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Accueil du site > Actualités > Société > Une certaine vision du monde

Une certaine vision du monde

 Cela fait tellement longtemps que l’on reproche aux gauchistes de tous poils de ne savoir que critiquer et ne jamais rien proposer à la place, que j’ai fini par me dire qu’il y avait peut-être un fond de vérité à cette assertion. Et qu’à force de nous barricader derrière nos certitudes énervées et nos doutes consternés, nous sommes peut-être passés à côté des solutions que nous espérons tous. Parce qu’après tout, de droite ou de gauche, une bonne idée reste une bonne idée — non ? — et qu’il serait dommage de rater toutes celles que nos ennemis idéologiques ont peut-être déjà pondu et qu’ils ne peuvent mettre en œuvre, par le fait de nos blocages passéistes et corporatistes.
En gros, je me suis dit qu’il était temps de sortir du carcan de la pensée unique et d’aller voir de l’autre côté du miroir si j’y suis.

À l’heure où les grands fauves vont boire

Petit coup d’œil en arrivant à la salle bien remplie d’une grosse centaine de personnes. Profil sociologique standard : essentiellement des hommes, pratiquement que des vieux, uniquement des blancs et visiblement plutôt des bourgeois. Sur l’estrade des intervenants, la brochette habituelle des orateurs en costard blanchis par une trop longue exposition au pouvoir. J’ai l’impression d’être une mouche à merde dans l’assiette de caviar. Mais voilà, on est ici pour parler du développement territorial d’une zone enclavée et forcément, ça m’intéresse. Enfin, parler… on est surtout là pour écouter.

Je repère un seul autre ordinateur portable dans la salle, en dehors de celui qui sert à projeter des PowerPoint sur l’écran et qui tombera en carafe après le deuxième intervenant, celui qui est venu parler d’agriculture. Cela m’intéresse, les développements agricoles, parce qu’avec tout ce qui s’est passé ces dernières années sur ce chapitre, c’est sûr, les lignes sont en train de bouger. Et puis, dans cette salle se concentre à peu près tout ce qui a du pouvoir, de l’influence et de l’argent à 100 kilomètres à la ronde. Les forces vives de la nation. Celles qui prétendent mieux savoir que tous les autres ce qui est bon.
Pour qui, c’est une autre question.

Je nourris de grands espoirs sur l’intervention de cet ami de la terre quand il commence par annoncer qu’il a lu Fabrice Nicolino avant d’entrer dans l’arène. Espoir bien vite avorté, car le ton est immédiatement donné, en agitant quelques feuilles censées contenir le dernier article de notre ami journaliste et qui sont commentées en ces termes :

Ceci est un résumé de toutes les âneries qu’on peut entendre sur l’agriculture. C’est fabuleux de connerie !

Monsieur Je n’aime vraiment pas Nicolino n’est pas n’importe qui. Il préside l’une de ces coopératives agricoles qui règnent aujourd’hui sur de petits empires financiers. Au départ créées autour de regroupements d’agriculteurs qui voulaient mutualiser leurs moyens et surtout peser dans les négociations avec la distribution et les marchés, les coopératives agricoles ont suivi la trajectoire habituelle des entités capitalistes : grossir, se diversifier, se bouffer entre elles et devenir quelque chose de tout à fait différent de ce qui était prévu au départ. La petite machine de guerre que représente l’orateur pèse actuellement plus de 5000 emplois et 1,5 mrd € de CA. Une paille que le monsieur résume rapidement : l’agroalimentaire est le premier employeur du sud-ouest et aussi le «  parent pauvre » des politiques publiques. Mais c’est surtout que les agriculteurs sont victimes des blocages idéologiques de la société.

Il cite en exemple la résistance des consommateurs aux OGM, ces grands bienfaiteurs de l’humanité — partout, sauf en France — et nous en livre une variable explicative pour le moins inattendue :

Pourquoi les OGM ne marchent pas en France ? Parce que ce sont les femmes qui font les courses. Et que les femmes sont des mères. Et qu’elles refusent de donner des OGM à leurs enfants ! Le monde entier fait de l’OGM, sauf nous !

Parce qu’il y a comme un flottement dans l’hémicycle, il se dépêche d’ajouter : «  Bien sûr, je caricature un peu ! »
Il doit caricaturer encore un peu quand, en sortant à la fin de la conférence, je l’entends commenter de la sorte une discussion autour de l’impossibilité du modèle agricole paysan — modèle qu’il a pourtant fait semblant de défendre à la tribune, comme « complément naturel » de l’agriculture industrielle qu’il appelle de tous ses vœux :

Faut leur dire aux jeunes agriculteurs que l’exploitation familiale, ça ne peut pas marcher : à tous les coups, le paysan finit cocu ou divorcé et même plus surement cocu et divorcé !

Là aussi, on voit bien qui est la fossoyeuse de l’agriculture française sévèrement burnée.

Principe de précaution et modèle industriel

Autre cible de prédilection de monsieur Coopérative : le principe de précaution qui est «  un couperet » et qui «  empêche de faire quoi que ce soit ».

Un autre orateur brodera plus tard sur ce thème :

Le principe de précaution est une erreur sémantique des textes.
Par construction, tu dois agir, sachant que tu ne sais pas.
Si on ne sait pas et qu’on s’arrête, c’est un principe d’inaction, un principe mortifère, et ça nous tue.
Si on ne fait pas, on fait du chômage.

Ensuite, tout le monde y passe. Il trouve «  baroques » les jachères où l’on est «  payé pour ne pas travailler et faire pousser des pelouses ! »

Le Grenelle de l’environnement, qui ne se distingue ni à droite ni à gauche, est caractéristique de gens qui n’y entendent rien à l’agriculture :

Ils disent qu’il faut baisser de 50 % les phytosanitaires d’ici 2025. Les phytosanitaires, c’est pour soigner les plantes : une plante qu’on ne soigne pas ne pousse pas, pas plus qu’elle ne peut pousser sans engrais. Je vais à Paris pour discuter. Concrètement, on est menacé de nous faire sauter 10 ans de résultats, soit 1000 emplois. C’est dramatique. Le sens global de mieux produire, bien sûr qu’il faut le faire, mais décréter qu’une plante, on va lui couper 50 % de ses soins ou de son alimentation, c’est un truc de forcenés.

Je suis terrifiée : comment ont bien pu faire les plantes pour ne pas succomber d’inanition pendant les 475 millions d’années où elles ont dû attendre l’apparition des agriculteurs sur Terre ?

Sivens y passe aussi :

On ne peut plus irriguer, ça bousille des exploitations et pas des grosses. Derrière tout ça, le monde politique n’a pas pigé l’enjeu économique et de l’emploi.

Mais monsieur Agroalimentaire moderne voit plus loin que les crispations françaises et se positionne dans le grand marché concurrentiel international.

Pourquoi cette crise ? Parce qu’il faut redonner de la compétitivité si on veut progresser, donc donner l’accès à l’innovation, y compris dans le cadre social et fiscal. Pour le cadre social, il faut voir comment ont fait les Allemands sur le lait ou le porc, avec de très grosses exploitations : les 1000 vaches sont loin derrière. Les Allemands l’ont fait. Ils ont mis en place la méthanisation au maïs, la céréale la plus méthanogène. Mais non, en France, on n’a pas d’aide si on met du maïs dedans. Dans notre beau pays, c’est comme ça que ça se passe !
Sur la taille des exploitations, c’est un faux sujet, il y a de la place pour les grosses qui font de la matière première de base, mais aussi pour les petites exploitations locales en circuits courts, voire la coexistence des deux modes de production sur la même exploitation.

Pour Monsieur Plus, on l’a bien compris, le salut est dans l’industrialisation à haut niveau de l’agriculture française et c’est seulement les grosses unités qui sont rentables. Il faut faire gros et il faut aussi moins d’entraves, de règlementations, de taxes, etc.

Il y a très peu de filières qui vont gagner de l’argent cette année dans les grandes cultures et les grands élevages. Les agriculteurs sont prêts à tout, ils veulent tout péter — y compris les coopératives.

Donc finalement, si l’on suit bien son raisonnement, seules les exploitations industrielles de très grande taille sont rentables. Admettons. Or, il se trouve que ce sont aussi celles qui récupèrent 80 % des subventions de la PAC, puisque celles-ci sont essentiellement proportionnées aux volumes. Déjà, fâcheux, comme démonstration, puisque, par définition, une entreprise rentable n’a pas besoin d’être soutenue. Mais le meilleur dans l’histoire c’est quand même qu’il explique sans rougir que les grosses unités — prétendument les seules rentables et pourtant essentiellement les plus soutenues — vont toutes être dans le rouge cette année et que c’est, en gros, la faute aux charges !
Personnellement, j’y vois plutôt la faillite de son modèle agricole, avec des couts de production monstrueux — la plupart des gens ignorent que l’agriculture intensive surconsomme des machines agricoles dont la grande majorité coute plus cher qu’une maison. Franchement ! — des méthodes qui pourrissent la terre, l’environnement, la santé des agriculteurs et des consommateurs et qui produisent de la merde à la fin, ce que confirme le consultant, approuvé par les petits rires entendus de l’assistance :

Si vous voulez quelque chose qui a du gout, il y en a, vous trouverez toujours ; si vous voulez juste de la viande, c’est autre chose.

Pour lui, il faut rattacher l’origine de l’agriculture industrielle à la nécessité de nourrir la classe ouvrière en croissance exponentielle depuis le XIXe siècle alors même qu’elle ravit des bras à la paysannerie :

Pour que l’industrie marche, il faut que la nourriture des travailleurs soit très peu chère, donc nous devons financer l’agriculteur.

Autrement dit, on produit de la merde à grande échelle pour nourrir la masse des travailleurs. Mais pour les autres — sous-entendu : eux, ceux qui savent apprécier et ont surtout les moyens de payer — , on continuera à faire de bonnes choses.

Principe d’exploitation maximum

Quant à l’agriculture bio, c’est une agriculture de niche, c’est idiot !

Effectivement, vu comme cela, le changement agricole, ce n’est pas pour maintenant. Surtout quand il rajoute, en réponse à une question sur le bilan carbone :

Ce n’est pas intuitif, mais il faut savoir que l’augmentation des rendements en agriculture augmente l’absorption du CO2 : un hectare de maïs nettoie plus l’air qu’un hectare de forêt !

Sauf que la forêt, elle n’a pas besoin de tracteurs, de pétrole, de chimie et d’irrigation pour pousser, ce qui a un peu tendance à plomber le bilan carbone de l’hectare de maïs !

Au départ, on devait parler de la manière de développer le territoire, d’y maintenir et d’y faire vivre la population, avec l’habituelle rengaine de la déréglementation à tout va pour sauver le sacrosaint emploi. À l’arrivée, c’est une autre vision de travail qui se dessine quand on met le modèle Über sur le tapis :

C’est un changement de société en terme d’emploi : beaucoup d’emplois sont automatisables (algorithme, machine, robot). Il faut s’adapter, juste un peu freiner pour se donner le temps d’adaptation. On va supprimer beaucoup d’emplois. Dans l’agriculture, on dégraisse depuis un moment. D’où la question de la formation des gens. Comment adapter les gens ? L’imprimante 3D va remplacer plein d’usines et plein de gens dedans. Ce pays est figé sur son projet éducatif depuis des décennies. Il nous faut donc mobiliser et influencer les politiques autour de cette problématique pour laquelle nous n’avons pas de projets, mais nous allons prendre le mur quand même. Dans 10 ou 15 ans, là où il y a 1000 personnes, il en restera bien peu. Exemple : la distribution où la substitution va jouer à fond, alors que c’est un très gros employeur, l’un des plus importants en France.
L’emploi aux USA, ce sont des jobs hors système, les gens gagnent bien leur vie, mais ne paient plus d’impôts.

Une autre vision du monde, je vous dis, servie par un dernier intervenant interrogé sur son expérience de patron en Chine (parce que patron en Chine, c’est quand même le top de la modernité et du progrès social en marche !).

J’ai gardé un très bon souvenir de mon séjour en Chine : les Chinois bossent jour et nuit et sans demander de l’argent en plus, c’est la clé de la réussite, alors qu’en France, on ne peut pas bosser, ici, le marché du travail est totalement bloqué. En Chine je recrute, puis je vire sans problème, les gens sont partis avec un chèque et un sourire. Ils n’y avaient pas de peur de perdre leur emploi. En France, on vit sur la peur, il est très difficile de mettre les gens dehors : ne pas pouvoir les mettre dehors et ne pas pouvoir les faire travailler non plus, c’est difficile…

Ben voilà, il suffisait de le dire : le modèle, c’est la Chine !

Je laisse la conclusion à l’organisateur de cette rencontre :

L’humanisme est au cœur des préoccupations de nos intervenants !


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85 réactions à cet article    


  • howahkan howahkan Hotah 24 octobre 2015 08:51

    Merci, j’ai bien aimé cela qui en dit long

    Je suis terrifiée : comment ont bien pu faire les plantes pour ne pas succomber d’inanition pendant les 475 millions d’années où elles ont dû attendre l’apparition des agriculteurs sur Terre ?

    que je rapprocherais de : comment l’univers dont l’Essence nous est inconnu sauf événements étranges, au delà du temps sans début et sans fin, qui est TOUT a t’ il pu meme exister avant l’apparition du prédateur et criminel ultime( pas tout le monde bien sur) , j’ai nommé le gagnant du prix « boum TNT dynamite Nobel » : l’homme, et la femme aussi bien sur

    avis perso, la gauche et la droite ont les mêmes patrons....depuis le début...il n’y a aucun mouvement radicalement différent en occident pour vivre ensemble...car l’humain se « con sidere » comme bon, juste, une constante, responsable de rien alors qu’il est coupable du bordel global et de ses crimes de masse...de son entière faute..pardonne meurs car ils ne savent pas ce qu’ils font : à la poubelle..

    une question : va t’ on continuer à croire en deux mythes faux,celui de la competition qui cache derriere ce mot une élimination et le mythe du meilleur, la base de l’éducation et du non vivre ensemble car c’est de cela dont il s’agit..l’autre est soit un ennemi soit un outil que je peux utiliser, y compris en couple bien sur..

    ces deux mythes qui si ils sont vrais font que nous vivons la perfection faite homme..et que mieux c’est pas possible...il n’y a donc rien a dire.....

    tout ceci est bien sur aberrant et faux...mais comme maman j’ai peur...

    derriere cette question s’en cache une autre : vais je’« con tinuer » a ne pas vouloir etre collectif et partager, ce qui est la condition impérative du succès des pseudo élites financières...mafia mondialiste s’il en est.. ?

     de ce que je vous partout : OUI !!!


    • howahkan howahkan Hotah 24 octobre 2015 09:22

      @howahkan Hotah

      si je suis pour la competition qui en soi n’existe pas du tout, par contre élimination par tous les moyens il y a, .....sélection naturelle mon cul sur la commode smiley,juste une auto excuse bidon pour le criminel qui dirige et a qui on obéit bien..si je suis pour la hiérarchie sociale.etc .alors que je le veuille ou pas , je suis ce monde, je suis la guerre, je suis le riche, je suis le pauvre, je suis la famine...etc

      ceci bien sur sera farouchement nié car cela remets en cause l’image fausse et illusoire que j’ai fabriqué de moi meme car je suis génial n’en doutons pas....alors qu c’est précisément une marche a franchir que de voir cela..
      ce foutoir est notre responsabilité commune...

      ..ite missa est ?

      deo gracias


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 octobre 2015 09:28

      L’auteur fait toujours dans « le franco-français », je vois que rien ne change à gauche de la droite.
      Le changement, c’est pas pour maintenant, puisque c’est la PAC qui donne les subventions aux agriculteurs qui acceptent de s’endetter pour « se moderniser’ - »pour augmenter la compétitivité« - »il faut industrialiser l’agriculture« toussa, toussa...


      Lesquels agriculteurs, endettés jusqu’aux yeux, se suicident, y compris ceux qui font de la qualité une priorité. Sans sortie de l’ UE , de la PAC, et de l’euro-mark, l’agriculture française est foutue.
       »les Français vont -ils laisser détruire l’agriculture française ?" Mais à part le PRCF et l’ UPR, je ne vois pas qui compris qu’il fallait retrouver la souveraineté et sortir de ce Titanic ?

      Tout ce qu’on peut faire en dirigeant une Région, c’est de mettre en place une plate forme pour distribuer les produits locaux, c’est ce que proposent les candidats UPR aux élections Régionales.

      Les régions n’ont pas d’autres pouvoirs, l’agriculture dépend des compétences de la Commission européenne, et plus de l’ Etat français. D’où les contorsions d’un Ministre comme le Foll, qui ne sait plus comment expliquer aux agriculteurs et aux Français, qu’il ne peut rien pour eux.


      • Fergus Fergus 24 octobre 2015 11:30

        Bonjour, Fifi Brind_acier

        Encore une fois, ce n’est pas la PAC dans la mesure où celle-ci a reproduit le modèle productiviste installé par la FNSEA dès les années 50. Sans l’UE, la même politique agricole serait conduite en France, et il en ira de même tant que les paysans français se laisseront berner par les industriels via la FNSEA, principale destructrice de l’emploi agricole en France.


      • Rincevent Rincevent 24 octobre 2015 16:02

        @Fifi Brind_acier

        « y compris ceux qui font de la qualité une priorité ».
        En général ceux-là ne touchent pas beaucoup de subventions, UE ou pas.


      • Fergus Fergus 24 octobre 2015 17:54

        Bonjour, Rincevent

        En effet, mais cette donnée ne semble pas intégrée par l’UPR.


      • Samson Samson 24 octobre 2015 18:21

        @Fifi Brind_acier
        En la matière, il n’est pas complètement idiot de s’intéresser aux spécificités franco-françaises : la PAC détermine certainement le funeste destin dévolu à nos derniers paysans, mais la FNSEA et son âme damnée, Xavier Beulin, en apparaissent comme les fers de lance €uropéens.
        Si l’industrialisation de l’agriculture avance à grands pas sur toute l’€urope, la France - grand pays agricole - y joue un rôle de pointe. Et le Foll y participe activement, comme tous ses prédécesseurs. smiley


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 octobre 2015 18:42

        @Fergus
        Si un jour vous preniez le temps de lire les Traités européens ?
        Au fil du temps, les divers accords et Traités ont été intégrés dans les nouveaux Traités.


        Par exemple, l’OTAN a été créée en 1949, et a été introduite dans les Traités européens par le Traité de Maastritch- c’est désormais article 42.

        De la même manière la PAC, créée dans les années 50, a été introduite dans les Traités- ce sont désormais les articles 38 & 39 du TFUE=Traité de Fonctionnement de l’ UE.

        Si la France n’applique pas les décisions prises à Bruxelles = sanctions financières. La France a refusé des OGM ----> sanction : la France a été condamnée à verser 10 millions d’euros d’amende.

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 octobre 2015 18:48

        @Samson
        Nous sommes d’accord sur la FNSEA, la question récurrente avec Fergus, c’est qu’il n’a jamais lu les Traités européens. Il y a la FNSEA + la PAC + le Crédit agricole + les conseillers agricoles + les multiples Ministres de l’Agriculture etc.
        Mais ils agissent tous dans le cadre de l’industrialisation de l’agriculture prônée par la PAC.


      • Fergus Fergus 24 octobre 2015 20:45

        @ Fifi Brind_acier

        Merci de ne pas me prendre pour un niais inculte : je vous répète que hors Europe, la France livrée aux gouvernements de type UMP-LR ou PS, largement phagocytés par le FNSEA conduirait très exactement la même politique. Allez demander aux paysans non inféodés à cette organisation et nous pourrons en reparler. Or, il se trouve que j’ai encore des paysans dans ma famille. Manifestement, ce ne semble pas être votre cas, d’où le relais que vous donner sans recul à la doxa UMP, son fond de commerce devrais-je dire.


      • Fergus Fergus 24 octobre 2015 20:48

        Oups, les fautes :

        « cela ne semble pas être votre cas, d’où le relais que vous donnez... »

        « fonds de commerce »

        Toutes mes excuses.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 octobre 2015 08:05

        @Fergus
        Vous faites de la science fiction ? Pourquoi voulez vous que la classe politique actuelle régule la FNSEA, alors qu’elle est est européiste et qu’elle n’a aucunement l’intention de sortir de la PAC et de l’ UE ? Quand je parle de souveraineté, c’est d’abord en se débarrassant de toute cette classe politique européiste .


      • HELIOS HELIOS 25 octobre 2015 10:23

        @Fifi Brind_acier

        vous savez, les plantes pousse avec ou sans l’Europe.

        Je ne prétends pas tout savoir de l’agriculture, mais il y a un point qui parait détonner dans tous les discours : 
        ... Quand je vois des tracteurs a 100 000 euros au moins promener dans des champs, avec ce que cela sous entend comme credits bancaires.... et je ne parle pas des frais engendrés en amont par les semences et les produits associés ou en aval par les stockages, conditionnement et distribution... je me dit qu’une exploitation agricole doit avoir une sacré performance économique pour fonctionner !

        Or, il me semble qu’une des caractéristiques des exploitations c’est justement le modèle intégré de développement que cela sous entend. Le paysan gère une chaine économique detruite par cette délégation et cette sous-traitance qui ont evidement un cout. Il est donc obligé de générer des marges incompatibles avec son activité si celle ci n’est pas industrielle.

        Le paysan nourrit les francais et , comme d’autres, nourrit les banques qui dépensent des fortunes sur des marchés de capitaux déconnectés de la réalité.


        Il n’est pas necessaire de sortir de l’UE pour comprendre cela, il faut juste modifier quelques regles comptables pour qu’une exploitation survive et que les outils économiques ne soient plus prédateurs. Encore faut il le vouloir, c’est là et seulement là qu’intervient la récupération de notre souveraineté.

      • oncle archibald 24 octobre 2015 09:43

        D’agriculteurs ils n’ont plus que le nom, la liberté de l’agriculteur qui fait pousser ce qu’il veut ou il veut parce que c’est ça qu’il aime faire et qu’il sait faire ils s’en foutent. 


        Cette fierté qui poussait François, le voisin de mon beau père dans un petit village de 40 habitannts des Hautes Pyrénées, à battre des omelettes dans un seau de lait et de le donner à boire à son veau avant d’aller le vendre pour qu’il ait le poil bien luisant pour ramener comme chaque fois une médaille du marché aux veaux sous la mère de Saint Gaudens c’est fini. Il produisait du veau sous les mères : quand il était un peu grand le veau en tétait deux ! Il rechignait à nous vendre un litre de lait quand ça n’était pas le moment ! Il adorait clouer sur la porte de l’étable la énième médaille rapportée du marché aux bestiaux et réfléchissait déjà à l’emplacement de la prochaine.

        Les autres sont devant leurs ordis à manipuler des chiffres de subvention et feraient pousser de la merde en tube si c’était rentable. Ils sont prisonniers de leurs maîtres, les industriels de l’agro alimentaire, et de leurs banquiers qui les ont laissés s’endetter au delà du raisonnable pour qu’ils soient bien dépendants et donc manipulables. Alors de grâce qu’on arrête d’appeler ces gens là des agriculteurs, ce sont des salariés de Mac Do. Ceux qui n’aiment pas les Mac Do ne les aiment pas non plus. 

        • Fergus Fergus 24 octobre 2015 11:35

          Bonjour, oncle archibald

          « de grâce qu’on arrête d’appeler ces gens là des agriculteurs »

          En effet, et votre commentaire rejoint celui que je viens de poster ci-dessus.

          A noter qu’il existe encore des François, et ils s’en sortent plutôt bien en ayant choisi la qualité et les filières courtes. Mais ils sont devenus très rares. C’est pourtant dans cette voie qu’il faut aller pour conserver sa noblesse au métier de paysan.


        • oncle archibald 24 octobre 2015 12:26

          @Fergus : François est mort, sa veuve trouve qu’elle a de l’argent pour la première fois de sa vie parce qu’elle touche une retraite minable. Des François qui travaillent 12 heures par jour 7 jours sur 7 et 365 jours par an pour environ les 2 tiers d’un smic il n’y a pas beaucoup de volontaires et je le comprends très bien. 


          La seule possibilité pour concilier petites exploitations et revenu décent est la vente directe des produits. Je connais aussi un couple qui est en taille « intermédiaire ». Il a un élevage de 80 vaches à viande, fait abattre à l’abattoir local et vend une partie de la viande qu’il produit directement en caissettes. C’est mieux, mais ce sont les gens de l’abattoir qui s’improvisent bouchers, la viande est très mal découpée et il faut accepter ce qu’il y a dans la caissette, un mélange de divers morceaux soit à poeler ou à rotir soit à braiser. La viande est très bonne mais ne correspond pas aux attentes du consommateur lambda. Ils ne vendent en direct qu’une infime partie de leur production et seulement par le bouche à oreille entre copains.

          La bonne solution nécessiterait une organisation autre. Un point de vente proche des supermarchés avec un véritable boucher qui découpe à la demande. C’est une responsabilité politique que de favoriser ce genre d’implantation. J’ai toujours pensé qu’il faudrait que les parkings de supermarchés soient propriété communale et que les maires puissent autoriser des points de vente directe occasionnels sur ces parkings. Le jour ou le consommateur pourra trouver au même prix que la viande médiocre vendue dans le supermarché un excellent produit vendu directement par les agriculteurs au comptoir d’un camion frigorifique garé sur le même parking, le choix sera vite fait.

        • Monolecte Monolecte 24 octobre 2015 13:01

          @oncle archibald
          Oui, le circuit court. On a des éleveurs qui s’organisent dans le coin de cette manière. En face, des consommateurs qui collectivisent les achats pour prendre en demi-gros et répartir entre eux de la viande top qualité qu’ils congèlent ensuite pour l’hiver. Et ça ne revient pas plus cher au final (déjà, mieux vaut manger une petite portion d’une très bonne viande d’une bête qui a bien vécu qu’un gros morceau d’une bestiole malade toute sa vie !)
          D’ailleurs, notre équipe municipale commence à organiser des achats groupés avec les citoyens qui le souhaitent. On s’en sort mieux en s’y mettant à plusieurs. Et les cantines recommencent à acheter aux producteurs locaux : en fait, ce n’est pas une fatalité, l’agroindustrie, vraiment pas.


        • Fergus Fergus 24 octobre 2015 14:22

          @ Monolecte

          A propos, non de circuit court, mais de vente directe, j’ai des cousins éleveurs dans le Cantal qui, pendant plusieurs années, sont allés vendre une fois par mois directement leur viande après abattage et découpage à Paris et à Nice dans un réseau de clients personnels. Mais c’était trop lourd en matière d’organisation, et trop épuisant. Ils cherchent de nouvelles pistes en circuit court plus local.

          Ici et là, des solutions sont à l’étude ou déjà en pratique. Malheureusement, cela contribue au malaise de ceux qui se sont engagés à fond dans la voie de la FNSEA et se retrouvent aujourd’hui à la merci des industriels et du Crédit Agricole. L’avenir est portant là : dans une agriculture et un élevage raisonné à taille humaine.


        • Rincevent Rincevent 24 octobre 2015 16:22

          @oncle archibald

          Demander à des hypers (sans prélèvement au passage) de mettre à disposition leurs parkings, à mon avis, c’est du rêve éveillé...

          Par contre ça, par exemple, c’est plus réaliste : http://www.sarlharistoy.fr/ . Après il faudra voir le prix mais, comme je le dit et le redit autour de moi, ça se calcule au kilo UNE FOIS CUIT et là, la mauvaise bidoche qui a réduit d’un quart n’est plus si bon marché.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 octobre 2015 18:52

          @oncle archibald
          C’est ce que propose l’ UPR, déjà dans son programme en 2012, une plateforme régionale coordonnée, au lieu qu’ils soient chacun dans leur coin, mais cela ne résoudra les choses qu’à la marge, l’immense majorité des consommateurs fait ses courses dans les supermarchés.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 octobre 2015 18:57

          @Monolecte
          Les agriculteurs qui ont 15 ou 20 ans de crédits à rembourser, parce qu’ils ont fait confiance à la FNSEA , au Crédit agricole etc, ne peuvent pas à nouveau s’endetter pour faire du commercial.


          Il faut pour cela, investir à nouveau dans du matériel de réfrigération, d’emballage, des locaux aux normes sanitaires, qui sont plus strictes en France qu’ailleurs, il faut un véhicule réfrigéré pour le transport etc. Vos solutions ne sont valables qu’à la marge, pour des agriculteurs non endettés.
          Les autres se suicident.

        • bakerstreet bakerstreet 24 octobre 2015 21:12

          @Fifi Brind_acier
          Les gens sont tellement fatigués du merdique, que pas besoin d’avoir une camionnette. Vous pouvez vendre à domicile,dans vote ferme. C’est comme ça que j’achète mes légumes. En plus c’est sympa, dans une baraque en bois, on se croirait au canada. Le problème, c’est qu’il y a pas mal d’atavisme dans le domaine agricole...Les paysans ont eu beaucoup de mal à se mettre aux engrais,mais maintenant c’est inscrit dans les gènes. Pas tous, évidemment, mais c’est sûr que changer de méthode n’est jamais facile. 


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 octobre 2015 08:07

          @bakerstreet
          Pour en vivre, il faut être proche de la clientèle qui ne va pas faire 200 kms pour acheter des poireaux.


        • HELIOS HELIOS 25 octobre 2015 10:37

          @oncle archibald
          ... le problème des marges revient toujours.... 

          L´eté dernier, quand les agriculteurs sont venus vendre « directement » les melons sur la place, un melon de 600 gr a 4 euros, c´´est intolérable !

          Il ne suffit pas d’organiser une vente directe pour régler le problème de l’agriculture, hélas.
          Outre la re-création d’un crédit agricole, il faut egalement re-crér des regles juridiques qui permettent des structures économiques dédiées, probablement de type cooperatives, pour assurer le développement de la chaine de l’aprés recolte.
          Et je n’oublie pas les mecanismes sociaux qui doivent aller avec... comme la fiscalité, la santé, la retraite etc...

        • oncle archibald 26 octobre 2015 18:35

          @HELIOS : oui, il y a des cons partout y compris parmi les agriculteurs qui ne sont pas affiliés à la FNSEA, ces pauvres mecs auraient l’impression d’avoir raté leur coup s’ils ne vous avait pas tondus jusqu’à la peau. Les mêmes vendent le même melon à 4 euro pièce au bord de la route et à 50 centimes le kilo à la centrale d’achat du supermarché. Les abricots à 4 euros le kg sur le bord de la route et à 10 centimes le kilo aux confitureries.


          Mais il y a aussi des jeunes très conscients, très capables de calculer leurs prix de revient et de fixer leurs prix en vente directe au bon niveau c’est à dire « bien placé » par rapport à la concurrence et assez haut quand même pour pérenniser son entreprise et faire vivre sa famille. Celui dont vous parlez a vendu quelques melons « par hasard », et l’autre se constitue une clientèle fidèle. 

          Ceux qui se lancent dans la vente directe sont nombreux à réussir à condition de ne pas compter leurs heures, mais c’est plus facile pour ceux qui produisent des légumes ou des fruits ou du vin ou pour ceux qui élèvent des volailles, que pour ceux qui font des céréales ou qui élèvent des vaches. Dès lors que le produit doit être transformé ou découpé ou stocké pour pouvoir être vendu il est beaucoup plus difficile d’échapper au griffes des industriels et des centrales d’achat.

        • colere48 colere48 24 octobre 2015 10:33

          Tout y est, la culpabilisation, le tout « fric », la « compétitivité » , la prise d’otage, le chantage, etc...
          Des méthodes de voyous, de sbires fascistes comme aux plus « belles années » de Mussolini ou de Franco ....


          • Fergus Fergus 24 octobre 2015 11:25

            Bonjour, Monolecte

            « Ceci est un résumé de toutes les âneries qu’on peut entendre sur l’agriculture. C’est fabuleux de connerie ! »

            En effet, fabuleux de connerie ! Celle de ces orateurs déconnectés de la vraie vie, et ennemis déclarés de l’agriculture familiale respectueuse des sols et des animaux.

            Leur idéal : pourrir toujours plus les sols d’engrais et de pesticides et transformer toujours plus les éleveurs en kapos de monstrueux élevages concentrationnaires industriels.

            Je vomis ces gens-là. Un grand merci pour cet article.


            • Monolecte Monolecte 24 octobre 2015 12:01

              @Fergus
              Et encore, ce qui reste, c’est un petit tiers de tout ce qui a été dit et certains étaient beaucoup plus riches en connerie, comme dirait Choron.
              Mais voilà, j’ai dû retirer tout ce qui permet d’identifier formellement les lieux et les gens. Parce qu’en face, ils savent qu’ils peuvent se permettre de perdre aussi longtemps qu’il le faudra un procès que je n’ai pas les moyens de gagner.


            • rocla+ rocla+ 24 octobre 2015 12:14

              Il est vrai que Professeur Choron a fortement contribué à une agriculture 

              raisonnée .

            • bakerstreet bakerstreet 24 octobre 2015 21:04

              @Fergus
              Il faudrait faire un article sur les tartuferies de la modernité, ce bulldozer sûr de lui, se moquant de ceux qui protestent, les injuriant d’épithètes, genre « ringards » ou « passéistes », avant que le courant qu’il chevauche se dégonfle tout à coup. 

              Au début du vingtième siècle, il y eut par exemple le radium, qui soit disant faisait des miracles, au point que Marie Curie s’exposait d’ailleurs volontairement à des séances, avant de mourir de leucémie.....Ne parlons pas de ces campagnes en Afrique promotionnées par les marques de lait maternel en poudre et qui culpabilisaient les mères nourricières. Scandale sans nom puisqu’il fut à l’origine de milliers de morts de nourrissons, les mères utilisant bien sûr l’eau du puits contaminé pour dissoudre les granulés. Les multinationales se foutent totalement de la santé des gens. Ils vous inoculeront la rage pour vendre le médicament sensé le combattre. Combien de paysans indiens se sont aussi suicidés pour avoir cru au mirage de Montsanto ?....

            • Fergus Fergus 24 octobre 2015 22:29

              Bonsoir, bakerstreet

              Que du bon sens dans votre commentaire. Et pourtant, nous continuons trop souvent d’être les dindons de la farce pour avoir trop écouté les voix dominantes.


            • Passante Passante 24 octobre 2015 11:54

              et c’était la vision immonde, la vision des sans-monde

              et ces hominidés, dernier état de l’homme,
              emploi, exploitation & prime
              l’homme imprime l’homme en prime

              mais sur l’autre rive ils s’étonnaient du calme,
              comment les tronçonneuses dormaient.

              • Enabomber Enabomber 24 octobre 2015 12:00

                « Un chèque et un sourire ». Allez, encore un effort et on se contentera du sourire !


                • Monolecte Monolecte 24 octobre 2015 12:03

                  @Enabomber
                  Je ne pense pas que le chèque était très conséquent et je pense que le sourire devenir venir de ne plus avoir à bosser pour des esclavagistes pareil…


                • sleeping-zombie 24 octobre 2015 12:20

                  Hello,

                  C’est bien de râler contre l’industrialisation de l’agriculture, mais si on décide de nourrir 7 milliards d’habitants comme on le faisait quand on était 10 fois moins nombreux, ça veut dire qu’on revient à un modèle où 80-90% de la population bosse dans l’agriculture.
                  Aujourd’hui, mes légumes sont fades, le jambon n’a pas de goût, mais j’ai l’eau courante, l’électricité et des vacances. Tout ça, ma grand mère, paysanne (parce qu’a l’époque on appelait un chat un chat), ne l’avait pas.
                  A choisir, je préfère encore aujourd’hui.

                  Après, qu’un modèle industriel induise un conflit permanent (idéologique et social) entre les détenteurs de capital et les travailleur... rien de neuf sous le soleil.

                  Bref, j’espère que je me trompe, mais je vois pas comment un smicard peut se nourrir convenablement avec du « bio »..


                  • joletaxi 24 octobre 2015 12:37

                    @sleeping-zombie

                    je ne sais pas où vous faites vos courses, mais moi, j’ai généralement d’excellents produits au supermarché
                    Et , comme la doxa veut que seul le petit « agriculteur local en circuit court, où l’on se rend en vélo » fait du bon, moi je mange de la merde, par exemple de la viande des grisons, de la patta negra,du gruyère, du parmesan, du boeuf irlandais, écossais,de l’agneau de nouvelle zélande,des oranges d’espagne, du raisin d’Italie, la liste est longue, et appétissante, rien à voir avec le comptoir minable de l’éco cultivateur du coin,
                    mais c’est chacun son truc hein

                    mes chiens bouffent des granulés,ils ont le poil luisant, l’oeil vif,et vivent vieux(ma dernière labrador 19 ans), je crois que je vais m’y mettre aussi, tant qu’à bouffer de « merde »


                  • Monolecte Monolecte 24 octobre 2015 12:54

                    @sleeping-zombie
                    D’un autre côté, plus de gens dans l’agriculture et moins au chômage… non ?
                    Et le bio, qui est en train de devenir une étiquette à gogos (quand tu vois des magasins citadins bios où on te vend 8€ le kilo de carottes du chili, tu te dis quand même qu’on se fout largement de la gueule des gens) n’est pas la panacée.
                    Avec un hectare en ville (ben oui, c’est possible, pendant longtemps, il y avait des cultures dans les faubourgs…), mon cousin maraîcher produit de très bonnes choses à un prix de vente inférieur aux bouses du supermarché (on peut reparler des intermédiaires et des marges arrières) tout en se rémunérant bien mieux. Il vend et cultive près de chez lui (bon bilan carbone), il fait gaffe aux ressources (comme l’eau, par exemple) et nourrit plein de familles.
                    Boucle locale, meilleure qualité, emploi non délocalisable, rapport qualité/prix imbattable : qui dit mieux ?


                  • joletaxi 24 octobre 2015 14:39

                    @Monolecte

                     moins de chomage...ben si demain vous mettez le smig à 100 euros, et pas de charges, je vous garantis qu’il y aura moins de chomdus... car c’est ce qu’ils gagnaient les petits paysans, et ils s’en sortaient ,péniblement, car ,à part la fumée de la cheminée, ils ne jetaient rien

                    des cultures maraîchères autour des villes... ben c’est rempli, regardez autour de Paris

                    et votre cousin, il a trouvé le créneau, et les gogos acheteurs, il a tout bon.
                    et en plus il économise l’eau,il a tout compris, c’est un sage, il a sans doute encore en mémoire votre grand homme qui buvait le dernier verre d’eau... faut dire qu’il en a coulé depuis

                    et curieusement, les uspermarchés sont tremplis d’imbéciles.Faut croire que les patrons de seupermarchés vendent ce que les gens veulent acheter ?
                    en tout cas, moi, je n’ai jamais été menacé pour acheter quoi que ce soit dans une grande surface

                    Sinon, ma voisine bien gentille n’a plus de tomates à me vendre


                  • oncle archibald 24 octobre 2015 15:12

                    @joletaxi : c’est vrai que les supermarchés sont pratiques pour le choix très ouvert qu’ils proposent et que si on accepte de payer le prix fort on y trouve de bons produits. Mais je vous mets au défi de trouver ailleurs que dans le coin Montrejeau Saint Gaudens Saint Laurent de Neste des bouchers qui affichent le nom du producteur sur chaque bête qu’ils vendent et surtout une « tranche de veau » coupée dans la cuisse dans le sens perpendiculaire à l’os au lieu d’être débitée en escalopes pour les parisiens. La « tranche de veau sous la mère » sur un lit de braises de sarments me parait hors de portée du parisien moyen, c’est un délice de gourmet qu’apprécient tous les habitants du coin sans mêem prendre conscience que c’est exceptionnel. Alors le supermarché bon .. Il y a des limites. Et quand on veut du bon on le paie deux fois son prix ! Ils ne sont pas idiots les marchands de nourritures dites « ordinaires ». On y trouve aussi du chateau Yquem à la foire aux vins .. Celui où il n’y a que l’étiquette pour éblouir .. Celui des années ou ils ont hésité à mettre leur nom sur la bouteille.


                  • Fergus Fergus 24 octobre 2015 15:33

                    @ oncle archibald

                    « On y trouve aussi du chateau Yquem à la foire aux vins .. Celui où il n’y a que l’étiquette pour éblouir .. Celui des années ou ils ont hésité à mettre leur nom sur la bouteille. »

                    Oui, et c’est d’autant plus bête d’acheter de tels vins qu’il y a d’excellents sauternes de petits producteurs, et même des vins qui, sans avoir l’appellation pour quelques dizaines de mètres trop loin par rapport à la chasse gardée des grands domaines, sont d’un excellent niveau de vinification et d’un goût irréprochable.

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