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Accueil du site > Actualités > Société > Une journée pour la femme et 364 contre

Une journée pour la femme et 364 contre

La France, patrie des « droits de l’homme » ne reconnaît ceux de la femme qu’une fois par an : le 8 mars. Pour les 364 autres jours il faudra patienter.

Il est vrai que la patrie des droits de l’homme a envoyé à la guillotine celle qui avait, pourtant, largement promu des droits authentiquement humains parce qu’ils n’ignoraient pas la situation faite aux femmes.

Notre « fête nationale » ne mentionne donc jamais la personnalité emblématique d’Olympe de Gouges, rédactrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, qui a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes, mais aussi plaidé pour l’abolition de l’esclavage et contre la peine de mort tout en assumant brillamment et seule, puisqu’elle était veuve, l’éducation de son fils unique Pierre qui devint général de la République.

Ce n’est sans doute pas assez de mérite pour que son exemple soit promu et redonne espoir aux « chefs de familles monoparentales », euphémisme de bienséance utilisé pour désigner la plupart du temps des mères de famille élevant seules leurs enfants.

Olympe, dans ton pays, lorsqu’il y a barbarie, elle s’exerce encore facilement à l’encontre des femmes. L’esclavage, quand il perdure, est souvent sexuel : tournante des banlieues, déportation de jeunes femmes étrangères sur nos trottoirs.

Le journal Libération ainsi que l’hebdomadaire Marianne dénonçaient il y a peu des propriétaires sans scrupules qui proposent l’échange de libertinage contre un toit à celles dont les ressources personnelles sont insuffisantes pour en avoir un.

D’après une étude sur la parité, publiée le 21 février 2008 par l’Insee, les emplois à temps partiels subis sont en effet à 31 % féminins alors qu’ils ne représentent que 6 % des emplois masculins.

Près du tiers des femmes au travail sont ainsi, de fait, maintenues dans l’impossibilité d’accéder à un moyen de subsistance qui permette leur entière autonomie pour les besoins les plus élémentaires.

Voit-on nos élus, essentiellement masculins, supprimer les allègements de charges patronales accordées aux entreprises qui abusent de ces emplois parcellaires et sans qualité ? Non, pas du tout.

Même la fameuse loi TEPA, prise en application du principe « travailler plus pour gagner plus », se traduit par de nouveaux recrutements sous contrats à temps partiel car les employeurs font leur compte et une heure payée à tarif bonifié est plus coûteuse qu’une heure payée à tarif normal. Cela aura sans doute échappé à nos députés.

Ainsi, dans le seul domaine où l’on espérait que cette loi réduise la précarité, elle l’accentue au détriment des femmes, principales concernées

A croire que le maintien de ces emplois précaires est pour nos dirigeants, une autre façon de contraindre celles qui vivraient un amour déçu à demeurer néanmoins au foyer ?

Il est vrai que l’activité réelle des « femmes au foyer » demeure « un travail dissimulé » non valorisé dans le produit national brut et par là même particulièrement intéressant pour la collectivité en général et pour ses bénéficiaires directs en particulier.

Songeons aux femmes d’agriculteurs, d’artisans, de commerçants, etc., très partiellement déclarées qui ont, une vie durant, assumé une réelle activité professionnelle aux côtés de leurs époux pour se retrouver, à l’heure de la retraite, avec des subsides bien insuffisants si elles viennent à être seules.

Peut-il en être autrement alors qu’assurer la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles de notre pays demeure, de fait, un horizon lointain ? Si l’on a des listes paritaires, les élues, elles, ne représentent pas 50 % des postes pourvus.

Non seulement notre pays fut l’un des plus rétifs à accorder aux femmes le droit de vote, mais, depuis lors, la parité, c’est le moins que l’on puisse en dire, ne s’est pas naturellement installée ni dans le paysage politique français ni dans le paysage syndical d’ailleurs.

Il ne faut donc pas s’étonner que la discrimination salariale demeure d’actualité bien que les jeunes femmes réussissent mieux leur cursus scolaire que les jeune gens.

Une possible maternité autorise, de fait, les employeurs à considérer que le travail de leurs salariées a une moindre valeur.

Est-ce donc qu’un ventre qui s’arrondit, c’est une tête qui se vide à raison de 23 % de ses capacités de travail puisque tel est l’écart moyen entre salaires masculins et féminins ?

La paternité, par contre, est valorisée.

Devenu chef de famille le jeune homme bénéficie d’une implication présumée dans son travail à hauteur de ses nouvelles responsabilités ce qui lui permet de revendiquer un poste de travail à temps plein et un coup de pouce à sa rémunération alors même que la « charge de famille » repose essentiellement sur sa compagne.

Les femmes consacrent en effet quotidiennement deux fois plus de temps que les hommes aux tâches domestiques. La garde des enfants est "une activité généralement prise en charge par les femmes", qui s’occupent en outre de leurs parents âgés dans 70 % des cas, constate l’Insee.

On aurait pu penser que la pénibilité au travail était par contre l’apanage des hommes, or ce n’est pas le cas, et l’une des particularités de la pénibilité du travail féminin est qu’elle est difficilement reconnue, souligne l’Insee dans cette même étude "Regards sur la parité".

Même si les femmes travaillent plus dans les services que dans l’industrie, nombre d’entre elles sont soumises à de fortes contraintes, qu’elles soient physiques : travail morcelé, gestes répétitifs, postures pénibles ou travail psychologiquement lourd, notamment sur les postes d’accueil.

Au sein d’une même catégorie professionnelle, la probabilité d’être exposée au risque TMS est de 22 % supérieure pour les femmes en raison de la répartition des tâches et, de fait, 58 % des salariés qui développent ce type de maladies professionnelles sont des femmes. C’est ainsi que les « techniciens de surface » sont plus souvent dotés de machines alors que leurs homologues féminines demeurent équipées de balais et chiffons, remarque l’Insee.

On se demande en effet pourquoi l’on outille une femme d’un aspirateur pour son domicile de quelques dizaines de mètres carrés et d’un simple balai pour l’entretien professionnel de surfaces importantes comme celles des parties communes d’un immeuble. Résultat à la quarantaine, la colonne vertébrale n’en peut plus de traîner seaux d’eau, serpillières et balais dans des centaines de marches d’escaliers et nombre de halls d’étages ou d’entrées.

Enfin, alors que l’activité féminine augmente, de 60 % en 1975 à 82 % en 2006, voici maintenant que l’on entend des voix s’élever pour dénier aux femmes via un « retour du religieux » le contrôle difficilement acquis de la procréation. L’on remet en cause imperceptiblement l’amélioration de l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle.

Olympe, ton message est toujours d’actualité.

« Article XIII.
Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses de l’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie. »


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50 réactions à cet article    


  • Argo Argo 4 mars 2008 13:31

    Bah 364 journées contre les femmes, moi, je signe tout de suite.


    • breizhnana 4 mars 2008 13:53

       .. contre... tout contre.... 


    • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 4 mars 2008 16:15

      Da !

      - "Mais c’est pas parceque l’homme a soif d’amour, qu’il doit se jeter sur la première gourde venue" !

      DESPROGES.............................................hihanhihanhihan


    • Pelmato 4 mars 2008 14:03

      Je me pose des questions… Pour ma part je n’ai jamais vécu selon le modèle de la femmes que vous décrivez (bien que j’en sois une)… mais je déplore comme vous le sort réservé a mes conseurs… Et en même temps je me rends compte qu’elles se laissent très vite enfermé…et se comportent très vite comme on leur demande. J’ai parfois tenté chez certaine essayé de reveiller chez elles une conscience féminine… et souvent rien ne viens.

      Il n’y a pas d’écho.

      Parcequ’elles le veulent bien ?…

      C’est pervers en même temps… souvent les femmes s’approprie aussi le rôle d’éduquer les enfants, le rôle de rester à la maison… Alors que la société a changé et que celle-ci aujourd’hui font des études…il a yne forme d’autoflagélation chez elle…alors qu’il suffirait parfois de demander plus de participation aux hommes…


      • carnac carnac 4 mars 2008 18:45

        je préfèrerais que ce ne soit pas un "modèle" précisément.

        Les jeunes femmes sortent de leurs études n’ayant aucune idée de ce que peut être la discrimination en entreprise. Elle ont souvent eu des parcours de formation initiale au moins aussi satisfaisants que leurs compagnons d’études, impossible pour elles d’imaginer que, par exemple, il faut prendre certaines précautions avant d’annoncer un "heureux évènement " à un patron.

        Je les retrouve en permanence juridique me demandant "que faire" et la seule chose qui me fait espérer une amélioration de la situation c’est qu’une fois sur 4 elles sont accompagnées de leur compagnons tout aussi scandalisés qu’elles de voir qu’elles ont perdu leur emploi pour avoir annoncé une naissance.

        Il ne faut pas croire que cette situation se limite à des profils peu qualifiée c’est même le contraire , j’ai eu ainsi à défendre plusieurs fois des pharmaciennes salariées, le pire a été une ingénieure en physique fondamentale qui travaillait sur le synchotron à Grenoble ...

        Quel gâchis ... Elle voulait cesser toute activité professionnelle ...


      • Lilith 5 mars 2008 13:21

        Elles ne choisissent pas de ganer moins que les hommes, ce sont les patrons qui imposent cette discrimination.

        Point d’auto-flagellation de la part des femmes.

        Le manque de creches ne perturbe pas les hommes puisque les hommes continuent a bosser tandis que les femmes se retrouvent souvent contraintes et forcees de garder l’enfant.

        Les mutations sont plutot proposes aux hommes car les employeurs savant tres bien que madame suivra.

        Ce ne sont pas les hommes qui s’assoient sur leur carrieres professionnelle pour suivre madame.

        On veut madame a la maison pour garder les enfants.

        Pas a l’Elysee par exemple *mais qui va garder les enfants ?*

        D’ailleurs ne colle-t-on pas aux petites filles toute la panoplie de la future femme de menage .... pour JOUER ?

        Et la panoplie de la parfaite MAMAN n’est-elle pas collee dans les mains des petites filles pour les dresser a cela ?

        Les filles qui subissent l’excision font de l’auto-flagellation ?

        Les filles qu’on tue a la naissance (Inde...) font de l’auto-flagellation ?

        Et les hommes ils font quoi a part se deculpabiliser, se deresponsabiliser, denigrer, nier... ???

        Les petits garcons on leur apprend a cogner, a faire la guerre et c’est ce qu’ils font une foi adulte.

        Les *grands hommes* l’ont longue n’est-ce-pas ?

         

         

         

         


      • Icks PEY Icks PEY 4 mars 2008 16:07

        Autant de temps passé à écrire ce refrain féministe alors qu’il y a encore une pile d’assiettes sales dans l’évier ...

        De qui se moque-t-on ??

        Icks PEY


        • Argo Argo 4 mars 2008 18:05

          Un autre éclairage Icks ? L’article est là.


        • breizhnana 4 mars 2008 18:11

           ah les mecs.... 


        • carnac carnac 4 mars 2008 18:26

          hohé Argo, Breizhnana et hihan , déjà me voilà réjouie , j’ai gagné mon pari ! j’étais certaine que le "contre" finirai en "tout contre".

          Et jouer à rôle renversé , bien sûr que l’on sait faire.

          Ceci dit je ne suis pas certaine que la caissière d’hypermarché à temps partiel subi aurait pu dragué Argo au restaurant : à mon avis elle n’aurait pas forcément eu les moyens de l’inviter ... tout simplement  et avec l’élégance d’écriture qui est celle d’argo c’est trop TRISTE ....


          • breizhnana 4 mars 2008 19:11

             @ Carnac... Ah ben des fois on a envie aussi de répondre sans se prendre la tête, hein ! J’avoue que j’ai répondu à Argo sans même avoir encore eu le temps de lire l’article, mais j’ai bien ri et vous avez au moins le mérite de nous avoir donner un peu de bonheur.
            Lire, voilà qui est fait. Je ne suis pas féministe. Tous vos arguments sont réels, certes, mais on peut mettre en parallèle de la femme de ménage l’éboueur (souvent au teint coloré d’ailleurs) et le balayeur des rues. Il n’est pas mieux nanti. L’égalité hommes-femmes n’existe pas et ne peut exister pour la simple raison que nous sommes différents. Et si c’est parfois notre faiblesse, c’est aussi notre force. Comme dit Argo, concave et convexe. Tout est là. A chacun et chacune de faire avec ses atouts. Dans le texte d’Argo, je vous signale quand même que la belle est partie en lui laissant la note, alors, caissière de supermarché ou pas... Il y a des caissières qui ont le bac, comme des bacheliers qui sont routiers. Moi, j’aime bien être une femme, et quand c’est l’homme qui règle la note au resto...  

             


          • Rosemarie Fanfan1204 4 mars 2008 19:35

            tout à fait d’accord avec nana bretonne.

            Enfin avec les 2 puiqu’on a carnac.


          • Dalziel 4 mars 2008 18:45

            Tant que les hommes n’auront pas obtenu le droit de vie et de mort sur leurs enfants à naître, je n’entrerai plus en matière sur la question de l’égalité homme-femme !!!


            • carnac carnac 4 mars 2008 18:47

              Il suffit d’un préservatif et vous n’aurez même pas à vous poser la question ...


            • Dalziel 4 mars 2008 18:51

              Encore une fois, je ne vois pas pourquoi les femmes devraient avoir le monopole du droit à la négligence. Sauf à admettre une propension plus grande à la stupidité...


            • carnac carnac 4 mars 2008 18:56

              et réciproquement Dalziel


            • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 4 mars 2008 19:08

              - Si on peut plus rigoler................................

              -.....................je retourne chez Momo et La Taverge !

              - hihanhihanhihan


            • Internaute Internaute 4 mars 2008 19:03

              Pourquoi tout voir en négatif ? En quoi le fait d’avoir un jour qui vous est réservé signifie que les 364 autres sont contre vous ? Estimez-vous heureuse d’avoir un jour à vous. Quelle est la date du "jour international de l’homme" ? A ma connaissance il n’y en a pas.

              Il est important que le droit soit le même pour tous. L’idée qu’une femme devienne général de corps d’armée ne me dérange pas du tout si elle en a la capacité. Aprés tout, on a bien eu Jeanne d’Arc. Les plus hauts postes sont ouverts en France à celles qui ont les qualités requises pour cela. Anne Lauvergeon PDG d’Areva, Alliot-Marie Ministre de la Défense et Patricia Lusso PDG d’Alcatel sont là pour vous prouver que c’est possible.

              Par contre, le principe de la parité est malsain en soi. il constitue une discrimination basée sur le sexe. En quoi le fait d’être du sexe féminin doit obligatoirement vous ouvrir la moitié des places de candidat aux élections des députés ? Les mâles qui ont un quiqui plus long que les autres auront-il des postes de ministre réservés ? C’est complètement ridicule et conduit à tous les excés, comme par exemple la discrimination positive. Ce genre de lois ne sert qu’à créer des rancoeurs, à monter les gens les uns contre les autres. Ils donnent quelques voix supplémentaires au politicien qui les propose et se retournent en définitive contre ceux qui sont sensé en bénéficier. Ensuite on dira qu’il faut la parité aux handicapés, à ceux qui ont les yeux bleu, à ceux originaire de l’Algérie et peu à peu on aura fait éclater le tissus social en particularisant toujours un peu plus les gens. Ce n’est pas le sens de la République.

              Le jour où il sera obligatoire qu’un quota de noirs ait le diplôme de Normale Sup, ce jour là on commencera à rajouter la couleur de la peau en attribut du diplôme - intel diplômé noir de Normale Sup, tel autre diplômé blanc de Normale Sup, et on discréditera du même coup tous ceux qui ont réussi par leurs qualités et leurs mérites.

              Non à la parité et à tous les quotas en général.


              • carnac carnac 4 mars 2008 19:12

                La parité sur les listes de candidatures me semble nécessaire pour que petit à petit il entre dans les moeurs le fait que les femmes sont "éligibles" à toutes sortes de fonctions et pas cantonnées à la sphère strictement familiale. Après je fais confiance aux électeurs et électrices pour faire le choix de personnes qu’elles jugent compétents et compétentes.

                Mais au moins qu’il y ait parité sur les listes.

                Les Anne Lauvergeon et autres Mesdames PARISOT etc ... sont souvent utilisées comme "alibis"


              • breizhnana 4 mars 2008 19:20

                 Entièrement d’accord. Je suis aussi contre les quotas. Ca arrive à trouver dans des postes des nanas aussi incompétentes que certains mecs et mises là pour jouer les potiches. Il n’y a qu’à voir dans beaucoup de conseils municipaux, notamment ruraux. On les colle au CCAS, social machin. C’est à la femme de savoir dire non. Ou rien. Et puis en effet, quotas femmes, quotas blacks, quotas jeunes, ... a quand les quotas de blondes ?? 


              • Rosemarie Fanfan1204 4 mars 2008 19:32

                un quota de femmes jeunes, black et blondes ?


              • breizhnana 4 mars 2008 20:04

                 Franchement, comme le dit Internaute, je crois que les femmes, en France comme dans un certain nombre de pays au moins, ont fait la preuve de leurs compétences. Et que tout homme intelligent sait le reconnaître. Pourquoi vouloir absolument une parité en politique ou ailleurs, si les femmes n’y sont pas plus c’est surtout qu’elles ne se sentent pas attirées par le truc. Et on peut le comprendre. Que Parisot soit "un alibi" il me semble qu’elle vient encore de prouver qu’elle n’était pas du genre à faire la potiche. Mais quand on voit MAM, j’avoue que je n’aimerais pas être son mari... 

                Enfin moi je comprends qu’on les gonfle maintenant, les hommes, avec le féminisme. Gloire à Olympe et Halimi, le combat de ces époques étaient en effet nécessaires, mais je crois qu’en France on a globalement rattrapé le retard. Les femmes sont partout, pompiers, aviateurs, camionneurs... Et vous croyez que c’est facile pour un homme qui veut devenir assistante maternelle ???? ... 

                Après on s’étonne qu’ils ne trouvent plus leur place, nos z’hommes... 

                 


              • carnac carnac 4 mars 2008 20:40

                Entièrement d’accord avec vous , un homme doit pouvoir investir des métiers traditionnellement féminins : en maternité j’ai eu un grand black sénégalais assistant pédiatre qui s’est occupé de m’apprendre à soigner mon premier bébé : il était extraordinaire, le bébé était calme et totalement détendu dès qu’il était là. Il a parfaitement su me rassurer sur mes capacités de jeune mère - A l’époque nous restions une semaine en maternité pour nous remettre de nos émotions - un vrai bonheur que ces quelques jours -

                Ceci dit c’est aussi à nous les mères de ne pas acheter des poupées systématiquement pour nos filles.

                A l’inverse des lignes de production de voitures ont été aménagées pour la morphologie féminine chez PSA , les hommes en ont profité : un résultat extraordinaire en terme de baisse des maladies professionnelles ... donc vive la féminisation des métiers

                Mais dire qu’on a "globalement" rattrapé notre retard , c’est un peu rapide avec 23% de minoration salariale entre hommes et femmes ! c’est une moyenne tous métiers confondus donc les disparités dans certains métiers sont encore plus grandes ... non cela n’est pas normal et d’ailleurs cela porte aussi préjudice aux hommes qui travaillent dans ces métiers.

                Pas normal non plus les femmes qui perdent leur emploi parcequ’elles sont enceintes.

                 


              • Eratosthène 4 mars 2008 20:57

                Comme le dit si bien un rédacteur plus haut, il n’y a à ma connaissance pas de journée internationales de l’homme. Estimez-vos heureuse d’avoir une journée, nous n’en n’avons aucune.

                Concernant Olympe de Gouges, bien entendu elle ne rédigea rien par elle même, étant à peu près inculte, tout comme la plupart des femmes à cette époque-là. Ainsi, elle dut dicter sa Déclaration.

                Pour la représentation en politique, il faudrait quand même militer et s’activer, avant de vouloir prétendre être élu ! Il est clair que la majorité des militants tifs des partis politiques sont des hommes (sauf à l’extrême gauche et éventuellement acchez les Verts). Anecdote personnelle : je m’entends très bien avec un type du PS qui fait actuellement campagne pour les municipales dans sa ville. Il me raconte toutes les anecdotes de sa campagne, et en particulier m’a dit : "pour la composition de la liste (PS-PRG), on a dû alterner les femmes et les hommes, mais les femmes, à part une ou deux exceptions, ne fichent rien ! Elles viennent une fois sur deux aux réunions, n’ont strictement rien rédigé comme tract de campagne, ne tractent pas et ne collent pas." Après, c’est un peu facile de jouer la victimisation.

                A vous de vous prendre en main, mesdames !


                • Eratosthène 4 mars 2008 20:58

                  Militants actifs, voulais-je écrire.


                • Rosemarie Fanfan1204 4 mars 2008 21:11

                  Et bien entendu, d’une particularité (à vérifier d’ailleurs), vous faites une généralité.

                  Lamentable.


                • carnac carnac 4 mars 2008 22:12

                  "Bien entendu" Olympe était illettrée ... ne serait-ce pas parceque l’éducation était réservée aux hommes et que pendant des années on dénia aux femmes le droit d’étudier. On le dénie d’ailleurs toujours sur d’autres continents.

                  Juste avant 1968 , je n’étais que lycéenne et que me disaient ma mère ? qu’il était inutile que je fasse de longues études "les femmes n’en ayant pas besoin" ... Mes frères par contre furent villipendés pour ne pas assez sérieusement travailler .

                  Les études je me les suis offertes seule au CNAM en cours du soir. Bien m’en a pris car il a fallu éduquer seule mes trois fils.

                  Ce voyant mes parents ont eu une toute autre éducation pour mes jeunes soeurs toutes deux diplômées de sciences Po.


                • Eratosthène 4 mars 2008 22:23

                  Oui, c’est exactement cela, on ne laissait pas les demoiselles étudier. Mais mon but était juste de corriger cette légère entorse à la réalité qui figurait dans votre article (si cela se trouve, c’est un homme qui a écrit la Déclaration, c’est même assez probable).

                  Vous vous en êtes sortie par vous même, toutes mes félicitations. Cela me fait penser à cette demoiselle férue de mathématiques, vivant il y a pas mal de temps, qui veut étudier, et écrit aux professeurs sous un nom d’homme afin d’obtenir des réponses (son nom m’échappe).


                • Lilith 6 mars 2008 08:45

                  Les hommes sont plus nombreux a faire des heures sups. Et pour cause, ce sont les femmes qui se tappent la maison, les enfants... parce qu’il parait que c’est dans le gene feminin de decharger les hommes.

                   

                   


                • Eratosthène 4 mars 2008 21:37

                  Non, c’est la même chose chez moi pour les municipales. Moi qui ne fais pas campagne, j’ai tendance à remarquer que parmi les personnes qui tractent, il doit y avoir environ un quart de femmes, pas plus.

                  C’était également la même chose pour les présidentielles, où on allait tracter avec une bande un peu partout dans Paris et proche banlieue ; grosso modo, c’était 90% d’adolescents/jeunes adultes hommes. Et quand on voyait des personnes d’un camp opposé qui tractaient, c’était des hommes en majorité.

                  Idem aux législatives, j’ai fait campagne pour un candidat d’un parti groupusculaire, on était deux, deux hommes à faire campagne pour le candidat, qui était un homme. Quant à sa suppléante femme, c’est bien simple : je ne l’ai jamais vu.

                  L’exception : deux femmes, toujours placées au même endroit dans ma ville, qui tentent chaque fois de me refourguer, chaque samedi, leur feuille de chou trotskiste.

                  Il n’y a absolument aucune critique dans mon message ; je comprends très bien qu’on ne veuille pas s’impliquer en vie politique, comme il y en a qui ne s’impliquent pas dans la vie de leur entreprise, qui n’ont pas d’activités sociales ou je ne sais quoi. Mais après, il ne faut pas se plaindre et venir réclamer des postes, c’est tout.


                  • carnac carnac 4 mars 2008 21:55

                    Et pendant que vous tractez , que fait votre chère et tendre ?


                  • Rosemarie Fanfan1204 4 mars 2008 22:41

                    peut-être q ue les nanas de ces hommes gardent les amins ? non ? cela ne vous est pas venu à l’esprit ? ou repassaient le linge ?


                  • Rosemarie Fanfan1204 4 mars 2008 22:57

                    çà c’est du commentaire argumenté ou je ne m’y connais pas.

                    Avec une parade statstique parei lle, je dis chapeau . Vous êtes vrai ment trop fort.

                    C’est peut-être pour çà que nous les nanas on s’implique pas dans la vie politique, on n’a pas le niveau. Non non. Comme l’a dit un naze plus haut, y a la vaisselle à faire.

                    Z’êtes trop fort, je m’incline.

                     

                     


                  • Eratosthène 4 mars 2008 23:47

                    On ne peut même plus se contenter de faire part de ses quelques modestes expériences pratiques sur la présence des femmes en politique sans se voir flanquer un commentaire navrant et des procès d’intention.

                    Vous vous rendez compte à quel point vos commentaires sont particulièrement stupides ou pas ?

                    Allez, aurais-je droit à une séance de jérémiades du genre : "si vous me dites que mon commentaire est stupide, cela montre que vous êtes un ignoble machiste réactionnaire" ?

                    Bon, avant que la discussion tourne court, je me contente de rappeler mes trois points précis :

                    1) Il y a une journée de la femme et pas de journée de l’homme, que fait la Halde ?

                    2) Olympes de Gouge n’a pas rédigé sa déclaration

                    3) Je constate personnellement que les hommes s’engagent plus en politique que les femmes, et je m’interroge sur leur attitude qui consiste ensuite à réclamer des postes d’élus.

                    Su ce, Fanfan, je vous laisse répliquer à loisir si cela vous fait plaisir et penser de moi tout ce que vous voulez, peu m’importe, je ne vous répondrai plus (non, rassurez-vous, je ne fais pas cela parce que vous êtes une femme, je le fais, afin d’éviter les disputes stériles, avec les personnes qui manifestement m’ont pris en grippe et qui ne comprennent strictement rien à ce que j’écris).


                  • Rosemarie Fanfan1204 5 mars 2008 09:20

                    Vos propos stupides :

                    "les femmes ne s’investissent pas en politique. La preuve quand il ya des tracts à distribuer je vois que des hommes. Donc les femmes ne s’investissent pas en politique".

                    Vu de votre lorgnette. Désolant.


                  • Lilith 6 mars 2008 09:14

                    ) Il y a une journée de la femme et pas de journée de l’homme, que fait la Halde ?

                    Ben oui quoi, vu le nombre horrible de garcons maries de force, excises, prostitues, tues par leurs femmes, champions du travail precaire, subissant les viols, les mains aux fesses, des salaires inferieurs aux femmes, bloques avec les enfants a cause du manque de creche, majoritaires chez les prostitues... on se demande bien ce qu’on attend pour faire une journee de l’homme pour denoncer ce qu’ils subissent des femmes.

                    Une journee de l’homme pour reclamer des cures, des rabbins, des imans hommes car il y a trop de femmes aux commandes, c’est une veritable honte.

                    Que font les dieux et les prophetes ?

                    Qu’attendent-ils pour reclamer justice ?

                    En Inde et ailleurs on tue les petits garcons, pas les petites filles.

                    La journee de la femme n’est pas une fete.

                    Elle est la pour rappeler et denoncer les violences que subissent les femmes partout dans le monde.

                    Sans les *hysteriques* de feministes, les femmes ne voteraient pas, ne divorceraient pas, ne travailleraient pas sans autorisation du mari...

                    Sans ces *extremistes* de feministes, les femmes n’auraient meme pas le droit de mettre un pantalon !

                    Une journee de l’homme pour quoi faire ?

                    Pour les plaindre de tous les privileges qu’ils ont sur les femmes ?

                     

                     

                     

                     


                  • Ulmo Ulmo 4 mars 2008 23:18

                    Les femmes contre le monde entier !
                    On commence à en avoir marre de vos rengaines. Tout n’est pas faux, loin de là,
                    mais les choses vont dans le bon sens au fur et à mesure que les vieux cons partent à la retraite.
                    Je fais partie d’une génération d’hommes qui acceptent avec plaisir de s’occuper des enfants, qui
                    sont autonomes question linge, vaisselle et tout le tintouin, qui apprécient travailler avec des femmes
                    et n’ont rien contre les avoir comme supérieures.
                    Pourtant quand elles sont dans nos vies, elles s’occupent des enfants en prétextant que c’est leur role,
                    nous font la cuisine juste par plaisir de s’occuper de nous.
                    Et de l’autre côté, ya vous les frustrées de la vie, qui criez au loup, et réclamez que tous soient égaux, surtout les femmes, si parfaites, responsables de toutes vies et dénuées de toutes contradiction.
                    Y a t il une journée de l’homme ?


                    • carnac carnac 4 mars 2008 23:56

                       

                      Oui, les choses évoluent ... mais si lentement . Précisément il n’y aurait plus de rengaine si le problème était réglé mais on entasse loi sur loi avec des résultats encore bien modestes en France.

                      Et si le pays des droits de l’homme parvenait à être exemplaire en matière des droits de la femme, ne serions pas un peu plus crédibles pour faire évoluer les droits humains dans le monde ?

                      car si la journée de la femme demeure au niveau mondial c’est hélas que notre pays est surclassé par d’autres dans l’inacceptable , que perdurent des meurtres systématiques de nourrissons parceque ce sont des filles , des linchages , crimes dits d’honneur , excisions et autres joyeusetés ...

                      Les femmes c’est la moitié de l’humanité et la capacité de "porter l’avenir de l’homme" est-ce que cela ne vaut pas une journée de réflexion ?


                    • Sébastien Sébastien 5 mars 2008 06:54

                      @l’auteur : vous avez 3 fils et pas une seule fille... Vous devez vous sentir bien seule dans votre combat a la maison...

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