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Accueil du site > Actualités > Société > Union des homosexuels, OUI, mais ….

Union des homosexuels, OUI, mais ….

L'un des grands projets de François Hollande sera le mariage homosexuel que l'on dénomme aussi « mariage gay », un terme très souvent employé mais qu'il faudrait abandonner du langage, tel je le considère assez dégradant pour deux personnes du même sexe qui viennent de s'unir ou qui ont l'intention de le faire.

Pendant longtemps, ma réflexion a porté sur les demandes de ces couples homosexuels qui souhaitaient légaliser une union de la même manière que les couples hétérosexuels. A dire vrai, je n'étais pas favorable à ce type d'alliance officielle que je jugeais alors comme contraire aux normalités existant en matière de mariage.

Aujourd'hui, j'ai quelque peu changé d'avis, et j'admets qu'avec l'évolution de notre société et de ses mœurs, deux couples d'hommes ou de femmes ont le droit de s'unir publiquement et de bénéficier des avantages que la loi accorde à toutes les personnes mariées.

Il faut dire que l'union des homosexuels existe déjà dans de nombreux pays de la planète, ainsi qu'en Europe : partiellement sur une partie du territoire des Etats-Unis : Vermont en 2009, Connecticut, Iowa, Massachusetts, New Hampshire, New-York en 2011, Etat de Washington en 2012, Maryland en 2012, et la capitale Washington à la même époque ; partiellement aussi au Mexique, dans le district fédéral de Mexico, et dans l'Etat du Quintana Roo en 2011).

En Europe, sont concernés également, les Pays-Bas depuis l'an 2000, la Belgique depuis 2003, l'Espagne depuis 2005, la Norvège depuis 2008, la Suède depuis 2009, le Portugal depuis 2010, le Danemark depuis 2012, et en dehors de l'Europe, l'Islande depuis 2010, le Canada depuis 2005, l'Afrique du Sud depuis 2006, et l'Argentine depuis 2010.

Ainsi, la France pourrait apporter elle aussi de son côté, un véritable statut aux couples homosexuels afin qu'ils obtiennent les mêmes droits que les autres en matière d'adoption, de fiscalité ou de succession.

Par contre, je ne suis pas du tout favorable à l'attribution du mot « mariage » à l'union de deux hommes ou de deux femmes.

Depuis l'ère des premières civilisations dites « modernes », et à travers tous les siècles, le mariage a toujours été considéré comme l'union d'un homme et d'une femme, que ce soit au niveau civil que religieux. Il est serait totalement anormal, voire presque déplacé, que la célébration du mariage soit aussi consentie aux couples homosexuels.

Je propose donc que l'alliance de deux personnes du même sexe soit consacrée par les pouvoirs publics et donc reconnue officiellement par une « union citoyenne » célébrée par le maire de toute commune, et dans les mêmes règles que celles définies pour un mariage traditionnel ; cette « union citoyenne » donnant exactement les mêmes droits et les mêmes obligations aux personnes qui la contractent.

Certains me diront que je fais de cette distinction entre mariage et union républicaine, une simple question de principe. Pour ma part et j'en suis convaincu, j'estime clairement que le mariage doit rester une célébration entre un homme et une femme, contrairement à l'alliance de deux personnes homosexuelles qui devrait se traduire par une union citoyenne.

Il est certain que le projet de loi portant réforme du mariage donnera lieu dans les semaines et mois à venir à de grands débats et surtout à d'importantes polémiques entre les défenseurs du « mariage pour tous » et leurs nombreux détracteurs.

En espérant toutefois qu'il sorte de ces controverses un compromis sérieux protégeant des traditions séculaires tout en apportant des avancées importantes pour des hommes ou des femmes qui ont choisi de vivre une existence de couple différente de celle nos ainés.

Pierre-Alain Reynaud

Site internet : www.pierre-alain-reynaud.com

Mail : cafe.republicain@gmail.com

 


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80 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 16 mai 2012 10:29

    Qu’on l’appelle ou non « mariage », l’union des personnes homosexuelles ne me pose aucun problème sauf en matière d’adoption d’enfant car, si par nature, le couple homosexuel est irrémédiablement stérile (c’est une donnée primordiale que les homosexuels féminins et masculins doivent assumer), chaque membre du couple n’est pas stérile a priori.
    En conséquence, il est possible de procéder à toutes les contorsions possibles en matière d’État Civil afin de respecter les filiations des enfants des membres des couples homosexuels mais cela ne donne, en aucun cas, un quelconque « droit à enfant » à un couple homosexuel féminin ou masculin. En l’occurrence, le placement d’un enfant tiers dans une unité parentale relève exclusivement du « droit de l’enfant ».

    Sexualité et Droit : mariage homosexuel, homo-parentalité (1 de 2)

    Sexualité et Droit : mariage homosexuel, homo-parentalité (2 de 2)


    • puréedepoix puréedepoix 16 mai 2012 19:08

      Bien d’accord le débat sous-jacent est comment autoriser ce qui n’est pas naturel : être parent quand on ne peut de fait procréer. Évidement pour les couples « lesbiens » c’est une difficulté contournable.
      Il n’est pas souhaitable de faire une différence entre un couple « homo » et un couple « hétéro » en ce qui concerne l’union. Le souci est en fait « les portes » que ce droit ouvre. On ne peut qu’espérer que les décisions qui seront prises soient murement réfléchies


    • epapel epapel 17 mai 2012 00:49

      Sur l’adoption vous vous égarez totalement car une personne célibataire et à fortiori des homosexuels peuvent adopter des enfants.

      Vous vous fourvoyez également sur la stérilité des lesbiennes qui peuvent se faire inséminer à l’étranger.

      La véritable problématique de l’adoption est de permettre à chaque partenaire d’adopter l’enfant affilié à l’autre ce qui éviterait bien des problèmes en cas de disparition d’un parent légal.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 17 mai 2012 11:45

      "Bien d’accord le débat sous-jacent est comment autoriser ce qui n’est pas naturel : être parent quand on ne peut de fait procréer."

      Vous n’avez pas de chance. Renseignez-vous auprès d’éthologues. Même des couples d’ animaux homosexuels peuvent se retrouver chargés d’un jeune de leur espèce. Et les autres membres de la horde ne s’en fâchent pas.

      L’homosexualité fait partie de l’ordre naturel.

      L’ homophobie, non.


    • Le Yeti Le Yeti 16 mai 2012 10:39

      Peut-être faudrait-il distinguer l’homosexualité sociale (hétéro avec un comportement homo) de l’homosexualité réelle.
      N’empêche qu’un gaucher contrarié n’a jamais fait un droitier pas plus que l’interdiction des maison close n’a arrangé la prostitution. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

      Mais surtout ... De tous ceux qui se prononcent sur ce sujet, qu’ils soient pour ou contre, et en particulier les plus véhéments, combien ont eu le courage de véritablement éprouver leur orientation sexuelle ? (Sans forcément avoir besoin de passer à l’acte.)
      Les « Moi je » sont faciles mais seuls les faits jugent l’homme.

      On ne peut débattre d’un sujet sans connaissance de cause ni honnêteté pas plus qu’on ne peut aborder une question humaine sans respect.

      Comme pour toute catégorie de personne, envoyer les « pédés » dans des camps d’extermination (Hitler, je te salue et te pi... à la ra...) est aussi abjecte que d’encenser les gays en les plaçant sur un piédestal. La véritable avancée sociale consiste à permettre à chacun de pouvoir vivre en harmonie avec sa propre nature, de s’épanouir au mieux et d’apporter sa propre richesse à la communauté.

      Alors pour ou contre ... Peut-être qu’au lieu d’autoriser ou d’interdire il faudrait adapter.
      Be yourself et que votre miroir soit votre seul juge.


      • TicTac TicTac 16 mai 2012 10:56

        Je ne sais pas qui a voté négativement ce post mais j’aurais préféré des arguments en réponse...
        Pour ma part, je le trouve frappé au coin du bon sens et, au-delà, respectueux des différences.


      • Le Yeti Le Yeti 16 mai 2012 11:10

        Merci Tic-Tac.
        Moi aussi j’aurais préféré une démarche plus constructive mais je respecte la position du votant que, très sincèrement, je me garderait bien de blâmer. Peut-être a-t-il simplement eu le courage d’exprimer une opinion globale tout en évitant sagement de lancer des arguments qui auraient pu entrainer diverses réactions conduisant à une polémique stérile. Peut-être n’at-il jamais eu de miroir chez lui à moins qu’au contraire son problème soit précisément dans son miroir. Je n’exclut pas non plus des raisons plus personnelles. Peu importe. Toute la beauté de la liberté est justement là et cela illustre à merveille mes propos.

        Le plus terrible des mondes serait un monde où nous serions tous identiques et parfaits. D’où l’importance du droit fondamental de chacun à être lui-même et à faire des faux pas.


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 17 mai 2012 11:47

        J’essaye de comprendre le concept d’ homosexualité sociale... -____-


      • TicTac TicTac 16 mai 2012 10:50

        C’est un problème de société, effectivement, où se heurtent, à tort ou à raison, des raisonnements qui ne sont pas tous idiots.
        J’ai pour ma part un peu de mal à imaginer qu’il faille, non pas donner les mêmes droits, mais faire entrer dans un même moule.
        Par définition, le mariage est une institution que je souhaite réserver à des personnes de sexes opposés.
        Je ne suis en revanche pas opposé à ce qu’un autre cadre soit trouvé, qui confère des droits identiques (sous réserve), pour ceux qui sont du même sexe.
        Ma réserve porte sur l’adoption.
        J’avoue être partagé entre l’idée que chacun pourrait devenir parent, quelle que soit son orientation sexuelle et celle, plus rigide, qui voudrait que ce que la nature refuse par définition ne saurait être accordé par principe.
        Il y a du pour, du contre, et la question est complexe.
        Je ne me satisfais pas, par exemple, du seul postulat de la stérilité « naturelle » du couple homosexuel pour refuser le droit à l’adoption. Ce postulat amènerait tout naturellement à se poser la même question du droit à l’adoption quant à des couples hétérosexuels dont l’un serait stérile.
        Finalement, quelles sont les réserves légitimes à l’adoption par un couple homosexuel ? J’ai bien peur qu’elles ne soient, finalement, que des réserves de principe que notre société se chargera de régler.
        Mes enfants ont déjà sur ce sujet un regard différent du mien.
        Quant à savoir si ce regard est meilleur ou pire, l’honnêteté me pousse à dire que je ne pense pas avoir mon mot à dire et que la question même est hors-sujet : l’évolution sociétale se fout de mon avis, elle se fait sans moi et qui suis-je pour m’y refuser alors que je suis déjà, quelque part, du passé...


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 16 mai 2012 10:57

          Pour TicTac (xxx.xxx.xxx.186) 16 mai 10:50
          « Je ne me satisfais pas, par exemple, du seul postulat de la stérilité »naturelle« du couple homosexuel pour refuser le droit à l’adoption. Ce postulat amènerait tout naturellement à se poser la même question du droit à l’adoption quant à des couples hétérosexuels dont l’un serait stérile. »

          Il existe une différence naturelle fondamentale :
          Le couple hétérosexuel est a priori potentiellement fécond.
          Le couple homosexuel est irrémédiablement stérile.

          Cette différence naturelle et irréversible doit être assumée par les couples homosexuels.


        • TicTac TicTac 16 mai 2012 11:08

          Très bien, mais en quoi cette différence entre irrémédiablement stérile et potentiellement fécond fait-elle une différence de fond ?
          Il y a une forme de déterminisme dans votre point de vue qui, je pense, disqualifie le raisonnement.
          En réalité, ce n’est même pas un raisonnement, c’est un dogme auquel vous semblez vouloir apporter du crédit par un moyen détourné.
          Démontrez-moi ce qui justifierait le refus de l’adoption par un couple homo et je reverrai la question, mais pour l’instant, et même en lisant vos réserves quant aux droits de l’enfant, je ne vois pas ce qui justifie ce refus.


        • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 16 mai 2012 11:21

          Pour TicTac (xxx.xxx.xxx.186) 16 mai 11:08

          Je ne me sens absolument pas tenu à argumenter quant à un constat naturel et irréversible et quant à la nécessité absolue d’assumer les conséquences de ce constat.

          Par ailleurs, comme je l’ai déjà dit ci-dessus, je suis favorable à toute « contorsion » de l’État Civil pour attester de la filiation des enfants que chaque membre d’un couple homosexuel peut avoir avec un tiers.
          Il me semble que le « désir d’enfant » des couples homosexuels doit pouvoir s’accommoder de ce « petit effort » exogène avant de faire valoir un quelconque « droit à l’enfant adopté ».


        • Le Yeti Le Yeti 16 mai 2012 11:22

          Dans le phrase «  »Je ne me satisfais pas, par exemple, du seul postulat de la stérilité « naturelle » « , le mot clef me semble être »seul« .
          Certes cet aspect mérite réflexion mais la question du mariage homosexuelle ne doit pas s’y résumer.

          Mais si on s’en tient strictement et rigidement aux lois de mère nature, alors c’est toute notre civilisation qui est à jeter aux rats et aux cochons.
          Par exemple... L’être humain à fondamentalement et naturellement deux dimensions : l’individuelle et la sociale. En bafouer une est contre nature donc en taule les individualistes et égoïstes ainsi que ceux qui consacrent leur vie à la société ou ceux qui parle au nom de postulats communément admis au lieu de penser par eux même. Avouez qu’à ce régime là, les rues vont vite être vides.

          Toutes les questions ne sont pas aussi aisées à trancher que »Fromage ou dessert ?".


        • nico31 16 mai 2012 11:26

          La question de l’adoption par des homosexuelles est la suivante :

          Sachant qu’il y a moins d’enfants adoptables que de couples souhaitant adopter, qu’est ce qui pourrait justifier dans l’intérêt de l’enfant, toutes choses étant égales par ailleurs, que l’on confie un enfant à un couple homosexuel plutôt qu’hétérosexuel ?


        • TicTac TicTac 16 mai 2012 11:31

          @ Yeti,

          la question du mariage homo mène automatiquement à cette question de l’adoption.
          Donner ce droit au mariage classique ne peut s’assortir d’une différence de droits à adopter.
          C’est pourquoi je prêche pour des droits conférés dans un cadre juridique différent.
          Cela permettrait de réfléchir sérieusement à cette question qui, immanquablement, arrivera très bientôt après le « mariage ».


        • TicTac TicTac 16 mai 2012 11:35

          @ Nico,

          Là encore, il conviendrait de savoir ce que vous entendez par « intérêt de l’enfant ».
          Pour ce qui me concerne, cet intérêt n’est pas d’être adopté par des parents hétéros mais d’être adopté par des parents qui lui donneront l’éducation qui convient, dans un cadre familial équilibré.
          Là encore, j’attends de voir des études sérieuses sur la question de savoir si le fait d’être adopté par deux homos est un handicap pour un enfant.
          Au-delà, je ne vois pas quelle autre réserve pourrait être apportée à l’adoption homoparentale qui ne soit pas dogmatique.


        • Le Yeti Le Yeti 16 mai 2012 11:38

          "Très bien, mais en quoi cette différence entre irrémédiablement stérile et potentiellement fécond fait-elle une différence de fond ?
          Il y a une forme de déterminisme dans votre point de vue qui, je pense, disqualifie le raisonnement.
          « 

          Le point de vue dont parle, Tic-Tac, est celui de Lord Farcouad dans Shrek : »Nous formerons un couple parfait dans un monde parfait .« .
          Or si le monde dans lequel nous vivons était parfait cela se saurait.

          Je connais des »couples« hétéros dont le mariage repose depuis des années sur un enfant non désiré suite à une insouciance. Ma foi il font avec, cela se passe aussi bien que possible mais il y a belle lurette qu’il ont renoncé à l’idée de la gentille famille »Kinder« harmonieuse et épanouie. Je connais aussi un couple de lesbiennes, chacune ayant un garçon (pas d’option). Il ne s’y passe pas une journée sans que chacun entende »Je t’aime« . Et même si c’est en dehors des murs familiaux, les deux enfant ont une figure paternelle présente et solide, ce qui n’est pas le cas pour certains enfant de mères célibataires.

          Alors où est le bien, la droiture, la »normalité" au milieu de tout cela ... D’autant plus que les exemples inverses existent également !

          J’ai des principes et des valeurs. Je les ais choisies et éprouvées. Je les assumes. Pour le reste, je me soucie bien plus des résultats concrets que des règles. Les théoriciens de salon sont très bien là où ils sont : dans des salons.

          Et pour info, je n’ai pas de solution miracle ni de point de vue arrêté sur les unions homosexuelles tout simplement parce que le sujet est trop complexe pour mon esprit.


        • Le Yeti Le Yeti 16 mai 2012 11:42

          « Cette différence naturelle et irréversible doit être assumée par les couples homosexuels »

          De même que le blanchiment des cheveux avec l’âge et la variole sont naturels ...


        • TicTac TicTac 16 mai 2012 11:44

          @ Yeti,

          je ne parviens pas à voir où nos idées divergent.
          J’essaye juste de faire dire à ceux qui sont contre le mariage homo et l’adoption homoparentale quelles sont leurs véritables arguments.
          Or jusqu’ici, je ne vois que des réticences, certes légitimes, mais qui manquent cruellement de justifications.
          Votre question semble être celle du respect de nos différences.
          Je suis d’accord.
          Pour moi, le respect des différences n’est pas de faire entrer hétéros et homos dans un même moule du mariage mais de prévoir que chacun peut s’unir, de façon différente, et avec des conséquences juridiques adaptées à la situation.


        • TicTac TicTac 16 mai 2012 11:45

          « quels sont » et non « quelles » !


        • nico31 16 mai 2012 11:54

          @Tit Tac
          Vous écrivez : "Là encore, j’attends de voir des études sérieuses sur la question de savoir si le fait d’être adopté par deux homos est un handicap pour un enfant.« 

          A l’absence d’étude peut être conviendrait il d’appliquer le principe de précaution.

          Vous écrivez : »cet intérêt n’est pas d’être adopté par des parents hétéros mais d’être adopté par des parents qui lui donneront l’éducation qui convient, dans un cadre familial équilibré.« 

          Certes. Mais il existe actuellement des milliers de couples hétérosexuels jugés aptes pour ces conditions et candidats à l’adoption. Et en face un nombre bien inférieur d’enfants adoptables. Donc entre deux couples estimé aptes quels serait l’intérêt de l’enfant a être confié à couple homosexuel ?

          Actuellement, ni le conseil de famille (pour les adoptions en France) ni à plus forte raison les autorités étrangères (pour les adoptions internationales) n’ont à justifier le choix du couple qu’elles estiment le plus apte à accueillir l’enfant. C’est légitime puisque c’est uniquement l’intérêt de l’enfant qu’ils ont à considérer. Autoriser l’adoption homosexuelle entrainera à coup sur des suspicions de discrimination quand des »candidatures" homosexuelles seront rejetées et des recours qui entraineront de l’insécurité juridique et nuiront aux intérêts des enfants.


        • Le Yeti Le Yeti 16 mai 2012 12:03

          @ Tic-Tac.

          « je ne parviens pas à voir où nos idées divergent. »
          Qui a dit qu’elles divergent ? Juste deux chemins différents qui vont sensiblement au même endroit.

          Pour moi, cette question (comme tant d’autres !) est avant tout un « comment ? » plus qu’un « Est-ce que ? » (qui n’est pas à exclure mais après ! Une fois que l’on a vraiment et solidement établi le sujet.). Et toujours selon moi, c’est l’opinion qui se fonde sur la réflexion et non l’inverse.
          J’essaie juste d’ouvrir la question et de reposer le débat dans son contexte pour esquiver une stupide guerre de position aussi sourde qu’aveugle car j’observe souvent tant de certitudes avec si peu de réflexion.


        • TicTac TicTac 16 mai 2012 12:06

          @ Nico,

          le principe de précaution me paraît un peu exagéré en la matière, surtout lorsque, de fait, vous avez des parents ayant été un temps hétéros puis sont devenus homo (bon, c’est un raccourci !), qui sont parents dans leur ancienne vie et vivent avec une personne du même sexe et sont pour autant parfaitement capables d’éduquer leurs enfants avec leur nouveau partenaire.

          sur votre seconde remarque, c’est une question de point de vue.
          Vous dites « quel est l’intérêt de permettre l’adoption par des homos quand il n’y a pas assez d’enfants pour le nombre d’adoptants hétéros ».
          Vous êtes en droit de considérer qu’il doit exister une priorisation des demandes en fonction du statut familial choisi.
          Je suis en droit de dire que si rien ne justifie une différenciation, les homos devraient pouvoir disposer des mêmes droits et que finalement, seul compte l’intérêt de l’enfant.

          Quant aux suspicions de discrimination, je ne vois pas que ce constat puisse être un argument en défaveur de l’adoption par un couple homo...


        • TicTac TicTac 16 mai 2012 12:14

          @ Yeti,

          parfaitement d’accord, alors !

          @ Nico,

          pour finir, vous faites de l’enfant adoptable une denrée rare et des parents adoptables des candidats qu’il faudrait sélectionner en fonction de critères discriminants (à mon sens).
          Or l’enfant adoptable n’est pas une denrée rare, il est un enfant à qui l’on doit assurer un avenir radieux et pour qui la question se pose de savoir si, légitimement, l’adoption par un couple homo pose problème.
          La question se pose cruellement dans d’autres domaines, logement, travail, où la pénurie amène inévitablement ces mêmes interrogations de savoir s’il faut établir des critères et si oui, lesquels.
          Je remarque une chose, c’est que nous avons théorisé en France les droits de l’homme, mais que nous sommes bien incapables de nourrir une vraie réflexion sur ce sujet pourtant immédiat de notre société, alors que d’autres pays l’ont fait.


        • nico31 16 mai 2012 15:44

          @TicTac

          "il est un enfant à qui l’on doit assurer un avenir radieux et pour qui la question se pose de savoir si, légitimement, l’adoption par un couple homo pose problème."

          Éliminons d’emblée le cas de l’adoption étrangère (80 % des adoption). La totalité des pays étrangers dont sont originaires les enfants adoptifs n’admettent pas l’adoption homosexuelle. Donc, même si la France acceptait l’adoption homosexuelle, dans 80 % des cas au mieux cela ne changerait rien pour les homosexuels, au pire cela empêcherait l’adoption par des couples hétérosexuels français ce qui du point de vue de l’intérêt des enfants est sans importance (ils seront simplement adoptés dans les pays n’ayant pas légalisé l’adoption homosexuelle) mais du point de vue des parents français en attente d’enfants serait vraiment dramatique.

          Dans le cas des enfants français pupille de l’état, le choix des parents est un choix souverain du conseil de famille des pupilles de l’état qui n’a pas a rendre de compte sur le choix qu’il fait et doit agir au mieux de l’intérêt de l’enfant. Actuellement les conseils de famille pour chaque adoption dispose d’une dizaines de dossiers de parents agréés d’égale valeur. Concrètement, pourquoi entre tous ces parents a priori égaux, iraient ils sélectionner les parents les plus atypiques ? Comment justifier ce choix ?

          Actuellement la décision du conseil de famille est souveraine et n’a pas à être justifiée. Et c’est heureux, car les parents non retenus le sont forcément aussi pour des raisons qu’ils ne peuvent pas entendre. Vous imaginez bien que la sensibilité des associations activistes homosexuelles est telles que si les décisions d’attribution en faveur des couples homosexuels ne se révélaient pas à la hauteur de leurs espérances l’accusation de discrimination apparaîtrait aussitôt et que rapidement les conseils de famille seraient tenus de justifier leurs choix ce qui n’est pas souhaitable car ce choix sera toujours discriminatoire !


        • Annie 16 mai 2012 18:59

          "La question de l’adoption par des homosexuelles est la suivante :

          Sachant qu’il y a moins d’enfants adoptables que de couples souhaitant adopter, qu’est ce qui pourrait justifier dans l’intérêt de l’enfant, toutes choses étant égales par ailleurs, que l’on confie un enfant à un couple homosexuel plutôt qu’hétérosexuel ?"

          J’aimerai tourner ce paragraphe autrement :

          Sachant qu’il y a moins d’emplois que de chômeurs, qu’est ce qui pourrait justifier dans l’intérêt de l’employeur, toutes choses étant égales par ailleurs, que l’on puisse donner la préférence à une personne handicapée ou que l’on puisse instaurer un quota ?


        • ffi ffi 16 mai 2012 19:50

          C’est quoi l’analogie entre un couple homosexuel et une personne handicapée ?


        • Annie 16 mai 2012 20:16

          Il n’y a pas d’analogie entre un couple homosexuel et une personne handicapée, ou une femme pour prendre un autre exemple, seulement l’utilisation d’un argument qui peut justifier n’importe quelle discrimination, envers n’importe qui.


        • ffi ffi 17 mai 2012 00:45

          C’est que vous ne savez pas travailler les idées par stricte analogie, ce qui vous fait glisser d’une idée à une autre de manière fausse. L’analogie doit toujours être pensée dans un sens strict pour être valide, sinon c’est de l’amalgame. Qui plus est, il faut qu’il y ait du sens.
           
          L’analogie que vous faite ici, c’est  :
          Des chômeurs sont candidats à l’emploi comme des couples sont candidats à adopter l’orphelin
          Puis : L’intérêt de l’employeur est comme l’intérêt de l’orphelin.
          Puis : Un chômeur handicapé est comme un couple homosexuel.
           
          Or le couple de parents est le maître de l’enfant (tuteur), comme l’employeur est le maître de l’emploi.

          Donc, vous inversez les rôles :
          L’orphelin est analogue au chômeur, le couple analogue à l’employeur.

          L’intérêt du chômeur est d’avoir des bonnes conditions de travail, afin que sa santé physique et psychique ne soit pas en danger.


        • Mmarvinbear Mmarvinbear 17 mai 2012 11:59

          « Cette différence naturelle et irréversible doit être assumée par les couples homosexuels. »

          Vous êtes donc contre les méthodes de procréation assistée pour les couples hétéros, et contre l’adoption aussi, pas vrai ?

          C’est la suite logique du raisonnement pour ce qui touche la stérilité naturelle.


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 16 mai 2012 11:33

          Ce sont des revendications essentiellement financières qui démontrent à quel point on est dans le délire fiscal entre autre au niveau des sucessions et des donations.

          Les uns se sentent obligés de monter des sociétés comme la sapinière pour diminuer au maximum l’ISF et d’autres veulent se marier pour payer moins d’impôts.

          Voilà où on en arrive : à devoir faire semblant qu’un des deux est financièrement dépendant de l’autre pour éviter des droits de donation ou de succession.


          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 16 mai 2012 11:36

            Financièrement dépendant pour cause de gosse en bas âge, bien entendu.

            Et sans rire ils vont devoir se promettre fidélité à vie avec en corolaire le divorce pour faute grâve.




          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 16 mai 2012 11:42

            Bref, c’est un sacré paradoxe pour tous ces bobos libertins que d’exiger le droit au mariage pour éluder la fiscalité qu’ils ont élaborée.


          • anty 16 mai 2012 12:07

            Le mariage gay ou la simple acceptation de la différence ne sont pas suffisamment soutenus en France. Le peuple n’a jamais été consulté sur ce genre de question sociétale, pas même pour le PACS. En 2011, le Conseil constitutionnel s’est prononcé à la défaveur du mariage gay et a renvoyé au législateur la responsabilité de décider d’un éventuel changement dans la législation. Si François Hollande tient sa promesse électorale et fait voter la loi autorisant le mariage homosexuel, cela sera une grande première...


            • anty 16 mai 2012 12:18

              Le référendum seul doit trancher ce genre de litige


            • appoline appoline 16 mai 2012 18:38

              Il serait convenable de demander l’avis aux citoyens. Nous nous étonnons de la fragilité de nos jeunes, moi il y a belles lurettes que je ne m’étonne plus.


            • Mmarvinbear Mmarvinbear 17 mai 2012 12:03

              Le référendum a déjà eu lieu. C’était le 6 mai dernier.


            • anty 16 mai 2012 12:10

              Avec tous les très graves problèmes que connait la planète, cela parait évident que le mariage entre homosexuels est d’une importance primordiale. Voilà qui va aider l’humanité à se relever des décombres sur lesquels ils vivent...


              • Le Yeti Le Yeti 16 mai 2012 12:30

                A mes yeux, la planète souffre d’un seul et unique problème : une perte totale des valeurs (et repères). Creuse tous les problème que la planète rencontre et tu trouvera arrivisme et insouciance derrière. Et de plus, ce n’est parce qu’une question est secondaire qu’elle n’a pas d’importance.

                Au delà de la question de l’union homosexuelle elle-même, c’est la question de notre regard et de son ouverture sur les autres - qui ne sont que des autres nous-même !- qui se pose. Et par extension notre regard sur le monde, sur nous même et le rôle que nous jouons ou pas, de ce que nous assumons ou pas.

                Et concrètement comment BFM peut-être « la chaine n°1 de l’info » lorsque l’information essentielle d’hier soir était la foudre tombée ou pas sur le zinc de FH ? Les querelles de clocher droites-gauches, truc, bidules ne font-elles rien d’autres que masquer le cœur des problèmes telle que l’origine de la dette et sa véritable ampleur. Non parce que là, il faut ouvrir les yeux ! Il ne s’agit plus de se serrer un peu la ceinture mais bien de gérer si tant est que cela puisse l’être un dépôt de bilan à l’échelle d’un continent. Les grecs pourraient sortir de la zone Euro ... Fariboles ou pas ? La vraie question est-qu’est-ce que la zone Euro ? Est-elle réellement aussi légale et légitime qu’on le dit ? Comment fonctionne la création monétaire ? Le cours de l’or, l’un des indices de référence, tient-il compte de l’or papier ou seulement de l’or existant physiquement et qui ne représente qu’un quart de l’or vendu ? Comment ont évoluer les transports de marchandises internationaux au couirs des trois dernières années ?

                Comme on le voit aisément, ce ne sont effectivement pas les questions primordiales mais pourtant négligée qui manquent et d’autres question qui paraissent secondaire sont en fait plus importantes qu’il n’y parait.


              • amipb amipb 16 mai 2012 19:41

                La question va tout de même au-delà, Yeti.

                Dans l’adoption par un couple homosexuel, il y a 2 entités à considérer : le couple lui-même et l’enfant.

                Personnellement, j’ai l’impression que ce dernier est toujours considéré comme un objet et que son avis importe peu. Doit-on hypothéquer l’avenir d’un enfant pour assouvir la lubie de certains adultes ?

                J’ajouterai que les homosexuels sont habituellement très critiques envers les comportements hétérosexuels. Pourquoi alors veulent-ils les copier ?

                Est-ce pour, comme le dit Anty plus haut, profiter d’allègements fiscaux ?

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