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Accueil du site > Actualités > Société > Une idéologie mal aimée : l’égalitarisme (1)

Une idéologie mal aimée : l’égalitarisme (1)

L’égalitarisme n’a pas bonne presse. Même à gauche, où l’on est censé lutter contre les inégalités, il fait souvent figure d’idéologie ringarde, irréaliste, voire dangereuse. Cette réputation est-elle justifiée ? Que valent exactement les arguments utilisés pour discréditer l’égalitarisme ? C’est à ces questions que cet article tâche de répondre.

Persistance des inégalités
 
Depuis deux siècles au moins, des combats ont été livrés contre des inégalités jugées illégitimes. Certains ont été victorieux : dans de nombreux pays, les privilèges de la noblesse et du clergé ont été abolis, l’esclavage a presque entièrement disparu, la démocratie s’est imposée, les femmes sont devenues les égales des hommes (devant la loi, en tout cas), les discriminations homophobes se sont atténuées, etc.
 
Il serait pourtant très exagéré de dire que l’égalitarisme est en passe de triompher. Certaines inégalités, qui avaient pu reculer un moment, ont augmenté significativement depuis trente ans. C’est le cas, bien entendu, des inégalités de richesses. Mais il faudrait également parler des inégalités de pouvoir, tant dans les entreprises que dans la vie politique. Désorganisés, mis en concurrence, paralysés par la peur du chômage, les salariés sont devenus extrêmement démunis face au pouvoir des actionnaires et des patrons. Les patrons eux-mêmes ne sont pas égaux : on sait que les grosses entreprises sont souvent assez fortes pour imposer aux petites des contrats iniques. Quant au pouvoir politique, il est plus que jamais accaparé par une petite « élite » privilégiée sur les plans culturel, social et financier.
 
Triomphe des idéologies élitistes
 
Ainsi, malgré de beaux slogans (« Liberté, Égalité, Fraternité », « Égalité des chances », « Équité »), nous vivons encore dans des sociétés foncièrement inégalitaires. Pourquoi cette situation est-elle encore tolérée ? Il y a à cela de nombreuses raisons, au premier rang desquelles la croissance économique. Quand notre pouvoir d’achat augmente, nous trouvons moins scandaleux l’enrichissement des plus riches, même s’il est plus rapide que le nôtre. Mais la croissance, c’est le moins qu’on puisse dire, ne profite pas à tout le monde. De plus, elle est menacée par la crise actuelle du capitalisme, sans parler de l’épuisement des ressources naturelles.
 
Est-ce à dire qu’il faut s’attendre à une multiplication des explosions sociales dans les années à venir ? C’est bien possible. Ces révoltes accoucheront-elles de sociétés plus égalitaires ? Rien n’est moins sûr, étant donné le poids de l’idéologie néolibérale et la méfiance à l’égard de toute pensée qui entend subvertir l’ordre établi. Aujourd’hui, à gauche comme à droite, les idéologies dominantes sont hostiles à l’égalitarisme. Par égalitarisme, j’entends un courant idéologique qui prône un maximum d’égalité entre les hommes dans tous les domaines : économique, mais aussi politique, juridique, culturel, etc. Je dis « courant idéologique », car il n’y a pas une unique doctrine égalitariste, de même qu’il n’y a pas une seule forme de libéralisme. De plus, certains auteurs peuvent être extrêmement égalitaristes dans certains domaines et en même temps très conservateurs dans d’autres. C’est ainsi que Rousseau, considéré à juste titre comme un des chefs de file du courant égalitariste, écrivait que les femmes étaient naturellement inférieures aux hommes.
 
Maintenant que nous savons à peu près ce qu’est l’égalitarisme, demandons-nous ce qu’on lui reproche. S’agit-il de ses contradictions ? Critique-t-on Rousseau pour son sexisme ? Oui, sans doute, mais son vrai crime est ailleurs. Ce qu’on reproche aux égalitaristes c’est de vouloir TROP d’égalité. Ils estiment, ces infâmes perturbateurs, que l’égalité devant la loi n’est pas suffisante. Ils se méfient de l’« égalité des chances », qu’ils soupçonnent d’être la petite couche de sucre dont on enrobe la pilule de l’ordre social. Ce que veulent ces dangereux fanatiques, c’est une réduction drastique des inégalités dans les domaines économiques, sociaux, politiques et culturels. Ce qu’ils refusent, c’est que des êtres humains en dominent d’autres grâce à leur argent, leurs diplômes, leur appartenance à une classe privilégiée, etc.
 
Comme on le voit, ces revendications ont l’air plutôt sympathiques. Pourtant, elles ne sont pas reprises par grand monde. Cela est assez compréhensible de la part des « élites », qui n’ont guère envie de renoncer à leurs privilèges. C’est plus étonnant de la part des classes populaires, et même des classes moyennes, qui auraient sans doute intérêt à une distribution plus égale des richesses, des savoirs et des pouvoirs. Seulement l’égalitarisme se heurte à un grand nombre d’objections, dont certaines sont très séduisantes. Pour l’instant, contentons-nous d’en étudier deux, quittes à poursuivre cette analyse dans d’éventuels futurs articles.
 
1er argument contre l’égalitarisme : un monde uniforme serait d’un ennui mortel
 
Voilà un argument qu’on entend souvent dans la bouche de ceux qui prétendent justifier les inégalités entre les hommes. On pourrait le résumer de la manière suivante :
 
« Ce qui rend la vie si belle et si passionnante, c’est sa diversité infinie. Tel est du moins le jugement des esprits sains, ceux qui aiment à jouir de l’existence. Car il est des malades, trop faibles sans doute pour supporter l’innocente dureté de la vie, qui voudraient purifier cette dernière de sa complexité. Ces êtres souffreteux, jaloux, obtus, ce sont les partisans de l’égalitarisme. Que pas une seule tête ne dépasse ! Tel est leur mot d’ordre. Et l’on sait bien, depuis la dictature de Robespierre, qu’il est à prendre au pied de la lettre. Le rêve de ces dangereux dépressifs ? Que tout le monde – adulte ou enfant, vieux ou jeune, homme ou femme, blanc ou noir, riche ou pauvre – porte un uniforme grisâtre et marche d’un même pas dans un monde transformé en un gigantesque kolkhoze. »
 
L’argument est beau. Est-il pour autant bon ? J’ai bien peur que non. Ceux qui tiennent ce genre de discours commettent l’erreur – bien excusable, il est vrai – de confondre égalité et identité. En gros, ils disent que la vie serait bien triste si tout le monde était pareil. Et ils ont parfaitement raison de le dire. Seulement, ce n’est pas parce que des êtres humains sont égaux qu’ils sont pareils. Des personnes sont égales entre elles si aucune n’est globalement avantagée par rapport à l’autre. Cela n’implique aucunement qu’elles soient identiques, interchangeables. Deux amis, par exemple, peuvent avoir à peu près le même rang social, le même degré d’intelligence et la même force physique, sans pour autant avoir le même caractère, les mêmes centres d’intérêt, etc. Il est d’ailleurs probable qu’ils se distinguent en de nombreux points, sans quoi ils n’auraient guère de plaisir à se fréquenter. De la même manière, deux personnes peuvent exercer des métiers bien différents sans que l’une soit avantagée par rapport à l’autre. Un peintre et un musicien ne font pas la même chose. Est-ce à dire qu’il y ait entre eux une quelconque hiérarchie ?
 
Ainsi, il n’est pas sûr qu’une société égalitaire soit nécessairement uniforme. Il y a même lieu de penser le contraire. Car pour que tous les individus portent un même uniforme (au sens propre ou au sens figuré), il faut les dominer. L’uniformité d’une société suppose de fortes inégalités entre l’élite dirigeante et la masse des gens ordinaires. Si les hommes du rang marchent d’un même pas, dans une armée, c’est qu’ils sont contrôlés par une hiérarchie très stricte. Si les régimes « communistes » sont parvenus, dans une certaine mesure, à imposer une même manière de penser et d’agir à des millions d’hommes, c’est qu’ils étaient très loin d’être égalitaires ! Il y a donc lieu de distinguer entre deux formes d’égalités. La première, cette triste uniformité qu’on dénonce à juste titre, est le produit d’un rapport de domination. Elle suppose l’existence d’une société très inégalitaire, où chacun doit se couler dans un moule correspondant à son statut social. La seconde forme d’égalité est au contraire l’autre nom de la liberté.
 
2ème argument : une égalité parfaite entre les hommes est impossible
 
Cet argument est parfaitement exact, et ce pour deux raisons. La première est qu’on ne peut pas définir ce que serait une égalité parfaite. Il est clair que l’égalité des revenus ne suffirait pas : les hommes sont inégaux quant à leur intelligence, leur puissance physique, leur force psychologique, leur situation géographique, etc. Il faudrait donc évaluer tous les handicaps de chacun – petits ou grands – de manière à pouvoir les compenser correctement. Tâche infinie s’il en est. À supposer toutefois qu’elle soit réalisable, comment l’appliquer concrètement ? Il faudrait instituer pour cela une bureaucratie omniprésente et tatillonne, ce qui impliquerait inévitablement une énorme inégalité entre citoyens bureaucrates et citoyens ordinaires.
 
Tout cela est vrai, mais peu pertinent. À ma connaissance, les égalitaristes n’ont jamais prétendu qu’il fallait instituer une égalité parfaite entre les hommes. En revanche, ils se sont toujours opposés à ces inégalités fortes et durables qu’on appelle rapports de domination. Ce qui est vraiment choquant, dans la société actuelle, ce n’est pas que certains aient un peu plus de richesses ou de pouvoir que d’autres : c’est que des groupes privilégiés aient amassé un tel capital économique, social et culturel, qu’ils ont les moyens d’imposer leurs désirs au reste de la société.
 
(À suivre)

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85 réactions à cet article    


  • JL JL 22 juillet 2010 10:53

    Vous dites : « Ce qui est vraiment choquant, dans la société actuelle, ce n’est pas que certains aient un peu plus de richesses ou de pouvoir que d’autres : c’est que des groupes privilégiés aient amassé un tel capital économique, social et culturel, qu’ils ont les moyens d’imposer leurs désirs au reste de la société. »

    Je dirais : quand ce n’est pas leurs délires !

    Evidemment, dans une société libérale, l’argent va à l’argent, et le capitalisme est le moyen le plus sûr et le plus performant en ce sens ! La démocratie est le système qui offre, par le biais de élections, le contre pouvoir nécessaire. Mais si le pouvoir de l’argent a corrompu la démocratie, alors, il n’y a plus de limite à la croissance des inégalités, et à terme, la mise en esclavage de pans entiers de populations.

    Le néolibéralisme, c’est le refus de payer l’impôt par tous les moyens possibles. L’affaire Worth en est l’exemple le plus actuel.

    "

    « Un système économique qui exige une croissance constante tout en refusant presque toutes les tentatives de règlementation environnementale génère de lui-même un flot ininterrompu de désastres militaires, écologiques ou financiers. La soif de profits faciles et rapides que procurent les placements purement spéculatifs a transformé les marchés boursiers, financiers et immobiliers en machines à fabriquer des crises. Notre dépendance commune à l’égard des ressources d’énergies polluantes et non renouvelables engendre d’autres crises : les catastrophes naturelles (en hausse de 430% depuis 1975) et les guerres (Irak, Afghanistan, Nigéria, Colombie, Soudan), lesquelles entrainent à leur tour des ripostes terroristes (depuis la guerre en Irak, le nombre d’attentats terroristes a été multiplié par sept). Comme la planète se réchauffe, sur le double plan climatique et politique, il n’est plus nécessaire de provoquer les désastres au moyen de sombres complots. Tout indique au contraire qu’il suffit de maintenir le cap pour qu’ils continuent de se produire avec une intensité de plus en plus grande. On peut donc laisser la fabrication des cataclysmes à la main invisible du marché. C’est l’un des rares domaines où il tient ses promesses » (Naomi Klein)« 

    A lire là : La fabrique de l’Etat néolibéral  :

    Une citation, si vous voulez bien :

     »La définition du corporatisme : la grande entreprise et le gouvernement tout puissant combinant leur formidable puissances respectives pour mieux contrôler les citoyens. (Naomi Klein) Etrangement, cette définition rejoint celle que Mussolini donnait du fascisme : « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. » Le fascisme est l’évolution naturelle du capitalisme. Et pour ces gens, ce qui est bon pour les US est bon pour le monde, par conséquent ce qui est bon pour Haliburton est bon pour le monde entier.« La politique étrangère des Etats-Unis est, pour une large part, un exercice de projection de masse à la faveur duquel une infime élite uniquement préoccupée par ses propres intérêts prend ses besoins et ses désirs pour ceux du monde entier. » (Naomi Klein)


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 22 juillet 2010 16:58

      @ l’auteur,

      Lorsque que les principaux paramètres de caractère et de physique sont égaux, nombre de doigts, d’yeux, de trous de nez, si l’on peut encore dire que nous ne sommes pas égaux, l’on peut néanmoins dire que nous sommes semblables et même pareil en apparence. 

      Bonjour JL,« Comme la planète se réchauffe, sur le double plan climatique et politique, » comme c’est amusant, si cela se trouvait possible, géo-stratégiquement, que les deux soient irrémédiablement liés... ?


    • Jordi Grau J. GRAU 22 juillet 2010 17:52

      A JL : Je suis entièrement d’accord avec vous, ainsi qu’avec Naomi Klein, notre maîtresse à tous !


    • Jordi Grau J. GRAU 22 juillet 2010 17:55

      A Lisa Sion 2 :

      Je suis partiellement d’accord avec vous. Il est clair que tous les êtres humains sont semblables, et que leurs différences (qu’il ne faut tout de même pas nier) ont été exagérées. De plus, ces différences sont souvent liées à la culture, l’éducation, le mode de vie, et non à la nature. Tout à l’heure, j’écrivais ces lignes à l’un d’entre vous : « Si vous voulez dire que les hommes et les femmes ne sont pas identiques, je suis d’accord avec vous, même si on a souvent eu tendance à exagérer les différences (ex : la douceur serait l’apanage des femmes, le courage le propre des hommes, qui sont les seuls à »avoir des couilles« ). »


    • JL JL 22 juillet 2010 19:00

      Bonjour Lisa Sion, : je n’ai pas bien compris. Il faudrait demander à Naomi Klein.

      Ps. Je n’ai pas non plus bien compris le rapport entre l’interdiction par les US de la chlordécone et le fait qu’on en découvre les effets aujourd’hui aux antilles.


    • Salyanea 22 juillet 2010 11:01

      Je rajouterais juste que tout courant idéologique libéralisme, socialisme, égalitarisme, communisme, ... sont tous des utopies et comme toute utopie cela ne reste qu’un rêve.

      Et même si un rêve est innatteignable il n’en est pas pour autant une chose à ne pas essayer de mettre en place.

      La question sur ce genre de chose est aussi philosophique car pour accepter l’égalité avec son voisin il faut accepter de ne pas se sentir supérieur à lui et ainsi de suite (je raccourcis car je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire un article sur mon lieu de travail)

      Pour ne serais ce qu’accepter l’idée de l’égalitarisme il faudrait faire preuve d’une sagesse que nous ne possédons de mon point de vue pas du tout.

      • sleeping-zombie 22 juillet 2010 11:44

        tu as oublié « capitalisme » dans ta liste...


      • non667 22 juillet 2010 15:58

        à salyanea
        demandez aux résidents du goulag s’ils ont rêvé et s’ils sont contant d’avoir essayé le « communisme » smiley


      • Jordi Grau J. GRAU 22 juillet 2010 18:01

        A non667 :

        Si « rêver » veut dire croire au Père Noël, alors vous avez tout à fait raison : le rêve politique aboutit tout droit aux dictatures et aux goulags en tout genre.

        Mais si « rêver » veut seulement dire imaginer une autre façon de vivre en société, alors votre propos revient à condamner tout changement quel qu’il soit. S’il n’y avait pas eu de « rêveurs » au XVIIIème siècle, on serait encore à torturer systématiquement les suspects dans les enquêtes criminelles et on considérerait le Roi comme le représentant de Dieu sur terre.


      • Jordi Grau J. GRAU 22 juillet 2010 17:43

        Bonjour Anty.

        Si vous voulez dire que les hommes et les femmes ne sont pas identiques, je suis d’accord avec vous, même si on a souvent eu tendance à exagérer les différences (ex : la douceur serait l’apanage des femmes, le courage le propre des hommes, qui sont les seuls à « avoir des couilles »).

        Seulement, comme j’ai essayé de le montrer dans cet article, deux personnes différentes peuvent être égales. Ce n’est pas parce que les hommes et les femmes ne sont pas interchangeables que les uns sont supérieurs aux autres. L’inégalité hommes-femmes est avant tout un fait social et culturel, il n’est pas aussi inscrit dans la nature qu’on l’a cru.

        Enfin, je n’ignore pas que les femmes, statistiquement, sont moins fortes que les hommes physiquement. Mais l’importance de la force musculaires varie beaucoup suivant les cultures. Dans nos sociétés bourgeoises, ceux qui ont seulement leur force physique comme avantage sont généralement en bas de l’échelle sociale. Et si les femmes ont encore du mal à arriver au sommet de cette échelle, c’est surtout à cause du sexisme rémanent dans la société. Dans les sociétés guerrières, où la force physique jouait un rôle déterminant, il en allait autrement - encore que, même dans ces sociétés, des femmes guerrières aient pu exister.


      • ELCHETORIX 22 juillet 2010 12:25

        bonjour l’auteur , bien sûr que tout le monde est différent , je dirai que chaque être est unique , donc l’égalité n’existe pas dans le sens large du terme !
        Mais ce que chacun revendique c’est l’égalité des chances pour tout un chacun pour mener une vie digne de la plus élémentaire à la plus élaborée , et au moins que chaque être ait le minimum vital pour vivre !
        Dois-je vous faire la liste du minimum vital : allez , je commence , s’habiller , se soigner , avoir un toit et ainsi de suite !
        vous avez dit inégal , ben pour le moment il n’y a pas un coin sur terre ou l’inégalité la plus criante n’existe pas !
        RA .


        • Jordi Grau J. GRAU 22 juillet 2010 17:49

          Bonjour Elchetorix.

          Si vous avez lu attentivement mon article, vous comprendrez que je ne peux être d’accord avec vous. Vous dites : « bien sûr que tout le monde est différent ». Je ne dis pas autre chose. Seulement, encore une fois, la différence n’implique pas forcément l’inégalité. Vous et moi, par exemple, sommes certainement très différents dans beaucoup de domaines. Cela signifie-t-il que l’un de nous deux soit forcément plus avantagé que l’autre, et en particulier qu’il ait davantage de pouvoir ? Je n’en suis pas sûr. Peut-être avez-vous un avantage sur moi dans certains domaines. Peut-être êtes-vous plus courageux, plus patient, plus rapide que moi... Mais peut-être que je vous « bats » dans d’autres domaines. Au total, donc, il n’est pas du tout sûr que l’un de nous deux ait les moyens de dominer l’autre.

          Quant à l’égalité des chances, j’aimerais bien en parler dans un prochain article. Pour moi, cette expression d’« égalité des chances » est généralement un leurre destiné à consoler les perdants de notre société. Mais je n’ai pas le temps de développer cela dans ce message.

          Bonne soirée.


        • William7 23 juillet 2010 10:36

          Bonjour Jordi,

          J’ai l’impression que vous connaissez les travaux d’Alain Bihr sur le sujet non ?

          http://www.monde-diplomatique.fr/2000/09/BIHR/14216

          Certes, de nos jours, l’expression « égalité des chances » renvoie plus banalement à la conception libérale anti-égalitaire ou à sa variante dite sociale-libérale. Il n’en reste pas moins qu’elle permet de diluer et de dénaturer l’idée d’égalité, à la fois comme réalité et comme horizon.

          Car là où il y a égalité, par définition il n’y a pas besoin de chance ; et là où il y a chance, il n’y a pas égalité, mais hasard, gros lot ou lot de consolation... Le mot chance ne renvoie-t-il pas au monde de la loterie, un monde où l’on parie ? Un monde où quelques-uns gagnent... et où la plupart perdent ?


        • anty 22 juillet 2010 12:46

          En clair il vaut mieux beau et en bonne santé ce qui va souvent de pair avec l’intelligence
          que moche et con

          Malgré toutes les réformes égalitaires ce genre de maxime simpliste reste valable et est terriblement cruel

          Souvent ces genres d’inégalités dégénèrent en dépression et la france est championne en absorption médicammenteuse contre les dépressions
          Preuve qu’en matière de mal être on peut pas tout faire malgré les volontés politiques louables
          Aux E-U cela se traduit souvent par par des réactions de folie avec des individus qui tirent sur la foule


          • King Al Batar King Al Batar 22 juillet 2010 13:10

            Bonjour à l’auteur,

            Je suis content de lire un tel article, mais si je ne partage pas totalement votre point de vue car c’est un sujet qui m’interesse tout particlièrement.

            Je vais donc vous exposer ma conception des choses, pour que nous puissions en parler par rapport à votre billet.

            1°) Liberté Egalité et va t’faire niquer !

            Si l’on regarde bien la triptique, elle est parfaite pour créer la société idéale.
            La liberté, qui est à mon sens une notion purement de droite, veut dire que tous les citoyens sont libre de faire ce qu’ils veulent, donc une liberté d’entreprendre également. mais aussi la liberté de dominer, d’écraser autrui, voir de l’asservir.
            L’égalité, à l’inverse est une notion purement de gauche, et qui est en totale contradiction avec la liberté. En effet, si nous sommes tous égaux, et que nous avons l’obligation de le rester, alors nous ne pouvons plus être libre de dominer, d’écraser etc....
            Il faut donc une notion transversale, une notion qui permette de joindre l’une à l’autre. et c’est là toute la magie de la Fraternité. C’est à dire que j’accepte d’aliener une partie de ma liberté, au profit de l’égalité, uniquement parce que je considère que l’autre est mon frère. Il est alors très difficile d’imaginer que l’on va asservir son propre frère !

            Le problème de la société dnas laquelle nous vivons aujourd’hui est que finalement la Liberté, et le Liberalisme, ont pris le dessus sur l’égalité, ce qui a contribué à une véritable regression de la notion de fraternité. Remplacé aujourd’hui par toute forme de communautarisme (ethno tribal, professionel, patrimonial etc....) Chacun y va de son petit clan pour se forger sa personnalité, tenter de tirer son épingle du jeu, pour pouvoir se sentir libre..... Alors qu’aujourd’hui finalement le peu de liberté qu’il nous reste en plus ce sont celles de consommer....

            Ca c’est pour planter un peu le décor. A près on va détailler un peu ce qu’il est réellement déplorable comme inégalité et qui, a mon sens, plante le décor d’un malaise social qui se veut croissant, et qui risque de nous entrainer dans une situation catastrophique (ca c’est pour jouer un peu l’alarmiste).

            La justice.... J’ai un gros problème avec notre justice. Mon problème tient uniquement dans le fait que les avocats sont payants, et que le cout de leur prestation est fonction de leurs compétances. En detaillant ca veut dire qu’en gros, celui qui est riche a plus de droit, ou en tout cas plus de moyens de les faire respecter que celui qui est pauvre. De plus, à crime égal, mais a avocats différents, la sanction ne sera pas la même. Ce qui me dérange considérablement. Pour illustrer ceci, je vais vous fournir plusieurs exemples simples :
            Un crime que nous pouvons tous commettre, un homicide involontaire. Un rpolo de base, avec un avocat commis d’office, qui renverse un gamin qui traverse rapidement la chaussé avec sa voiture. Et un joueur de foot (Kluivert par exemple.....) ou un patron de multinationale qui renverse un gamin, dnas les même conditions, mais avec un super avocat.... La sentance ne sera pas la même, et c’est désolant de savoir que cette sentance est variable uniquement parce que la personne a plus pognon. Autre exemple, un gosse de cité brule une voiture, parce qu’il est pas content... c’est pas bien c’est sur. Maintenant un gosse de riche (pyromane) brule une voiture parce qu’il est atteint de pyromanie, et que cela l’exite. L’un ira en taule, déféré en 30 min chrono et aura une partie de sa vie foutu, pour une connerie de gosse, qu’il a fait sur le coup de la colère. L’autre (qui je le rappelle a commis le même délit), n’aura pas de sanction, simplement une amende et un suivi psycho. Alors que pour moi celui qui est le plus nuisible des deux, c’est le malade mental, pas le gosse en colère. C’est bizarre parce que dans Des exemples comme cela je pourrai vous en citer à la pelle....
            Cela est source d’inégalité, d’ailleurs une inégalité, au regard de la loi, se nomme une injustice. C’est curieux de se dire que l’on vit dans un système ou la justice est injuste, non ????

            Bref ces exemples sont essentiellement là pour montrer et démontrer qu’aujourd’hui encore les injustices et inégalités sont plus que présentes. J’ai même l’impression qu’elles sont croissantes, alors qu’il n’y a pas si longtemps, elle diminuaient.....
            En l’absence d’égalité, ce sera la liberté qui prendra le dessus, liberté qui risque de détruite toute notion de fraternité et qui, dans son expression la plus extrème, pourra engendrer une forme d’esclavage moderne....


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 22 juillet 2010 17:13

              Bonjour,

              je viens de lire avec attention votre plaidoyer pour, enfin contre, enfin absolument imparable de bon sens. Nous ne divergeons en fait que sur le support qui diffuse la miusique, mais nos paroles sont souvent les mêmes.

              Amicalement. L.S. 


            • King Al Batar King Al Batar 22 juillet 2010 17:23

              Merci LS

              J’espere que vous allez bien sinon !

              Navré pour vous de constater que nous avons la même vision triste des choses, cela dit ca me rassure de ne pas être le seul...... smiley


            • Jordi Grau J. GRAU 22 juillet 2010 18:18

              Bonjour, King Al Batar !

              Je suis d’accord avec ce que vous écrivez de la justice. Même certains juges le disent : la justice actuelle est une justice de classe, au service des classes dominantes. Il est vrai que ces juges, comme Jean de Maillard, sont très minoritaires.

              Par contre, je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites de la liberté (notion de droite) et de l’égalité (notion de gauche). La preuve que ce que vous dites est faux, c’est ce que vous écrivez à la fin de votre message :

              « En l’absence d’égalité, ce sera la liberté qui prendra le dessus, liberté qui risque de détruite toute notion de fraternité et qui, dans son expression la plus extrème, pourra engendrer une forme d’esclavage moderne.... »

              Ce que vous dites, pour résumer, c’est que l’absence d’égalité entraîne l’esclavage, c’est-à-dire la non-liberté. Donc, de votre propre aveu, l’égalité et la liberté ne sont pas si opposées que ça ! En réalité, il faut distinguer la véritable liberté, qui implique l’égalité de tous, et la fausse liberté, celle qui « veut dire que tous les citoyens sont libre de faire ce qu’ils veulent, donc une liberté d’entreprendre également. mais aussi la liberté de dominer, d’écraser autrui, voir de l’asservir. » (Je cite vos propres termes)
               Cette « liberté »-là est certainement une notion de droite, et sur ce point je vous rejoins.

              J’ajouterais que l’opposition liberté-égalité a été inventée par des libéraux pour protéger l’ordre social. Leur discours est en gros le suivant : soit vous êtes pour l’égalité, mais alors adieu la liberté ; soit vous êtes pour la liberté, mais alors il faut accepter que des inégalités se développent. En gros, vous devez accepter le système américain, ou alors c’est que vous êtes un nostalgique du goulag. Bien entendu, je me doute que ce discours n’est pas le vôtre, mais je me demande s’il ne vous a pas influencé.

              En tout cas, je pense qu’il faut refuser ce genre de chantage. On peut détester le système capitaliste (surtout dans sa variante néolibérale) sans pour autant être stalinien ou même trotskyste. Mais j’aimerais bien parler de ce problème dans un futur article.

              Fraternité !


            • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 22 juillet 2010 18:41

              La liberté n’est envisageable que dans le respect de la liberté de l’autre.

              L’égalité, celle dont vous parlez (égalité de moyens et de condition) n’est possible que sous un contrôle coercitif.

              Cette aspiration à l’égalitarisme est donc, inéluctablement, une voie direct vers le totalitarisme. Le seul moyen d’y échapper, c’est l’appauvrissement de toute la population (Kibboutz, kolkhoz ...).

              Vous semblez oublier, et l’auteur de l’article avec vous, une notion pourtant essentiel, qui est celle de justice.

              En naissant, tout les Hommes ont les mêmes droits. Et cela, grâce aux Lumières et à la révolution libérale de 1789 qui est leur fille.

              Il n’est pire injustice que l’égalitarisme. Un exemple concret est celui de notre Education Nationale : Elle est construite dans une perspective égalitariste. Tout le monde, partout en France, doit recevoir strictement la même éducation et le même enseignement. Résultat, seuls ceux qui correspondent au moule, les plus formatés, s’en sortent. Les bancs de l’ENA sont remplis d’enfants d’enseignants. Et vous savez, j’imagine, vu la quantité de rapports qui ont été publiés là dessus, que notre système éducatif est un de ceux qui font le moins fonctionner l’ascenseur social.
              Une grande diversité d’enseignement serait la meilleure réponse aux besoins, possibilité et désirs de tous.

              Poussons le paradoxe jusqu’au bout, offrir à tous la même nourriture, en qualité et en quantité, c’est, à coup sur, tuer 80% de la population.

              Dans la nature, l’éléphant cohabite avec la fourmis et le myosotis avec le séquoia. Ils ne sont strictement pas égaux, et pourtant aucun n’attente à la liberté de l’autre et aucun ne commet d’injustice envers l’autre.

              Etre riche ou être pauvre n’est en rien une injustice. C’est la violence qui est injuste, car elle se fait au détriment de l’autre. S’enrichir, sauf à voler, ne se fait pas au détriment des autres, c’est même le contraire, c’est en apportant un meilleur produit ou service (donc en enrichissant les autres de ce produit/service) que l’on s’enrichi soi-même.

              Enfin, concernant la justice, c’est faire preuve d’un véritable aveuglement que de dire que la justice en France traite différemment les pauvres ou les riches : Rien qu’aujourd’hui Riberi, le footballeur, est sorti du poste de police les menottes aux poignets pour une banale histoire de moeurs. Pour n’importe quel quidam, l’affaire n’aurait pas excédée une heure de garde à vue. Et comme les juges sont majoritairement de gauche, il vaut mieux être salarié que patron, même avec un salaire deux fois plus élevé (pour le salarié), lorsqu’on est condamné pour un excès de vitesse (j’en ai été témoin).

              Il est vrai qu’il est difficile de raisonner à partir d’informations volontairement tronquées ou déformées.

              Dire, par exemple, que la part des salariés a baissé par rapport à celle des actionnaires, est un mensonge éhonté. Depuis les années soixante, le rapport a été parfaitement stable (à l’exception des années 1982 et 1983 suite à la crise économique causée par la politique d’André Maurois).

              D’autre part, le rapport, après redistribution (ce qui a le plus de sens) entre le 1er cinquième et le dernier cinquième de la répartition des revenus en France, n’est que de 3,4 !!!


            • Epaulard 22 juillet 2010 13:20

              De très belles idées, bien développées, bien travaillées et visiblement très élaborées.
              Malheureusement, elles entrent rapidement dans le monde de l’utopie en se coupant de la réalité...
              Comme l’indique Salyanea, le tout premier obstacle a l’égalitarisme est nous-même.
              L’homme n’est pas « construit » pour être « égal ».
              Notre ego est une force constructrice sans égal et ce n’est pas sans raison si le capitalisme se base dessus. On est d’autant plus motivé et efficace quand les efforts que l’on fournit impactent directement nos proches.
              D’autres facteurs rendent l’idée d’égalitarisme (ou communisme, au fond c’est pareil...) absurde (tissu social, capacités physiques/mentales, etc...)

              Pour terminer sur un exemple concret :
              Aujourd’hui, un enfant de 10 ans issu d’une famille riche de Neuilly a autant de chances d’intégrer une grande école qu’un enfant de 10 ans issu d’une familler pauvre de Clichy-sous-bois.
              Mais le Clichois va « grave galérer sa reum » pendant que le Neuilléen devra se faire suffisamment violence pour étudier un minimum. :)


              • Jordi Grau J. GRAU 22 juillet 2010 18:31

                Bonjour Epaulard.

                Je suis partiellement d’accord avec vous : les inégalités viennent en grande partie de nous, et de notre ego. Seulement, cette tendance à dominer l’autre peut être plus ou moins atténuée par la culture et par l’éducation. Il y a eu des sociétés très égalitaires, notamment chez les Indiens d’Amérique du sud. Sur ce sujet, je vous recommande un livre très intéressant de l’ethnologue Pierre Clastres : La société contre l’Etat. Clastres explique que ces tribus indiennes ont inventé des institutions pour empêcher quiconque d’imposer son pouvoir à la société. Par exemple, le chef n’a rien à voir avec un roi ou président de la république. C’est une sorte de ministre des affaires étrangères et aussi un gardien des traditions de la tribu. Et dès qu’il veut jouer au chef, c’est-à-dire imposer un pouvoir hiérarchique, on se détourne de lui. Dans certaines tribus guaranis, il est même d’usage de rire ou de bavarder pendant le discours matinal du chef, afin de lui montrer qu’on ne le prend pas trop au sérieux.

                Inversement, la culture et l’éducation jouent un grand rôle dans la conservation ou le renforcement des structures hiérarchiques. Votre gamin riche de Neuilly ne va pas seulement suivre sa pente naturelle : il va être éduqué dans l’idée qu’il doit avoir beaucoup de pouvoir et beaucoup de richesses, comme Papa et comme Maman. Peut-être que son rêve, au départ, serait de devenir jardinier ou musicien. Mais Papa et Maman veillent à la reproduction des sctrucures sociales, et ils ne vont pas manquer de pousser leur enfant chéri(e) à aller en section scientifique, à faire une classe préparatoire et à entrer dans une grande école. Rien de tout cela n’est naturel.

                Si j’ai le temps, et si les modérateurs d’Agoravox sont d’accord, j’écrirai plus tard un article sur tout cela.


              • plancherDesVaches 22 juillet 2010 14:16

                Très bon article.

                Dire qu’il suffit d’une crise économique grave pour commencer à réfléchir.


                • Jordi Grau J. GRAU 22 juillet 2010 18:33

                  Merci pour cet éloge.

                  Cela dit, et sans vouloir être excessivement orgueilleux, je n’avais pas attendu la crise pour réfléchir - et j’imagine que cela vaut pour vous et pour beaucoup d’autres.


                • Kakapo Calimero 22 juillet 2010 15:56

                  « les hommes sont inégaux quant à leur intelligence »

                  Tout dépend de ce que vous appelez « intelligence ». Lâchez un « Parisien » et un « Primitif » en milieu inhospitalier, vous verrez qui est le plus « intelligent ».

                  Sinon l’égalitarisme existe : les « riches », ’l’élite", se considèrent comme égaux entre eux, quel que soit le niveau de fortune, fréquentent les mêmes lieux, sont très solidaires... tant qu’on reste entre soi...


                  • Kakapo Calimero 22 juillet 2010 16:15

                    Ah, le « Blanc », cet « Homme Supérieur ».


                  • Kakapo Calimero 22 juillet 2010 16:55

                    Pour ne pas faire dans l’analogie « racialement correcte » (très en vogue depuis une trentaine d’année, aprés une eclipse de 35 ans, de la part des néo-pétainistes,qui polluent de plus en plus ce site et la société en général).

                    Prenez un homme du paléolithique, le choc culturel franchi, donnez lui 20H de leçons d’auto-école et vous verrez, il conduira bien mieux et beaucoup plus respectueusement que n’importe quel « Parisien ».


                  • Kakapo Calimero 22 juillet 2010 16:59

                    Vous avez oublié les aqueducs, très important les aqueducs...


                  • Kakapo Calimero 22 juillet 2010 17:03

                    Et le fil de fer barbelé...
                    Très important le fil de fer barbelé. ca a permis, historiquement, de regrouper tous les indesirables dans des « lieux » clos, on connait la suite...


                  • King Al Batar King Al Batar 22 juillet 2010 17:33

                    @ Pasou, et à Calimero, mais surtout à Pasou

                    Je vous conseille de lire le Discours sur l’origine et les fondements des inégalités entre les Hommes de notre ami JJ Rousseau dit le déglingot.... Dedant il évoque que la base de toutes les inégalités sont le fait queles hommes vivent en société, et on donc besoin les uns des autres. Ainsi il va y avoir des différences entre les compétences des individus, d’ou découleront forcément violence, abus, esclavage etc....

                    C’est le livre qui m’a le plus instruit sur les inégalités, on comprend beaucoup de choses.

                    Ensuite, je préfère prevenir Caliméro que Pasou est un vrai raciste, qui va vous expliquer qu’en moyenne les africains sont cons, et les Européens, les asiatiques t les juifs, très intelligents, et qu’en plus c’est due à la taille de leur cerveau. Pour eviter que cela soit trop injuste calimero, je t’averti comme ca tu ne perdra pas ton temps.

                    Et pour conclure, j’ajouterai que l’homme n’a pas evolué depuis des millénaires, ce sont les hommes qui ont évolué. J’ai lu un bouquin théroique d’un amerloque dont j’ai oublié le blaze qui disait que si les hommes disparaissait aujourd’hui et que seul des enfants de 3 ans survivaient, on reviendrai exactement au niveau d’il y a plusieurs millénaires (fussent ils blan, dsl Pasou) et que ce sont les sociétés et les modes de vie qui évoluent et non pas les sociétés. Désolé Pasou, mais je pense une fois de plus que vous avez tort. La seule différence qu’il y a entre un être primitif, vivant dans la nature à l’état sauvage et nous, c’est uniquement l’environnement, les individus eux restent identiques.


                  • King Al Batar King Al Batar 22 juillet 2010 18:02

                    PAsou, déjà vos affirmation sur les QI moyens sont l’oeuvre de laborantin dégénéré, et me font plus peur qu’autre chose.

                    enfin je vous conseille de vous mefiez vivement de la science et de vous y tenir comme verité absolue. En effet la science a pour vertu d’être évolutive. Ainsi ce qui est vrai et à quoi vous croyez dur comme fer aujourd’hui peut très bien s’averer faux dans 200 ans.

                    Il ya plusieurs siècles on pratiquait les saignées pour tout et rien. Il y a 100 ans on ne connaissait pas ou peu les microbe. Qui vous dit que votre vérité scientifique restera eternelle.

                    UN raisonnement, l’amour de la sagesse, valent bien plus qu’une thérie scientifique à mes yeux. Et je vous conseille d’en lire bien plus souvent, vous verrez ca voous eveillera plus que vos théroie flatteuse (pour les blancs) ou vous vous dites, cool je fait partie de la race (parce que ce mot est dnas votre vocabulaire pour definir les difference entre les homme n’est ce pas ?) des vainqueurs.....


                  • Lord WTF ! Franz Ferdinand Von FritzenSouchern 22 juillet 2010 18:02


                    Ah !! l’envirronement d’aujourd’hui est principalement culturel ... et qui créé la culture.
                    Les données contredisent complètement vos affirmations sur les "hommes égaux". Depuis Rousseau on est passé de la philo à la science tout de même.
                    Si les caucasiens d’Afrique, d’Europe, des USA, d’Australie ont un qi moyen de 100, le milieu géographique change mais c’est bien que l’aspect génétique est majeur (autour de 80%).

                     

                    Cela est une approximation voir erroné : d’un le qi n’est pas le seul critère concernant ou quantifiant l’Intelligence : à moins de limiter celle-ci à la réussite de tests psychométriques.

                     

                    Sur l’aspect héréditaire : nous entrons dans un débat que vous tranchez alors qu’il était toujours en cours : soit celui de l’inné vs l’acquis.

                     

                    Enfin, si l’environnement (espace de vie) a avant tout une dimension essentiellement culturelle dans les pays développés (et encore la pollution, l’alimentation, etc...ont un impact certain sur les populations concernées) : ce n’est pas forcément le cas dans les pays sous-développés : ce qui aboutit à devoir considérer en plus des déficits en matière d’éducation : d’autres éléments qui jouent aussi tels que malnutrition endémique, exposition aux toxines/polluants, aux épidémies, etc…

                     

                    Disons qu’il est somme toute assez rare que l’enfant d’un couple d’homo occidentalis moyen passe sa jeunesse sur une décharge, au bord d‘une rivière ou des champs surcontaminés par tel ou tel polluant, pesticide, etc…voir même qu’il soit sérieusement affecté par des maladies infantiles qui ici sont devenues bénignes…etc…etc…

                     

                    Et je ne doute pas que les politiques de ces pays soient dotés d’un qi aussi élevé que celui de nos contrées : la question est donc autant relative aux environnements naturels/espaces de vie, que socio-politiques.

                     

                    Il faudrait lorsque vous vous référez aux travaux de scientifiques tels que Lynn préciser que ce sont là des travaux , des pistes de réflexion, etc…mais sans doute pas des théories validées ou non contredites. Ce qui n’enlève rien à leur intérêt mais vous détournez là l’analyse que nous pouvons en faire.  


                  • Jordi Grau J. GRAU 22 juillet 2010 18:35

                    Bonjour Calimero.

                    Je suis assez d’accord avec vous. La notion d’intelligence est en effet très relative. On peut seulement dire que, pour résoudre tel type de problème particulier, certains individus sont plus habiles ou plus rapides que d’autres. Cela ne veut d’ailleurs pas dire que cette inégalité est naturelle et qu’elle ne peut pas disparaître à la longue.


                  • Lord WTF ! F.F Von F.S A.K.A Long Wurst Franz 22 juillet 2010 23:55

                     

                    Cela est tout simplement faux : puisque vous semblez vous intéresser à ce type de recherches : vous avez sans doute entendu parler de l’effet Flynn : et bien que constate-t-on ? que il y a une corrélation entre progression QI et développement socio-économique : que les éléments les plus influents sont éducation et santé (alimentation) : qu’au final : un changement dans le domaine de l’alimentation et de l’éducation a un effet immédiat sur la génération suivante.

                     

                    De plus en suivant l’évolution de cet effet Flynn : on a observé : 1) que si la tendance avait été ascendante dans les pays développés occidentaux jusque là : à partir des années 90 début de stagnation voir tendance descendante par contre 2) chez les migrants de même que chez les afro-américains réduction du gap entre qi moyens avec les habitants blancs : de même que dans les pays en développement : à l’évidence ici nous devons considérer amélioration des conditions sanitaires et de l’éducation et non un quelconque facteur génétique donc 3)  rassurez-vous point besoin de métissage : éducation et nutrition suffisent : par contre il faudra considérer cette tendance à la baisse dans les pays développés : et reconsidérer semble-t-il le modèle actuel qui attaque de plein fouet les domaines de l’Education, de la Culture, etc…

                     

                    Enfin, puisque vous semblez intéressé par les travaux de Lynn et ses travaux compilés dans IQ and the Wealth of Nations : peut-être faut-il rappeler qu’il a utilisé principalement des recherches et résultats d’autres chercheurs (utilisant des protocoles différents) et qu’il les a assez souvent tordus afin que ceux-ci correspondent à sa thèse : quand tout simplement il impute des qi moyens à tel ou tel pays en utilisant des individus qui n’en sont pas originaires ou n’y habitent pas ou plus.

                     

                    Au final : comme déjà dit, le qi n’est qu’un élément parmi d’autres et les diverses analyses que l’on pouvait faire de ces différents résultats sont avant tout spéculatives : puisque nous sommes là plus dans le champ du potentiel qui donc par définition peut être soit développé ou non, soit être augmenté…  


                  • William7 23 juillet 2010 10:39

                    Un adepte de « The bell curve » mister Pasou ?


                  • William7 23 juillet 2010 10:41

                    Je pense d’ailleurs que nous arrivons à un point sensible de la démonstration. Bourdieu en parlait en évoquant le racisme de l’intelligence. Cela contribue sans doute fortement à l’idéologie anti-égalitariste.


                  • Lord WTF ! F.F Von F.S A.K.A Long Wurst Franz 23 juillet 2010 15:29


                    Toutes les études concourrent à démontrer que le qi moyen est statistiquement en relation avec le volume cérébral moyen qui détermine le nombre de neurones et que ce dernier est en relation avec le critère racial.

                     

                    Cela est à nouveau faux : puisque ces études montrent avant tout que si corrélation il y a entre volume cérébral et QI  : celle-ci est faible, et au final ne compte que pour peu dans les variation de qi  : sans compter que dés lors qu’on tente d’établir corrélation entre qi et volume cérébral les résultats diffèreront largement entre hommes et femmes (pour les deux lobe frontal impliqué, mais pour les hommes ce sera associé avec le lobe pariétal et pour les femmes principalement avec l’aire de Broca).

                     

                    Et à nouveau, le qi ne se confond pas avec le concept général d’intelligence.

                     

                    D’ailleurs Jensen et Rushton, ceux qui ont mené l’étude à laquelle vous vous référez, au final, en viennent à se mélanger les pinceaux dans leur obsession racialo-centrée : puisque alors que dans une étude ils tentent de démontrer corrélation entre volume cérébral et QI : ils se retrouvent d’un autre à devoir se contredire et à reconnaître que la correction du gap (volume moyen) entre Noirs (concept à définir puisque : 1) les Afro-Américains sont d’origine diverse et variée et ont en partie une ascendance européenne) et 2) l’Afrique possède la plus grande diversité génétique autant que de couleurs : 3) au final le concept noir a peu de pertinence) et Blancs ne change rien au gap entre qi moyens : ce qui revient à dire dans une étude l’inverse de ce que l’on dit dans une autre : je ne doute certainement pas de leur haut qi mais il me semble que là : les capacités en matière de cohérence et logique semblent entamées.

                     

                    Comme déjà cité l’effet Flynn, ainsi que les exemples où le qi moyen évoluait chez des populations afro-américaines ayant eu accés à une meilleure éducation et alimentation, autant que chez les populations de migrants : pour exemple si il y a gap entre qi moyen des Afro-américains et des Blancs aux US : ce gap ne se retrouve plus en Allemagne.

                     

                    A nouveau comme déjà dit : si héritabilité il y a : celle-ci n’implique pas inchangeabilité : nous parlons de potentiel et non d’une capacité invariable : il demeure donc à nouveau le fait que les conditions environnementales (éducation, nutrition, pollution, santé,etc…) ainsi que les soins prénataux et pédiatriques ont un impact beaucoup plus important qu’un quelconque hypothètique gène de l’Intelligence.

                     

                    De plus face à votre crainte et votre obsession du QI : je vous rappelle que le volume moyen cérébral des femmes est inférieur à celui des hommes : donc question considérez-vous qu’afin d’éviter déperdition qi-tique : il faille considérer un système de reproduction asexué et éliminer les femmes inférieures (selon votre système hiérachique) du champ de la reproduction ?

                     

                        

                     


                  • non667 22 juillet 2010 16:55

                    « Liberté,>>
                    je comprend ,pierre dac disait :« Liberté,>> = tout les espoirs vous sont permis !

                    , « Égalité des chances »
                    cela fait 30 ans que la gauche a remplacé l’égalité par l’ Égalité des chances »
                    cela fait 30 ans que je ne sais pas ce que cela veut dire ?
                    ça sent l’escroquerie !


                    • Kakapo Calimero 22 juillet 2010 17:13

                      « Les êtres humains se distingue des autres animaux par le télencéphale hautement développé,par le pouce préhenseur et par le fait d’être libre. Libre est l’état de celui qui jouit de liberté.Liberté est un mot que le rêve humain alimente. il n’existe personne qui l’explique, et personne qui ne le comprenne. »

                      Jorge Furtado : « L’ile aux fleurs » (film documentaire)


                    • bretagne 22 juillet 2010 17:16

                      @ king al batar : votre point de vue m’interesse . il me semble , moi aussi , que la fraternité ( pour d’autre ce serait la charité ) est la pour équilibrer les inégalités que génére la liberté . Ce serait donc :« liberté , mais aussi égalité , et ceci grace à la fraternité » ;
                      On rencontre là un problême , c’est que la fraternité , par essence , est une vertu interne , pas un mode d’organisation . On ne peut pas contraindre la fraternité. C’est un sentiment , comme l’amour , auquel on ne peut obliger les gens par la force
                      Et quand il se trouve que la fraternité n’ y est pas , et bien on empiéte sur la liberté pour obtenir tout de même un peu d’égalité .
                      et alors , l’égalité , aux yeux de ceux dont on a contraint la liberté , prend un goût détestable ....
                      Peut être qu’une clé des difficultés actuelles , en france , est le manque de fraternité .
                      Qu’en pensez vous ?


                      • King Al Batar King Al Batar 22 juillet 2010 17:47

                        Bonjour Bretagne, je suis persuadé comme vous venez de le démontrer qu’une des cles du problème est le manque de fraternité. Le problème de la fraternité comme diagonale liant l’égalité et l’égalité, est qu’elle est une vertue interne. Vous avez tout a fait raison, c’est aussi l’une si ce n’est la vertu principale du Christianisme (à mon sens). Je pense que cela s’enseigne (scolairement je parle bien sur) et que la fraternité on devrait l’apprendre dès l’enfance. Mais pour pouvoir se sentir frères (ou soeur) encore faut il être égaux.

                        En tout cas on ne peux pas forcer les gens à être égaux, car on retomberai dans les dictature communiste. Il vaut mieux leur donner envie de l’être.

                        Le défaut de ce que je suis en train de demontrer et je m’en rend compte en l’écrivant, est que la fraternité, à l’echelle d’une nation.... Ce ne serait pas cette idée à double tranchant qu’on appelle patriotisme ???? (la ca me fait peur). Je veux dire que :

                        « J’accepte de me priver de certaine liberté pour que mes frères, les francais, et moi soyons tous egaux. »

                        En fait je crois que c’est comme une bonne recette, il faut un peu de tout mais pas trop de chaque. En ce moment on vit dans l’exces de liberté. Qui est ailleurs, un fausse liberté, puisqu’on nous a subsitué intellgement la liberté au désir, et l’accomplissement du désir s’effectue par l’acte d’acheter. Aujourd’hui on se sent libre quand on fait chauffer sa CB. Quand on est tout seul chez soi, il se passe pas grand chose (sauf quand vous adorer la lecture et que vous vous contentez de peu...). Je pense que tous les empires qui ont dominés en conquis des terres par la force, etait des empires ou regnait la fraternité et le patriotisme en maitre. Enfin lorsque l’egalité est la notion principale on tombe dans le communisme et toutes les merdes que ca implique (un chef qui nique tout son peuple).

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Jordi Grau

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