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Accueil du site > Actualités > Société > Un Etat policé ou policier ?

Un Etat policé ou policier ?

On ne sait plus où donner de la plaisanterie. Joey Starr, qui n’a jamais voté de sa vie, nous est donné en exemple comme éveilleur civique. Avec sa délicatesse habituelle, il se propose de donner sa voix " au moins enculé des enculés " . On a les consciences qu’on peut.

On ne sait plus où donner de l’esprit ces derniers temps, tant il est sollicité par une actualité particulièrement inventive. Une nouvelle importante et qui va sans doute permettre d’améliorer la condition pénitentiaire a été annoncée par le garde des Sceaux. Le contrôle sur les prisons va être confié à l’organe externe et incontestable que représente la Médiature de la République. Celle-ci pourra utilement s’appuyer sur les principaux griefs formulés par les détenus et recueillis grâce à l’OIP. Pour le reste, que de démagogie ! On oublie les délits ou les crimes et on plaint, on plaint, on plaint les détenus... On leur demande si la prison leur a servi à quelque chose, et ils répondent non de manière totalement surprenante ! Les victimes, connais pas. Aujourd’hui, c’est le tour du coeur sélectif. Et demain, un besoin de répression ?

Mais le plus préoccupant depuis deux semaines, c’est la situation dans certaines cités et les affrontements entre les policiers et des bandes de jeunes gens. Plus grave, ici ou là, ont été organisés de véritables traquenards qui n’avaient pour but que de porter atteinte à l’intégrité physique des fonctionnaires de police. On voulait leur peau. Ces violences d’inégale gravité ont été commises, notamment à Epinay-sur-Seine, aux Mureaux et à Corbeil-Essonne.

Au moins, personne n’en a nié l’importance et on peut dire que la qualité des contributions et des propositions a permis au débat citoyen de ne pas être médiocre même si, pour les politiques, il y avait urgence, avec le risque de l’improvisation, à répondre au défi qui était lancé à tout ce qui était de nature à garantir ou à restaurer la paix publique. On sait bien, par ailleurs, que cette guérilla vise aussi, dans l’expression de son désordre, toutes les incarnations de l’Etat, même les plus traditionnellement respectées jusqu’à maintenant. Ainsi, les pompiers. Une remarquable enquête de Luc Bronner, dans Le Monde, a éclairé la profondeur de l’antagonisme entre jeunes et police et mis en évidence " le cercle infernal " de cette impossible cohabitation. Comme s’il n’y avait plus d’issue envisageable. Les syndicats policiers ont participé à cette effervescence et leur avis, me semble-t-il, a été pris en considération.

Nous avons toutes les cartes en main. Pourtant, quoi de plus difficile que d’imaginer une solution miracle qui viendrait apaiser les tensions, créer une atmosphère irénique et, surtout, instaurer un climat de confiance et d’estime entre les forces de l’ordre et la société ? Parce qu’on comprend vite que la problématique trouve sa traduction la plus paroxystique dans certaines cités mais qu’elle est aussi inscrite dans les relations au quotidien, partout, du citoyen avec la police et dans leur regard réciproque de méfiance , voire de rejet. C’est à gros traits, et sans me dissimuler le sommaire de cette psychanalyse sociale, que je vais tenter d’analyser les raisons de ce dialogue médiocre ou, pire, de cette insidieuse hostilité.

La police se sait, se sent mal aimée non seulement par une part de la société que son idéologie et ses réflexes conduisent à " bouffer du flic " mais par des institutions qui doivent peu ou prou, pourtant, travailler avec elle. Je pense en particulier à la justice qui est animée, dans beaucoup de ses attitudes, par une sorte de condescendance à peine polie, un refus de solidarité qui ne peuvent que blesser un corps qui, sans cesse, fait le " sale boulot". Cette certitude de n’être jamais louée quand le meilleur, grâce à elle, advient et d’être méprisée et sanctionnée quand le pire survient ne constitue pas le meilleur climat pour une pratique policière à la fois humaine et efficace, décontractée et vigoureuse. Incomprise, blâmée presque à tout coup, la police s’est mise naturellement en position de repli et de retrait. Consciente de ses devoirs, devant se battre pour la plénitude de ses droits, guettée par les puristes et les moralistes en chambre, elle éprouve du mal à nouer un rapport tranquille et pacifié avec le citoyen. On a l’impression, parfois, au fil de diverses expériences qui montrent des gardiens de la paix en action, qu’elle se tient prête à anticiper le rapport de force, quel que soit le contexte. Sans percevoir autrui, ses concitoyens, pour des ennemis, le policier les appréhende avec une négativité qui n’est que la conséquence de son propre malaise d’être ce qu’il est dans une société qui réclame de plus en plus de sécurité mais respecte de moins en moins ses policiers.

En face, le citoyen, qui s’obstine à prendre la loi pour une menace au lieu de la désirer comme une garantie, n’est inspiré par aucune considération de principe pour ceux qui sont chargés d’assurer l’ordre et d’identifier les auteurs d’infractions. Sauf, évidemment, lorsqu’il est lui-même victime et qu’alors il vitupère les incapables qui ne sont jamais là !

La conséquence de ce lien perverti, c’est que la police semble se défier de la communauté dont elle fait partie, et que celle-ci ne fait rien pour l’aider à se réintégrer. Loin de se fondre l’une dans l’autre, elles se séparent sans regret et font démocratie à part, comme elles peuvent. Entre elles, il manque l’essentiel, le pont, la passerelle entre une police d’enquête et d’interpellation et des citoyens ou déçus ou intimidés. Il manque ce que Joaquim Masanet a justement qualifié de "police de voisinage ", cette police de la quotidienneté et de la familiarité dont le rôle serait d’apprivoiser et de faire connaître, de planter, sur le terrain social, les graines d’un meilleur vivre-ensemble. Au fond, ce qu’il convient d’attendre des fonctionnaires de police, c’est qu’entre l’ordinaire neutre et leur courage fréquent et admirable face à l’exceptionnel, ils apprennent et cultivent l’urbanité républicaine. Cette dernière mise en oeuvre sur une large échelle sera seule de nature à toucher les profondeurs de la communauté des citoyens et à modifier son esprit.

On a déjà constaté que pour les cités difficiles, cette approche fait l’objet d’un consensus. Les syndicats souhaitent qu’on arrête les contrôles routiers et qu’on mette " le paquet " sur les opérations de sécurité dans lesquelles les CRS pourraient représenter un apport substantiel. Nicolas Sarkozy a lui-même indiqué qu’il avait donné pour instruction de rendre plus discrète la présence de la police dans les quartiers " chauds". Non pas qu’il faille leur permettre de redevenir des zones de non-droit, mais pour éviter qu’en leur sein, des interventions répétitives et sans portée véritable ne lassent la majorité honorable et ne troublent plus la minorité malfaisante, beaucoup plus gênée par le démantèlement de ses trafics et l’émergence même timide d’un Etat de droit.

Cette urbanité républicaine, elle sera le complément nécessaire de la force et de la rigueur permises par la loi. L’arsenal pénal est là, à la disposition des policiers et des magistrats. Tous les débordements, toutes les violences peuvent être sanctionnés aujourd’hui. Aussi suis-je réservé, même si je perçois bien la finalité de ces discours, sur la demande politique d’aggravation des peines lorsque les policiers sont victimes. Nous avons déjà tant de mal à faire appliquer la loi existante avec sévérité. Ce type de proposition relève plus du symbolique - on jette demain à l’opinion publique pour la rassurer - que de l’efficient. L’efficient, ce serait de comprendre qu’on ne fait pas ce qu’on veut avec les magistrats, que les jurés actuels n’éprouvent pas forcément de la bienveillance à l’égard de la police, que des présidents de cours d’assises, syndiqués ou non, sont, c’est le moins qu’on puisse dire, peu favorables, dans les débats, aux fonctionnaires de police, que le barreau minimise et que les réquisitions du ministère public, aussi pertinentes qu’elles soient sur ce plan en correctionnelle ou aux assises, ne sont pas obligatoirement suivies. Entre la pureté et l’extrémité de la loi pénale et la décision rendue, il y a tout simplement la justice, formidable et vertigineux aléa. Plutôt que d’offrir demain dont nous ne savons rien, tentons de nous battre sur aujourd’hui.

Le garde des Sceaux et le ministre de l’Intérieur ont proposé, l’un, la création d’une nouvelle qualification criminelle qui réprimerait de quinze années de réclusion les violences commises avec arme et en bande organisée, l’autre, le renvoi systématique aux assises des agresseurs de policiers, de gendarmes ou de pompiers. Sur ce second point, des qualifications criminelles existent déjà et il faut sans doute interpréter cette proposition comme une volonté de criminaliser ce qui jusqu’à maintenant était délictuel. Nous aurons sans doute des éclaircissements à ce sujet.

Le projet du garde des Sceaux me semble, en l’état, très intéressant, dans la mesure où il veut répondre à une difficulté centrale de la pratique policière dans les cités mises sur le devant de la scène délictuelle et criminelle. Les violences sont collectives mais la preuve doit rester strictement individuelle. Autrement dit, en l’état de nos textes, si quelqu’un accomplit un acte contre les policiers, il peut être poursuivi ; en revanche, le groupe qui l’entoure, le protège, qui fait nombre, qui presse et menace, ne peut pas être collectivement incriminé. La disposition souhaitée par Pascal Clément nous sortirait d’une administration de la preuve totalement inadaptée et exclurait tout débat sur la volonté homicide puisqu’il suffirait d’établir la réalité des violences. Encore convient-il que nos responsables politiques intégrent, de manière lucide dans leurs résolutions, l’infinie liberté des juridictions en face des accusations même les plus étayées !

Ce n’est pas l’alourdissement des peines, en le supposant possible, qui instaurera ou restaurera le lien de confiance, le rapport de solidarité et d’estime entre les citoyens et leur police. C’est, au contraire et à la longue, cette relation inventée ou reconquise qui rendra insupportable toute mansuétude judiciaire.

Ce n’est pas l’Etat policier qui entraînera l’adhésion de tous mais l’Etat policé qui permettra d’espérer. Ce n’est pas avec une joie mauvaise et sadique - pour quel succès politique ? - qu’ il faut attendre la commémoration des émeutes d’il y a un an, mais avec la certitude que la démocratie, qui est humanité et rigueur, police et justice, va gagner.


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59 réactions à cet article    


  • ohnil ohnil 20 octobre 2006 17:01

    On a l’impression à vous lire que vous découvrez le phénomène de « guet-apens » ? Pourtant, en votre qualité de magistrat, vous devriez savoir que cela existe depuis des années !

    AMHA, ce battage médiatique est plus lié aux élections à venir (professionnelles pour la police - présidentielle et législatives pour les politiques) qu’a une réalité nouvelle.

    Quand à l’idée de criminaliser les agressions faites aux AFP, pourquoi pas, mais il faudra expliquer au citoyen lambda pourquoi il ne bénéficie pas des mêmes droits ni de la même protection que les forces de l’ordre.

    Est-ce vraiment républicain que d’accorder une meilleure protection à certain ???


    • Marion (---.---.99.52) 20 octobre 2006 17:04

      En qui le Médiateur de la République serait-il une instance indépendante et incontestable ? En l’occurrence, c’est un ancien ministre :

      http://www.mediateur-republique.fr/fr-20-citoyen-Contact

      C’est d’ailleurs de cette façon que fonctionne SYSTEMATIQUEMENT l’Etat français. A la Cour européenne des Droits de l’Homme, le juge français est un ancien président de Sous-section du Conseil d’Etat et ancien président de la CADA. Où est la séparation des carrières ?


      • Marion (---.---.99.52) 20 octobre 2006 17:15

        En bref, on trouve sur la Toile que l’actuel Médiateur de la République Jean-Paul DELEVOYE est un : « ancien Président de l’Association des Maires de France, ancien sénateur, ancien ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’État et de l’Aménagement du territoire ». Il apparaît sur les listes électorales comme un candidat UMP.

        L’Etat et le monde politique français seraient-ils donc incapables de mettre en place des institutions vraiment indépendantes ?


      • Philippe (---.---.58.145) 20 octobre 2006 17:49

        Je ne vois pas en quoi cela disqualifie le Médiateur valable qu’il est pour procéder au contrôle des prisons.Depuis toujours, il est sensibilisé sur cet univers.


      • Marion (---.---.99.52) 21 octobre 2006 09:19

        Parce que, dans les milieux dirigeants et même à des échelons plus bas, la société moderne est une société de réseaux.


      • 3p (---.---.102.41) 23 octobre 2006 08:28

        Et ancien concurrent malheureux de Michèle Alliot-Marie à la présidence du R.P.R.(malgré le soutien de Jacques Chirac).


      • Seb (---.---.117.119) 20 octobre 2006 17:49

        Il est hélas de plus en plus dificile de savoir qui est le moins enculé des enculés. Puisqu’il faut choisir entre « Poire à lavements » et « Sandwich au caca » (merci South Park), je préfère encore l’abstention.


        • TEO (---.---.76.217) 20 octobre 2006 18:13

          Article magnifique... sur presque toute la ligne... car il me laisse un gout d’inachevé ; le même qu’après la lecture d’un certain livre de Mme Bui Trong : « Violences urbaines. Des vérités qui dérangent ». Là comme ici, l’analyse est lucide, courageuse... mais seulement jusqu’à un point... il manque toujours le tout petit rien de probité (?), de courage (?), de lucidité (?), d’absence de corporatisme ( ?)..., il manque ce petit rien qui aurait pu nous mettre en situation de vraiment reconnaître ce qui se passe pour enfin nous mettre à travailler aux solutions. Laissons le coup de griffe gratuit à Joey Starr, laissons les détenus qu’il ne faudrait plaindre pour rien au monde ; allons au plus « préoccupant » : « la situation dans certaines cités et les affrontements entre les policiers et des bandes de jeunes gens. »

          Comme vous dites, et comme disait Mme Bui Trong, « On sait bien... que cette guérilla vise aussi... toutes les incarnations de l’Etat, même les plus traditionnellement respectées jusqu’à maintenant. » Oui, on le sait ; mais pourquoi donc ne se demande-t-on jamais pourquoi il en est ainsi ? Serait-ce que pour n’être pas aimé de ce public, la République ne lui serait pas aimable ? Oui, pas seulement les uns et les autres, pas seulement le voisin, la « société », les média, l’air du temps..., non, la République elle-même et ses représentants : l’Ecole, la Justice, les Institutions... la Police.

          Malgré la minoration, je suis admiratif que vous ayez pu écrire « Sans percevoir autrui, ses concitoyens, pour des ennemis, le policier les appréhende avec une négativité... » J’ai la faiblesse de considérer que vous énoncez-là un fait... Et j’avance cette supposition : supposons que cette « négativité » soit juste un peu plus prononcée lorsqu’il s’agit de ces populations dont on peut dire sans exagérer que tout le monde en France ne les aime pas d’un amour échevelé.

          Evidemment, il y a bien beaucoup d’autres choses ; et vous en dites déjà pas mal... Bravo... après tout, vous n’êtes pas comptable de ce qu’un pays préfère se suicider que faire un petit effort...


          • Antzo Bayle (---.---.58.179) 22 octobre 2006 01:32

            Vaine comparaison.
            Les agresseurs sont aussi français que vous et moi.
            AMALGAME ! smiley


          • Daniel Milan (---.---.2.58) 22 octobre 2006 01:38

            Personne ne met en cause la nationalité des policiers agresseurs/tabasseurs !


          • Antzo Bayle (---.---.58.179) 22 octobre 2006 02:17

            Arg, je ne suis vraiment pas doué... Pardonnez mon erreur, je voulais répondre au toto du bas smiley


          • toto740 toto740 20 octobre 2006 19:17

            J’ai l’impression que le nombre de gens qui conservent encore le sens du citoyen régresse.Si j’écoute les journalistes je vois bien qu’ils se posent en défenseurs des libertés - comme un rempart pour me protéger - mais moi je ne pense pas pareil.Le problème c’est que si je m’exprime sur ce sujet je vais avoir l’air facho.Comment aborder les sujets sur la violence sans répression ? Y a t il une autre solution ? La meilleure à mes yeux c’est le respect de la loi. Si je vis à l’étranger je me plie aux lois du pays, sinon je serai puni, même si je ne connais pas les lois locales. C’est en se confrontant aux lois qu’on les intègre. Elles nous permettent de vivre en paix.


            • Ethy (---.---.205.175) 20 octobre 2006 20:10

              L’intolérance contre les intolérants...

              Il faut sanctionner ceux qui ne respectent pas les lois surtout quand le dialogue à déjà eu lieu !

              La justice quand à elle est molle, et devrait sévir plus amplement sur les multi-récidivistes, même pour des délits mineurs au lieu de trouver des excuses comme le milieu social ou l’origine ethnique et j’en passe pour faire avaler la pillule. Les sanctions ne doivent pas être forcemment de la prison ferme (tout dépends du délit) mais plutot des TIG, histoire de ne pas surcharger (même si elles le sont déjà) nos prisons et rendre « service » l’état !


              • Jyjy (---.---.205.137) 20 octobre 2006 21:53

                Beau réquisitoire partant de constats qui ne datent pas d’hier.

                Même si je vous rejoins en grande partie, vous faites la part belle à cet EXCCCCCCELLLLLLENT Pascal Clément !

                Ce ne sont pas des mesures immédiates voire brutales qui feront cesser une situation où les torts sont partagés. Comment la « justice » peut-elle OSER s’occuper rapidement de cette « affaire » alors que les bavures, dont Outreau était la plus symptomatique, n’ont toujours pas, et ne sont pas prêtes d’être réglées ?

                Reste toujours cette « tolérance zéro » qui va en s’évanouissant quand on s’approche du sommet de l’État.

                L’emploi du terme « cités difficiles », « quartiers chauds » sont de très mauvaises expressions qui dépersonnalisent, déshumanisent des lieux de survie qui n’ont pas besoin de cela. Pour quelques dizaines de bagarreurs, combien subissent sans autre choix que de raser les murs. Et dont ON ne parle pas ! Vraies victimes de mauvaises politiques. « Et la juste raison fuit toute extrémité »


                • (---.---.192.187) 20 octobre 2006 22:52

                  Quand je pense que la recette est simple, mais les brutos de droite et les bobo de gauche sont si arcqués sur leurs principes débiles qu’il ne l’admettrons jamais :

                  1) Une police de proximité non déconnecté des la population (merci Sarko et ses initiatives admirables pour faire exactement l’inverse). 2) Un contrôle stricte et des sanctions fermes pour les policier/gendarmes faisant un usage inconsidéré de la violence.

                  Ca c’est pour les brutos de droite.

                  3) Une réponse forte et rapide aux actes de délinquence (quelqu’ils soient) et la police de proximité prend la toute son importence. 4) Pas de sentimentalisme pour les délinquents violents et des sanctions sévères.

                  Ca c’est pour les bobos

                  Et pour l’ensemble

                  5) Un programme de réhabilitation de l’architecture des quartiers et l’erradication définitive des horreurs crées par Le Corbusier et consorts.

                  Le plus urgent étant d’inverser l’isolement des policiers (si c’est encore possible) et de cesser la course au résultats (encore merci Sarko) qui n’amène que des problèmes. Prévention ET répression sont indispensables et doivent équilibrées. Encore faut-il des politiques ouvertes, volontaristes et non démagogiques (avec les candidats déclarés aux élections c’est pas gagné ! ).


                  • cestpaspermis (---.---.237.238) 21 octobre 2006 00:39

                    @ la police:ce qui se passe est triste:alors que chacun est conscient de le nécessité d’une police républicaine,on vous associe à des missions qui ne font que nous diviser:ex:la sécurité routière:chacun est convaincu qu’il faut lutter contre les grands abus:excés de vitesse,ivresse,conduite sans permis,on vous embusque pour verbaliser les gens qui revenant de leur travail,auront roulé à 55km/h au lieu de 50,ou ceux qui coinçés à un giratoire ou à un carrefour à une heure de forte affluence sont obligés de forcer s’ils ne veulent pas être bloqués pendant 10 mn.Tout ceci est minable,pas digne,et ne fait qu’entretenir la défiance à votre égard, et nous diviser.


                    • Bruno de Beauregard (---.---.36.94) 21 octobre 2006 01:22

                      Tous les être humains « normaux » aspirent à la justice et tous sont naturellement révoltés contre toute forme d’injustice.

                      Celui qui veut ramener la justice quelque part, et ce autrement que par la violence policière qui elle même est d’une grande injustice, doit en avoir la légitimité.

                      Or, qu’elle est la légitimité de la classe politique pour conduire pareille action, même en s’appuyant sur la police et la justice ?

                      La corruption de la classe politique a en effet atteint par capilarité nombre d’institutions de la république, et ce depuis déjà fort longtemps.

                      Il faudrait donc croire que toute cette immense structure profondément pervertie va elle-même être capable de réparer ses dégâts, sans être passée au préalable à la machine à laver ?

                      Moi je ne le crois pas un instant.


                      • philippe (---.---.196.110) 21 octobre 2006 09:45

                        C’est quoi, votre machine à laver ?


                      • Marsupilami (---.---.60.228) 21 octobre 2006 09:57

                        Excellent article. Il faut à tout prix empêcher le dangereux et démagogue petit Nicolas Sarkozy d’accéder à la Présidence de la République. Son bilan en matière de sécurité publique est désastreux.


                        • Marsupilami (---.---.60.228) 21 octobre 2006 10:05

                          PIQURE DE RAPPEL

                          Depuis l’apparition de son fil de discussion onaniste « Demian sors de ce corps » sur Agoravox, D.W. n’existe plus que comme roquet-caniche de ceux à l’arrière desquels il se traîne comme un impuissant opposant. Une caricature d’inanité suiviste et faussement récalcitrante. L’inverse d’une vision du monde : un mâchonnage mollasson de mollets dont ces derniers se foutent tant ils sont solides. D.W. n’est plus que l’ombre du chien qu’il n’a pas. Un clone de spectre poursuivant le fantôme de ce qu’il n’a jamais été. Une bavure hypocondriaque, narcissique et grotesque sur la partition du silence. Un poster de star dégringolant du mur d’une chambre d’adolescent depuis longtemps désertée. Un mistral gagnant qui fait perdre à tous les coups : l’inverse de la magie de l’enfance. Ni enfant, ni adolescent, ni adulte, ni vieux, D.W. n’est rien : fausse image bleutée d’une fausse existence sans azurs, la chose se répand comme un Klein vomi bleuâtre, inconsistant mais autosuffisant, à la fois fait-néant et faux néant : néant surpeuplé par le vide de l’inconsistance, parasité par le trop-plein du rien-du-tout égomaniaque, vertige absolu du non-être. Le trollage inepte en tant qu’âme du monde. Le qu’on-m’enterre diffamateur en tant que filousophie. La chose bleuâtre n’est même pas absurde (l’absurde est plus consistant qu’elle) : non, la chose bleuâtre est le reflet exact du monde médiatique moderne : trompeuse, fallacieuse, égotiste, inculte, moi-jeux-esque, bref cauchemerdesque.

                          Et cet ectoplasme caoutchouteux et pollué jusqu’à son manque d’os est l’e-conne d’Adoravox. Que dire de plus ?


                        • Cochonouh Cochonouh 21 octobre 2006 12:05

                          J’ai été faire un tour sur le fil de l’article en question...

                          C’est vrai qu’il y a 1700 commentaires, mais il y en plus de 90% qui sont écrits par Demi-Veste et Rocla d’amour, ça ressemble plus à un chat privé qu’à un fil de discussion.


                        • Cochonouh Cochonouh 21 octobre 2006 12:07

                          2700... pardon.

                          2712 actuellement, ne lui enlevons pas ce petit plaisir.


                        • bleucitron (---.---.242.147) 29 octobre 2006 12:55

                          DW pourquoi vous sentez vous obligé de nous imposer la vision de votre portrait ?

                          alors qu’il y a tant de jolies images sur le net !


                        • Daniel Milan (---.---.2.58) 21 octobre 2006 10:31

                          Mr Bilger, Je comprends Joë Starr et partage certaines de ses vues... S’il ne fait pas toujours dans la délicatesse face à des irresponsables politiques qui n’en ont encore moins ; au moins il n’est pas endormi comme le Doc Gynéco récupéré par Sarkozy...

                          Les guet-apens allégués par des flics ont été démentis par des témoins...

                          Quand cesserez-vous Messieurs les magistrats de cautionner toutes les allégations policières ?

                          Si vos policiers veulent être respectés, qu’ils commençent d’abord par respecter les gens...

                          Ensuite, il faudrait un peu que les magistrats poursuivent les flics qui ont violenté des citoyens, au lieu de classer sans suite ou de prendre des ordonnances de non-lieu au sujet des plaintes déposées par des victimes de violences policières !!


                          • bleucitron (---.---.169.14) 21 octobre 2006 10:53

                            sarko envoie au casse-pipe des agents qu’il a lui même grillé avec ses agressions verbales indignes d’un représentant du gouvernement. il ne faut dès lors pas s’étonner de la réaction. quand on utilise des manières de voyou, on doit s’attendre à être traité comme tel. Les forces de l’ordre sont devenues les forces du désordre. Elles doivent pour cela remercier sarko, qu’elles s’arrangent avec leur chef. le problème, c’est que la facette « candidat » prend le pas sur la facette « ministre ».Le pompier pyromane. Mon analyse sera certainement jugée simpliste, mais je crois qu’elle en vaut bien d’autres. Et, vu de plus haut, quelle légitimité possède ce gouvernement en terme d’honnêteté ? Venir faire la morale à des gamins désespérés, à coup de matraque, alors que nous sommes « dirigés » par des corrompus jusqu’au trognon ? vous croyez que ça peut durer encore longtemps ?


                            • aebc (---.---.166.167) 21 octobre 2006 11:31

                              moi, je ne demande qu’à croire en l’impartialité de notre police et notre justice...mais commencez pour redorer votre blason par montrer la même sévérité envers les cols blancs qu’envers le reste de la plèbe... Je cite le cas d’un ancien premier ministre convaincu d’avoir détourné 3 ou 4 fois plus d’argent que « Bernard Tapie » et « sévèrement » condamné à 1 an de prison avec sursis et un an d’inéligibilité...ce que prend un citoyen lambda qui a volé un poste radio...bel exemple d’une justice égalitaire.....


                              • bleucitron (---.---.169.14) 21 octobre 2006 12:51

                                ou 1 mois ferme pour avoir pissé sur un distributeur de billets c’est vraiment nimp la justice normal qu’on ne la considère plus


                                • T.B. (---.---.21.162) 21 octobre 2006 13:53

                                  Me suis arrêté à mis course dans cet article qui pue la méconnaissance des quartiers ghettos et le profond mépris pour une jeunesse, à justre titre, en colère. Des guet-apens ? Faudrait peut-être étayer les faits, monsieur Bilger, avant d’accuser sans l’ombre d’une preuve et marteler encore et encore sur le sempiternel thème de « l’insécurité », sans chercher à comprendre le pourquoi et le comment ...

                                  Répression, répression ... que ce mot à la bouche.

                                  Au fait, vous étiez où lorsque le juge Eric Halphen a démissionné de la magistrature ? Ref > affaire des « HLM de Paris », Tibéri, Pasqua, Chirac etc ? C’est pas de la racaille ça ? Et toujours en liberté et bénéficiant des mêmes privilèges, immunités et autres prérogatives.


                                  • philippe (---.---.196.110) 21 octobre 2006 18:13

                                    Vous éructez de sorte que vous m’interdisez de vous répondre.Il y aurait eu pourtant de quoi sur tous les points.Il n’y a pas une once de mépris chez moi, il y en a beaucoup chez vous.


                                  • T.B. (---.---.21.162) 21 octobre 2006 18:57

                                    Encore une accusation gratuite monsieur Bilger. Je n’éructe pas, je m’exprime et calmement, qui plus est. Je ne suis pas dans un tribunal, à la barre, avec des juges Burgaud qui siègent. Je suis sur AgoraVox et rien ne vous empêche de me répondre, sinon, vous aggravez votre cas. Lacheté ? Défausse ?


                                  • philippe (---.---.196.110) 21 octobre 2006 19:48

                                    D’abord relisez bien votre premier commentaire, TB(?), et vous comprendrez ce que je veux dire en parlant d’éructation.Ce qui me frappe dans votre texte, c’est la haine qui suinte. Contre qui, contre quoi ? Vous avez tout à fait le droit de détester mon billet mais répliquez au moins à ce qui s’y trouve.Vous voyez du mépris pour les cités quand je dénonce seulement la minorité de casseurs et de voyous qui les deshonorent en dépit d’une majorité d’honnêtes gens. Vous évoquez Halphen, Chirac, des personnalités politiques !Je ne vois pas le rapport. Au motif qu’elles sont ou que vous les jugez corrompues et qu’elles doivent être sanctionnées, il faudrait applaudir les délinquants et les criminels qui sévissent dans les cités. Quel étrange raisonnement vous avez !Ou faut-il penser que vous êtes ravi de ce désordre violent et que seules vous importent les condamnations des riches ou des privilégiés.Epargnez-moi enfin vos hypothèses sur la défausse ou ma lâcheté. Elles sont ridicules et vous surestimez le danger intellectuel et l’épreuve redoutable que vous seriez.


                                  • T.B. (---.---.21.162) 21 octobre 2006 20:33

                                    Soyons justes, je viens de lire votre article de mai 2006 « Il faut sauver Van Ruymbeke ». Très bon article, même si vous enfonciez une porte ouverte.

                                    " Enfin, le garde des Sceaux, dont la lucidité politique n’est pas la moindre qualité, percevra que l’attitude de RVR, si elle est diversement appréciée sur le plan judiciaire, serait de nature à rassembler la magistrature, toutes tendances confondues, dans un même refus si du disciplinaire était envisagé contre elle. Trop serait trop. RVR deviendrait réellement une victime sacrifiée sur l’autel du politique, et personne ne l’accepterait chez nous.

                                    Qu’on ne voie pas dans mon propos l’illustration de ce qui est souvent reproché aux magistrats, et qui relèverait d’une apologie mécanique, par solidarité. Je voudrais seulement qu’on rende justice à RVR. Un grand magistrat. On n’en a pas tant."

                                    Concernant la lucidité politique de Pascal Clément, là vous avez tout faux. Voir les dépêches d’hier. Rien, strictement rien, aucune réforme suite à la Commission d’enquête (qui a coûté combien à la République ?). Cette décision qui ne débouche sur rien va avoir, je le crains, des conséquences encore plus fâcheuses et braquer encore plus le citoyen vis à vis de cette pseudo Justice, totalement écoeurante. Trop c’est trop.

                                    Vous dites « des RVR on n’en pas tant » !!! Mais tout le problème est là, monsieur Gilber !!! C’est quand même incroyable et totalement révoltant que les juges qui font correctement leur boulot, se comptent, au sein de la magistrature, sur les doigts d’une main...

                                    Ensuite, je répondrai éventuellement à votre message de 19h48. Chaque chose en son temps.


                                  • T.B. (---.---.21.162) 21 octobre 2006 21:02

                                    Réponse à 19h48

                                    Monsieur Bilger, vous me dites : « Au motif qu’elles sont ou que vous les jugez corrompues et qu’elles doivent être sanctionnées, il faudrait applaudir les délinquants et les criminels qui sévissent dans les cités. Quel étrange raisonnement vous avez ».

                                    C’est vous qui déraisonnez. L’ais-je dit ? J’ai parlé du « pourquoi et du comment » qui laissait entendre que les actes de violences dans les cités ghettos sont tout à fait condamnables, mais qu’il fallait également savoir les relativiser dans leurs contextes et non pas, toutes les cinq minutes, en faire l’objet de matraquages télévisés. En fait, TEO et son commentaire plus bas, explicite parfaitement ce que je veux dire sans haine mais avec colère, cette fois-ci. Et lui, au moins, il donne des chiffres. A l’Ecole Nationale de la Magistrature, il faudrait apprendre aux élèves, ent’autres choses, à s’appuyer et à rechercher les vrais chiffres plutôt que de déraper sans cesse en voulant se plaquer sur les modes et travaux de l’actualité. Voir à ce propos Burgaud qui, au diapason des médias, voyait des pédophiles partout. A ce propos, il me semble que d’autres innocents (un autre groupe) pour les mêmes fausses raisons et jugées par à peu près les mêmes personnes, moisissent encore en prison. Avez-vous des infos là-dessus ? Merci.

                                    Franchement, vous ne savez ni lire, ni écouter. Vous transformez les propos de ceux (moi, en l’occurence) qui vous répondent. A votre niveau et au regard de vos attributions, c’est impardonnable.


                                  • Daniel Milan (---.---.2.58) 22 octobre 2006 01:13

                                    Oh Monsieur Philippe, A vous entendre les cités ne sont peuplées que de délinquants...

                                    C’est vrai, les autres, ne sont que des délinquants... en puissance...

                                    Quel beau morceau d’objectivité, j’en suis tout ébahi !

                                    Je vous repose la question suivante, quand certains magistrats cesseront-ils de couvrir des exactions policières et d’organiser l’impunité de ces flics, en particulier à Nice ?


                                  • Cassandre (---.---.45.33) 21 octobre 2006 14:41

                                    Je crois beaucoup à la pédagogie du coup de pied au cul...

                                    Une bonne raclée administrée à chaud sur tout « flagrant délit » remplacerait avantageusement les leçons de civisme de la gauche boboïsée et les projets de lois répressifs proposés de manière neuro-répétitive par Sarko-Le-Nono qui, s’ils sont votés un jour (il faut se dépêcher) ne feront sans doute jamais l’objet des décrets d’application correspondants...

                                    Outre les effets libérateurs et déstressants qu’elle engendrerait pour les forces de l’ordre en état de légitime défense, cette méthode aurait, par son caractère répétitif, la même valeur d’exemplarité que les attaques dont les agents de l’Etat sont régulièrement les victimes car, comme chacun sait, la répétition est la base de la pédagogie.

                                    Et tant pis si Momo fait la gueule !


                                    • T.B. (---.---.21.162) 21 octobre 2006 21:41

                                      Et toi, Cassandre, tu vas pas t’y mettre ... On va pas, non plus, pleurer sur la flicaille. J’ai fait appel à eux trois fois ces deux dernières années. Aucune note n’a été enregistrée. Autant de chiffres en moins en matière de délits. Toujours ça de bon pour Sarko. Résultat : aucune poursuite à l’encontre de trois connards et d’un délit de fuite suite à un gros accident de la circulation. Alors les flics, je pleure pas sur leurs sorts.

                                      Les RG en civil qui volent les portables dans les manifs pour éliminer toutes preuves, j’en ai vu. Matraque électrique, flashball, lacrymo envoyé à 20 centimètre du visage de gamins qui n’ont pas 20 ans, j’ai failli y goûter, le tout avec les SO (service d’ordre) des syndiqués CGT FO and co qui cherchent à te serrer. Qu’est-ce que je foutais là ? C’était pdt les « manifs » du début 2006. J’y étais, c’est tout. Du direct journalisme citoyen sans carte de presse et n° qui va avec.

                                      Par contre, je reconnais que leur destin n’est pas rose tous les jours : sécurité de l’emploi, CDI à vie, hiérarchie qui te protège si tu vas trop loin : racket, viol, tabassage juste par sadisme, alcoolémie chronique. Je précise, pas tous. Je le reprécise pour qu’il n’y est pas mélange : PAS TOUS !!! Retraite au bout de combien d’années de « service » ?


                                    • T.B. (---.---.21.162) 21 octobre 2006 22:43

                                      Me suis mal exprimé sur un point : certains « gamins » de 15 ou 20 ans ont une démarche citoyenne éclairée et courageuse bien plus que la plupart des adultes « responsables » résignés et lâches. Les « gamins » dont je parle étaient tranquillement assis, en groupe, sans armes évidemment, et ont été sauvagement et brusquement attaqués par une compagnie « républicaine de sécurité ». Bonjour la sécurité. De toutes façons, beaucoup d’images et de photos ciculent encore sur le net qui montrent les mêmes choses : si vous n’avez pas assistés, vous-mêmes, à ces « festivités ». Pour les autres, ceux qui ne sont pas syndiqués, les témoignages de brutalité gratuite et raciste (mais pas que) de la part des SO, RG et robocops sont légions.


                                    • toto740 toto740 21 octobre 2006 17:47

                                      Et si Sarko avait décidé de casser le bon boulot des ilôtiers pour que le feu reprenne dans les quartiers, et puis comme un Jésus il arrive et nous sauve en étant élu pour ça.... Je me souviens aussi qu’il avait prévu une réforme des plaques d’immatriculation ( une pour la vie du véhicule), et puis plus rien...il est grand quand il est filmé en contre plongée...il parait si grand.


                                      • T.B. (---.---.21.162) 21 octobre 2006 19:02

                                        Bien vu Toto, Sarkozorro ? Je pense que ça ne marche plus son petit manège qui, soit-disant, fait le ménage.


                                      • TEO (---.---.76.217) 21 octobre 2006 19:04

                                        Il serait temps et du meilleur intérêt général que certains professionnels comme Bilger, Bui Trong, et quelques autres sortent de leur réserve ou de leur lâche confort pour dire certaines choses qui aideraient nos concitoyens à y voir plus clair ; et qui garderaient certains de cette idée infantile et fasciste qu’ils seraient eux d’irréprochables chevaliers blancs pendant qu’autour d’eux des millions de personnes s’adonneraient en chœur à on ne sait quelle orgie de délinquance, de lucre ou de déprédations.

                                        Partant d’années de travail avec ses collègues des Renseignements Généraux, Mme Bui Trong arrivait à des chiffres que M Bilger ne démentira pas : le noyau dur de la délinquance dans les cités de banlieue est constitué par environ 5% de ses habitants. 5%, !

                                        Personnellement :
                                        - Je suis sûr que le taux de délinquants sur les bancs de l’Assemblée Nationale excède les 5%
                                        - Je suis sûr qu’avec sa partie émergée : les Carignon, Tapie, Emmanuelli, Juppé, Mégret, Chirac, Roussin, Trichet, Forgeard, les « initiés », les « pantouflards », les « patrons voyous », ... les membres de notre élite nationale qui auraient des « fautes », des « délits » ... à se reprocher dépassent de loin les 5%. Et d’évidence si on devait chiffrer le préjudice causé à la Nation, par les « fautes » de cette élite, il excèderait de loin celui imputable aux 5% des délinquants de banlieues...

                                        Et encore, cet aspect matériel n’est rien comparé aux préjudices sociopolitique, moral, civilisationnel causé à notre pays par l’exploitation démagogique de cette veine électorale. On peut le formuler de façon plus abrupte : est-ce sûr que 5 années de délinquance des éternels « jeunes de banlieue » aient davantage nuit à notre pays que 5 semaines de la campagne chiraquienne de 2002, ou 5 années de sa présidence atone, vieillotte, ringarde, et stérile ? Honnêtement, je n’en suis pas sûr.

                                        Mais Chirac fait rire, et pas que nous... quand pour ces « jeunes » certains rêvent de solution finale...

                                        Quand une nation n’a guère plus de dent que pour mordre les plus faibles d’entre ses membres, c’est qu’elle est bien à bout de force vitale... Bien de nos concitoyens qui voudraient passer pour les ultimes rejetons d’une civilisation de seigneurs dont il faudrait préserver la pureté ne sont guère que cela, de pauvres loups fatigués et édentés écumant les fils pour mâchouiller laborieusement cette l’éternelle pauvre et maigre viande de bouc-émissaire.

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