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Accueil du site > Actualités > Société > Taxation à 75% : absurdité fiscale ou démagostupidité ?

Taxation à 75% : absurdité fiscale ou démagostupidité ?

Cet article est inspiré du blog : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com - De la richesse à l'exclusion sociale aujourd'hui et à la barbarie demain, par la démographie. Il s'inscrit dans la suite proposée par l'auteur sur Agoravox le 19 décembre 2012 sous le titre "La pyramide sociale - Monstrueux défi", et développe certains de ses arguments.

La spoliation ne saurait être épargnée aux nantis, puisqu'ils sont réputés l'avoir eux-mêmes exercée pour être ce qu'ils sont. Et s'il est possible de s'enrichir honnêtement, ceux qui se trouvent dans ce cas ont la malchance de dégager cette odeur de soufre qui répugne à certains, au point de vouloir leur mort.

Par bonheur, les caisses de l’État ayant apparemment des vertus purificatrices, il s'agit pour l'heure de prendre l'argent, de gré ou de force, là où il est. Exiger, la contribution des plus riches à l'effort de la nation, proportionnellement à leur fortune, paraît en effet à nos responsables politiques un moyen du redressement qui prime sur les économies qu'ils pourraient faire sur leur propre train de vie.
 
Mais peut-être importe-t-il de ne pas tuer la poule aux œufs d'or ; d'avoir conscience que trop d'impôt tue l'impôt et qu'à partir d'un certain niveau de prélèvement, le remède est pire que le mal.
 
Quand la pression fiscale atteint la spoliation pure et simple, l’État ne fait rien d'autre que porter atteinte au droit de propriété de ses citoyens, décourageant l'esprit d'entreprise de ceux qui sont capables d'en faire preuve, privant l'individu du fruit de ses efforts, de ses talents, de ses mérites, de son épargne, au profit de politiciens et de fonctionnaires qui en vivent statutairement ainsi que d'autres qui, séduits par des promesses démagogiques, finissent par tout attendre de l’État
 
La France, plus que toute autre nation peut-être, a connu au cours de son histoire, divers épisodes durant lesquels des pans entiers de sa société, peuplés des individus les plus utiles à son développement, aussi bien intellectuel qu'économique, persécutés pour des raisons notamment politiques et religieuses, l'ont quittée pour aller se réfugier à l'étranger, dans des pays qui ont su profiter de l'aubaine. Qu'il s'agisse de protestants chassés à plusieurs reprises par l'intolérance religieuse, d'aristocrates proscrits par les révolutions, d'entrepreneurs poussés administrativement ou fiscalement à l'exil, le plus souvent au nom d'un protectionnisme aveugle, ils sont l'exemple dont il serait spécialement bon de se souvenir par les temps qui courrent.
 
Les responsables de ces saignées imposées au pays, ont négligé et continuent d'ignorer, que la richesse d'une société profite à tous ses membres et qu'y porter atteinte a pour conséquence un appauvrissement généralisé. La structure de toute société est incontournablement pyramidale, quel qu'en soit le régime politique. Il existe des riches sous tous les pouvoirs, le désir de le devenir relevant d'une volonté strictement individuelle qu'il faut se garder de décourager, sauf à se condamner à une paupérisation généralisée, au détriment premier des classes les plus défavorisées, qu'ils aident à vivre, que certains de ses représentants l'admettent ou non Le pire égalitarisme ne saurait priver ceux qui en ont véritablement envie de devenir riches et de s'y appliquer en toutes circonstances, la première condition de leur réussite étant précisément de le vouloir, quelles que soient les difficultés leur étant opposées. Au-delà de la satisfaction de leurs besoins fondamentaux, tous les individus ne sont pas sujets au désir de s'enrichir, mais la réussite de ceux qui en ont envie profite à tous, et que ce soit à eux-mêmes en premier lieu ne saurait leur être reproché.
 
 
Or, la simple observation met clairement en évidence que l’écrêtement de la pyramide sociale, tel qu'il résulte de la redistribution forcée des richesses situées à son sommet, n'a pas les effets escomptés bien au contraire. Si, comme représenté dans la figure ci-après, l'augmentation de sa richesse étire la pyramide vers le haut, lorsque cette même richesse décroît la pyramide se tasse et sa base s'étend proportionnellement à cette réduction en hauteur. À noter qu'une telle observation – qui vaut à population constante –, est aggravée en cas d'augmentation de la population, la base de la pyramide accueillant naturellement et mathématiquement la plus grande part de cette population.
 
Changent par contre les écarts de richesse, les plus riches s'éloignant des plus pauvres ou s'en rapprochant suivant le cas. Les écarts s'étirent dans le cas de la pyramide "riche", et il s'ensuit un enrichissement à tous les niveaux. Les écarts se tassent dans le cas contraire, le sommet de la pyramide se rapprochant de sa base, et la richesse est proportionnellement réduite à tous les niveaux. En d'autres termes, l'accroissement de richesse profite à tous et sa réduction a l'effet inverse. Plus les riches sont riches moins les pauvres sont pauvres, à l'exception de ceux que le sort condamne à vivre au niveau zéro de la pyramide sociale donc de la richesse.
 
La simple boucle formée par un fil de quelques dizaines de cm dont les extrémités ont été nouées permet d'en faire la démonstration. Il suffit de fixer trois épingles au mur, dont l'une figure le sommet d'un triangle isocèle et les deux autres sa base, de telle sorte que la boucle de fil tendue autour des épingles représente le périmètre d'un triangle figurant lui -même une pyramide en coupe. Il suffit de déplacer les deux épingles déterminant la base de ce triangle pour constater qu'à aire constante, donc à volume constant pour la pyramide représentée en coupe, plus cette base est réduite plus le sommet est élevé, et inversement. Sans omettre que la variation de la base de la pyramide est le carré de celle observée pour le triangle.
 
Pour les irréductibles qui voudraient obstinément s'en tenir à l'élimination du sommet de la pyramide, ce à quoi conduit, – par évasion fiscale – une sur taxation des revenus les plus élevés, il leur suffit de sectionner la partie du fil qui en délimite le sommet. Ce fil une fois renoué et l'épingle la plus haute ayant été abaissée pour tenir compte de la réduction de la population totale inscrite dans la nouvelle pyramide, la forme de cette dernière n'aura rien perdu de son caractère incontournable. Sectionné, son sommet se reforme naturellement, les plus fortunés des riches ayant survécu à l'opération en forment toujours le sommet. Cette aptitude, généralement réservée au Phénix, n'est pas sans ajouter au caractère, jugé détestable par certains, de la pyramide sociale.
 
Il faut en retenir que quel que soit l’État dont elle peut schématiser la structure sociale, la pyramide est plus ou moins élancée ou "riche", selon que son économie est plus ou moins développée et florissante ; qu'elle est en développement, qu'elle stagne ou est en récession. Le PNB national et individuel en témoignent mais rien ne change structurellement et les pyramides sociales nationales, comme la mondiale dans laquelle elles s'inscrivent, continuent imperturbablement de présenter l'empilement de leurs niveaux de richesse et leurs écarts, d'autant plus grands qu'elles sont élevées, d'autant plus réduits qu'elles se tassent. Et alors que les hommes s'affrontent pour savoir laquelle des deux solutions est la plus équitable, le compteur démographique continue de tourner et le nombre de pauvres croît dans des proportions sans cesse plus préoccupantes quel que soit le cas de figure.
 
Ceux qui, à tort ou à raison, préconisent la décroissance ou simplement une croissance zéro, seraient bien avisés de réfléchir et préciser que ce sont les plus malheureux d'entre nous qui seront les premiers à en faire les frais, selon le mécanisme ainsi décrit.
 
Pour tenter d'aller plus loin dans la réflexion, nous pouvons rapporter la pyramide sociale correspondant à la population terrestre supposée au début de notre ère, à celle que permettent d'imaginer la situation et les chiffres en vigueur 2000 ans plus tard. C'est l'objet de la figure suivante. Outre leur taille, ces pyramides se différencient par leur élancement, car s'il est certain que la pyramide sociale mondiale à l'époque du Christ était moins volumineuse, puisque constituée d'un 28ème de la population actuelle, il est fortement probable qu'elle était aussi plus plate, ne serait-ce qu'en raison de niveaux de vie n'ayant pas encore été améliorés, ni surtout différenciés, par le progrès et plus précisément par la révolution industrielle et ses suites, qui ont touché la plupart des nations. Accessoirement, pour les mêmes raisons, l'inexistence sociale a probablement de nos jours une signification qu'elle n'avait pas il y a vingt siècles, le progrès matériel en ayant été porteur pour l'essentiel. C'est lui en effet, et surtout le mauvais partage des richesses dont il est assorti, qui distendent les écarts entre les habitants de la planète, dans une pyramide nettement plus riche.
 
 
Il résulte en tout cas de ce qui précède au moins une autre question : mis à part l'objectif idéaliste et inatteignable d'une éradication de la pauvreté, qui rappelons-le ne peut disparaître en raison de son caractère relatif, pourquoi la pauvreté extrême survit-elle ? Par l'effet de quelle résistance ? pourquoi au XXIe siècle, près de 200 ans après la révolution industrielle et les progrès matériels qu'elle a permis d'accomplir en tous les endroits de la planète ; quand la mondialisation est gage de la plus large diffusion en tout, existe-t-il encore, vivant en marge de ceux qui en bénéficient dans une mesure il est vrai très variable, des êtres humains frappés de pauvreté absolue, jusqu'à être dépourvus d'existence sociale ?
 
La comparaison des deux pyramides sociales appliquées à la population mondiale, à deux millénaires de distance, permet d'observer que si les proportions de riches et de pauvres n'ont pas variées, à critères de segmentation inchangés, le nombre de pauvres a augmenté dans une mesure nettement plus forte que celui des riches, du simple fait que la base de la pyramide est naturellement et irrémédiablement plus peuplée que son sommet. L'enrichissement général de la société a profité néanmoins aux trois segments de la pyramide, au profit relatif de la pauvreté, comme en témoigne le niveau atteint par toutes les couches de son segment, à l'exception du niveau zéro. Ce constat est capital en cela qu'il dément l'idée aussi dogmatique que simpliste selon laquelle l'augmentation de richesse due au travail de tous serait en totalité confisquée par les riches, les pauvres ne faisant que participer à sa création sans en tirer le moindre bénéfice.
 
C'est donc une vision qui mériterait d'être approfondie, plutôt que de s'obstiner à la nier ou à vouloir renverser une pyramide sociale inamovible. Cet aspect de l'évolution du rapport entre riches et pauvres au cours du temps semblant peu perçue, ne pourra bien entendu être accepté sans réticence par tous ceux qui refusent de considérer la société autrement qu'à la manière dont la présentent les croyances et dogmes les plus répandus, tant philosophiques que politiques ou religieux. Il s'agit en effet d'admettre la pyramide sociale pour ce qu'elle est fondamentalement, richesse et pauvreté ayant été de tous temps condamnées à y cohabiter dans leur relativité, et de comprendre ainsi les conditions dans lesquelles peuvent être réellement et durablement réduits des écarts, plutôt que de lutter aveuglément pour une utopie.
 
Comment ne pas considérer en effet, comme nous l'enseigne l'histoire, qu'une révolution chasse l'autre ... jusqu'à la suivante. Parce que la nature le veut ainsi, la société des hommes est, a toujours été et sera jusqu'à sa fin, irrévocablement faite d'inégalités. L'exception y domine la masse ; le pouvoir y domine le peuple, la force la faiblesse, l'intelligence la sottise, le savoir l'ignorance , la richesse la pauvreté etc. ; dans tous leurs aspects. Et le nombre n'arrange rien. Tout au plus un partage toujours aussi difficile à arracher à l'égoïsme humain, parvient-il parfois à faire passagèrement illusion. Mais quand bien même un magicien parviendrait à instaurer ce partage, la marée humaine viendrait aussitôt en noyer les résultats sous son flot incessant et son poids. La démographie ne cesse en effet d'alimenter la pyramide sociale en pauvres proportionnellement de plus en plus nombreux, en évacuant inexorablement vers l'inexistence sociale ses membres les plus déshérités, sans omettre la manipulation d'indices et autres indicateurs permettant d'ajuster le nombre de pauvres aux nécessités politiciennes du moment.
 
En même temps, du fait du progrès et de l'accroissement de la richesse globale de la société, l'écart entre les les plus riches et les plus pauvres croît dans l'exacte mesure de cette richesse, laquelle est au demeurant autant due au désir, voire à la cupidité, manifestés par tous les représentants de l'espèce humaine qu'à l'insatiabilité des seuls riches, à l'exception des plus pauvres d'entre les pauvres, trop occupés par leur lutte pour ne pas sombrer dans l'exclusion sociale. Et là encore faut-il ne pas confondre misère profonde avec pauvreté et pauvreté avec inconfort.
 
À défaut de cette prise de conscience – en réalité peu probable tant sont profondément ancrées nos peurs et les croyances derrière lesquelles nous nous abritons –, notre société est promise à une structure toujours pyramidale mais semblable à celles des fourmis ou des abeilles, tellement plate que les écarts de richesse y sont quasiment nuls. N'est-ce pas l'idéal de tous ceux qui, portés d'eux-mêmes ou démagogiquement poussés à oublier un sort qu'aggrave chaque jour le nombre, pensent qu'il suffit de l'égalitarisme pour atteindre à la justice et au bonheur ?
 
Ils ignorent ou négligent le fait que la vie est faite d'épreuves – bien inégalement réparties il est vrai –, et que son intérêt réside précisément, quels que soient le sort dont nous a doté notre naissance et les aléas d'un partage réalisé de gré ou de force, dans nos efforts pour les vaincre par nous-mêmes.

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77 réactions à cet article    


  • sleeping-zombie 5 janvier 2013 11:35

    hello,

    Quand je commence la lecture d’un article, il est très rare que j’arrête avant la fin. Là j’ai arrêté ici :
    La structure de toute société est incontournablement pyramidale

    c’est pas le barbarisme qui m’a arrêté, c’est l’axiome énoncé. Si on l’accepte comme tel, on revient à l’ancien régime..


    • Claudec Claudec 5 janvier 2013 12:37

      Dommage.

      Thèse + thèse + thèse ... = certitude = « nous savons quoi », à en juger par les résultats après 20 siècles de progrès comptabilisable.
      Thèse + antithèse = débat = enrichissement mutuel = chances de solutions
      Et c’est pour cela que je fréquente Agvx.

      Quoi qu’il en soit, la question n’est pas de savoir s’il y a retour à l’ancien régime, mais de se rendre compte que nous ne l’avons jamais quitté, précisément parce que la pyramide ne le caractérise pas lui, mais toute société organisée et qu’une révolution chasse l’autre.
      Dès lors que faire ?
      Pour ma part, ayant horreur de tout dogme, je préfère chercher pour tenter de trouver les moyens de lutter contre l’essentiel plutôt que de m’indigner de ce qui en est la conséquence.

      Comme indiqué par ailleurs, vous trouverez d’autres éléments de réflexion sur la sujet chez : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com

      Si vous connaissez des exemples de sociétés organisées non pyramidalement (à part les fourmis et encore !), me le faire savoir.

    • JL JL 5 janvier 2013 13:05

      Et moi je me suis arrêté là : "Par bonheur, les caisses de l’État ayant apparemment des vertus purificatrices, il s’agit pour l’heure de prendre l’argent, de gré ou de force, là où il est. Exiger, la contribution des plus riches à l’effort de la nation, proportionnellement à leur fortune, paraît en effet à nos responsables politiques un moyen du redressement qui prime sur les économies qu’ils pourraient faire sur leur propre train de vie."

      Confondre le budget de l’État avec le train de vie des responsables politiques est plus qu’un sophisme : c’est un crime contre la pensée politique.


    • sleeping-zombie 5 janvier 2013 13:47

      Si vous connaissez des exemples de sociétés organisées non pyramidalement.

      Les indiens d’amérique avant qu’on ne les extermine, les aborigènes, d’un certain point de vue les cités-état grecques. C’est pas les exemples qui manquent.
      (et probablement l’ensemble de l’humanité de son origine jusqu’a il y a 4 ou 6 milles ans. C’est à dire plus de 95% de son existence)

      Mais évidemment, si on crois que l’occident du 15 au 20eme siècle résume toute l’humanité, on peut être blasé de tout espoir...


    • Claudec Claudec 5 janvier 2013 14:02
      @ JL
      Pardon Monseigneur, à croire, à vous lire, qu’il y aurait crime de lèse-majesté. Je rectifie donc ce que vous avez d’ailleurs probablement corrigé de vous-même : « ... qu’ils pourraient faire sur leur propre train de vie politique » (représentation, avions, voitures de fonction, et autres, avec et sans chauffeurs, création d’emplois non solvables à tous les niveaux de la fonction publique, prébendes, comités et commissions grassement rémunérés, cumuls, indemnités, productivité personnelle, subventions démagogiques à fonds perdus, etc.). Pour faire court, si vous n’avez pas entendu parler de la piscine de Bruxelles, renseignez-vous, le contribuable français y participe :

    • JL JL 5 janvier 2013 15:38

      Pfff !

      On ne vous a pas entendu, quand Sarkozy en faisait 10 fois plus sur ce plan là.

      Ceci dit, ce n’est pas le train de vie de l’État qui est en cause, c’est ce foutu socialisme de l’offre : la même chose que la politique de la droite, mais baptisée gauche.


    • Claudec Claudec 5 janvier 2013 17:13
      @ slleping-zombie
      Vos exemples sont parfaitement faux et que faut-il d’ailleurs comprendre par « ... d’un certain point de vue ... » ?
      Chez les Indiens d’Amérique comme chez les grecs et les aborigènes, il y a les plus malins, les plus forts, les plus braves ; les familles avec le pouvoir des parents sur les enfants ; les chefs et les sous-chefs, ceux qui siègent au sommet ou à la base, dont la voix est prépondérante ou non, etc.
      Puisque vous avez cru bon de ne pas vous donner la peine de lire (ce qui en bonne logique devrait vous priver de débat, ne sachant pas de quoi vous traitez), je me répète : « ... la nature le veut ainsi, la société des hommes est, a toujours été et sera jusqu’à sa fin, irrévocablement faite d’inégalités. L’exception y domine la masse ; le pouvoir y domine le peuple, la force la faiblesse, l’intelligence la sottise, le savoir l’ignorance , la richesse la pauvreté etc. ; dans tous leurs aspects. Et le nombre n’arrange rien. Tout au plus un partage toujours aussi difficile à arracher à l’égoïsme humain, parvient-il parfois à faire passagèrement illusion. Mais quand bien même un magicien parviendrait à instaurer ce partage, la marée humaine viendrait aussitôt en noyer les résultats sous son flot incessant et son poids. La démographie ne cesse en effet d’alimenter la pyramide sociale en pauvres proportionnellement de plus en plus nombreux, en évacuant inexorablement vers l’inexistence sociale ses membres les plus déshérités, sans omettre la manipulation d’indices et autres indicateurs permettant d’ajuster le nombre de pauvres aux nécessités politiciennes du moment. »
      Quant à refuser le progrès et lui préférer les conditions de vie des aborigènes, n’est-ce pas nostalgie tardive ?

    • sleeping-zombie 6 janvier 2013 09:02

      Le « d’un certain point de vue » concernait l’égalité entre citoyens reconnus comme tels. Ni les femmes ni les esclaves n’en faisait partie.

      Par ailleurs, je constate que tu fais une immense confusion entre l’organisation sociale et la diversité biologique. Évidemment, certains naissent plus grands que d’autres. Évidemment certains naissent plus fort que d’autres. Mais cela n’a rien a voir avec l’organisation sociale. Tu mélanges tout. D’où ta vision extrêmement occidentalisée de l’ensemble du monde...


    • JL JL 6 janvier 2013 09:41

      « Tu mélanges tout. » (Sleeping-zombie à claudec)

      « L’amalgame est l’arme des fascistes » (Sarkozy, un gars qui s’y connaissait en la matière)


    • Claudec Claudec 6 janvier 2013 11:16
      @ sleepin-zombie & JL réunis
      Et le talent, le courage, l’esprit d’entreprise, le sens de l’épargne, de la responsabilité ; la sensibilité, ça compte pour du beurre ? ça relève de l’organisation sociale ? de la diversité biologique ? ou de l’effort personnel ?
      En tout cas toi, tu ne risques pas mélanger grand chose avec tes références.

    • JL JL 6 janvier 2013 11:33

      Apparemment l’amalgame est la seconde nature de Claudec, en témoigne le post ci-dessus, au sujet des « références ».

      Passons.

      « Le talent, le courage, l’esprit d’entreprise, le sens de l’épargne, de la responsabilité ; la sensibilité » ne sont pas l’apanage des riches, bien au contraire : c’est la nature des gens honnêtes, de ceux qui font marcher les entreprises, quel que soit leur niveau dans la hiérarchie.

      Le seul talent des rentiers n’est le plus souvent que d’avoir hérité ; ou bien d’être un tueur, comme les prédateurs et des traders, par exemple.

      Je reconnais à certains la capacité à fédérer les talents. Mais cette capacité n’est qu’un talent comme un autre, et qui ne mérite pas à lui tout seul plus que ne reçoivent tous les autres talents réunis.

      Mener les hommes, c’est une chose : s’approprier la part du lion dans le produit de l’effort collectif, c’est du détournement.


    • Éric Guéguen Éric Guéguen 6 janvier 2013 11:58

      @ Sleeping-zombie :

      Pour le coup, il me semble que c’est vous qui faites preuve d’un culturo-centrisme.
      Il ne faudrait pas idéaliser l’Antiquité ou les proto-communautés sous prétexte qu’elles n’avaient pas la malchance de connaître le capitalisme prédateur qui nous régit actuellement.
      Les cités-États et les communautés des premiers temps étaient bien plus en harmonie avec la nature que nous ne le sommes. L’Occident moderne s’est construit précisément en opposition à la nature, et prétendre qu’il ne faut pas confondre « organisation sociale et diversité biologique »,c’est raisonner tout à fait en occidental moderne, pétri d’individualisme et de désenchantement. Ces communautés pouvaient se permettre des rapports humains autrement que commerciaux parce qu’elles étaient imprégnées de mysticisme, d’animisme, de toutes sortes de croyances profondément hiérarchiques qu’a peu à peu bannies l’Occident moderne. Celui-ci, de fait, a substitué le socio-économique au religieux, changement de taille !

      En triomphant du holisme de ces temps-là, l’Occident moderne nous a débarrassés de la magie ET a œuvré conjointement à l’individualisme le plus égoïste.
      En se voulant œcuménique, rassembleur, en détruisant les anciennes identités et les anciennes frontières, l’Occident a préparé également l’advenue du commerce comme seul ressort du rapport entre les êtres.
      Enfin, en promouvant la diversité humaine (proprement naturelle), l’Occident ne peut pas, comme tente de le faire comprendre ici notre hôte, refuser de voir que cette diversité humaine s’accompagne inexorablement d’une hétérogénéité de talents, de dispositions, de réactions face aux aléas de la vie, bref, que cette diversité fait de l’égalité une chimère, tant au plan biologique que social.

      Le problème, c’est que l’on aimerait croire qu’un bien s’accompagne toujours d’autres biens. Je pense que c’est un raisonnement faux. Et lorsque l’on découvre un bien à l’origine d’un mal, soit on assume le mal (l’économisme actuel), soit on remet en question le bien d’hier (l’individu occidental moderne, tout-culturel, entité socio-économique, délié de ses racines et 100% matérialiste).


    • Claudec Claudec 5 janvier 2013 14:16
      @ Démosthène
      Ce que vous écrivez correspond parfaitement à notre pyramide sociale et à ce qui en découle au quotidien, au détriment de ce que vous nommez « la plèbe ».
      Encore faudrait-il, pour avoir quelques chances d’y changer aussi peu que ce soit, en avoir conscience. Pour cela, tenir sa lorgnette par le bon bout ou simplement lever la tête du guidon.

      Quant à vouloir imposer un postulat, où donc avez-vous été chercher qu’il y a une quelconque imposition ?

    • kalagan75 5 janvier 2013 20:23

      Les 600 Milliards d’évasion fiscale annuels en France. ????
      ouarf , le budget de l’état est de 372 milliards

      quand je pense, demosthene, que tu te permets de traiter tout le monde d’idiot et de troll


    • kalagan75 7 janvier 2013 12:55

      tu ne liras pas ce commentaire mais considérer que 30% du pib du pays s’évadent sous forme de fraude fiscale est débile ! au moins , tu n’as pas dû faire d’études de mathématques


    • kalagan75 10 janvier 2013 17:47

      tu m’étonnes que je suis exploité , je paie même l’isf .
      toi aussi ?


    • kalagan75 11 janvier 2013 07:05

      tu mélanges la chèvre et le choux ! tu as remarqué que aucun de tes amis de la complosphère ne te suit dans tes théories économiques fumeuses ?
      Que de matière grise perdue pour notre pays ! comment un type aussi intelligent que toi se retrouvait à bosser dans une agence immobilière et pas au ministère de l’économie ou à l’université ?
      un dernier conseil, va te faire soigner


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 5 janvier 2013 13:00

      La chasse aux riches rejoint celle de la chasse aux talents . 


      Sacha Guitry homme de théâtre , écrivain dramaturge scénariste a été 
      mis en prison à la libération pour la seule raison qu’ il faisait de l’ ombre
      à quelques sinistres imbéciles jaloux de son succès :

      Le 23 août 1944, lors de la Libération de Paris, quelques heures après avoir parlé au téléphone avec Arletty, il est arrêté par un groupe de résistants agissant de leur propre initiative, qui lui reprochent son attitude à l’égard de l’occupant allemand. Il est incarcéré 60 jours sans inculpation. Il n’en est pas moins dénoncé dans la presse par des écrivains comme Pierre Descaves ou certains journalistes du Figaro, dirigé alors par Pierre Brisson, ennemi déclaré de Guitry. Ses détracteurs oublient qu’il s’est toujours opposé à ce que ses pièces soient jouées en Allemagne.

      Cette haine de ceux qui réussissent ou qui ont du talent devient affolante .



      • amiaplacidus amiaplacidus 5 janvier 2013 17:43

        Au fait rocla, combien de talents ont été dénoncés aux allemands, mis en prison par des français collaborateurs, torturés, assassinés durant l’occupation simplement parce qu’ils faisait de l’ombre à de sinistres criminels, ou que ces même criminels voulaient simplement s’approprier leurs biens, ou simplement parce qu’ils étaient juifs ?

        Ce qui précède, c’est le résultat des théories nauséabondes dont vous nous abreuvé trop souvent.


      • Pyrathome Pyrathome 5 janvier 2013 21:58
        Sacha Guitry homme de théâtre , écrivain dramaturge scénariste a été 
        mis en prison à la libération pour la seule raison.......

        ......d’avoir goulûment léché le cul des nazis....


        http://fr.wikipedia.org/wiki/Sacha_Guitry

        Schaddock, faut pétrir 7 fois sa langue dans sa bouche avant de cracher un glaviot !...


      • Claudec Claudec 5 janvier 2013 14:29
        @ sampiero & haddock
        Une simple question, dénuée de toute ironie : Sincèrement, avez-vous réellement eu envie d’être RICHE au cours de votre existence ? Et si tel était le cas, dites-nous donc un peu ce que vous avez tenté pour y parvenir (apparemment sans y avoir réussi).

        • rocla (haddock) rocla (haddock) 5 janvier 2013 16:00

          Claudec vous m’ avez mal lu . 


          En effet je trouve que Depardieu a raison de faire un doigt d’ honneur 
          à Flambar et l’ autre Aéraunautique . 

          Ces deux sont du genre «  travaille et donne moi ton fric  »

          Derrière ça je suis l’ ami de tous , des pauvres comme des riches.
           

          La connerie étant uniformément partagée entre tous il y a plus de 
           cons chez les pauvres vu qu’ ils sont plus nombreux . 

          Et les Flambards en tout genre comptent sur le plus grand nombre
          pour être élus .

        • Claudec Claudec 5 janvier 2013 17:23
          @ haddock
          Au temps pour moi, j’avais effectivement mal lu et le regrette d’autant plus que je partage votre point de vue quant à un certain partage, en y ajoutant ma devise :
          Notre sottise est proportionnelle à nos certitudes.

        • Pyrathome Pyrathome 5 janvier 2013 22:11

          Philosophie du jour selon les deux énergumènes du haut :

          Le riche = celui qui n’est pas pauvre

          Le pauvre = celui qui n’est pas riche

          Conclusion = le pauvre est un con sans pognon et le riche est un méritant avec pognon

          Moralité = tuons tous les pauvres afin que tout le monde soit riche

          suggestion de plan B
          Stygmatiser les pauvres afin de conduire ceux-ci sans résistance dans les chambres à gaz après déportation à Pauvreland, l’utilisation de TGV duplex est vivement recommandé....


        • julius 1ER 5 janvier 2013 15:02

          j ’ai toujours beaucoup aimé ce postulat ( la pyramide est ainsi, on n’y peut rien, c’est presque un code génétique on ne peut y échapper, d’ailleurs pendant des siècles l’Eglise s’est appuyé sur ce postulat pour exiger la soumission des pauvres à l’ordre établi, rien de nouveau sous le soleil donc, je ne suis pas étonné que les serviteurs zélés du capital entonne cette ritournelle, hors de ce système point de salut comme si tout était écrit d’avance.......................

          j’ajouterai qu’il ne faut pas inverser l’ordre des choses, si ce pouvoir fait semblant de s’en prendre aux riches( puisque la mesure des 75% est retoquée ) la réalité la vraie, c’est que des tas d’impôts ont augmenté y compris la tva, au nom du bon vieil adage qu’il est plus facile de piquer 1 euro à 1000 pauvres que 1000 euros à un riche..............on fera les comptes en fin d’année de ce qu’aura rapporté la hausse de la tva pour ne prendre que cet impôt comme exemple !!!!!!!!!

          • Claudec Claudec 5 janvier 2013 18:16

            L’église n’est que l’un des pouvoirs qui siègent au sommet de la pyramide sociale, en compagnie de l’élite


          • Stof Stof 5 janvier 2013 16:15

            La richesse actuelle vient d’une forme de « progrès » technologique qui consiste en grande partie à piller plus efficacement les ressources non-renouvelables de la planète. Quand il ne restera plus rien que des déserts arides, il n’y aura plus de richesses du tout.

            La préservation des ressources est au moins aussi importante que son partage.

            Bref, beaucoup de blabla pour une soit disant taxe à 75% sur des revenus supérieurs à 80 000€/mois (! !). Sur la dernière tranche, donc plutôt proche de 50% des revenus réels, en fait. Et avec la jungle des niches fiscales on arrive à 10%, comme Béthancourt. Moins que la classe moyenne.
            Mais surtout, que ça n’empêche pas les larbins des riches de pleurnicher !


            • h2b1 5 janvier 2013 16:44

              Vraiment, votre monde pyramidal depuis le 1er jour ! je trouve ça aberrant !

              Pourquoi votre pyramide ne s’inverserait elle pas ?....

              Pourquoi ne deviendrait elle pas un rectangle ??

              L’exploitation des masses par une minorité vous paraît inévitable !!... ça pour moi, c’est inimaginable.


              • Claudec Claudec 5 janvier 2013 18:11

                Prendre le temps de visiter sérieusement

                la pyramide inversée y fait l’objet d’un article (qui a d’ailleurs été publié sur Agoravox

              • ecolittoral ecolittoral 5 janvier 2013 17:08

                « ...sans omettre la manipulation d’indices et autres indicateurs permettant d’ajuster le nombre de pauvres aux nécessités politiciennes du moment. »
                Quand on lit l’article, on peut remplacer « politiciennes du moment » par « de l’auteur ».
                Trois punaises au mur ne font pas l’histoire et le présent d’un peuple.

                On appréciera aussi la façon d’évacuer ceux qui gènent la démonstration, en les qualifiant de « niveau 0 ».
                Petite merveille dans le texte :
                « Plus les riches sont riches moins les pauvres sont pauvres, à l’exception de ceux que le sort condamne à vivre au niveau zéro de la pyramide sociale donc de la richesse.
                La richesse pour les heureux élus. Le sort pour les autres.

                 »Les responsables de ces saignées imposées au pays, ont négligé et continuent d’ignorer, que la richesse d’une société profite à tous ses membres et qu’y porter atteinte a pour conséquence un appauvrissement généralisé.« 
                Bien entendu, il ne s’agit pas, selon l’auteur, des individus qui pompent puis désertent cette société mais de nos élus.

                Malheureusement pour les peuples, les »croyants« avec leurs punaises et leurs dessins gouvernent l’économie et les finances.

                J’ai souvenir que »niveau zéro« se dit »under ground« et que les »triangles" qu’ils supportaient se sont effondrés.

                Ce jour là, il n’y avait plus de triangle et beaucoup sont redescendu, les pieds sur terre.



                • Claudec Claudec 5 janvier 2013 18:08

                  Viendrait-il à quelque-un l’idée de reprocher à un individu d’être né ce qu’il est (riche ou pauvre) ? C’est ça le sort.

                  Et c’est ça qui fait que chacun d’entre nous occupe une place plutôt qu’une autre dans la pyramide sociale (lorsqu’il a la chance de ne pas en être exclu). Parce que ça peut être aussi cela le sort.
                  Qu’ensuite il y ait lieu de mieux organiser le partage, c’est une toute autre histoire.

                • Claudec Claudec 5 janvier 2013 18:18

                  @ ecolittoral

                  Vous semblez ne pas avoir compris grand chose à ce que vous avez lu. Probablement encombré par vos certitudes ?

                • foufouille foufouille 5 janvier 2013 17:51

                  « à l’exception de ceux que le sort condamne à vivre au niveau zéro de la pyramide sociale donc de la richesse. »

                  les plus nombreux
                  il y a donc trop de riches


                  • Claudec Claudec 5 janvier 2013 18:03

                    Salut foufouille !

                    Bien sûr qu’il y a trop de riches puisque ce sont des salauds.
                    Des salauds dont les pauvres envient néanmoins le sort.
                    D’où problème, car le jour où il n’y aura plus que des riches (il y a de quoi), nous serons tous des salauds.
                    Moralité : Tous pauvres et vertueux et la pyramide enfin renversée.

                  • foufouille foufouille 5 janvier 2013 19:32

                    on peut pas etre tous riches
                    il faut bien prendre l’argent quelque part
                    tous les riches ne sont pas des salauds, mais la plupart


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 5 janvier 2013 19:37

                    Tous les pauvres ne sont pas des salauds non-plus mais ils ont 

                    pas beaucoup d’ argent , d’ où leur dépit .

                  • foufouille foufouille 6 janvier 2013 12:01

                    @rocla
                    un salaud aura moins de possibilite d’etre nuisible
                    un petit bailleur pourra louer un taudis, un riche 10 ou 100


                  • epicure 5 janvier 2013 18:43

                    La démagostupidité c’est de défendre l’enrichissement des riches au dépend du peuple avec des graphiques ineptes, simlplistes ne correspondant pas à la réalité. en laissant le minimum sur le socle

                     

                    Avec tes pyramides aux bords bien droit dont le profil s’adapterait à toutes les sociétés tu trompes les lecteurs.

                     

                    Avec la même quantité de richesse on peut : remonter une grande partie de la base en laissant le minimum sur le socle, et baisser le sommet pour faire monter le milieiu.

                    Bref au final on obtient un profil plus équilibré.

                    Alors qu’au contraire favoriser les plus richjes ça étire le sommet mais ça élargit la base et compresse le milieu, comme cela sepasse depuis 30 ans, du coup notre société connait la crise.

                    Pour rappel, aux USA, les riches étaient lourdement taxés pendant les 30 glorieuses, période de rpospérité économique et beaucoup moins taxés depuis 30 ans période de crise latente pour les travailleurs (les 30 piteuses).

                     

                    Donc la réalité des faits contredit le discours simpliste et mensonger de l’article.


                    • Claudec Claudec 5 janvier 2013 19:15

                      @ epicure

                      Qui défend l’enrichissement des riches au dépens du peuple ? Procès d’intention bassement démago.

                      « Ma » pyramide ne défend rien du tout, elle est un schéma de réflexion destiné à faire comprendre que (je me répète) : ... La structure de toute société est incontournablement pyramidale, quel qu’en soit le régime politique. Il existe des riches sous tous les pouvoirs, le désir de le devenir relevant d’une volonté strictement individuelle qu’il faut se garder de décourager, sauf à se condamner à une paupérisation généralisée, au détriment premier des classes les plus défavorisées, qu’ils aident à vivre par leur simple esprit d’entreprise. Le pire égalitarisme ne saurait priver ceux qui en ont véritablement envie de devenir riches et de s’y appliquer en toutes circonstances, la première condition de leur réussite étant précisément de le vouloir, quelles que soient les difficultés leur étant opposées... et que : Parce que la nature le veut ainsi, la société des hommes est, a toujours été et sera jusqu’à sa fin, irrévocablement faite d’inégalités. L’exception y domine la masse ; le pouvoir y domine le peuple, la force la faiblesse, l’intelligence la sottise, le savoir l’ignorance , la richesse la pauvreté etc. ; dans tous leurs aspects. Et le nombre n’arrange rien. Tout au plus un partage toujours aussi difficile à arracher à l’égoïsme humain, parvient-il parfois à faire passagèrement illusion. Mais quand bien même un magicien parviendrait à instaurer ce partage, la marée humaine viendrait aussitôt en noyer les résultats sous son flot incessant et son poids. La démographie ne cesse en effet d’alimenter la pyramide sociale en pauvres naturellement et proportionnellement de plus en plus nombreux, en évacuant inexorablement vers l’inexistence sociale ses membres les plus déshérités, sans omettre la manipulation d’indices et autres indicateurs permettant d’ajuster le nombre de pauvres aux nécessités politiciennes du moment.

                      Plutôt que de chercher à comprendre et admettre l’évidence – ce qui ne signifie pas s’y résigner – afin de la combattre pour ce qu’elle est, il est effectivement plus commode de noyer le poisson dans la polémique en remplaçant la simplification par l’absurdité.

                      • dixneuf 5 janvier 2013 19:58

                        Je suis retraité et, à un tout autre niveau que Gégé, je paie 85% de mes revenus en impôts, sauf en 2012 où le plafonnement n’existait pas. Et SANS PROGRESSIVITE NI COEFFICIENT FAMILIAL Je suis trop vieux pour mettre les voiles, je subis LA SPOLIATION, mon argent ne va pas là où je le souhaiterais. Et si j’étais encore en activité, croyez-vous que je me serais fatigué à travailler jusqu’au bout ???? - Ceux qui subiront, éventuellement, cette taxe à 75% sont probablement assujéti à l’ISF, donc le plafonnement sera encore plus dévastateur. 

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