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Accueil du site > Actualités > Société > Technikart, du goût de la médiocrité à celui du crime...

Technikart, du goût de la médiocrité à celui du crime...

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« Votre destruction n’est qu’une question de temps, et le temps dont a besoin la destruction pour vous atteindre est exactement le temps de votre distraction. Car la destruction à venir suppose votre distraction, et que vous ne soyez pas résolus à vivre. »

Critique de la raison cynique, Peter Sloterdijk

L’idiotie est l’alibi le mieux partagé au monde. Certains êtres néanmoins en sont mieux pourvus, ou du moins sont plus conscients que d’autres des indulgences qu’elle procure. Ainsi est-elle au journaliste ce qu’est la folie passagère au criminel : un gage d’irresponsabilité.

En publiant un article de J. Braunstein, Dantec mérite-t-il une fatwa ?, dans une rubrique intitulée Clash : le vrai problème et les pistes pour le résoudre, le magazine Technikart a sans doute pensé se livrer à l’une de ces provocations que l’on dit gratuites car jamais leurs auteurs n’en paient le prix, la liberté d’expression étant devenue, comme chacun sait, une créancière accommodante. Sans doute le magazine s’est-il estimé, prenant acte des nombreuses controverses suscitées par les opinions de l’écrivain, titulaire d’un droit à l’inconséquence.
Pourtant, la question posée par cet article, de même que la frivolité avec laquelle elle est traitée, n’a rien d’anodin. Ce n’est en effet pas seulement le goût pour la médiocrité et les sujets racoleurs qu’elle tend à banaliser : insidieusement, elle contribue à relativiser la gravité de l’incitation au meurtre. Car cette interrogation : Un écrivain mérite-t-il une fatwa ?, ne porte pas sur un débat de société, elle appelle à la dissolution des principes de cette dernière, en suggérant que, dans certaines circonstances, un homme est susceptible de mériter la mort à raison de ses seules opinions.

Aussi, à considérer la teneur de cet article, y a-t-il lieu de s’interroger sur la responsabilité de Technikart et de J. Braunstein quant aux délits de diffamation (I) et d’apologie de crime (II).

I- De la diffamation

C’est l’article 29, alinéa 1 de la loi de 1881 qui vise le délit de diffamation, celle-ci y étant définie comme toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne [...] à laquelle le fait est imputé. De cette définition résultent cinq critères dont la réunion vaut constitution du délit : l’existence d’une allégation ou d’une imputation / portant sur un fait précis / de nature à porter atteinte à l’honneur ou la considération / d’une personne expressément désignée /, les propos mis en cause devant avoir été tenus sciemment. S’agissant de l’existence de l’allégation ou de l’imputation, le législateur a précisé que celle-ci était répréhensible, même sous forme dubitative, la jurisprudence ayant par ailleurs précisé qu’elle était punissable quand bien même elle serait présentée sous une forme déguisée [...] ou par voie d’insinuation (1).

L’exigence relative à la précision du fait imputé ou allégué sera remplie dès lors que le propos porte sur un fait, matériellement vérifiable - et non sur une considération d’ordre général - (2), qui rapporte notamment des indications de lieu ou de temps (3). Concernant l’atteinte à l’honneur ou à la considération, deux notions assimilées dans la jurisprudence, celle-ci peut être constituée d’une allégation ou d’une imputation qui porte sur un comportement non conforme à la morale, ainsi que le fait de présenter un individu comme coupable d’une infraction avant même qu’il n’ait comparu en Justice (4), cette dernière hypothèse relevant de l’atteinte à la présomption d’innocence. Enfin, sachant que les imputations diffamatoires sont réputées de droit faites avec l’intention de nuire, ce qui implique que l’auteur des propos incriminés devra fournir la preuve de sa bonne foi pour faire tomber l’accusation de diffamation. Il devra donc étayer lesdits propos en justifiant de leur objectivité ainsi que du sérieux de l’enquête menée, et démontrer la prudence dans le propos ou l’absence d’animosité personnelle (5). Bien évidemment, l’auteur peut invoquer « l’exception de vérité », c’est-à-dire prouver la totale vérité des faits rapportés (6).

En l’espèce, l’article rapporte que Maurice G. Dantec ne précise pas que la présente version du troisième tome de son journal, American Black Box, a sans doute été expurgée des expressions les plus blessantes concernant l’islam, avançant que le mot bougnoule aurait notamment disparu. Ce faisant, l’auteur de l’article allègue que l’écrivain a tenu des propos à caractère raciste, insinuation qui, malgré l’emploi récurrent du conditionnel, reste de nature à porter atteinte à l’honneur et à la considération de ce dernier, en ce qu’elle tend à discréditer les positions de l’écrivain relatives à la religion musulmane, réduisant celles-ci à l’expression d’un racisme latent. Or, il convient de rappeler que Maurice G. Dantec a abordé, dans les trois tomes successifs de son journal intitulé Le Théâtre des opérations, la question de l’islam sous un angle essentiellement théologique et géostratégique. À titre indicatif, l’auteur écrivait notamment dans le tome deuxième dudit journal : Comprenons que les guerres en cours (et toutes celles qui se préparent) dans l’Asie centrale des confins sino-turco-russes dessinent la topologie du moment historico-cinétique
- c’est-à-dire l’origine d’un phénomène historique - où le « jihad » wahhabite se verra confronté aux armées islamiques de la liberté, grâce aux antiques connaissances du soufisme
(7). Par ailleurs, on soulignera qu’aucun des propos de Maurice G. Dantec, tant dans ses œuvres littéraires que dans ses différentes interventions médiatiques, n’a été de nature à légitimer à son encontre des poursuites judiciaires sur le grief d’injure à caractère raciste.


Les allégations formulées à l’encontre de l’écrivain laissent ainsi supposer, au surplus de la mauvaise foi, l’existence d’une intention authentiquement malveillante de la part de l’auteur de l’article vis-à-vis du romancier, en ce qu’elles tendent à jeter le discrédit sur sa démarche intellectuelle et littéraire auprès du public.

II- De l’apologie du crime

L’article 24 alinéa 3 de la loi de 1881 relative à la liberté de la presse tend à réprimer l’apologie de crime tels que l’atteinte volontaire à la vie et/ou à l’intégrité physique des personnes. Au sens juridique, un propos apologétique s’entend de la diffusion d’une opinion tendant à justifier une action condamnée par la loi pénale (8), d’une forme très lointaine de provocation (9) qui résiderait dans la banalisation d’infractions antérieures dont l’intérêt est loué ou la gravité relativisée (10).

Pour être répréhensible, il n’est par ailleurs pas nécessaire que le propos incriminé constitue un panégyrique du crime. La Cour de cassation, dans une affaire relative à des crimes commis par certains Allemands durant la Seconde Guerre mondiale, a explicitement admis l’existence de l’apologie indirecte de crimes visés à l’article 24 alinéa 1, qui procédait en l’occurrence d’une tentative de démontrer d’une manière générale que ces crimes [avaient] été provoqués par l’attitude de ceux-là mêmes qui en [avaient] été victimes [...] et qu’ainsi il n’[avaient] constitué de la part de leurs auteurs, que de légitimes moyens de défense (11). De plus, la jurisprudence exige l’existence d’une conscience apologétique, une manière d’élément moral dont la preuve découle des propos eux-mêmes. Ainsi, elle a notamment considéré que, par la méthode de discussion employée et par le jeu de comparaisons abusives, [un] prévenu [avait] tenté à dessein de créer la confusion dans l’esprit de ses lecteurs et de les amener à porter un jugement de valeur morale favorable aux crimes de collaboration et aux collaborateurs, montrant la double volonté d’exalter et glorifier ces derniers et leur politique en dénigrant, abaissant et injuriant ceux qui y résistèrent (12). La seule restriction posée à l’admission de l’apologie indirecte est que celle-ci doit porter sur l’un des crimes énumérés limitativement au premier alinéa de l’article 24 de la loi de 1881, qui vise notamment l’apologie des atteintes volontaires à la vie et/ou des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne. Une fatwa étant une menace de mort au sens de l’article 222-17 du Code pénal, elle est constitutive d’une atteinte au droit à la vie tant au regard du droit pénal français que du droit international public (13), et relève ainsi de la catégorie de crimes dont l’apologie est répréhensible au titre de l’article 24 alinéa 3 de la loi de 1881.

En l’espèce, en rappelant que l’écrivain avait dialogué avec le nazi Bloc identitaire, puis en alléguant qu’il aurait tenu des propos racistes et employé des expressions blessantes envers l’islam, l’article de J. Braunstein tend à légitimer l’émission hypothétique d’une fatwa à l’encontre de Maurice G. Dantec. En cela, il apparaît qu’il vise à créer la confusion dans l’esprit de ses lecteurs et de les amener à porter un jugement de valeur morale favorable (14) à l’émission une fatwa. L’entreprise de dénigrement flagrante que véhicule cet article, maladroitement dissimulée sous le simulacre d’un procédé contradictoire (Non, il est traditionaliste / Oui, il a de mauvaises fréquentations) et d’un humour sordide, s’achevant au surplus par une accusation d’islamophobie, contribue de toute évidence à discréditer la démarche intellectuelle qu’oppose l’écrivain au terrorisme islamiste et à l’intégrisme musulman. Ce faisant, ledit article met sur un pied d’égalité l’expression d’une opinion et la menace de mort, la véhémence verbale ou littéraire et la violence physique. In fine, l’article de J. Braunstein postule donc la légitimité des menaces de mort proférées à l’encontre d’intellectuels et d’écrivains s’opposant au fanatisme religieux.

De ce fait, l’apologie indirecte de crime au sens de l’article 24 alinéa 3 de la loi de 1881 apparaît comme étant constituée, l’humour sordide dont est empreint l’article incriminé n’atténuant en rien la relativisation de la gravité de l’appel au meurtre.


Bien évidemment, le sort de J. Braunstein et de Technikart est loin d’être scellé par la Justice, celle-ci accordant par tradition sa clémence aux nécessiteux et aux orphelins de la raison, ce qui n’est parfois pas sans inciter les premières victimes de ces déshérités du verbe à feindre l’indifférence. Néanmoins, eu égard à la gravité des griefs qui peuvent être formulés à leur encontre et dans l’hypothèse de poursuites judiciaires, on peut gager sans peine que les intéressés ne manqueront pas d’invoquer la bonne foi, ce genre particulier de la candeur qui autorise aujourd’hui tout pigiste à tremper sa plume à même le caniveau pour mieux en restituer les effluves. Mais on sait qu’il n’a jamais été besoin ni de talent ni de courage pour désigner des hommes à abattre.

Illustration : Le Dernier Banquet - Gustave Doré [Lithographie originale de Paul-Gustave-Louis-Christophe Doré].



Notes :

  • (1) Cass.Crim., 30 mai 1996, Bull.crim., n°228 ; Cass.Crim., 17 juillet 1985, Bull.crim., n°267.
  • (2) Cass.Crim., 6 mars 1974, Bull.crim., n°96.
  • (3) Cass.Crim., 29 janvier 1957, Bull.crim., n°92.
  • (4) Cass.Crim., 7 novembre 1989, Bull.crim., n°403 ; Cass.Crim., 12 juin 1987, Bull.crim., n°247.
  • (5) Crim., 11 juin 1981, B. n°195 ; 27 juillet 1981, B. n°238 ; 26 octobre 1982, B. n°235 ; cf. Droit des médias, Ch. Debbasch (dir.), Éditions Dalloz, p. 844.
  • (6) Crim. 16 mars 1948, J.C.P., 1948-II-4431 note Colombini ; Crim., 2 juin 1980, B. n°168, obs. Levasseur, R.S.C. 1982, p. 123 ; C.A. Paris, 8 juillet 1993, D.1994, Som. p. 195, obs. Massis.
  • (7) Laboratoire de catastrophe générale - Le Théâtre des opérations 2000-2001, Maurice G. Dantec, Gallimard, NRF, p.482.
  • (8) Droit des médias, op. cit., p. 800.
  • (9) La provocation, au sens juridique, est l’incitation à adopter une attitude ou à commettre un acte, ce qui est répréhensible dès lors que l’acte dont il s’agit est constitutif d’un crime ou d’un délit.
  • (10) Droit de l’information - Responsabilité pénale des médias, Emmanuel Meyer, Éditions Litec, p.116.
  • (11) Cass. Crim., 11 février 1954, Bull. Crim., n°71.
  • (12) T. corr. Agen., 8 septembre 1971, Gaz. Pal. 1972,1.Jurisp., p.377.
  • (13) L’affaire Salman Rushdie. Dossier d’un différend international, Sandra Szurek, Céline Nègre, Mikaël Poutiers, Paris, Montchrestien, CEDIN, Perspectives internationales, 1999 : examinée dans cet ouvrage au regard du droit international public, la fatwa émise à l’encontre de Salman Rushdie a été qualifiée d’atteinte caractérisée aux droits de l’homme, et plus particulièrement au droit à la vie, au surplus d’une atteinte à la liberté d’expression.
  • (14) T. corr. Agen., 8 septembre 1971, précité.



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50 réactions à cet article    


  • JC. Moreau (---.---.219.142) 19 février 2007 11:42

    Erratum,

    J’avais expressément demandé par courriel à l’équipe d’Agoravox de de ne pas tenir compte de la présente version de ce texte, dont le titrage est erroné, comme vous n’aurez pas manqué de le constater. Il faut donc lire : « Technikart, du goût de la médiocrité à celui du crime... ».

    Ps : Une bonne âme pourrait-elle m’indiquer comment procéder pour que l’équipe d’Agoravox procède à la correction du titre, sachant que mes précédents courriels sont jusqu’ici restés sans réponse ?


    • JC. Moreau (---.---.219.142) 19 février 2007 11:54

      Cher Demian,

      Si vos nombreux préjugés à mon égard n’avaient pas porté atteinte à votre goût pour la lecture, vous sauriez exactement de quoi il retourne.

      Par ailleurs ce que par une tournure que, sans doute, vous imaginez être un « style », appeler « gonfler un article comme une baudruche au levain de l’hélicon », ne vous en déplaise, il s’agit d’argumentation juridique. Celle-ci, nécessairement, répond à quelques exigences de forme qui pourraient donner l’impression d’une certaine répétition, peut-être est-ce également dû au fait que les lois ne changent pas d’une semaine sur l’autre. Et, parait-il, la pédagogie est affaire de répétition...


    • JC. Moreau (---.---.219.142) 19 février 2007 11:57

      Enfin, si vous avez quelque plainte à adressez sur la forme de cet article ou si il vous paraît manquer de quelque manière que ce soit à la politique d’édition d’Agoravox, je vous prierai de vous adresser à qui de droit plutôt que de venir « faire la claque » dans les commentaires de celui-ci.


    • Cosmic Dancer (---.---.31.197) 19 février 2007 12:19

      @ L’auteur :

      Le Dauphin de la NovLangue, prétendant au Subtil Trône, ne peut déchiffrer certains noms, et certains mots et phrases dont l’intelligence est pour lui innommable. Tu sais où trouver le déversoir. Bonne journée, et bon courage...


    • JC. Moreau (---.---.219.142) 19 février 2007 12:37

      Cher Demian,

      A l’arrivée, peut-être vous accommoderez vous de mon humeur d’écriture tout comme je finirais par m’habituer à vos surenchères métaphoriques, tout n’est peut-être pas perdu.

      S’agissant du fond, considérez vous réellement que l’article de Technikart soit anodin ? En substituant le nom de Dantec à celui de Rushdie ou même de cet ectoplasme de Redeker, trouvez vous réellement que la chose prête toujours à sourire ?

      Vous comprendrez que, mes propres réponses à ces questions étant négatives, elle ne m’ont point incité à lisser mon propos autant que l’auriez souhaité.


    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 19 février 2007 19:19

      DW qui donne des conseils pour avoir « meilleure Presse » ...

      On aura tout vu, rien ne nous aura été épargné !

      Le gland bleu ferait mieux de nous parler de sa « plainte au pénal ».


    • musulman libre (---.---.92.201) 19 février 2007 19:43

      A Co... ? Le vieux gland ferait mieux de se taire, assainissez votre âme lisez LE SAINT CORAN.


    • Helios (---.---.188.79) 19 février 2007 14:50

      Hors sujet, mais...

      Le problème, avec monsieur DW, contributeur ci-dessus et coutumier des notations négatives c’est le futur délit de sale gueule que cela introduit dans mon inconscient.

      Je précise que je suis occasionnellement d’accord avec son approche et je comprends bien souvent ses positions sans pour autant y adhérer.

      Toutefois, son positionnement induit à fournir un effort permanent à chacune de ses interventions : ma première approche est de sauter son texte, surtout s’il faut le « montrer ». Puis, par honeteté intellectuelle je me force toujour à le lire, puis je me force à analyser sa position... En cela son apport est certain.

      helas, ces efforts ne resistent pas toujours aux différences. Le renouvellement extrèmement fréquent de ses oppositions provoque une sorte de rejet que je suis tenté d’attribué a son personnage, lequel, malheureusement est porté par l’image qu’il affiche en guise d’avatar sur le site.

      Ma crainte est donc d’attribuer le même comportement, les même idées a des personnes partageant son « look » tel que je le perçois a travers cette photo. On arrive donc au délit de sale gueule !

      Voila, je voulais le dire, parce qu’apres tout, il faut bien s’exprimer n’est-ce pas... Monsier DW, vous pouvez également enlever votre image et proteger ainsi vos sosis... mais vous pouvez également sortir de votre contradiction, tiens vous me rappelez également mon frère qui commence toujours par dire « NON » et être contre ceux qui sont pour avant de réflechir... j’espère que vous n’êtes pas comme lui.

      Bonne journée à tous.


      • Helios (---.---.188.79) 19 février 2007 14:58

        mon dieu, mon dieu, j’allais oublier...

        J’adore AgoraVox.... et tous les rédacteurs et contributeurs.

        Monsieur DW, si vous n’existiez pas, il faudrait vous inventer.


      • Marsupilami Marsupilami 19 février 2007 15:16

        @ L’auteur

        J’ai trouvé que ton article péchait par excès d’argumentation juridique. Il aurait été plus équilibré et plus intéressant si tu avais traité aussi la dérive idéologique et psychopathologique de Maurice Dantec.

        Personnellement, j’appréciais énormément ses premiers bouquins. J’ai commencé à coincer avec Babylone babies. Là, je viens tout juste de ne pas finir Cosmos incorporated qui m’est tombé des mains, tant le style boursouflé de neuronéologismes métamachiniques (ceux qui l’ont lu me comprendront) est insupportable (genre celui de D.W., mais en ultramoderne-techno).

        Dommage, car le thème central est intéressant (la machinisation et robotisation du monde sur fond de manipulations génétiques et de djihad), le tout surgonflé de considérations mystico-délirantes d’archéo-chrétien traditionaliste ayant trop pris d’acide et d’amphétamines.

        Dantec a pété un câble et part en vrille. Son anti-islamisme primaire l’a rendu fou et l’a poussé à se rapprocher de l’extrême-droite la plus infecte et à devenir un suppôt de l’intégrisme catholique tout en continuant à se griller les neurones avec le psychédélisme le plus déjanté. Bref il est devenu dingue.

        A ce titre il ne mérite certes pas une fatwa. Pas plus que quiconque. Et Technikart est une revue de bobos dégénérés qui a manipulé la sinistre dérive de Dantec pour se faire mousser, ça ne fait aucun doute.

        Mais je vois venir le moment où il tombera sous le coup d’une incitation à la haine raciale. A moins que la psychiatrie prenne la justice de vitesse.


        • JC. Moreau (---.---.219.142) 19 février 2007 16:21

          Cher Marsupilami,

          C’est à dessein que je ne me suis pas attelé à un exercice critique des dérives possibles de Dantec (à titre personnel, mes dernières lectures de cet auteur furent le deuxième tome du théâtre des opérations et Villa vortex). Je ne souhaitais pas en effet que la réputation sulfureuse de l’écrivain prime sur les reproches qui sont à faire à l’article de Technikart et que rien peut justifier. Un développement sur le « cas Dantec » aurait, à mon sens été une façon implicite de contribuer à la relativisation générale que véhicule l’article de Technikart.

          Un individu se prétendant être Mr Braunstein (n’ayant aucun moyen concret de vérifier son identité, je m’en remets au conditionnel et aux précautions d’usage quant à sa désignation) m’a fait une réponse sur une version de « sauvegarde » de mon modeste crachoir. J’étudie actuellement les possibilités juridiques dont je dispose pour mettre celle-ci en ligne, afin de faire pleinement jour le droit de réponse de l’individu au cas où son identité serait avérée. Dans le cas contraire, les arguments apportés appelant une réponse, je ferais paraître sur la version originale du « crachoir » sa réponse ainsi que la mienne.

          En attendant, vous pourrez l’échange en question à l’adresse suivante :

          http://lecrachoir.blog.20minutes.fr/archive/2007/02/17/technikart-du-go%C3%BBt-de-la-m%C3%A9diocrit%C3%A9-%C3%A0-l-apologie-du-crime.html#comments


        • JC. Moreau (---.---.219.142) 19 février 2007 16:23

          Ceci dit, vous avez pleinement raison, il est temps que j’apprenne à mieux synthétiser mes argumentations juridiques, à plus forte raison lorsqu’elles sont à charge.


        • Marsupilami Marsupilami 19 février 2007 16:35

          @ L’auteur

          Mmmouais. J’ai lu.

          Si tu ne l’as pas fait dans ton article, tu peux quand même donner ton opinion personnelle sur les « dérives possibles » (selon toi) de Dantec ?

          Sinon je vais finir par croire (suite à ton précédent article sur l’antiracisme®) que tu avances masqué, ton juridisme pointilleux servant de paravent à je ne sais quelles opinions légèrement à l’extrême-droite.

          Dis-nous donc le fond de ta pensée politique.


        • activista/// Activista 19 février 2007 16:44

          Ce n’est pas la première fois que je suis d’accord avec marsu...C’est grave docteur ?


        • JC. Moreau (---.---.219.142) 19 février 2007 17:03

          Maruspilami,

          Ma position est simple, je ne partage pas bon nombre des opinions de Dantec (ou de celle qu’on lui prête), à commencer par son interprétation de l’Islam, qui est à mon sens atrophiée, ainsi que sa focalisation sur les populations issues de l’immigration.

          Le personnage pour autant, même s’il a souvent le don d’éveiller en moi une franche antipathie, ne me laisse toujours pas indifférent. Mettons que j’aime un Dantec qui n’est plus ou bien en devenir.

          Et c’est précisément son devenir qui m’intéresse ; c’est cette idée que, malgré toute la fange dans laquelle l’on peut s’attarder, je suis attaché à une certaine croyance en la perfectibilité.

          Bref, je ne suis loin de souscrire à l’intégralité de ses propos, mais reste attaché à quelques belles heures de littérature, et je refuse par dessus tout l’idée qu’un homme puisse mourir pour un écart de langage ou de pensée.

          Est-ce assez clair ou vous faut-il au surplus un extrait de casier judiciaire, l’adresse de quelques témoins de bonne moralité, voire une oficialisation de mon intention de vote pour les prochaines présidentielles ?

          En guise de conclusion, j’aime à croire que l’on peut s’attaquer à dénoncer les dérives d’un idéal nécessaire sans nécessairement faire l’éloge de son contraire... du moins j’espère y parvenir, progressivement et avec d’autres, au-delà de la suspicion généralisée qui s’est emparée de ces sujets.


        • Marsupilami Marsupilami 19 février 2007 17:19

          @ L’auteur

          Mmmouais. Tu restes dans un habile nuage d’ambiguïté... mais je ne trouve rien de juridique pour condamner tes arrière-pensées, donc je n’irai pas plus loin.

          Dantec est-il encore capable d’une transfiguration positive du fond de la boue idéologico-mystique où il se vautre ? Je n’en sais rien. Il est mal barré pour devenir le métaneuroBernanos du nanotechnoXXIe siècle.

          Le combat raisonné contre l’islamisme décérébré demande autre chose que des individus au cerveau ravagé par des crétineries équivalentes à celles qu’ils prétendent combattre.


        • nisco (---.---.241.230) 19 février 2007 17:31

          @activista

          On dirait que c’est une épidémie ! smiley

          Sinon, je rejoins Lartiste, donc rien à ajouter.


        • nisco (---.---.241.230) 19 février 2007 18:36

          Dans le quizz « dis moi qui tu lis et je te dirais qui tu es », deux aimables agoravoxiens nous ont donné leur avis...

          Personnellement je n’avais jamais entendu parlé de ce Dantec, disons que je ne suis pas vraiment fan de SF et encore moins d’extrème-droitisme à conotation religieuse. Mais le décryptage de Marsupilami et surtout les quelques citations de notre chère Cosmic Dancer, m’ont donné un apparçu plus que suffisant de ce qu’est capable d’écrire cet homme. Chacun a les lectures de chevet qu’il choisit...

          Nisco

          PS : Au fait Cosmic Dancer, pourquoi avoir mis des majuscules à idôlatrie du dieu unique, n’était-ce pas une interview ? Et autre question puisque j’y suis, dans les idolatries actuelles, les plus connues disons, il n’y a guère que l’hindouisme qui ne le soit pour des dieux multiples, n’est-il pas ?


        • Cosmic Dancer (---.---.31.197) 19 février 2007 18:47

          @ Nisco :

          En effet, je serais bien en peine de vous retourner la question, soupçonnant que votre identité doit être bien fantomatique, à en croire votre façon de lire et de n’avoir pas entendu parler de Dantec avant de découvrir ce fil, mais passons.

          J’entends bien, en revanche (mes pratiques de lecture me dispensent de certaine surdité) que, comme s’y amuse votre camarade IP 6, et comme adore y jouer DW, vous supputez que lire Dantec et en parler signifie évidemment, puisqu’il est catholique, que l’on est catholique - et quand bien même le serait-on, risquerait-on le bûcher ? -, mais encore que l’on est un affreux maniaque religieux qui ne hait personne tant au monde que les musulmans.

          Au fait, pour les capitales, puisqu’il s’agit d’une citation, je l’ai livrée sans rien tronquer.

          Quant aux divers dieux et déesses, je vous propose d’écrire sur les polythéismes dans le monde et par l’histoire, puis bref, de nous refaire l’histoire du monothéisme, et pourquoi pas de vous lancer, ce qui serait bien plus utile, dans une analyse sans concession des discours sectaires. Oui ?

          Vous êtes très amusant. Un M. Friche émet l’informe reproche d’absence de croyance, donc, lui semble-t-il, de combativité. Et vous, c’est tout l’inverse.

          J’ai bien ri. Merci.


        • JC. Moreau JC. Moreau 21 février 2007 18:18

          @Marsu

          Suite à ma dernière intervention sur ce fil, avant que je ne déserte le pont face à l’afflux des vagues scélérates, la nausée au bord des lèvres et bien d’autres joyeusetés, vous m’avez dit ceci : « Tu restes dans un habile nuage d’ambiguïté... mais je ne trouve rien de juridique pour condamner tes arrière-pensées, donc je n’irai pas plus loin. »

          Ne vous inquiétez pas, dès que je serai véritablement convaincu que Dantec est le Diable incarné, je viendrai ici même confesser mes péchés intellectuels en place publique, fouetté par la verge des inquisiteurs de ce lieu, sur lesquels je sais désormais pouvoir compter. Dans l’attente de ce jour, il n’y a rien dans ma dernière réponse qui mérite à mon sens d’être étayé ou retranché. Je vous laisse donc tout à votre promenade dans mes arrières pensées, en vous souhaitant bonne cueillette quant aux moyens juridiques pertinents pour sanctionner vos fantasmes de mon for intérieur.


        • Lartiste (---.---.156.111) 19 février 2007 15:59

          L’auteur de l’article ne mérite aucun commentaire .|


          • L'enfoiré L’enfoiré 19 février 2007 17:39

            @L’auteur,

            Je dois avouer que ton article ne m’a pas passionné. La raison est simple : les articles de loi et les avocats n’ont jamais été mes sujets sur ma table de chevet. Quoique cela pourrait agir pour m’aider à dormir.

            Souvent en lisant une loi, je me suis demandé « pourquoi ferait-on simple quand il y a moyen de faire compliqué ? ». On utilise des mots qui ne se trouvent que dans les dictionnaires ad hoc alors que la coexistence avec le Larousse est tout à fait possible.

            Mais cela ne ferait pas « top » tout simplement. En plus, un article de loi doit pouvoir être interprété pas par nous mais par les hommes de métiers, bien à la hauteur du fait.

            J’aurais aimé qu’un jour un avocat m’explique un article de loi par le détail, dans sa construction, dans sa volonté d’ouverture ou non. Pas par les énoncés, purs et durs.

            Sorry, mais je n’ai jamais aimé le droit. Je suis trop cartésien et 1+1 fera toujours 2, jamais 2,00001. J’ai élevé le débat aux fondements. Pas sur le contenu de l’article dont je ne connais pas l’histoire et qui, à cause de ce que je viens d’écrire, ne me poussera pas à aller plus loin. Chacun son truc, c’es ainsi que va le monde. N’est-ce pas.


            • Maximilien FRICHE (---.---.193.52) 19 février 2007 17:50

              Finalement le progressisme dévoile assez rapidement sa filiation avec le mal. Le masque de la niaiserie moderne à morale branchée tombe plus vite que je ne le pensais et montre la vraie nature idéologique de la modernité nihiliste. La délivrance de la Vérité provoquera donc toujours le crime. Qu’il fasse de Dantec un martyr de la Vérité s’ils le veulent, c’est le piège dans lequel ils s’enferment et révèlent leur projet...


              • Cosmic Dancer (---.---.31.197) 19 février 2007 18:11

                @ Maximilien Friche :

                Pourriez-vous vous exprimer clairement ? C’est bien joli, tout ça, mis bout à bout, « nihilisme », « crétinerie », blablabla, « vérité », « médiocrité », mais que voulez-vous dire, sans vouloir interrompre votre plaisir verbal ?


              • Cosmic Dancer (---.---.31.197) 19 février 2007 18:32

                @ M. Friche :

                Alors, je traduis donc par moi-même. Le progressisme, donc, se manifesterait selon vous dans les commentaires plus que dans l’article. Relisez peut-être l’auteur. Je ne pense pas savoir qu’il serait plus à l’aise dans ce costume que dans celui de réactionnaire. Bon.

                La niaiserie moderne... Pardon, ce terme n’étant pas un néologisme, on peut supputer sans risquer trop d’erreur qu’être niais et être un niais moderne, tout ça n’est pas très neuf, dans l’histoire des idées. Et voici forcément Philippe Muray indigesté, avec la modernité nihiliste et la morale branchée. Vous avez d’autres dictionnaires que le Portatif, éventuellement ? M. Muray, où êtes-vous ? Vous avez fondé une église, je le crains.

                Mais non ! C’était une critique éminente, et qui n’avait pas encore été faite, ni par l’auteur ni dans un commentaire, de Technikart, suis-je bête !

                Et si ces abrutis veulent faire de Dantec un martyre, révélant ainsi leur profonde admiration pour les islamistes, heu... Non, c’est pas ça. Ce sont d’horribles islamo-traîtres que l’Eglise seule pourrait sauver !

                Sinon, heu, encore un petit effort et vous pourrez rejoindre Dantec dans les cîmes inaudibles des circumtragédies métaphysiques.


                • Cosmic Dancer (---.---.31.197) 19 février 2007 18:34

                  Rha, je confonds tout. C’est ça, la modernité moderne...


                • Maximilien FRICHE (---.---.156.164) 19 février 2007 19:11

                  Je voulais simplement vous dire que, comme toujours, la Vérité fait l’unanimité contre elle, rassemblant Technikart avec les islamistes.

                  Si vous voulez parler de la qualité des articles et de l’esthétique des commentaires, je vous laisse seul avec le vote au bout de votre index car la nausée me vient.


                • Cosmic Dancer (---.---.31.197) 19 février 2007 19:14

                  @ M. Friche :

                  Je vous en sais gré. Mon index me sert à écrire, non à prier en vos églises. Quant au style de l’auteur, Monsieur, sans même évoquer le contenu de ses articles, eh bien, il est tout simplement... lisible.

                  L’intelligence, le saviez-vous, ne se porte pas nécessairement au bout d’une mitre.


                • Maximilien FRICHE (---.---.156.164) 19 février 2007 20:10

                  C’est donc le seul fait que vous percevez un chrétien en moi, qui vous rend si agressif. Finalement, bien qu’illisible, vous m’avez cerné. Manifestement votre index vous sert aussi à montrer l’ennemi. Je suis illisible et viable ! J’y vois là l’humiliation nécessaire à mon éventuel salut.


                • roumi (---.---.74.206) 19 février 2007 20:26

                  là tu bastonne .

                  t’as vus le vocabulaire en bas ; Stalker 18h33 .


                • (---.---.74.206) 19 février 2007 20:31

                  bastonne ! c’étais pour comic dancer que j’aime bien ? elle en as un cerveau pas des clones genre dw et clones !!


                • Cosmic Dancer (---.---.31.197) 19 février 2007 20:43

                  @ M. Friche :

                  Ne vous érigez pas en martyre autoproclamé d’une intégriste athée que je suis loin d’être. Quant à vous « cerner », il suffit de lire en diagonale - pardonnez ma rapidité - et de viser vos liens pour comprendre. Vous êtes chrétien, moi non. Je n’en éprouve aucun malaise. Par conséquent, vous ne sauriez être mon ennemi qu’en grammaire. Sauf, évidemment, si vous êtes de ces nouveaux Croisés pour qui, lorsqu’ils ne parviennent à être victimes, rejouer les guerres de religion serait, de loin, la plus belle expérience de leur vie.

                  Vous me le direz.


                • Maximilien FRICHE (---.---.156.164) 19 février 2007 21:10

                  Dis moi tes liens sur internet et je te dirai qui tu es ! Vous me caricaturez pour mépriser mes trois phrases de commentaires. Ayant identifié par des liens la case dans laquelle il fallait m’enfermer et trouvé les bons petits slogans « prêts à riposter » à appliquer cette fois ci. Cela relève de la gymnastique, bravo ! Vous êtes performante. Mais la meilleure attaque est de me déclarer illisible. C’est que les mots vous servent à échanger (au supermarché Agoravox ?) alors que je les pose comme des symboles.


                • Cosmic Dancer (---.---.31.197) 19 février 2007 21:17

                  @ M. Friche :

                  Ce n’est pas vous qui allez m’apprendre la puissance symbolique des mots et l’art de la métaphore. Je vous ai honnêtement expliqué de quelle manière j’ai simplement compris que vous êtes chrétien, et en quoi votre conviction religieuse ne trouble pas un quelconque avis que j’aurais sur vous, sauf à lire ce premier commentaire abscons et dédaigneux. Seriez-vous atteint du symptôme douloureux qui frappe aujourd’hui l’islam politique en France dès lors qu’il est question de caricaturer ? Ce que je ne pensais pas avoir fait en vous désignant comme chrétien.

                  En revanche, votre désir de sainteté vous conduisant à vous désigner comme une victime de la médiocrité agoravoxienne, tandis que vous évoluez dans les sphères vaticanes ne m’engage pas à vous porter la moindre estime.

                  J’ai pour amis des catholiques bien plus avertis que vous, Monsieur. Et certainement moins persiffleurs.


                • Cosmic Dancer (---.---.31.197) 19 février 2007 21:18

                  Et à propos de slogans en kit : « dis-moi tes liens », etc.

                  Vous êtes manifestement plus doué que moi.


                • Maximilien FRICHE (---.---.156.164) 19 février 2007 22:02

                  Je ne vois pas en quoi je suis persifleur en exposant mon avis. En l’occurrence, celui-ci est court. Le livre de Dantec est porteur de vérité, c’est ce qui provoque des alliances amusantes contre lui. Les deux parties de la phrase peuvent être largement débattues. Mais vous vous êtes attachée à reconnaître dans mon vocabulaire l’ennemi que vous avez dans le nez. Votre style n’est pas moins verbeux, dédaigneux, abscons etc. que moi. Je crois que c’est l’agora qui veut ça, il faut bien que le citoyen se distingue... Enfin, soyez certaine que je n’ai aucune intention de vous apprendre quoi que ce soit, vous savez déjà l’essentiel. Mais sachez que lorsque je parle de symbole, je parle déjà de credo. Quant aux métaphores, c’est autre chose et je suis tout à fait disposé à ce que vous m’en fassiez découvrir. Vous qui êtes lisible, cela m’intéresserait de vous lire davantage...


                • Cosmic Dancer (---.---.31.197) 19 février 2007 22:43

                  @ M. Friche :

                  Tout d’abord, n’importe quel mot de notre langue, y inclus ceux qui composent le vocabulaire que vous avez employé jusqu’à présent, ne saurait constituer un dérangement.

                  Ce que je sais de l’essentiel, vous l’ignorez, mais n’en parlons pas, je me réserve la part intime de ma vie intellectuelle et spirituelle.

                  Votre avis, donc, clairement énoncé, cette fois. Que le journal de Dantec soit porteur de vérités, au pluriel, est effectivement discutable, non au sens où cette assertion serait fausse dans un vague absolu, mais au sens où elle devrait être développée. Je vous renvoie pour ce faire chez Stalker, qui connaît parfaitement le sujet, ce qui n’est pas mon cas.

                  Les alliances amusantes que vous évoquez sont communément appelés l’islamogauchisme : on entend par là l’ensemble des extrême-gauchistes, ou de certaines personnes de la gauche dite traditionnelle, qui, par leur souhait de se porter garants à la cause de nouveaux combats qu’ils ne savent plus mener, défendent par naïveté ou par bêtise les manœuvres sournoises des islamistes.

                  Je précise que le fait de le reconnaître et de l’abhorrer ne me distingue en rien comme une femme de droite, ou pire, d’extrême-droite.

                  Je précise également que le fait de reconnaître l’Islam politique, de le combattre, et le fait de critiquer l’Islam en tant que corpus à valeur oppressive ajoutée ne fait pas de moi non plus un hérault de la Chrétienté, ni de quelque autre obédience religieuse ou politique se définissant autour d’un prétendu choc des civilisations, concept à développer infiniment, également. Et que ma position à cet égard tient bien moins à rêver la guerre, ce fantasme de comédon terrorisé par la mort, qu’à l’en empêcher.

                  Enfin, et rapidement sur le sujet, je précise que combattre l’Islam politique est un nécessaire engagement, et qu’il y en a d’autres, notamment, me concernant, relatifs aux femmes, mais encore à l’éducation ou à la préservation de la planète.

                  Que vous me renvoyiez comme un boomerang les compliments d’une écriture dédaigneuse et absconse forgée pour atteindre un piedestal présumé où un intervenant se distinguerait follement d’un autre est un procédé assez peu élégant. Mais je passe.

                  Vous pourrez lire ci-dessous ce à quoi je consacre parfois une trop grande partie de mon temps. Mon blog n’a pas la prétention d’offrir à ses lecteurs les lumières d’une révélation permanente. Lecteurs, par ailleurs, que je convie volontiers à commenter ce qu’ils veulent. Sachant que ma vie ne se résume pas à mon blog, et que je n’y discute qu’exceptionnellement longuement d’un sujet.

                  En effet, je suis de celles qui sont soumises aux aléas de la cantine des salariés, plus ou moins. Ceci pour vous prévenir que si vous avez l’intention de parler de métaphore, de vérité, de révélation, de grâce ou des positions de Dantec avec moi en ce lieu, vous serez déçu, à moins d’être concis.

                  Je n’ai hélas pas - ou plus - l’innocence de considérer votre désir d’en « lire plus » comme l’expression d’une curiosité, mais plutôt comme un défi que vous me lanceriez.

                  Je n’ai pas peur.

                  http://cosmic.blogg.org


                • Maximilien FRICHE (---.---.156.164) 19 février 2007 23:25

                  Je ne vous lance aucun défi. J’essaye de voir jusqu’où va votre a priori à mon égard. Tout ce que vous dites sur l’islamo gauchisme est ce que j’ai dénoncé dès mon premier commentaire que j’ai voulu concis. Je vous remercie toutefois des leçons que vous me donnez. Ce que je rajoute juste, c’est que l’Eglise a toujours été la cible des gauchistes (autrement appelés modernes). Ces derniers ne veulent pas se trouver de nouveaux combats mais continuent le même avec d’autres armes (alliances.) Je n’ai pas mis d’s à vérité, si mon expression a changé, c’était pour tenter un dialogue avec vous. Mais n’introduisez pas de relativisme dans mon propos. Mon expression ’porteur de vérité’ signifie d’un morceau de la Vérité. Par ailleurs, puisque vous m’y invitez, je vais régulièrement sur Stalker car ces critiques de Dantec (dont j’ai tout lu) sont précises. C’est pourquoi je ne m’aventure pas dans la critique des livres de Dantec et me contente d’être un fidèle lecteur. Vous dites que je manque d’élégance depuis que je vous renvoie ce que, en premier vous m’avez offert. Ce n’est pas grave, vous vous relirez plus tard. Sachez que je ne vous lance aucun défi. Vous n’en avez pas besoin, vous vous en lancez toute seule. Je viendrai visiter votre blog mais ne ferai pas de commentaire. Venez voir le mien régulièrement pour garder intacte votre énergie combattive. L’objet de mon blog n’est pas un engagement (pour la planète des femmes éducatrices d’islamistes convertis à la citoyenneté) mais la simple évocation de l’humiliation. Je vous remercie d’avoir permis nos échanges et serai toujours votre homme à abattre.


                • Cosmic Dancer (---.---.31.197) 19 février 2007 23:36

                  @ M. Friche :

                  Oui, bien sûr, les femmes, ces taffioles qui ne savent pas élever de sales enfants rois sans leur dicter les lois citoyennes à l’origine de toutes les médiocrités, ni sans mollassement éduquer de futurs islamistes... Vous avez décidément des problèmes de lecture.

                  Et ce, d’autant mieux énoncés que vous semblez absolument tenir à devenir « mon » homme à abattre. J’ai le regret de vous annoncer que ma combattivité ne se nourrit pas de provocations si risibles. Je ne vous ferai pas l’affront d’user d’une métaphore triviale pour désigner le diabolique courroux que vous souhaiteriez me voir vous porter comme une arme mortelle dans l’évocation de l’humiliation... Je doute que votre sens de l’humour vous amènerait à partager ce rire que je vous remercie d’avoir su provoquer en moi.

                  Décidément, cet échange aura eu bien des vertus...

                  Et à propos de gauchistes, puisque l’Eglise fut leur cible, je crois savoir que le premier d’entre eux, qui n’avait rien demandé, s’appelait Joshua.

                  Bon voyage dans les délices de l’humiliation et le mépris de ceux de vos contemporains ne partageant pas votre foi.


                • Stalker (---.---.251.151) 19 février 2007 18:33

                  Eh bien, je m’amuse beaucoup en lisant vos commentaires. Plusieurs réactions, si vous me permettez, n’aimant guère, comme c’est le cas ici, les discussions de Café du Commerce (dans le meilleur des cas). Je n’aurai donc pas le plaisir de vous répondre au cas où, fort probable, ce commentaire provoquerait quelques réactions de pucelles effarouchées... Nous y allons ? C’est parti. Bien évidemment, l’article de JC Moreau pèche par sa structure par trop estudiantine mais je vois mal comment nous pourrions réaliser un mélange entre Bloy et Vergès (au hasard) ce qui, pour défendre Dantec, serait l’idéal face aux sous-singes à clavier que sont les pigistes de Technikart. Vous reprochez à Moreau de pinailler (c’est justement l’essence même du droit, je crois plutôt que le vague de l’impression, par exemple concernant les romans de Dantec, j’y reviendrai : la précision) alors que vous-même ergotez à n’en plus finir car enfin, mes petits poussins, quelles que soient les opinions émises, ici ou là, par Dantec, il est TOUT SIMPLEMENT INADMISSIBLE de déguiser un appel au meurtre sous les dehors misérables d’un ridicule article qui, de l’oeuvre de Dantec, ne connaît pas trois lignes. Technikart, de plus, ment : j’ai lu le manuscrit et je n’ai jamais vu apparaître le mot « bougnoule » que les culs-terreux de Technikart ont cru y lire. Donc, face à autant de mauvaise foi, face à un tel manque d’élémentaire professionnalisme de la part de ces crétins, face même à d’autres récents cas où des menaces de mort bien réelles ont été adressées à des auteurs en raison du fait qu’ils osaient critiquer l’islamn vous, petits rédacteurs du dimanche d’un... « média citoyen », osez critiquer un auteur, Moreau, qui a fait ce que vous seriez parfaitement incapables de faire, y compris si vous en aviez ses compétences juridiques ? Vous êtes donc, à mes yeux, de très plaisantes baltringues : autant dire de petites frappes donneuses de leçons qui, dès que le temps se couvre, se dépêchent de se ranger en gentille file indienne derrière maman l’oie... Sur les romans de Dantec enfin : de grâce, seul a le droit de critiquer ses nombreux défauts qui s’est donné la peine de lire TOUS ses romans et pas seulement, comme l’avouait benoîtement je ne sais plus quel nasique anonyme, celle ou celui qui n’a lu que... les premiers romans, ou tel ou tel roman à l’exclusion des autres... J’ai le droit, donc, de reprocher à Dantec ceci ou cela, pour la simple et bonne raison que, de son oeuvre, j’ai proposé plusieurs articles qui en dissèquent l’écriture et les thèmes mais vous ? Un travail critique, cela vous dépasse peut-être mes béjaunes mais c’est tout de même autre chose, s’il est bien mené, que quelques vagues notations gonflées à l’hélium de la suffisance, non ?

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