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Accueil du site > Actualités > Société > Une mère est-elle encore une femme ?

Une mère est-elle encore une femme ?

L’a-t-elle jamais été ?
 
Si l’on en croit la tradition catholique, une mère est certes une femme, car on n’a encore jamais vu un homme mettre bas ou vêler selon le choix des termes. Mais la Sainte Vierge, la Marie, mère de Dieu, n’a rien d’une femme sexuée qui baise et qui jouit. L’Immaculée conception est le miroir négatif d’Eve la première pécheresse qui s’est servie de son vagin pour autre chose qu’accoucher. Pour des chrétiens, issu d’un judaïsme machiste, le fils de Dieu ne pouvait sortir d’une immonde copulation sentant le sperme et l’orgasme. Il a fallu inventer Gabriel, un ange asexué qui annonce à Marie sa grossesse, sans même la tripoter un peu. Et comme il faut être réaliste, à l’époque une fille enceinte sans mari dans le milieu juif traditionnel, ça la fout mal, alors on trouve Joseph comme prête-nom, saint patron des cocus et le tour est joué.
 
Cependant, n’allez pas croire que la laïcité, voire même l’athéisme aient libéré la femme de son rôle de mère, ou plutôt de son carcan. De nos jours, la femme n’est pas encore sortie du dualisme, ou plutôt de l’antagonisme de « la maman et la putain ». D’ailleurs, si l’on réfute l’intrigue du Da Vinci code, une ex pute comme Marie-Madeleine ne peut décemment porter les enfants du fils de Dieu. Une mère, c’est digne et pour les chrétiens, elle ne s’accouple que pour procréer, le reste n’étant que fornication.
 
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le féminisme et la laïcité n’ont pas exonéré la mère de son rôle nutritif et asexué. Auparavant la tradition enfermait la mère allaitante dans un rôle de protection de l’enfant qui excluait toute sexualité jusqu’au sevrage. Les mères redevenaient toutes un temps des « Vierges à l’enfant », nimbées dans leur rôle de génitrices et exonérées de l’acte de chair le temps que l’enfant tienne debout. Excellent moyen d’espacer les grossesses dans un monde sans contraception et encore frappé de l’interdit de l’avortement.
Cela existe encore dans l’Afrique traditionnelle et justifie ainsi la polygamie, bien avant l’arrivée de l’Islam. L’homme ne s’accouplant plus à la mère allaitante, se prend une seconde épouse pour en fin de compte protéger l’enfant tout en maintenant son activité sexuelle. Mais dans le monde occidental, pas besoin de tabous et d’interdit, la grossesse est devenue une célébration où l’homme a désormais le rôle du figurant ou tout au plus de l’inséminateur. L’homme ne sert à rien sauf à procréer, et certaines déjà de penser à l’achat de paillettes de sperme comme celui du taureau, pour éviter l’abject acte copulatoire, et faire enfin un bébé toute seule sans le truchement nauséabond d’un pénis et de son écoulement malsain.
 
Cette opposition entre la mère et la femme est universelle, mais particulièrement marquée dans les sociétés méditerranéennes, qu’elles soient arabes, juives, siciliennes, grecques ou corses. « Toutes les femmes sont des putes, sauf ma mère et ma sœur, et pour ma sœur, j’ai des doutes  » cela semble sorti d’un sketch de Guy Bedos, mais traduit cependant un certain ressenti. On ne peut concevoir sa propre mère en train de faire l’amour et encore moins de jouir ; sauf peut-être Michel Sardou dans l’une de ses chansons. Mais il s’agissait, pour lui le méditerranéen, d’enfreindre un tabou et faire parler de lui ! La mère est sanctifié et on lui, elle se refuse un rôle de femme à part entière avec clitoris et vagin. Sinon c’est une salope, dans l’inconscient collectif, une bonne baiseuse sera forcément une mauvaise mère. On peut se demander pourquoi.
 
Combien d’hommes se sont ressentis comme n’étant plus rien lorsque l’enfant parait, ont eu le sentiment de ne plus exister pour leur compagne depuis la naissance du bébé ? Et pourtant, ils l’avaient souvent espéré cette grossesse pour se sentir enfin père et partager quelque chose avec leur épouse ou leur compagne. Ils ont du vite déchanter. D’abord la nana gironde, qui faisait 90/ 50/ 85 a d’abord fait un masque de grossesse, un teint bistre, puis des vergetures. Ensuite, elle a présenté une sorte de pneu autour de la taille, des hanches larges et flasques, une ptose mammaire à l’arrêt de la lactation, bref de quoi avoir envie d’aller tirer un coup ailleurs, même chez le plus fidèle des maris du moins le temps que l’épouse reprenne forme. D’autant que la nouvelle mère n’en peut plus en câlins au nourrisson, au point d’en oublier qu’elle est encore mariée avec un type qui a une imprégnation hormonale à défaut de sentiments. Elle repousse son mâle comme le ferait une chatte protégeant ses chatons de toute tentative incongrue de rapprochement équivoque.
 
Et puis, tant de femmes une fois accouchées et enfin mères se cantonnent au restrictif : « toi et moi, les autres on s’en fout ! » en contemplant leur bébé d’un air niais. Le mâle, de son côté, sans vraiment s’en apercevoir ressent de la jalousie vis-à-vis de son propre gosse qui lui a pris sa place, dans le cœur et dans le lit de sa très chère. Il revit son enfance, quand à la naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur, il s’est senti, souvent à tort, délaissé, voire abandonné par sa mère qui privilégiait un plus petit.
 
Le mot est dit ! La grossesse de la compagne ramène inconsciemment à sa propre mère que l’on voit transparaitre sous les traits de l’épouse. Et l’on n’est pas loin de la peur de l’inceste. Coucher avec une mère, ce serait presque coucher avec sa mère. Bien sûr, la raison et la rationalité interviennent, surtout quand la femme a l’intelligence de consacrer un peu de temps à son homme, tout en s’occupant du nourrisson. Mais si les premiers mois sont durs pour le mari, la satisfaction d’être père compense la frustration, du moins, quand il s’agit d’une grossesse désirée. Mais un nombre croissant de femmes pouponnent, cajolent à l’extrême l’enfant et installent une relation quasi fusionnelle qui peut s’éterniser bien au delà de la période dite de sevrage.
 
Le pire étant ces mères-nées, qui délaissent le mari une fois arrivé le premier enfant, mais qui subitement se remettent à écarter les cuisses en regardant le plafond quand elles désirent avoir un second gamin. Et le malheureux et naïf conjoint de croire que c’est reparti comme avant, alors qu’on le leurre dans le but de se faire engrosser à nouveau.
 
Certes toutes les femmes ne sont pas aussi extrémistes, mais la tendance se développe. Et puis comme un couple sur deux se dissout en milieu urbain et un sur trois en province, la femme qu’elle l’ait voulu (c’est le plus souvent le cas) ou non, se retrouve seule et redevient non pas célibataire ou divorcée, mais monoparentale dans la terminologie en vogue. Si elle a une fille, elle va lui distiller son venin en répétant ad nauseam que les hommes sont des salauds. Et si c’est un garçon, elle fera tout pour lui donner une éducation de mâle asexué. « Tu ne vas pas toi aussi t’y mettre et faire comme ton père ! »
 
Le chef de famille a légalement disparu. Ne parlons même pas du devoir conjugal, les relations forcées sont désormais considérées comme un viol entre époux. En dehors de quelques brutes, l’homme désormais n’ose passer outre. Il attend donc souvent une copulation oblative que l’on lui jette comme un os à un chien.
En occident cela a débuté dans les années 70 au Québec, la belle province. Libéré du catholicisme par la Révolution Tranquille, les femmes ont pris leur revanche sur la société traditionnelle et patriarcale. Les Canadiennes francophones ont été bien avant les Américaines les porte-parole d’un mouvement réduisant le rôle de l’homme au sein du couple. Cela a atteint un sommet dans les années 80 avec le concept d’homme bourdon, bumble-bee en anglais, qui n’a d’intérêt que fécondateur. Pour le reste, à la rigueur, un sex toy ferait l’affaire. Ce concept est repris et admirablement décrit dans le film de Denys Arcand, « la fin de l’Empire américain  », mais il va bien au-delà d’une œuvre cinématographique. Car cet état d’esprit a doucement et insidieusement traversé l’Océan et s’est installé en Europe occidentale en moins de deux décennies, épargnant momentanément les Slaves, mais probablement pour pas très longtemps, construction de L’Europe obligeant.
Qu’en conclure ? Les archétypes ont la vie dure, malgré la modernisation et la libération des mœurs. Les droits pris ces dernières décennies par les femmes leur permettent de vivre nettement moins sous le joug d’un père puis d’un mari. Mais si cela est un progrès social, une équité souhaitable, la rapidité de la transition est telle, que l’homme est devenu une nuisance et ne retrouve plus sa place. L’instinct maternel, qui est plutôt une imprégnation culturelle inculquée dès l’enfance pour renforcer la pulsion animale de reproduction et de protection de la portée, s’est modifié pour devenir un système de répulsion contre l’homme tout juste utile à l’insémination.
 
Cela va-t-il durer ? C’est bien parti en Occident pour au moins une bonne décennie. Il ne pourra que se renforcer les comportements féministes du fait de la peur obsidionale de l’Islam importé. Cela dit, tous les monothéismes glorifient la maternité et condamnent la femme stérile. Et les laïcs n’en sont pas encore à redonner à la femme la place sexuée qu’elle mérite face à la mère de plus en plus triomphante dans la société actuelle.
 

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26 réactions à cet article    


  • Massaliote 16 juin 2010 16:01

    La mère de plus en plus triomphante dans la société actuelle ! Avec la Courjault et ses émules ! La Badinter qui nie l’instinct maternel ! Nous ne devons pas vivre dans le même monde. Tout autour de moi je ne vois que des femmes a qui on inculque qu’il faut séduire à tout prix. Des femmes obsédées par leur apparence. Du genre chanté par Renaud « elle ne veut pas d’enfant, ça fait tomber les seins, ça ramollit les fesses, elle l’a lu dans l’Express c’est vous dire si elle lit ». Terrible l’état des neurones en surchauffe des lectrices de Voici. Pathétique la complainte du mâle délaissé. Alors c’est ça l’amour ? Une simple histoire de baise.


    • iris 16 juin 2010 16:07

      si l’apparence seule comptait pour les hommes, cela se saurait et cela voudrait dire que certains sont encore + c.. que je ne le pense...


      • Daniel Roux Daniel Roux 16 juin 2010 18:33

        Eh bien, ou vous venez de rompre et vous êtes en colère après une femme ou vous avez des problèmes avec les femmes en général.

        " dans le monde occidental, pas besoin de tabous et d’interdit, la grossesse est devenue une célébration où l’homme a désormais le rôle du figurant ou tout au plus de l’inséminateur« 

        Bigre ! L’égalité homme/femme est un sacré murs à sauter. Certains se cassent la figure, d’autres évitent l’obstacle, d’autres encore le franchisse sans même s’en apercevoir.

         »La femme est un homme comme les autres." 

        Imaginez : Vous devez vivre avec un homme. (situation théorique si vous êtes hétéro, mais imaginez.) Le partage des corvées, des responsabilités, des engagements extérieurs, des compromis... croyez vous que tout se passera facilement ?

        Si vous pensez que c’est différend parce que .. là, c’est un homme, alors vous n’avez pas encore accepté l’égalité.

        Des hommes pouponnent, d’autres perdent leur libido, refusent la paternité ou y succombent, s’investissent ou fuient, tout comme les femmes.

        Les hommes (presque tous) ont besoin des femmes, les femmes (presque toutes) ont besoin des hommes, et tous ont besoin d’enfants. C’est notre nature et nous la transcendons par les sentiments.

        Dans les sociétés rendues inhumaines par l’entassement, le stress, l’exploitation outrancière, la violence étatique et privée, le détournement des sentiments humains et des solidarités vers la productivité marchandes et l’individualisme, comme dans certaines mégalopoles, l’homme et la femme se dénaturent. Ils deviennent égoïstes et refusent l’enfant. Mais, il s’agit d’un autre phénomène que celui que vous décrivez.


        • kitamissa kitamissa 16 juin 2010 19:09

          c’est l’histoire de Jésus qui bosse dans l’atelier de son « père » Joseph ...

          > Papa !....y’a le pigeon blanc qui frappe au carreau,qu’est ce qu’on fait,on le laisse rentrer ?

          > le laisser rentrer ? et pis quoi encore ....pour qu’il revienne niquer ta Mère ?


          • herbe herbe 16 juin 2010 19:40

            Un point de vue d’une juriste iconoclaste Marcela IACUB sur la question, ( on a tiré sur elle à boulet rouge à une époque) :

            http://clio.revues.org/index1492.html


            • Georges Yang 16 juin 2010 21:40

              Merci pour le lien j’aime le politiquement incorrect, ce site est plein de bien pensants qui croient etre des democrates, alors qu’ils ne sont que des moutons

              Si certains voient en ce texte une amertume de l’auteur, il devraient lire d’autres de mes productions


            • herbe herbe 20 juin 2010 10:26

              Intuitivement et même par expérience maintenant, je prends en compte tous les points de vue y compris ceux de ceux que la pensée unique condamne comme hérétiques...
              J’essaye en appliquant ce processus dynamique de construire un modèle de représentation qui ne sera au final ni la pensée unique, ni son opposée contradiction souvent en opposition parfois violente et qui paradoxalement s’entretiennent comme des pôles de querelle de chapelles perdurant parfois des années (faisant aux passages des victimes).

              Il faut parfois l’accepter comme mal nécessaire en sachant qu’en sciences par exemple le barycentre finira par se positionner en fonction de l’arbitre qui est souvent le résultat d’une expérience , en mathématiques la démonstration formelle, et dans la vie souvent le mur d’une réalité....

              Merci de nous offrir aux travers de vos articles des points de vue précieux car justement comme vous l’avez dit politiquement incorrects et donc formidablement enrichissants..

              Cordialement


            • mouett 16 juin 2010 19:49

              Il faut libérer les mères de ce déplorable instinct maternel qui leur a été inculqué par la société, à des fins de reproduction. Ainsi donc, elles redeviendront ce qu’elles devraient être, ces êtres sexuels dont Monsieur Yang a vraiment besoin.

              Affligeant, je suis pour la liberté d’expression, j’admets dans une certaines mesure les articles misogynes, voire même orduriers, mais un torchon pareil, … ça ne donne pas envie de revenir.


              • jujubes 16 juin 2010 20:47

                monsieur yang ! vous me décevez fortement ! vous nous aviez habitués à mieux ! tout comme daniel roux, je soupçonne un problème d’ordre privé . ???!!!


                • Antoine 16 juin 2010 23:47

                  Excellent article qui décrit fort bien cette tendance moderne. Nous avons connu l’enfant roi (avec les dégâts qu’on connait) et maintenant nous en sommes à la femme reine. Les tenailles de la castration se resserrent : un homme n’est plus un séducteur mais un harceleur qui, ce salaud, ira en prison pour peu qu’il soit un supérieur hériarchique.


                  • jujubes 17 juin 2010 00:46

                    les mâles se rebiffent !

                    décidément, rodier-a samedi 12/08, georges yang aujourd’hui...quelles peurs, quels échecs d’ordre éminent intime les pousse à construire des théories des plus fumeuses sur les mantes religieuses ? juste un détail : il est vrai que ces « simples donneurs de semence » sont si fragiles qu’ils se barrent le plus souvent en cas de handicap physique ou mental d’un enfant . on connaît le refrain : « pardonne-moi, chérie, je n’ai pas le dixième de ton courage » . -pour ma part, je jette après consommation, fidèle à mon seul petit canard .

                    • Dominitille 17 juin 2010 00:55

                       Message à Toi, Georges Yang,
                      Normal Toi rien comprendre à nous.
                      Toi, pauvre créature inutile sauf pour ramener argent et donner plaisir parfois à femme.
                      Toi avec cornet deux boules toutes molles sert à rien.
                      Toujours vouloir expliquer pourquoi femme ceci pourquoi femme cela, mais Toi et copains de Toi rien comprendre ni aujourd’hui ni jamais. Alors Toi cesses poser toujours mêmes questions. Toi, va jouer baballe.
                       


                      • bluebeer bluebeer 17 juin 2010 17:26

                        @ dominitille

                        moi ça y en a beaucoup apprécier intervention à toi. Toi ça y en a faire encore.


                      • Kalki Kalki 17 juin 2010 08:03

                        Au départ , il y a bien longtemps, le role du père ne pouvait etre le role de la mère, il était complémentaire, le couple.

                        Encore aujourd’hui il est génétiquement complémentaire, les capacités n’intervenait pas au meme moment.

                        Le père intervenait plus tard dans l’« educaiton » de l’enfant et continuait a travailler de son labeur. Au c’est dur la réalité, logique implacable basé sur des faits sociétal et génétique : alors pour changer cela vous pouvez vous aliénner , etre un cas ou l’alteration génétique ...


                        • Fantômette Fantômette 17 juin 2010 14:09

                          @Marc gelone
                          Votre message est tout simplement répugnant.


                        • Hadrien Hadrien 17 juin 2010 11:58

                          Un article inculte qui n’hésite pas à étaler son ignorance.

                          Vous confondez conception virginale avec Immaculée conception.

                          La conception virginale est la doctrine selon laquelle Marie a conçu le Christ tout en restant vierge.

                          Il faut distinguer cette doctrine du dogme catholique de celle de l’Immaculée Conception, selon laquelle Marie a été préservée du péché originel. Ca n’a rien à voir, et pourtant on continue à répandre ces conneries pour salir les catholiques. Cela signifie que Marie a été rachetée de façon éminente en considération des mérites de son Fils.

                          On y croit ou on n’y croit pas, mais on reste précis et on évite de se prendre pour l’évêque de Rome quand on n’y connaît rien.

                          Mais c’est sans doute une idée trop élevée pour quelqu’un qui nous parle de « sperme, vagin et tripotage ». Allez vous palucher ailleurs que sur les religions mon pauvre vieux... Vous avez un problème avec les femmes ?

                          Quant à votre titre, il est d’une telle stupidité que je ne le commenterai pas.


                          • Antoine 17 juin 2010 22:40

                             Ignorer vos histoires à dormir debout (comme tous les dogmes religieux) est un handicap culturel très relatif alors que l’article, lui, décrit une réalité au moins partielle.


                          • Jojo 17 juin 2010 13:54

                            Et si pour changer, vous essayiez de communiquer autre chose que votre stress à vos lecteurs ?

                            Oui, en même temps j’ai dit « essayer » hein ! 

                            Même pas un grossier personnage, juste un bio-pôle négatif   smiley


                            • Fantômette Fantômette 17 juin 2010 14:11

                              @l’auteur

                              Votre article suinte de mysoginie, de haine de la femme, et vous confondez tout.
                              On ne doit pas vivre dans le même monde.

                              Ou alors vous êtes très malheureux.


                              • Tristan Valmour 17 juin 2010 14:19

                                C’est incroyable cette offensive contre les femmes qui s’accentue sous la plume de différents auteurs. A croire que la crise qui sévit a besoin de victimes. Les femmes prennent le travail des hommes, les femmes n’ont plus besoin des hommes, les femmes battent les hommes, etc. Que c’est indigeste. Et on prétend combattre la pseudo bien-pensance. Ce qui est conformiste, c’est de vouloir choquer à tout prix, de vouloir être original en abordant des pistes que l’on trouve trop peu délaissées. Peut-être que si elles sont délaissées, c’est parce qu’elles ne mènent à rien. Un peu comme une personne qui veut créer une entreprise autour d’une idée prétendument originale (parce qu’elle n’est pas exploitée par le marché ma bonne dame !) et qui ne va pas vérifier si elle n’a pas existé et connu l’échec !

                                 

                                Ce texte est bourré d’incohérences, de flou et d’inexactitudes. On ne s’improvise pas sociologue, c’est un véritable métier qui nécessite connaissance, expérience et méthode. Ceci dit, on est sur Agoravox, et tout est permis. Tant mieux, je suis bien pensant.

                                 

                                Je note cependant quelques perles : « Auparavant la tradition » qui me fait penser aux mauvais élèves qui écrivent « de tout temps ». Auparavant, c’est quand ? Quelle tradition ? Parce que dans la France moderne (ère moderne : 1492-1789), la mère des classes aisées n’allaitait pas son enfant ; cette tâche était dévolue à la nourrice. Elle pouvait donc en tant que mère se faire « emmancher » pour reprendre votre terminologie volontairement provocatrice. Et « la salope », elle ne se gênait pas : tout y passait, y compris le vieux domestique. Sans oublier que pendant la Belle Epoque, cette mère participait avec son mari à de gigantesques partouzes en compagnie de leurs amis. La « salope » (toujours pour reprendre la terminologie de notre bon docteur qui donne dans le pipi caca) !

                                 

                                Qu’est-ce qui justifie la polygamie ? Que pendant 9 mois un homme peut engrosser plusieurs femmes, et une femme ne se faire engrosser que par un homme, sauf exceptions.

                                 

                                « Mais dans le monde occidental, pas besoin de tabous et d’interdit, la grossesse est devenue une célébration où l’homme a désormais le rôle du figurant ou tout au plus de l’inséminateur ». Sous-entendu, que cela n’était pas vrai autrefois, sans naturellement poser les limites temporelles à cet autrefois, ni le démontrer. Mais alors, que dire aujourd’hui des programmes prénatals qui sont destinés aux hommes comme aux femmes ? Au contraire, on associe de plus en plus les hommes à la grossesse. Ca contredit plus qu’un peu les assertions gratuites de Yang.

                                 

                                Opposition entre mère et femme universelle ? Je ne citerai donc pas Lajja Gauri dans la religion hindoue.

                                 

                                « Combien d’hommes se sont ressentis comme n’étant plus rien lorsque l’enfant parait, ont eu le sentiment de ne plus exister pour leur compagne depuis la naissance du bébé ? » De moins en moins depuis que psychologues et sociologues ont étudié ce phénomène ; études qui paraissent ensuite dans des livres grands publics qu’achètent les femmes. Et c’est alors que grâce à la culture, les femmes font une place plus grande à l’homme pour lui-même mais aussi dans sa relation avec l’enfant. A l’homme de saisir cette opportunité. En plus, il y a une différence fondamentale entre ressentir quelque chose et la réalité de cette chose.

                                 

                                « Le mot est dit ! La grossesse de la compagne ramène inconsciemment à sa propre mère que l’on voit transparaitre sous les traits de l’épouse. » Psychanalyse à deux balles. Vous n’avez pas l’air de savoir comment fonctionne la mémoire. Les neurosciences et la psychologie cognitives renvoient invariablement la psychanalyse à « anthézulem ».

                                 

                                « Ne parlons même pas du devoir conjugal, les relations forcées sont désormais considérées comme un viol entre époux. » Manquerait plus que ça. Faut se calmer un peu docteur, il y a assez de femme (elles sont plus nombreuses que les hommes) pour satisfaire vos désirs. La femme a besoin d’être rassurée, sa psychologie passe par le verbe qui est un processus symbolique d’action. C’est ensuite qu’on peut passer à l’action. Sinon, il y a la possibilité de laisser en évidence de l’aspirine et du chocolat.

                                 

                                « L’instinct maternel, qui est plutôt une imprégnation culturelle inculquée dès l’enfance pour renforcer la pulsion animale de reproduction et de protection de la portée, s’est modifié pour devenir un système de répulsion contre l’homme tout juste utile à l’insémination. ». D’abord, l’instinct maternel s’est développé à mesure que diminuait la mortalité infantile. Parce qu’il est trop coûteux de s’attacher à ce qu’on peut perdre prématurément. Ca n’est donc pas un instinct, mais un construit. Ce construit n’est pas inculqué dès l’enfance, mais résulte d’un savoir : « en tant que femme, je sais que si je mets au monde mon enfant, il a de fortes chances de vivre. Je peux donc prendre le risque de m’attacher à lui ». Quant au « système de répulsion », c’est du giga-pipeau. L’homme est au contraire de plus en plus intégré dans une relation à trois (homme – femme – enfant). Il y a même des papas poules qui n’ont pourtant rien perdu de leur virilité.

                                 

                                Finalement, c’est toujours la même histoire. Quand on pense que son identité est menacée, on s’en prend aux autres plutôt que s’interroger sur ses propres perceptions

                                 

                                « Et les laïcs n’en sont pas encore à redonner à la femme la place sexuée qu’elle mérite face à la mère de plus en plus triomphante dans la société actuelle.. » C’est que vous n’avez pas lu le dernier Marie France : « comment baiser avec 4 hommes dans une décapotable après sa 3è grossesse ».

                                 

                                Docteur, je suis sûr que votre sport préféré est le GOLF : Gentlemen Only, Ladies Forbidden !

                                 

                                chienne pute salope vagin baise : ça c’est pour le référencement google. Montrer ce que devient Agoravox.

                                 

                                 

                                 


                                • Rough 17 juin 2010 15:49

                                  Il est très bien cet article de Georges !.....Du poil à gratter pour l’esprit ! Ca change des moriceries en 56 épisodes et de la prose métonymique de sa Boursoufflitude PV....

                                  Amusantes les réactions horiffiées des féministes qui veulent faire passer l’auteur pour macho libidineux et frustré par une rupture sentimentale orageuse.....

                                  Ets-ce une montée de lait sous haute pression ou un séïsme hormonal de magnitude 9 sur l’hystéromètre qui leurs a fait oublier le second degré et l’humour.....

                                   


                                  • Fantômette Fantômette 18 juin 2010 10:47

                                    Non non Rough cet article est à lire au premier degré voire au degré zéro : aucun humour ni second degré dedans !


                                  • Georges Yang 17 juin 2010 18:53

                                    j’ai pourtant bien eeu souvent des conversations avec des peres qui disaient, depuis qu’il y a le gosse j’ai l’impression de ne plus exister pour elle
                                    On ne doit pas frequenter les memes gens !


                                    • herbe herbe 20 juin 2010 10:33

                                      D’ailleurs pour illustrer avec humour  smiley :

                                      http://www.youtube.com/watch?v=IHsGbh95YCg

                                      Les publicitaires savent parfois capter et transmettre avec humour certaines observations concrètes...


                                    • Sasori92 29 juin 2010 13:21

                                      Dommage, je venais de lire un article de vous vraiment inspiré sur la communauté chinoise (et souvent j’apprécie vos articles) et là je tombe sur un texte visiblement écrit sous l’emprise de l’émotion, bref inutilement agressif et partial. D’ailleurs le vocabulaire employé pour décrire les femmes (ou « la » femme puisqu’on dirait que vous parlez de quelqu’un en particulier) est vraiment écœurant, et assez difficile à supporter pour la lectrice que je suis.

                                      Votre analyse part d’un constat qui n’est pas inintéressant mais reste figée dans des rancunes vieillottes et stériles, encore et toujours contre le féminisme (décidément c’est une manie sur Agoravox de justifier tous ses bobos comme ça). Je dis cela car vous essayez tout de même de nous faire croire que l’expérience paternelle était plus épanouie sous le patriarcat pur et dur qu’aujourd’hui ! il faut le faire ! Alors que dans les années 70 un homme qui disait changer les couches de ses enfants était considéré comme un extra-terrestre par les autres hommes et par les femmes. Le patriarcat donne à l’homme le simple rôle de pourvoyeur de fonds du foyer, pas de parent dans le sens où on l’entend maintenant. Le féminisme a permis au contraire de légitimer le rôle actif du père dans le foyer. Donc finalement, c’est sans le dire sur les avancées du féminisme que vous vous appuyez pour pleurnicher...

                                      Quant au repli sur soi des femmes une fois qu’elles ont accouché, je relierais plutôt ça à cette tendance des sociétés modernes à sacraliser la maternité en général, tout en plaçant l’enfant au centre de tout (on se sert même des enfants pour justifier le filtrage d’internet !). Cette sacralisation de la maternité va de pair avec l’idéal de société du bien-être qui est celui de nos sociétés actuelles. J’aurais aimé que vous alliez plus loin dans votre réflexion, en vous intéressant davantage à ce que les femmes peuvent avoir en tête puisque c’est à elles que vous faites des reproches. Là on a juste l’impression d’une succession d’affirmations et de conjectures (par exemple sur ce qu’une femme qui élève seule ses enfants peut transmettre à ceux-ci... wow) balancées là gratuitement, au fil de la pensée.

                                      En fait, je suis souvent très déçue de voir sur Agoravox, le « média citoyen » qui ne cesse de se revendiquer plus libre en expression que le journalisme professionnel, un nombre incalculable d’articles anti-femmes bourrés de lieux communs. Ces articles sont encensés à chaque fois par les mêmes lecteurs presque émus aux larmes qu’un de leur pairs dise tout haut ce que eux pensent tout bas sans oser l’avouer. Surtout, ils sont persuadés d’être « politiquement incorrects » alors qu’on vit dans un monde où on trouve normal qu’une femme soit moins bien payée qu’un homme pour le même travail. Je veux dire par là que ça a quelque chose de foncièrement ridicule, cette façon de se persuader de dire quelque chose d’interdit (oups !) alors que toutes les tribunes vous sont ouvertes pour déverser votre bile. La preuve.  :)


                                      • Georges Yang 30 juin 2010 17:10

                                        Vous vous meprenez, ce que j’ecris ne concerne pas ma vie, mais une reflexion generale sur ce que vois en France quand j’y suis
                                        Les Africaines que j’ai connu aiment leurs gosses mais ne font pas « chier » les mecs comme l’immense majorite des Francaise depuis plus de 20 ans
                                        Par contre je suis d’accord avec vous sue la sacralisation de la maternite en Europe

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