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Accueil du site > Actualités > Société > Une solution de fin de vie pour tous

Une solution de fin de vie pour tous

Une solution FIN DE VIE pour TOUS

Une proposition qui réconcilie la société, les acteurs et les professionnels tout en répondant à la demande des citoyens d'avoir accès à une aide en fin de vie en toute liberté.

Nous devons accepter deux objections fondées qui aujourd'hui engendrent des conflits concernant la promulgation d'une loi sur la fin de vie que plus de 90 % de la population souhaitent voir arriver. Une loi qui offre des garanties, protège les acteurs et permet d'envisager avec sérénité cette fin de vie qui effraye et traumatise notre société.

1/ Tu ne tueras point

L'acteur de soins à la personne reconnaît qu'on n'utilise pas le patient pour tester un protocole sans son accord, qu'on ne poursuit pas une vie que la personne estime être arrivée à son terme, qu'on poursuit un traitement dans le cadre des connaissances médicales seulement à la demande de la personne.

Le professionnel qui fait une « sédation terminale », même si elle doit provoquer la mort (cocktail létale, dit « cocktail terminal ») « soigne » la personne qui consulte en répondant à une demande ou une nécessité de soins irréversibles. Il ne tue pas selon la déontologie médicale acceptée aujourd'hui, même par l'Ordre des Médecins. Il accepte que la naissance et la mort soient un continuum de vie et qu'aucun acharnement pour poursuivre une vie non voulue est acceptable.

« Professionnel médical » est une terminologie qui au contraire de 'médecin', permet aux diverses expertises médicales légalement autorisées à faire une prescription médicamenteuse, de s'inclure dans cette relation terminale avec l'individu qui le consulte.

Cette notion d'actes médicaux irréversibles a toujours existé, mais la pratique de la médecine moderne, de part ses immenses progrès, a rendu presque courants ces actes qui autrefois étaient des exceptions.

Une loi « Actes Médicaux Irréversibles » au nom du gouvernement

Que Marisol Touraine en porte le nom en tant que ministre et médecin serait un atout, Jean Claude Ameisen, Didier Sicard ou Manuel Valls seraient tout aussi plausibles.

Cette loi établirait un cadre légal pour les actes irréversibles que sont conduits à mener les professionnels de santé dans l’accompagnement de leurs patients. Une amputation, une chirurgie de reconstruction, une introduction de médicaments ou organismes qui modifient de façon permanente la structure biologique/génétique du corps sont des interventions dont les conséquences sont irréversibles et méritent un protocole qui offrent des garanties. La sédation terminale entrerait dans la définition des actes irréversibles. Trop de procès et donc de frais d'assurance de santé et actes dont l'utilité est non pas pour soigner mais pour protéger le professionnel sont déboursés pour cause du manque d'un cadre de loi claire et qui sauvegarde les intérêts tant du professionnel que des patients.

Une loi qui autant que ce peu garantirait que l’acte est justifié, qui protègerait ainsi le professionnel qui réalise tout acte « irréversible » en lui demandant de suivre un protocole technique et relationnel où le patient est à la fois décideur et responsable. Cela implique que la personne concernée soit demandeur d'un soin, qu'elle soit correctement informée de manière compréhensible, que la recommandation professionnelle soit faite en collégialité avec un confrère qui lui aussi s'engage sur le plan professionnel, et que ces décisions « irréversibles » soient toutes sujettes à un contrôle à postériori.

L'intérêt d'une telle loi est qu'elle ne serait pas une loi d'euthanasie. Ce serait une loi qui tenant compte des réalités actuelles de la médecine établirait une protection sociale du patient face aux abus potentiels d'un univers médical qui est lui-même sous diverses pressions financières et confessionnelles. C'est aussi une loi qui renforcerait le respect de la profession médicale, son expertise, son indépendance de jugement dans un contexte professionnel agréé. Cette loi protègerait la relation soignant-soigné en reconnaissant le caractère unique et individuel de l'espace de décision et de choix dans la relation avec le patient. Non seulement cela ne dicterait pas ce qu'il faut faire, dans quel délai, ne remettrait pas en cause ce qui se pratique aujourd'hui, mais en plus rendrait possible dans un contexte légal tous les actes de soins, y compris l'acte de sédation terminale (euthanasie), tout en garantissant les droits et devoirs de chacun.

Schématiquement la loi couvrirait pour les actes irréversibles les domaines de responsabilités suivants en ré-intégrant ce qui existe déjà :

  • Définition du champ des « actes irréversibles »

  • Contexte d'écoute des demandes médicales

  • Recherche, diagnostique et documentation de la situation médicale et contextuelle

  • Information à la personne concernée et/ou son représentant

  • Confirmation par une seconde opinion professionnelle dument documentée

  • Revue avec la personne de son dossier médicale complet pour confirmer l'acte

  • Acte

  • Documentation de l'acte et de ses suites immédiates dans un délais d'un mois

  • Transmission du dossier pour éventuelle revue et documentation

  • Organisation et modalité de revue, action, amélioration des processus.

Nous préconisons dans cette loi l'établissement de comités d'experts renouvelés tous les 3 ans auprès des Cours d'Appels en France composés d'un membre nommé par le CCNE, d'un membre nommé par l'Ordre des Médecins et d'un membre nommé par le Parquet. Ces comités intitulés Assemblée de Contrôle des Actes Médicaux Légaux Irréversibles (ACALMI), rémunérés par la branche santé de la sécurité sociale, seraient chargées de trois missions :

  • Mission de contrôle des actes médicaux irréversibles pour leur conformité avec la loi (un % de dossiers transmis serait traité par sondages aléatoires et/ou sur indices)

  • Mission de révision de dossiers en cas de contentieux afin de faire une recommandation d'experts à la cour

  • Mission de rapport annuel auprès de l'état sur les pratiques, les modalités de ces pratiques et l'établissement de recommandations pour faire évoluer les textes d'application en vue d'améliorer les pratiques.

On notera en passant que les actes médicaux coutent en moyenne ⅓ de moins quand il existe avant l'acte un réel dialogue entre le soignant et le soigné. Des études extensives démontrent que c'es économies sont applicables dans les 6 derniers mois de la vie. Ces coûts en fin de vie représentent plus de 60 % des dépenses moyennes payés par la branche santé de la sécurité sociale sur la totalité de la durée de vie d'une personne.

2/ Ne pas légiférer dans l'espace de confiance soignant-soigné

Un individu qui s'adresse à un professionnel de la santé pour une action de soins a besoin d'avoir confiance qu'il sera écouté, que le professionnel fera de son mieux pour répondre à sa détresse et qu'il sera à terme 'soulagé' de façon pérenne. Ceci implique un ESPACE DE CONFIANCE qui appartient au demandeur et a celui qui se présente comme expert pour y répondre.

La confiance est un lien précieux entre deux personnes. Possiblement celui qui compte le plus dans une société humaine. Créer une loi qui garantisse les conditions de cette confiance en reconnaissant le droit de l'individu à « faire confiance » est l'objectif à atteindre.

Une loi du « Droit de l'Individu en contexte Médicalisé » dite loi Michel Landa

Que la loi qui instaure clairement le droit de l'individu à décider de son sort dans un contexte médical reconnaisse l'homme qui a évoqué ce droit, y compris face à la mort, semble justifié

Cette loi qui reprendrait les textes existants sur les droits du malade (information, douleurs, décisions) établirait en plus les garanties suivantes :

  1. La garantie que toute décision médicale concernant un acte « irréversible » est prise par la personne concernée et ceci dans un contexte réellement éclairé (à définir dans le contexte actuel sur le droit à l'information médicale).

  2. Les dispositions suivantes deviendraient opposables en cas de besoin et assureraient les conditions requises pour tout « acte irréversible ».

    1. Directives Anticipées : Ce document est l'expression de l'individu au même titre que sa parole en cas d'incapacité d'expression.

    2. Personne de Confiance : Ce document transfère les droits de l'individu à décider en étant représenté dans les cas où il ne serait plus en mesure de s'exprimer, ou de s'exprimer clairement.

  3. La garantie que si le professionnel de la santé consulté est en désaccord professionnel avec la personne, ou refuse de faire un acte pour des raisons d'objections de conscience personnelle, que ce professionnel soit dans l'obligation de se désister, documenter sa position dans le dossier médical et l'orienter vers un confrère qui pourrait «  entendre  » la personne autrement.

  4. La garantie que tout acte médical irréversible décidé entre le professionnel et la personne suive le protocole fixé par la loi sur les actes irréversibles (ci-dessus)

  5. La garantie que toutes les démarches qui mènent à la décision d'un acte médical irréversible ou son refus, consignées dans le dossier médical, soient expliquées à la personne ou son représentant et systématiquement transmis à une commission de contrôle dans le mois qui suit l'acte.

Cela doit permettre l'acte médical dans les délais requis par la situation tout en garantissant sa pertinence. Un des objectifs est de protéger les professionnels dans un contexte de science humaine ou l'acte individuel est par essence non totalement prévisible.

Cette loi réconcilierait les Français en répondant à leurs inquiétudes fondées du soutien professionnel médical en fin de vie. Un soutient médical qui corresponde à leur vision individuelle de cette dernière étape de vie. Elle permettrait à chacun d'aborder tout acte médical irréversible en confiance et aux professionnels d'agir dans l'intérêt de leurs clients sans réserves. Elle éviterait en plus les dérapages abusifs d'actes non justifiés et/ou les procès intéressés.

La reconnaissance que l'individu est seul à décider, même en cas d'incapacité via les Directives Anticipées et/ou la Personne de Confiance, opposables à des tiers ; protégerait la personne contre les pressions abusives de tous bords, tant des proches, de la famille que du contexte professionnel médical. Toute personne qui n'établirait pas ces documents, deviendrait de fait automatiquement, en cas d'incapacité d'expression, une pupille de l'état, définition qui existe et protège l'individu.

Les tenants du droit à l'euthanasie considèreront que ces modalités leur imposeront encore un dialogue avec un professionnel de la médecine. Les modérés y trouveront leur compte et les extrémistes religieux pourront s'en satisfaire tout comme ils l'ont fait avec la loi Léonetti. L'image d'Epinal de la personne qui est capable seule d'aller à la pharmacie obtenir une dose létale est intenable dans une société. C'est un individualisme philosophiquement admissible mais utopique dans la réalité car élitiste du fait qu'il ignore les citoyens les plus faibles de notre société. Par la promulgation de ces deux lois proposées, le gouvernement répondra à TOUS les cas de fin de vie.

Ces deux lois libèreront l'individu et le professionnel ,et protègeront la relation tout en responsabilisant chacun dans son rôle. Dans ce contexte chaque fin de vie pourra être traitée comme un cas unique.

Il sera nécessaire d'accompagner ces lois sur le terrain afin de s'assurer que les professionnels et les individus soient informés de leurs droits et devoirs lors d'une demande expresse dans le cadre d'une relation médicale. AAVIVRE sa fin de vie, Association qui accompagne la Volonté de l'Individu à Vivre dans de Respect de son Ethique sa fin de vie, propose de regrouper et animer ces acteurs de terrain et accompagner la société. Par ailleurs les économies réalisées en clarifiant les actes médicaux « irréversibles » devraient non seulement permettre de financer les comités ACLAMI, mais aussi de ré-orienter à terme des moyens financiers très conséquents pour les soins médicaux actuellement non remboursés et l'accompagnement adapté en fin de vie.


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48 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 20 août 2014 09:14

    « tu ne tueras point »....directement ok ...... Mais indirectement en jetant des citoyens à la rue en les poussant à la misère on peut ??


    • diogène diogène 20 août 2014 09:26

      Merci pour cet article humaniste.

      Alors, qu’est-ce qu’on attend ?
      Qu’est-ce qui empèche Hollande de tenir ses « engagements » (si ce mot a un sens pour lui) ?

      • chapoutier 20 août 2014 09:58

        ’’’. Par ailleurs les économies réalisées en clarifiant les actes médicaux « irréversibles » devraient non seulement permettre de financer les comités ACLAMI, mais aussi de ré-orienter à terme des moyens financiers très conséquents pour les soins médicaux actuellement non remboursés et l’accompagnement adapté en fin de vie.’’’

        ben voyons, vachement désintéressés les gugusses !


        • foufouille foufouille 20 août 2014 12:21

          meuh non voyons

           smiley


        • foufouille foufouille 20 août 2014 12:52

          l’accompagnement adapté en fin de vie

          = l’accompagnement non adapté en fin de vie qui existe, genre essayer de soigner les malades


        • AAVIVRE AAVIVRE 27 août 2014 17:11

          On voit que vous ne savez pas de quoi vous parlez

          Les frais médicaux baissent de 30% quand on parle avec le patient de son cas et lui explique les options de soins
          Les frais médicaux dans les 6 derniers mois de la vie représentent plus de 60% des frais médicaux de toute une existence
          Alors réfléchissez un peu à ceux qui disent ne pas vouloir vivre plus longtemps et à qui on fait des interventions chirurgicales quelques jours avant leur mort, à ceux qui ne veulent plus de cette vie de misère et que l’on prolonge des mois, voir des années en les mettant dans une camisole chimique afin qu’ils ne s’expriment plus 
          Je sais que se renseigner, réfléchir et avoir de la compassion requiert que l’on ne pense pas qu’à sa petite personne, mais je vous prie de faire un effort pour au moins admettre que tout le monde n’est pas comme vous et chacun à le droit de mener sa vie comme il l’entend. 
          Quand aux questions de dérives, on notera que plus de 1500 cas de type Vincent Lambert existent chaque année, que 3000 personnes selon l’ordre des médecins sont dans la demande d’une mort à temps voulu et non pas mise sous tutelle de la médecine ou des proches. La loi Léonetti semble avoir augmenté les cas de misères en fin de vie au lieu de les réduire, et malgré qu’elle dise que le malade à le droit de refuser tous soins, elle se contredit en donnant au médecin pleins pouvoirs de décision sans pouvoir être contredit.
          Enfin, eh oui, les proches souvent exigent de la médecine qu’elle prolonge la vie afin que celui qui reste puisse toucher la retraite pleine ... ce sont des choses qui existent malheureusement.

          Si vous lisez attentivement nos propositions (www.aavivre.fr), si vous prenez la peine de comprendre notre démarche, alors vous y trouverez à la fois les garanties pour la personne, le respect de la profession médicale et le moyen pour que la justice puisse s’assurer qu’aucune dérive ne puisse rester impunie. Pas un monde parfait j’en conviens, mais un monde meilleur que celui qui existe. C’est déjà çà.
          Avec toute ma compréhension pour vos peurs.

          Sincèrement


        • foufouille foufouille 27 août 2014 17:28

          si tu es le même qui a écrit ça :

          « Cette proposition oublie les vieux et surtout les vieilles (en grand nombre pourtant dans les plus mauvaises fins de vie), ceux ou celles qui ont plusieurs maladies incurables mais pas mortelles séparément (ce que comprennent les médecins par “grave”) dont seule l’accumulation rend la vie insupportable pour certains. »

          -

          « Les frais médicaux baissent de 30% quand on parle avec le patient de son cas et lui explique les options de soins
          Les frais médicaux dans les 6 derniers mois de la vie représentent plus de 60% des frais médicaux de toute une existence »

          ça sent le bon libertaryen qui achève pour une jambe cassée (ce qui pouvait être mortel)

          si on écoutait les gens comme toi, on mourrait encore de certains cancers.


        • foufouille foufouille 27 août 2014 18:08

          « qui on fait des interventions chirurgicales quelques jours avant leur mort, »

          c’est la meilleure.

          non, c’est pas sûr à 100%, la chirurgie.

          donc oui, tu peut en décéder.

          on appelle cela essayer de sauver une vie.

          je me souviens d’un mec juste à coté de moi (en réa) qui est mort pendant l’opération de son coeur.

          à une époque, même que on savait pas faire une greffe d’organes.

          on est pas des voitures !!


        • foufouille foufouille 27 août 2014 18:11

          « Alors réfléchissez un peu à ceux qui disent ne pas vouloir vivre plus longtemps et à qui on fait des interventions chirurgicales quelques jours avant leur mort, à ceux qui ne veulent plus de cette vie de misère et que l’on prolonge des mois, voir des années en les mettant dans une camisole chimique afin qu’ils ne s’expriment plus »

          totalement bidon, si tu veut mourir, tu peut. et sans envie de vivre, tu décède très vite si c’est grave.


        • AAVIVRE AAVIVRE 27 août 2014 18:13

          On voit que vous ne savez pas de quoi vous parlez

          Les frais médicaux baissent de 30% quand on parle avec le patient de son cas et lui explique les options de soins
          Les frais médicaux dans les 6 derniers mois de la vie représentent plus de 60% des frais médicaux de toute une existence
          Alors réfléchissez un peu à ceux qui disent ne pas vouloir vivre plus longtemps et à qui on fait des interventions chirurgicales quelques jours avant leur mort, à ceux qui ne veulent plus de cette vie de misère et que l’on prolonge des mois, voir des années en les mettant dans une camisole chimique afin qu’ils ne s’expriment plus 
          Je sais que se renseigner, réfléchir et avoir de la compassion requiert que l’on ne pense pas qu’à sa petite personne, mais je vous prie de faire un effort pour au moins admettre que tout le monde n’est pas comme vous et chacun à le droit de mener sa vie comme il l’entend. 
          Quand aux questions de dérives, on notera que plus de 1500 cas de type Vincent Lambert existent chaque année, que 3000 personnes selon l’ordre des médecins sont dans la demande d’une mort à temps voulu et non pas mise sous tutelle de la médecine ou des proches. La loi Léonetti semble avoir augmenté les cas de misères en fin de vie au lieu de les réduire, et malgré qu’elle dise que le malade à le droit de refuser tous soins, elle se contredit en donnant au médecin pleins pouvoirs de décision sans pouvoir être contredit.
          Enfin, eh oui, les proches souvent exigent de la médecine qu’elle prolonge la vie afin que celui qui reste puisse toucher la retraite pleine ... ce sont des choses qui existent malheureusement.

          Si vous lisez attentivement nos propositions (www.aavivre.fr), si vous prenez la peine de comprendre notre démarche, alors vous y trouverez à la fois les garanties pour la personne, le respect de la profession médicale et le moyen pour que la justice puisse s’assurer qu’aucune dérive ne puisse rester impunie. Pas un monde parfait j’en conviens, mais un monde meilleur que celui qui existe. C’est déjà çà.
          Avec toute ma compréhension pour vos peurs.

          Sincèrement

          PS - « Chirugie avant la mort » non pas pour aider à survivre mais pour gagner des sous sur une personne condamnée à très court terme


        • foufouille foufouille 27 août 2014 18:21

          « Ce que 90% des personnes veulent c’est une mort choisie, »

          ce sont des gens en bonne santé qui veulent hériter. 2% des malades ont des envies de suicide.


        • foufouille foufouille 27 août 2014 18:42

          « « Chirugie avant la mort » non pas pour aider à survivre mais pour gagner des sous sur une personne condamnée à très court terme »

          c’est combien court terme ?

          si on opère, pas tu es mort. moi, c’est juste 22 ans = court. ? c’est court ?


        • caillou40 caillou40 20 août 2014 10:54

          bof...Surpopulation..on finira comme dans « Soleil vert »...en biscuits.. !


          • foufouille foufouille 20 août 2014 12:22

            « La reconnaissance que l’individu est seul à décider, même en cas d’incapacité via les Directives Anticipées et/ou la Personne de Confiance, opposables à des tiers ; protégerait la personne contre les pressions abusives de tous bords, tant des proches, de la famille que du contexte professionnel médical. »

            et une protection contre tes assos ?

            non ?


            • soi même 20 août 2014 12:33

              Il y n’a pas aujourd’hui des questions plus fondamental à se posé que de débattre sur ce sujet ?

              https://www.youtube.com/watch?v=1BmlfD-YUxM


              • diogène diogène 20 août 2014 12:41

                Personne ne t’oblige à lire l’article ni à poster un commentaire.

                Si tu as des questions fondamentales, écris un article !

              • soi même 20 août 2014 12:50

                Bien sur troglodyte vinasse, comme c’est important de promouvoir l’euthanasie propre à lors que tous part en couilles !


              • foufouille foufouille 20 août 2014 12:45

                si ça coutes cher, il suffit de ne plus soigner les gens.

                si un médecin te dit qu’il te reste 6 mois, il est voyant.

                le mieux serait d’euthanasier les vieux à certain âge fixe car leurs retraites coute cher.

                 smiley


                • chapoutier 20 août 2014 14:00

                  le mieux serait d’euthanasier les vieux à certain âge fixe car leurs retraites coute cher....

                  c’est bien là qu’ils veulent nous mener


                • foufouille foufouille 20 août 2014 14:05

                  aux pays bas, le bourrage de crâne euthanasiste est prévu au delà de 70 ans


                • Xenozoid Xenozoid 20 août 2014 14:29

                  toujour aussi co foufouille t’as pas besoin d’euthanasie tu leur tord le cou


                • foufouille foufouille 20 août 2014 15:52

                  dans ton cas, ils feront une exception. le texte de loi est pas encore passé. mais après les jeunes en fants qui décident de leur euthanasie ...........

                   


                • Xenozoid Xenozoid 20 août 2014 17:01

                  foufouille, tu pense que l’euthanasie est Aryen ?,
                  et que l’homme aime soufrire en paix ?
                  a par un anus artificiel qui s’apelle stoma est une vie ?
                  que tous ceux qui décide save mieux que toi ?


                • foufouille foufouille 20 août 2014 17:35

                  vu le discours, ils sont proche

                  « et que l’homme aime soufrire en paix ? »

                  la douleur n’est pas obligatoire
                  « a par un anus artificiel qui s’apelle stoma est une vie ? »

                  et handicapé mental, c’est pareil dans ce cas ?

                   


                • Xenozoid Xenozoid 20 août 2014 17:37

                  non tub te trompe, a dire que celui qui souffre aime vivre, mais bon


                • foufouille foufouille 20 août 2014 18:10

                  pas compris.

                  si on souffre, on doit se suicider ?


                • AAVIVRE AAVIVRE 27 août 2014 17:46

                  Chère Katherine

                  Je sympathise avec vos inquiétudes tout à fait légitimes. Moi je regarde la réalité dans toutes ses dimensions malgré que je ne sois ni docteur, ni infirmier, mais je lis, me renseigne et la réalité est que l’on meurt mal en France. Que des milliers d’actes d’euthanasie sont pratiqués annuellement en cachette. Par des gens comme le Docteur Bonnemaison pour certains qui agissent par compassion, mais aussi par d’autres dont les motivations sont moins honorables. 
                  Ce que je défend depuis plus de 30 ans c’est que chacun à le droit à la mort qu’il choisi et non pas à une mort que la société, la médecine ou les proches lui imposent. Cela veut dire défendre le droit de celui qui veut vivre tant qu’il a une cellule vivante dans le corps quelque soit le soin requis autant que celui qui décide face à une mort certaine (elle est certaine pour chacun de nous) que c’est le temps d’en finir et de dire A DIEU. Cet au-revoir pour ceux qui croient dans la vie après la mort.

                  L’hypocrisie des extrémistes, des intéressés, de ceux qui sont incapables d’avoir une opinion et donc se réfugient dans le flou total engendrent des morts qui ressemblent à des tortures, qui parfois sont des euthanasies mais souvent sont des actes dont la première motivation n’est pas la compassion, l’humanité ou l’amour, mais bien plus bassement matériel ou question de pouvoirs.

                  Je comprend que l’on puisse être opposé à une loi sur l’Euthanasie quand on pense que cela veut dire TUER. C’est pour cela que je propose une loi qui affirme les droits absolus de l’usager du système de santé à décider de sa propre vie, des soins prolongés ou à court terme (y compris sédation terminale auto administrée ou par un professionnel), et une loi qui encadre les « Actes Médicaux Irréversibles » qui inclurait la sédation terminale dans un ensemble d’actes qui nécessitent de protéger la personne et le médecin par un protocole pré-défini et son contrôle à postériori responsabilisant l’acteur ou les acteurs. Je sais cela semble compliqué, mais c’est en fait simple et permet ainsi de respecter la volonté de la personne et l’expertise du professionnel de santé.

                  Croyez moi, les dérives c’est ce qui se passe, pas partout, mais dans beaucoup trop de cas aujourd’hui et bien plus qu’il n’y parait. Ce que 90% des personnes veulent c’est une mort choisie, qu’elle soit prolongée ou raccourcie, c’est une mort ou règne la sérénité de savoir que l’on vivra bien aussi longtemps que possible.

                  Une législation qui permettrait les actes au plein jour obligerait tous les acteurs à se remettre dans le droit chemin, un chemin d’humanité envers l’autre, un chemin où c’est celui qui est concerné qui décide, un chemin ou l’on pourrait s’intéresser aux vrais problèmes. Il n’y a pas assez de ressources pour accompagner les fins de vie, il n’y a pas lieu de dépenser des millions par jour pour maintenir en vie une personne qui ne le veut pas, il n’y a pas de raison de refuser des lunettes à des jeunes sans le sou, des soins dentaires alors qu’ils permettraient d’économiser en soins sur le long terme, enfin des priorités qui ont été le succès d’antan de la sécurité sociale que l’on appauvrie régulièrement en refusant d’investir, de payer ou d’inclure là où il y a de vrais besoins.

                  Je reste à votre écoute, je vous assure, une législation claire qui élimine l’ombre vaut mieux que le statu quo. 
                  Amicalement

                • foufouille foufouille 20 août 2014 12:53

                  bourreau, ça fera des chômeurs en moins.


                  • astus astus 20 août 2014 16:34

                    Bonjour à l’auteur,


                    Cette tentative pour faire avancer les lois actuelles concernant la fin de vie, en retard d’une guerre comme toutes les lois (ce que l’on constate avec toutes les affaires récentes) doit être saluée. C’est en tous cas une base de réflexion sur laquelle chacun peut donner un avis, à condition que cela dépasse un peu les réactions convulsives que cela entraîne généralement chez ceux qui sont mal à l’aise avec ces questions pour des raisons diverses, mais qui ont cependant le même droit au respect que les autres.

                    Avec l’évolution à venir de la loi Leonetti, promise par le gouvernement actuel , et qui est inévitable pour suivre au mieux les changements sociaux, il importe de protéger tout à la fois les acteurs du soin (médecins, infirmières etc.), les patients, et la société afin d’éviter tout dérapage. Je crois personnellement qu’il faut partir de bases simples accessibles à chacun, rationnelles, et de préférence avérés sur le plan des faits et du droit. Voici quelques arguments possibles :

                    1/ Toute vie se termine par la mort, laquelle est un aboutissement naturel de la vie qui favorise le renouvellement de celle-ci. Cette donnée biologique est trop connue pour que l’on insiste dessus.

                    2/ Les médecins privilégient la vie et ne donnent pas a priori la mort pour respecter leur serment d’Hippocrate. Toutefois il est absolument certain, et incontestable, que les patients finissent toujours par mourir même avec les meilleurs soins du meilleur médecin du monde. En résumé on peut affirmer qu’à un certain stade tout soin conduit à la mort. Vouloir dénier ce fait  est absurde car cela conduit nécessairement  à « l’acharnement thérapeutique » qui est une démarche sadique car elle prolonge inutilement les souffrances du patient. (Ce que toute éthique médicale doit normalement refuser pour obéir au même serment d’Hippocrate).

                    3/ Chaque sujet humain qui naît, et vient à la vie, n’a pas choisi de vivre : ce sont ses géniteurs qui ont fait ce « choix » pour lui qui est aussi par voie de conséquence de le condamner à mourir un jour ! Il semble dès lors légitime de penser qu’une personne qui n’a pas demandé à vivre puisse s’efforcer de choisir, autant que cela est possible, sa propre mort. Cela existe déjà dans le suicide, que je respecte, mais celui-ci va au-devant de la mort naturelle. Ici, pour faire simple, nous nous préoccupons uniquement de la fin de vie « ordinaire ». Dès lors il n’y a rien de révoltant à penser qu’une personne puisse de son vivant dire à des proches et/ou à des personnes de confiance, et pour elle-même exclusivement, la manière dont elle souhaite être accompagnée en fin de vie. Un document écrit par la personne elle-même parait évidemment préférable car il est opposable sur le plan du droit. Des modèles de ces documents à renouveler tous les trois ans existent déjà en ligne. Celui-ci est téléchargeable ici : Directives anticipées pour la fin de vie

                    4/ Résumons : si la vie se termine toujours par la mort, et si les meilleurs soins du monde ne peuvent l’empêcher, on doit considérer que la volonté libre et clairement exprimée d’une personne souhaitant un accompagnement qui privilégie une fin rapide et sans souffrances en fin de vie doit absolument être respectée et s’imposer aux soignants puisque cette personne en souffrance est incapable d’agir seule. C’est donc le patient lui-même qui délègue aux soignants le droit légitime de faire le nécessaire, et cette directive est d’autant plus impérative que le corps du patient lui appartient en propre mais n’est en aucune manière la propriété de soignants dont le rôle éthique est uniquement de respecter ce patient y compris dans son psychisme, tant il est vrai qu’on ne peut réduire la personne à son corps seul.

                    5/ Il n’y a là aucune dérive possible conduisant les adversaires de ces démarches, de moins en moins nombreux heureusement, à affirmer qu’on va pouvoir dès lors supprimer tous les vieux et les handicapés au nom d’un eugénisme que je réprouve autant qu’eux, sinon davantage qu’eux. Soulignons enfin ceci : l’argent économisé grâce au choix libre de ces personnes pourra servir à soigner réellement tous ceux qui peuvent en bénéficier pour mieux vivre, surtout dans une période où les prestations sociales se réduisent comme peau de chagrin, ce qui semble une assez bonne chose pour des personnes là.

                    Je remercie tous les contributeurs honnêtes souhaitant participer à ce débat (qui les concernera tôt ou tard !).

                     

                      


                    • foufouille foufouille 20 août 2014 16:54

                      « Il n’y a là aucune dérive possible conduisant les adversaires de ces démarches, de moins en moins nombreux heureusement, à affirmer qu’on va pouvoir dès lors supprimer tous les vieux et les handicapés au nom d’un eugénisme »

                      si justement, dérive il y a comme bonnemaison.

                      ensuite, lorsqu’on est en train de mourir, on est faible et facilement influençable.

                      il suffit que l’on t’influence et fasse comprendre que tu déranges, que c’est mieux.

                      les gens sont déjà influencer par la télé poubelle, ils retiendront que la personne sous dialyse peut travailler, pas qu’elle a échouée.

                      pernault le montre souvent dans son JT.

                      si c’est pas pour être montrer du doigt, pourquoi parler de dignité ( et d’ingnité) ?

                      à une époque, et encore dans certains endroits, la maladie et la douleur était juste dans la tête.

                      et ce, même au fond de ton lit d’hôpital.

                      le rôle d’un médecin n’est pas de tuer mais de t’aider à survivre le plus longtemps possible. ce qui permet a de nombreuses personnes d’être en vie sans gros problèmes.

                      et c’était pas le cas avant. ne serait ce que depuis la découverte des bactéries..


                    • AAVIVRE AAVIVRE 21 août 2014 09:48

                      Astus

                      Merci de cette réponse qui mérite d’être lue
                      me donnez vous votre accord pour que je la publie sur www.aavivre.fr notre site qui propose une nouvelle approche à une loi de fin de vie ?
                      vous pouvez me contacter president@aavivre.fr

                    • AAVIVRE AAVIVRE 21 août 2014 10:09
                      Katherine
                      Je suis sidéré par votre interprétation de mon article qui contrairement à ce que vous dites tente de réconcilier en respectant la volonté de chacun et sans dicter une fin de vie.
                      Pourriez vous nous/me faire part de vos motivations ? Quelle est la vraie raison de votre peur de laisser à chacun le droit de vivre comme il l’entend ? Je suis tout autant pour que ceux qui veulent vivre leur agonie que pour ceux qui ne le souhaite pas. Aujourd’hui l’hypocrisie, les mises à mort clandestines, les actes réalisés sous prétexte de soins mais qui ne font qu’utiliser les personnes en fin de vie comme des cobayes ou des moyens de se faire de l’argent doit être stoppé par une loi humaniste qui respecte l’individu et aussi le professionnel qui agit par compassion à la demande d’une personne. 
                      Alors dites nous pourquoi vous insistez pour que rien ne change et que l’on continue à « vider les lits » à la seule décision d’un médecin ou d’une institution ? 
                      Merci de votre réponse
                      AAVIVRE

                      Astus
                      Merci de cette réponse qui mérite d’être lue
                      me donnez vous votre accord pour que je la publie sur www.aavivre.fr notre site qui propose une nouvelle approche à une loi de fin de vie ?
                      vous pouvez me contacter president@aavivre.fr

                    • astus astus 21 août 2014 11:48

                      Au président de AAVIVRE : vous avez mon accord pour publier cette réponse sur votre site. 



                    • soi même 20 août 2014 19:14

                      @ Katherine pour votre courageuse interversion, et c’est d’autand plus méritant que foufouille  doit particulièrement se sentir visé par son accident qui handicap qui fait qu’il pressent que dérriere cette pseudo revendication de légalisé l’euthanasie que tous les inhibition peuvent être lever et qui pourrait en devenir victime comme tous en sonnes les vieillards, les malades pauvres, les parasites de la société.

                      Bien sûr nous sommes pas encore rendue à une exigence aussi frange de ceux qui réclame cette loi, ils pensent encore que c’est la sagesse et la compassion qui acompagne les gestes médicaux, il suffit de révéler l’ampleur des trafics d’organe ( http://www.francesoir.fr/actualite/sante/trafic-d-organes-humains-un-marche-qui-explose-232179.html ) qui se pratique dans les arrières boutiques des hôpitaux pour comprendre que cette affaire est loin d’être anodine.

                      Et il ne faut pas oublier qu’il y a eu un présentent historique euthanasie de masse, : (EUTHANASIE ET EUGÉNISME

                      On parle aujourd’hui beaucoup de « mort dans la dignité », de « suicides assistés », « d’interruptions de grossesses », de « réductions embryonnaires », d’« avortements thérapeutiques ». Il ne s’agit pas réellement de nouveautés car le vingtième siècle à l’imagination fertile s’est donné la capacité technique de réaliser ses ambitions. Le clan eugéniste ne s’est pas limité à l’obligation de moyens, mais a su se doter de ceux-ci pour atteindre ses objectifs. C’est sous cet éclairage qu’on peut regarder les exterminations en masse du IIIème Reich, notamment « l’euthanasie » des malades mentaux en Allemagne, dont les psychiatres ont été directement responsables. L’opinion publique et les psychiatres d’aujourd’hui connaissent souvent mal ce chapitre de leur Histoire.

                      Le projet

                      Jusque-là, le traitement des malades mentaux avait constitué un progrès notable pour les patients. Les Allemands y avaient d’ailleurs joué un rôle important.

                      Or, fin 1939, quatre hommes, en présence d’un groupe de médecins et d’un chimiste, furent délibérément tués à l’oxyde de carbone. Ce n’étaient même pas des criminels, ni des perturbateurs. Ils étaient coopératifs et en confiance. C’étaient des patients ordinaires d’un hôpital psychiatrique d’État, responsable de leur bien-être.

                      Cette expérience « réussie » conduisit à l’installation de chambres à gaz dans bon nombre d’hôpitaux psychiatriques (Grafeneck, Brandenburg, Hartheim, Sonnenstein, Hadamar, Bernburg).

                      L’extermination des malades mentaux était un grand projet bien organisé, comme n’importe quel autre projet psychiatrique, et même mieux. Tout avait été préparé et planifié. Puis les méthodes ont été mises au point. On a créé une agence de transport spécialisée, construit des fours crématoires dans les hôpitaux psychiatriques, etc. Dans cette organisation étaient impliqués toute une série d’hôpitaux et d’institutions psychiatriques, des professeurs de psychiatrie, des directeurs d’établissements et du personnel des hôpitaux. L’élimination de masse devint un travail routinier. Ces psychiatres, sans y être forcés, agissaient selon le même principe que le trop fameux commandant du camp de concentration Koch : "Il n’y a pas de malades dans mon camp. Il n’y a que des bien-portants et des morts".

                      Le vocabulaire

                      Cependant un glissement sémantique s’était opéré pour désigner cette opération : « aide aux mourants », « libération par la mort », "destruction des vies sans valeurs« ,  »euthanasie« ,  »action caritative" ou plus brièvement « action ».

                      La plus grande erreur que nous puissions commettre serait de croire à un programme légitime au plan social, moral et médical, et que seuls les excès étaient répréhensibles. Or, il n’y a eu aucun excès. Une opération civile a rarement été aussi bien planifiée, organisée et mise en oeuvre avec autant de précision.

                      Avec le temps, l’ordonnance d’oxyde de carbone fut appliquée pour des motifs de plus en plus légers : malformations diverses, incontinence, difficultés d’éducation, présence superflue, bouche inutile, improductivité, indésirabilité. On pourrait trouver un dénominateur commun : l’élimination des faibles. On estime aujourd’hui que les victimes se montent à 275 000 dans ce contexte hospitalier.

                      Les acteurs

                      On pourrait penser que les personnes qui ont mené cette extermination sont des brutes aux instincts bestiaux ou des gens peut-être forcés par le système nazi. Il n’en est rien. Il s’agit de gens normaux, ayant reçu une bonne éducation, d’un haut niveau de formation, bons pères de famille. Les médecins qui ont organisé cette opération l’ont fait de leur plein gré. Ceux qui ne voulaient pas y participer n’ont pas été inquiétés.

                      Le directeur de l’institution de Hadamar était personnellement responsable du meurtre de « plus de 1000 patients ». Il ouvrait les bouteilles de gaz et regardait dans le judas ses patients mourir, enfants compris. Il déclara : "Bien sûr, tout cela me travaillait. Mais le fait d’apprendre que des scientifiques éminents comme le Pr. Carl Schneider, le Pr. Heyde, le Pr. Nitsche, prenaient part à l’action me rassurait". Pour se justifier, le Dr Karl Brandt, directeur médical du projet d’euthanasie, dit : "Les professeurs d’université n’étaient-ils pas pour ce programme ? Qui aurait pu être plus qualifié qu’eux ?" Et en effet, ce sont les psychiatres les plus éminents qui ont lancé ce programme.

                      Comment cette mentalité a-t-elle pu apparaître et se développer ? Il faut revenir aux années 20 pour trouver les idées qui ont tout déclenché.

                      Les idées

                      Il y avait dans la psychiatrie (pas seulement allemande), des tendances à prononcer des jugements de valeur, sur des individus et sur des groupes, fondés sur des bases médicales ou médico-sociologiques. Des écrits considérés comme scientifiques (aujourd’hui encore) avaient préparé le terrain. L’ouvrage le plus significatif est "La liberté de destruction des vies indignes d’être vécues" publié à Leipzig en 1920, écrit par le psychiatre renommé Alfred Hoche et le juge respecté Karl Binding. Le livre eut un tel succès qu’il fallut le rééditer en 1922. Ce livre défendait la thèse selon laquelle l’élimination des « gens sans valeur » devait être légalisée. Ainsi les concepts de « vie sans valeur » ou « vie indigne d’être vécue » utilisés par les nazis viennent de ce livre. Binding et Hoche y parlent d’"êtres humains sans valeur« . Ils y plaident pour  »l’élimination de ceux qu’on ne peut pas sauver et dont la mort est de nécessité urgente". Ils parlent de ceux qui sont au-dessous du niveau de la bête et qui n’ont « ni la volonté de vivre ni celle de mourir ». Ils évoquent ceux qui sont « mentalement morts » et qui forment « un corps étranger à la société des hommes ».

                      Les auteurs insistent en particulier sur le facteur économique, le « gaspillage » d’argent et de travail dans les soins aux retardés. Ils font appel à une « attitude héroïque » supposée perdue.

                      Hoche était professeur de psychiatrie et directeur de la clinique psychiatrique de Freiburg de 1902 à 1934. Il a apporté par ailleurs une contribution jugée valable à la neuropsychiatrie. Beaucoup de spécialistes éminents ont été formés dans sa clinique (le Dr Robert Bartenberg par exemple). Sa vision saine de la classification des maladies mentales a eu une influence considérable sur la psychiatrie américaine, notamment à travers Adolf Meyer, professeur de psychiatrie à John Hopkins. Lui même considérait La liberté de destruction des vies indignes d’être vécues comme l’une de ses oeuvres majeures.

                      L’autre courant intellectuel qui contribua au massacre des malades mentaux a été l’exagération de l’influence de l’hérédité des maladies mentales. Ernest Ruedin, professeur de psychiatrie à l’université de Bâle, en Suisse, et à Munich, est le plus représentatif de cette tendance. Il fut celui qui fournit la justification « scientifique » aux stérilisations de masse des handicapés. Il est l’artisan principal de la loi de stérilisation forcée de 1933.

                      Les résultats des études sur les castrations forcées de 1933 à 1945 sont encore cités par la littérature psychiatrique d’aujourd’hui, en général sans esprit critique. On peut sans conteste relier ce courant intellectuel à la Eugenics Society de Londres qui céda ses locaux à la Birth Control Society, la branche anglaise du Planning Familial International (I.P.P.F.). Les porte-parole du mouvement eugéniste (Margaret Sanger et Mary Stopes) avaient effectivement un langage raciste et prônaient la stérilisation forcée des faibles.

                      Aujourd’hui

                      Ce n’est pas une histoire finie car les émules contemporains ne manquent pas et on peut sans outrance relier Binding et Hoche à Caillavet ou Schwarzenberg. On retrouve, cachés derrière la même phraséologie humanitaire, les mêmes motifs économiques sordides et la même indifférence à l’égard des personnes humaines.

                      Il n’y a en fait que deux conceptions de la médecine : la première considère la vie humaine comme sacrée, et va tout faire pour la protéger : recherches, soins, accompagnement, etc. On l’a jusqu’ici considérée comme la vocation intrinsèque de la médecine.

                      L’autre approche ne voit dans l’humain qu’un matériau à gérer, son premier souci étant la rentabilité. Son idéal est souvent celui de l’homme évoluant vers une amélioration de la race ; c’est ce qu’explique Henri Laborit dans son livre L’homme imaginant (10/18, 1970, p.187-188) :

                      "[L’]individu appartient à une espèce qui est elle-même l’aboutissant d’une très longue lignée évolutive. (...) Ce qui la caractérisait essentiellement, cette espèce, c’était le fait de posséder dans son cortex des zones associatives particulièrement développées, sur le fonctionnement desquelles repose l’imagination créatrice. Or il apparaît en définitive que très peu d’hommes aujourd’hui, après des milliers d’années d’évolution humaine, sont capables d’utiliser ces zones cervicales privilégiées. Ainsi peut-on dire qu’ils vieillissent avant même d’être nés à leur humanité. En d’autres termes, ne sont-ils pas encore au stade évolutif non de leurs grands-parents, non de leurs ancêtres, mais à celui des ancêtres de leur race elle-même ? Ne sont-ce pas là de vrais vieillards ? Que sert alors de prolonger l’existence, non de morts en sursis, mais de représentants d’une race pré-humaine qui n’en finit pas de s’éteindre ? Quelques réserves ne seraient-elles pas suffisantes à en conserver l’échantillonnage ?".

                      Libération fait l’éloge de cet homme en le présentant comme un esprit indépendant et anarchiste. [A noter qu’il a reçu le prix Lasker, comme le Dr Baulieu, grand admirateur de Margaret Sanger].

                      Le même journal (12 déc.1990) ouvre ses colonnes à Louis Thaler, professeur à l’Université de Montpellier, Directeur de « l’Institut des Sciences de l’Évolution » :

                      "Il me semble indiscutable que l’homme évolue sous l’effet de ce que j’appellerai « un relâchement de la sélection ». Ce phénomène... est un des effets des progrès... de la médecine. (...) Ce relâchement de la sélection laisse prévoir une accumulation des défauts génétiques au fil des générations... appelant des dépenses de santé toujours plus importantes. Cette perspective appelle à mon avis une réflexion sur les pratiques médicales, et notamment celles qui concernent la procréation...".

                      L’euthanasie est en cours de légalisation aux États-Unis, en Australie, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne ; elle est déjà pratiquée à grande échelle en France, comme en témoigne par exemple Anne Seys(30). )

                      http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:Pmqu87balysJ:www.trdd.org/EUGBR_4F.HTM+&cd=12&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&client=ubuntu

                      Montre que c’est en aucuns cas un sujet à prendre à la légère, et que ceux qui le revendique doivent tous avoir une absence de jugement de penser que nos politiques et nos régimes politiques sont des gardes de fou éfficase à tous ces dérives qui peut en découler .

                      Quand on voit comment le simple citoyen n’a plus droit à la parole, il y a tout à s’inquiéter qu’une loi passe sur le sujet, car en cas de dérive quel seront nos moyens pour s’opposer ?


                    • soi même 21 août 2014 12:56

                      @ Katherine , nous arrivions à un terme d’une époque où l’on avait encore la maîtrise de notre destiné, bien sûr il ne s’agit pas d’être nostalgique des siècles précédent, la vie était rude, impitoyable, et tous aussi barbare que notre époque !

                      La seul différence, il existait encore une sagesse populaire qui guidait les âmes, et il avait autant de respect pour la naissance que pour la mort qui était vue sur un autre point de vue qu’actuellement où tous devient marchandise.
                      La procréation devient marchandise, le fétus devient marchandise, les orgasmes devient marchandise, la mort devient marchandise.

                      Ce qui est paradoxal à notre époque, c’est la ligne directrice de la civilisation combat ce qui appel l’obscurantiste de la croyance religieuse, tous est fait pour que notre civilisation devienne nihiliste, et ce qui œuvre pour cela ne remarque pas ce détail, on ne peut pas se débarrasser si facilement de la croyance, car si d’un coté elle pense triompher des Religions par l’accroissement de l’athéisme , elle pêche dans la soumission à la croyance de l’autorité médicale qui par ses avancer et ses pratiques techniques s’émancipe des lois du vivants !

                      Je ne vais pas faire tous la liste des horreurs médicales que l’on clame comme étant des avancer spectaculaires du bien êtres humains, je note juste que l’on arrive à une charnière de notre évolution, où notre naissance nous appartiens plus, notre vie nous appartiens plus, notre mort nous appartiens plus, tout est devenue marchandise !

                      Es que, c’est vraiment le bût de l’incarnation humaine d’être une marchandise ?

                      Il y a pas de doute pour certain, il ne s’en pose même pas la question ! 

                      Car au delà du sentimentalisme compatissant de la douleur d’autrui, c’est bien cette question fondamental qu’il s’agit de saisir, l’être humaine doit il être prit pour une marchandise ?

                       
                       


                    • Gnostic GNOSTIC 20 août 2014 17:49


                      @ foufouille

                       

                      SURVIVRE le mot est lâché !

                       

                      SURVIVRE dans l’abrutissement des drogues et dans l’acharnement thérapeutique.

                      Finir telle une viande de laboratoire, irriguée, pompée, désintoxiquée par des machines.

                       

                      Très peu pour moi je préfère encore SOLEIL VERT

                       

                       

                      Voilà le paradis de cocotte (foufouille), se rattacher à tout prix à sa petite vie insignifiante

                       

                      Mets-toi à croire à un quelque chose après la mort, lis les bouquins de Raymond Moody et tu verras tu n’auras plus peur de la mort.

                       

                       smiley

                       

                       

                      A part ça, la poulaille est sortie du poulailler

                      ATTENTION ça moinsse dur



                      • foufouille foufouille 20 août 2014 18:18

                        @gnostic

                        SURVIVRE le mot est lâché !

                        mdr !

                        se suicider nécessite un certain courage mais reste lâche. mais demander de l’aide pour mourir est très lâche. et juste bon pour des chocottes qui ont peur d’une petite douleur

                        le courage est justement de se battre. sinon on serait encore à laisser crever les gens car on n’avait pas d’anesthésique.


                      • foufouille foufouille 20 août 2014 18:49

                        @gnostic

                        emmènes ton nécessaire en cas d’accident. tu pourrais te casser le fémur : risque d’hémorragie, nécrose et infections puis gangrène.

                        faudra absolument te suicider. en plus une fracture c’est trop douloureux pour toi. tu devrais emmener ta piqouze de trouillard dans une boîte anti tout.


                      • Gnostic GNOSTIC 20 août 2014 19:11

                        Ah bon où ?

                        Quand je parle du moinssage de la volaille ça date depuis des mois et sur tous les sujets

                        Ensuite C pas menteuse mais menteur comme C pas cocotte, C un coq (foufouille)

                         

                        Pour finir, l’ignominie est de votre côté, vous n’avez absolument aucune compassion pour tous les gens qui souffrent et qui demandent à mourir.


                        Allez donc visiter un mouroir (un centre de gériatrie en langage châtié) vous y apprendrez l’empathie

                        Salut

                         smiley

                         

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