, il s’est laissé mourir, comme on dit, grâce à une petite pneumonie qui l’a doucement épuisé.

              J’ai eu l’occasion, dans ma vie professionnelle, de travailler sur l’historique de patients en psychiatrie et j’ai pu observer que les personnes suicidaires réitéraient leurs suicide râté, malgré les traitements, jusqu’à ce qu’ils réussissent à en finir.

              J’ai pu aussi observer autour de moi qu’un adulte suicidaire portait souvent en lui-même un petit enfant abusé sexuellement par les adultes qui auraient dû le protéger, violé par inceste ou ayant subi des relations incestuelles avec ses parents.

              Ayant "sauvé" un ami de sa TS, j’ai pu observer que les pompiers parisiens faisaient preuve d’un professionalisme et d’une humanité remarquables tandis que le personnel des urgences était lamentable ainsi que les services psychiatriques hospitaliers. Entre autres, mon ami partageait une chambre avec un autre suicidé pas vraiment doué pour lui remonter le moral ;-(((

              Pour conclure ces observations, le suicide, c’est comme la sexualité : c’est une réalité mais on ne veut pas la reconnaître comme faisant partie intégrante de la condition de vivre à cause de principes religieux totalement en contradiction avec le respect de l’humanité.





              • vinvin 16 mars 2009 16:26

                Bonjour.

                (@Abgeschiedheit)


                Je reprend une partie de votre post : (On essaie a toute force de nous faire croire que la vie vaut quelque chose, et qu’ on devrait remercier nos parents de nous avoir conçus. Beaucoup pensent le contraire et en veulent a leurs géniteurs de les avoir fait venir dans ce monde de merde.) Fin de citation.


                Et bien voyez-vous, moi je me situe dans la seconde catégorie !

                Vengence : En voulant beaucoup a mes parents de m’ avoir mis au monde, (et qui plus est avec une sale gueule, handicapé d’ une hanche, et pauvre,) je les fait chier depuis ma plus tendre enfance, je continu, et je continuerais de les faire chier jusqu’ a la fin de leurs vies.

                Je vien d’ avoir 46 ans, et eyant fait une tantative de suicide en Décembre 1993, je pense que le suicide dans certains cas peut-etre une voie d’ issue pour la personne qui se donne la mort, mais également un moyens pour en meme temps détruire psychologiquement ces parents, voir l’ ensemble de sa famille de merde.

                Il arrive qu’ on lise dans des "faits-divers" qu’ un homme a pris une arme, a tué toute sa famille, avant de se donner la mort. ( C’ est con et c’ est trop doux comme souffrance, ) car suprimer des gens que l’ on haient, ces gens là sont morts et ne souffre plus. Alors que de se suicider, en prenant soin de laisser un courrier dénonçant les raisons et les noms des personnes qui nous ont poussés a un tel acte, et laisser "survivre" notre famille avec un tel drame sur leurs conscieces, est une punition pire que la mort elle-meme.

                Ce que je veux dire c’ est que quelqu’ un qui ce suicide, ce n’ est pas systématiquement, par ce que cette personne est au fond du gouffre moralement, ou bien pour une gonzesse, etc, etc....

                Cela peut avoir des raisons beaucoup plus profondes et complexes, qu’ il serait difficile d’ analyser, meme par les plus grands noms de la psycanalyse.

                Je fini mon post en disant que par contre, il est totalemnt débile de se suicider pour une gonzesse qui aura oubliée le bonhomme au bout de 3 Mois !


                Bien cordialement.



                VINVIN.





                • plancherDesVaches 17 mars 2009 19:48

                  J’ai été confronté à de multiples décés, mais jamais de suicide.

                  Dans TOUS LES CAS : ne vous faites pas RECUPERER par des soit-disantes aides "généreuses" qui vous dirigeront vers des sectes.

                  J’ai été approché par deux fois...


                  • DIOGENE DIOGENE 18 mars 2009 11:41

                    Et la préventions ? D’un côté des hordes de Policiers, Gendarmes, prêts à vous faire payer beaucoup d’argent pour renflouer les caisses de l’Etat, de l’autre rien !
                    C’est vrai qu’un suicidé cà peut être 1) Un chomeur ou RMIste de moins à payer 2) Une retraite en moins à payer. Le suicide est aussi rentable pour l’état, alors qu’un blessé de la route ce sont des soins coûteux pour la sécu ! CQFD


                    • vinvin 19 mars 2009 01:00

                      Merci pour vos points.


                      mais cela me permet de constater une fois de plus qu’ avec des mulets on ne fait pas des cheveaux de courses.


                      VINVIN.

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