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Accueil du site > Actualités > Société > Une femme sur cinq vit avec un criminel ?

Une femme sur cinq vit avec un criminel ?

J’ai plusieurs fois évoqué la démesure prise par l’affaire Galliano. C’est loin d’être le seul cas de démesure. Alors que j’ai traité la journée de la femme en rendant hommage aux tunisiennes, en rédigeant un petit conte futuriste, ainsi que dans un troisième billet d’humour, ce soir je dois déplorer l’agression misandre et la folie qui a saisi Amnesty Belgique. Décidément rien n'est encore gagné en matière d'égalité des sexes ! Les hommes restent les éternels bourreaux et les femmes les éternelles victimes.

On pourrait croire à une histoire belge, n’était la gravité de l’accusation. Selon Amnesty, une femme sur cinq vit avec un criminel. Cette affiche est destinée à dénoncer les violences conjugales. Ce qui signifie bien sûr qu’un homme sur cinq bat sa femme et la maltraite de toutes les manières possibles.


Deux choses :

1. Le chiffre avancé ne correspond à aucune étude reconnue et tant soit peu sérieuse. Patrick Guillot, auteur de l’important livre « LA MISANDRIE » et animateur du site La Cause des Hommes, a écrit expressément à Amnesty pour demander la source de ce chiffre. Aucune réponse ne lui est parvenue.

2. Une nouvelle fois la violence est présentée comme un comportement exclusivement masculin, et la violence féminine à l’égard des hommes est passée sous silence. Or on sait aujourd’hui que 20% à 40% des victimes de violence physique dans le couple sont des hommes, selon des études suisses et françaises. Au Canada où les enquêtes sont très pointues on trouve jusqu’à 50% de victimes hommes. On sait également que le chiffre des violences physiques, selon une enquête de victimisation de 2007 de l’Office National de la Délinquance en France, est d’environ 2,8% des femmes et 1,4% d’hommes. Les enquêtes plus récentes ont montré une évolution de ce pourcentage dans le sens d’un rapprochement : 40% de victimes hommes pour 60% de victimes femmes.


Ce chiffre annoncé par Amnesty Belgique de 1 sur 5 - soit 20% - n’est donc fondé sur rien. C’est une invention ou une extrapolation de féministes dont on doit malheureusement admettre qu’elles sont totalement malhonnêtes.

Regardons cette affiche. Un couple tranquille, au lit. Des gens pas tout jeunes. Ils ont l’air tranquilles. Des papy-mamy, presque. On leur donnerait le bon dieu sans confession. Que veut dire l’image : que la violence est même là où on ne l’imaginerait pas. Si vous croisez un couple pépère et sans histoire vous serez fondés à soupçonner de la maltraitance. Petite perversion supplémentaire dans l'image : ce n'est pas un ordinateur entre les mains de l'homme, c'est un panneau genre de ceux affectés par la police à un prévenu... La paranoïa est cultivée, alimentée par des information délirantes.
amnesty3-8mars-conjugal-hi.jpg
L’affiche de 2010 était tout aussi malhonnête (image 2, cliquer pour les agrandir).


Je rappelle ici les raisons de cette déformation grave de l’information et de cette misandrie systémique :

1. D’abord la violence féminine reste encore un tabou. Qu’il s’agisse de l’inceste, des infanticides, de la maltraitance aux enfants (dont les mères sont responsables à plus de 50% et les pères à moins de 30% selon la Snatem-Allo119 en France), de la violence conjugale, les femmes n’ont rien à envier aux hommes. Il n’y a que dans les homicides conjugaux que les hommes soient largement en tête du classement morbide. C’est d’ailleurs à cause de ces chiffres que les campagnes récentes parlent surtout des homicides. Pour le reste de la violence les femmes peuvent être autant criminelles que les hommes. Le stéréotype de la femme douce et de l’homme guerrier violent et dominateur par goût et nature reste dans les inconscients. Ce qui permet aux femmes criminelle d’avancer souvent impunément.

2. Les études de genre ont décrété que la violence est masculine. Donc, les hommes incarnant le masculin, eux seuls peuvent être violents !

3. La criminalisation des hommes par des campagnes mensongères, des chiffres sans fondement, des fausses accusations, et j’en passe, est le fond de commerce du féminisme radical et marxiste. Grâce au climat de panique et à la paranoïa anti-homme qu’il entretient, ce féminisme reçoit des millions de dollars ou d’euros de subventions, ce qui nourrit grassement les mêmes féministes qui dénoncent les hommes comme seuls auteurs de violence. La boucle est bouclée. Réaliseront-elles un jour tout le mépris de la femme qu'il y a à faire des femmes des victimes par principe ?

misandrie.jpgIl n’y a aucune mansuétude à avoir envers ce féminisme-là, qui pollue la société, les tribunaux et les médias. Ces féministes font la guerre aux hommes parce que cela leur rapporte. Ce sont des mercenaires qui prennent l’ensemble des femmes en otages pour faire de l’argent. Quand elles parlent au nom des femmes en réalité elles parlent au nom de leur porte-monnaie.

Que dire encore ? Honte à Amnesty. Cette organisation, cette secte féministe se discrédite. Il n’y a plus un centime à lui donner.

Honte à Amnesty pour ces mensonges et cette haine de l’homme. Honte à celles qui tentent de communiquer à l’ensemble de la population ce qui semble être un état de névrose avancée.

Ce féminisme-là est le passé de l’Homme. Une erreur intellectuelle. Un avatar stalinien.


Le livre de Patrick Guillot, « La Misandrie », devrait faire partie des livres de chevet de toutes les personnes qui réfléchissent tant soit peu aux relations hommes-femmes et aux problématiques d'égalité. Edité par le Groupe d'Etude sur les Sexismes il est disponible sur le site La Cause des Hommes ou en ligne chez Price Minister.


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27 réactions à cet article    


  • chafporte 10 mars 2011 09:45

    la vache, ca pue drolement aujourd’hui sur agoravox !


    • jacques jacques 10 mars 2011 10:03

      Assez d’accord avec l’article ,d’ailleurs le mot violence est féminin .Plus sérieusement pourquoi la femme serai moins violente que les hommes,en dehors du fait que physiquement les femmes sont moins fortes et donc font moins de dégâts. 


      • LE CHAT LE CHAT 10 mars 2011 12:43

        au niveau de la violence verbale , certaines sont très fortes !


      • LE CHAT LE CHAT 10 mars 2011 12:41

        pourquoi , serait ce un crime que de voter FN ? smiley


        • MICHEL GERMAIN SO ! 10 mars 2011 14:44

          Non, Non, pas plus que de voter National Socialiste en 1933, ou PFN en Italie en 1921 ou MSI aprés la guerre qui en est la suite et dont l’emblème est le même que celui pour lequel ce n’est pas un crime de voter ... le fond est le même non ? C’est les Arabes... ils font rien qu’à être méchants et à faire la prière pas dans la caisse, ma chère...

          Ah oui, c’est un peu différent quand même, ni Benito ni Adolf n’étaient milliardaires...Pardon.

          Et puis oh, Staline, c’est pas un argument...je suis pas croyante...Pour les esprits simples, cela veut dire que c’est pas parce que je ne crois pas en Yavée ou Vhisnou que je vénère Allah
          ou Johnny hein ?!


        • cathy30 cathy30 10 mars 2011 13:10

          homme libre
          Je suis sidérée par le contenu de l’affiche. C’est du lobbying. Le but affaiblir le pouvoir de notre justice envers ses citoyens et affaiblir le rôle masculin (il pourrait être dangereux pour une révolte)

          Je vous fais passer un article, attention il est horrible, mais outre ce fait, décryptez le contenu et surtout la fin, où l’on fait passer les hommes pour des assassins, alors que ce crime horrible est commis par une femme, mais ce n’est pas de sa faute car elle est très gentille.

          http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Elle-tue-son-fils-en-le-mettant-dans-le-four-257835/


          • dom y loulou dom y loulou 10 mars 2011 13:24

            les USA deviennent le pays de toutes les ignominies

            j’ai lu cet article de ce crime odieux...

            on ne dira jamais assez et on peut souligner ici à nouveau la criminalité des médias complices de l’utilisation massive diu PROSAC qui devient un déclencheur de psychopathie si on y ajoute ne serait-ce qu’une goutte d’alcool

            et on se retrouve en face d’horreurs pareilles que les merdias appellent « voici l’humanité » pour bien nous enfoncer tous

            prescrire du PROSAC est criminel

            et puisqu’on dit cela ils vont ajouter que cette merde des labo Rockefeller est un placebo...

            toute cette machinerie est absolument dégénérée dans les mains de sionistes


          • hommelibre hommelibre 10 mars 2011 17:49

            Merci pour l’info. Je trouve désolant ce biais. Cela ne fait rien avancer, mais plutôt se crisper. Je ,e demande même si cette affiche ne va pas en sens contraire et rend inaudible le message.


          • mick_038 mick_038 11 mars 2011 22:13

            J’ai bien aimé l’appel de sa soeur jumelle : « surtout ne la jugez pas trop vite, ce n’est pas une mauvaise mère, c’est quelqu’un de bien »....
            Sans dec.....
            Voyons, elle a mis dans un four son fils de 3 ans qu’elle avait violenté auparavant, et l’a ensuite fait cuire, carboniser même, tout simplement...

            Je ne me substitue pas à la justice mais, perso, je placerais aussi les enfants de la soeur jumelle, parce que si elle trouve cet acte digne d’une bonne mère, d’une personne bien, ses enfants sont sérieusement en danger.... J’ose même pas imaginer ce qu’elle définit comme une mauvaise mère et une personne mauvaise....


          • dom y loulou dom y loulou 10 mars 2011 13:18

            très bon article, très équilibré

            les femmes on les aime douces et belles et tais-toi est le courant leitmotif, l’autre version du système est la pute débridée... entre les deux ? un abysse où s’engouffre toute la société

            donc d’autres, des femmes, en profitent de leur état de soumission en jouant les hommes dominateurs sur elles, elles saventmieux poenser pour les idiotes se disent-elles

            et les idiotes sont très complaisantes c’est connu

            on passe d’un bourreau à l’autre

            et les pauvres soumises se font harceler de deux côtés à la fois

            sois ceci sois cela

            tous ces hableurs habiles et malins

            qui tous se prennent pour des reflets stupides se donnent le droit à toutes les méchancetés puisqu’ils se déclarent irresponsables

            auront aussi de multiples occasions de comprendre leur grave erreur

            ils sont parfaitement responsables de leurs actes

            et ce n’est pas un autre qui porte leur responsabilité, même s’ils le hurlent à l’unisson devant l’éternité et qu’ils ont DECIDE de NOUS pourrir la vie exprès par tous les moyens possibles

            ces enfantillages signent la fin de l’occident ravalé dans ses boyaux malades et corrompus

            chantez une gamme tous les jours ou vous êtes foutus les « ah qu’est-ce qu’on rit »

            merci pour votre article bien posé


            • jymb 10 mars 2011 13:25

              J’ai eu toutes les peines du monde à redresser les stupidités que l’école a essayé de bourrer dans le cerveau de mes enfants : cours d’éducation civique sur le sexisme : « les méchants hommes contre les gentilles femmes » 

              vivement la séance sur le racisme, cela promet.


              • Georges Yang 10 mars 2011 14:17

                Tout dépend ce que l’on appelle violence, on parle aussi de cruauté mentale.Se souvenir de ce clip passé à la télé où l’on voit un type qui pense que sa femme est une conne, une salope et un thon, il le pense pour lui-même et rien ne montre qu’il ose le dire et il est déjà considéré comme violent.
                Alors dire à une collègue de bureau qu’elle a l’air d’une vache en panty, c’est désormais s’exposer à un procès.

                Il faut condamner plus sévèrement le viol, le vrai, pas la main au cul requalifié en viol, les coups violents et laisser les broutilles au niveau du privé.
                A force de banaliser les soit disant violences, on arrive au résultat inverse


                • dogon dogon 10 mars 2011 15:07

                  Eh oui ! Les excès de la victimisation systématique.
                  Avec son pendant, la stigmatisation de l’« autre.

                  Vous êtes un homme, vous êtes (potentiellement) un violent.
                  Vous êtes un blanc, vous êtes (potentiellement) un raciste.
                  Vous êtes antisioniste, vous êtes (potentiellement) antisémite.
                  Vous êtes prolaïcité, vous êtes (potentiellement) antiislamiste.
                  Etc, etc, etc ... liste à compléter, à condition qu’elle puisse l’être.

                  Les »patrons" d’Amnesty gagnent leur fric avec ça, ceux de la LICRA, du CRIF, du MRAP, ... en font tout autant.
                  Je ne suis pas tout le temps d’accord avec Eric Zemmour mais, comme lui, je réclame l’arrêt du versement des subventions, prises directement sur nos impôts, à ces organisations sectaires qui, par intérêt, bétise et manque d’argument, cherchent à judiciariser sytématiquement ce qui devrait relever du débat et de la liberté d’expression.

                  Les grandes causes n’ont pas besoin de subvention pour exister et fédérer. Elles n’ont besoin que d’être vraies.


                  • Firenza 10 mars 2011 15:39

                    @ l’auteur, complètement en accord avec ce que vous dites, et je suis une femme.

                    Un seul bémol : êtes-vous sûr que ce féminisme radical soit marxiste, stalinien même dites-vous. Moi je le crois d’essence libérale.


                    • easy easy 10 mars 2011 15:50

                      Si seulement des statistiques sur ce sujet était complètement fiables et si seulement on commençait par définir, mesurer, doser ce qu’on va comptabiliser, ce serait peut-être suffisant pour se faire une représentation sûre de la réalité. Pour qu’on parle tous bien de la même chose. Or, il en va de ce sujet à stats comme de bien d’autres, on ne sait pas quels sont les critères retenus pendant que les stats se superposent les unes aux autres, chacune selon ses critères propres au moment.

                      Le résultat est alors pire que si l’on ne faisait aucune stat. Nous sommes perdus.

                      Bien sûr, ici les uns diront que ce chiffre leur parle, là les autres diront que cet autre chiffre leur semble plausible. Mais le résultat est bien une cacophonie. Le pire c’est que personne n’y voit clair (en dehors de ceux qui ont envie de croire à une version qui les arrange) mais que tout le monde en reste à croire en une seule chose : les stats. Ces stats qui précisément embrouillent tout tant elles sont mal ou irrégulièrement paramétrées.

                      C’est comme si dans un village, 4 sorciers concurrents racontaient, chacun sa vision des choses. Les villageois seraient enfumés et inquiets mais les sorciers resteraient les incontournables vedettes. Alors qu’on pourrait s’en passer.


                      Concernant ce que notre grand Chef a fait des anciens avions de notre Présidence, nous ne pouvons en aucun cas le savoir depuis notre vécu ordinaire.
                      Mais concernant, notre désir, notre générosité, notre avarice, notre intelligence, notre connerie, notre jalousie, notre gentillesse, notre violence, notre retenue, notre menterie, notre hystérie, nos odeurs de pieds, qu’avons-nous besoin des études d’instituts pour les connaître ?

                      Nous en resterions à 10 années d’expérience de la vie, il nous faudrait ce genre d’études pour savoir à quoi ressemble le milieu dans lequel nous baignons. Mais que pouvons nous apparendre de ces études sur notre milieu alors que nous y marinons depuis 30 ans, 40 ans, 70 ans ?



                      J’élargis la réflexion.
                      La France, vue depuis le Vietnam, en 56, par le biais des livres d’Histoire et de français, me semblait avoir la particularité d’être composées de gens admirables dont la particularité commune était de refuser la paresse de l’esprit, le plus court chemin de la réflexion.
                      (les colonisateurs et les fonctionnaires présents sur place n’étaient pas des Albert Londres ou des Albert Camus)

                      Aucune célébrité n’a jamais dit qu’il était bon, pour s’élever, pour sortir de la mentalité reptilienne, de travailler sur ses pensées réflexes, sur ses pensées premières, sur ses pensées brutes, faciles, paresseuses, afin de les métamorphoser en pensées bien plus fatigantes, fragiles aussi, mais bien plus esthétiques, sublimantes et romanesques. Pensées susceptibles de conduire à ce qu’un individu risque sa vie pour sauver celle d’un autre ou des autres, à offrir un de ses reins à quelqu’un par exemple.

                      Elles n’ont jamais fait explicitement cette recommandation, mais toutes ont bel et bien accompli ce travail et toutes pour nourrir cet objectif de dépassement de soi (d’où est née par exemple la Croix Rouge). C’est d’ailleurs assez étonnant que toutes les célébrités françaises aient accompli un tel travail sur soi pour s’élever et inviter les autres à cette quête d’élévation sans jamais dire « Nous devons travailler notre pensée brute pour sortir de la brutalité »
                      C’est étonnant et peut-être dommage.

                      Il y a évidemment un fossé entre le panel des panthéonisés que je connaissais depuis le Vietnam et la masse des Français. Tous les Français n’ont pas travaillé sur leurs réflexes premiers comme Albert Camus. Mais c’était tout de même bien en France qu’on pouvait trouver le plus de gens refusant la pensée reptilienne 

                      Pour de nombreuses raisons probablement, cette particularité des Français de refuser les a priori, tend à s’estomper. La volonté anarchiste s’étant subrepticement installée dans la pensée de chacun par le biais de l’individualisme, chacun en vient plus à déboulonner les anciennes idoles, à être iconoclaste, à casser des transcendances, qu’à cultiver les anciennes valeurs ou à en créer de nouvelles.

                      Sous le prétexte de « Dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas » on en vient à être fier de dire ce « tout bas », ce reptilien, ce rampant, plutôt que l’élevé, le difficile, le travaillé.
                      « Quand des gens affamés arrivent dans des boats-people, il faut les rejeter à la mer » expose une députée, qui ne sait peut-être pas nager.

                      Je sais l’avoir cette pensée brute. Mon fils de 3 ans sait aussi l’avoir. Mon chien aussi (encore qu’étant Labrador...)
                      N’importe quel crétin sait avoir cette pensée et il n’est pas de mérite de la porter encore moins de la brandir.
                      Il est donc maintenant posé que le courage consiste à dire le « tout bas » alors que le véritable courage c’est de travailler, la terre, le bois, le fer, la pensée, son reptile.

                      Dire, voilà ce que sait faire un député. Dire et dire le bas tant qu’à faire, voilà son travail. Dire ce « tout bas » qu’à 2 ans je savais très bien énoncer sans me casser le cul, voilà ce qu’il faut faire aujourd’hui pour mériter les bravos et les émoluments princiers !
                       (Les aristos avaient le devoir d’offir leur sang)
                      Punaise, bac + 5, études à la Sorbonne, à Sciences Po, à l’ENA, une pléthore de conseillers, des bureaux chauffés à 22, des voitures avec chauffeur, une retraite en or, tout ça parce qu’on a le courage de dire le tout bas de la pensée !
                       

                      Oh mais quel con je suis, j’aurais dû faire député car la pensée toute basse, je la connais très bien et c’est hyper facile à énoncer ! Oh mais quel con !




                      Je reviens au sujet de ce billet.
                      Peu importe les stats, et leur soi-disant miroir, nous savons tous, pour la porter en nous-mêmes, pour avoir été violents, pour avoir vu la violence de près, y compris à la maison, à l’école, qu’elle existe et sa dose réelle, nous la connaissons tous, par notre expérience de la vie et de l’Homme.

                      Ce que nous savons aussi c’est que cette violence résulte de la pensée brute ainsi que de la cultualisation de la pensée brute par certains. Il y a la pensée brute qui vient en nous dès nos deux ans. Et il y a les organisations qui exploitent ce ressort primaire et qui, au lieu d’inviter à le travailler, à le métamorphoser en sentiments généreux, exhortent à l’aiguiser pour éliminer un ennemi désigné. Mais ce n’est pas parce qu’un sentiment reptilien est encouragé par une organisation qu’il en perd sa reptilité.


                      Ce n’est pas la violence soit chez l’homme soit chez la femme qu’il faut réduire mais toute la violence, toute la brutalité, si l’on tient à s’extraire de la geuserie.

                      Lorsque la pensée gueuse est constamment donnée en exemple au plus haut niveau du gouvernement français, ça veut dire que les Français ne veulent plus de la pensée noble, de celle d’Albert Camus, de celle de Victor Hugo, et qu’ils veulent un retour à la brutalité. A tous les niveaux, dans tous les lieux et vis-à-vis de n’importe qui.
                      Le milieu conjugal, déjà largement violenté par le zapping relationnel qui s’y produit, n’étant alors plus qu’un milieu comme un autre, destiné, comme les autres, à être brutalisé de mille manières, pas seulement avec les spectaculaires baffes et couteaux.


                      • dogon dogon 10 mars 2011 18:41

                        Bravo pour cette intervention.
                        Elle seule mériterait un article.
                        En ce qui concerne les anciens avions de la République, j’ai écrit un article dessus aujourd’hui même.
                        J’espère qu’Agoravox le publiera demain et vous en saurez (un peu) plus. C’est édifiant.


                      • easy easy 10 mars 2011 21:38

                        Merci Dogon

                        J’ai vu votre article sur l’avion vendu par qui l’on sait à qui l’on sait, comme dirait l’autre. 
                        Alors que c’est un sujet inédit sur AVox et qu’il promet encore bien des vagues, le score des votes était nul ( 4 + et 4 - ) . Mon petit soutien de 21h 25 ne suffira sans doute pas à le faire passer pour demain. Mah, on verra, qui sait, la nuit, les anges...

                        ))


                      • jymb 10 mars 2011 19:25

                        Notons qu’un homme battu ou humilié n’en parlera quasiment jamais ni ne portera plainte : on est dans l’inavouable absolu, ou le ridicule selon le regard qui est porté. Que valent ainsi les statistiques ?

                        Dubout avait vu vrai il y a bien des décennies dans ses caricatures, et on parle en riant d’un « couple à la Dubout » Il y a donc là aussi beaucoup de chemin à faire ...


                      • hommelibre hommelibre 10 mars 2011 17:45

                        Cela fait du bien d’avoir un débat sans insultes et sans anathème ou stigmatisation.

                        @ easy, votre commentaire mériterait àlui seul un billet. Au moins toute la partie sur la pensée reptilienne. Avez-vous traité cela quelque part ?

                        @ Firenza : le féminisme qui a posé schématiquement les rapports hommes-femmes comme des rapports patron-prolétaire, puis par extension comme bourreau-victime, est bien celui d’inspiration marxiste. Le féminisme radical ne reprend pas exactement la réthorique marxiste mais considère le patriarcat comme un système d’oppression systémique et délibéré. Dans la ligne de Bourdieu.

                        Or cela n’est qu’une hypothèse, une analyse a posteriori sur des modes relationnels auxquels on confère après-coup une certaine tonalité. Le système de répartition des rôles et fonctions est après-coup interprété comme une volonté àl’encontre des femmes. Sous le code Napoléon, c’était le cas : il y avait une volonté exprimée de déclasser les femmes socialement.

                        Mais je ne souscris pas àune généralisation de cette grille de lecture, soit le besoin/volonté des hommes d’enfermer les femmes. Comme si cela avait été la préoccupation habituelle des hommes depuis la nuit des temps.

                        Le système de répartition et séparation des rôles et fonctions - ce que l’on nomme le patriarcat - a certainement eu ses raisons d’êtres au-delàde cette caricature de la domination masculine. Aux hommes l’obligation de nourrir leur famille, la représentation politique, la défense du territoire. Aux femmes l’éducation des enfants, la santé de la famille, l’organisation des solidarités sociales.

                        Bon, cela mériterait un autre billet. J’y viendrai car cela fait partie de mes thèmes de prédilection.

                        @ mazmaz :

                        "Ecouter sans relâche ce que cette violence peut avoir àdire et àfaire à celui ou celle qui en fait l’expérience, agie et/ou subie ; il aura fallu soutenir cette position, institutionnellement et politiquement incorrecte. « 

                        Oui, bien sà»r. Sans quoi rien ne change. J’ai regretté qu’en 2003 le procès de Cantat n’aille pas dans l’analyse de cette intimité de l’auteur, dans la descente vers ses propres enfers. C’eà»t été une opportunité pour tenter de comprendre plus intimement ce qui se passe. Cela se passe au niveau de thérapies individuelles ou de groupes. Mais cela devrait venir sur la place publique, pour qu’un discours collectif s’élabore autour de ce thème. L’aspect pénal est une chose, il existe et c’est normal. Mais il ne peut répondre àla causalité de la violence.

                        Par exemple l’idée que la violence est un besoin de contrôler l’autre ne peut àmon avis être un standard dans l’interprétation. Plus en amont il y a une terrible insécurité, une perte qui n’est pas supportée (que ce soit par blessure narcissique ou autre, ce qui d’ailleurs n’enlève rien àla souffrance), un mal-être qui n’est ni saisi, ni verbalisé. Il y a aussi des »caractères" violents ou dominants. La thématique du cerveau reptilien citée par easy est une bonne références conceptuelle, autour de laquelle on peut creuser sans avoir àculpabiliser qui que ce soit.


                        • hommelibre hommelibre 10 mars 2011 17:50

                          Sorry pour les caractères codés, je ne sais pas pk.


                          • easy easy 10 mars 2011 21:26

                            Bonsoir Hommelibre

                            Pour les caractères bizarres. par exemple sur cette page web, clic D, codage et vérifiez que l’alphabet occidental est coché (il y a souvent embrouille entre nous avec les encodages parfois en UTF-8, parfois en ISO 8859 ..(dit Latin)

                            Et puis refaites des tests sur cette page, tant qu’à faire

                            Concernant votre question, je n’ai jamais fait de papier exposant cette vision.


                          • hommelibre hommelibre 10 mars 2011 22:06

                            Je n’arrive pas à mieux. Et je suis sur Mac donc pas de clic droit. J’ai essayé tous les encodages mais rien ne change. Voyez-vous le texte normal ?


                          • hommelibre hommelibre 10 mars 2011 22:09

                            maintenant c’est normal. Ca n’a troublé que sur 2 coom


                          • cathy30 cathy30 11 mars 2011 08:01

                            homme libre
                            je vous joins un article tout à fait intéressant d’un projet de loi dans le new hampshire sur la privatisation du mariage. Ce genre de campagne prend alors tout son sens, face à ce type d’information.

                            http://msmagazine.com/blog/blog/2011/03/05/redefining-marriage-by-getting-rid-of-it/


                            • dereck 13 mars 2011 19:42

                              Plus c’est gros mieux ça passe.
                              Et l’idée est bien passé l’homme méchant, bourreau ; la femme gentille, victime.
                              La misandrie est devenue quelque chose de banales et d’acceptables.
                              le retour de bâton fera mal.

                              ps : incroyable de voir que le mot misandrie souligné comme une faute, ça en dit long..)


                              • chafporte 14 mars 2011 09:28

                                Franchement, vous n’avez pas honte de soutenir des propos aussi deliberement debiles que ceux la :

                                "Ces féministes font la guerre aux hommes parce que cela leur rapporte. Ce sont des mercenaires qui prennent l’ensemble des femmes en otages pour faire de l’argent. Quand elles
                                parlent au nom des femmes en réalité elles parlent au nom de leur porte-monnaie."


                                • Guy BELLOY LOBLEY 28 mars 2011 17:51

                                  Tout à fait d’accord avec vos chiffres sur la violence féminine, sujet encore tabout en France à l’inverse de pays comme la Suisse, la G.B., les USA ou le Canada. J’ai écrit une chronique sur le sujet (Violences conjugales ? Pas si simple) sur le monde.fr il y a quelques semaines. Le commentaire de la photo de la pub est effectivement scandaleux. Bourde ou manip ? Au risque de paraître candide, je reste très prudent sur votre attaque contre Amnesty Belgique.

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