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Accueil du site > Actualités > Société > Une France qui détruit sa jeunesse

Une France qui détruit sa jeunesse

Après la revue détaillée du livre de Giroux sur une Amérique qui serait en guerre avec sa jeunesse, je me suis demandé si en France, cette thèse s’applique, avec bien évidemment la spécificité due à notre culture. Il est ici intellectuellement correct de dénoncer les travers de l’Amérique tout en clamant que nous, eh bien on est différent, on sait se prémunir contre les excès de la violence ultralibérale. Néanmoins, les observateurs avertis savent que certains penchants américains sont bien présents dans notre pays qui lui aussi, n’échappe pas aux tendances culturelles, politiques et économiques prises lors des deux dernières décennies. Pour procéder à cette analyse, je pense utile de m’appuyer sur les quatre fondamentalismes que Giroux a cru déceler dans la vie américaine et de jouer à trouver quelques correspondances.

Le fondamentalisme du marché. Si aux Etats-Unis, s’enrichir sans vergogne est devenu une règle couramment partagée, en France, l’argent a toujours été suspect, bien que les Français ne cessent de parler d’argent. Il suffit d’entendre les conversations dans la rue où les dépêches dans les médias où l’on ne cesse de causer des coûts de toutes choses. Néanmoins, on ne peut parler d’une dévotion face au marché qui reste suspect aux yeux de bien des Français. Par contre, si fondamentalisme il y a, c’est celui de la croissance, ce « machin chiffré » qui fait l’objet de toutes les attentions de la part des médiarques et des dirigeants. A cette obsession de la croissance s’ajoute un autre élément économique, celui du capitalisme avec assurance et connivence. C’est un capitalisme entrelacé à l’Etat qui en France, crée des inégalités mais pas autant qu’aux Etats-Unis. Il existe aussi une culture de la rente et des avantages acquis. C’est certainement ce ressort qui repousse l’accès de nombre de jeunes au système productif avec l’accès aux biens de consommation convenables. Les dirigeants français ont façonné une société favorable aux rentiers.

On voit que comme aux Etats-Unis, un fondamentalisme économique empêche la jeunesse de s’insérer dans le système. En France, c’est un capitalisme étatique de loterie nationale et de rentiers qui prévaut. Quelques-uns tirent le bon numéro, d’autres l’ont en naissant, et le système favorise la légitimité du sang. Passeron et Bourdieu ont écrit des pages éclairantes sur les héritiers et la noblesse d’Etat. La légitimité du sang remonte à bien plus loin, à l’Ancien Régime et avant, avec les charges et prébendes dont héritaient les aristocrates. Cette culture a persisté en France. Dans le système actuel, les élus casent souvent leurs progénitures dans les collectivités locales, lorsqu’ils n’ont pas trouvé mieux. Les autres voient leurs enfants se démener entre Pôle emploi et les CDD. Cette culture des acquis, de l’héritage, se précise en France avec les retraités favorisés par rapport aux actifs et surtout les jeunes. Les fondamentalismes économiques sont différents en France mais ils conduisent au même résultat pour l’insertion de la jeunesse.

Et le fondamentalisme religieux américain, quel pourrait être sa transposition en France ? On pensera aux communautarismes des minorités religieuses mais plus globalement, le fondamentalisme en tant que croyance semble être idéologique et immanent en France, avec je pense les obsessions sur la transition énergétique, le réchauffement climatique et le développement durable. Ce fondamentalisme idéologique n’a pas vraiment un impact sur la jeunesse, mis à part le fait qu’il propage une sorte de débilité écologique qui n’a rien à voir avec le souci de la nature mais plus à un système autoréférentiel au sens de Luhmann. Un système qui définit les attitudes écologiques. Avec un ensemble bureaucratique évidemment. Les manifestations locales sur le développement durable prennent l’accent d’une kermesse religieuse où l’on formate le crâne des jeunes avec à l’appui des démonstrations et des discours abêtissant. Bref, une sorte d’idéologie verte qui se présente comme un catéchisme du 21ème siècle dont le missel est l’agenda 21.

Venons-en maintenant à un troisième fondamentalisme, celui de la culture diffusée par les médias de masse avec une connivence dans quelques rhétoriques politiciennes. On ne trouvera pas l’adhésion franche à une culture de la cruauté, de la punition, du sadisme revendiqué et du militarisme. Ces choses là sont proscrites en France et les commentateurs médiatiques se revendiquent opposés à ces penchant anti-sociaux et peu démocratiques. Mais en réalité, n’a-t-on pas une culture apparentée chez nous ? La défense de l’expédition punitive par les médiarques zélés suivant le président va-t-en guerre devrait nous alerter. Quant à la culture véhiculée par les médias de masse, elle oscille entre des émissions où l’on célèbre le pays de Cocagne et d’autres où se dessine une culture du jeu et surtout de la concurrence. Jouir et punir sont les deux piliers moraux d’une France qui a perdu ses valeurs et son sens de l’éthique.

Le pays de Cocagne, ce sont des émissions culinaires à répétition, cette célébration du bien vivre, de l’épicurisme entre soi, des gîtes cossus, des dîners parfaits, des recettes originales, des maisons à décorer, à vendre, des jardins à agrémenter, des paysages bucoliques, bref, une France paradisiaque déclinée en images de carte postale. Une France des plaisirs simples pour ceux qui ont les moyens évidemment. Autant dire que les habitants des cités ne se retrouvent pas dans ces images et doivent sans doute se sentir d’un autre monde. On constatera que cette profusion de clichés du bien vivre incite au repli sur soi et participe à un sens de l’existence dépolitisé. Ce qui est en fait le souhait des politiciens. Le monde politique préfère être face à un peuple dépolitisé, plus facile à gérer. En Russie, c’est même une exigence. Tous les acteurs économiques sont bienvenus du moment qu’ils ne se mêlent pas du pouvoir.

Autre point dominant dans les médias, les jeux télévisés, avec une profusion comme jamais et un record sur les deux chaînes publiques où toute la journée les candidats viennent se mesurer. Après, il y a les anges de la télé réalité, ces émissions où des jeunes se font concurrence et se frittent parfois méchamment. La culture de la cruauté est bien présente mais travestie et mise en scène dans une version édulcorée. La jeunesse représentée par les médias n’a aucune culture artistique, religieuse, politique. Elle est représentée avec des corps bronzés, beaux mâles tatoués, bimbos relookées, introduits dans le milieu de Miami ou L.A. comme s’il s’agissait de spécimens animaliers. Avec l’espèce marseillaise, l’espèce ch’ti. Finalement, l’univers de la téléréalité française n’hésite pas à être complaisant avec la cruauté, fut-elle être subtilement travestie en héroïsme dans l’émission Koh-Lantha, ou alors déclinée en bêtise dans Secret Story. Tout est prétexte à la concurrence, chanter, faire le clown, ça passe ou ça casse, on éjecte les maillons faibles. Cette culture de l’élimination va évidemment de pair avec la réalité économique dont elle est une allégorie. Dans le monde réel, les jeunes sont placés dans un système d’élimination, avec comme voiture balai le Pôle emploi ou parfois, la case délinquance puis prison. Mais certainement moins qu’aux States.

Le dernier fondamentalisme analysé par Giroux, c’est l’éducation. Peut-on parler d’un déclin, voire d’un appauvrissement des enseignements délivrés aux jeunes Français ? Le sujet fait souvent débat, pour ne pas dire polémique. Avec les pédagogues, les idéologues, les questions sur le contenu, la manière d’enseigner, le dilemme cosmologique sur l’école qui doit graviter autour de l’enfant ou l’inverse. Et pourtant, elle tournait l’école ! Plus maintenant paraît-il. La situation ne ressemble pas à celle des Etats-Unis, même si parfois quelques faits divers violents se produisent où qu’à l’occasion, une descente de gendarmes vient inspecter les cartables des élèves pour y trouver quelques brins d’herbe qui fait rire. Pourtant, quelques signaux doivent nous alerter. L’enseignement laisse sur le côté une bonne minorité d’élève et les études montrent que la pratique de l’éducation en situation réelle devient problématique, surtout dans des zones urbaines où les problèmes sociaux finissent par déteindre sur la qualité de l’enseignement.

Le constat d’un dépérissement de l’éducation n’a rien d’un cliché véhiculé par quelques images médiatiques assorties de commentaires servis par les intellos bavards venus bonimenter sur les plateau en quête de visibilité. Les ouvrages sont nombreux, ne serait qu’un livre rédigé par un collectif d’auteurs et publié à la Découverte en 2010 (Ecole, les pièges de la concurrence : comprendre le déclin de l’école française). On y trouve les études sur les ghettos éducatifs et les analyses sur l’échec scolaire avec l’accent critique mis sur la concurrence entre établissements ainsi que la culture de compétition qui prévaut dans la plupart des établissements. Les parents sont d’ailleurs complices de cette course aux bonnes notes et du parcours à obstacles pour s’insérer dans la jungle du darwinisme économique, avec deux obstacles important, l’entrée au lycée puis le bac. Les établissements contribuent à façonner une ambiance de compétition entre élèves avec une obsession des résultats. Il en découle une discontinuité éducative avec des lieux où il fait bon apprendre et d’autres minés par l’échec scolaire. Quelques témoignages récents d’élèves font état de cette culture délétère de la compétition qui ne favorise pas la sérénité nécessaire à la transmission des savoirs. La pression est mise sur les élèves. L’échec scolaire est devenu une punition. Punir, un impératif décliné dans les plus hautes sphères.

D’autres analyses mettraient en évidence le changement dans les contenus des enseignements. Pas comme aux Etats-Unis pour des raisons idéologiques droitières mais plutôt pour satisfaire une exigence de sobriété efficace avec des programmes allégés, voire même édulcorés. Les savoirs étant alors finalisés pour former les élèves à l’existence technique dans le monde économique. Où est passée l’éducation au sens critique, au libre examen des choses politiques et sociales sous l’autorité de la raison ? La désaffection pour la critique va de pair avec cette culture mainstream qui vante la performance et le souci des plaisirs quotidiens. A l’époque de la raison, les révolutions politiques ont enflammé l’Europe, du parlementarisme anglais institué en 1689 jusqu’à une époque récente en passant par très passionné 19ème siècle. Mais depuis quelques décennies, le pulsionnel et l’émotionnel ne laissent pas augurer de révolutions en Occident. Ce que l’on peut craindre, dans ce contexte de sous éducation, c’est la guerre civile. La France ne voit pas les risques qu’elle encourt en traitant de cette manière sa jeunesse. L’avenir de l’Occident risque d’être assombri sauf éveil politique et spirituel inédit.

Il est dans l’ordre des choses humaines que les civilisations s’épuisent, fonçant rapidement dans le chaos comme en 1913 et 1939 ou bien déclinant lentement comme on peut le constater en 2013 ou dans la Rome antique. Avec cette fois des explications assez claires, notamment la trahison des élites intellectuelles et dirigeantes, préoccupées par leurs intérêts personnels plus que par le devenir du pays et le souci des valeurs, de l’éthique, de la culture, de la responsabilité, de la civilisation, de l’avenir de l’humain.

Règne ici une culture de la mise à l’écart, de la fabrication des ghettos, de l’élimination. La cruauté aux Etats-Unis dénoncée par Giroux est elle aussi répandue en France où elle se manifeste de manière moins violente, feutrée, dissimulée, travestie, hypocrite. L’observateur peut en constater les signes dans de multiples domaines. Dès qu’un lieu de décision et de pouvoir se met en place, les dérives cruelles se dessinent. Prenons les universitaires et les procédures de qualification si décriées par les intéressés lorsqu’elles ont été mises en place il y a 20 ans. Maintenant, les universitaires sont opposés à leur suppression. Il faut éliminer, il faut écarter, telle est la culture dans ces lieux de décision et c’est la même qui prévaut dans la société qui, même si elle se réclame dans la rhétorique politicienne du socialisme, est devenue conforme au principe du darwinisme social mais dans la version européenne. Les jeunes sont mis à l’écart pour maintenir les avantages des parvenus. Les jeunes ne sont considérés que comme des éléments permettant de favoriser la croissance. Du point de vue existentiel, spirituel et moral, les jeunes n’existent plus dans la représentation des élites et des médias. La société française est minable, elle en paiera certainement le prix.

 


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14 réactions à cet article    


  • howahkan Buddha 11 septembre 2013 10:28

    Salut Mr Dugué...

    • de ce long catalogue non exhaustif je pense, j’ai extrait ceci :Tout est prétexte à la concurrence

    voila , peut être, un des piliers nécessaire aux société depuis des milliers d’années..

    Au début on peut imaginer un groupe X, produisant peut importe comment des besoins vitaux par et pour tous...puis survint le voleur, qui lui refuse le travail mais en veut tous les « bienfaits »....je pense que depuis des milliers d’années nous n’avons pas quitté ce schéma ultra simpliste...

    Par hasard des fois me vient à l’esprit des aspects du fonctionnement de cette partie du cerveau qui analyse, et pour analyser le particulier il faut bien sur ne plus regarder l’ensemble....plus on se spécialise plus on perd de vue l’ensemble c’est ce qui nous arrive..Pour ce faire il faut diviser ce que je veux analyser et ce que je ne veux pas analyser.......je fais une maison, je la vois en gros..puis je me dis comment faire que les murs tiennent....je me spécialise momentanément sur ce point précis..pour le moment je ne pense pas encore au toit etc etc..

    Quel est donc le lien avec la concurrence.... ?? je dis que ce même procédé qui se spécialise en rejetant le tout, fait de même avec les personnes...on a gardé le processus qui fabrique une maison pour l’adopter aussi au plan dit psychologique avec le même but, diviser, séparer mais non plus cette fois pour analyser une partie mais pour parvenir à un but précis qui est d’empêcher le groupe collectif pacifique et partageur d’exister, pourquoi donc ? bien sur pour le voler , pour voler ce que le groupe a fabriqué...car seul sur mon travail ,la richesse ne peut exister, elle doit être prise donc sur le travail collectif...d’où cette culture anti naturelle de la compétition, qui en fait est une division pour éliminer, et empêcher la réunion des humains rendant absolument alors impossible le vol du collectif.Sans collectif plus rien n’existe autours de nous, humain compris..bien sur la nature d’avant l’humain subsiste...

    ainsi en mettant en avant, en exacerbant le conflit entre pseudo races, religions, états, régions, couleur de peau, vieux jeunes en y mettant de l’argent qui va toujours créer des conflits , en donnant des valeurs a des humains par rapport à d’autres, en donnant des valeurs + à des professions parasites etc etc..le but est atteint...le commun des mortels se bat, se déchire et est donc désuni ,ceci est le seul travail des pseudo élites(voleur du collectif)...pour le reste il suffit de bien laisser croire à chacun qu’il vaut tellement mieux que tous ces cons, l’autre est l’enfer et très con ..et bien on le croit bien sur...et celui qui a un seul but très clair en vue qui est d’amasser tout le temps pour assouvir , le croit t’ il , ses désirs et se sauver de la peur de demain ,arrive ainsi à ses fins.....c’est le tonneau des danaïdes, le gouffre sans fin ou règne seulement la frustration car le bonheur recherché n’est jamais là..pire seule la souffrance est présente..c’est une non vie, le non chemin ,l’erreur monumentale.....le péché mortel....

    ainsi derrière une simple émission que je ne regarde pas, n’ayant pas de télé depuis environ 10 ans..derrière cela se cache bien sur une tentative d’ hypnose collective qui marche très bien..avant la télé la religion et la mesquinerie humaine marchait aussi très bien bien sur...chaque humain est persuadé que la compétition est un fait de la nature....que se battre est bien, tuer une bonne chose.....si c’est fait par et pour les autres bien sur....et que nous avons comme but d’achever quelque chose..l’humain aurait une « mission »...oubliant au passage que vivre était peut être le seul miracle...pour nous vivre est devenu vaincre..donc tuer..

    Le sujet est énorme car là on n’en est que à la couche très très superficielle des choses, donc du fonctionnement lui même du cerveau ..c’est là ou l’on pense vivre.....L’approche dite scientifique n’apporte strictement à ce genre de connaissance pour moi, chaque humain a en lui les capacités pour faire ce chemin en soi même..je dois avouer que pour moi, les temps d’ignorance globale que nous vivons font de ces sujets pourtant vitaux des sujets qui ne parviennent en général même pas à capter un seul neurone, tant l’hypnose globale est assez réussie...ce qui va nous sauver est que cela n’amène que le pire et à un moment il faudra donc trouver les solutions à ces problèmes humains qui durent depuis des millénaires...serait ce notre génération qui va y aller, je ne sais pas.. ??

    Décidemment ce Mr Dugué incite les neurones à se bouger... smiley

    petit texte de krishnamurti :

    -Tuer un autre être humain est le plus grand crime que puisse accomplir un etre humain.La guerre , l’organisation volontaire de meurtres ; est la plus grande catastrophe que l’humain puisse s’auto infliger car avec cela arrive de la misère jamais décrite, des destructions, des dégradations et de la corruption : une fois que l’on on accepte un tel aspect satanique comme le meurtre organisé d’autres humains ; alors on ouvre aussi la porte à d’autres désastres moins importants.

    Chacun d’entre nous est responsable pour la guerre, car chacun a participé a amener les conditions présentes, consciemment ou inconsciemment, par son attitude envers la vie, par les fausses valeurs qu’il a données à son existence. ayant perdu les« valeurs éternelles », les sensations superficielles sont devenues absolument importantes. Il n’ y a pas de fin à l’expansion continuelle du désir. Les choses-objets sont nécessaires mais n’ont pas de valeur éternelle et le desir fou de posséder mène sans arrêt à des conflits et de la misère...


    • Muslim 11 septembre 2013 11:30

      Tout est prétexte à la concurrence.

      « La guerre de tous contre tous. »

      C’est la religion du Marché qui réclame l’organisation scientifique des âmes occidentales, de la naissance à la mort, pour ses propres Fins et sa reproduction. Cette dynamique n’a jamais changé, elle est seulement plus « visible » aujourd’hui.


    • howahkan Buddha 11 septembre 2013 11:36

       C’est la religion du Marché qui réclame l’organisation scientifique des âmes occidentales, de la naissance à la mort, pour ses propres Fins et sa reproduction. Cette dynamique n’a jamais changé, elle est seulement plus « visible » aujourd’hui.

      je suis bien totalement d’accord...

      salutations..


    • antyreac 11 septembre 2013 12:06

      C’est le cas dans toutes les sociétés depuis la nuit des temps

      avec la différence essentiel que pour certaines catégorie des gens il y a des échappatoires
      des riches bien sûr mais aussi des gens qui réalisent leurs rêves,et oui çà existe encore

    • Muslim 11 septembre 2013 14:41

      C’est le cas dans toutes les sociétés depuis la nuit des temps.

      Non. Tu peux arrêter avec tes interventions « bateaux » qui ne veulent rien dire ?


    • rocla+ rocla+ 11 septembre 2013 10:29

      Pourtant le bistrot de Plus belle la vie ne désemplit pas .


      Plus con que la télé t’ as le cancer de la tumeur ...

      • Jelena XCII 11 septembre 2013 11:00

        >> La société française est minable, elle en paiera certainement le prix.

        Disons qu’il y a une poignée d’élites qui travaille à la tiers-mondialisation de la France (tout doucement mais surement), ceux-là seront toujours les gagnants.

        Après des jeux comme « koh-lantha » ou « le maillon faible » illustre effectivement à merveille ce qu’est la mentalité française (chacun pour soi, je marche sur la tête des autres pour réussir) et ce sera encore plus vrai quand la génération des 15/25 ans (1.000 amis sur facebook, aucun dans la vie réelle) seront les adultes de demain.


        • Albar Albar 11 septembre 2013 21:08

          ’’ Quelques-uns tirent le bon numéro, d’autres l’ont en naissant, et le système favorise la légitimité du sang.’’

          Le roi de France est mort, vive le roi David Hollande ! Que la fête continue, il ne faut surtout pas gâcher le plaisir, la jeunesse a aussi droit ..... a se souler et se droguer. 









































        • astus astus 11 septembre 2013 11:46

          Triste constat Bernard, hélas plutôt réaliste, d’autant plus que notre pays s’est souvent trouvé être depuis plus de 50 ans à la remorque des Etats-Unis, comme on peut le voir actuellement dans le conflit syrien, en copiant 10 ans plus tard (ce qui est un temps convenable pour la réflexion) les principaux défauts de ce pays et de la mondialisation ultra libérale, à savoir le darwinisme social.


          Alors si l’on l’on compare aux préceptes idéaux de Jean-Jacques ROUSSEAU dans son Émile on se retrouve brutalement transporté sur une autre planète !

          « Le chef-d’œuvre d’une bonne éducation est de faire un homme raisonnable : et l’on prétend élever un enfant par la raison ! C’est commencer par la fin, c’est vouloir faire l’instrument de l’ouvrage. Si les enfants entendaient raison, ils n’auraient pas besoin d’être élevés » ... « La pire éducation est de le laisser flottant entre ses volontés et les vôtres, et de disputer sans cesse entre vous et lui à qui des deux sera le maître » .... « La seule leçon de morale qui convienne à l’enfance, et la plus importante à tout âge, est de ne jamais faire de mal à personne. » .... « Ainsi, ce qui rend l’homme essentiellement bon est d’avoir peu de besoins, et de peu se comparer aux autres ; ce qui le rend essentiellement méchant est d’avoir beaucoup de besoins, et de tenir beaucoup à l’opinion. Sur ce principe, il est aisé de voir comment on peut diriger au bien ou au mal toutes les passions des enfants et des hommes ». ... 

          Amicalement

          • kergen 11 septembre 2013 13:25

            Les vieux riches Français détruisent la jeunesse pauvre de France en :
            -l’obligeant à payer des retraites déraisonnables, les complémentaires de cadre sont déjà déficitaires de 15mds par an. Ces 15 mds sont systématiquement payées par le régime général et donc l’endettement. QUE LES COMPLEMENTAIRES PAYENT AU PRORATA DE CE QU’ELLES ONT. PAS PLUS

            -lui faisant payer des loyer exhorbitants et en faisant exploser le prix de l’immobilier(les plus de 60 ans possèdent 90% du parc locatif.)

            -en la privant d’emploi en exigeant toujours plus de rentabilité de ses actions, amenant les directions à délocaliser pour satisfaire le client( 90% des actions le sont par des plus de 60 ans).

            ASSEZ DE CETTE GERONTOCRATIE


            • Loatse Loatse 11 septembre 2013 15:09

              Contrairement aux usa, la France fait face et tente de sauver les meubles... Même si tout est loin d’être parfait, qu’il y a bien des choses à changer (l’habitat social excentré dans des cités ghettos) - la gentrification des villes - entre autres...

              Tandis que nos bacheliers (scolarité gratuite, bourses) de tous milieux sociaux poursuivent leurs études, Aux usa, des dizaines de millliers de familles se retrouvent privées de bons d’alimentation en vertu d’une nouvelle loi (qui vient de sortir), dans laquelle certains états exigent un travail équivalent à 20 h semaine pour les octroyer.. le hic c’est qu’il y a un post disponible pour 3 demandeurs d’emploi... Une réalité dont ces états tenaient compte, mais plus maintenant...
              Il y a donc 47 millions d’américains qui percevaient cette aide et qui risquent de se retrouver avec RIEN ! et quand je dis rien, c’est rien... Alors financer les études de leurs enfants....

              http://thinkprogress.org/economy/2013/09/05/2578021/kansas-kick-20000-food-stamps/

              En France donc pendant que les séniors bossent, austérité oblige, on fait tout pour que les mômes ne viennent pas grossir les stats de pole emploi et continuent leurs études.. avec la possibilité que les non bacheliers se forment gratuitement, voire avec un petit pécule (apprentissage, stages qualifiants)

              Jamais ou rarement en panne d’activités grâce au réseau facebook (les amis des amis) grâce auquel ils se retrouvent lors d’évènements festifs et échangent des informations utiles...(notamment sur comment remplir tel ou tel formulaire, ou dormir quand on sort de boite..) Ils n’oubient pas d’être serviables au saut du euh sac de couchage (donnez moi un tournevis m’dame, je vais vous revissez vos chaises.. smiley d’autres arrivent avec des fleurs quand vous faites « cantine »... pour ceux qui passent par là et sont en panne de car, l’estomac vide..

              Question culture, c’est un mix... passé un certain age (post adolescence) ils commencent petit à petit à se démarquer de ce qui leur est vendu.. au fur et à mesure que leur personnalité s’affirme et donc qu’ils rejettent l’uniformisation culturelle, vestimentaire etc...

              Evidemment il reste une partie de cette jeunesse qui baissent les bras, ne trouvant pas sa place dans cette société qui reste malgré tout une société de compétition ou la seule chose qui leur est demandée est de consommer... ce sont des enfants « symptôme » auxquels la société, nos gouvernants ne peuvent rester sourds... sauf à en payer le prix un jour ou l’autre.








              • escoe 11 septembre 2013 17:15

                La vrai religion fondamentale d’aujourd’hui c’est l’économisme dont les grands prêtres sont Pujadas, Lenglet et les potes à Calvi.


                  • Ratan Jérémie 12 septembre 2013 01:21

                    Dugué, vous n’êtes pas le mieux placé pour parler de ça. Ici en France, comme dans d’autres pays on peut devenir ce que l’on veut être.

                    Vous avez gâché le bénéfices d’études brillantes sans excuses.. L’élite se nourrit de l’élite et se transmet ses connaissances. Vous n’en faites plus partie et vous ne me tirez aucune larme.

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