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Accueil du site > Actualités > Société > Un enjeu essentiel, le renseignement

Un enjeu essentiel, le renseignement

La bataille va être rude entre ceux qui ont accaparé cet outil essentiel et ceux qui veulent remettre les choses à leurs places. Le renseignement a été longtemps la mission principale de la Gendarmerie. Au mépris de la loi d’Août 2009, elle en a été écartée. Je vous propose la lecture d’un essai sur l’organisation des services de renseignement en cas d’alternance politique.

jean-jaures.org - Publications

S’il est une chose précieuse dans la gouvernance d’un pays, c’est bien la possibilité d’anticiper des situations, ou de réagir le plus justement possible à un événement.

Les services de renseignements sont chargés de cette mission primordiale. Les espions à l’intérieur comme à l’extérieur existent depuis la nuit de temps et il n’est pas une décision d’un chef qui n’ait été prise sans qu’il n’ait eu recours à leurs services.

Vous avez remarqué que les services de renseignements ont été complètement réorganisés par Monsieur SARKOZY dans le but de les maîtriser complètement depuis le Palais.

Dans le souci affiché d’éviter les écueils qu’ont connu les services américains en 2001, l’ensemble des chaînes de renseignements se sont concentrées pour aboutir au chef suprême.

Dans le nouveau système et malgré la loi de réorganisation de la Gendarmerie qui affirmait son rôle dans ce domaine, cette institution n’est plus chargée que d’une mission auxiliaire à celle de la police. Les organes d’analyse et de transmission du renseignement sont fondus dans ceux de la police. Bref, la gendarmerie n’existe plus par elle-même et une nouvelle fois, les législateurs n’ont servi à rien.

Bien que cela ne soit évoqué nulle part, je ne peux m’empêcher de penser que l’éjection de la gendarmerie de la protection des personnalités soit liée à cette centralisation des renseignements à l’Elysée. Il y a trente ans, d’autres préféraient les écoutes téléphoniques.

Mais voilà, rapidement ce système à l’extrême concentrateur a vite montré ses limites et il y a fort à parier que l’avenir nous réserve de belles surprises.

Aujourd’hui, le premier ministre n’existe plus dans cette maîtrise de l’information nécessaire à la prise de bonnes décisions. Il semble bien que les fonctionnaires spécialisés professionnels soient passés au second plan, laissant les proches du président diriger la manœuvre et on se retrouve avec des paysans qui déversent de la paille sous les fenêtres de la Présidence.

Tout ce que nous avons récolté c’est un contrôle de plus en plus serré d’internet puisqu’il fait pâlir d’inquiétude toute une classe dirigeante qui ne maîtrise plus ce qu’ils veulent nous faire avaler sans broncher.

Je vois renvoie au constat fait dans un essai qui s’appelle Réformer les services de renseignements qui est disponible sur jean-jaures.org - Publications –

Je vous conseille la lecture de ce document dont je vais essayer de vous résumer l’essentiel.

Réorganisation -

Les auteurs, Jean-Jacques URVOAS et Floran Vadillo, font le constat de la situation actuelle correspondant peu ou prou à ce que je viens de vous dire, mais y ajoutent une potentielle condamnation par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. En effet, il n’y a pas de loi dans notre pays pour encadrer l’activité de nos services, ce que cette cour exige.

Pour prévenir une nouvelle condamnation, les auteurs proposent le vote d’une loi qui reconnaît d’une part la nécessité absolue de l’existence de tels services et d’autre part qui officialise leur existence.

Ensuite , viennent les réformes nécessaires. L’esprit de leurs propositions est clair. Ils replacent le premier ministre à sa place dans le traitement des informations.

Ils souhaitent mettre en place un nouveau Conseil National du Renseignement ( CNR ) . Ils le laissent sous l’autorité de la Présidence de la République, mais suggèrent d’y voir siéger, le premier ministre, les ministres de la Défense, de l’Intérieur, de l’Economie et du Budget ainsi que le Coordonnateur National du Renseignement. Sur le modèle d’autres comités restreints, le Président peut y adjoindre d’autres ministres suivant les besoins.

L’administration régulière reprend sa place. Le politique, retrouve ses responsabilités. Les batailles d’influence entre personnalités d’une cour inutile deviennent sans objet. La présidence prend la distance nécessaire avec les évènements.

Le coordonnateur deviendrait l’élément central du nouveau dispositif par son rôle d’animation, d’orientation des services, pour faire simple. Il pourrait diriger le Secrétariat Général du Renseignement rattaché au premier ministre et annuellement fournirait un rapport aux parlementaires spécialisés.

La transition est toute trouvée pour évoquer le contrôle des représentants élus au parlement.

Le contrôle parlementaire sur les services de renseignements – Vers une commission parlementaire de plein exercice.

L’actuelle Délégation Parlementaire au Renseignement ne semble pas donner satisfaction.

Les auteurs de l’essai proposent d’y remédier.

Il désirent revoir la composition de la Délégation actuelle pour la rendre plus efficace

La composition :

  • représentation de chaque groupe parlementaire

  • remplacer les présidents de la commission de la défense et des affaires étrangères du Sénat par des parlementaires capables d’y exercer effectivement un rôle.

Ils proposent que ces membres soient également membres de droit de la commission des interceptions de sécurité qui ne semble pas avoir joué son rôle dans une affaire médiatique l’an dernier.

Les services de renseignement pourraient être « expertisés » (surveillés !) au travers d’un nouveau Comité de Suivi des Services de Renseignement. (CSSR) composé de membres nommés. Je ne m’étends pas sur ce CSSR dont les chances de voir le jour sont égales à celles de gagner au loto. L’intention est pourtant louable.

La gestion des ressources humaines et la promotion d’une culture nationale du renseignement est le point fort de l’essai que nous lisons.

L’ Académie du renseignement. Les auteurs de l’essai complètent le rôle de cette académie et en font une structure essentielle. 

Cette institution est décrite comme génératrice de liens personnels entre les acteurs du renseignement quelles que soient leurs origines pour tenter de gommer les rivalités et créer un « esprit renseignement ».

Je vous conseille de vous attacher à la lecture des ambitions des auteurs de l’essai pour prendre la mesure de l’enjeu.

Ajustement des réformes précédentes :

Sur le territoire le regroupement des services n’est pas contesté, mais le rattachement de la DCRI à la direction de la police semble insuffisant. 

Il est envisagé la création d’une Direction Générale de la Sécurité Intérieure attachée au ministre de l’Intérieur directement.

Ainsi la D.G.S.I. serait à égalité avec la D.G.S.E. et de plus le contrôle démocratique de ses ressources deviendrait possible.

La DCRI uniquement policière pourrait s’ouvrir à d’autres horizons tout en gardant son rôle répressif.

Rejoignent la D.G.S.I. les anciens RGPP devenus Direction du Renseignement de la Préfecture de Police et les anciens R.G. devenus Sous-Direction de l’Information Générale.

Voilà qui semble remettre un peu ça en bon ordre.

Respectons la loi semblent dire les auteurs de l’essai et rendons à la Gendarmerie son rôle naturel dans le recueil et le traitement du renseignement.

L’armée doit retrouver sa compétence générale en matière de renseignement et ne plus être la « boite à outil » des policiers.

Les militaires et le renseignement –

Le constat est sévère pour la Direction Générale des Renseignements Extérieurs (D.G.S.E). Il ne faut pas s’en étonner puisque l’inspirateur des réformes précédentes les tenait à l’écart.

Le tout policier, la concentration excessive qui induisait une absence totale de contrôle et ouvrant la porte à tous les abus et tous les scandales aurait vécu en cas d’alternance politique.

La D.G.S.E doit évoluer pour s’adapter. Son recrutement semble en cause, la formation de ses personnels doit être complétée. Tout ce beau monde à l’Académie, je crois lire.

La D.C.R.I. ayant placé ses pions à la D.G.S.E., les auteurs pensent qu’une réciprocité doit s’imposer. Ça va grincer des dents, c’est certain.

Nous revenons à l’esprit d’ouverture de mondes qui s’ignoraient voire s’opposaient.

Il est nécessaire de renforcer les capacités d’analyse de la Direction du Renseignement Militaire constate-t-on. Même si cela est annoncé avec prudence, la D.P.S.D. a vécu et ses personnels rejoignent les services qui assurent déjà les mêmes missions que les siennes.

Je pense que les auteurs de l’essai y vont un peu vite et ne rester que sur un seul service de renseignement sur le territoire est un peu se priver d’une deuxième jambe nécessaire à un bon équilibre et surtout des contrôles mutuels s’exerçant naturellement.

Le renseignement économique et la protection de l’activité économique.

Pas grand chose si ce n’est le constat d’un retard considérable dans ce domaine et une absence inquiétante de protection de nos PMI et PME.

Tout semble à faire.

En guise de conclusion, je ne dirai qu’une chose – Le renseignement c’est le pouvoir – celui qui sait peu agir.

Les batailles pour ce pouvoir vont être rudes et je souhaite beaucoup de courage et de persévérance aux auteurs de cet essai pour se faire entendre et donner à un régime démocratique les services de renseignement qu’il mérite.

Jacky Mestries


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21 réactions à cet article    


  • jaja jaja 13 mai 2011 11:05

    L’auteur aurait pu nous parler du fichage des militants et de leurs familles, de la menace que font peser ces services sur la vie démocratique de ce pays... des provocations policières organisées... comme celle de la répression de la manifestation anti-Otan à Strasbourg par exemple...

    Il est vrai que certaines fiches des ex- RG étaient paraît-il à pisser de rire....
    Pour avoir « visité »les caves bétonnées de l’ex-DST je me doute ce qu’un régime autoritaire voire même fasciste pourrait faire de tels outils dits de renseignement.


    • dogon dogon 13 mai 2011 11:16

      Bien plus que l’argent, le renseignement est le véritable nerf de la guerre. Qu’il soit militaire civil, économique, ..., sans lui, rien n’est possible sauf coup de chance. Mais on ne gère pas un état avec les résultats du Loto.
      On l’a bien vu lors du 11 septembre. Les premiers sur lesquels Bush a tapé ont été les services de renseignement.
      Mais pour être efficace dans leur maniement, encore faut-il prendre la mesure de leur importance.
      La réorganisation qui a donné naissance à la DCRI a été baclée car elle a privilégié les copains aux professionnels, la vision de cour à celle de l’analyse sereine et l’opportunisme carriériste à la formation et à la professionnalisation des personnels. Il en a été de même en ce qui concerne le SGDN (Secrétariat Générale de la Défense Nationale) devenu SGDSN (Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationales) et dont les personnels, auparavant tournés vers l’analyse des renseignements venus de l’extérieur, se sont retrouvés à devoir y inclure des données intérieures qui ne correspondaient absolument pas à leur formation et à la mission qui leur était allouée.
      Lien très intéressant.


      • Nanar M Nanar M 13 mai 2011 12:52

        « on se retrouve avec des paysans qui déversent de la paille sous les fenêtres de la Présidence »

        Vous avez raison de la paille c’est scandaleux, il aurait fallu y déverser de la merde !


          • lloreen 13 mai 2011 13:40

            Les fermiers sont déjà identifiés, les moutons ayant aussi des agents de renseignements.


            • lloreen 13 mai 2011 13:57

              « une nouvelle fois, les législateurs n’ont servi à rien ».
              Merci de le confirmer, pour ceux qui l’ écrivent depuis des décennies.
              C’est la raison pour laquelle nous devons faire un inlassable travail d’information vis à vis de nos concitoyens .
              La tête est pourrie et si nous voulu éviter la putréfaction de toute la société, ceux qui ne se satisfont pas d’une existence de volaille de basse-cour (abstentionnistes, entre autres) se doivent de résister non pas contre les pauvres volailles, mais contre les renards qui les gardent, croyant encore qu’ils participeront au festin.
              De festin, il n’ y a en a que pour les « fermiers ».Lorsque les renards seront devenus inutiles, ils seront décimés, eux-aussi.
              Alors, peu importe que le nom de la ferme dans laquelle beaucoup se trouvent encore se termine par toute sorte de trouvailles qui se terminent souvent en -isme (socialisme, communisme, paganisme, capitalisme, nazisme, sionisme...., en bas, en haut, à droite, à gauche au centre et aux extrêmes !) il n’y a de solution que dans la liberté individuelle avec des règles de fonctionnement pour permettre une vie en société qui favorise l’intérêt général.


              • paul 13 mai 2011 14:59

                Les réformes sarkozistes éveillent toujours le soupçon, même si elles paraissent justifiées au départ, ce que résume le député PS Urvoas concernant le Renseignement : « une réforme louable mais qui présente des travers conséquents » .
                Avec les coupes budgétaires drastiques, l’Élysée a surtout voulu centraliser et mettre les services sous sa coupe , avec ses proches aux postes clés ( Sqarcini, Péchenard, ) .
                Services qu’il peut utiliser par exemple pour connaitre les sources d’infos des journalistes .Dans cette affaire comme dans d’autres proches de l’Élysée, le contrôle démocratique parait très défaillant .
                Pour la gendarmerie marginalisée par les réformes, le tropisme policier de Sarko et le cursus de Guéant, ex patron de la police,ex bras droit de Pasqua, ont joué leur rôle, d’autant que les gendarmes astreints au devoir de réserve ont moins de moyens de se faire entendre que les policiers. JH. Matelly pour avoir contesté cette politique, a été radié puis réintégré dans la gendarmerie par décision du Conseil d’État en janvier dernier .
                Cette politique engagée depuis 2002 aura surtout réussi à se mettre à dos tous les corps d’État chargés de la police pénale et de la sécurité . 


                • Clojea Clojea 13 mai 2011 15:03

                  Bonjour l’auteur. J’espère que vous allez dialoguer avec les commentateurs, au moins ce ne serait pas un monologue, ce que je reproche d’ailleurs souvent à ceux qui ne répondent jamais. Concernant l’article. Il est d’une évidence certaine que le renseignement existe et doit exister, car il est vrai que cette planète ne ressemble pas à un jardin d’enfants ou tout le monde serait beau, gentil etc...
                  Mais au delà de cette mission nécessaire à chaque pays, qu’en est-il du fichage systématique de tout ce qui sort du sentier battu. En effet, appartenir à un nouveau mouvement religieux fait que vous êtes fichés, appartenir à une mouvance politique hors de l’UMPS l’est tout autant etc...
                  Mais, ce que peu de gens savent est que tout un chacun peut se retrouver fiché pour « un tas de bonnes raisons », d’avoir donc une fiche aux RGs ou DGSE ou autres, et à partir du moment ou cette fiche est classée secret défence, pas moyen d’y avoir accès. Interessant. Délit de sale gueule ou bien religieux minoritaire, hop une fiche. Vous pensez pouvoir faire rectifier des infos qui vous paraissent mensongères ? Que nenni, c’est classé secret défense. Alors, vous vous dites, la CNIL. Bon dieu, mais c’est bien sur, mais voilà. Les polichinels de la CNIL vous rétorquent, hou là, hou là, secret défense.... Mon bon monsieur, difficile. Hormis le dépôt d’une requête qui va durer des années, cela aboutit par pouvoir consulter votre fiche. Ah ! le Saint Graal, en présence d’un responsable de la CNIL et des RGs. Ah, ca y est je vais enfin savoir. Suspens..... Mais voilà la fiche a été épurée. Ils ont beau vous dire que ce n’est pas vrai, mon oeil, trois lignes sur votre blase, l’adresse et le n° de tel. On croit rêver....
                  Des réformes à faire, certes, mais pas nécessairement celles évoquées par l’auteur


                  • paul 13 mai 2011 17:51

                    @ clojea

                    Qui dit Renseignement dit fichiers, et de ce coté , on s’y perd .
                    Après le retrait du fichier liberticide Edvige , il y a aussi CRISTINA, EDVIRSP ..et LOPPSI ,le must .
                    Les organismes de contrôle ne manquent pas : CNIL, HALDE, CNDS .....
                    Mais cette division des droits du contrôle démocratique permet au monarque de mieux régner Ultime rempart pour lui (Karachi) : le secret défense .


                    • Clojea Clojea 13 mai 2011 18:48

                      @ Paul : Exact, on se noie dans le fichiers, quand aux marques de « respectabilités » de la CNIL et consorts, une franche rigolade.


                    • Aldous Aldous 13 mai 2011 18:35

                      Depuis des années, les services de renseignements et d’espionnage des grands pays ne sont plus simplement un service parmi d’autres mais devienne ce qu’il est convenu des états dans l’état.

                      Simultanément en URSS et aux USA, le KGB et la CIA ont commencé à fournir des hommes d’état.

                      D’abord discrets, Bush senior se contente de passer de la CIA au poste de vice président planqué derrière le comédien Reagan. Devenu président lui même il inaugurera la première dynastie de présidents, imposant son fils, peu prédisposé à ce rôle, comme candidat des républicains, prolongeant l’ère Bush encore deux mandats.

                      Coté soviétique Andropov a eu moins de scrupules mais la maladie raccourcie sa carrière. Dans la Russie post soviétique, c’est Poutine, ex-agent du KGB devenu FSB qui prend le relais.

                      Il ne faut donc pas minimiser l’importance des agences de renseignement dans l’appareil politique des grands états, ils ne sont plus un simple rouage parmi les autres mais au contraire un noyau central du pouvoir.


                      • La Grogne La Grogne 13 mai 2011 22:37

                        Bonjour,
                        désolé de ne pas avoir répondu plus tôt.
                         Vous avez remarqué que j’ai fait un condensé d’un essai de Messieurs URVOAS et VADILLO auquel j’ajoute quelques annotations personnelles. ( rendons à César ce qui est à Jules ).
                        Je tenais à vous donner mon impression sur la situation actuelle qui est à mon sens bien trop concentrée dans les mains d’un seul homme. Cette situation est dangereuse. Nous savons la présidence irresponsable pendant son mandat. De fait les services bénéficient de cette irresponsabilité. Les auteurs évoquent ce problème.
                        Je pense les mesures proposées équilibrées même si je suis persuadé que le contrôle parlementaire n’ira pas plus loin.
                        Vous évoquez un état dans l’état en ce qui concerne les services. Vous avez remarqué que sans le dire, les auteurs traitent ce problème de façon non équivoque.
                        Le problème des fichages, bien que voisin du sujet traité, ne pouvait être abordé dans un essai sur la réorganisation des services de renseignements. Je ne vous accompagne pas dans les problèmes de fichages à outrance, mais par contre, je pense qu’aujourd’hui, nous devons anticiper et nous opposer à la géolocalisation qui se met en place pour chacun de nous - téléphones, ordi portables et voitures - 

                        à votre service.
                         


                        • Pmbouchet Pmbouchet 14 mai 2011 07:57

                          Si le fond de le these soutenue par l’auteur dans le debut de son article est le maintient du renseignement de la gendarmerie, il est tout a fait anachronique. La gendarmerie n’a aucune raison d’exister dans un pays democratique moderne et donc a fortiori le renseignement de la gendarmerie. La dissolution des forces de polices militaires a ete decide au niveau europeen et valide democratiquement par la representation nationale et les electeurs puisque cette mesure faisait partie du programme du candidat Chirac.

                          Le maintient de deux corps de police l’un militaire et l’autre civil a ete abandonne dans la plupart des pays comme inneficace et potentiellement dangereux, ce que les manifestations de gendarmes en armes sur les champs elysees il y a dix ans a bien montre smiley
                           
                           

                           


                          • COVADONGA722 COVADONGA722 14 mai 2011 09:10

                            « validée démocratiquement et décidée au niveau européen »

                            Trés exactement c’est donc de la démocratie de cooptés bruxellois ne représentants qu eux memes et les lobbys qu’ils servent .

                            Bonjour,

                            La disparition de la gendarmerie ne prefigure rien d’autre que la privatisation des forces de police et de leur mise au service des notables et hoberaux locaux ,concomitente de la disparition des juges d’instructions ça n’est rien d’autre que la finalisation
                            du morcellement de l’état et par la de la nation française par les forces de l’argent . Il n’est pas indifférent que les politiques umps porteurs de cette vérole soit majoritairement des avocats « d’affaires » sous doctrine anglo-saxonne .Ils vendent à l’encan ce que depuis philippe le Bel des rois des empereurs des présidents ont patiemment construit , mais
                            apparaissent desormais clairement les manoeuvres de « l’argent et du capital interloppe »
                            Votre democratie les éminence dont vous vous faites le défenseur ils s’assoient dessus " cf referendum.Nous de meme je l’espere le jour ou les peuples d’europe deciderons que le vote n’est pas l’ultime épée.

                             


                            • SATURNE SATURNE 14 mai 2011 09:24

                              Plus qu’un article, on a ici un « tract » pro-Gendarmerie, un manifeste pour le retour de l’honneur perdu des dits-Gendarme.
                              Parce que le problème, c’est que chaque fois que la Gendarmerie a voulu se piquer de renseignement, on a vu ce que cela a donné : les Iralndais de Vincennes, Prouteau/ Barril et les écoutes de l’Elysée, les paillottes corses.
                              Brillant.
                              Des magouilles, mais en plus des magouilles où ils ont été assez nuls pour se faire prendre.
                              La crédibilité des pandorres en est durablement et définitivement affectée.
                              Pour le reste, Pmbouchet a très bien rappellé dans quel sens souffle « le vent de l’histoire », en France comme dans l’UE.


                              • lloreen 14 mai 2011 10:01

                                Tout ce que vous décrivez dans vos différents commentaires, et l’article de l’auteur prouvent-s’il fallait encore le prouver- que la technique est TOUJOURS la même.
                                1/ introduire leurs réformes imposées (et non votées par le citoyen , j’insiste !!!!) par les dictateurs
                                 europistes (l’Europe servant de leurre car beaucoup pensent à cette notion européenne en tant
                                 que territoire géographique alors que pour eux il s’agit bien de l’Europe des « europistes », c’est à dire celle de leurs mentors qui propulsent leurs carrières à la vitesse V pour ceux qui les servent.
                                Et à la lueur des réalités auxquelles nous sommes tous confrontés, l’on peut constater qu’ils « servent » très efficacement.
                                La traduction visible est celle du démantèlement des services publics.Tout ce qui rapporte doit être accaparé par les « europistes », syphonné pour aboutir dans les structures que eux-mêmes ont établis pour leurs « serviteurs » et qu’ils président.
                                Il suffit de voir ce que préside la famille Sarkozy et ce que président tous nos « élus » pour voir émerger cette réalité.
                                Qu’il s’agisse de l’éducation nationale, de la police, de la gendarmerie, de l’armée et de tous les services publics : le stratagème ne varie pas.

                                2/ s’attaquer aux victimes.
                                C’est le comble de l’ignominie mais c’est aux victimes de se dresser contre les bourreaux.


                                • lloreen 14 mai 2011 10:04

                                  J’ajoute aussi que ceux qui desservent si bien, sont passés maîtres dans l’organisation de magouilles de tout genre.Mais comme ce sont des loups qui bataillent entre eux, ce sont souvent des règlements de compte en interne - qui font que certaines affaires (qui seraient passées à l’as au nez et à la barbe de l’opinion publique) éclatent au grand jour.


                                  • lloreen 14 mai 2011 10:15

                                    Saturne
                                    Faut il reprocher à un gendarme d’être pro-gendarme, à un professeur d’être pro-éducation nationale, à un militaire d’être militariste ?
                                    Quand est-ce que vous comprendrez une fois pour toutes que c’est de leur technique de prédilection que les français font les frais ?
                                    Semer la zizanies entre public et privé qui est la meilleure illustration de leur façon de procéder.
                                    Ouvrez les yeux !!!!!
                                    Que voulait cette poignée « d’europistes » ?
                                    1/ une masse payée des cacahuètes, taillable et corvéable à merci sur laquelle ils règnent en maîtres absolus !!!
                                    On y est, non  ?
                                    Au lieu d’élever le secteur privé pour l’aligner sur le public - ce que défendaient les syndicats du service public - le public est tombé au niveau du privé .
                                    Quelle avancée sociale, n’est-ce pas ?
                                    Résultat : un privé à la limite de l’asphyxie et le public aligné de la même façon.Qu’a gagné le privé ? Rien .
                                    Maintenant, comme le privé est encore trop bien traité il va falloir l’aligner au niveau du privé polonais, hongrois ou bulgare.
                                    Et comme le service public sera bientôt complètement dans les mains du privé c’est à dire
                                    A LA MERCI DES FUTURS MAITRES je vous laisse deviner comme les conditions de travail vont être idylliques dans le futur.
                                    Vous voulez un exemple ?
                                    Les suicides chez les salariés de feu France Telecom.
                                    Ils n’en sont, malheureusement, que la pointe émergée de l’iceberg, celle qui a choqué l’opinion publique.Il y en a beaucoup d’autres.
                                    Alors, le premier qui vient me dire que dans le public ce sont des fainéants je leur répondrai que la fainéantise n’est pas l’apanage de la fonction publique.


                                    • zelectron zelectron 14 mai 2011 11:58

                                      Alors, le premier qui vient me dire que dans le public ce sont des fainéants je leur répondrai que la fainéantise n’est pas l’apanage de la fonction publique  : non ce n’est pas l’apanage du fonctionnariat*, c’est son fondement (promotion canapé ?) !
                                      sauf 80% des enseignants du terrain, personnels hospitaliers actifs à 70-80%, préposés à 60-70% (ex-facteurs), le quart des guichetiers recevant du public toutes administrations confondues, 1/4 des agents SNCF, 1/5 EDF, 1/8 France Telecom (Orange), 40 à 50% des gendarmes et policiers, 30 à 40% des personnels des ministères : principalement.


                                    • lloreen 14 mai 2011 10:17

                                      Que les esclaves se tapent dessus n’a jamais inquiété les maîtres.


                                      • CAMBRONNE CAMBRONNE 14 mai 2011 15:52

                                        Bonjour Lagrogne


                                        En tant qu’ancien grognard je vous ai compris et ce que vous dites est bien argumenté et j’approuve à cent pour cent votre souhait de voir se développer une culture rens en France ce qui n’est pas le cas .

                                        Pour avoir fait partie du milieux je peux vous dire haut et fort que ce dont j’ai souffert ce n’est pas d’une trop grande centralisation mais au contraire de l’éclatement et de la multiplication d’organismes vivant en parfaite autarcie ou autisme c’est selon ...

                                        Il faut centraliser afin qu’un renseignement aille à un organisme unique . Je me souviens avoir eu une dizaine de destinataires à mes bulletins de rens .

                                        La guerre des polices comme la guerre des services n’arrange que l’adversaire .

                                        Enfin s’il vous plait ne demandez pas de démocratie pour les organismes de renseignement .

                                        Si vous voulez voir dans le journal le dernier bulletin de renseignement d’un officier traitant mettez dans le coup les élus de la nation qui en fonction de leurs sentiments ou intérêts perso s’empresseront d’organiser les fuites . La DGSE n’est pas la FFF .

                                        Vive la république quand même .

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