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Accueil du site > Actualités > Société > Vers la joie d’apprendre

Vers la joie d’apprendre

Et si d’un coup comme ça, nous revenait le bonheur d’apprendre. Le goût de la découverte, le plaisir de se rendre compte qu’aujourd’hui je sais ressentir, faire, comprendre des choses qui hier encore m’étaient étrangères.

Elle a mal l’école, elle a de plus en plus mal. Pourtant toute cette jeunesse rassemblée, pourtant tous ces enseignants motivés. Quel potentiel ! Il y a de quoi produire autre chose que de l’angoisse. Regardons deux minutes par la fenêtre et prenons le temps de rêver.

 Apprendre à vivre au contact du vivant

 Et si nous tentions de remettre quatre choses dans l’ordre. En premier nous pourrions dire que l’essentiel c’est d’apprendre à vivre. Apprendre à vivre ça veut dire, faire. Apprendre à respirer en respirant, apprendre à courir en courant, à chanter en chantant, apprendre à sauter, à danser, à grimper aux arbres, à dormir dehors la nuit, apprendre à nager dans l’étang, à se vautrer sur un matelas de feuilles mortes après les avoir rassemblées, apprendre à marcher en chaussures dans le ruisseau, apprendre à faire un feu, apprendre à écouter les oiseaux, voir se lever la première étoile dans le ciel, assister à un levé de lune…Vivre c’est être au contact du vivant. Arbres, vaches, lapins, chèvres, renards, canards, grillons dans la main, attraper un poisson, se saisir d’un crabe… Comment pourrions-nous apprendre à vivre autrement qu’au contact du vivant ? Comment avoir accès à la vitalité en côtoyant des objets inanimés ? Comme dit Jean-Jacques Rousseau : « L'homme qui a le plus vécu n'est pas celui qui a compté le plus d'années, mais celui qui a le plus senti la vie. ».

 Nous devons être d'abord des hommes

 Après, quand on sait un peu plus vivre, quand on a conscience d’appartenir au vivant, quand on sait en être, avec son corps peut-être plus qu’avec son esprit, on peut plus facilement apprendre à être Humain. Parce que c’est ça le deuxième sujet, c’est apprendre à être Humain. Apprendre à être Humain on ne peut le faire qu’au contact des Humains. C'est-à-dire au contact de ceux qui parlent, au contact de ceux qui utilisent la parole comme principal moyen de communiquer. Être Humain c’est raconter, c’est se confier, c’est dire. On apprend à devenir Humain au contact de ceux qui ont cultivé leur humanité, au contact de ceux qui ont donné d’eux-mêmes, il y en a dans tous les territoires et dans tous les secteurs. C’est facile de les reconnaître, ils nous touchent. Les enfants, les jeunes devraient les rencontrer. Apprendre à être Humain, c’est apprendre à respecter, c’est prendre conscience de sa puissance et apprendre à faire en sorte qu’elle soit bien vécue par tous, qu’ils soient humains ou non. Être Humain, c’est être bienveillant, avoir figure humaine en toutes circonstances. C’est savoir qu’on peut se rendre utile. L’art, la beauté font l’humain. Être Humain c’est être responsable au-delà de l’ici et maintenant. Comme dit Henry David Thoreau : « Nous devons être d'abord des hommes et ensuite seulement des sujets ». Il faut déjà être vivant pour être humain, puis après seulement on pourra facilement devenir citoyen.

 Nous sommes de plusieurs territoires

 C’est le troisième apprentissage qui est là. Il s’agit d’apprendre à être citoyen. De la même façon que pour les deux apprentissages précédents, c’est en fréquentant des citoyens qu’on devient citoyen. Nous sommes de plusieurs territoires, d’abord d’un territoire local, puis d’un pays, puis de l’Europe ici en France et de la planète. Ces territoires ont des destins et chaque humain peut influer sur ces destins. Chaque humain peut dire ses aspirations à ses concitoyens, dans la démocratie il est invité à devenir partie du corps social. Sans la présence de chacun pas de corps social complet, sans corps social vivant et agissant, c’est l’existence humaine qui est en danger. Un citoyen qui à l’humanité en lui et qui a la vie met la communauté à l’abri du totalitarisme.

 La dimension prosaïque de nos vies

 Enfin vient le quatrième apprentissage qui est celui qui semble hélas toujours mis en avant dans l’institution scolaire dans l’oubli quasi systématique des trois autres qui sont pourtant des préalables incontournables. Nous avons tous à apprendre à produire et consommer. Nous avons à apprendre à nous inscrire dans la réalité économique, c’est la dimension prosaïque de nos vies. Si elle ne saurait être prioritaire, elle est indispensable. Manger, boire, se vêtir, se loger, se déplacer, se cultiver, se détendre… autant d’activités auxquelles nous avons tous à pourvoir dans la dignité. Pour cela il faut connaître un métier et pouvoir l’exercer.

 L’idée qui est là, c’est que c’est plus facile de devenir humain quand on est vivant, puis plus facile d’être citoyen quand on est humain et qu’enfin c’est sans doute plus simple alors de s’inscrire dans le produire et consommer sans angoisse. Notre école surtout dans nos premières années, ne devrait pas être tendue vers l’employabilité mais s’attacher à construire des personnes, pleine de vie, d’humanité et en pleine capacité d’exercer leur citoyenneté et naturellement un métier.

 Perdre la vie, perdre son humanité, perdre ses droits civiques, perdre son emploi, quel est le plus grave ? Quel est le plus facile à retrouver ? A chacun d’apporter sa propre réponse. Mais rappelons nous, comme dit John Dewey : « L'éducation est un progrès social... L'éducation est non pas une préparation à la vie, l'éducation est la vie même. ». Alors voilà, c’est peut-être pas mal de reprendre les choses par le début pour retrouver la joie dans l’apprentissage. Elle y a sa place, nous avons à la lui rendre.

RG


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25 réactions à cet article    


  • easy easy 13 février 2012 14:01

    ’’’’’’’ Comme dit Jean-Jacques Rousseau : « L’homme qui a le plus vécu n’est pas celui qui a compté le plus d’années, mais celui qui a le plus senti la vie. ». «  »«  »"

    Que de belles phrases on peut produire en juxtaposant des mots vagues

    Sentir

    Vie


    En ce qui me concerne, la vie au sens oeuf-têtard-grenouille, je ne l’ai ressentie fortement que dans la tranche de 10 à 24 ans

    La vie au sens que la guerre fait ressortir comme important, je ne l’ai ressentie que dans la tranche de 5 à 15 ans 

    La vie au sens de la passion amoureuse, seulement entre 18 ans et maintenant

    La vie au sens social, seulement entre 27 et maintenant

    La vie au sens intellectuel, seulement entre 40 ans et maintenant.

    Ce schéma personnalisé comportant des exceptions et des carrefours.

    Alors de quelle vie parle J J Rousseau ?




    Et là-dessus, en procédant vous aussi de mots à sens très large, sans rien définir, en déniant la compétition de la vie, vous coton-hydrophilez d’une suite de lieux communs.




    Je vais vous le dire autrement. A mon sens, un bon discours doit valoir encore sous les bombes. 
    Le vôtre s’écroulerait à la première gifle.

    Ce que je dis là, je le tire de ce que j’ai vécu sous les tirs de lance-pierres, de chaux-vive et de mortiers. Ceux qui ne savent pas rendre cohérent ce genre de moment de vie, même en l’expliquant après coup, feraient aussi bien de se taire ou en tous cas de ne pas discourir sur la vie.



    Peut-être me comprendrez-vous mieux si je pose qu’il existe deux écoles à principes opposé. Disons l’école de type Shao-Lin ou spartiate et l’école de type Freynet, Montessori

    Côté spartiate, on irait à présenter à l’enfant le spectacle d’un monde exagérément compétitif
    Côté Montessori, on irait à lui présenter le spectacle d’un monde exagérément duveteux.

    Il se trouve que Shao Lin mais Za Zen aussi, tendent à enseigner leur vision en isolant très complètement l’enfant. Endoctrinement à 100%

    Mais si les Montessori pratiquaient aussi cet isolement en gardant les élèves en pension dans un cadre à la Disney, si les enfants ne voyaient donc rien des duretés de la vie à la télé ou dans la rue grouillante, l’endoctrinement au coton serait également total.

    Si 100% des enfants du monde étaient élevés dans un internat Montessori, ça ferait 100% de Terriens doux comme des agneaux.
    Bin non.

    Absolument pas.
    Parce que pour nourrir 7 milliards de Terriens il faut qu’il y ait des hommes s’engageant dans une lutte contre la pluie, contre la neige, contre le froid, contre la soif, contre la terre à labourer, contre la montagne à creuser de sentiers et de tunnels, contre les vagues pour en sortir des poissons, contre le roc pour en sortir du fer, contre les moisissures, contre le gel, contre les sauterelles, contre la puanteur des porcheries, contre la fatigue, contre l’épuisement.
    Et figurez-vous, qu’après vingt ans passés à lutter ainsi contre tant de choses dures on devient moins cotonneux et plus calleux


    • lulupipistrelle 13 février 2012 15:38

      Jean Jacques Rousseau, celui qui a dit « Je hais les livres parce qu’on y apprend à parler de ce qu’on connait pas ? »... 


      Avec un type pareil , on peut mettre les gosses dans une caverne et regarder combien de temps il leur faudra pour faire du feu ... 

      ...

      Et pourquoi voudriez-vous nourrir 7 milliards d’individus ? Ils n’ont ni cervelle, ni mains pour se débrouiller par eux- mêmes ? 

      A chacun de construire sa vie, y en a marre des grands desseins qui condamnent les projets personnels. 

      PS : Mes enfants pratiquent et les Arts Martiaux et la Musique Baroque. 


    • easy easy 13 février 2012 15:55

      «  »«  » Et pourquoi voudriez-vous nourrir 7 milliards d’individus ? Ils n’ont ni cervelle, ni mains pour se débrouiller par eux- mêmes ? «  »«  »

      Où ai-je dit que je voulais nourrir 7 milliards d’individus ?


    • lulupipistrelle 13 février 2012 17:44

      Quand on écrit : "  Parce que pour nourrir 7 milliards de Terriens il faut ... ", c’est quasiment comme si on voulait se responsabiliser et responsabiliser ses interlocuteurs, voire leurs progéniture... 

      Je me suis peut-être méprise.. 

    • easy easy 13 février 2012 18:41

      «  Parce que pour nourrir 7 milliards de Terriens il faut ...  » n’était pas à saucissonner mais à laisser tel quel avec le reste de la phrase

      ***** Parce que pour nourrir 7 milliards de Terriens il faut qu’il y ait des hommes s’engageant dans une lutte contre la pluie, contre la neige, contre le froid, contre la soif, contre la terre à labourer, contre la montagne à creuser de sentiers et de tunnels, contre les vagues pour en sortir des poissons, contre le roc pour en sortir du fer, contre les moisissures, contre le gel, contre les sauterelles, contre la puanteur des porcheries, contre la fatigue, contre l’épuisement. ******
       
      Et cela venait après mon hypothèse où 100% des enfants du Monde seraient élevés strictement en Montessori, selon la théorie et la rhétorique duveteuses de l’auteur 

      7 milliards de mentalités Montessori, c’est très mimi jusqu’au moment où ces gens devront réaliser qu’il faut cogner durement la roche pour manger.
      Si 7 milliards d’individus sont élevés dans du pur coton pendant 25 ans, qui aura le courage de partir 2 mois en mer pour pêcher la morue ?

      Les discours montessoristes et similaires me révulsent car sous leurs airs angéliques, ils dénient l’incontournable nécessité d’affronter le dur de la vie et il y en a. 





    • lulupipistrelle 13 février 2012 19:37

      Alors je vous rassure tout de suite. Je suis dans une association qui prône une éducation genre Montessori. La plupart des parents sont aussi souvent des partisans du « do it », capables de construire leur maison des fondations au toit tout seuls, et qui apprennent à leurs gosses à s’en sortir dans tous les cas de figure, en mouillant leur chemise si besoin est. 


    • lulupipistrelle 13 février 2012 19:44

      PS : Au train où ça va, il n’ y aura bientôt plus de morues... mais le « Grand métier » était aussi une affaire de passion. 


      L’éducation Montessori consiste à amener les enfants à l’âge adulte en respectant leur rythme, pas à en faire des chochotes... A chaque âge, ses défis. 

    • easy easy 13 février 2012 20:23

      Je l’ai déjà dit, Shao Lin, Za zen, spartiate me semblent excessivenement durs à moins que leur dureté soit bien progressive avec l’âge.

      Mais Montessori me semble excessivement duveteux, à moins qu’il y ait un correctif vers la dureté avec l’âge

      Vous posez dans les fondamentaux du genre Montessori, le respect du rythme de l’enfant.
      Je veux bien. Mais s’il n’y a pas un correctif de contrainte avec l’âge, qui ira traire les vaches à 5h du matin ?

      L’auteur, ici, reste 100% duvet


    • L'enfoiré L’enfoiré 13 février 2012 15:25

      Un bien vieux texte me reviens en mémoire. « Demandez le programme et corrigez-le ».
      Apprendre est aussi une question d’efficacité, de manière de passer le savoir et pas uniquement suivre un programme.


      • lulupipistrelle 13 février 2012 15:28

        Certainement. C’est très amusant d’apprendre et de se découvrir, et de devenir autonome. Mais c’est pas à l’école qu’on peut faire tout ça. 

        Signé : une mère qui a choisit la non scolarisation de ses enfants. 

        • lulupipistrelle 13 février 2012 15:40

          @L’enfoiré : j’irai regarder... par curiosité, parce que maintenant on arrive au bout du chemin... 


        • Raymond SAMUEL paconform 13 février 2012 21:14

          Easy,

          J’apprécie vos intervention, mais là, il me semble que vous êtes passé à côté de quelque chose d’important.
          Le préalable suivant m’aidera peut-être à me faire comprendre :

          - Boris Cyrulnik est l’inventeur de la résilience (bien sûr, ça existe) mais il aurait dû penser au risque d’encouragement à la maltraitance (pourquoi se gêner puisque ça n’a pas de conséquences...)

          Vous dites :

          - « parce que pour nourrir 7 milliards... »

          Je vous suis complètement ! Je descends d’une très longue lignée de paysans et je vois à travers ma fenêtre les terres qu’ils ont défrichées à la pioche/pelle/barre à mine, dans une montagne alors couverte par la forêt et les roches.
          Ils avaient le moral ! Et le biceps !
          Ensuite ils ont fait ce que vous dites (neige, froid, chaud, pluie etc.) pendant deux ou trois millénaires et jusqu’aux générations de la première moitié du 20ème siècle.

          Malheureusement, comme Cyrulnik, vous laissez croire que la capacité à lutter contre la neige et le froid, pour creuser la montagne, piocher la terre ou pêcher la morue sur les côtes d’Islande s’acquiert grâce à des mauvais traitements dans l’enfance ! On n’a vraiment pas besoin de ça dans l’ambiance éducative actuelle.
          Je pense que ce qui a joué positivement à cette époque c’est autre chose.
           Vous ne me ferez pas croire que si les jeunes générations ne sont pas capables de faire ce que faisaient les générations d’avant, c’est à cause de Maria Montessori ou Françoise Dolto. Parce que combien d’enfants sont élevés dans des écoles Montessori ? et Dolto, personne ou presque ne se réfère plus à elle. Voyez plutôt(et notammen) du côté de l’école ségrégationniste, démotivqnte, destructrice...
          Non, ce n’est pas avec de la maltraitance qu’on obtient des jeunes courageux et en bonne santé, c’est plutôt et notamment, par imitation de parents et autres adultes courageux, PRESENTS, incitatifs et valorisants.
          Malheureusement et malencontreusement votre texte pourrait, comme en ce qui concerne Cyrulnik, être interprété comme un encouragement à la maltraitance,


          • easy easy 13 février 2012 23:02




            «  »«  »Vous ne me ferez pas croire que si les jeunes générations ne sont pas capables de faire ce que faisaient les générations d’avant, c’est à cause de Maria Montessori ou Françoise Dolto. «  »«  »

            En effet, je ne chercherai pas à vous le faire croire puisque je n’y crois pas moi-même



            «  »«  » Malheureusement, comme Cyrulnik, vous laissez croire que la capacité à lutter contre la neige et le froid, pour creuser la montagne, piocher la terre ou pêcher la morue sur les côtes d’Islande s’acquiert grâce à des mauvais traitements dans l’enfance «  »«  »"

            Où ai-je écrit ça ?



            Il me semble avoir écrit clairement autre chose
            Du pur Montessori jusqu’à 25 ans (acquis par internat isolé du monde comme l’est Shao Lin ou Za Zen) ne pourrait en aucun cas préparer un jeune adulte à se lever à 5h pour aller traire les vaches ni à partir deux mois en pêche hauturière, ni à abattre des veaux, ni à faire des andouillettes, ni à élever des huîtres, ni à réparer des camions, ni à installer une chaudière dans un sous-sol, ni à faire le CRS, ni à faire le déménageur


            Mais je suis disposé à changer d’avis face à toute preuve du contraire.








          • Alpaco 14 février 2012 00:00

            Excellent article.

            (mode cynique-libéral on)
             Car il commence par : « le bonheur d’apprendre ». Et c’est choquant, tant cela est intellectuellement suspect de ne pas correspondre aux standards des « valeurs actuelles ».
             Le bonheur c’est être riche et d’en profiter. Profiter, c’est prendre du plaisir en achetant le travail des autres, en payant ce que je ne sais pas faire. Profiter, c’est acheter le savoir et les compétences des autres.
             J’ai ce droit car il a été défini que mon statut, mon savoir et mes compétences me le permettent ; hommes, territoires, vies : que du bla-bla. Si je peux prendre plus, je me sert, j’en reprend, j’en joui, j’en suis fier, car je suis un winner.

            « Perdre la vie, perdre son humanité, perdre ses droits civiques, perdre son emploi, quel est le plus grave ? Quel est le plus facile à retrouver ? »
            Aucun tant que tu es en vie tu profites de ton pognon. Philosopher sur des évidences ne rapporte rien, et ne satisfait que les gagne-petit.

            La seul bonheur est d’apprendre à jouir.
            Le reste est de la foutaise. Point barre, à la ligne, circulez rien à voir.

            (mode cynique-libéral off)


            • Raymond SAMUEL paconform 14 février 2012 10:30

              Easy,

              - « Où ais-je écrit ça ? »

              Non, vous ne l’avez pas écrit et je ne vous en ai pas accusé, j’ai dit que votre accusation contre les écoles Montessori et le coton étaient bien orientée et risquaient très fortement d’être comprises (idem la résilience de Cyrulnik) copmme étant un encouragement à la maltraitance.
              Ce n’est pas le moment de pousser dans ce sens alors que le respect pour les enfants est encore considéré comme une trahison des adultes, avec les résultats que l’ion ne veux pas savoir (parie émergée de l’iceberg : deux enfants meurent CHAQUE JOUR sous les coups des adultes, les parents ou beaux-parents la plupart du temps).
              Excusez-moi d’insister mais il le faut.


              • easy easy 14 février 2012 12:00


                «  »«  »«  j’ai dit que votre accusation contre les écoles Montessori et le coton étaient bien orientée et risquaient très fortement d’être comprises (idem la résilience de Cyrulnik) copmme étant un encouragement à la maltraitance. »«  »«  »« 


                Vous me semblez redouter essentiellement d’être accusé de maltraitance
                Ambiance talibane alors



                Les applications actuelles en Montessori sont mixtes de culture car l’enfant n’y est pas complètement isolé et n’y passe pas non plus 25 ans. L’effet duvet est faible. 
                Au contraire, les enfants de Sparte Shao Lin et Za Zen sont réellement et exagérément isolés pendant longtemps. L’effet d’enducissement y est trop fort.

                J’ai constamment indiqué ces points d’absolus ou d’extrême dans ce que j’ai dit.
                Si le Coran ne peut pas être discuté sous peine d’accusation criminelle c’est que le contexte est taliban


                L’auteur nous explique qu’il faut du Montessori sans préciser le moins du monde qu’il ne doit pas être absolu. A le suivre, on irait vers du 100% . Et je dis alors que si quelques burqas ne bloquent pas le système, tout le monde sous burqa le bloquerait. Que le montessorisme taliban appliqué à 100% des enfants bloquera le système pour des raisons de vache à traire, de maçonnerie et de morue.

                Là-dessus, vous intervenez pour dire essentiellement que quiconque est contre Montessori est pour la maltraitance. Vous me donnez ainsi raison d’avoir vu dans l’appel de ce papier, un discours de taliban.

                Pour l’auteur et vous, tous ceux qui aujourd’hui ne font pas des pieds et des mains pour placer leur enfant dans du Montessori sont pour la maltraitance. Ce genre de raisonnement prompt à pointer d’un index accusateur quiconque ne fait pas comme vous devrait, s’il fait florès, conduire à ce que tous les enfants du monde passent 100% Montessori.
                Et je redis qu’à mon sens, si le système actuel n’est pas troublé par le peu de Montessori appliqué, un développement montessoriste intégriste le bloquera sur le point des morues et des tunnels.


                Pendant ces 40 dernières années, j’ai remarqué que les parents s’efforçant de nourrir leurs enfants avec de »bons« produits et devenaient ivres d’orgueil, très sûrs d’eux, et n’hésitaient guère à affirmer que les parents ne faisant pas comme eux étaient des empoisonneurs, carrément des criminels. Selon eux, il ne reste alors plus qu’à jeter en prison quiconque ne nourrit pas ses enfants que de »bons« produits, de »bonne« musique, de »bon« air et de »bons" vaccins.



              • easy easy 14 février 2012 12:09

                «  »«  »deux enfants meurent CHAQUE JOUR sous les coups des adultes, les parents ou beaux-parents la plupart du temps).
                Excusez-moi d’insister mais il le faut.«  »«  »

                Ca c’est un autre problème. Il est important, il faut le traiter, s’en préoccuper et chercher des solutions.

                Mais autant le talibanisme musulman n’est pas la solution pour résoudre la violence sexuelle, autant le montessorisme n’est pas la solution pour résoudre la violence physique contre les enfants.

                Nous avons à nous inspirer de l’esprit de l’Islam, nous avons à nous inspirer de l’esprit de Montessori. Mais nous devons éviter de tomber dans des excès où Islamisme et Montessorisme deviendraient des doctrines exclusives et jalouses de toute concurrence.


              • Raymond SAMUEL paconform 14 février 2012 14:56

                Easy,

                Je n’ai jamais recommandé autre chose que de respecter les enfants. Les variantes pour y parvenir me paraissent légitimes, mais je ne fléchirait pas sur le principe et j’alerterai l’opinion (selon mes moyens) chaque fois que l’on poussera, volontairement ou involontairement, dans l’autre sens.
                Les deux morts quotidiennes d’enfants en France ne sont pas « autre chose ». Il s’agit là, à peu près toujours, du résultat de la maltraitance subie par les tortionnaires dans leur propre petite enfance. C’est bien un tout.
                Quand à la diversité, merci, je la pratique et la recommande autant que je le peux, toujours dans le respect de la vie, c’est à dire d’abord dans le respect de l’enfant.

                Par ailleurs, merci de ne pas mettre ma photo dans votre galerie de talibans.


                • easy easy 14 février 2012 17:03

                  «  »« Par ailleurs, merci de ne pas mettre ma photo dans votre galerie de talibans. »«  »

                  Je le ferai avec plaisir dès que vous conviendrez que contrairement à ce que vous avez dit jusqu’ici, il est possible de ne pas être pour le 100% Montessori sans être pour autant prozélyte de la maltraitance. (Sinon, j’aimerais que vous me désigniez nommément qui sont ceux dont vous avez parlé plus haut qui seraient susceptibles de m’accuser de maltraitance parce que je ne suis pas pour l’intégrisme Montessoriste)

                  Et vous me combleriez tout à fait en convenant aussi que les parents qui ne donnent pas que des « bons » produits à leurs enfants n’ont pas à être traités d’empoisonneurs.




                  A part ça, l’auteur a fait sa pub et il est retourné à sa caisse.


                • yvan deska yvan deska 14 février 2012 18:48

                  Que serait la vie sans cette joie gratuite et qui dure toute la vie, intérissable, qui construit l’âme, qui fourni la nourriture à l’Homme : la culture. Celui qui a de la joie à apprendre sera heureux partout et ne s’ennuira jamais. Il se contentera de peu et cette parcimonie lui épargnera la frustration des consuméristes maladifs qui ne se satisfont jamais de ce qu’ils possèdent et se lassent vite, ces objets ne remplissant pas le vide qui les habitent de ne pas avoir cette joie d’apprendre des choses nouvelles, se nourrir de culture et d’art, au contact de la nature. Et pour aimer apprendre, il faut des enseignants, des éducateurs, des animateurs qui aiment transmettre. et ça, ça devient rare !...
                  J’ai peur que les jeunes des années 2100 ne pourront plus devenir totalement des hommes et se sentir vivant car il manquera un élément indispensable à notre épanouissement : la nature ! La nature sauvage, épargnées, vierge, belle et inimitable. Là est le terrain de la vie biologique et des espèces, de la profusion des formes et des couleurs, là est la source de nos imaginaires et la grande inspiratrice des arts et des poêtes, des inégnieurs et des inventeurs...Sans nature, quelle référence pour grandir ! Pour einventer, pour s’adapter si le besoin s’en fait sentir ? Quelle espoir sans gènes ? sans diversité ! La banalisation des paysage et leur artificialisation est une rupture avec la nature, avec notre passé, nos traditions, notre enfance...
                  l’éducation à la nature en privilégiant le contact, l’immersion dans la nature, nous apprend à se sentir vivant, à être humain avec les autres, et citoyen en société. Sans nature, pas d’éducation. Car il faut la nature comme référence. Il faut la nature pour y aller seul, respirer, s’écouter, méditer, faire du sport ou peindre. Rien ne remplacera la nature, ni même, encore moins, cette nature en plastique, cette fausse nature manufacturée en asie, ces sapins en plastique et ces fausses plantes, cette fausse forêt en forme de parc péri urbain, ces légumes faussement roses, oranges, ces prairies de fleurs étranges plantées par la DDE sur les rond-points qui ne sont pas d’origine. Il n’y a plus d’origine, il ne reste que des interventions de techniciens et des aménagements. des plantations en monocultiures, des alignements. La nature disparait. Nous avec ! Notre joie d’apprendre ne pourra se nourrir des produits manufacturés des rayons de supermarchés.
                  S’il ne reste que de l’humain, si l’on recouvre toute la terre d’aspalte et de béton, je partirais là où l’Homme ne peut pas (encore) assécher la vie : en mer ! Je partirais en mer ! J’apprendrais l’océan. Mes descendants seront aquatiques ! en attendant, un petit jaune ?


                  • Raymond SAMUEL paconform 14 février 2012 19:19

                    - « Dès que vous conviendrez que, contrairement à ce que vous avez dit jusqu’ici ( ! ?) il est possible de ne pas être pour le 100 % Montessori sans être pour autant prosélyte de la maltraitance. »

                     J’en conviens sans aucune réticence. Parce que je n’ai pas dit ça. Je vous rappelle que vous dénigrez clairement les méthodes éducatives douces en citant Montessori, ainsi que l’éducation de 7 milliards d’individus « dans du pur coton ». Vous conviendriez que cela oriente vers une recommandation à une éducatiçon « à la dure », alors que la maltraitance sévit partout et est responsable de deux morts d’enfants par jour en France.

                    Pour le reste je suis d’accord avec vous, je suis très loin d’être 100 % Montessori ni d’autres choses qui soient prédéfinies. J’ai évité à mon dernier enfant les nuisances de ces éducations prêtes à imposer (la crèche, la maternelle, l’école. Nous nous sommes attachés à le faire vivre dans un milieu NORMAL, avec des adultes qui « font », plutôt qu’avec ceux qui enseignent (sur programme national distribué à 30 enfants baptisés « élèves » et immobilisés pour la circonstance. J’en passe et des meilleures.
                    Ce n’est pas être taliban que faire part de mes observations et de mon expérience.

                    - « j’aimerais que vous me désigniez nommément quels sont ceux dont vous avez parlé plus haut qui seraient susceptibles de m’acuser de maltraitance parce que je ne suis pas pour l’intégrisme Montessoriste. »

                    Ne seriez-vous pas un peu parano sur les bords (et même au milieu)  ?

                    Je n’ai pas dit que quelqu’un allait vous accuser de maltraitance ! ! Encore une fois, j’ai dit que, DANS l’AMBIANCE EDUCATIVE ACTUELLE (sous entendu franchement répréssive) les autres, c’est à dire soixante millions de personnes RISQUAIENT de trouver dans votre orientation une justification ou un encouragement à la maltraitance. C’était une remarque que je croyais pouvoir faire et que je devais faire (je ne vous ai pas traité de taliban, moi).

                    Voulez-vous relire ?

                    - « Et vous me combleriez... »

                    Soyez comblé, je n’ai jamais traité les parents d’empoisonneurs. A peine les fabriquants qui privillégient la présentation commerciale et le faible coût de leurs appros plutôt que l’absence de risque sanitaire de leurs productions alimentaires (et chimiques). Vous êtes au courant j’espère ?

                    Bonne soirée.
                    Oserais-je risquer un conseil ? - Détendez-vous.


                    • easy easy 14 février 2012 19:58

                      Vous ne figurez plus dans ma liste des talibans, j’en suis heureux et je vous en remercie


                    • Raymond SAMUEL paconform 14 février 2012 21:37

                      Bonne nuit Easy.

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