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Accueil du site > Actualités > Société > Une femme ordinaire au XXIème siècle

Une femme ordinaire au XXIème siècle

Au lendemain de la journée de la femme, quel est le profil type d’une femme d’aujourd ‘hui ?

Nous avons lutté pour obtenir des droits et quelque égalité depuis des décennies. En voilà le constat.

Nous avons le droit de vote depuis 1945, soit quelques milliers d’années après les hommes, mais nous l’avons. Tout comme nous avons le droit de travailler, droit qui est devenu une obligation par les temps qui courent.

Nous avons la possibilité de choisir notre partenaire et de ne plus subir un mariage de raison.

Nous avons le droit de disposer de notre corps et de ne plus être des machines à bébés sans droit de regard. Aujourd’hui, avoir un enfant est un choix, non une obligation répondant aux envies des hommes.

Donc, nous sommes librement femme, mère, épouse…

Aujourd’hui, une femme de trente ans a fait des études, trouvé un travail, trouvé un homme, eu trois enfants, a divorcé, a déménagé parce que son salaire ne lui permet pas de trouver un logement T4 pour elle et ses trois enfants, doit faire deux boulots, demander de l’aide à ses parents et accepter l’aumône alimentaire de son ex mari, tout en regardant sa nouvelle compagne de 15 ans sa cadette se pavaner dans sa nouvelle voiture de sport.

Une femme de quarante ans aujourd’hui est divorcée et vit seule avec ses trois enfants dans un petit appartement pas trop cher, quand elle a eu la chance d’en trouver un, galère pour garder son travail à cause de ses absences à son poste pour avoir du rester à la maison parce qu’un de ses enfants était malade ; passe pour une mauvaise mère aux yeux de ses enfants et de l’avocat de son ex-mari parce qu’elle n’est pas présente aux conseils de parents d’élèves ou au match de foot du samedi. Ses parents ne lui parlent presque plus parce que de leur temps, on ne divorçait pas et parce qu’après tout, ils l’aimaient bien son ex-mari. Elle prend des rides et n'a pas toujours le temps de prendre soin d'elle et quand elle voit les mannequins des magasines sur lesquels tous les hommes bavent, elle se dit qu’elle sera bientôt trop vieille et cherche le partenaire idéal sur des sites de rencontres glauques ; se fait enguirlander par son propriétaire parce que les 20m² de pelouse ne sont pas tondus tous les weekend parce qu’elle est trop crevée pour tenir debout après sa semaine de travail, le gala de danse de la petite dernière le vendredi soir, les courses du samedi matin, le match de volley du samedi après midi et les devoirs des enfants le dimanche.

Etre une femme aujourd’hui, même pour une féministe pure et dure, reste le parcours du combattant, parce qu’on a beau se dire qu’on est libre, qu’on ne dépend pas d’un homme… on dépend tout de même de sa pension alimentaire, de l’aide de la CAF, de la bienveillance du service des impôts, et du gentil voisin qui accepte de vous prêter sa tondeuse.

La liberté, c’est le rêve de tous et de toutes. Mais le prix reste très élevé pour les femmes… à l’inverse des salaires qu'elles perçoivent à travail égal avec les hommes.


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25 réactions à cet article    


  • Valeska 10 mars 2012 09:51

    28 ans, concubinage, pas d’enfants, un job et un gros nounours qui est « presque » toujours gentil avec moi.

    Vous disiez que c’était quoi une femme à 30 ans ? ...


    • gordon71 gordon71 10 mars 2012 14:23

      ne changez rien vous êtes complètement dans le coup, 


      super dynamique, super moderne, super libre, super occupée, super pleurnicharde,

      super disposée à disposer de votre corps, 

      ouais, vous devez être super intéressante comme fille modairne, 

      vous pouvez disposer...

      • Valeska 10 mars 2012 14:31

        A qui vous vous adressez ? ...


      • gordon71 gordon71 10 mars 2012 14:37

        pardon 


        à l’auteure bien sûr

      • Valeska 10 mars 2012 14:40

        Ouf... J’ai eu peur l’espace d’un instant. smiley


      • gordon71 gordon71 10 mars 2012 14:47

        Valeska désolé pour la méprise


         je pense effectivement qu’on peut être « moderne », ou plutôt de son temps et arrêter de temps en temps de se penser uniquement comme victime, des mâles, des riches, des politiques, 

         de tous ces « ils » qui sont bien pratiques pour dispenser de penser autrement qu’en terme de rivalité, de revanche et de compétition

        • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 10 mars 2012 14:56

          Bonjour,
          Il ne s’agit pas d’un auto-portait mais d’un constat. JE vois tous les jours arriver des femmes dans mon bureau qui, suite à une séparation, se retrouvent confrontées à de graves difficultés financières, du fait de leur bas salaire. Ce ne sont pas de faibles choses, mais des battantes qui malgré tout, font face pour élever leurs enfants et leur offrir une éducation la plus parfaite possible.
          Heureusement qu’il ne s’agit pas d’une généralité. Certaines d’entre nous ont un travail, un mari ou compagnon aimant et respectueux. Mais nous connaissons tous, de près ou de loin, un de ces couples qui se séparent, et il est rare que l’ex-épouse soit dans une situation financière confortable.
          HEUREUSEMENT que certaines d’entre nous ont un bon travail, un salaire correct voire bon, et une vie équilibrée. Seulement, ce n’est pas le cas de chacune d’entre nous.
          Ne vous y trompez pas, Gordon71, elles ne sont pas « pleurnicharde », bien au contraire. Ce sont bien souvent des battantes.
          @Sabine : disposer de son corps en tant que femme, ce « slogan » qui vous fait frémir et vous agasse... devrait être élémentaire depuis la nuit des temps, mais nous savons toutes, et sans doute nos mères et nos grand-mères avant nous bien plus encore.
          Bien sure que donner la vie est magique et extraordinaire...quand on l’a choisit. et Heureusement que nous ne sommes pas des « corps » ou des « machines à faire des bébés ». Mais depuis combien de temps ne sommes nous plus considérées comme tel par les hommes ? (encore une fois, et Heureusement, tous les hommes n’ont pas pensé comme ça). Je suis fière que nous ayons ce droit aujourd’hui et aussi en colère qu’il ait eu besoin d’une loi pour cela.
          @Valeska : j’ai aussi un boulot, un petit ange et un nounours fantastique à la maison et je sais mieux que personne grace à cet homme merveilleux, que tous ne sont pas des sauvages. Si c’était le cas, jamais on n’aurai parlé de parité.
          Merci pour vos commentaires.


          • Valeska 12 mars 2012 11:24

            Par rapport à votre article, je sens un changement de cap à 90° dans la réponse que vous m’adresser. Mais qu’importe ...


          • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 10 mars 2012 15:34

            Les femmes, pires ennemies des femmes ! Je suis assez d’accord avec ça. Mais a aucun moment je pense qu’il faille différencier le corps de la personne dans son ensemble. C’est bien évidement indissociable pour moi.
            Les prostituées : leur corps est sans doute un outil de travail pour elles (en tout cas je le leur souhaite) car si elle ne font pas la différence, ca pourrait être insupportable (davantage encore) pour elles. Et je ne crois pas qu’elles fassent ce travail par plaisir, mais plus pour s’en sortir financièrement.
            Les mères porteuses : je ne crois pas qu’elles distinguent leur corps de leur être. En tout cas, c’est un cadeau extraordinaire qu’elles font aux femmes qui ne peuvent pas porter elles-mêmes leur enfant, bien que ce ne soit pas un choix que j’aurais fait personnellement. Il faut une sacrée dose d’amour pour la vie pour comprendre la détresse d’une femme qui ne peut pas avoir d’enfant et lui en offrir un ! (mais je ne suis pas très au fait de ces pratiques et manque de connaissances sur le sujet. Ma vision est sans doute très naïve).
            Tous ces exemples que vous citez, montrent que les femmes, malgré leur droit à l’IVG, restent très désireuses d’avoir des enfants, à tout prix visiblement.

            Dans l’absolu : corps et être ne font qu’un, c’est sure, je suis d’accord avec vous. Mais c’est aussi une utopie. Il me parait bien parfois de pouvoir détacher l’un de l’autre. Une personne gravement accidentée devrait elle laisser son esprit se casser aussi ? Si elle peut détacher ses blessures physiques de son esprit, cela ne lui permet il pas de faire face plus "facilement (toutes proportions gardées pour ce mot bien entendu) ?


            • bakerstreet bakerstreet 10 mars 2012 15:40

              La rançon de la liberté est la solitude,
              le chacun pour soi, dans la construction de cette petite entreprise,
               où chacun doit se démerder en serrant les dents, se durcissant, accumulant, tout en regardant par dessus la barrière où on est son voisin.

              On appelle ça la liberté.

              Droit des femmes, comme d’autres slogans, c’est une façon de vous dire que vous êtes dans l’historie en marche, infiniment mieux que ce que c’était hier, mais que la lutte finale est encre longue, mais que chacun doit se battre à son échelle, sinon c’est une gourde.

              Les postures se durcissent de toutes parts. La compétition entre les gens en tout cas les rend moins tolérants les uns vis à vis des autres.
               Fascination des leaders, des battants, de ceux qui se bougent, enchainent les amants, les amantes, les boulots, les boulotes.
              L’humour comme soupape.

              L’envie me vient de citer Blaise Cendras, chantre de la modernité, mais dont la poésie a été confisqué par les consuméristes. Car même Rimbaud, quand il dit « Il faut être absolument moderne ! » Est habillé par les trois suisses.

              " Apprends a vendre à acheter à revendre
              Donne prends donne prends
              Quand tu aimes il faut savoir
              Chanter courir manger boire
              Siffler
              Et apprendre à travailler

              Quand tu aimes il faut partir
              Ne larmoie pas en souriant
              Ne te niches pas entre deux seins
              Respire marche pars va t’en !
               


              • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 10 mars 2012 16:04

                Oui mieux qu’hier... c’est une certitude ! Et nous nous battons toutes à notre échelle mais le constat de l’inégalité entre homme et femme n’est plus à faire en matière de facilité à faire face à ces difficultés de la vie. Et encore oui, les compétitions grandissantes renforcent l’intolérance. Cela reste un constat dramatique, bien qu’humain après tout.
                Cendrars et Rimbaud... de beaux choix d’auteurs que j’affectionne.
                Merci pour votre message.


              • easy easy 10 mars 2012 15:50

                «  »«  »" Nous avons lutté pour obtenir des droits et quelque égalité depuis des décennies. En voilà le constat.

                Nous avons le droit de vote depuis 1945, soit quelques milliers d’années après les hommes, mais nous l’avons. Tout comme nous avons le droit de travailler, droit qui est devenu une obligation par les temps qui courent «  »«  »



                Ca c’est le lieu commun.


                La réalité c’est que les hommes et les femmes ont acquis le droit de vote quasiment en même temps et très récemment.

                Je parle des hommes et des femmes ordinaires


                Laissons de côté les peuplades sans cités dans lesquelles il y a toujours eu un sens au moins implicite d’accord démocratiquement déterminé. Dans ces peuples, on décide des choses en se voyant les uns les autres et ce point est essentiel.
                 
                En ne considérant que les peuples avec cités, donc très hiérarchisés et organisés, où les gens ne se voient plus les uns les autres, où il y a plein de recoins, on voit qu’aucun d’entre eux n’a offert aux hommes ordinaires la possibilité de voter.
                Il y a eu des reines, des rois, parfois très autoritaires, ça c’est vu un peu partout, en Chine comme en France, mais des hommes ordinaires qui votent, sans condition de cens, de rang ou de force, il n’y en a jamais eu nulle part. 


                Si donc, on laisse de côté le minuscule décalage entre le droit de vote universel réservé aux hommes de France (pourvu qu’ils aient 21 ans et ne soient pas militaires) acquis en 1848 et celui encore moins restrictif accordé aux femmes en 1944 (après qu’il y en eût tant dans la Résistance) on voit qu’à l’échelle de l’Histoire, hommes et femmes ont acquis le droit de vote quasiment en même temps. 

                Cette observation qui nivelle le cas des garçons au cas des filles, pose problème tant il prospère un discours selon lequel si les malfaçons de sont pas de la faute des filles, elles sont de la faute des garçons.




                Pendant des millénaires une poignée de personnes, des hommes, des femmes, ont décidé pour la masse. Il ne faut pas prétendre pour autant que ces masses étaient totalement silencieuses et soumises. Ce n’était pas du tout le cas. Mais disons que leurs doléances ne passaient pas par la voie des urnes. Leurs réclamations passaient mais par d’autres voies, dont celle des injures, des fourches et des pierres. Ce n’est pas parce qu’on ne vote pas qu’on ne se fait pas entendre.


                Une fois admis qu’hommes et femmes ordinaires ont acquis des droits et responsabilités en même temps, on peut analyser ce qui s’est passé depuis un siècle d’une toute autre manière. Non plus en projetant un sexe contre l’autre mais en découvrant que cet accès aux responsabilités nous aura valu à tous, aux hommes comme aux femmes, de nous retrouver avec d’énormes complexités à gérer.

                En effet, un homme moyen, une femme moyenne, de nos jours, doit travailler sur tous les plans, sur tous les sujets, de toutes les manières et ne jamais manquer d’ambition. Savoir aussi bien choisir une couche culotte en fonction de son degré d’hydroxyméthalase sublimée que pondre un logiciel de gestion des eaux de source peroxydiques de sa vallée. C’est aussi compliqué pour les hommes que pour les femmes. Ces dernières ayant la problématique de la maternité pré et post natale à gérer en plus.

                Notre droit de vote s’est transformé en une obligation au moins morale de voter à mille assemblées, syndic de copropriété, parents d’élève, communale, comité d’entreprise, syndicat, mutuelle d’assurance, comité de quartier, comité des chiens et des chiennes de garde, prud’hommes, assises, comité des fêtes, de la chasse, de la pêche, du fleurissement de la ville, des restos du coeur, de Greenpeace, de l’association de la boule, élections communales, cantonales, européennes, législatives, présidentielles, comité pour la libération de Betancourt, comité pour la condamnation de DSK, sondages d’opinion...et de tout cela, il faudrait le faire consciencieusement et régulièrement.

                Il n’était pas possible d’offrir à tous le droit d’accéder aux responsabilités sans que ça devînt un devoir et que chacun, même le plus ordinaire, se retrouvât avec toutes les responsabilités qui étaient autrefois réparties entre les gens.

                Sauf à bâcler leurs devoirs devenus obligations, hommes et femmes d’aujourd’hui sont censés devoir tout faire, savoir gérer toutes choses et se retrouvent évidemments débordés.


                • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 10 mars 2012 16:09

                  A l’échelle historique, effectivement, hommes et femmes « de la populasse » ont acquis leur droit de vote quasiment en même temps. Mais la place des femmes à proprement parlé a toujours été bien moins enviable que celle des hommes.

                  Il est quand même évident que l’argent est ne nerf de la guerre et qu’étant quasiment tous, hommes et femmes, à la même enseigne, nous devions travailler pour vivre décemment, et que dans cette vision, plus le salaire est élevé, moins il est difficile de faire face aux difficultés. Et en ce sens, les salaires des hommes sont tout de même plus confortables (à travail égal s’entend : bien évidemment que celui qui a plus de responsabilité mérite de percevoir un salaire plus important que celui qui n’en a aucune, homme ou femme).
                  Merci pour votre passage.


                • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 10 mars 2012 17:34

                  Pour l’avoir constaté tous les jours, il est beaucoup plus rare de voir des hommes ayant des difficultés liés à une séparation (financières bien entendu). Et à aucun moment je n’ai dit que les hommes étaient indifférents au bonheur de leurs enfants. Heureusement qu ce n’est pas le cas. S’ils s’en fichaient, il n’y aurait pas de gardes alternées.
                  Et oui, les hommes (dans la majorité des cas) ont un pouvoir financiers supérieur à celui des femmes. Ce n’est pas une opinion mais un fait.
                  Et oui, il y a aussi des hommes qui galèrent en devant payer une pension alimentaire parfois exorbitante, etc.... même situation que les femmes. Mais vous seriez de mauvaise fois si vous n’admettiez pas que ce sont les femmes qui ont le plus de difficultés (du au salaire).
                  Merci.


                  • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 10 mars 2012 20:02

                    Pouvoir financier supérieur ne signifie pas être riche. Et encore une fois, il s’agit d’un constat général personnel. En deux ans, j’ai pu rencontrer au moins une centaine de femmes en difficultés contre deux hommes. Rien de démago ou décalé, juste un constat. Et oui, j’ai vu un homme pleurer dans mes bras parce q’il n’avait plus les moyens de voir ses enfants après sa séparation parce qu’il avait tout just de quoi se nourrir, alors comment aurait il pu nourrir ses deux enfants, même un week end sur deux ?
                    Il tout de même surprenant de lire la façon dont vous pouvez percevoir ma situation personnelle.


                  • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 11 mars 2012 10:06

                    Non, aucune logique. Relisez ce que j’ai écrit. Qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, une situation de détresse est triste. Il ne s’agit pas d’une prise de partie, encore une fois un simple constat. La situation des femmes est plus difficile(dans le nombre) que celle des hommes. Et non, je ne suis pas assistante sociale. Pauvre fille ? Sans doute puisque vous semblez en avoir la certitude. Lisez ce que j’écris avant de critiquer. Puisque visiblement nous disons la même chose.


                  • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 11 mars 2012 10:08

                    ... et le fait que cet homme ait eu du mal à se nourrir et de surcroit à nourrir ses enfants, n’était pas un réflexion de ma part, mais un constat de sa part à lui.


                  • Lorelei Lorelei 10 mars 2012 17:43

                    je crois que le probleme economique soulevé est rencontré par toutes les femmes de la terre, mais aussi par toute la population, l’assistanat plutôt qu’un bon salaire permet d’avoir des esclaves pour le monde economique basé sur un systeme de caste inférieur et supérieur


                    • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 10 mars 2012 20:15

                      Effectivement, et je vous en remercie, le problème de base de cet article et de la vie quotidienne est le problème économique. Même si, et n’en déplaise à certains, les femmes sont moins bien payées, ce n ’est pas pour cela que les salaires, de façon générale, sont suffisants pour vivre correctement pour nombre de personnes (hommes ou femmes).
                      Quand une maison valait 300 000 francs, soit en 1998 par exemple, elle se vend aujourd’hui 300 000€ (soit 6.55957 fois plus) et idem pour de nombreux biens de consommation. En revanche, lorsqu’on touchait environ 5500 francs (de mémoire) au smic, aujourd’hui, on touche 1100€ (soit environ 6700 francs).
                      Alors comment se loger, se nourrir, s’habiller (et ne parlons pas de sorties et vacances)... quand tout augmente de façon démesurée, exception faite des salaires ?
                      Merci pour votre message.


                    • bakerstreet bakerstreet 10 mars 2012 18:58

                      En tant qu’homme, je n’ai aucune envie de rejoindre les copains, pour critiquer les bonnes femmes, ni d’ailleurs d’aller rejoindre celle-ci.

                      Juste envie en qualité d’humain, dégagé du sexe, si d’aventures une telle chose est possible.
                      A voir les couples que je connais et qui se sont séparés, mais venu parfois l’idée d’un gâchis, que les choses auraient pu être autrement, s’ils avaient fait un effort. ( et en me disant instantanément, non mais de quoi tu t’occupes, c’est un peu facile......)

                      Un peu comme dans le zébre, ce roman d’alexandre jardin, ou un homme tente de réséduire sa femme, à cinquante ans.

                      Il me semble que cette époque nous force parfois la main, nous invite à ne jamais être satisfait, mais en allant voir ailleurs, nous ne rencontrons souvent que nos propres limites.

                      Cette foutue société, stressante à souhait, où le mot de liberté est galvaudé, nous renvoie aussi sans cesse à la recherche d’un plus inaccessible, et nous fait rejeter toute la violence de notre frustration sur notre pauvre conjoint.

                      Mais de quoi je m’occupe !


                      • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 10 mars 2012 20:08

                        Vous vous occupez de ce qui nous concerne tous de près ou de loin. C’est vrai que nous avons tous aujourd’hui une (trop ?) grande facilité à balayer un mariage parce que c’est plus simple que de régler les problèmes. Mais pour certains, continuer à se battre jour après jour pour sauver ce qui ne peut l’être est une torture quotidienne.
                        Et oui, je suis assez d’accord pour dire que la liberté est à double tranchant. On en veut toujours plus, on croit toujours qu’il peut y avoir mieux ailleurs en perdant de vue que ce que nous avons est peut être déjà le plus proche possible de la perfection que nous tendons à rechercher.
                        C’est aussi ça le mariage : un combat de tous les jours pour supporter les frustrations de celui ou de celle qu’on aime. Parfois, ce n’est pas possible. Et parfois.... c’est dans ces combats quotidiens que l’on renforce les liens.
                        mais vous avez raison : de quoi me mèle-je également ?


                      • Annie 10 mars 2012 20:22

                        Que les femmes divorcées se retrouvent dans une situation très précaire ou plus précaire que leur ex-conjoint, est une évidence qui dépasse les limites de l’hexagone. Et c’est une évidence qui commence très justement à être de plus en plus prise en compte dans les politiques sociales.
                        D’un autre côté, il y a une espèce de naïveté dans cette aspiration à trouver l’être idéal, et à rejeter tous ceux qui ne font pas la « maille ».
                        Ces couples qui représentent l’union de deux moitiés complémentaires sont très rares, pour les autres, le chemin parcouru devient aussi important que la finalité, comme le plaisir dans l’effort de gravir une montagne.


                        • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 10 mars 2012 20:41

                          Bonsoir Annie.
                          Le mythe du prince charmant tient bon. C’est impressionnant.
                          Mais avant tout, je crois que nous cherchons tous et toutes la meilleure façon de passer nos années sur terre, en la meilleure compagnie possible. C’est si agréable de pouvoir tout partager, y compris le moins beau, avec une autre personne. Tout le monde veut plaire et quand même nos défauts paraissent beaux à celui ou celle qui partage notre vie... c’est quand même agréable.
                          Alors oui, quand on ne l’a pas, on s’efforce de le chercher, et en attendant, chaque petit bonheur est bon à prendre.
                          (c’était le quart d’heure fleur bleue ! smiley
                          Merci pour votre passage.


                        • Annie 10 mars 2012 20:50

                          Merci de votre réponse. Je me demandais si ayant 58 ans , je pouvais quand même prétendre à être une femme de ce siècle, ou si je devais être reléguée sans ultimatum au siècle passé.


                        • Cassidy Sheeran Cassidy Sheeran 10 mars 2012 20:57

                           smiley vous êtes la bienvenu. L’âge c’est aussi l’expérience. Vous avez traversé plus de choses que moi.Je suis preneuse de toute connaissance et expérience.
                          Au plaisir.

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Cassidy Sheeran

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