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Accueil du site > Actualités > Société > Une voie libérale vers la décroissance ?

Une voie libérale vers la décroissance ?

La décroissance est un concept intéressant, mais à condition qu'on y vienne par la Liberté et non la contrainte.


slow-downNotre modèle de croissance est à bout de souffle. La croissance n’empêche plus ni le chômage, ni les inégalités croissantes, ni ne permet l’intégration sociale par le travail et le progrès humain d’une manière générale. Aujourd'hui, le peu de croissance qu'il nous reste ne sert guère qu’à rembourser les intérêts d’une dette, cette arnaque qui enrichit les poches de l’élite capitaliste.

 

Pour toutes ces raisons, je ne suis pas effrayé d’envisager une décroissance (y compris du PIB), si celle-ci est accompagnée de modifications structurelles des modes de production, de consommation, qui aboutiraient à une économie plus efficiente, juste, et riche socialement.

Cette position là suscite d’ailleurs des hérissements de poils chez certains de mes amis libéraux, tandis que d’autres, plutôt à gauche, m’interpellent également car ils ne comprennent pas que je mette le revenu universel avant tout autre thème, et notamment celui de la décroissance.

C’est pourquoi il me semble important de préciser ici ma vision de la décroissance et de son lien avec le revenu de vie et le libéralisme que je défend. Je vais tenter de démontrer que si les idées des décroissants sont intéressantes, ce projet de société n’est pas forcément le bon point de départ vers une nouvelle société. Il serait en revanche davantage un état de fait, une fois que les changements nécessaires vers une société plus démocratique, plus libre, et plus juste auront vu le jour. Mais pour éventuellement en arriver là, le revenu minimum garanti constitue une étape incontournable.

La décroissance est déjà là

Tout d’abord, je voudrais pointer du doigt le fait que la décroissance est d’une certaine manière, déjà en train de se dérouler sous nos propres yeux. Il suffit de regarder le graphique ci-dessous de Olivier Berruyer pour s’en convaincre : l’économie est aujourd’hui en phase d’atterrissage, avec une croissance qui n’en finit pas de ralentir depuis la fin des Trente glorieuses.

Et ce n’est pas les déclarations optimistes de Mme Lagarde et autres charlatans de gauche comme de droite qui nous promettent reprise, luxe et plein-emploi qui y changeront grand chose, car aucun signe ne tend aujourd’hui à renverser la tendance aujourd’hui. Il suffit de regarder ce qui se passe en Grèceen Espagneau Portugalen Angleterreen Irlande et aux Etats-Unis pour comprendre que le temps n’est pas à la reprise, bien au contraire : tous les indicateurs sont au rouge.

La France n’y échappera pas. Quel que soit le résultat des échéances électorales de 2012, dès que les agences de notation nous tomberont dessus, le gouvernement sera contraint de se plier à la loi des marchés financiers. C’est à dire à appliquer des restrictions budgétaires qui feront fléchir encore plus les maigres espoirs de croissance et plongerons la France dans une crise similaire à celle de la Grèce.

Tout projet politique qui ne prend pas en compte cette réalité économique et sociale n’est qu’un vœu pieux qui ne nous amènera que de lendemains difficiles. Il n’y a pas aujourd’hui besoin d’être « décroissant » pour comprendre tout cela, et que l’enjeu aujourd’hui n’est pas tant de rechercher la croissance pour relancer une machine détraquée, que de mettre en place une structure économique qui puisse supporter socialement une croissance faible, nulle voire négative pour les années à venir.

Ma position est donc tout d’abord pragmatique : face au déclin déjà palpable et qui ne peut que continuer, il est urgent de renouveler le modèle social français afin d’éviter la désintégration totale de la société.

L’urgence sociale d’un nouveau pacte social

Soyons lucides : en plus d’une croissance en berne (et d’un inatteignable plein-emploi), notre modèle social est entaché de nombreux méfaits qui ne résolvent rien au problème : l’exclusion sociale, les radiés du chômage, les fortunés assistés, les travailleurs pauvres, la souffrance au travail, et toutes les conséquences néfastes de notre machine à jalousie.

L’autre problème, c’est que notre modèle social n’est pas du tout conçu pour réduire les inégalités, ou pour anéantir la pauvreté. Le modèle social français, c’est avant tout un vaste système assurantiel. Allocations chômage, maladie, vieillesse, ne sont que des dispositifs nationalisés d’assurance pour les travailleurs. Mais dans un pays où le véritable taux de chômage doit probablement approcher les 15%, cette logique crée de plus en plus d’exclus (appelés ensuite « assistés »).

Il y a un grand désarroi dans la société : face au déclin, la tentation de se tourner vers des boucs émissaires se fait sentir : romsassistésriches, immigrés… peu importe qui sera la victime, le fait est que l’on est bien loin du rêve républicain de Liberté, de l’égalité, et de la Fraternité… L’eau bout depuis trop longtemps déjà, et la moindre étincelle pourrait couter cher à la démocratie, comme la montée des extrêmes en témoigne.

Le revenu de vie est le seul moyen de gérer ce déclin sans trop de casse. Anéantir l’extrême pauvreté, c’est non seulement respecter le droit fondamental à la dignité tel qu’inscrit dans la Déclaration de l’Homme et du Citoyen, mais c’est aussi garantir la paix sociale. Il faut désamorcer le piège dans lequel le modèle pseudo social et démocrate est en train de nous faire plonger, en attisant sans cesse les jalousies, les ressentiments, les injustices etc.

Il est temps de se réveiller : les vieux rêves de croissance sont terminés. Éviter la dictature économique, le fascisme, ou la guerre civile, voilà où nous en sommes aujourd’hui. La décroissance viendra peut être un peu plus tard…

Le revenu garanti et la reconnaissance de la valeur non-marchande

Par nature, reconnaitre la légitimité d’un revenu universel, c’est déjà faire un premier pas vers la décroissance. Villepin, pourtant classé à droite, le dit lui-même entre les lignes d’un billet défendant son « revenu citoyen » :

Un étudiant de famille modeste, au lieu de devoir travailler pour financer des études et, à cause de cela, les réussir moins bien, pourra s’y consacrer grâce à ce revenu citoyen, car étudier, c’est servir l’intérêt général.

Une femme d’agriculteur qui aide son mari dans l’exploitation agricole mais qui ne peut pas se verser de salaire pourra recevoir le revenu de citoyenneté, car travailler aussi durement, tout le monde doit en convenir, c’est contribuer à l’intérêt général.

Permettre à une mère seule qui élève des enfants qui ne vont pas encore à l’école de leur donner plus de stabilité et plus de perspectives grâce au revenu citoyen, c’est moins de chances gâchées, moins d’échec scolaire et moins de risque de délinquance, n’est-ce pas servir l’intérêt général.

On le voit : le revenu citoyen de Villepin est en partie motivé par une remise en cause de la « valeur travail » si chère aux autres formations politiques. Villepin a le mérite de reconnaitre que certaines activités ne créent peut être pas des richesses palpables directement en termes de PIB, mais ne restent pas moins « utiles » socialement. Remettre en cause la religion du travail, c’est déjà admettre qu’il existe des richesses qui valent plus qu’un bulletin de salaire.

Et honnêtement, si cela n’est pas en phase avec la décroissance, je ne sais pas ce que c’est ! Alors certes, Villepin (ou Boutin) ne parlent pas de « décroissance » en ces termes, mais de fait, il est bien dans une logique qui l’amène (malgré lui, surement) vers cette voie. Tandis que la décroissance est un sujet clivant, le revenu garanti est un concept susceptible de rassembler au delà des rivalités politiques. Et c’est ce qui rend cette mesure autrement plus importante que la décroissance.

Non à la décroissance forcée

La décroissance n’est possible que s’il s’agit d’un projet de société fondé sur la liberté des individus. Et c’est en fait ce point qui me sépare le plus de certains objecteurs de croissance, qui voudraient imposer ce choix par une forme de transition plus ou moins contrôlée par le corps politique.

Je me méfie beaucoup de cette approche qui me semble dangereuse pour plusieurs raisons. Tout d’abord car vu l’état actuel de notre « démocratie » , le risque d’une dérive autoritaire n’est pas négligeable, mais surtout car cette approche va à l’encontre à la fois des principes libéraux que je défend, mais aussi à l’encontre du succès même du projet de décroissance.

Je m’explique : comme je le dis souvent sur ce blog, les grands changements ne viendront pas d’en haut, par des décisions politiques unilatérales. Le changement de société ne peut aboutir que suite à des décisions individuelles qui, si elles se généralisent, aboutiront à de nouveaux phénomènes de masse. L’évolution se fera par réaction mimétique de la masse, guidée par les premiers qui enclenchent actuellement le mouvement, en modifiant volontairement leurs comportements. Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Mais je n’apprends certainement rien aux décroissants, qui parlent souvent de « sobriété heureuse », de « simplicité volontaire« . Selon Paul Ariès, la décroissance est d’ailleurs dès l’origine une démarche individuelle plus qu’un mouvement politique. Et il est évident que c’est la seule voie crédible pour parvenir à une société de la décroissance. Une décroissance qui se ferait par le contrôle, la coercition, l’autoritarisme, ne mènera guère qu’à davantage de ressentiment, et provoquera la résistance de certaines classes de la population.

Ce n’est pas en interdisant les 4×4, la spéculation, les pesticides etc. que l’on supprimera la volonté (voir le désir) de certains d’y recourir. On ne ferait que créer davantage de frustrations qu’il n’en existe déjà. En revanche, si vous-mêmes vous abstenez d’en utiliser, et que vous vous en portez plutôt mieux et que vous le dites autour de vous, il y a une chance que, sans aucunes mesures politiques spécifiques, la demande globale pour ce genre de produits/services finisse par diminuer, et même que le marché pourrait s’adapter à de telles évolutions…

Provoquer le changement sans brimer les libertés : voilà la clé.

Revenu garanti, préalable nécessaire à la décroissance

Seulement voilà, tout cela est bien beau sauf que nous vivons dans une société sclérosée, ou les comportements individuels sont difficiles à changer, pour différentes raisons.

Consommer bio, favoriser les circuits de distribution courts en allant au marché le matin, c’est génial, mais quand le rythme de vie est régulé par le métro-boulot-dodo, il restera toujours plus facile et convénient de faire ses courses au Monoprix du coin. De même, tant que la pression du chômage et de l’exclusion seront aussi présentes (et c’est parti pour durer), il sera difficile d’inciter les gens à prendre des risques pour s’adonner à leurs activités préférées, à lancer leur social business.

Tant que les médias se réjouiront périodiquement de l’augmentation de la consommation des ménages, il sera difficile de convaincre que consommer moins puisse être une bonne chose, surtout quand la consommation devient un exutoire contre le malaise au travail… Comment attendre des gens qu’ils cultivent leur jardin alors qu’on les entasse toujours plus en ville, là où il y a du travail ? Comment demander aux agriculteurs de se mettre à la permaculture alors que la Politique agricole commune favorise les industriels au détriments des petits producteurs ?

La télévision, les médias mainstream, le divertissement tiennent l’opinion publique par la laisse, lui dictant ce qu’il est de bon ton de penser, de faire, de consommer. Les entreprises maintiennent le salariat dans une forme de servitude moderne qui force la majorité des gens à travailler pour des entreprises qui font le contraire de leurs convictions, tout ceci entretenu par un système social défaillant qui punit les pseudo inactifs en les tenant par les couilles du porte-monnaie, encourageant ces derniers à vite retrouver leur place de pion au sein d’une entreprise quelconque pour éviter la radiation fatale. L’intervention de l’état conforte le statu quo en arrosant l’économie traditionnel de subventions, de lois protectrices, de statuts privilégiés, qui se chargent de disqualifier ceux qui voudrait jouer avec d’autres règles.

Bref, tout semble fait pour que rien ne bouge, et que les audacieux progressistes restent cantonnés à leur rôle de « représentant d’une idéologie utopiste », histoire de varier un petit peu les sujets du JT, ou pour faire preuve d’un peu de diversité dans les panels des plateaux TV.

C’est précisément ici que le revenu minimum garanti prend toute son importance. Pour pouvoir changer, les individus ont besoin d’avoir davantage la liberté afin de se détacher du système économique qui les contraint aujourd’hui à adopter des règles qu’ils réprouvent bien souvent.

Sans être une « panacée », le revenu minimum garanti est un levier de changement des comportements très puissant, et notamment en vue d’une démarche de décroissance. Car le revenu universel est tout d’abord un moyen de favoriser les activités non-marchandes artistiques (ce qui permet d’ailleurs desurpasser la logique de la licence globale), sociales, et surtout de rendre aux citoyens la maitrise de leurs vies, par le choix désormais possible de travailler moins tout en gagnant suffisamment pour vivre décemment, et en pratiquant une activité qui a du sens pour eux.

Car la crise actuelle du capitalisme n’est pas seulement une crise économique de plus. Nous assistons à une crise de valeurs et de déshumanisation des échanges. Nos entreprises n’ont pas perdu contre les chinois, elles ont perdu contre elles-mêmes en déshumanisant leurs processus de production, en divisant les gens, en organisant la ressource travail comme une vulgaire matière première. Le problème n’est pas tant que les multinationales détruisent l’environnement ou le tissu économique, mais plutôt que de nombreuses personnes cautionnent leurs agissements en travaillant pour elles, par confort bien souvent.

Remettre un peu de sens au centre de la vie de chacun en permettant réellement de choisir son travail, voilà qui peut donc faire la différence.

Finalement, le revenu de vie permet simplement aux citoyens d’avoir davantage le choix. Feront-ils le choix de la simplicité volontaire et de la décroissance ? J’ai l’intuition que oui. Mais seule l’expérience du revenu universel saurait le démontrer. Si les idées de la décroissance sont suffisamment fortes, alors oui, un plus grand nombre de gens adopteront potentiellement un mode de vie plus sobre, moins gaspilleur. Mais il est important que le scénario contraire demeure une possibilité. Si ça se trouve, les décroissants se plantent complètement ! Et ça ne serait pas forcément grave : peut être que nous trouverons d’ici là d’autres moyens de gérer les ressources.

Dans un contexte de déclin économique, et d’apocalypse financière en vue, il est temps de libérer les Hommes avant que la dictature des marché ne se mette en place. Et ainsi redonner aux citoyens le contrôle sur leurs destinées.

Seule une société libre peut décider ce qui est bon pour elle, et c’est pourquoi le revenu de vie est infiniment plus important que la non moins séduisante voie de la décroissance.

Photos flickr PaternitéPas d'utilisation commerciale Desazkundea PaternitéPas d'utilisation commerciale frøid PaternitéPas de modification Lori Greig PaternitéPas d'utilisation commercialePas de modification [auro]


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9 réactions à cet article    


  • jpm jpm 2 avril 2012 14:46

    Bonjour l´auteur, bienvenue et merci pour cet article qui met en avant l´importance d´un revenu minimum garanti smiley

    Pour tout ceux que cela intéresse, allez donc signer l´appel pour le revenu de vie :

    http://appelpourlerevenudevie.org/


    • jef88 jef88 2 avril 2012 16:46

      Si TOUT ce que nous consommons venait de France ?
      Non seulement il y aurait le plein emploi mais en plus nous manquerions de bras !!!

      Mais les métiers manuels ont été tellement dévalués par l’intelligensia que personne ne veut plus s’impliquer dans la production :
      - si tu est un ouvrier, tu est un con et un esclave....
      - si tu a une responsabilité en production tu est un salopard d’esclavagiste ...
      .

      La campagne éléctorale nous montre bien que produire est un sujet tabou !!!!


      • Soi Même 2 avril 2012 17:01

        Je jouons pas sur les mots, la décroissance est toujours une croissance sous d’autre critère.
        Qu’il s"appel solidarité, fraternité économique, partage du travail, production raisonné, ressource renouvelable, et toujours basé sur une croissance qui produit juste ce qui est nécessaire.
        Heureusement qu’il y a eu des précurseurs qui par leurs réflexions ont anticipés des modèles sociaux qui pourront devenir réalité quand les gens auront vécus dans leur chair, la cupidité de ce monde.
        Ils ne sont pas encore pour l’ensemble convaincue de la faillite de ce système actuel.
        Cela ne serait tarder.

        .


        • Tribert Tribert 2 avril 2012 19:00

          Justement non !
          Le concept de Décroissance n’est pas une croissance sous d’autres critères. Ce message est révélateur de cette croyance commune qu’il « faut de la croissance » et c ’est par ce que cette croyance est encore trop présente dans notre société que nous avons du mal à opérer le grand virage.
          Le concept de « Croissance » signifie « croissance économique » ( de même que décroissance puisque il en prend le contre pied), l’économique est sous entendu.
          IL NE FAUT PLUS DE CROISSANCE ECONOMIQUE car cela est synonyme de dégradation de l’environnement, de dégradation sociale et du coup de répression etc...
          Aujourd’hui, malheureusement, toute croissance de, par exemple comme vous dites « ressources renouvelables » revient à de la croissance économique, de meme pour la production raisonnée, ici et maintenant elle est économique. Meme le partage du travail signifie faire de la croissance économique. Ce n’est pas la peine d’adjoindre le terme « partage » au terme « travail » pour le rendre plus « éthique » , il faut abolir le concept même de « travail »...
          Depuis notre système actuel, imaginer un autre système nécessite plus d’intégrer la notion de décroissance que de réformer.


        • Soi Même 3 avril 2012 13:26
          @ Tribert, la vision anarchiste de notre future modelé économique et aussi déstructeur que le modéle Maxiste de l’Economie.

           Car il ne ne tien pas compte d’un fait inhérent à la nature humaine, c’est que l’on est à la fois Social et Antisocial.

          Et plus particulièrement dans le domaine économique.

          Il y a une seul solution social qui est viable à mes yeux , c’est la Tri participation Social telle qui à été définie par Rudolf Steiner en 1918 - 19 .

          Il est étrange que ceux qui s’intéresse à la décroissance économique, ne font pas de ses travaux.

          Cela montre bien, le peut de sérieux des solutions proposés.

          Et pour ceux qui veule approfondir le sujet, je vous conseille de lire le livre de Nicanor Perlas : La Satiété Civile ; le Troisième Pouvoir.

          Tous est dit sur l’enjeu de la décroissance et sur l’économie fraternelle.


        • bernard29 bernard29 2 avril 2012 17:25

          trés bonne présentation de la question. J’ai signé la pétition pour cette idée,.


          • Iren-Nao 3 avril 2012 05:10

            En gros aujourd’hui personne n’est heureux du système en général.
            En fait tout le monde sent que ce Système est mortifère.
            Il importe prioritairement de changer nos modes de vie, ce qui passe par un changement philosophique et systémique.
            Le revenu en question est une bonne approche et sans doute un bon debut.

            Allons y !

            Iren-Nao


            • Arnaud57 18 décembre 2012 12:39

              Super article, mêler libéral et décroissance, il faut oser mais c’est exactement mon opinion actuelle. 
              Avez-vous un site, un blog, un endroit autre où vous écrivez ?! 

              Cordialement, 

              Arnaud Degardin


              • stanjourdan stanjourdan 18 décembre 2012 12:43

                Bonjour, merci de votre commentaire encourageant. J’écris en effet sur mon blog où cet article avait été initialement publié : http://www.tetedequenelle.fr/


                Ainsi que pour ce site, dont je suis éditeur en chef : http://ouishare.net/

                Bien à vous,

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