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Accueil du site > Actualités > Société > Suisse : du voile intégral au nu intégral

Suisse : du voile intégral au nu intégral

Qu’ils soient entièrement livrés à la vue ou totalement camouflés sous des voiles orientaux, tous les poils sont les bienvenus dans la Confédération helvétique. Enfin presque...

 Comme chacun sait, la Suisse est un pays plus contrasté qu’il n’y paraît. La preuve, tous les actes législatifs de la Confédération sont rédigés dans les quatre langues officielles : l’allemand, le français, l’italien et le romanche. Et les tenants de la fondue fribourgeoise portent un regard condescendant sur les amateurs de la croûte valaisanne. De même, les inconditionnels neuchâtelois du « cortaillod », un pinot noir gouleyant et fruité, ne peuvent évidemment s’entendre avec les farouches partisans tessinois du « ticino », un merlot saturé de soleil. Par chance, tous ces braves gens font corps pour défendre leurs biens les plus précieux : la Constitution fédérale et les banques.

Les banques mais aussi les exilés fiscaux, particulièrement nombreux sur les rives du lac Léman, et les touristes fortunés. Il faut dire que ces derniers font entrer chaque année dans les caisses de la Confédération de bien juteux profits directement issus des dépenses effectuées dans les boutiques chic de Genève ou de Lausanne, et plus encore dans les stations huppées de Gstaad, Saint-Moritz ou Zermatt.

Après quelques années d’absence, mon épouse et moi sommes retournés en Suisse cet été, pour renouer avec les randonnées dans un Oberland Bernois où nous n’avions pas remis les pieds depuis une vingtaine d’années. Mis à part des chalets supplémentaires dans les alpages, une spectaculaire augmentation des prix (exemple : le café à 3,5 euros !) et un usage du schwyzerdütsch (le suisse-allemand) en net recul, rien n’a véritablement changé au cœur des montagnes du Canton de Berne symbolisées par le formidable triptyque composé de l’Eiger, du Mönch et de la Jungfrau. Et s’ils ont été rejoints par des touristes russes, indiens et chinois au pouvoir d’achat renforcé par la mondialisation, les Japonais continuent de fournir les gros bataillons de visiteurs de la petite ville d’Interlaken et des superbes stations de montagne qui jalonnent le parcours du Berner Oberland Bahn  : Grindelwald et Wengen. Parmi ces Japonais (auxquels se mêle désormais un nombre croissant de Coréens), se trouvent bien évidemment des randonneurs et des alpinistes, mais aussi des touristes moins sportifs venus en groupes compacts de l’Empire du Soleil levant réserver des wagons entiers du train à crémaillère centenaire du Jungfraujoch qui les amènera sur le glacier d’Aletsch, à près de 3500 m d’altitude.

Des personnages de mangas

Mais revenons aux poils. Les habitudes évoluant avec le temps, la pilosité corporelle est de plus en plus visible chez les randonneurs. Les Germaniques et les Anglais eux-mêmes troquent peu à peu leurs traditionnels knickers et leurs chemises de coton pour des T-shirts et des shorts. Une tenue débraillée que désapprouvent manifestement les randonneurs japonais. Généralement couverts de la tête aux pieds, certains – particulièrement les femmes – n’hésitent pas à porter des gants sur les mains et un voile de protection sur le visage. Les indispensables lunettes de soleil finissent de les soustraire à la vue des autres, ce dont ne s’étonnent plus les autochtones, habitués, comme les Savoyards de Chamonix ou les Valaisans de Zermatt (autres hauts-lieux de la présence japonaise) à la présence de ces personnages de mangas aussi parfaitement typés. 

Á l’invisibilité corporelle des Japonais répond celle des musulmanes – beaucoup plus rares mais néanmoins présentes – qui déambulent dans les rues des stations ou partent, elles aussi, à l’assaut du Jungfraujoch. Curieux spectacle que ces femmes en route pour les cimes en niqab dans les trains à crémaillère. Plus étonnant encore, la tenue de leurs époux. Car si la religion impose à leurs yeux une prison de tissu à leurs compagnes, les obligations ne valent pas pour eux, et c’est dans une tenue de vacances parfaitement décontractée, faite le plus souvent de jeans et de T-shirts, qu’ils se promènent en compagnie de leurs femmes, à l’image de cet homme aux avant-bras velus, vu à Grindelwald en compagnie de ses... quatre femmes entièrement voilées. Ou de ces deux autres, tout aussi décontractés sur le plan vestimentaire, dégustant en riant à une terrasse d’Interlaken la bière locale tandis que leurs épouses, muettes, levaient de temps à autre leur voile pour ingurgiter une gorgée de jus d’orange sous le regard blasé des serveuses. 

Au risque de se râper les roubignolles

Poil caché ici, poil apparent là. Et je ne parle évidemment pas de ceux des bouquetins, chamois et autres marmottes que l’on peut observer lors des balades en montagne. Précisément, le Niederhorn – magnifique point de vue sur les sommets et sur le lac de Thoune – est, non loin d’Interlaken, l’un des lieux privilégiés pour observer les bouquetins de l’Oberland, souvent peu farouches, qui vivent en nombre sur les flancs du Gemmenalphorn voisin. Pas de chance cette fois-ci : mis à part un grand mâle au repos sur un rocher et quelques jeunes vite disparus dans les chaos rocheux, très peu de ces formidables acrobates au rendez-vous. Une déception vite effacée par l’arrivée, au croisement d’un sentier, d’un trio d’animaux à poils inattendu : deux mâles et une femelle bipèdes, équipés de chaussures de marche, de sacs à dos et, comme l’impose de plus en plus la mode en montagne, de bâtons de randonnée nordique. Mis à part ces équipements, rien sur le corps, au risque de subir la morsure du soleil ou, lors des pauses, d’exposer ses parties intimes à la morsure de fourmis agressives. Mais le naturisme est, paraît-il, plus qu’un mode de vie : une philosophie, affirment les plus accros.

Un mode de vie présent partout en Europe dans des lieux dédiés, mais rarement en pleine nature, hors des camps autorisés. En cela, la Suisse fait désormais exception, et les adeptes de la randonue se multiplient, notamment dans les cantons de l’Est du pays où, malgré le risque d’une amende pouvant atteindre 200 francs suisses, il n’est pas rare de rencontrer des randonneurs dévêtus, voire des skieurs de fond n’ayant froid ni aux yeux, ni au reste ! Certains, dans le sillage de Puistola Grottenpösch, pratiquent même l’escalade et l’alpinisme en tenue d’Ève ou d’Adam, au risque, pour les hommes, de se râper la chipolata ou les roubignolles sur les aspérités de la roche. Mais il faut savoir ce que l’on veut, et les menus désagréments semblent ne pas décourager les amateurs. De là à affirmer, comme le font certains, que la randonue est en voie de progression semble pourtant sujet à caution, des spécialistes de la question affirmant le contraire en se référant à un retour marqué de la pudeur chez les jeunes.

Cachés ou apparents, les poils font parler dans la Confédération et ne manquent pas de susciter, ici et là, chez nos amis suisses, des commentaires parfois désobligeants. Mais la tradition d’accueil est là qui impose, la plupart du temps, le silence en public et limite même les regards désapprobateurs. Avec une pointe d’ironie, on peut même affirmer que le respect pour les cartes Visa ou Mastercard l’emporte en définitive sur toute autre considération... Grüetzi voll, amis de l’Oberland, nous retournerons vous voir avec plaisir, ne serait-ce que pour déguster un verre de Féchy bien frais sur le vénérable Blümlisalp  !


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39 réactions à cet article    


  • JL JL 25 juillet 2011 10:27

    Bonjour Fergus,

    merci pour cet article « rafraichissant » !

    En Bretagne, avec ce pluvieux ce mois de juillet , il y a de quoi se poser des questions au sujet du réchauffement climatique.

    Cordialement.


    • Fergus Fergus 25 juillet 2011 10:43

      Bonjour, JL.

      Il est vrai que la météo n’est pas fameuse en Bretagne actuellement, mais cela semble assez général. Je n’en apprécie que plus le temps exceptionnel dont nous avons bénéficié, mon épouse et moi, en Suisse cette année. Deux semaines d’un temps magnifique (cf. la photo prise durant notre séjour) plutôt rare en été dans l’Oberland Bernois, contrairement à celui qui domine au sud-est dans les Grisons et le Tessin.

      Cordiales salutations.


    • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 25 juillet 2011 11:53

      Bonjour Fergus et merci pour cet article élogieux consacré à l’Oberland bernois !

      Bravo pour vos connaissances acquises du schwyzerdütsch, cet idiome si cher à nos compatriotes alémaniques, dialecte dont vous vous êtes imprégné : Grüetzi voll !
      Ici en Suisse romande, nous avons coutume de dire sur un ton taquin, qu’il ne s’agit pas d’une langue, mais d’une maladie de la gorge ... (rien de méchant dans ces propos !)

      Bravo également pour vos connaissances en œnologie helvétique, mais dans ce domaine nous vous connaissions déjà ce talent ...

      Quant à cette « spectaculaire augmentation des prix (exemple : le café à 3,5 euros !) », en la traduisant en euros vous avez raison, toutefois en Francs suisses les prix ont peu augmenté en Suisse (inflation faible).
      Cette « spectaculaire augmentation » doit tout à la parité du Franc suisse qui s’est beaucoup apprécié face à l’euro depuis plus de trois ans maintenant et notamment au cours de ces derniers mois. Ce matin l’euro valait moins de 1.16 CHF, alors qu’il en valait encore 1.68 CHF à la fin de 2007.

      Voir l’évolution du cours ici .

      Ce Franc suisse trop fort fait le malheur de l’économie suisse, celui de l’industrie d’exportation notamment, mais aussi celui du tourisme ...

      Cela dit, vous avez bien choisi la période de vos vacances car actuellement la météo n’est pas brillante ici en Suisse, à l’image de ce qui se passe ailleurs en Europe. Toujours la faute à ce maudit anticyclone des Açores qui fait la pluie et le beau temps !

      Bien cordialement !


      • Fergus Fergus 25 juillet 2011 13:14

        Bonjour, Jean, et merci pour votre commentaire.

        Concernant les vins, c’est surtout les blancs de Suisse dont je suis amateur, qu’ils soient issus d’un cépage chardonnay ou, comme la majorité d’entre eux, d’un chasselas, à l’image du célèbre Fendant valaisan, un vin agréable auquel je préfère le Johannisberg. Mais j’apprécie également l’Aigle, le Dézaley, ou le Féchy mentionné dans l’article.

        Vous avez évidemment raison concernant les prix, et j’aurais dû effectivement signaler que l’augmentation n’est pas pour les Suisses, mais pour les utilisateurs de l’euro, victimes d’une forte variation de la parité. Tant mieux pour les Suisses qui prennent leurs vacances en zone euro ! Cela dit, il est probable, comme vous le soulignez, que cela pèse sur l’économie du pays. De fait, il m’a semblé voir moins de touristes européens que naguère, la faute sans doute à cette parité dissuasive.

        Pour ce qui est de la météo, en prenant la dernière semaine de juin et la première de juillet, nous en effet eu de la chance. Mais rien n’était écrit, et je me souviens d’une quinzaine particulièrement pluvieuse une année à Interlaken. Et à l’inverse, d’une quinzaine résolument ensoleillée en Engadine. Normal dans les Grisons. Entre les deux, du temps mitigé dans le Valais (Evolène, Saas-Fee et Zermatt) et la région de Lucerne. Bref, rien n’est jamais écrit d’avance, et c’est ce qui contribue au charme de la montagne.

        Cordiales salutations.


      • brieli67 26 juillet 2011 13:40

        une hotte pleine d’ UDC pour étancher la soif 



        i.e. Champ d’OTTO - ze Parpaillot_ adoooooooooooooooooooooooooore et se retrouve dans du Cri-Stoff


      • Nomade 25 juillet 2011 12:26

        Bonjour Fergus,
        Article amusant s’il en est, mais quand même pas dénué des habituels clichés français à propos de la Suisse et des Suisses.
        En effet, vous avez payé 3.50Euro votre café dans un des hauts lieux touristique en Suisse , mais avez-vous déjà bu une bière aux Champs-Elysées ?
        Et non, ce n’est pas uniquement grâce aux cartes de crédits que les Suisses sont tolérants mais plutôt par tradition. 20% de la population en Suisse est d’origine étrangère et cela ne nous amène pas encore à un débat sur l’identité nationale !
        On lit souvent dans les médias français des propos acerbes au sujet des réfugiés fiscaux, notamment français en Suisse.il est clair que ceux-ci sont là pour des raisons économiques, mais pas seulement, c’est aussi parce que on leur fout une paix royale.
        Le Suisse est par nature discret et tolérant et il se mêle de ses affaires, il peut donner l’impression d’être froid et distant mais il ne l’est pas, c’est souvent un individu paisible qui ne galvaude pas son amitié lorsqu’il l’a donnée.
        En tous cas cher Fergus soyez toujours le bienvenu en Suisse avec ou sans votre carte de crédit...
        Bien à vous et Bons Baisers de Suisse !
        Nomade


        • Fergus Fergus 25 juillet 2011 13:28

          Bonjour, Nomade.

          Je ne bois jamais rien sur les Champs-Elysées !

          Difficile en outre de comparer le prix d’un café avec celui d’une bière. Cela dit, je confirme que dans l’Oberland, et cela vaut aussi bien pour les stations de montagne que pour les quartiers historiques de Thoune ou Berne, le café, qu’il s’agisse d’un filtre à la mode suisse ou d’un express, vaut entre 3,8 et 4,1 francs suisses. Un prix normal pour les Suisses, mais évidemment cher pour des gens issus de la zone euro en raison de l’évolution de la parité des monnaies comme l’a fort pertinemment rappelé Jean d’Hôteaux ci-dessus.

          Pour ce qui est de l’accueil suisse, vous avez raison, et il ne faut voir dans mon propos qu’une petite taquinerie. Oui, cette tradition est une réalité, et je viens d’ailleurs de poster cet article au Québec en modifiant ma formule et en évoquant « la légendaire tradition d’accueil... » Si tel n’était pas le cas, sans doute ne serions-nous pas retournés aussi souvent en Suisse, mon épouse et moi.


        • OMAR 25 juillet 2011 13:35

          Omar 33

          Nomade :"Le Suisse est par nature discret et tolérant et il se mêle de ses affaires..

          Mais bien sûr...
          Les minarets ça vous dits quelque chose ?
          La chasse aux ritals et roumains, ç’est déja oublié ?
          L’argent de la deshérence aussi ?

          Et puis Johnny, Delon et des millers d’autres pauvres nantis, habitent Haiti ou le Bengla Desh, n’est-ce-pas ?

          Enfin l’UCD est une association charitative qui assiste matériellement ces somaliens qui crient famine.

          Nomade, ça fait des lustres que des Guillaume-Tell n’existent plus en Suisse.


        • Fergus Fergus 25 juillet 2011 15:53

          Bonjour, Omar.

          Comme partout, il existe, en Suisse, des comportements choquants et des individus peu recommandables. Mais probablement ni plus ni moins que dans la moyenne des pays de l’Union européenne. Chacun gagnerait d’ailleurs à balayer devant sa porte avant de vilipender le voisin. Cela dit, je vous concède bien volontiers que l’UDC n’est pas ma tasse de thé.


        • OMAR 25 juillet 2011 19:54

          Omar 33

          Bonjour Fergus : Vous savez, dans les pays sou-dev, la Suisse a toujours été synonyme de Croix-Rouge, de banques et d’industrie de précision, de chocolat, mais aussi d’un pays trés propre dans lequel vit un peuple pacifique.

          Ce n’est qu’aprés la sortie du film « Pain et chocolat » puis le scandale de la déshérence que les gens ont commencé à s’interroger sur ce peuple « elu ».

          Leur conclusion est simple, nous nous ressemblons tous, malgré la difference de couleur, de croyance et de....niveau de vie.

          Alors, Nomade peut toujours nous raconter des salades..


        • Robin des Voix 26 juillet 2011 02:32

          OMAR :

          Tu crois combattre l’oligarchie avec tes thèmes identitaires déplacés ....
          Mais tu n’est qu’un idiot utile


          A voir sur le sujet des minarets suisse :
          http://www.youtube.com/watch?v=dZoF__ZpR3g&feature=related


          Le soldat de l’empire -  un véritable amoureux de la Suisse
          ou celui qui veut bafouer un referendum populaire -   celui qui le respecte.

          Ça me rappelle le vote de la constitution Européenne Française....


        • Robin des Voix 26 juillet 2011 02:34

          Constitution européenne , le vote des français majoritairement « NON » qui à été jeté aux oubliette.
          (Formulation pas très claire, méa culpa)


        • Fergus Fergus 26 juillet 2011 09:55

          Bonjour, Omar.

          L’excellent film « Pain et chocolat » a effectivement ouvert les yeux de beaucoup sur une réalité sociale : en Suisse comme ailleurs, les immigrés peuvent, ici et là, être soumis à des traitements discriminatoires ou humiliants. En quelque sorte, l’envers du décor dans un pays où tout est réputé sans tache ni aspérité, de la pelouse des parcs aux façades des édifices ; un pays qui se doit de ressembler à la carte postale qu’il véhicule depuis des décennies et conforme à ses origines confédérales basées sur la solidarité.

          La Suisse est un pays particulier sur le plan administratif et politique, mais un pays qui porte dans sa population les mêmes questionnements et les mêmes travers humains que ses voisins. Comment pourrait-il en aller autrement ? Mais ce pays reste quand même, malgré ses défauts, un modèle de démocratie. Et si l’UDC a progressé ces dernières années sur des bases malheureusement xénophobes, on constate également, et c’est flagrant dans les cantons germanophones, un net recul de l’exhibition naguère omniprésente des bannières cantonales, signe d’une plus grande ouverture vers les cantons voisins. J’y vois un signe encourageant.


        • dom y loulou dom y loulou 25 juillet 2011 13:27

          jolie carte postale qui voudrait réimprimer tous les vieux clichés d’une suisse si riche et si docile, vous ne dites pas, par contre, que pour arriver dans l’Oberland il vous a fallu travserser un bon millier de chantiers constants, parce que les instances politiques de ce pays ont adopté depuis dix ans le prncipe du « chantier éternel » qui endette même si on ne peut nous endetter massivement par les banques.

          ah vous avez égalment oublié l’air cristallin de la région lémanique et les nuages purs et les pluies netoyées par les obolix ni n’avez vous remrqué que le cimat de l’eau est restauré

          d’ailleurs cela enmerde les journalisteries sionistes qui pestent autant sur le franc fort que sur le climat restauré qui serait si mauvais pour les « martinets »

          ils nous livrent ainsi leur forfait de verser du mercure dans une rivière valaisanne histoire d’avoir un truc horrible à raconter sur l’eau

          vous avez aussi oublié le fermes incendiées constamment par des petites frappes qui se prennent pour des dieux et affirment qu’ils sont en pays colonisé et nous montrent la glorieuse famille WindsorgerHabsbourg tous les jours comme si on faisait partie du common wealth sioniste jusqu’au bout des ongles

          DIeu nous en garde
           
          vous étiez sans doute en quête d’images d’Epinal 

          elle vous a occulté les chauffards qui se donnent un malin plaisir à pourrir la vie à tout le monde en installant un climat de guerre chez nous

          doux rêveur va

          bonne journée


          • Fergus Fergus 25 juillet 2011 13:43

            Bonjour, Dom y Loulou.

            Mon propos n’était pas d’établir un constat exaustif et sans concession de l’état actuel de la Confédération, mais de souligner un contraste amusant auquel nous avons, mon épouse et moi, été confrontés durant notre séjour à Grindelwald. Rien de plus.

            Qu ’il y ait une réalité du « chantier permanent » en Suisse, c’est bien possible, et j’y ai été confronté sur la rocade de Berne. Cela relève-t-il d’une stratégie délibérée, c’est possible aussi. Mais manifestement je ne dispose pas des mêmes informations que vous. C’est pourquoi je vous suggère, pourquoi pas ? d’en faire un article et de nous éclairer sur les motivations des gouvernants. Cela dit, sachez qu’à Paris et même dans la ville où je réside, Rennes, on évoque également le « chantier permanent » !

            Sur les autres plans, libre à vous de développer. Je serais curieux, par exemple, d’en savoir plus sur ces fermes incendiées.

            Non, je n’étais pas en recherche d’une image d’Epinal. Mais l’image d’Epinal est, d’une certaine manière, plus ou moins inévitable dès lors que l’on évoque ce qui se passe, de manière visible, au coeur des grands sites touristiques. Sans doute y aurait-il sujet à des articles d’une toute autre nature au terme d’un séjour à Zurich. Une prochaine fois peut-être...


          • brieli67 25 juillet 2011 15:02

            NPQ  EN VO Grüezi wohl Frau Stirnimaa : : Harrr Ver — kuß



            VOLL /besoffen sein is ja auch eine Lebenseinstellung 
            und kein Zustand !!!! 

            Grüße aus Straßburg



            • Fergus Fergus 25 juillet 2011 16:10

              Salut, Brieli, et merci pour ces liens désopilants d’un grand classique du folklore. On est bien loin des versions des versions classiques du style de Franzl Lang dans sa version « Ja, Grüass di Gott, Frau Stirlimaa ».

              Désolé, mais mon peu d’allemand étant plus que déficient, je n’ai pas compris l’allusion à l’ivresse.

              Cordialement.


            • brieli67 26 juillet 2011 13:50

              ach ! zum Wohle ------------ Xondheit 

              du Hundskeib !

              un double you ..... comme pour la Oual-------taire....

              ET F ..... F .... comme Foto ...........pour le compatriote Thomas Voeckler

            • furio furio 25 juillet 2011 16:14

              Ben moi en suisse j’y risque pas d’y mettre un poil !! AVec 28% de votants pour l’extrême droite ! Ce pays sera la Norvège demain !! Merci ! Les montagnes c’est beaux mais moi ça me rappelle le nid d’aigle ! Je ne vois que la milice qui marche 4 par 4


              • Fergus Fergus 25 juillet 2011 16:35

                Bonjour, Furio.

                Le fait est que le vote nationaliste a fortement progressé depuis quelques années en Suisse. Doit-on pour autant boycotter un pays dont un pourcentage des habitants choisit une voie politique discutable ? Pourquoi pas ? Mais ce serait faire du tort non seulement à ceux que l’on prétend combattre, mais aussi à tous leurs opposants qui, jusqu’à preuvre du contraire, restent majoritaires.

                Faudrait-il, sur les mêmes bases, fuir comme la peste les régions Alsace ou Paca ainsi que quelques villes ouvrières ici et là où le Front national atteint des niveaux élevés ? Personnellement, je ne vois pas les choses ainsi, et si l’on cherche à me convaincre du bien-fondé d’une idéologie que je réprouve, j’en débats avec mes contradicteurs en avançant mes propres arguments. Et, s’il le faut, j’abandonne toute relation avec ces personnes. Mais sans renier pour autant toute une population.


              • Robin des Voix 26 juillet 2011 02:40

                « Doit-on pour autant boycotter un pays dont un pourcentage des habitants choisit une voie politique discutable ? »

                Un pourcentage MAJORITAIRE à choisi une voie pour son pays (peut m’importe, je suis français)
                Et vous estimez que c’est discutable ?

                Mais dites moi, qui êtes vous au juste messieurs les internazionalz sozialists ?
                Pour décider de quelle façon doivent vivre les habitants d’autres pays souverains !!


              • Robin des Voix 26 juillet 2011 02:42

                Il me semble, jusqu’à preuve du contraire, que la Suisse est un pays pacifique non ?


              • Fergus Fergus 26 juillet 2011 09:03

                Bonjour, Robin des Voix.

                Je respecte les choix des peuples dès lors qu’ils sont issus d’un scrutin démocratique, ce qui est le cas des votations suisses.

                Lorsque j’utilise le mot « discutable », c’est évidemment par rapport à mes propres valeurs et opinions. Et aucun résultat d’élection ne pourra me convaincre du bien-fondé de telle ou telle mesure quand cette mesure heurte mes propres valeurs. Je le dis ici, j’argumente là dans l’espoir d’un changement, mais sans remettre en cause la légitimité populaire.


              • AN221 AN219 25 juillet 2011 17:21

                C’est a quelle heure casimir ?


                • Fergus Fergus 26 juillet 2011 09:04

                  Bonjour, An219.

                   ???


                • Clojea Clojea 25 juillet 2011 18:13

                  Assez frais comme article Fergus. J’aime bien la Suisse, joli paysage, bonne bouffe, bon vin, et le y’a pas le feu au lac.... Assez plaisant. Ce qui l’est moins chez eux , c’est les banques. L’optimisme Suisse sur un compte bloqué....
                  A part ça les randonus, comment font-ils pour emmener la CB ??? Indispensable objet de vacance...


                  • Fergus Fergus 25 juillet 2011 18:57

                    Bonjour, Clojea.

                    Les banques, je ne les fréquente que pour prélever ici ou là un peu d’argent au distributeur. Quant à leurs clients possesseurs de comptes occultes, je n’en connais pas.

                    Pour ce qui est des adeptes de la randonue, j’avoue ne pas les avoir interviewés pour connaître leur matériel embarqué dans les sacs à dos.

                    Cela dit, personnellement, je ne dispose ni de CB (quel peut en être l’usage en montagne ?) ni de GPS, mais de bonnes vieilles cartes à l’ancienne.


                    • zadig 26 juillet 2011 07:09

                      Bonjour Fergus,

                      La Suisse c’est un peu comme le docteur Jekyll et mister Hyde.

                      Vous profitez du bon coté tant mieux !
                      Mais la Suisse c’est aussi :

                      Une gigantesque blanchisserie pour l’argent sale (et très sale !)
                      Un repaire de spéculateurs sur les matières premières (pétrole,blé,etc )
                      Un havre de paix pour les évadés fiscaux.
                      Et tout ceçi avec la bienveillance de plusieurs dirigeants étrangers !
                      (normal des dossiers sur ces corrompus existent)

                      Paradis fiscal


                      Mais attention au retour de bâton !!

                      Bonnes vacances et cordiales salutations


                      • Fergus Fergus 26 juillet 2011 08:57

                        Bonjour, Zadig.

                        Vous avez raison concernant la finance : sur ce plan-là, et même s’il y a eu des progrès, la Suisse continue de protéger des intérêts sulfureux et illégaux, et je suis parfaitement à l’aise dans la dénonciation de cette situation.

                        Mais vous l’avez compris, ce n’est évidemment pas pour défendre cette Suisse-là que je m’y rends de temps à autre, mais pour me livrer, en compagnie de mon épouse, à notre activité favorite en montagne, la randonnée, comme nous le faisons en d’autres lieux des Alpes, du Jura, des Pyrénées ou bien sûr de l’Auvergne d’où je suis issu. Et la Suisse est, dans ce domaine, l’une des destinations incontournables, ne serait-ce que pour son accès privilégié à la faune de montagne et aux plantes endémiques qui se développent sur ses pelouses alpines.

                        Quoi qu’il en soit, merci pour ce lien. J’en profite pour dénoncer une nouvelle fois la duplicité de Sarkozy qui, il n’y a pas si lontemps, affirmait encore d’un ton péremptoire et en mentant éhontément comme il en a l’habitude : « Les paradis fiscaux, c’est fini ! » On voit que non, et que la grande lessive qui s’impose n’a toujours pas été engagée. A cet égard, Le Canard Enchaîné rappelait récemment que pour sortir de la très hypocrite liste noire, il suffit aux pays visés de passer un accord de transparence avec 12 autres pays dans le monde, en général 12 nations potiches, de taille ridicule et sans influence internationale, que l’on peut très facilement circonvenir. Bref, rien ou presque n’a été fait, et Sarkozy, quoi qu’il en dise dans une communication partisane, est en première ligne dans cet échec cinglant !

                        Cordialement.


                      • brieli67 26 juillet 2011 09:57

                        La foule, « très agressive », n’a pu être contenue que grâce à des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène, souligne la police. Le groupe a ensuite été dispersé.


                        Les « polices » sont municipales, locales.... les dé-rives et autres berges de barges sont nombreuses.

                        Gloire à l’atavique OSKAR  
                        le Ritter Chevalier qui descend de son Valais, sur son cheval blanc 
                        suivez son panache




                        au Café de la Grenette -http://www.lagreu.ch/
                        prenez la file « Sortez de ma chambre » 
                        pas décus du voyage vous ne serez !!


                        P * * * * *  ?? tu ne le crois pas ?

                        • Fergus Fergus 27 juillet 2011 09:31

                          Bonjour, Brieli.

                          Désolé de réagir avec un tel retard, j’ai eu hier une journée particulièrement chargée.

                          Qu’il y ait, ici et là, des débordements entre les jeunes et la police lors de raves ou de rassemblements festifs, souvent très arrosés, n’est pas une surprise. Même si cela surprend en Europe où l’on réduit trop souvent ce pays à ses alpages et à ses banques, la Suisse ne pouvait y échapper, de même qu’elle a dû, naguère, faire face au spectacle inédit auparavant de jeunes drogués au coeur de ses villes (je me souviens notamment de coups de projecteur sur le cas de Zürich, avec ses drogués affalés au pied des arbres du Lindenhof ou terrés dans des squats).

                          Pour ce qui est de l’UDC et de son chef, Oskar Freysinger, comment s’en étonner au sein d’une Europe qui doit assumer les montées du populisme et de son nauséabond corollaire : la xénophobie ? La faute à des oligarchies qui, un peu partout dans le contexte mondialisé libéral, ont tourné le dos aux préoccupations populaires et laissé les partis d’extrême-droite reprendre à leur compte les aspirations de ceux qui vivent dans les banlieues, de ceux qui sont confrontés à la précarité. Et cela en canalisant la responsabilité de leur mal-vivre vers les gouvernants en place et vers les immigrés.

                          Je crains malheureusement que les personnages politiques n’aient, en France comme à l’extérieur, qu’une vision électoraliste de court terme qui paralyse toute velléité de travail de fond pour reconquérir les masses égarées sensibles aux sirènes populistes. C’est pourquoi le FN et l’UDC ne sont pas près de disparaître. Hélas !

                          Cordialement.


                        • jack mandon jack mandon 28 juillet 2011 16:33

                          Fergus,

                          Votre article est original, entre naturisme et capitalisme.
                          mélange de journalisme sportif, de gastronomie
                          et d’engagement politique.
                          Une petite Europe s’est construite au coeur de la grande Europe.
                          un condensé de protestantisme et de capitalisme.
                          Il se trouve que c’est unique et pas parfait.
                          L’histoire nous montre que les voisins en périphérie se sont beaucoup étripés
                          pendant ce temps sans apporter une solution dans la voie du milieu
                          préconisée par Jacques Chirac...
                          Ou se trouve le milieu ? le milieu de quoi ?

                          Toujours à gauche sacrebleu, à gauche de quoi ?
                           


                        • Fergus Fergus 1er août 2011 09:13

                          Bonjour, Jack.

                          Sincèrement désolé de n’avoir pris connaissance que ce matin de votre commentaire.

                          Vous écrivez que la Suisse est un pays « unique et pas parfait ». Et c’est vrai, comme ça l’est de nombreuses nations, encore que la Suisse soit, sur le plan de l’originalité, une sorte d’Ovni en ayant notamment échappé à ces guerres au cours desquelles les voisins se sont en effet copieusement « étripés » durant des siècles.

                          Des défauts, oui, comme partout, mais on ne peut exiger de quiconque qu’il soit parfait quand on ne l’est pas soi-même. C’est pourquoi j’aime la Suisse telle qu’elle est. Et tant pis si elle continue de faire la part au secret bancaire, et tant pis si une partie de sa population se laisse charmer par le discours xénophobe d’un Freysinger.

                          Cordiales salutations.


                        • Lorelei Lorelei 31 juillet 2011 15:02

                          J’adore ce pays, même si on peut toujours se perfectionner comme nation, il y fait bon vivre sous ses cieux bien plus qu’ailleurs...


                          • Fergus Fergus 1er août 2011 09:24

                            Bonjour, Lorelei.

                            Je partage complètement votre point de vue, et le spectacle des lacs de l’Engadine vus de Muotts Muragl dans les Grisons, ou des rues à arcades de la vieille ville de Berne enserrée dans le méandre turquoise de l’Aare suffirait à me convaincre.


                          • pastori 31 juillet 2011 23:29

                            avec 20% d’immigrés, le fn local doit se faire des cheveux. d’accord, ceux-là ne prient pas dans la rue, ils habitent les beaux quartiers, sont milliardaires... mais quand même ! ça reste des « étrangers ».


                            c’est le pays typiquement à vomir, hypocrite, qui favorise les tricheurs et exploiteurs du monde entier, « neutre » soit disant. il vit de quoi ? du chocolat ?

                            randonnée ou pas, je n’irai jamais là et vu le pillage de la sueur des travailleurs que provoque sa politique bancaire et les ravages sociaux qui s’ensuivent dans tous le pays d’europe, cette suisse là devrait être mise au ban des nations.



                            • Fergus Fergus 1er août 2011 09:40

                              Bonjour, Pastori.

                              Nous sommes habituellement d’accord, notamment sur les questions de politique française, mais là nous divergeons « grave » comme disent les jeunes.

                              Des étrangers friqués, il y en a, évidemment, et ils constituent de fait une source de revenus importants pour la Suisse. De la même manière, le secret bancaire et son corollaire le blanchiment d’argent sale constituent encore, malgré de très timides progrès, l’un des piliers de l’économie helvétique.

                              Pour autant, il convient de ne pas caricaturer : seule une petite partie des Suisses tire un profit direct et substantiel du statut bancaire du pays, les autres exerçant les mêmes métiers que leurs voisins européens. D’autre part, vous oubliez que la Suisse, outre les industries chocolatière ou horlogère (en déclin), est également un pays industriel dont les production, notamment en mécanique de précision, sont unanimememnt appréciées. Sans oublier évidemment le toruisme, servi par des paysages fabuleux.

                              Accuser la Suisse d’organiser le pillage et d’exploiter la sueur des travailleurs est, hélas, en partie vrai si l’on reste obnubilé par son seul rôle bancaire. Mais il ne faut pas se leurrer : ce rôle n’existe que parce qu’il a été très longtemps encouragé par les autres nations européennes. Les accords bancaires bilatéraux passés, ou en voie de l’être, pour soi-disant régler le problème de la fraude fiscale, montrent d’ailleurs que l’hypocrisie perdure, au-delà d’une part du feu réduite à la portion congrue. La Suisse bancaire n’existe que parce que les oligarchies des pays voisins le veulent bien. C’est donc sur un collectif qu’il convient de tirer, et pas seulement sur l’exécutant bien commode des évasions fiscales et autres petits arrangements avec les émirs ou les dictateurs de la planète.

                              Cordialement.


                            • jack mandon jack mandon 2 août 2011 12:58

                              Bonjour Fergus,

                              Vivre son pays comme une grande famille,
                              famille conciliante, mais aussi accueillante.
                              Hisser le drapeau suisse devant son chalet,
                              laisser braire les Français voisins à la critique maladive.
                              Réfléchir et compter à deux fois
                              avant de déterrer la hache de guerre.
                              Partager avec gandhi la beauté du compromis
                              et placer la paix toujours en option préférentielle.
                              La vie d’un homme vaut mieux qu’une croyance.
                              Croyance religieuse, politique ou philosophique.
                              La communauté suisse depuis longtemps
                              souscrit à ce bon sens de terroir.
                              Et cela suffit à mes jours.

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