Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Terrorisme : un certaine vue de l’esprit

Terrorisme : un certaine vue de l’esprit

Un citoyen français a davantage de chances de périr dans un accident de la route que dans un attentat-suicide. Cette précision peut paraître absurde mais elle a un premier mérite : souligner la nécessité de reconsidérer la question du terrorisme en Occident. Cet article ne s’intéresse pas aux origines des terrorismes, pas plus qu’il n’est destiné à les juger : il s’intéresse à étudier l’importance croissante qu’occupe ce « phénomène » en Occident. Bien sûr, cet article ne saurait nier ou minimiser, pour autant, la souffrance des victimes des terroristes.

En cinq ans, le terrorisme islamique a tué un peu moins de 3500 personnes dans les pays occidentaux. 3500 personnes, c’est peu en comparaison du nombre des victimes de la précarité, des catastrophes naturelles ou des maladies infectieuses. Pourtant, ces trois derniers phénomènes sont bien moins médiatisés que le premier. L’explication de cette intense médiatisation tient pour partie dans la définition que donne Raymond Aron du terrorisme : « Une action violente est qualifiée de terroriste quand ses effets psychologiques sont hors de proportion avec ses résultats purement physiques. » En vérité, les pertes humaines et les destructions matérielles des attentats du 11 septembre 2001 sont extrêmement faibles en comparaison d’une guerre. Pourtant, au même titre qu’une guerre, nombreux sont ceux qui perçoivent ces attentats comme un événement majeur de notre histoire. L’impact des attentats d’Al-Qaïda peut également être perçu au vu de l’exceptionnelle importance de la production documentaire, audiovisuelle et cinématographique qui leur a été consacrée au cours de ces cinq dernières années. On peut donc considérer que la victoire finale demeurera celle des terroristes, dans la mesure où ceux-ci sont parvenus à marquer durablement les esprits.

Toutefois, ce n’est pas la seule image des attentats qui est exagérée : c’est toute la symbolique qui s’y rattache. L’expression « choc des civilisations » a consacré cette vision d’un Occident menacé par le péril oriental. Pourtant, dans les faits, force est de reconnaître qu’il n’en est rien. Selon les experts, les intégristes musulmans seraient au maximum plusieurs centaines de milliers et les fanatiques tout au plus plusieurs milliers sur une population estimée à un milliard de musulmans. L’homme de la rue égyptien ou marocain, lui, ne s’émeut probablement pas d’un prétendu choc des cultures. De fait, Al-Qaïda n’aurait pas besoin d’avoir recours à des actions violentes et éclatantes, s’il se savait suivi par l’ensemble du monde musulman. Arme des minorités, le terrorisme est un aveu de faiblesse.

Le terrorisme apparaît donc davantage comme un phénomène occidental qu’oriental et les raisons de sa « popularité » sont davantage à chercher à l’Ouest qu’à l’Est. Al-Qaïda n’aurait jamais tenté des attentats aussi coûteux s’il n’avait pas pressenti être à même de marquer durablement les esprits occidentaux.

En premier lieu, la force du terrorisme islamique revêt en effet une dimension culturelle. Se faire déchiqueter pour entraîner dans sa mort un maximum d’innocents est un acte qui ne peut pas rencontrer plus d’échos que dans les sociétés occidentales. Dans ces dernières, la culture s’uniformise, cependant que s’amenuise l’acceptation d’autres modèles de société et d’autres formes de culture. Par conséquent, la retransmission en direct d’avions s’encastrant dans des tours, sur des millions de télévisions plus habituées à retransmettre des programmes de divertissement de masse, a eu le même effet qu’une apparition d’OVNI. L’attentat suicide surpasse notre volonté d’entendement culturel : c’est la première arme des nouveaux terroristes.

Le phénomène terroriste revêt également une dimension sociologique plus traditionnelle : la nécessité de l’altérité. Du temps de la Guerre froide, l’Occident se définissait par son opposition avec le monde communiste. Cette altérité confortait le monde occidental dans la construction de son identité et surtout, elle permettait à l’ensemble des citoyens de relativiser les problèmes internes : chômage ou récession pesaient moins à l’ombre du conflit nucléaire. Le terrorisme islamique et au-delà, la croyance en un futur choc des civilisations réoccupent le vide laissé par l’effondrement du monde communiste. Nombreux sont ceux pensant désormais pouvoir mettre un nom et un visage sur ce qu’ils identifient comme l’une des plus grandes menaces pour leur monde ; l’existence d’un ennemi canalise toutes les angoisses collectives et permet de surpasser ses divisions internes. Dès lors, le terrorisme ne pouvait qu’occuper une place de choix dans l’imaginaire collectif occidental.

Si l’hyperterrorisme - terme inventé il y a peu - n’existe donc pas, le phénomène d’hypermédiatisation est lui, à l’inverse, totalement pertinent dans le cadre de cette analyse. En effet, le terrorisme contemporain n’aurait pas pu voir le jour sans le poids et les valeurs des médias occidentaux. Le développement d’un journalisme en quête d’une information-spectacle, tant dans ses formes esthétiques que dans sa signification, est un facteur de taille. A la fin du XIXe siècle, il fallut attendre le développement de la presse moderne pour que retentisse l’explosion des bombes lancées par les anarchistes. Aujourd’hui, le principe est le même, mais à la différence d’hier, on peut se demander - non sans impudence - qui, des terroristes ou des médias, fait le jeu de l’autre.

Le terrorisme et son horreur sont des faits qui ne peuvent être niés. Toutefois, il est grand temps que ce terrorisme soit perçu à travers une analyse critique, libérée des émotions et des fantasmes. Ce n’est pas tant en Irak ou en Afghanistan qu’il faut traquer les racines du terrorisme que dans nos angoisses et dans les failles de notre modèle sociétal et culturel.


Moyenne des avis sur cet article :  4.33/5   (114 votes)




Réagissez à l'article

51 réactions à cet article    


  • Patrick Adam Patrick Adam 9 octobre 2006 12:03

    @ l’auteur

    On aurait bien aimé que tu te trouves dans un wagon d’un train se rendant à Madrid ou dans une trame du RER quand les « rares » terroristes qui ne te dérangent pas trop s’en sont occupés... Cet article est une monstruosité sortie d’un cerveau rongé par la bien-pensance. Patrick Adam


    • (---.---.71.143) 10 octobre 2006 16:00

      Pourquoi ? Parce que toi, tu t’es déjà retrouvé dans une telle situation ?

      Tu n’as que ça à faire ? Bondir sur les autres auteurs pour distiller ta hargne et tes visqueux commentaires.

      Quelle misère !


    • T.B. (---.---.21.162) 9 octobre 2006 12:51

      Article courageux et pertinent, globalement.

      Adam devrait le relire. Ca lui éviterait de verser dans l’émotionnel primaire à deux balles qui ne laisse aucune place à la réflexion et données chiffrées, comme c’est le cas, hélas, à longueur de journées sur tous les JT et autres FranceInfaux. La douleur est une chose. La réflexion en est une autre.


      • José w (---.---.25.142) 9 octobre 2006 13:03

        Bon article.


        • alain (---.---.203.35) 9 octobre 2006 13:25

          Raisonnement totalement absurde, mélange irrationnel et confusion du sens des mots. Emotions et phantasme ? mais sur quoi écrivez vous ? Qu’il y ait une médiatisation excessive des actes terroristes c’est possible, il y a aussi une médiatisation excessive de la shoa, de l’esclavage, des sans-abris, des homophobes, est-ce à dire qu’il s’agisse d’une vue de l’esprit ?


          • T.B. (---.---.21.162) 9 octobre 2006 13:56

            mélange irrationnel et confusion du sens des mots, toi-même. Grande est la différence d’interprétation entre « une vie de l’esprit » et « une certaine vue de l’esprit ». A quoi servent donc les mots ?

            « Qu’il y ait une médiatisation excessive des actes terroristes c’est possible. » Je rêve ! ce n’est pas simplement « possible » c’est en réalité archi archi archi archi archi médiatisé. Et justement tout le problème est là. Les pouvoirs omniprésents qui le surmédiatisent le font paerce qu’ils n’ont qu’une idée en tête : dédouaner Bush de sa responsabilité personnelle dans les attentats du 11 septembre et inciter, exciter les Occidentaux pour mener la Grande Croisade. Non merci, mais alors vraiment pas en ce qui me concerne, athée anti-pétrole et anti-nucléaire que je suis. Du verbe être et non du verbe « suivre » (suivre un dangereux individu comme Bush, aussi dangereux qu’un ayatollah).


          • T.B. (---.---.21.162) 9 octobre 2006 14:09

            ... « justifier » également le fichage de tous les individus, sauf pour ceux, bien sûr, qui détiennent le pouvoir et l’argent du pétrole.


          • Haina (---.---.21.224) 9 octobre 2006 14:11

            Article qui a le courage de poser ces verites que tout bon citoyen connait sans avoir la patience de les reecrire suite aux commentaires qui avoisinnent le degre du premier de ces commentaires. Monsieur Adam nous delivrera sa vue d’esprit d’ici peu je l’espere. Le « on » de son commentaire est en effet tres monstrueux.

            Cependant apres les premieres phrases d’intro. de l’article, on aurait pu lire : « souligner la necessite de faire attention au volant de sa voiture ».

            Je plaisante...


            • La Taverne des Poètes 9 octobre 2006 15:43

              Article trop naïf et par là-même dangereux. Cela commence par une comparaison statistique inquiétante entre les décès par accident et ceux par mort volontaire infligée par des fanatiques. Cela se raccroche plus sérieusement ensuite à du plus solide : la pensée de Raymond Aron (un intellectuel hélas comme on n’en a plus). Puis cela repart dans l’insuffisance d’analyse...

              Quelques points d’accord : le terme d’hyperterrorisme n’a pas de sens. Puisque l’on ne saurait donner de sens plus fort à celui de terrorisme qui est la pire des violences avec la torture (dirait-on l’hyper torture ?)

              C’est moins grave qu’une guerre. Mais est-ce le prix à payer pour les démocraties pour s’épargner une guerre ? Je pose simplement la question, je n’ai pas de réponse toute faite.

              Il faut traquer sans relâche les racines du terrorisme partout où elles se trouvent sans quoi l’arbre va pousser très vite. Les Islamistes tout minoritaires qu’ils sont ont, tout comme Hitler dans Mein Kamp, annoncé leur programme et l’exécuteront sinon. Ils ont des moyens financiers énormes et le fanatisme se développe rapidement...

              Mais je ne doute pas que votre prochain article sera certainement meilleur. smiley


              • T.B. (---.---.21.162) 9 octobre 2006 21:03

                La Taverne cogite bien mieux ses articles que son commentaire ci-dessus. D’accord avec LTDP, dans la globalité de son analyse (voir Aron et sa définition du totalitarisme, également) mais pas du tout d’accord avec l’idée, étonnante, qu’il puisse s’agir d’un article naïf. Bien au contraire. Les gens dangereux sont ceux qui acceptent au nom du terorisme de se faire ficher.

                La solution pour freiner le terrorisme islamiste ? arrêter de mettre du pétrole dans nos voitures, ne pas consommer les produits des multinationales qui pillent la planète et ruinent l’économie des pays « pauvres », éliminer la corruption et confiner enfin le domaine des croyances religieuses personnelles dans des sphères privées et non gouvernementales.

                En gros, le programme de Sarkozy (non je déconne).


              • La Taverne des Poètes 9 octobre 2006 22:36

                à T.B :

                Nous devons lutter contre deux dangers de taille : le terrorisme, Sarkozy.

                Soyons lucide dans les deux cas.


              • (---.---.12.115) 9 octobre 2006 22:40

                Vous oubliez le redoutable Bayrou.


              • Med (---.---.89.19) 9 octobre 2006 15:52

                Bon article... Une Vision différente... y a du vrai dans cet article...


                • Evin (---.---.64.135) 9 octobre 2006 15:57

                  fumer tue aussi ...


                  • bj33 (---.---.206.205) 9 octobre 2006 15:59

                    Et si le « grand banditisme » fait moins de 3500 morts par an en europe, on laisse couler.

                    Si Mr fabricant se trompe dans ses dosages et tue moins de 3500 personnes dans l’année, c’est bon aussi ?

                    Quelle est la limite pour que cela devienne intéressant ?

                    Je conseille à l’auteur d’aller voir quelques victimes, ca l’aidera à « se libérér des fantasmes et émotions ».


                    • Dmx (---.---.8.124) 10 octobre 2006 11:11

                      Toi-même, as-tu déjà vu une victime directe ou le parent d’une victime directe ? En général, ce ne sont pas les victimes directes qui réclament du sang ... mais au contraire ceux qui ne sont touché que par la peur et/ou la haine. Les témoignages des victimes au Rwanda sont élocantes à ce sujet.

                      Seules les victimes sont légitimes à s’exprimer au nom des victimes.


                    • bj33 (---.---.206.205) 10 octobre 2006 12:06

                      J’ai eu l’occasion de voir (il y a 25 ans) de prés des victimes de « différents ethniques » (il y en avait si peu qu’on n’en a pratiquement pas parlé dans la presse européenne). Je ne réclame pas de sang, je n’ai pas de haine, je pousse le raisonnement de l’auteur au bout de sa logique.


                    • (---.---.98.115) 9 octobre 2006 16:35

                      Très bon article qui remet les pendules à l’heure. Evidemment, suivent les éternelles stupidités haineuses des habitués : Kesed, Adam, Marsu...(tien, on a perdu Adolphos !) On dirait que ça les arrange d’entretenir la peur, et donc la haine...


                      • Marsupilami (---.---.44.214) 9 octobre 2006 16:49

                        Toi, faut que tu me donnes les dates exactes de tous tes déplacements dans les transports publics. Je n’ai pas envie de voyager en compagnie, de peur que tu ne te fasses exploser en ma compagnie ou que ta connerie insondable me contamine...


                      • (---.---.71.143) 10 octobre 2006 16:03

                        « connerie insondable me contamine... »

                        C’est déjà trop tard. Il faut remonter à la naissance pour savoir qui a oublier de t’administrer le vaccin, petit marsupilamine

                         smiley


                      • Torr-ben (---.---.117.178) 9 octobre 2006 16:37

                        Il fait quoi cet écrivassier dans la vie : statisticien ou sociologue ? Comme le disait justement Joey Starr jadis à propos d’un sociologue qui délirait, façon loghorrée inepte, sur les violences des banlieues : « encore un inutile ». Des réflexions comme celles là, il y en a plein les poubelles à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes.


                        • charmord (---.---.87.13) 9 octobre 2006 16:45

                          Je vous invite à aller voir sur le site cyberarchi, un article de Monsieur Hebert, architecte, qui analyse les causes de l’écroulement des tours. Googelez-le, c’est facile.

                          Vous constaterez que sur ce site là aussi un débat a fait rage entre les « scentifiques convaincus aux oeillères » et les sceptiques, dont je suis.

                          Ce débat intéressant, parti comme un échange d’idées, s’est rapidement mué en une joute pour des raisons qui m’échappent encore, tant l’ouverture d’esprit intiale de Monsieur Hébert a subitement fait place à une pathétique mauvaise foi.

                          Cerise sur le gâteau : les interventions des sceptiques ont purement été censurées par la rédaction de ce site d’architecture après qu’un autre intervenant, étudiant de Lyon, ait cru pouvoir clore la bouche des « conspirationnistes » en se référant au très grotesque site « 9/11 myths ».

                          Depuis lors, plus rien ne passe... si cela ne va dans le sens de la thèse défendue par l’auteur. J’ai demandé à plusieurs connaissances de poster des messages. Firewall... sans mauvais jeux de mots.

                          La situation devient alarmante. Voici plusieurs fois que je me vois purement et simplement censuré sur les divers forum d’actualité. N’y tenant plus, j’ai appelé les diverses rédactions pour voir ce qu’ils trouvaient à redire aux messages modérés et acceptables que je postais.

                          La réponse est invariablement identique : je suis accusé de prosélitisme voire de négationnisme quand j’ai le malheur de prétendre, à la suite d’un nombre croissant de personnes, qu’il existe suffisamment d’éléments pour exiger des autorités que l’enquête relative aux événements du 11 septembre soit réouverte ou plus exactement, soit ouverte...

                          J’ai même réussi à glâner une information qui m’a cloué sur place : il y aurait un « modus vivendi » entre les diverses rédactions des grands journaux de la presse francophone (Libé, Le Monde, Le Figaro, La Libre Belgique, Le Soir, ...) quant au fait de strictement s’en tenir à la version des faits telle qu’elle découle du rapport de la commission. En clair, aucun article de journaux ni aucun message de nature à remettre en question l’enquête dite officielle ne saurait plus toléré. Il est invariablement fait référence au cas Meyssan qui autorise toutes les gausseries, et pourtant, même avec ses erreurs et ses conclusions hâtives, l’histoire jugera qui de lui ou des médias alignés était le plus proche de la vérité...

                          Permettez-moi de rire quand j’entends sur ce site, venant des Zyx, Charpentier et autres Adam que l’on ne doit pas se fier aux enquêtes parrallèles qui circulent sur internet et qu’il faut laisser cette tâche à la justice et aux journalistes.

                          Cela revient à dire : fermez-la et écouter cet assourdissant silence des tours qui s’écroulent et avec elles, la démocratie, dont l’état est pour le moins calamiteux.

                          Les éléments de doutes dont nombre d’entre vous a fait mention dans ce blog et ailleurs sont tout à fait suffisants pour exiger que les investigations soient poursuivies. C’est la raison pour laquelle si ce n’est pas encore fait, je vous suggère de forwarder à toutes vos connaissances les deux docs suivants, probablement les mieux documentés actuellement et qui posent un nombre très importants de questions,

                          - 9/11 Mysteries - http://video.google.fr/videoplay?docid=6708190071483512003&q=9%2F11+Mysteries ;

                          Ce site reprend tous les éléments les plus importants indicatifs de l’existence d’utilisation d’explosifs y figurent ou presque. Cela nécessite clairement des réponses plus précises que celles apportées par le rapport de la NIST qui non content d’être truffé d’incohérences, admet benoîtement ne pas voir analysé le processus d’écroulement des tours après que la structure de celles-ci ait cédé (autrment la chute des tours est zappée), ce qui leur permet d’affirmer sans honte qu’il n’existe aucun élément indiquant l’utilisation d’explosifs. On se demande qui devrait être traité de négationniste : à la poubelle, les centaines de témoins des explosions à tous les niveaux des tours...

                          http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=E.%2020060921&articleId=3288

                          L’étude réactualisée du Professeur S.H. Jones à la lueur des critiques qui lui ont été adressées par des chercheurs et autres sites arrogants tels 9/11 myths, hoaxbuster...

                          Je ne sais pas pour vous mais j’ai de plus en plus de mal à endurer en silence le flot de cynisme qui ressort de l’appréhension qui faite de ces événements par le politique et, à sa traîne, les médias.

                          Après tout, on leur doit quand même, à ces événements, 3.000 morts piégés dans les tours, à peu près le même nombre de soldats venus imposer la démocratie occidentale au Moyen-Orient (Comme si cela avait un sens...), et, ne les oublions pas, des dizaines de milliers d’innocents civils qui étaient, peut-être pour partie, venus acclamer la venue de leurs sauveurs...

                          Ajoutons à cette addition morbide, un recul significatif des libertés publiques dans nos pays pour contrer une menace éternelle et diffuse nommée Al Quaida et le terrorisme islamo-fasciste, terme à la mode utilisé par les doctrinaires anti-conspirationnistes, qui, comme les autres néologismes qu’ils utilisent jusqu’à la nausée,ne veut évidemment absolument rien dire...

                          C’était mon coup de gueule.


                          • Marsupilami (---.---.44.214) 9 octobre 2006 16:51

                            Et voilà, un conspirationniste à la noix qui sait tout parce qu’il a tapé « complot » sur Google. Quelle misère intellectuelle...


                          • jomannox (---.---.99.240) 24 octobre 2006 02:13

                            a charmord :

                            sois content de ton sort car en d’autre temps Zyx t’aurait « posé la question »...

                            ZYX : « Reconnais que la verite officielle est la seule verite universelle »

                            CHARMORD : « Nooooooon ..... arggggggggh » (bruit de craquement d’os)

                            Z : « Renie tes convictions revisionnistes »

                            C : « Nan Nan Nan..... aiiiiiiiee » (chuintement d’arrachement d’ongles)

                            Z : « Bush est ton sauveur, il est la lumiere eternelle ! Rejoins les rationnalistes ! Renie les conspirationnistes »

                            C : « Je ne suis... han... pas ... conspirationniste... »

                            Z : « BUSH EST TON SAUVEUR ! LA RAISON EST TON DIEU ! ET ZYX EST SON PROPHETE ! RENIEEEEEE !!!! »

                            C : « NOOOOOOONNNNNNN.... aaaaaaaargggggaaaahhh.... » (odeur de brulure de poils intimes)

                            Z : « ACCEPTE la verite universelle !!! »

                            C : « OUI OUI OUIIIIII Je renie ! J’aime Bush ! Il est gentil ! C’est Osama le mechant !!! »

                            Z : « C’est bien mon enfant. Allez, Emmenez-moi ça au bucher.... »

                             smiley


                          • charmord (---.---.87.13) 9 octobre 2006 17:28

                            Marsupilami,

                            Vous êtes exactement le genre de personnage dont je parle à l’avant dernière ligne de l’avant-dernier paragraphe de mon post. Merci de vous illuster de la sorte... Prenez garde, le vent vous emportera.


                            • (---.---.44.214) 9 octobre 2006 18:25

                              Ouaf ! Quels vents sont censés m’emporter ? Tes pets inconsistants ? Sûrement pas. Je m’en fous, le réel devrait finir par te mettre les yeux en face des trous, au bout d’un certain temps. C’est tout le mal que je te souhaite.

                              En attendant, le terrorisme islamiste continue, et il tue pour l’instant plus de musulmans que d’infidèles...


                            • (---.---.87.13) 9 octobre 2006 18:48

                              Vous nous déclinez l’idiotie sous toutes ces formes et finalement, je crois que c’est quand elle enrobée de grossièreté qu’elle sonne le plus naturel dans votre bouche...

                              Si vous voulez encore une réaction au vent que vous diffusez, tachez à présent de mettre du fond dans l’informe...


                            • Bertrand Damien Bertrand Damien 9 octobre 2006 17:29

                              Complètement d’accord sur le fond. J’e l’ai écrit sur le forum Libé au moment de l’invasion en Irak.

                              Le terrorisme est une chose parfaitement complètement horrible, mais beaucoup moins dangereuse pour nous tous que les politiques cyniques et impérialistes des américains, russes et autres chinois, sans parler des autres, que la rapide destruction de notre environnement, que les magouilles financières mondiales et les intérêts cyniques de multinationales qui tuent indirectement (ou directement, cf la récente affaire de déchets toxiques hollandais en Côte d’ivoire) des centaines de milliers de personnes dans le tiers-monde.

                              Il y a donc terrorisme et terrorisme, mais on veut nous faire oublier le terrorisme d’état et le terrorisme capitaliste.

                              Le terrorisme « fanatique » est bien ce parfait épouvantail que l’on nous agite sous le nez comme un gros chiffon rouge, alors que ce type de terrorisme existe sous de nombreuses formes depuis des lustres et des lustres, sous diverses latitudes, avec un bilan essentiellement politique plutôt que léthal. Terrorisme fanatique, qui, faut-il le rappeler, fut financé et supporté par les agences de renseignements des grandes puissances, notamment la CIA.

                              Le terrorisme mérite définitivement une réponse appropriée, c’est à dire une guerre secrète de renseignements et de polices concertés au niveau mondial. Au lieu de quoi, il est devenu à l’échelle mondiale l’instrument de manipulation massive des criminels qui gouvernent les grandes puissances.

                              Votre article a le mérite d’essayer de redonner une distance critique vis à vis de ce phénomène. Je n’ai pas peur du terrorisme. J’ai beaucoup plus peur de la folie destructrice de notre monde qui se trouve dans les mains des vrais pouvoirs économiques et politiques. J’ai beaucoup plus peur de la progression rapide et rampante des ultra-religieux de tous bords et toutes obédiences (et en ce moment, c’est pour beaucoup de l’Islam dur que l’on parle, mais c’est une question différente du terrorisme : il s’agit-là d’obscurantisme arriéré).

                              Il faut redonner sa place au vrai débat : quelles sont les racines du terrorisme et comment peux-t-on s’y attaquer pour en minimiser la progression ? Quand on réfléchit à ces questions, on finit toujours par découvrir que les gouvernants des puissants n’ont pas vraiment intérêt à s’attaquer à ces problèmes-là. Pire. Ils ont besoin du terrorisme pour nous masquer leurs saloperies cachées.


                              • Rocla (---.---.134.243) 9 octobre 2006 17:52

                                Très juste cet article , on a très peu de chances de mourir d’ un attentat en France .Derrière ceci on peut dire que ceux qui en commettent sont des salauds . Les politiciens qui en tirent profit des démagogues . Et le citoyen lamda qui en a peur , un trouillard .

                                Rocla


                                • NORMAND (---.---.221.85) 9 octobre 2006 18:17

                                  Et ce pourrait-il que cette hypermédiatisation soit carrément provoquée. Dans le style, voyez ce sont vos aéroports, vos trains et perpétrés par des gens de chez vous. Alors si je vous tue par méprise sur un quai de gare parce que portez un sac à dos et que vous avez un physique qui ressemble à des gens que je ne peux pas nommer pour la suite de ma carrière, ne vous plaignez pas trop. Je l’ai pour la SÉCURITÉ. Quoi vous ne lisez pas les journeaux ?


                                  • (---.---.215.93) 9 octobre 2006 19:12

                                    par Bertrand Damien (IP:xxx.x17.221.10) le 9 octobre 2006 à 17H29 : «  »je n’ai pas peut du terrorisme«  »

                                    je vous trouve bien téméraire. Faut pas d’emblée sauter d’une exagération à une autre... le terrorisme tue aussi et il faut en tenir compte...

                                    pourtant, je poserai la question aux habituels tenants de l’émotion sélective : est ce un crime de tuer des civils, enfants, femmes ouhommes désarmés ? ou il s’agit bien d’un crime. c’est un principe général du droit universel à la vie, qu’il soit musulman, chinois ou occidental. mais alors pourquoi les bombardements anglais sur les villes allemandes, donc sur les civils allemands, pourquoi la bombe atomique sur les civils japonnais, pourquoi l’assassinat prémédité par les israeliens et les GI des enfants libanais ; en ce moment même sur les enfants palestiniens, sur les irakiens, femmes et vieillards compris sans parler des anonymes qui sont assassinés par milliers, en Afghanistan etc. pourtant toutes ces armées très démocratiques et très démocratiquement élues, adhèrent très fortement au principe général du droit de ne pas tuer des civils désarmés.

                                    alors pourquoi exigez une attitude exemplaire de groupuscules qui ne sont mandatés par aucune législation légale, alors que les démocraties très démocratiques elles-mêmes faillissent et plus même, abusent.

                                    hélas, à l’impossible nul n’est tenu !


                                    • Bertrand Damien Bertrand Damien 9 octobre 2006 20:11

                                      Je persiste : je n’ai pas peur du terrorisme. J’ai moins peur du terrorisme que du risque potentiellement beaucoup plus important de mourir d’un accident de la route (cycliste, je me suis fait démolir par un jeune con qui roulait trop vite, 48 heures de coma, et miraculé selon les gendarmes : c’est infiniment plus tangible et plus probable qu’une soit-disant menace terroriste).

                                      Mais la peur paralyse, alors il faut la surmonter.

                                      Je voudrais revenir sur la notion de terrorisme. Là, il y a vraie matière à débat et à discussion. Qu’est-ce que le terrorisme ?

                                      Je ne suis pas d’accord avec la définition du terrorisme selon Aron, sachant que, contrairement à ce que dis l’auteur de l’article, je ne suis pas sûr qu’il s’agisse d’une définition du terrorisme. Aron est cité de la façon suivante : « Une action violente est qualifiée de terroriste quand ses effets psychologiques sont hors de proportion avec ses résultats purement physiques... ». Il ne dit pas : le terrorisme, c’est une action violente qui...

                                      Le terme « terrorisme » porte plusieurs acceptions et usages (tels que « terrorisme intellectuel », « terrorisme économique » etc). Si l’on s’en tient aux formes de terrorismes meurtriers, j’aurais tendance à retenir cette définition : « action de guerre ciblée sur des civils innocents ».

                                      Pour moi, le Palestinien qui s’attaque à des soldats Israeliens dans le contexte que l’on sait n’est pas un terroriste. Pas plus que ne l’étaient les résistants français à l’occupation allemande. Le Palestinien qui s’attaque à des civils innocents est, définitivement, un terroriste. Le soldat est, malheureusement, l’instrument par lequel un état occupant dénie le droit à la liberté des occuppé. Il est, par nature, et il le sait, un ennemi légitime, armé, entrainé, et en situation potentielle de décider de vie ou de mort, y compris de civils sans défense. Ce que l’on appellera alors un crime de guerre. Celui qui s’attaque à lui n’est pas un terroriste. C’est un combattant.

                                      Et là encore, je ne porte pas de jugement sur la légitimité du combattant et la légitimité de ses revendications, je ne parle que de définitions.

                                      Nous ne considérons pas le combat de Al Qaeda comme légitime, eux, si bien sûr. Mais quelle que soit la réponse à cette question, quand Al Qaeda ou n’importe quel autre organisation s’attaque à des civils innocents, alors il n’y a aucun doute. il s’agit bien de terrorisme.


                                    • NORMAND (---.---.221.85) 9 octobre 2006 19:36

                                      Parce que s’il s’agit d’un conflit entre deux ou plusieurs nations (on parle de l’ONU organisation des nations unies), il ne peut s’agir que de dommages collatéraux à moins évidemment qu’on puisse prouver qu’il y avait intention criminelle et donc crime de guerre. Mais pour celà il faudrait un tribunal internationnal ce que les U.S.A refusent.

                                      Depuis que Georges W Bush a in venté une nouvelle sorte de guerre (la guerre contre le mal), les problèmes commencent. Les Kamikazes tombent sous la juridiction du droit commun à moins d’être les exécutants des états de l’axe du mal mais ils ne sont pas non plus des prisonniers de guerre. Ils sont donc dans des sortes de limbes qu’on appelle Guanajato


                                      • (---.---.215.93) 9 octobre 2006 20:04

                                        Normand, c’est exactement le reproche de mon message précedent surtout quand tout le monde sait que l’ONU est entre les mains de la plus grande puissance ... malgré l’Onu et sa pauvre crédibilité, malgré « les dommages collatéraux » qu’on veut nous vendre, des Etats se retrouvent tout de même être sur le même plan que des groupuscules privés. on justifie l’agressivité des uns en condamnant celle des autres. Pourtant les Etats qui représentent de la Loi devraient etre impeccables.


                                      • Sam (---.---.212.96) 9 octobre 2006 20:15

                                        il est grand temps que ce terrorisme soit perçu à travers une analyse critique, libérée des émotions et des fantasmes.

                                        Exactement. Bon article qui relativise la réalité du phénomène terroriste et souligne son instrumentalisation par les médias, eux-mêmes instrumentalisés par les grands pouvoirs financiers et politiques.

                                        Cette instrumentalisation nous plonge dans des décors truqués où les vrais problèmes sont minimisés.

                                        On accusera, à bon droit, les politiques de faire un enfumage type Tchatcher et les Malouines, confortés par les intellos utiles.

                                        On sera avisé de rechercher une presse qui analyse réellement le monde où nous vivons.

                                        Il arrive que ça arrive sur ce blog. C’est agréable et souhaitable que celà se développe. smiley


                                        • Vanou 10 octobre 2006 00:12

                                          Article intéressant.

                                          Il serait intéressant de mettre en perspective historique l’activité « terroriste » (que les fondamentalistes musulmans n’ont pas inventé, il me semble). Peut-être cette étude a-t-elle été faite ?

                                          Je me souviens d’une intervention de Noam Chomsky, dans son film « Manufacturing Consent », qui compare l’ensemble des actes terroristes executés sur le territoire des Etats-Unis par des étrangers sur une periode des années 70-80 (quelques morts), avec le nombre de victimes provoquées par un (1) seul bombardement US au Guatemala autour de 1980. Mais pour les Guatemaltèques, c’est sans doute moins important. Pourtant, il y a avait un immeuble, avec des centaines de gens dedans...


                                          • c florian (---.---.162.39) 10 octobre 2006 11:31

                                            enfin un article qui sort de la pensée unique véhiculée pas la presse. le terrorisme est un danger et il faut lutter contre, mais les terroristes sont trés loin d’être majoritaires dans le monde. le pays le plus touché par les attentats est l’irak, ce pays attaqué pour lutter contre le terrorisme !!!!!!! les etats unis baffouent les droits de l’homme pour diffuser la liberté et la démocratie ! ils luttent contre un terroriste qu’ils ont formé mais autorisent n’importe quel citoyen à être armé ! (12000 meurtres pas arme à feu par an !). la france protége et aide les « dealeurs » légaux de drogue (alcool et tabac) qui tuent beaucoup plus que les islamistes dans notre pays ! je ne comprend pas tout, mais c’est surtout que les notions d’argent et de pouvoir n’entre pas en compte dans mon raisonnement.


                                            • Gérard le renard (---.---.134.3) 10 octobre 2006 14:42

                                              Il y a des pistes intéressantes dans cet article, notamment sur le fait que le terorisme est un mets de premier choix dans les médias. Mais a mon avis, cela est du au fait que le terrorisme se sert, par essence, des médias pour amplifier son action, il se sert de moyens chocs qui attirent les télés, et non pas parce qu’il y aurait un quelconque complot pro-Bush dans les médias (à part quelques organes conservateurs aux Etats-Unis). Néanmoins, si le djihadisme, ou l’islamisme armé, fait effectivement peu de victimes en occident par comparaison a son temps d’antenne, il n’en reste pas moins qu’il est extremement meurtrier au Proche-Orient, Irak, Pakistan... Souvenez-vous de l’Algérie des années 90 ! La dénonciation des injustices ayant cours dans ces régions ne doit pas amener de complaisance avec une idéologie qui entreprend de balayer tous les acquis de la modernité. Je partage à ce titre les réserves de ceux qui estiment que la comparaison avec les accidents de la route n’est pas pertinente : amis gauchistes, si l’on soutenait que les activistes d’extreme-droite ne sont pas dangereux car minoritaires et ayant fait très peu de victimes ces dernières décennies en Europe, cela ne vous paraitrait-il pas soudain très « politiquement incorrect » ?


                                              • Bertrand Damien Bertrand Damien 10 octobre 2006 15:44

                                                Je crois qu’à aucun moment il ne s’agisse de dédouaner les terroristes, ni de rendre leurs actes moins prégnants que les risques d’accidents de la route. Les terroristes sont présents, ils sont actifs, il terrorisent, ils tuent, et généralement de façon abjecte.

                                                Ce qui est en cause, c’est la manipulation politique, réelle, d’un phénomène qu’il convient de relativiser, alors qu’on nous le présente comme le plus grand danger de ce siècle de douleur. Ce qui est faux. Et ce qui est en cause aussi, c’est la complaisance des médias. le sujet est porteur, ça saigne bien déguelasse, et ça fait de l’audience.


                                              • Dominique (---.---.30.27) 10 octobre 2006 16:49

                                                Mais pourquoi le terrorisme est-il si médiatisé au fond ? Parce qu’il est diaboliquement, monstrueusement, incomparablement photogénique... La pulsion scopique de chacun de nous est stimulée de façon abjecte et inégalable par les images terroristes. Et cette réaction fascinée et honteuse est en nous, en dehors de toute influence des méchants capitalistes-puissants-financiers-médias aux ordres censés nous manipuler.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Greg58

Etudiant


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès