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Accueil du site > Actualités > Société > Tintin au pays des grévistes

Tintin au pays des grévistes

Nous connaissions Tintin au pays des soviets, l’URSS des années 20, voici maintenant Tintin au pays des grévistes. Un reporter dans le feu de l’action qui lutte contre l’hégémonie des syndicats dans les transports et s’oppose à une mafia corporatiste et fonctionnarisée.

Ce matin, les agents conducteurs de la ligne B du RER ont exercé un droit de retrait. Bizarrement, il s’agit du même que celui choisi par les syndicats pour faire une grève. Raisonnée ou raisonnable, cette grève n’en reste pas moins une prise en otages de millions de clients qui prennent chaque jours cette ligne de transport en commun. A plusieurs titres, elle constitue un handicap et une folie en temps de crise.
Gare de Denfert Rochereau - 08/11/2011
Prise en otage, non l’expression n’est pas trop forte. Quand vous multipliez par deux ou trois le temps de trajet des millions de voyageurs pour défendre votre intérêt personnel, il s’agit d’une prise en otage. De surcroit quand cette grève sert d’instrument de négociation –dans le meilleur des mondes- ou de pression. Cette prise en otage est d’autant plus illégitime qu’elle s’exerce sur de pauvres innocents. Pauvres car celles et ceux qui prennent les transports en commun le font par obligation. Restent quelques rares illuminés qui se gargarisent de l’utilisation des « transports populaires » pour faire comme tout le monde. Innocents parce qu’ils ne demandent rien à personne que de travailler. D’autant que ce travail tend à se raréfier en France et en Europe.
 
Mais pourquoi donc est-ce un handicap que ce droit de grève ? Au delà des aspects idéologiques qui mènent les centrales à défendre la révolution plutôt que la négociation, il s’agit clairement d’un moyen de nuire à nos entreprises et donc à la création d’emploi dans notre pays. Cette nuisance est d’autant plus pernicieuse qu’elle se drape de liberté d’expression. Qui pourrait comparer les révolutions arabes et l’opposition à l’entrée de trains étrangers sur le réseau ferré français ? Cette attitude est d’autant plus incompréhensible que les salariés sont confrontés tous les jours aux exigences du dialogue social. Les contraintes légales deviennent tellement lourdes que plus personne n’échappe à la négociation d’accord pour tel ou tel sujet. Dans la quasi-totalité des cas, il s’agit de salariés non syndiqués qui en bonne intelligence avec leur direction orientent et enrichissent les politiques sociales de l’entreprise. Dans la majorité des cas, le dialogue social est une coopération et non une opposition.
Gare de Denfert Rochereau - 08/11/2011
Cette posture syndicale révèle véritablement du coup de folie pour deux raisons. L’une étant ponctuelle, l’autre d’ordre plus général. D’un point de vue ponctuel, il n’a échappé à personne que nous sommes en crise. Crise de la dette des Etats certes, mais crise quand même. Il n’a échappé à personne n’ont plus que l’Etat ne compte pas supprimer les délégations de personnel et les subventions folles données aux syndicats pour diminuer ses dépenses. Non, l’Etat touche aux retraites, il augmente les taxes et surtout les impôts des grandes entreprises. En somme, en temps de crise, l’Etat compte sur l’économie et principalement sur les entreprises pour renflouer ses caisses. C’est un fait.
 
Dans ce contexte, les grèves ne vont certainement pas aider les entreprises. Au contraire, un salarié fatigué –voire irrité- par son temps de transport, sera toujours moins productif. Goutte d’eau, diront les syndicats ? Mais goutte d’eau multipliée par les millions d’actifs parisiens, on s’approche de la rivière en crue !
 
D’un point de vue général, et c’est sans doute le plus grave, quelle image donne-t-on de la France ? Dans l’entreprise, il n’est pas un collègue étranger qui ne se soit retrouvé bloqué dans les grèves. Pis, c’est tellement récurant qu’ils les croient quotidiennes !! Cette atteinte à l’image de la France nuit de facto à nos exportations, à notre attractivité et contribue à la fuite de nos talents. Ce n’est pas ainsi que l’économie française va se relancer ! Il convient donc d’affirmer que cette grève aussi légitime soit-elle, constitue un suicide collectif à l’autel de bas intérêts catégoriels.

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74 réactions à cet article    


  • dhbasse dhbasse 9 novembre 2011 09:33

    prise d’otage... je ne vous souhaite pas être pris un jour réellement en otage avec une arme braquée sur la tête... ou peut être que si finalement, vous verriez la différence...

    sinon pour votre texte, je pense que vous pouvez le présenter aux prochaines journée de l’UMP, il est bien démagogique et ridicule, dans la bonne lignée de ce que nous ressasse le gouvernement... ( au fait, vous avez oublié de taper sur les fonctionnaires)

    au fait, ça fait 40 ans que je suis usager du RER et chaque grève me fait chier, mais c’est grâce à ces mouvements revendicatifs, et à de nombreux autres, que nous ne sommes pas tous déjà totalement esclaves du système injuste que vous défendez... alors vive la grève !

     


    • AntoineR 9 novembre 2011 10:04

      Les syndicats en France jouent très bien leur rôle : servir l’Oligarchie, tout comme les politiciens.

      Ils ne sont pas seulement inutiles pour le peuple, ils sont carrément nuisible.

      La non-transparence de leur financement, leur monopole organisé et leur comportement pendant les manifestations pour les retraites en sont la preuve.
      Ils ne servent plus qu’à canaliser le peuples vers des combats corporatistes ou individualistes. C’est une diversion de plus pour nous endormir.

      La deuxième conséquence de leur comportement est que ça énerve une partie des français (comme l’auteur), ça monte donc les français contre les autres (comme le font les médias avec les chômeurs, les jeunes des banlieus, les étrangers, les récidivistes....).

      Et donc, les français deviennent demandeurs de mesures qui au final vont leur nuire. 

      ça s’appelle « diviser pour mieux régner »


      Il faut mettre les syndicats actuels dans la même fosse que les politiques et recommencer avec du neuf !



       


    • Jean 9 novembre 2011 12:13

      « un salarié fatigué –voire irrité- par son temps de transport, sera toujours moins productif. »

      Voilà la seule chose qui intéresse l’ auteur, : la productivité, pas la santé du travailleur !

      Si la démocratie existait au lieu d’ une oligarchie (exemple : plainte des contribuables parisiens contre Delanoë pour la construction de deux mosquées, relations systématiquement conflictuelles dans la société sur tout sujet) ; les syndicats n’ auraient même plus lieu d’ être.

      La politique est noyauté, contrôlée par les classes riches, grands patronat, lobbies, ...

      http://www.democratiedirecte.fr/


    • Gabriel Gabriel 9 novembre 2011 09:49

      Monsieur le DRH spécialiste dans le recrutement et le licenciement, peut-être qu’un jour vous arriverez à comprendre que ceux qui défendent leurs droits chèrement acquis aux files des années et de nombreuses luttes, le font parce que le bonheur, ce n’est pas forcement la rentabilité à tout prix faite sur le dos des travailleurs en créant des chômeurs.


      • jaja jaja 9 novembre 2011 09:53

        L’auteur, directeur des ressources humaines, comme on dit maintenant, aimerait bien supprimer le peu de contre-pouvoir qu’ont les syndicats afin de laisser toute la place à l’arbitraire totalitaires des patrons.... Même si les directions syndicales sont molles du genou c’est encore trop pour l’auteur et toute la garde-chiourme.....

        C’est pourtant d’une bonne grève générale avec blocage total des entreprises et de la production dont nous aurions besoin pour faire reculer l’austérité voulue par le patronat et ses laquais.


        • wesson wesson 9 novembre 2011 09:57

          Bonjour l’auteur,

          ahhhhhhhh, l’article « les grévistes sont des terroristes preneur d’otages » nous manquait.

          Il ne reste plus qu’à nous raconter « les privilégiés de la sncf qui touchent 10000 € / mois, un 13,14,15,16 ème mois de salaire et la pleine retraite à 50 ans », et nous en aurons enfin terminé avec la com’ gouvernementale, jamais avare dans le domaine du mensonge, de l’insulte et de la propagande.


          • bnosec bnosec 9 novembre 2011 10:44

            Pouvez vous nous dire combien de temps par jour vous passez dans les transports en commun SVP ?


          • Jean 9 novembre 2011 12:17

            bnosec,

            les travailleurs n’ ont qu’ à profiter pour débrayer tous contre le système oligarchique : grève générale !


          • wesson wesson 9 novembre 2011 23:15

            Bonsoir Bnosec,

            « Pouvez vous nous dire combien de temps par jour vous passez dans les transports en commun SVP ? »

            Entre 45 et 90 minutes 3 fois par semaine. Et les 2 autres jours, ben je vais bosser au volant de ma Lexus .


          • Fergus Fergus 9 novembre 2011 10:22

            Bonjour, André.

            Si j’ai bien compris votre message :
            1) période de vaches grasses, grève inopportune car non justifiée ;
            2) période de crise, grève inopportune car économiquement pénalisante.

            En résumé, la grève est toujours inopportune et par conséquent inacceptable pour les « pris en otage ». Encore bravo pour un DRH. Il est vrai qu’il en existe deux sortes : ceux qui essaient de metter de l’huile dans les rouages en facilitant le dialogue social, et ceux qui sont de vulgaires suppôts du patron, chargés de mettre en place ses décisions unilatéralement.

            Qu’un DRH puisse parler de « pris en otage » est extrêmement choquant !


            • André Lagache 9 novembre 2011 10:28

              Je crains que vous ne compreniez pas ce que j’indique. La grève n’est en aucun cas une source de dialogue mais de conflit. Face à cela quantité de salariés participent au quotidien à une action responsable de concertation et coopération avec les dirigeants d’entreprise. Ces salariés la, notamment dans les PME, se détournent des syndicats car ils ne répondent pas à leurs attentes.
              Je souhaite promouvoir ce dialogue plutôt que l’affrontement qui prévaut en France depuis la Libération. Contrairement à la culture d’autres pays, bien plus syndicalisés par ailleurs...
              Il s’agit de moderniser notre dialogue social, uniquement de cela.


              • sleeping-zombie 9 novembre 2011 10:40

                Mais si on a compris. Comparer une grève à une prise d’otage, c’est être un gros con, c’est tout. Tu te sens peut-être légitimé par les « micro-trottoirs » des JT, ça ne change rien.

                Maintenant, dis-moi, est-ce que tu bosses à la SNCF ou la RATP et que tu as connaissances de toutes les tentatives de négociations qui ont eu lieu avant la grève ?

                C’est facile de taper sur la grève en disant que ça tue le dialogue, mais pour dialoguer, il faut au moins être deux.


              • AntoineR 9 novembre 2011 11:10

                « Face à cela quantité de salariés participent au quotidien à une action responsable de concertation et coopération avec les dirigeants d’entreprise. Ces salariés la, notamment dans les PME, se détournent des syndicats car ils ne répondent pas à leurs attentes.
                 »

                Un DRH qui dit ça est soit naïf, soit menteur.

                Le contexte actuel (chômage de masse) a détruit le dialogue en entreprise. C’est marche ou crêve.
                J’ai eu l’occasion de travailler dans plusieurs entreprise dernièrement et c’est quasiment partout pareil. Il n’y a plus de dialogue parce qu’il y a 4 millions de chômeurs qui attendent de prendre la place de celui qui râle.

                Mais en tant que DRH, vous ne pouvez pas voir ceci. Vous êtes forcément endoctriné. Votre salaire et votre emploi dépendent du fait que vous ne comprenez pas cela.



              • Jean 9 novembre 2011 12:22

                Face à cela quantité de salariés participent au quotidien à une action responsable de concertation et coopération avec les dirigeants d’entreprise ... qui utilisent eux la vaseline !

                Excusez la vulgarité mais c’ est explicite.


              • Traroth Traroth 9 novembre 2011 17:20

                « La grève n’est en aucun cas une source de dialogue mais de conflit » : La grève EST un conflit, pas une source de conflit ! C’est un conflit causé par le refus du dialogue du côté du patronat, qui préfère la violence du fait accompli.


              • Surya Surya 9 novembre 2011 11:24

                Je pense que les raisons qui poussent des salariés à se mettre en grève sont toujours légitimes : refus de voir sa compagnie privatisée (on sait ce que donne la course à la rentabilité, surtout dans des domaines comme le transport où la sécurité est également en jeu), agressions de conducteurs de bus, refus de classes surchargées ou de suppressions de postes dans l’éducation nationale, refus des personnels soignants de voir leurs conditions de travail se dégrader (et donc nos conditions d’hospitalisation, c’est déjà pas marrant d’être obligé d’aller à l’hôpital !)

                Le problème, c’est qu’on a l’impression quand on regarde la télévision qu’on se met de nos jours en grève avant même toute tentative de negociations.
                 
                Il vaudrait mieux que les médias mettent plus en avant dans leur information les tentatives de négociations impossibles avec le patronat, les étapes de ces négociations ratées, le dialogue refusé, dont il résulte ensuite une décision de grève, parce que c’était le dernier recours.

                C’est vrai que les grèves de transport pénalisent souvent d’autres salariés qui peuvent même perdre une journée de travail, sans compter la fatigue supplémentaire dont ils se passeraient bien. Mais à cause de ce manque d’informations, tout le monde est agacé par les grèves et ne comprend plus leur utilité. Si nous étions mieux informés des négociations qui ont eu lieu auparavant, et qui se sont heurtées à un mur, on comprendrait mieux que ces grèves sont faites aussi dans l’intéret de tous.


                • Fergus Fergus 9 novembre 2011 11:43

                  Bonjour, Surya.

                  Entièrement d’accord.

                  L’auteur, en tant que DRH, doit d’ailleurs pertinemment savoir, ne serait-ce que par les réseaux professionnels (j’ai bien connu cela), de quelle manière le pseudo dialogue en amont est le plus souvent pipé par les directions d’entreprise pour acculer les salariés à la grève. Et là, mis au pied du mur, soit ils y renoncent, la mort dans l’âme et grugés par leur patron, soit ils cessent le travail et se heurtent à la complaisante mise en scène par les médias des usagers « pris en otage ».

                  Je ne veux pas dire par là qu’il n’y a pas, ici et là, quelques situations abusives, mais elles sont de plus en plus rares et nullement significatives de ce qui se passe en général dans le pays. Pour une raison évidente : les salariés vivent de plus en plus mal, notamment du fait de l’envolée des prix de l’immobilier et la moindre journée de grève est un véritable sacrifice, en aucun cas un amusement ou une volonté de nuire. J’ajoute à cela que ce sont de moins en moins les syndicats qui appellent à la grève, et de plus en plus des salariés non syndiqués révoltés par la dégradation de leurs conditions de travail.

                  Cordialement.


                • Surya Surya 9 novembre 2011 12:14

                  Bonjour Fergus,

                  « Et là, mis au pied du mur, soit ils y renoncent, la mort dans l’âme et grugés par leur patron »

                  Je ne sais pas si des grèves sont déclenchées en renonçant au dialogue préalable, mais si c’est effectivement le cas, je crois que c’est une erreur. Je pense qu’il faut toujours tenter de passer par l’étape « dialogue », même si on sait par avance que ca ne servira strictement à rien parce que sinon, si on ne le fait pas, on se met d’emblée en tord et on donnera alors une occasion trop belle de dire que les grévistes ont pris tout le monde en otage (André Lagache, ce n’est même pas par rapport à vous que je dis ça mais par rapport au patronat, parce que finalement l’expression que vous avez utilisée, même si vous la faites vôtre dans cet article, reflète bien ce que le patronat pense de la grève en général, et c’est pour cela que je la reprends).

                  Cordialement,


                • Surya Surya 9 novembre 2011 12:37

                  Fergus, je crois bien, en vous relisant, que vous avez dis qu’ils renoncent à la grève, et moi comme d’habitude j’ai lu trop vite et j’ai compris qu’ils renoncent au dialogue. smiley


                • Fergus Fergus 9 novembre 2011 13:24

                  @ Surya.

                  C’est exactement cela : ils renoncent à la grève du fait du chantage patronal non explicite.
                  Quant au dialogue et à la négociation, ils devraient normalement toujours avoir lieu :

                  Soit lors de réunions direction-syndicats, planifiées ou pas, en amont de tout dépôt de préavis ; mais en général les directions sont sourdes à ces demandes.

                  Soit durant le délai légal qui s’écoule entre le dépôt d’un préavis et le déclenchement de la grève, ce délai ayant précisément pour but de désamorcer le risque de conflit. Mais là aussi de nombreuses directions font la sourde oreille, en espérant un renoncement des salariés.

                  Soit, dans les entreprises où cela a été mis en place, dans le cadre d’un dispositif d’alarme sociale qui impose en théorie aux directions de prendre place à la table des négociations. Mais même cette contrainte peut être détournée par un dialogue de sourds ou des avancées bidon.

                  Et la crise n’arrange évidemment rien !

                  Bonne journée.


                • André Lagache 9 novembre 2011 11:54

                  Je le redis, il s’agit de promouvoir un dialogue social basé sur la coopération et la négociation. La majorité des commentaires ne voit les dirigeants d’entreprise que comme des salauds. Comme partout, vous avez des gens intègres qui font consciencieusement leur travail et qu’on n’entend pas... et comme partout, les quelques individus qui défraient la chronique sont des voyous. Doit-on généraliser et faire de tous les dirigeants des ennemies des salariés ?
                  Que le climat social soit rude du fait des nombreuses difficultés que notre civilisation traverse, c’est un fait. C’est partagé par l’ensemble des partenaires sociaux. Doit-on pour autant promouvoir l’affrontement et le conflit ? Au contraire, je crois que c’est contre-productif, il est urgent de changer ce modèle d’affrontement pour arriver à trouver des solutions pérennes.


                  • Jean 9 novembre 2011 12:30

                    Solutions pour une société entière non soumise à l’ oligarchie, il y en a ici ;

                    30% d’ impôts en moins dans les démocraties, 50% d’ endettement en moins, grèves quasi-inexistantes, tout le monde est motivé par l’ intérêt COMMUN, n’ est-ce pas ?

                    http://www.dailymotion.com/video/xl...

                    http://www.dailymotion.com/video/xi...


                  • Fergus Fergus 9 novembre 2011 13:25

                    @ André Lagache.

                    Je vous renvoie ci-dessus au dernier commentaire que je viens d’adresser à Surya.

                    Bonne journée.


                  • Unghmar Gunnarson Unghmar Gunnarson 9 novembre 2011 13:32

                    Bonjour,

                    Cela fait des années et des années que l’on discute et que le droit du travail régresse.

                    Cela fait des années que les concessions viennent toujours la base, des travailleurs.

                    Politique du stagiaire, stages à répétition, CDD à répétition, rationalisation, externalisation, formez vous, soyez flexible, pas assez qualifié, trop qualifié, trop cher, pas assez compétitif, serrez vous la ceinture, nantis, fainéants, donnez vous à fond, culture d’entreprise, trop jeune, trop vieux, exigences énormes pour boulot de merde, finalement délocalisation. etc.

                    Votre postulat est le point de vue Dassault, ne vous étonnez pas qu’on ne veuille pas discuter au bout d’un moment.


                  • Traroth Traroth 9 novembre 2011 17:21

                    « il s’agit de promouvoir un dialogue social basé sur la coopération et la négociation » : Excellente idée. Interdisons aux entreprises de prendre des mesures sociales sans « coopération et (...) négociation » !


                  • André Lagache 9 novembre 2011 17:23

                    C’est le cas... !!!


                  • Traroth Traroth 9 novembre 2011 17:33

                    Mais encore ?


                  • Gasty Gasty 9 novembre 2011 12:07

                    Pôv type !

                    Va donc chez Contrepoint.


                    • asterix asterix 9 novembre 2011 12:21

                      Purée l’auteur...
                      Tintin étant belge, pardon bruxellois, je me disais que tu allais t’étendre sur les transports en commun de par chez nous.
                      Tintin ! Tu parles de la France, du RER, de la SNCF, des otages et tout et tout.
                      C’est scandaleux : tu nous a piqué mot pour mot le scénario !


                      • Robert Fressat zdf 9 novembre 2011 12:36

                        L’incompréhension dont vous faites preuve dans vos réponses face aux commentaires montre à lui seul comment il doit être difficile, voire impossible de dialoguer avec vous. Je plains les salariés qui sont sous votre coupe.
                        Il vous manque une donnée essentielle pour bâtir un jugement sur la situation sociale de la France. Ce que vous appelez un « climat social rude ».
                        Visiblement, vous n’avez jamais vécu à la place d’un petit salarié payé au SMIC, faisant un boulot ingrat, sans possibilité d’évolution, dont les talents et compétences ne seront jamais reconnus par sa hiérarchie, par son DRH et qui s’accroche en fermant sa gueule parce qu’il sait que c’est ça ou le pôle emploi et la dégringolade sociale finale.
                        Vous n’avez jamais vécu cela, vous n’avez jamais côtoyé ce genre de personne et ne le ferait jamais. Je me trompe ?
                        Pour autant ce profil que je décris est très fortement représenté dans la France actuelle. D’où l’on peut déduire que vous ne connaissez pas la France actuelle, et son « climat social rude ». Tout cela est très virtuel pour vous.
                        Je parierais plutôt que la représentation que vous vous en faite est tirée de vos lectures dans le Figaro magazine et autre « grands journaux ».
                        Comment dès lors espérer de vous compreniez le sens du mot grève ?
                        Vous est-il arrivé d’ouvrir un jour un livre d’histoire afin de vous intéresser aux évolutions du monde du travail en France et ailleurs ?
                        Vous n’auriez pas manqué de voir que les grèves sont ce qui a permis un nombre important d’avancées sociales. Le patronat n’a jamais, historiquement parlant, été prêt à céder quoi que ce soit par un simple dialogue poli.
                        Il y a eu des grèves, il y a eu des morts avant que le patronat ne concède quelques faveurs à ses salariés. Il y a eu une vrai lutte.
                        Et l’amalgame que vous faite : grève = prise d’otage stérile est une insulte à la mémoire de ces gens qui ont combattu (et parfois donnée leur vie) pour les avancées sociales dont a bénéficié la France.
                        L’instauration de la journée de grève du 1er mai en 1889 pour aboutir à la journée de 8h.
                        Grève générale de 1936 pour les congés payés.

                        Vous prenez le temps pour écrire un article sur agoravox, c’est bien. Faites mieux : prenez le temps de vous instruire.


                        • mrdawson 9 novembre 2011 13:23

                          Plutot d’accord avec l’ensemble des commentaires néanmoins ce que les commentateurs semblent largement éluder et qui est absolument tabou est la question : peut-il y avoir trop de grèves ?
                          A partir de quel moment on commence à se dire « bon la faut pas déconner, ça valait peut être pas l’immobilisation de l’activité ? ».
                          Je dis ça notamment comme utilisateur du réseau ferré, parce que si je comprends ce combat ci et plusieurs autres (retraites, conditions de travail), 4 grèves par an c’est... vraiment spécifique à ce réseau (IDF).
                          Ha oui aussi, avant de pleurer et de dire « bouh le méchant capitaliste qui ne comprend pas l’intérêt des grèves pour niveler par le haut », encore faudrait-il que les grévistes communiquent sur les raisons de la grève : ça permettrait à la fois de comprendre le combat, de s’y associer et peut être d’accepter plus facilement ces jours de galère.
                          Mais comme d’hab, les grévistes sont invisibles et tout ce qui reste au citoyen lambda c’est : galérer.

                          En fait ce qui me gène c’est qu’au lieu de se mettre du coté des usagers pour faire front uni contre l’état et la direction les grévistes se mettent de leur coté propre se retrouvent à gérer 2 fronts à la fois : les usagers et la direction.


                          • Robert Fressat zdf 9 novembre 2011 14:09

                            Non, je ne crois pas que la vraie question qui soit éludée ici soit « peut-il y avoir trop de grèves ? »
                            Il existe visiblement dans ce pays une part grandissante de la population qui souffre d’une dégradation de sa condition sociale. Face à ce problème elle tente de s’exprimer, de faire valoir ses intérêt. Et la grève est bien souvent une tentative d’avancer sur ces questions. Une tentative qui n’aboutit malheureusement que trop peu souvent. C’est vrai. Une tentative couteuse pour les salariés qui la pratiquent ainsi que pour les usagers des transport, quant ils sont touchés par ces grèves, c’est vrai aussi.

                            La vraie question serait plutôt : Quel sont les moyens pour cette masse d’individu, ce peuple français, pour faire valoir ses intérêts aujourd’hui ?

                            Et pour y répondre un ne peut se contenter de balayer d’un revers de la main la grève.
                            La grève est une étape, si elle n’aboutit pas les tensions continueront de s’accentuer et l’affrontement deviendra alors encore plus violent. Voila ce que l’on peut craindre.

                            On peut rêver d’une société sans grèves, ou chacun serait heureux, bénéficiant d’un status social respectant la dignité humaine. On y est pas. C’est une évidence.

                            On peut donc réver de mieux, mais cracher sur les grévistes aujourd’hui, c’est faire preuve d’un égoïsme et d’un manque de recul assez navrant.

                            Alors, biensûr, pour des raisons diverses, tout le monde n’a pas les moyens de prendre ce recul.
                            Tout le monde n’a pas le « temps de cerveau disponible ». Certains sont trop accaparés par leur travail, trop de fatigue de stress, ...
                            Pour d’autres, je ne vois pas d’excuse, que la bêtise.


                          • Traroth Traroth 9 novembre 2011 17:23

                            Une grève, ça veut dire une perte de salaire. Dans le privé, ça veut souvent dire aussi un risque de licenciement. Donc vos histoires de « y a-t-il trop de grèves », qui sous-entendent que des gens pourraient faire grève sans raison, c’est de la connerie.


                          • André Lagache 9 novembre 2011 17:27

                            Même dans le privé, le droit de grève est autorisé. Licencier quelqu’un pour ce motif constitue un motif de requalification...
                            Je ne dis pas que les gens font grève sans raison, j’evoque la possibilité d’autres voies de recours. Voies de recours qui ne sont pas utilisés généralement !


                          • Traroth Traroth 9 novembre 2011 17:32

                            « Voies de recours qui ne sont pas utilisés généralement » : Ah oui ? Vous pouvez développer, là ? J’ai envie de vous laisser vous enferrer encore un peu...


                          • rocla (haddock) rocla (haddock) 9 novembre 2011 13:40

                            Un type à la mentalité SNCF se mettant à son compte dans un métier ordinaire n’ arriverait jamais à nourrir sa famille . Sa boîte en faillite serait oubliée au cimetière des entreprises n’ ayant jamais su ce qu’ est un client .

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