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Accueil du site > Actualités > Société > Une France qui ne se sent pas bien

Une France qui ne se sent pas bien

Docteur, je ne me sens pas bien. On l’a prononcée souvent, cette phrase. On ne sait pas exactement ce que l’on éprouve mais on ressent une gêne, un malaise, une difficulté d’être. Pour la France, c’est pareil. Pour une France en tout cas. Elle a mal au coeur, une crise à l’âme et cela empire.

Cela fait déjà plusieurs jours que j’ai envie d’écrire sur cette souffrance mais je retarde encore quelques secondes ce moment pour faire un sort à deux appréciations récentes, politique et judiciaire. François Bayrou d’une part, qui déclare que les Français sont profondément logiques alors que les cohabitations d’hier ont montré le contraire et qu’on pourrait craindre qu’une volonté affichée d’union nationale soit, par paradoxe, brisée net aux prochaines législatives. Les Français ne sont pas logiques mais adorent mettre dans l’ordre de la politique le désordre de leur vote.

A la suite de l’acquittement de Jérôme Verrando d’autre part, Me Gilbert Collard, conseil des parties civiles Leschiera, a osé déclarer, je cite de mémoire, que cet arrêt criminel était une honte pour l’institution judiciaire. Je tiens pour rien qu’une possibilité d’appel existe encore. Ce qui me scandalise, c’est qu’un avocat méconnaisse à ce point l’indépendance, l’intelligence et la qualité du jury populaire et qu’il puisse ainsi s’autoriser une phrase définitive, absurde et insultante sur une décision de justice. Certains avocats devraient savoir résister à la tentation de la parole à tout prix.

Mais ce n’est pas l’ essentiel. Une France ne se reconnaît plus dans son pays et il me semble que nous mesurons mal l’ampleur du traumatisme.

C’est à nouveau, dans Le Monde, un remarquable reportage de Luc Bronner à Creil (Oise) qui a sollicité mon attention. Annoncé en première page sous le titre "Peur, sentiment d’humiliation : le terreau du vote Le Pen", ce document, avec une stupéfiante économie de moyens et une honnêteté absolue, communique le ressentiment de ces "petits Blancs" - retraités, employés, ouvriers - qui ont l’impression "de devoir baisser la tête ou modifier leur propre comportement face aux immigrés". Cette révolte incrimine surtout la gauche, "accusée de privilégier les immigrés sans papiers et de se désintéresser de leurs difficultés de pauvres Français". Le vote des personnes entendues par Luc Bronner sera clairement pour Jean-Marie Le Pen comme barrage contre la peur.

Pour concerner quelques habitants de Creil, on aurait tort de minimiser l’importance de ce phénomène et l’intensité de cette angoisse. Il me semble que ce reportage est emblématique d’une sorte de lassitude vindicative qui imprègne beaucoup de nos concitoyens, résidant ou non dans des quartiers dits " difficiles".

C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques impressionnantes de cette fronde au quotidien qu’elle dépasse, et de très loin, le constat sur la dégradation de la vie dans des lieux objectivement sacrifiés ou délaissés. Elle se rapporte bien davantage à l’évidence d’un sentiment de méfiance et d’étrangeté, dans tous les sens du terme, qui pourrit le coeur et la tête. Celui-ci tient à l’insécurité, à l’Europe qui a fait de la France "une passoire", aux transports en commun où on change de parcours pour éviter "bandes" et "racailles", au trucage des chiffres qui sous-estiment le chômage et la délinquance, à tout ce qui façonne, structure ou détruit une vie sociale. Le malaise n’est plus enclos dans les murs d’une cité où les maux sont insupportables mais limités. Il touche le lien de l’habitant avec son pays, du citoyen avec la politique, de l’usager avec les services publics, de l’homme avec l’humanité proche. C’est le rapport au monde qui est atteint. C’est la confiance en demain qui est blessée. C’est autrui qui devient indésirable.

Certes, ces "petits Blancs" se disent envahis par les Maghrébins et les Noirs mais ce serait trop commode que d’étiqueter cette sensation de surabondance et, en retour, de dépossession, sous la seule appellation de racisme. En ce sens, rien ne me paraît plus contre-productif que cette morale et ces phrases toutes faites qui prétendent guérir par des pétitions de principe une douleur civique profonde, un exil intérieur. Lorsque Robert Badinter se contente de souligner que la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour le 6 mai serait une catastrophe pour la France et que l’immigration dans son principe est une chance, il fait plaisir à son humanisme mais ne répond à rien. Il faut d’abord prendre en charge cette détresse avant de la juger peu républicaine. Ce n’est pas de politique classique qu’elle a besoin mais d’une psychanalyse sociale qui tranquilliserait sans mépriser, remettrait le pays en état de marche et de confiance, les esprits et les coeurs dans le bon sens d’une reconquête. Ce pays est le leur, la France est faite de mille paysages mais ils ont le droit de voir respecter leur conception de la familiarité et de l’urbanité.

Qui peut dire en toute bonne foi qu’il n’a jamais été, même symboliquement, sur la même longueur d’inquiétude et d’étrangeté que tel ou tel habitant de Creil ? Je me souviens d’un retour de soirée très tardif vers l’avenue de Clichy, et de mon impression, non d’avoir affaire à des étrangers réunis en petits groupes glissant dans l’obscurité, mais de m’être perçu moi-même comme étranger dans ce quartier, une inquiétude sans cause et une peur sans motif coulant dans mes veines. Rien objectivement ne me menaçait et pourtant un trait de temps, tout m’a semblé menace. J’ai tenté de réfléchir sur cette expérience et sans doute est-ce la cause fondamentale de ma compréhension pour ces "petits Blancs", "pauvres Français" que ma vie professionnelle m’a aussi permis de connaître.

Votant demain en faveur de Jean-Marie Le Pen, ils s’égareront eux-mêmes. Non parce qu’ils n’en auraient pas le droit ou que Le Pen, inscrit et accepté dans l’espace démocratique, deviendrait forcément un ogre casqué et botté, mais parce que celui-ci, quoi qu’il s’en défende, demeure dans le registre politique classique quoique extrême et ne changerait rien à ces graves troubles de l’identité individuelle et collective.

Lorsqu’on a eu la chance de lire ce dense et terrible reportage, j’ose avouer la compassion qui vient naturellement au coeur. Je suis surtout frappé par le décalage considérable entre les propositions et l’action prévisible de la classe politique et cette impalpable, diffuse et indéracinable tristesse de vivre dans cette société, cette mélancolie aigre installée dans les profondeurs de l’être. La politique dispose d’un pouvoir mais celui-ci sera impuissant devant l’évanescent douloureux et amer, le stress civique, faute de pouvoir même les saisir.

D’autres problèmes, notamment sur les plans économique, financier et international, vont requérir le talent et l’énergie de nos futurs gouvernants mais que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ne s’y trompent pas, une France qui ne se sent pas bien mérite une approche, un regard, une médication qui devront sortir des sentiers battus de la politique. Celle-ci pourra, par son intervention sociétale, partiellement apaiser les difficultés d’être en communauté mais la guérison exigera une invention et une finesse incomparables.

Laissons à la porte les gros sabots usuels. Comme Georges Simenon l’a fait dire au commissaire Maigret, il va falloir raccommoder des destinées humaines. Toucher avec délicatesse l’âme de la France.

Qui en est capable parmi nos douze prétendants ?


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31 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 10 avril 2007 11:06

    C’est en laissant le communautarisme se développer que nous avons l’impression de ne plus etre chez nous,c’est à dire en France.

    La politique d’immigration n’existe pas dans ce pays,il faut la reconstruire completement.

    Il faut aussi faire en sorte ,que notre pays ne devienne plus,avec les aides sociales,un pays ou effectivement il sera plus facile d’avoir des aides en tout genre et un logement san faire l’effort de s’integrer dans notre société.

    L’erreur des socialistes aura été de sous-traiter comme une entreprise les problèmes sociaux à des associations généralement « gauchisantes » et non représentatives de la société française

    Il appartiendra à l’Etat de récuperer ses problèmes que sont la gestion des problèmes sociaux en France afin d’éviter toutes ces dérives des 20 dernières années


    • Forest Ent Forest Ent 10 avril 2007 11:18

      La réaction des « petits blancs » vis à vis de l’immigration est habituelle et prévisible en situation de crise économique. Ceux qui l’encouragent comme l’UMP et le FN jouent avec le feu, car on n’a jamais rien construit sur une guerre civile.

      Le mal-être français est simple à comprendre : c’est la réaction de l’ouvrier licencié par une entreprise bénéficiaire qui délocalise à qui on explique que l’Etat n’y peut rien parce que la mondialisation est inéluctable. Tous les salariés vivent dans la peur depuis 15 ans, et ils représentent les trois quarts de la population active du secteur privé.

      Le malaise social est la traduction d’une violence économique, que l’UMP favorise, et à laquelle le PS et l’UDF ne s’opposent pas. Bonne chance aux électeurs.


      • (---.---.70.235) 10 avril 2007 11:49

        Aucun rapport.

        La peur physique dans les espaces publiques s’ajoute aux incertitudes économiques.

        Toutes les réponses ne sont pas sociales.

        Par votre discour qui enlève le statut de victimes à ceux qui sont agressés tous les jours, vous ajoutez au malaise, vous agressez une deuxième fois les victimes.

        Ce qui fait mal, c’est qu’après une agression en se rendant au commissariat, le policier qui vous accueil avec compassion ne vous laisse aucune illusion sur les suites probables à votre affaire. Après ceci vous ne pouvez plus entendre un discours moralisateur qui va vous expliquer que votre agresseur est une victime.


      • Philippe (---.---.68.48) 10 avril 2007 11:51

        Vous n’avez rien compris.


      • Philippe (---.---.68.48) 10 avril 2007 11:57

        Par cette analyse il me semble que vous manquez l’essentiel, le plus profond en-deça des opinions et des idées.


      • Julot (---.---.97.120) 10 avril 2007 12:40

        « Le mal-être français est simple à comprendre : c’est la réaction de l’ouvrier licencié par une entreprise bénéficiaire qui délocalise à qui on explique que l’Etat n’y peut rien parce que la mondialisation est inéluctable. »

        Avant de dire n’importe quoi, regardez combien il y a de PME et de TPE qui délocalisent. Regardez combien cela fait à l’echelle de la France et vous verrez que le problème des délocalisations ne concernent pratiquement personne à l’echelle de la France.

        Ce n’est qu’un blabla idéologique d’extrème gauche à la base et qui sert à excuser les politiques de n’avoir pas su endiguer le chomage.


      • Rage Rage 10 avril 2007 14:07

        A voir les commentaires : effectivement il y a une France qui ne se sent pas bien.

        Je dirais même qu’il y a une France qui a toutes les raisons de se sentir tendue, et une autre qui n’a que ce prétexte à la bouche pour éviter de regarder la réalité en face, au delà du discours aisé de délestage sur la nullité - effective- de l’UMPS depuis 30 ans.

        L’insécurité dont on nous rabache tant les oreilles n’a rien à voir avec l’image faussée que veut bien nous en distiller les médias :
        - Le Dimanche soir on vous abreuve de la réussite à foison sur des phénomènes de mode ou de niches nauséabondes pour faire culpabiliser de son propre sort.
        - La semaine on subit la réalité réelle d’un terrain miné tant sur le privé - chômage - que dans le public - non décision et vaste bordel-.
        - Le vendredi soir on noit notre chagrin dans l’alcool et les anti-dépresseurs.
        - Le samedi on tape dans le ballon et on se murge la tête à coup de vodka ou de TF1 afin de supprimer le peu de réflexion acquise au contact de la réalité. Enfin, dimanche, après toutes les nullités assénées et les retours des débats politiques stériles on vous fini au 20H avant d’amorcer à nouveau le cycle du malêtre.

        Cette société, à titre personnel, me dégoute.

        Ces médias, ces petits cercles clos de privilégiés, ces petits succès de looser en costards qui récupèrent les subsides de leurs parents ou de leur cul en évitant soigneusement de se l’avouer, cette campagne moisie où l’on veut gagner sans combattre, je pense que tout cela aide bien les multiples raisons du mal-être à la française, celui qui est bel et bien réel.

        Alors allez-y, allez voter Sarko, l’homme aux 45 visages, à l’alliance « tranquille » avec le FN, aux ministres tous membres du règne de la décadence de 2002 à 2007 si ce n’est avant.

        Allez-donc par « peur » ou par aveuglement donner votre voix pour tout ce que vous refusez : fermez donc la porte de la réalité : elle reviendra un jour par la fenêtre.

        Mais ne venez jamais vous plaindre de subir un jour le prix de l’addition de vos erreurs : Si la France tombe dans les mirages Sarko-Le Pen, ce ne sera pas un changement que vous aurez, mais des affrontements violents.


      • Forest Ent Forest Ent 10 avril 2007 18:13

        @IP:xxx.x12.70.235

        « Toutes les réponses ne sont pas sociales. »

        Certes. Où l’aurais-je dit ?

        « Par votre discours qui enlève le statut de victimes à ceux qui sont agressés tous les jours... »

        De quoi diantre voulez-vous parler ? Le fait d’être une victime de faits économiques n’empêche pas d’être aussi une victime de délinquance. Votre remarque est incompréhensible, ou bien je n’ose pas la comprendre ...

        par Julot (IP:xxx.x2.97.120) le 10 avril 2007 à 12H40

        « Avant de dire n’importe quoi, regardez combien il y a de PME et de TPE qui délocalisent. »

        Une PME industrielle ne délocalise pas. Quand son donneur d’ordres délocalise, elle ferme. La « croissance » des PME a été en bonne partie de l’externalisation.

        « Ce n’est qu’un blabla idéologique d’extrème gauche à la base et qui sert à excuser les politiques de n’avoir pas su endiguer le chomage. »

        L’extrême gauche chercherait à excuser l’UMP d’avoir autant aggravé le chômage ? J’aimerais bien comprendre pourquoi ... smiley

        @Philippe

        « Vous n’avez rien compris. »

        Oui, ô bwana sahib grand sachem ô not’ bon maître. Je ne prends certes pas votre opinion comme argent comptant.

        Cet article est malsain. L’UMP joue un jeu inepte et bien dangereux dont il n’y aura aucun gagnant. smiley


      • (---.---.38.189) 10 avril 2007 12:02

        Faudrait il encore définir le vocable péjoratif de « petits blancs », autrefois utilisé dans notre monde colonial et post colonial pour qualifier les Français expatriés les plus modestes.

        Nous n’en sommes plus là et il serait stupide de commettre l’erreur de stéréotyper ainsi l’électorat de Le Pen.

        En effet, il est très clair que la population qui le 22 Avril votera FN est parfaitement hétérogène.

        Elle est d’une part multiraciale et d’autrepart composée aussi bien de cadres sup, d’ouvriers ou d’artisans, de commerçants, de professions libérales, de retraités, de chomeurs, d’agriculteurs, de smicards ou de bourgeois fortunés.

        Elle n’est absolument pas raciste mais dit non aux abus économiquement et socialement criminels de l’invasion du tiers monde que nos dirigeants précédents ont laissé perpétrer avec une complaisance inouïe alors même que les opportunités d’emploi se rétrécissaient.

        Entre être raciste et exiger la protection des intérêts nationaux il y a un gouffre que seule la plus ignoble mauvaise foi peut ignorer.

        Elle dit non à un modèle de société qui progressivement formate les citoyens honnètes, les culpabilise, les « rackette » tout en laissant s’installer la criminalité et la France du non droit.

        Elle dit non à la ségrégation anti seniors, au chomage entretenu, aux violences syndicales, au clientèlisme et à la corruption bananière des parvenus politiques.

        Elle dit non au laxisme et à la faiblesse de nos négociateurs qui desservent nos intérêts au sein de la communauté européenne.

        Allons, cette duperie ne trompe plus personne. L’heure est trop grave.


        • LE CHAT LE CHAT 10 avril 2007 12:08

          la méthode des docteurs umps faite de placebos et de fuite devant la réalité du quotidien de leurs millions de concitoyens mis en concurrence avec les nouveaux immigrants a largement contribué à apporter de l’eau au moulin lepeniste .C’est trop facile de donner des leçons d’antiracisme depuis le 16eme quand les seuls étrangers que l’on voit sont le personnel de maison .Les français ne sont pas dupes , pourquoi les salaires restent ils si faibles , pourquoi les logements deviennent de plus en plus rares ,comme pour l’élargissement de l’europe ils ne sont pas consultés et demandent un moratoire . les plus défavorisés sont ceux qui subissent les inconvénients d’une immigration non maitrisée , alors que ceux qui les font venir pour avoir une main d’oeuvre servile et peu onéreuse ne les voient que de très loin .


          • machinchose machinchose 10 avril 2007 19:28

            sauf que la france est sans doute le pays européen qui maitrise le plus son immigration. Sauf que les français surjouent le rapport à l’immigration. (persuadés qu’il y a jusqu’à 30 % d’issus de l’immigration quand il n’y en a que 8 réellement). Sauf qu’on confond « couleur » et étranger. Sauf que la France a besoin d’immigration. Sauf enfin qu’en France le problème n’est pas l’immigration qui est déjà minimale mais l’intégration.

            et là, on ne dit pas merci à M. Sarkozy.


          • marie (---.---.135.131) 10 avril 2007 12:59

            PS, RPR, UDF, UMP, voilà 30 ans qu’ils sont là. j’ai vu de près les magouilles du PS, le clientèlisme du PS, le mépris du PS et son indifférence et ses magouilles electorales ou des beurs ont pu trouver des boulots, et non des gens français, écoles et études françaises etc..etc.. cela à cause d’un rapport de force electoral local, no comment ! la droite elle n’a pas fait grand chose non plus ; Ces partis ont laissé ces immigrés s’empiler dans les quartiers pauvres et tous ces cultureux artistes braillant leur bonne parole mais à l’abri de leur beaux quartiers et bonnes écoles (a part coluche, gatti et goldman), eux, ils s’en fichaient, habitant dans les beaux quartiers, juste bons à donner des leçons de morale ; ils ont laissé les grosses entreprises bancaires et téléphonie mettre en place tous ces systèmes bons à plumer les gens, avec ces putains de plateforme téléphonique ou devez appeler le 800 en Tunisie pour joindre votre banque à 2 pas de là, pouvez-vous m’expliquer en quoi c’est un mieux, ou un plus ? et par ailleurs, ils osent dire que les français refusent le changement ; Mais quel Changement et pourquoi faire, et en faveur de qui exactement ? Dans le même temps de ces mêmes années cris d’orfraie sur le danger LEPEN. mais le pen n’est responsable en rien de ce merdier qui s’est mis en place et qui révèle que les élites ne pensent qu’à elles et n’ont qu’une morale « prêt à porter » qui leur ouvrira les portes de cercles pour elles utiles. j’ai toujours été frappée par le manque de conviction de ces gens, ils ne croient en rien d’autre qu’eux mêmes et leur carrière et celles des leurs. Ce sont des traitres (jules benda). C’est pourquoi, je vais voter JMlepen. non pas que je crois que ce monsieur arrive à relever cette société affreuse qui ne sait plus vivre ensemble, mais parce que voilà 50 ans qu’il veut le pouvoir, qu’il a été victime d’une diabolisation débile et démente et qu’enfin je me demande si ce n’est pas le seul qui aime ce pays et veuille vraiment agir pour son avenir et qu’enfin, ses discours marquent une grande culture, et intelligence et du courage, car il ne caresse personne dans le sens du poil !


            • machinchose machinchose 10 avril 2007 19:30

              je vois que Le Pen est dans la place. charmant !


            • Humour de couleur (---.---.244.94) 10 avril 2007 13:02

              « Certains avocats devraient savoir résister à la tentation de la parole à tout prix. »

              Cette propension à déblatérer viendrait elle aussi des gènes ? Serait elle liée au gène de l’avocatisme ?

              A part ça pas grand chose, vos justifications du racisme ne vous grandissent pas vraiment. Vous etes partie integrante de la sarkolepénisation des esprits...

              « Qui peut dire en toute bonne foi qu’il n’a jamais été, même symboliquement, sur la même longueur d’inquiétude et d’étrangeté que tel ou tel habitant de Creil ? »

              Le tribunal de Paris ne va plus poursuivre les actes racistes parce que bon, le racisme rien de mal, juste une « détresse » qu il ne faut pas « juger peu républicaine ».

              Vous etes avocat Général ou vous bossez à la Défense ?

              Vos propos m inquietent quelque part...Vous sous entendez que le racisme est naturel, que ce serait presque « du bon sens »...ca pourrait meme etre républicain, faut voir...Proposons un moratoire sur les actes à caractères racistes ?

              Jusq’où ira la « droite decomplexée » pour récuperer les voix du FN ?


              • Philippe (---.---.68.48) 10 avril 2007 14:24

                Vous avez de la verve mais que vous êtes injuste ! Même le polémiste a droit à l’analyse et à la nuance.


              • Cher Philou (---.---.244.94) 10 avril 2007 14:57

                Un peu à l’image de votre poulain.

                Ne voyez rien de personnel (enfin pas trop ^^)dans tout ça, je cultive juste le cynisme (si peu...)...

                Et c’est bien ce trait de caractere « populiste polemique gratuit » que vous me trouvez, et que je retrouve chez Mr Sarkozy qui me dérange, car c’est l un des plus mauvais coté de mon caractère têtu et cynique, et je ne trouve pas tout cela vraiment « présentable » à l’international. Mais moi je peux l’assumer, je ne compte pas me présenter aux élections présidentielles smiley

                Mais je compte bien voter par contre, et après les insinuations « génétiques » entendues récemment, je voterais Bayrou. Ancien RPR, je ne me reconnais pas dans cet UMP là.

                Bonne campagne à vous(sic).


              • Philippe (---.---.68.48) 10 avril 2007 17:04

                Votre commentaire est sympa mais combien de fois vais-je devoir protester ? Il n’est absolument pas mon poulain et je suis encore moins le sien.


              • (---.---.225.122) 10 avril 2007 19:09

                on t’a reconnu


              • machinchose machinchose 10 avril 2007 19:34

                Pourtant M. Bilger vous vous êtes affiché à ses cotés et on ne vous lit pas beaucoup (ici en tout cas) critiquer les sidérantes attaques contre la justice de M. Sarkozy ou ses sorties franchement xenophobes ni même ses théories un zeste eugenistes, ni encore ses mensonges éhontés (sous mon regne, pas de bavure)...

                au contraire ! vous tentez, ici par exemple, de nous expliquer qu’il faut comprendre, que le racisme c’est normal... ah ! et ce vécu terrrrrible de la place de Clichy (je connais bien l’endroit et je n’y tremble pas)...


              • abraham100407 (---.---.98.46) 10 avril 2007 14:34

                Dépassement de la crise = Cessons les politiques de rafistolage

                Il ne faudrait jamais omettre d’observer que la rivalité perverse entre droite et gauche et plus particulièrement des mastodantes appareils partisans:RPR-UMP d’un côté et la SFIO-PS de l’autre, ont ajouté par leur usage cynique de la carte électoraliste des banlieues et celle de l’immigration, maghrébine et noire surtout, à la permanence, la complexification et au pourrissement de ce problème, cette plaie béante de nous-mêmes depuis plus de 33 ans.

                On n’a pas voulu pour des raisons en partie de paresse et d’audace mais aussi pour des calculs tactiques de prise de pouvoir, s’ouvrir les yeux pour s’occuper convenablement et définitivement de ce problème, et celà malheureusement sur une trentaine d’années à ce jour.

                Ce problème ne peut se résoudre par la politique du rafistolage et l’exacerbation volontaire d’abruti des frictions et plus grave encore des tensions sociales.

                Ce problème se résoudra au travers du renouvellement du contrat social de la société française, version 2007, par la promotion de chaque français, qu’il soit « de souche », européen, juif, arabe, noir, chrétien, musulman, hébreu, agnostique, athé, etc. vers plus de considération et de dignité « à la mesure de l’homme fait régent de Dieu sur terre, et à son image ».


                • nathalie p.f. (---.---.245.122) 10 avril 2007 14:42

                  Monsieur Bilger, je ne me sens pas bien, je suis malade, depuis que j ai compris que la France n etait pas une vraie démocratie, depuis que la justice m a trahie. Une fois, puis deux fois, puis trois fois, puis quatre fois. Un juge m a dit dans le couloir du tribunal que je n y arriverai pas. Alors j ai renonce, j ai perdu mes illusions. Je n irai pas voter, pas de candidats, pas de vote. Au secours.


                  • pinpin (---.---.49.145) 10 avril 2007 14:55

                    Une grande part des électeurs du front national et de Sarko ressentent la violence de groupe de jeunes de toutes origines, en survêtements et crâne rasé.

                    Cette violence et ce climat oppressant existe réellement.

                    Les gens non violents aimeraient pouvoir déambuler à toute heure sans risques dans les rues, sans croiser ces atmosphères asphixiantes, pleines de danger.

                    Donc ce n’est pas un problème d’immigration, car ces jeunes ont la nationalité française, et on ne peut pas tous les mettre en prison.

                    Comment retirer la haine de leur coeur ? Comment leur enlever cette violence ?

                    Leur offrir un vrai avenir ?

                    Amménager leur quartier avec une politique de construction de logements réellement agréables à faible loyer ?

                    Mettre les meilleurs professeurs, des agrégés ou autres, dans les lycées défavorisés ? Avoir à tous les niveaux de l’échelle sociale des personnes de nos diverses origines au pro rata de la population ? (mais sans dicrimination positive)

                    La se cache le vrai malaise de la France, les jeunes des cités qui ne sont pas tout blanc auront un avenir de merde, et le ressantant nous le font ressentir, tandis que les petits aryens fils de médecin feront de super études et trouveront un bon job.

                    Révolution écologique mondiale !!!


                    • (---.---.206.186) 10 avril 2007 18:06

                      Il n’y a pas que dans les cités où l’avenir est merdique.

                      Mais seuls quelques uns en tirent prétexte pour se la couler douce et nuire aux autres.


                    • RAF (---.---.150.132) 10 avril 2007 19:23

                      RAF

                      @u Docteur Bilger

                      Mais aussi

                      @ son patient : Bilger

                      Comme toujours votre logique ne sait être que bancale et ne soutient guère la réalité en tant que telle. Car, lors même que vous concluez, vous sombrez sous la charge de vos propres arguments.Ceci, pour au moins deux raisons :

                      1/ Si vous étiez médecin, vous diriez que tout le monde souffre de la même maladie.

                      2/Vous auriez été malade, vous diriez que tout le monde est malade.

                      En d’autres termes : vous parler au nom de toute la France. Et la France est loin d’être vous. Il y a de votre part comme une confiscation de la parole. Et vous vous érigez en directeur de conscience. Tout cela, alors que, visiblement, votre plume ne court que pour l’extrême droite.

                      Tel est le portrait, le vôtre, que vous dressez, qui ressort à travers les lignes que votre texte donne à lire.

                      Par ailleurs :

                      La différence entre vos propos et ceux de R. Badinter c’est que les vôtres diffusent un souffle de la mort et les siens distillent une philosophie de la vie. La différence est que votre « raisonnement » rend franchement malade et ceux de R. Badinter, s’ils ne peuvent soulager (et fraterniser avec le monde entier), procure l’espoir.

                      Cela s’appelle de l’humanisme. Oui, docteur... Et au coeur de l’humanisme, il y a l’homme - c’est-à-dire nous tous ; y compris vous, bien sûr...Tant que vous estimerez faire partie de la communauté...des hommes.

                      Cordialement.

                      RAF.


                      • machinchose machinchose 10 avril 2007 19:37

                        Ah ! ça ! Robert Badinter en voilà un homme de droit !


                      • Milla 10 avril 2007 23:34

                        @ RAF

                        il y a le médecin qui ne se soigne pas aussi, le médecin malgré lui, le malade imaginaire, médecin sans frontières mais celui là très limite...

                         smiley


                      • RAF (---.---.150.132) 11 avril 2007 00:08

                        RAF

                        @ Milla

                        Le médecin qui ne se soigne pas c’est le cordonnier toujours mal chaussé. Médecin sans frontières, à la rigueur...puisqu’il outrepasse un certain cadre. Imaginaire, non ; il sait ce qu’il fait - Monsieur Bilger. On ne va pas à la pêche, si on ne pense pas déjà au poisson.Quand même...

                        Cordialement.

                        RAF


                      • reda (---.---.97.104) 10 avril 2007 22:49

                        L’extreme gauche invente les licenciements maintenant ? Si les régions comme le Nord, la banlieue Nord de Paris, les ardennes etc sont sinistrées, c’est la faute a qui ? Le FN ment aux ouvriers, aux classes populaires, ce sont des libéraux, et ils se servent du désespoir et de la misere du peuple pour engranger des voix, en mettant les ouvriers immigrés face aux ouvriers francais ! Et autre chose ; j’aimerais que l’on me définisse le terme « communautarisme » ! Je voudrais jsute préciser que le soit disant communautarisme n’est que le résultat des politiques de logement de l’état et des offices HLM ! une enquete a prouvée que dans la région de metz, 77% des familles étaient d’origines étrangeres dans les gds ensembles HLM, contre 10% environ dans les HLM modernes ! Alors , on voit ou mène la préférence nationale ? smiley Autre chose : a la mere d’ un de mes meilleurs amis, une employée d’ une office de HLm du 92 a déclaré : « tenez, acceptez ce logement, vous vous sentirez bien, il y a beacoup d’africains » ... et maintenant ce sont les immigrés qui créent les ghettos...biensur !


                        • rock.marshall41 (---.---.47.157) 10 avril 2007 22:53

                          Votez IKEA !


                          • Yann (---.---.142.56) 11 avril 2007 01:30

                            Je déteste cette appelation de petit blanc, je mesure 1,82m et si je rencontre un type qui me dit ça dans la rue on le retrouvera la tête ecrabouillée sur le macadam De plus le reportage de mr Bronner spécialiste des articles sensibles ne déroge pas à certaines facilitées toutes inscrites dans le seul titre. A part ça trés bon article de mr Bilger sinon dans sa conclusion finalement bien plus pessimiste que celle des habitants de Creil qui feront le choix le plus juste, le plus necessaire à notre société en mal de Paternalisme. Ce n’est certes ni un petit homme ambigu et sans terre, ni une idiote atrabilaire que les Français attendent.


                            • christ (---.---.109.114) 15 avril 2007 03:50

                              Je suis a fond pour le communautarisme ;le communautarisme garantis la divèrsité culturelle de notre paysla république a cette capacité d’accèpter le communautarisme.Chez les juifs ça marche bien pourtant les juifs sont républicains comme nous ;je vois pas pourquoi on refuserai le communautarisme pour d’autres.

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