Sur la manifestation du 5 novembre contre la violence faite aux femmes
Bien qu’elle fut la grande cause nationale de 2010, la lutte contre la violence faite aux femmes, est passée assez inaperçue, reléguée à un rang subalterne d’une actualité nationale et internationale riche en évènements de toutes sortes.
Pourtant les viols, les mutilations sexuelles féminines, les violences conjugales, la prostitution, le harcèlement sexuel, les mariages forcés, les crimes dits « d’honneur » ; sans compter la différence de traitement social et économique des femmes par rapport aux hommes, nous donnent le devoir de nous mobiliser davantage pour appeler les pouvoirs publics à une vigilance accrue.
Lorsqu’une moitié de l’humanité subit des pressions de cet ordre, j’ai trouvé normal de me déplacer pour montrer ma solidarité et témoigner que des hommes pouvaient aussi se sentir concerner par ces brutalités qui touchent les femmes.
Hier s’est tenue à Paris une manifestation pour que soit mis en place un cadre législatif assurant la même équité entre les femmes et les hommes
J’écrivais sur Facebook, en marge de cette manifestation :
Cette après-midi, je serai une femme comme les autres, ..pour que les choses bougent et que ces crime ne soit pas ceux où la victime se sent coupable.
Dire que j’ai été déçu par le déroulement et l’organisation de cette manifestation serait un euphémisme.
D’abord les slogans que j’ai entendu sonnaient étrangement à mon oreille et furent loin d’être fédérateur. On balançait pêle-mêle des conneries gauchistes surannées, mélangeant Nicolas Sarkozy et les souteneurs.
Ces slogans sont toujours complaisants lors d’une manifestation de cet ordre, mais aident-ils vraiment à fédérer au plus large ?
Je n’ai pas, pour ma part très bien saisi le raccourci ; j’aurais préféré entendre émerger des idées de fonds, lancer les bases d’une réflexion, mettre en parallèle les souteneurs et les clients, que lancer des diatribes contre le Président de la République.
Ceux qui prennent ce débat en route m’objecteront que si… Que les Lois votées contre la prostitution par exemple, stigmatisent, répriment, pénalisent et enferment les travailleurs du sexe dans un système d’oppression et d’exploitation supplémentaire. Et que sans doute, les manifestants et organisateurs de cette journée se sentaient obliger de dénoncer la politique en la matière, assez ringarde, soutenue par le Chef de l’Etat.
Et bien non, tout ceci était bien plus compliqué.
Les organisateurs appelaient bien à ce qu’une nouvelle Loi-cadre contre la violence faite aux femmes soit mis en place (qui considère que les violences sont du ressort du public et non pas du privé) mais n’avait rien à redire sur le volet répressif des mesures qui encadre la prostitution.
C’est vrai que lorsqu’on pense aux femmes, on ne pense pas forcément à la prostitution.
Malgré tout, celle si existe et concerne d’ailleurs aussi bien les hommes que les femmes.
On ne peut pas se boucher les oreilles et fermer les yeux sur un problème d’hygiène social qu’il convient de traiter à l’intérieur ou en marge de ce volet.
En d’autres termes, on ne se contente pas de gueuler qu’on est contre la prostitution et que la femme n’est pas une marchandise.
Et sur ce point, il semblait que les organisateurs donnaient quitus à Nicolas Sarkozy, qu’ils fustigeaient d’autre part pour la forme (syndicale).
Et bien je suis de ceux qui pensent au contraire que la femme est de plus en plus une marchandise et qu’avec la société numérique, le problème de la prostitution doit être repensé complètement. Nous ne sommes plus dans les années 70. Les choses sont devenues plus complexes.
C’est ce que les organisateurs semblent avoir appris à leur dépend.
En tête de cortège c’est invité ACT-UP, qui phagocyta avec efficacité (bien qu’ils ne fussent qu’une poignée) le débat en tenant un tout autre langage.
Il nous rappelait que ce n’était pas parce qu’on cassait le thermomètre qu’on évitait la fièvre. En d’autre terme qu’il fallait réfléchir aussi à la prostitution et encadrer son fonctionnement.
D’où une cacophonie générale avec des prises de bec des uns et des autres dont on aurait pu croire de l’extérieur, que la proximité intellectuelle et culturelle les faisaient œuvrer pour les mêmes causes.
Cette OPA bien orchestrée a desservi cette manifestation. On s’est vite rendu compte du côté un peu amateur de sa mise en œuvre. Il n’y avait manifestement pas eu de dialogue, ni de concertation, ni de débat d’idées avec ACT-UP, ni de mot d’ordre concerté.
Ici, il n’est pas inutile de rappeler que lorsqu’on n’arrive pas à s’entendre, on met en avant ces accords plutôt que ses désaccords. C’est le B.A.BA en politique.
C’est dommage pour cette manifestation qui du coup a été un peu gâchée ; c’est aussi dommage pour les femmes qui méritaient qu’on s’interdise ce genre de merdier médiatique.
Dans tout ce foutoire, la présence fragile de Tristane Banon et celle de Christine Autain parurent bien plus authentiques.
Elles étaient venues là simplement pour témoigner qu’elles s’étaient faites un jour agresser ou violer par des hommes et leur pouvoir. Elles étaient là pour dire qu’elles refusaient cette violence, mais aussi la bêtise et les préjugés qui l’accompagnent.
Autant de raisons qui auraient du inspirer un peu mieux les organisateurs de cette manif.
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Le problème de ce genre de manifestation c’est que ca mélange beaucoup de chose :
" Pourtant les viols, les mutilations sexuelles féminines, les violences conjugales, la prostitution, le harcèlement sexuel, les mariages forcés, les crimes dits « d’honneur » ; sans compter la différence de traitement social et économique des femmes par rapport aux hommes, nous donnent le devoir de nous mobiliser davantage pour appeler les pouvoirs publics à une vigilance accrue."
Beaucoup de choses qui n’ont pas forcément à voir entre elles. Quel lien entre l’excision principalement pratiquée par les femmes elles mêmes sur leurs filles et la violence conjuguale en Occident ?
Vous avez été une femme comme les autres, c’est votre droit mais comptez vous manifester à propos des violences subies par les hommes que ce soit par un système judiciaire complètement acquis à la cause des femmes, à propos de ces oubliés que sont les hommes battus, à propos de la violence sur enfants qu’elle soit mentale ou non dont les femmes tiennent le ponpon. Où etes vous pour dénoncer les fausses accusations, les fausses enquetes à propos de la violence conugales ?
Ces hommes et garcon là vous remercie.
Votre manifestation montre le seul sexe possible, l’autre sexe, le sexe masculin. Qui peut faire des violences aux femmes ? Par construction, c’est bien l’homme qui est montré du doigt alors par droit de réponse et nécessaire pluralité de l’information, je vais dire ce que je dis depuis longtemps :
Il est à rappeler la loi du 9 juillet 2010 "contre les violences faites aux femmes" à l’intitulé clairement discriminatoire ne parle pas des hommes victimes dont nous savons grace à l’ONDRP (Office National de la Délinquance et des Réponses Pénales) qu’ils existent. L’ONDRP qui pour les trois années 2008 – 2010 fait état de 1.5% de femmes victimes et 0.7 % d’hommes victimes. Le problème des chiffres francais c’est que la plupart des chiffres sont extrapolés de statistique de terrain. Les chiffres de la police (Etat 4001) ne font pas de distinction sexuée ni sur le milieu (intra / extra familial) du délit. Ceux de la gendarmerie font une distinction sexuée mais se contentent de prendre en compte le sexe de la victime seulement si c’est une femme.
Les études anglo-saxonnes utilisent les « CTS »pour « Conflict Tactics Scales ».Cette approche permet une catégorisation stricte des situations de conflit de couple et de hiérarchiser les violences subies de manière objective, retenant au final deux niveaux de sévérité, majeure (coups, morsures…) et mineure (gifles…).
On peut trouver la méthode exposée dans le document de Murray A. Straus et de Ignacio Luis Ramirez de l’université du New Hampshire intitulé « GENDER SYMMETRY IN PREVALENCE, SEVERITY, AND CHRONICITY OF PHYSICAL AGGRESSION AGAINST DATING PARTNERS BY UNIVERSITY STUDENTS IN MEXICO AND USA « .
Dès les années 80, dans son livre « Behind closed doors », Murray A. Strauss a publié le résultat des ses études sur plusieurs milliers de familles américaines, à l’issue desquelles il avait décompté 3.8% de femmes victimes à comparer à 4.6% d’hommes (violence sévère). Dans 50 % des cas la violence était mutuelle, dans 25% des cas en provenance de l’homme seul et 25% des cas de la femme seule.
En 2008, avec la même méthodologie, une étude portant sur un panel de 14 000 étudiants dans 23 pays et 68 universités a conclu à une prévalence de 9% en violence sévère (même taux chez les hommes et les femme) et 25% en violence légère (égale pour les hommes et femmes). Si la violence mutuelle reste majoritaire dans cette étude, la tendance est à la diminution de la violence masculine et l’augmentation de la violence des femmes.
Fausses accusations :
Il y a peu d’études pour connaitre l’ampleur des fausses accusations.
Aucune en France mais le chiffre de 10% à minima est avancé [11].
Les Anglo-Saxons donnent une amplitude de 2% à 8%(selon wikipédia) et ce chiffre est monté à 41% lors d’une étude menée par Eugene J. Kanin de l’université de Purdue sur la période de 1978 à 1987 [12].
L’ensemble des statistiques Anglo-Saxonnes donnent les chiffres suivants :
15% (FBI Uniform Crime Reports, 1975) (4% autres crimes) ;
24% (Buckley, 1992) ;
25% + 20% questionnables (MacDonald, 1971) ;
27% (McDowell et Hibler, 1985) ;
25% - 40% (Toronto Police) ;
41% - 50% (Kanin, 1994) ;
Plus de 50% (Anstiss, 1995 ; Blair, 1985 ; Feldman-Summers et Palmer, 1980 ;) [13]
Au Québec, un criminologue (Michel Saint Yves) avance le chiffre de 30% à 40% de fausses allégations [14].
Un rapport de la police du Lander de Bavière fait état de 20% à 30 % de cas associé à une fausse accusation,
que seulement 7.4% des fausses accusatrices sont poursuivies pour leurs mensonges [15].
Le fait que les homme meurent plus tôt, que le système éducatif produisent 100 000 garcons déchets par ans, que le système de santé ne prend pas en compte les problématiques féminine, ca ne vous touche pas ?
Etrange monde que celui ci ...
En tout cas, vous commencez à percevoir ce qu’est devenu un certain féminisme. Manque plus que vous fassiez votre révolution culturelle.
Par Politeia(xxx.xxx.xxx.151)8 novembre 2011 11:36
Le problème de votre commentaire c’est que vous vous concentrez sur les violences conjugales dans les pays occidentaux.
Dans le cas de l’excision, qu’est ce qui pousse ces mères à mutiler leur filles ? C’est uniquement par pression sociale et culturelle dans des sociétés dominées par des hommes que ces femmes excisées elle même pratique de t’elle torture.
Et votre conclusion est épique ! A vous lire on pourrait croire que vous associez la plus faible espérance de vie des hommes ... aux violences conjugales ! Il fallait le faire !
Article nul, bourré de fautes d"orthographe et d’ignorance qui n’a qu’un but faire de la propagande en faveur de la prostitution féminine au détriment des femmes...
C’est Clémentine et non Christine Autain qui dénonce la violence et le viol !
Si les élus sont de ce niveau, on n’est pas sorties de l’auberge machiste ;-(((