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Accueil du site > Actualités > Société > Tous sont déjà morts, sauf Bashung !

Tous sont déjà morts, sauf Bashung !

C’est une industrie en coma avancé qui s’est auto-encensée le 28 février 2009 à l’occasion des Victoires de la musique. La rémanence d’un modèle culturel anachronique qui s’accroche à ses strasses, ses paillettes et ses privilèges. Une petite clique appuyée par un nouvel arsenal législatif qui veut survivre. Elle est déjà morte et ne le sait pas.

Les “artistes” réclament leur fric. HADOPI est mis en place. Ce dispositif vise à criminaliser les utilisateurs d’Internet. Mandaté par la ministre de la Culture, D.Olivennes, alors patron de la FNAC, a planché en toute neutralité sur une loi en accord avec la Constitution qui vise à réguler les droits d’auteurs sur le web. Car la situation est critique, les majors voient leurs résultats s’effondrer. P.Nègre pleurniche. En effet les internautes utilisent la toile pour s’échanger des fichiers. Ils s’affranchissent ainsi du guichet imposé par les majors du divertissement. Ces conglomérats voient d’un très mauvais œil toute perte de contrôle sur la diffusion. Ils se sont tant démenés pour éradiquer les disquaires. Ces échoppes où il y a encore quinze ans on pouvait deviser une heure et demie avec un passionné sur l’opportunité d’acheter le dernier Metallica. Objectif atteint pour P.Nègre et ses complices, le boutiquier est finalement remplacé par la tête de gondole. Moins onéreux et plus docile. Mais les carnassiers d’hier sont les proies d’aujourd’hui. Bien que disposant d’immenses ressources, ils n’arrivent pas à échapper à la nuée qui va les engloutir. À court d’idées, les majors en appellent à l’État pour préserver leurs gains.

Jouant d’abord sur la corde émotionnelle grâce à une batterie de communicants. En effet, on prétend préserver les œuvres artistiques, les créateurs et autres balivernes crétinisantes. Il y a belle lurette que la fonction de directeur artistique a trépassé. Ne gardant que le titre, une légion de diplômés issus d’écoles de commerce usurpe les postes. On vend de la musique ou du cinéma comme on vend des yaourts. Les conséquences sont dramatiques pour le contenu. Le bon goût n’a jamais été universel dans le secteur, toutes les époques sont marquées par des niaiseries plus ou moins profonde. Il faut tout de même convenir que le format Star’Ac et ses clones relève de la production en série de produits acculturés. C’est ce modèle que défendent les majors et le ministère de la Culture. Loin de se poser la question de la dévalorisation symbolique, puis pécuniaire de l’”œuvre”, les professionnels du divertissement commencent par ériger des digues pour préserver leur train de vie somptuaire. Sans remettre en cause leur propre modèle de pompe à fric inepte et bêtifiant. Un adolescent qui écoute un fichier numérique d’une star préfabriquée n’accorde à cette chose que la valeur : Zéro. Non pas par conscience politique, culturelle ou militante, mais naturellement, il pressent que cela ne vaut rien et coûte cher.

La question de la rémunération des artistes semble aussi fossilisée. Il est indiscutable pour ce milieu qu’un artiste dit majeur doit jouir éternellement de mirifiques revenus. L’argent doit couler à flot dans ce microcosme. Pour sa propre crédibilité. Il suffit d’écouter un de ces parvenus parler de son activité et l’entendre bêler : “Que c’est un dur métier”. M.Mastroianni lucide lui, déclarait “On est là comme au centre du monde. Tous les gens ont beaucoup d’attentions pour vous, on vous apporte un café et un fauteuil, on vous demande si vous n’êtes pas fatigué - mais de quoi ? Vous vous apprêtez à tenir dans vos bras une femme superbe… Comment dire après ça que c’est un métier“. En réalité, ce n’est pas plus dur que la plupart des professions, mais il faut bien se justifier de cachets astronomiques.

Les robinets financiers se ferment inexorablement avec la fuite des recettes. Artistes et parasites en pâtissent. Difficile alors de continuer à étaler ses ostentations.
Le milieu du divertissement industriel vit en apesanteur. C’est sa raison d’être, faire croire au rêve. Le partage gratuit de fichiers ouvre une nouvelle ère que les analystes de flux financiers n’ont pas voulu anticiper. Un système qui vit sur des fondements archaïque et mercatique. Les internautes ont donné une valeur au don. C’est déplaisant. HADOPI ne fera que ralentir l’implosion. Et cela, au prix d’un nouveau tour de vis sécuritaire.

Il suffisait de subir la soirée des victoires de la musique sur France 2 pour percevoir la décadence d’un secteur industriel en complète reconversion. Images surannées, montage stroboscopique, lumières éblouissantes, monsieur loyal inculte, artistes jeunes déjà vieux. Tout ce microcosme est déjà mort, sauf A.Bashung.

Vogelsong

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Tous sont déjà morts, sauf Bashung !

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66 réactions à cet article    


  • Olga Olga 13 mars 2009 11:18

     Malheureusement smiley ça ne va pas très fort pour Alain Bashung en ce moment... smiley 

    La nuit je mens

    Résidents de la République


    • 1984 13 mars 2009 12:46

      Malgrés tout le respect que j’ai pour Bashung surtout pour "Fantaisie militaire", j’aimerai rappeler qu’il a signé la pétition de soutien a hadopi !
      Comme quoi on peut faire de belles chansons et être sacrément puant !


    • appoline appoline 13 mars 2009 20:06

      Bashung, n’en déplaise à certain à griller la chandelle par les deux bouts, comme le taureau dans l’arène, il est mort debout.


    • SANDRO FERRETTI SANDRO 14 mars 2009 11:20

      Vous avez décidement la grande classe, Appoline.
      L’auteur, c’est juste pour vendre du papier et faire un vague jeu de mots de contraste.
      Vous, c’est par pure bétise.
      Votre morale hygiéniste, si vous saviez comme Alain en est à des années lumières...


    • appoline appoline 14 mars 2009 19:51

      @ Sandro,
      Très cher, je ne suis pas votre "copine", alors mettez votre vocabulaire dans votre poche et votre mouchoir par-dessus. J’apprécie certaines chansons de Bashung mais comme bon nombre d’artistes, il aimait ripailler et autre. Aujourd’hui, il en subit les conséquences et je trouve que le faire venir sous les feux de la rampe, presque à titre postum a des relents malsains. En France, c’est une habitude de ressortir du placard des anciennes vedettes quand il y a le feu au lac. Et puis de vous à moi, n’étalez pas vos copinages ainsi, Ceci, ne nous regarde pas.


    • SANDRO FERRETTI SANDRO 15 mars 2009 09:51

      Au vu de ce qui s’est passé hier à 17H45 à l’Hopital St Joseph, j’éspère que vous avez honte.
      En tout cas, j’ai honte pour vous.
      Une société qui ne respecte méme plus ses morts....


    • appoline appoline 15 mars 2009 20:13

      @ Sandro,
      Pourquoi voulez-vous que j’ai honte ? La vie, la mort sont intimement liées ; la nature est ainsi faite. Même si la formule était crue, elle veut dire ce qu’elle veut dire. Ceci dit, la mort n’est pas une fin en soi, bien au contraire, elle ouvre la porte sur un monde, curieux mais fascinant.


    • Gül 16 mars 2009 00:26

      @ Sandro,

      Juste : Salut...


    • SANDRO FERRETTI SANDRO 13 mars 2009 11:25

      Je ne comprends pas trop le jeu de mots avec Alain, que je crois connaitre assez bien, et qui est étranger aux travers que vous dénoncez.

      Eu égard aux circonstances, vous auriez pu vous en dispenser.

      "Rendez-vous sur la lande,
      Et qu’enfin cesse l’hallali
      Qu’on me presse une orange
      De ma peine , je ferais mon lit".

      "Les gens sont des légendes,
      mais leurs ames prennent le maquis".


      • sisyphe sisyphe 14 mars 2009 04:25

        Il faudrait cesser de faire l’amalgame global entre tous les "artistes".

        Certes, les plus connus gagnent beaucoup d’argent, mais beaucoup plus, tentent de trouver une audience, sont forcement penalises par le telechargement illegal.
        D’autres formes restent a trouver pour que les createurs soient tout de meme indemnises de leur travail, sana etre pilles.

        Par ailleurs, je rappelle que le travail de l’artiste n’est remunere QUE s’il trouve un public  ; c’est un metier entierement au "merite" ; pas de public, pas d’argent, un travail de creation fait pour rien.

        Je ne suis pas pour la loi Hadopi, mais il faut bien en trouver une autre, pour que les artistes soient justement recompemses de leur travail creatif ; la gratuite totale n’existe pour aucun travail : je ne vois pas pourquoi elle serait possible pour s’approprier le travail de createurs.


      • sisyphe sisyphe 14 mars 2009 04:28

        ... ou alors, pour compenser le manque a gagner des oeuvres piratees, il faudra que les artistes augmentent les prix des places de leurs concerts : je ne suis pas sur que le public y soit gagnant ; notamment, ceux qui ne telechargent pas illegalement


      • Proudhon Proudhon 15 mars 2009 17:47

        @sysiphe

        Pour l’augmentation du prix des places, c’est déjà fait !

        J’ai encore le billet d’un concert des Black Sabbath, porte de pantin en 1977, 25Fcs. Moins cher qu’un 33 T à l’époque.


      • Marsupilami Marsupilami 13 mars 2009 11:30

         @ L’auteur

        Bon article et la chute est belle, mais… l’excellent Bashung soutient la loi HADOPI !


        • François51 François51 15 mars 2009 11:40

          heu. la loi hadopi il s’en fout maintenant !


        • LE CHAT LE CHAT 13 mars 2009 11:37

          les marchands de soupe ont transformé la musique en soupe ! je n’écoute bientôt plus que des morceuax qui ont 20 , 30 , 40 ans.........................


          • Zootime Zootime 13 mars 2009 12:18

            Mouais, encore faut il avoir la curiosité de voir ce qui sort, et on remarque vite que la musique reste un milieu très vitalique, sauf que le marché s’est complexifiée, la distribution fragmentée et que les disquaires ont disparus... aujourd’hui il faut aller soit même à l’abordage du net (pirates !) pour aller chercher ce qui se fait de bien, mais en cherchant on trouve très facilement !


          • norbert gabriel norbert gabriel 13 mars 2009 16:52

            mouais... et dans les années 60, il n’y avait pas de "soupe" ?? vous avez la mémoire en dentelle, suffit de consulter les hit parades de l’époque, ou même les compils de nos idoles... la différence c’était qu’on sortait n’importe quoi fait par n’importe qui, ensuite on regardait qui émergeait du lot... c’est l’époque où les majors ont écarté les vrais directeurs artistiques, Canetti, Dejacques, Bedos, qui étaient un peu trop exigeants sur la qualité justement.


          • LE CHAT LE CHAT 13 mars 2009 11:46

            Même phénomène aux States , pour ceux qui regardent la série les frères Scott " on Tree hill" , Peyton Sawyer préfère quitter un major du disque pour créer son propre label pour pouvoir faire connaitre au publicde la musique qui sort du lot .


            • 1984 13 mars 2009 12:50

              En effet trés interessant...


            • pas perdus pas perdus 13 mars 2009 13:28

              Bien dit.

              Les majors se sont contentées de sortir des compiles et des best of au lieu de miser sur des jeunes artistes et de renouveler leurs catalogues...

              Par internet, des artistes sont découverts, vendent leurs titres et vivent de leur métier sans passer obligatoirement par les majors...


              • norbert gabriel norbert gabriel 13 mars 2009 16:43

                d’accord à condition que ces titres ne soient pas téléchargés gratuitement. car il faut bien un jour ou l’autre se poser la question : pourquoi la musique serait-elle gratuite ? les instruments de musique ne sont pas gratuits, les FAI font payer leurs services, les fabricants de matériel aussi, les gens qui travaillent ont un salaire, enfin j’espère, seuls les artistes devraient laisser leur création (travail ou pas travail) à la libre disposition de tous...
                Que la loi Hadopi soit une mauvaise réponse à une bonne question, c’est vrai, mais il me semble que le débat est vicié, beaucoup esquivent les questions de base en bottant en touche sur les majors, j’ai l’impression que c’est comme si on refusait de payer le blé au paysan parce que le boulanger vend la baguette trop cher.


              • sisyphe sisyphe 14 mars 2009 05:22

                Entièrement d’accord.
                Les majors ont bon dos, pour justifier le pillage des artistes. 
                Il n’y a aucune raison pour qu’un artiste ne touche pas légitimement de droits d’auteurs sur ses créations. 
                Aucune raison non plus pour que la musique soit totalement gratuite. 
                Effectivement, la loi Hadopi n’est pas la bonne réponse, mais il ne faut pas s’étonner que des artistes la signent : en l’absence d’autre loi, d’autres mesures, ils sont bien obligés de défendre leurs droits. 

                Sous couvert de dénoncer une "loi liberticide", on cherche à justifier ce qui n’est rien d’autre qu’un piratage, qui se fait au détriment des créateurs. 

                Que le téléchargement se fasse en squeezant les majors, à la rigueur (quoiqu’il faut bien financer les musiciens, les studios, etc...) ; mais pas en spolliant les artistes qui n’ont que leur public pour vivre de leur art ; il faut donc, necessairement, qu’un téléchargement soit payant, d’une façon ou d’une autre.

                Sinon, on s’expose à ne favoriser que les artistes déjà largement confirmés, en condamnant les nouveaux créateurs au silence. 

                Ou bien, comme je l’ai dit plus haut, à ce que les artistes augmentent les prix des places de leurs concerts ; ce qui pénalisera tous les spectateurs ; et notamment ceux qui n’ont pas internet, et qui ne téléchargent pas illégalement ; ce qui est une pratique discriminatoire, et injuste. 


              • sisyphe sisyphe 14 mars 2009 05:31

                Parmi tous les vertueux dénonceurs de "loi liberticide", qui accepterait que le fruit de son travail soit pillé, sans en recevoir aucun dividende ?


              • L'enfoiré L’enfoiré 15 mars 2009 20:44

                 Sisyphe et Norbert,

                 D’accord avec vous. Il faut vivre. Les arts, quels qu’ils soient, ne sont jamais gratuits ni à la production et ni à la distribution. Ce qui est même grave, c’est quand la rémunération vient à titre posthume et que se sont les successeurs qui ramassent.. Quand on pense à Elvis, là on passe à la vitesse supérieure. Et ce ne sont pas uniquement des CD dont on parle dans ce cas. 


              • Nycolas 15 mars 2009 22:35

                Euh, je suis artiste moi-même, et je ne toucherai jamais un rond, ni des majors, ni des éditeurs (je suis dans l’écriture) et je suis contre cette loi, ainsi que contre la notion même de "droits d’auteur" si cette notion ne doit servir qu’à protéger une logique qui ne tient pas la route, et qui consiste à empêcher de partager les oeuvres, de les faire connaître et de participer ainsi à éduquer et à cultiver tout le monde.

                Certes il faut protéger les artistes, mais ce n’est pas en mettant en avant des principes ridicules comme "la propriété intellectuelle" que l’on y arrivera... Que signifie "propriété intellectuelle" au juste ? Un tel vocable est à se rouler par terre de rire, quand y réfléchit...

                Non ce qui compte c’est que les artistes qui ont sué et pris de leur temps pour créer des oeuvres, qu’elles soient musicales, cinématographiques, graphiques, littéraires ou autres, puissent bénéficier du fruit de leur travail, mais aussi répandre leurs oeuvres, et ce sans être honteusement ponctionnés par des industries qui ne regardent que leurs propres profits, et "oeuvrent" elles-mêmes à l’abétissement général de la population, afin, comme disait Dali, de la crétiniser afin de la rendre encore plus malléable et docile...

                Pour ma part je ne me fais aucune illusion, je sais qu’en tant qu’artiste marginal, je ne bénéficierai jamais des mesures dans ce domaine, qui ne cherchent qu’à nous resservir perpétuellement la même daube offerte par l’industrie du temps de cerveau disponible. Par contre, en tant qu’auteur et usager d’internet, je tiens à pouvoir distribuer mon travail gratuitement ou non (actuellement c’est le cas) par le biais de mon site, sans me faire taxer et fliquer de manière injustifiée, pour accéder à internet, qui est le moyen de promotion de mon travail, même si auprès d’un public réduit. C’est mon droit, tout comme il est de mon droit de vouloir exercer ma liberté d’expression, ma liberté de contester l’ordre établi qui brime la création véritable ainsi que l’esprit critique.

                L’art et les artistes, qu’on ne s’inquiète pas, survivront au décés de l’industrie de la création, qui n’est qu’une vaste machine à ramollir la viande qu’est le public, afin de mieux l’apprêter pour la sauce avec laquelle on projette de le bouffer ! Comme ils l’ont toujours fait, ils s’adapteront, feront des petits boulots, payeront les studios de leur poche (ce ne sont pratiquement jamais les labels qui aident les artistes à cela, je vous signale, hein...), ou se débrouilleront pour diffuser leurs textes en s’auto-éditant comme c’est de plus en plus le cas, à cause des arnaques de pseudo-éditeurs qui font en fait du compte d’auteur à prix multiplié, et qui fleurissent aujourd’hui, comme certains qui ont longtemps spammé ma boite aux lettres, à l’époque où je démarchais des éditeurs...

                L’industrie, à part quelques anciens qui ne veulent pas évoluer, on s’en fout. Les droits, on s’en fout. Car cette loi n’est pas faite pour donner plus de droits ou revaloriser les droits existants, mais pour brimer tout le monde dans le même sac, le public ensemble avec les petits artistes qui cherchent à percer dans un milieu de plus en plus mercantilisé, où n’importe quelle célébrité inculte et dysorthographique peut vous voler une place chez un éditeur en vous vendant ses dix recettes de cuisine préférée, quand à la place on aurait pu faire parler quelqu’un qui a vraiment quelque chose à dire !

                Alors quand je lis que certains protestent contre cette loi pour pouvoir en réalité continuer à télécharger illégalement (la merde qu’on nous vend par ailleurs très chère pour ce qu’elle est), je m’insurge. Personnellement, il m’arrive de télécharger un peu, mais pas plus qu’à l’époque où je copiais les cassettes ou les disquettes de mes potes, ou qu’on se prêtait des livres ou des VHS pour ne pas payer TOUT ce que cette industrie morphale veut nous imposer, au prix qu’elle choisit, sans accepter de baisser ses prix lorsque la demande baisse. Dans ces conditions, pas étonnant que le téléchargement augmente, et que les ventes s’effondre. Mais ce n’est pas la faute des "fraudeurs" (référence à la propagande qui existe aussi sur la CAF, le chômage, etc.) mais bien de celle des offrants : l’industrie de la création (je n’ose pas dire "de l’art", ce serait bien galvauder ce tyerme...).


              • Nycolas 15 mars 2009 22:43

                Je m’excuse, en me relisant, je réalise que j’ai laissé filer une ou deux fautes de frappe, d’accents et de grammaire dans mon texte, mais qu’on n’oublie pas que lorsqu’une célébrité ignare nous vend ses recettes de cuisine ou le drame de sa vie orgueilleuse, ça ne se voit pas, car il y a plusieurs correcteurs qui repassent derrière... Privilège de la célébrité, il ne faudrait pas que la nouvelle de la dyslexie de certains "grands de ce monde" se répande de trop... C’est pas bon pour les affaires.

                A moins que ça ne rende particulièrement sympathique, par les temps qui courent et l’affligeante manie des sms et autres textos...


              • sisyphe sisyphe 16 mars 2009 09:40

                							par Nycolas 							 														 (IP:xxx.x03.3.15) le 15 mars 2009 à 22H35 							 							
                							

                															
                							 								Euh, je suis artiste moi-même, et je ne toucherai jamais un rond, ni des majors, ni des éditeurs (je suis dans l’écriture) et je suis contre cette loi, ainsi que contre la notion même de "droits d’auteur" si cette notion ne doit servir qu’à protéger une logique qui ne tient pas la route, et qui consiste à empêcher de partager les oeuvres, de les faire connaître et de participer ainsi à éduquer et à cultiver tout le monde.

                Mais qu’est-ce que ce galimatias ?

                Les droits d’auteur, comme leur nom l’indique, sont les droits que perçoit un auteur (il ne s’agit pas de major, ni quoi que ce soit, mais de L’AUTEUR ; compositeur, etc..) lorsque son oeuvre est, justement connue, reconnue, adoptée, aimée, achetée, diffusée. Je ne vois donc pas comment ça consisterait à "empêcher de partager les oeuvres, de les faire connaître, etc..." ; c’est exactement le contraire.
                Il n’y a droits d’auteur que si l’oeuvre est partagée.
                Et vous voudriez les faire disparaître ?
                Que diriez vous si une de VOS oeuvres créee par vous, et diffusée gratuitement sur internet, était reprise par quelqu’un qui se l’approprie, que ça plaise, et qu’il se fasse un tas d’argent avec, sans que vous touchiez quoi que ce soit ?
                Allons, essayons d’être sérieux deux minutes...

                Les droits d’auteur sont ce qui permet à l’auteur de VIVRE DE SON ART ; il ne s’agit que de ça.
                Et cela n’est possible que s’il rencontre un public, qui adhère à son oeuvre, et accepte de payer pour l’avoir à disposition ; point barre.

                Qu’un tas de nouveaux auteurs diffusent gratuitement leurs oeuvres sur le net, pour arriver à trouver un public, c’est une excellente chose ; ça permet d’éviter le parcours du combattant des maisons d’édition, et de rencontrer directement son public, sans intermédiaire.
                Mais bon, une fois la chose faite, s’il veut vivre de son art, il sera bien obligé, d’une façon ou d’une autre, de rentabiliser son oeuvre vis à vis de son public.
                Ou alors, ça veut dire qu’il a déjà suffisamment de fric et qu’il n’en a pas besoin, qu’il fait ça en dilettante ; ce n’est pas, à mon sens, un vrai auteur, et ce n’est pas le problème.

                Par ailleurs, il faut également arrêter l’amalgame entre les pantins de la star ac et autres école de stars, et les auteurs. Les participants de ces émissions people ne sont jamais des auteurs, ni des compositeurs ; les droits d’auteur ne les concernent donc pas, sauf s’ils s’avèrent, après notoriété, devenir auteurs ou compositeurs ; ils ont alors les mêmes droits que les autres.

                Personnellement, il y a un tas d’artistes que je n’aime pas, pour qui je ne débourserai jamais un centime ; mais s’ils ont trouvé un public, qui se reconnait dans leur oeuvre, et peuvent en vivre, qui pourrait légitimement le leur contester ?

                Par ailleurs, personne n’OBLIGE qui que ce soit à consommer quoi que ce soit : personne ne vous oblige à écouter la radio, à regarder certaines émissions TV, à acheter un cd, à aller voir un chanteur en spectacle, un film, une pièce de théâtre, ou quoi que ce soit.

                Il y a suffisamment, aujourd’hui, outre les radios, de sites internet où pratiquement toute la musique est mise à disposition GRATUITEMENT (style deezer et compagnie), pour ne pas venir pleurer contre les majors, les éditeurs, etc...

                Mais il n’y, par ailleurs, non plus aucune raison, que tous un tas d’oeuvres soient piratées, sans que l’auteur (je parle toujours de l’auteur, pas des maisons d’édition), n’en reçoive aucun dividende.

                Vous voulez posséder des chansons, des films, de la musique ; il est normal que vous ayiez à en payer, au moins, le prix qui revient à l’auteur sur ses DROITS, liés à sa création.

                Je l’ai dit, la loi Hadopi n’est pas la bonne réponse, mais il faudra trouver celle qui, de toutes façons, garantira aux auteurs, la juste rétribution de leurs droits pour leurs oeuvres téléchargées ; point barre.

                Quand vous-même, je vous le souhaite, grâce à internet, aurez trouvé un public pour vos oeuvres, il sera normal et légitime, que ce public vous permette d’en vivre, pour que vous puissiez continuer à créer.

                Aucun produit d’un travail, s’il est adopté, ne saurait être gratuit ; aucune oeuvre pillée sans droit..


              • Algunet 13 mars 2009 13:45

                Très bon article qui aurait pu être plus exact en précisant que la loi hadopi ne vise qu’à a sauvegarder les profits des majors et se soucie peu de celui des artistes ...
                Et puis que vient faire Bashung dans cette affaire, lui qui est favorable à cette loi liberticide... 


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 13 mars 2009 16:00

                  Quand un chanteur gagne un euro, la mafia du Paf, qui fournit la drogue et ramasse la monnaie, en prend quinze.

                  Drogue - Des stars chez les Stups
                  Inquiétude dans le show-business : un dealer a livré les noms de ses clients, plus prestigieux les uns que les autres. Une affaire sensible dans laquelle certaines vedettes bénéficient de surprenants traitements de faveur.


                  • C ’est l’effervescence dans le show-business, depuis qu’un dealer de la jet-set a balancé ses clients aux policiers du « 36 ». Des dizaines d’acteurs, de chanteurs, de comiques et d’animateurs de télévision sont dans le collimateur des Stups.

                  • L’histoire commence le 20 septembre 2004 lorsque la juge parisienne Nadine Berthelemy-Dupuy ouvre une information judiciaire pour « trafic de stupéfiants ». Un revendeur entendu par les Stups dans une autre affaire de trafic de cocaïne a mis en cause un certain Alexandre B., qui n’est autre que le fils de Richard Anthony. Lundi 31 janvier au soir, le fils du chanteur yé-yé a été interpellé dans le 17e arrondissement de Paris, alors qu’il se rendait chez une amie. Une opération mouvementée au cours de laquelle Alexandre Anthony a eu le bras fracturé. Après un court passage dans les locaux du 36, quai des Orfèvres, il a été conduit à l’infirmerie de la Préfecture de police, au 6e étage de l’Hôtel-Dieu. Mis en examen pour trafic de stupéfiants mais laissé en liberté sous contrôle judiciaire, Alexandre Anthony est soupçonné d’avoir joué l’intermédiaire entre des dealers de coke et la jet-set. Ce que conteste son avocat, Me Stéphane Goldenstein : « La mise en examen de mon client ne correspond pas à la réalité du dossier. » Toujours est-il qu’au cours de sa garde à vue Alexandre a confirmé le nom d’un dealer. Arrêté avec de la coke et des liasses d’euros en poche, ce play-boy d’une trentaine d’années qui gravite dans le milieu du spectacle a aussitôt lâché les noms de ses clients. Un carnet d’adresses digne d’un annuaire du show-biz qui embarrasse aujourd’hui en haut lieu. Toutes ces personnalités vont recevoir à leur domicile une lettre les convoquant au « 36 ».
                    Les flics des Stups sont habitués à voir défiler les stars. Tous se souviennent de cet animateur de télévision qui, croyant bien faire, a fait le tour des bureaux en se fendant chaque fois d’un tonitruant : « Salut les gars ! » Le lendemain, son nom est sorti dans la presse. Il a alors décroché son téléphone pour incendier le patron des Stups... Une rarissime entorse à l’omerta. Chaque fois qu’une célébrité est entendue, les policiers s’entourent d’un luxe de précautions. « On les fait venir entre midi et deux, tard le soir ou le samedi, quand le 36 est vide » , explique un habitué de la maison. Les auditions toujours courtoises durent rarement plus d’une demi-heure. Elles ne débouchent sur aucune poursuite et les noms des people n’apparaissent pas lorsque les dealers sont jugés. En avril 1997, lors d’une perquisition sur une péniche amarrée à un quai de la Seine, les Stups avaient déjà mis la main sur le carnet d’adresses d’un trafiquant de drogue où figuraient 80 noms de la jet-set. Pas moins de 19 kilos de cocaïne avaient été saisis à cette occasion, soit l’équivalent à la revente de plus de 5 millions d’euros. Aucun des clients célèbres du dealer, dont certains participaient à des campagnes antidrogue, n’avaient été inquiétés par la justice.

                   

                  Le rail de coke remplace le café

                  Exaspérés par ces traitements de faveur, les flics des Stups déplorent l’hypocrisie des pouvoirs publics. « D’un côté, on prétend combattre la consommation de drogue et, de l’autre, on ferme les yeux sur ces stars qui sniffent en toute impunité alors qu’elles s’affichent comme modèles pour la jeunesse  » , s’emporte un ex-patron de la Brigade. Récemment, plusieurs dealers ont été mis en examen pour avoir fourni les plateaux de « Star Academy » et de « Loft Story ». « Le rail de coke a remplacé la tasse de café , ricane un agent du show-biz. On se retrouve pour consommer dans les loges ou dans les caravanes des acteurs. » Au cinéma, ce sont parfois des chauffeurs ou des assistants de régie qui fournissent la drogue.

                  Depuis cinq ans, la consommation de cocaïne déborde les milieux branchés pour toucher, par effet de mode, une population plus jeune. D’autant que le prix du gramme de coke s’est effondré de 150 à 80 euros. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, près de 4 % des adolescents auraient déjà goûté à la cocaïne

                  Aujourd’hui, le plus grand de tous, Michael Jackson, est ruiné alors qu’il détient les droits des plus grands de tous : Les Beatles...Comment peut-on encore douter que c’est la Mafia qui tire les ficelles de nos marionnettes au pouvoir... ??? Ce ne serait as si grave si bien des jeunes stars tombent dans la drogue, se font casser la gueule par leur petits copains, ou filmer leurs ébats que leurs " amoureux italiens " revendent sur la toile...


                  • norbert gabriel norbert gabriel 13 mars 2009 16:46

                    je dois être un peu primaire, en quoi ce commentaire est-il en rapport avec la loi Hadopi ? même s’il semble bien documenté, c’est hors sujet


                  • norbert gabriel norbert gabriel 13 mars 2009 16:58

                    ""En réalité, ce n’est pas plus dur que la plupart des professions, mais il faut bien se justifier de cachets astronomiques.""

                    tiens c’est vrai ça, pourquoi tout le monde ne fait pas Mastroianni, Alain Delon ou Catherine Deneuve au lieu de s’embêter pour 3 francs six sous, ou un smic ridicule chez Auchan, Renault ou Tartempion et Cie ???


                    • paul muadhib 13 mars 2009 17:40

                      parce que il n y aurait personne dans les champs pour leur preparer leur repas et qu ils seraient smiley morts !


                    • Forest Ent Forest Ent 13 mars 2009 18:39

                      Comme tous les autres commentateurs, je suis d’accord avec l’essentiel de l’article, mais ne comprends pas ce que Bashung vient y faire.


                      • vogelsong vogelsong 13 mars 2009 18:58

                        Pourquoi Bashung.

                        Parce qu’aujourd’hui il est le plus vivant de tous. Malgrès l’enterrement par les zombies des victoires de la musique.
                        Je sais qu’il est pour HADOPI. Mais peu importe finalment.



                        • Michael Jordan Manson (MJM) Michael Jordan Manson (MJM) 13 mars 2009 19:27

                           Très bon texte. On se demande pourquoi il n’a pas été posté avant... Le problème est moins la question de l’argent en soi que celle des principes et des privilèges acquis par une certaine classe de population. Un succès commercial vous fait accorder un certain nombre de droits venus de nulle part, d’on ne sait où, marqués dans aucun code de loi ?? Il est évident que cela crée alors ensuite un décalage entre le peuple et les artistes qui ne se comprennent plus. Donc l’art meurt au final. Et les exploités sont toujours les mêmes, ceux d’en bas.
                          Il ne faut pas mélanger les combats : il y a le principe du piratage qui en soit est condamnable. Et il y a les privilégiés qui ne sont condamnables que s’ils viennent mettre leur nez là où ils n’ont rien à faire puisque coupés du peuple par un contrat moral invisible.


                          • sisyphe sisyphe 14 mars 2009 05:46

                            par Michael Jordan Manson (MJM) (IP:xxx.x2.25.240) le 13 mars 2009 à 19H27

                              Le problème est moins la question de l’argent en soi que celle des principes et des privilèges acquis par une certaine classe de population. Un succès commercial vous fait accorder un certain nombre de droits venus de nulle part, d’on ne sait où, marqués dans aucun code de loi ? ? Il est évident que cela crée alors ensuite un décalage entre le peuple et les artistes qui ne se comprennent plus. Donc l’art meurt au final. Et les exploités sont toujours les mêmes, ceux d’en bas.
                            Il ne faut pas mélanger les combats

                            Heureusement que vous le dites vous-même, en fin de texte : "il ne faut pas mélanger les combats" ; or, c’est ce que vous faites, tout au long de votre intervention. 
                            Un "succès commercial" n’accorde que les droits qui en découlent ; à savoir les revenus légitimes des ventes de disques, de droits d’auteur, de concerts, etc... Il y faudrait une loi spéciale ? 
                            Et d’en déduire du "décalage" entre le peuple et les artistes !!
                            Pfffff.... 
                            Quel décalage ? Celui des moyens ? Il faudrait donc que l’artiste soit condamné à ne vivre que du smic, toute sa vie, même s’il a des "succès commerciaux", pour qu’il n’y ait pas de "décalage avec le puple" ? 
                            Du grand n’importe quoi !
                            Et, au final, "l’art meurt" : là, il y a franchement de quoi rigoler !

                            L’art est mort, du succès des grands artistes ? 
                            Dites plutôt que certains grands artistes sont morts faute d’avoir pu, de leur vivant, renontrer leur public ; ça, oui....

                            Et "les exploités sont toujours les mêmes " : quelle démagogie !
                            Quels exploités ? 
                            Qui oblige qui que ce soit à acheter un CD, un livre, à aller voir un film, une pièce de thâtre, un concert ? 
                            Ca ne vous plait pas ; vous n’y allez pas, vous n’achetez pas, point barre. Où est "l’’exploitation" ?? 

                            Il faut arrêter de faire des amalgames, et de raconter n’importe quoi. 
                            Comme vous le dites vous-même ; apprenez à ne pas mélanger les combats...


                          • yvesduc 13 mars 2009 21:14
                            À l’auteur : le principe sous-jacent de votre article, selon lequel les excès des uns justifient les excès des autres, est dangereux et peut mener loin. Question simple : le téléchargement légal, dont il n’est pas question dans votre article, vous convient-il ?

                            • nico235 13 mars 2009 23:13

                               A mon humble avis, le seul qui était encore vivant aux victoires de la musique de cette année, c’était Damien Saez. Regardez sa prestation là : www.youtube.com/watch


                              • moebius 13 mars 2009 23:23

                                 Bashung est malade mais c’est le seul qui n’est pas dans la coma C’est ça qui vient faire le Bashung dans le texte car au Monsieur qui se demande ce que vient faire Bashung ici l’auteur répond ; la chanson française, elle, elle est dans le coma ..comprenez c’est la chanson qui est comateuse pas Bashung qui, cancéreux se porte poutant mieux par rapport à la chansonnette qui elle va décidément trés trés mal, vraiment trés trés mal et méme plus mal que ça ...et quand Bashung sera mort, c’est triste mais n’est ce pas notre destin commun ?, et bien il vivra encore et encore dans nos coeur alors que la chanson elle, elle sera tellement morte que plus personne ne saura vous dire qu’elle a seulement vécu, C’est vraiment trés triste pour la chanson mais bon tant pis


                                • souklaye souklaye 13 mars 2009 23:26

                                  Défaite de la musique ou thérapie de groupe

                                  Ce qu’il y a de pathologiquement pathétique dans les commémorations industrielles, c’est peut-être le besoin des consommateurs à reconnaître leur rôle de poulets de batterie ou de tests clinique usagers.
                                  Entre la mise en scène et la mise en abîme.
                                  Le spectacle de la débâcle ou cette liberté d’expression trop souvent prise en otage par ces vendeurs ambulants de bons sentiments et de contre-culture existant avec un contrat et quelques avances sur profit, cette liberté nous apparaît aussi chorégraphiée que captive.
                                  La suite ici :
                                  http://souklaye.wordpress.com/2009/03/01/defaite-de-la-musique-ou-therapie-de-groupe/ 

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