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Accueil du site > Actualités > Société > Viande contaminée : pas de panique

Viande contaminée : pas de panique

La nouvelle est tombée avant-hier entre l’info sur un bébé dans un congélateur, un chauffeur d’Emmaüs ivre et la visite de Sarkozy chez la reine d’Angleterre, on apprend que 2,3 tonnes de viande hachée mise en vente depuis plus de dix jours donc visiblement déjà consommée, était contaminée avec la bactérie E. Coli qui provoque des gastro-entérites (voire de sévères problèmes rénaux ). Force est de constater que l’annonce n’a guère ému dans les chaumières et encore moins les leaders d’opinion, souvent prompts à crier au scandale. Comment expliquer l’inertie de l’opinion sur le sujet ?

Accoutumance au risque de santé publique et relativisation du risque

Les crises de santé publique se multiplient depuis quelques années, à cela il faut ajouter le risque de terrorisme, les menaces écologiques... L’opinion semble se familiariser avec l’idée que le risque zéro n’existe pas, surtout quand ce risque est acceptable (comparé aux autres affaires, "la viande contaminée" est une "petite crise").
C’est un peu ce qu’exprime Benoît interviewé par Ouest-France : « C’est un cycle qui se répète, il y a eu la vache folle, la grippe aviaire, la tremblante des moutons, les alertes reviennent sans cesse, maintenant si on cède à la psychose, on ne fait plus rien  ».

Et c’est vrai qu’aujourd’hui l’info a déjà quitté la Une des médias, il faut dire qu’une autre affaire, ô combien plus médiatique « hits the papers  » ce matin : le Pr Job, dans le procès de l’hormone de croissance, demande pardon.

Une crise en chasse une autre, c’est bien connu.

Mais cette accoutumance aux risques, en tout cas, aux moins graves, n’explique pas tout.

Une communication de crise plutôt bien gérée

Les sociétés concernées, Carrefour, Monoprix et le fournisseur, la Socopa ont plutôt bien géré leur communication de crise :

- un discours cohérent, visiblement concerté : en cas de crise, souvent les différents protagonistes ont tendance à développer leur propre argumentaire, histoire de sauver leur peau, en oubliant les autres acteurs de l’affaire. Ici, ce n’est pas le cas, aucun acteur n’a décrédibilisé l’argumentaire de l’autre, ils ont communiqué selon le même timing, avec le même argumentaire ;

- ils ont plutôt « dédramatisé  » l’affaire en minimisant les risques, le terme de gastro- entérite banalise le risque de santé. Dans notre inconscient collectif on n’en meurt pas, à la différence de « la vache folle, la grippe aviaire » qui évoquent des maladies inconnues, au nom barbare. Et même si, en réalité, le problème peut être grave pour les personnes fragiles (enfants, personnes âgées), il est à peine évoqué ;

- ils ont démontré leur bonne foi :

• les distributeurs : quand leur fournisseur les a officiellement alertés, ils ont immédiatement informé leur client, même si a priori la viande en question était déjà consommée, il n’était pas trop tard pour ceux qui avaient congelé la viande ;

• la Socopa : elle a alerté ses clients sitôt après avoir eu connaissance des conclusions de l’enquête du laboratoire qui fait autorité au niveau national. Pour éviter le pire pour sa réputation, la Socopa a martelé le fait que la viande n’était pas « avariée », mais contaminée (du point de vue de l’ image, cela fait toute la différence  !) ;

- ils ont développé un argument scientifique, en apparence irréfutable : les moyens scientifiques ne permettent pas de réduire le délai pour apprécier le risque de contamination (dix jours) ;

- ils ont joué la carte de la transparence, en apparence...  : ils ne se sont pas cachés, ont communiqué largement en envoyant un communiqué et même en le mettant en ligne (pour Carrefour) et ont répondu aux questions de la presse. Carrefour a placé des affichettes dans ses rayons, appelé ses clients porteurs de carte de fidélité. Les deux enseignes ont mis en place un numéro vert (vite saturé). Donc, ils ont montré qu’ils faisaient tout leur possible pour informer leurs clients ;

- ils ont reçu comme soutien (spontané ?), des experts, comme le directeur des Services vétérinaires local. Ils ont laissé le labo, le service vétérinaire, expliquer la problématique du délai des analyses scientifiques (qui sont plus longs que la durée de vie des produits !). Autre soutien indirect, l’Institut de veille sanitaire qui a déclaré « ne pas avoir identifié de cas de maladie à ce jour en lien avec les steaks hachés  ». Sur ce point, les distributeurs ont été plus « responsables » puisqu’ils ont reconnu qu’il était possible que trente personnes présentaient des symptômes qui pouvaient être liés à la bactérie. Tout en précisant qu’il n’y avait pas de cas critiques. Bien joué, cette déclaration allait plutôt dans le sens de la transparence.
Même la Socopa n’a pas hésité à expliquer l’origine de la présence de la bactérie et a fait l’hypothèse d’une projection d’excréments lors du dépeçage.

BILAN D’ÉTAPE

Conclusion, même si distributeurs et fournisseurs sont loin d’avoir tout dit dans cette affaire et n’ont pas voulu aller jusqu’à plaider «  la responsabilité morale » et encore moins la responsabilité juridique (Carrefour s’est juste fendu d’une formule d’excuse sur son site), s’ils n’ont pas communiqué de messages rassurants sur le futur (comment éviter que cela ne se reproduise ?), ils ont évité l’effet de panique et leur réputation ne semble pas écornée.

Ce bilan est à mettre largement à l’actif de la manière dont l’affaire a été gérée par les trois acteurs principaux, mais aussi au facteur chance, la viande contaminée n’a pas fait de victimes et c’est un critère très important pour les médias en particulier. Pas de victimes et surtout plus d’incertitude sur le risque d’aggravation de l’affaire (a priori ceux qui ont été contaminés sont déjà malades, vu le délai qui s’est écoulé). A partir du moment où l’opinion écarte tout risque grave, l’affaire perd son attrait médiatique. Dans ce cas, les journalistes sont moins motivés pour poser les vraies questions, celles qui auraient pu déranger :

Comme cette réflexion de deux clients de Carrefour, Andrée et Charles interviewés par Ouest-France : « dommage d’apprendre la nouvelle aujourd’hui, alors que la date de péremption est passée, c’est un peu comme dire intoxiquez-vous et ensuite on vous informera  ».

D’autres questions auraient pu intéresser les journalistes :

A partir du moment où son propre labo avait détecté cette présence de bactérie, pourquoi la Socopa n’a-t-elle pas alerté ses clients à ce moment-là, par principe de précaution et pourquoi avoir attendu les conclusions d’un autre labo ?

Pourquoi le labo de la Socopa détecte-t-il quasi immédiatement la bactérie quand il faut dix jours au labo national de référence !
On peut se demander aussi comment la bactérie s’est retrouvée là ?

Est-il normal que des excréments de bovin se retrouvent dans la viande hachée  ! La Socopa aurait pu au moins s’étonner de ce fait qui met en cause indirectement son process de qualité, et surtout indiquer ce qu’elle comptait faire pour éviter que cela ne se reproduise. Mais non, la Socopa a joué la carte de la transparence et de la bonne foi, cela suffit sans doute.

Du côté des distributeurs, ils ne semblent pas fâchés par le comportement de leur fournisseur, ils semblent très solidaires, on pouvait s’attendre à ce qu’ils dégagent toute responsabilité sur leur fournisseur, histoire de préserver leur réputation.

Pas mal de questions restent donc encore en suspens, on suivra donc avec attention les conclusions des enquêtes voire des éventuelles actions en justice ainsi que les réactions de l’opinion.

Cela sera intéressant pour mieux comprendre ce qui s’est joué réellement dans cette affaire et vérifier que l’argumentaire (plutôt à minima) développé par les trois enseignes tiendra le coup dans la durée.


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32 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 27 mars 2008 12:33

    Oui ,dans ce pays les centrales d’achats des hypers constituent un véritable danger ,de pars les ententes sur les prix (à quand remontre véritablement de vrais contrôles en France ?????) ,ensuite dans la fuite en avant du prix le plus bas et donc,la perte d’une partie importante de la qualité des contrôles à éfffectuer.

    Sans parler de la communication !

    Comment ne pas considerer cela comme un crime

    A qui verra t-on croire que les responsables n’étaient pas au courant de la contamination ?

    Il convient de s’attaquer à cette financierisation et de la spéculation dans la chaine alimentaire

    Voila un crime qui vient d’être commis et il n’existerait pas de coupables ?

     

     


    • faxtronic faxtronic 27 mars 2008 13:00

      "à quand remontre véritablement de vrais contrôles en France ? ? ? ? ?" Ouh le vilain communiste qui veut controler les prix du marché.


    • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 27 mars 2008 12:51

      Viande contaminée ? Certains ont aussi le droit de se réjouir, de ricaner et même de se moquer ouvertement.

      Qui ? Les végétariens bien sûr ! Ainsi que la plupart des mouvements et des associations plaidant pour la cause animale.

      J’invite ceux qui veulent approfondir la question à lire le Charlie-Hebdo de cette semaine, le n°823 paru le mercredi 26 mars. Pages 8 est 9, une double page consacrée à une rencontre avec Elisabeth de Fontenay et intitulée « Demander que les animaux aient des Droits fait partie de la politique ». Je ne vous en dit pas plus, Charlie Hebdo mérite qu’on l’achète et qu’on le lise, c’est bien plus intéressant que la plupart des articles d’AgoraVox.

      Ceci dit, je ne comprends pas le but de votre article : on dirait que vous admirez la manière dont Carrefour et Monoprix ont "géré" l’incident, alors que le fait même qu’un tel incident puisse se produire devrait être largement dénoncé !

      Car derrière la possibilité que puisse se retrouver sur les étals de boucherie industrielle de la grande consommation, de la viande contaminée, ne prouve qu’une seule chose : le circuit de production des corps de bêtes dépecés, dans le but d’en faire de la nourriture, comporte des risques, tous liés à un rigoureux respect de normes d’hygiène et de salubrité. Une preuve suffisante pour celui qui veut éliminer de son alimentation la viande.

      Je profite donc de ce commentaire pour rappeler quelques évidence, n’en déplaise à ceux qui, conditionnés par une société viandiste, "aiment" la viande, sans se poser de question.

      On appelle viande ce qui n’est pas autre chose que le cadavre dépecé de bêtes élevées et tuées dans ce but. Est-ce une bonne nourriture pour l’homme ? Le fait qu’il s’en nourrisse n’est pas une preuve. Mais la dentition humaine n’est pas une dentition de carnivore (comparez avec la mâchoire d’un tigre, d’un loup, d’un crocodile), non plus que notre constitution qui n’est pas celle d’un prédateur.

      Notre tube digestif, long, n’est pas non plus destiné à digérer la viande. Qu’on y arrive ne prouve pas que c’est naturel de le faire. En revanche, il est bien adapté pour une alimentation en fruits, légumes et autres végétaux.

      Intéressant aussi de voir les mentalités évoluer : on commence à accepter plus d’objectivité quant au caractère cancérigène de la viande, la viande rouge en particulier. Voir cet article, et puis, c’est facile de trouver de la littérature sur la question avec Google :

      http://www.healthandfood.be/html/fr/news/2005/2005-01-12.htm

      Les nutritionnistes déconseillent le végétarisme en employant de faux prétextes (carences ?) uniquement parce qu’il faut tenir un discours "politiquement correct" dans une société qui a placé la viande au sommet de l’alimentation.

      La vérité est de toute manière que les végétariens sont généralement plus mince et en meilleure forme que les viandards.

      Alors, pour ceux qui mangent la viande, cette histoire de viande contaminée, pourquoi ne serait-elle pas pour vous l’occasion d’entrer dans le monde des végétariens ?

      Voici quelques liens pour vous documenter honnêtement :


      • faxtronic faxtronic 27 mars 2008 13:03

        J’aimerais bien comparé ta dentition a celle d’une vache. Tu t’es fait posé un appareil dentaire ? Car notre machoire est celle des omnivores (comme les singes par exemple), et pas celle d’herbivore.

         


      • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 27 mars 2008 13:14

        QUI A INVENTÉ LE MOT "OMNIVORE" ?

        Si on parle d’un animal comme l’ours, on peut, à la rigueur, parler d’un animal "omnivore", mais en fait, ce mot ne veut rien dire du tout. Il a été inventé par COMMODITÉ pour justifier la consommation de la viande.

        L’omnivorisme supposerait qu’on puisse réellement tout manger, ce qui n’est pas le cas : on ne mange pas de bois ni de papier, substances qui font pourtant le gras du menu de beaucoup d’insectes…

        Je pense de toute manière que tout débat est inutile, car les "amoureux du steak saignant" n’entendront le discours des végétariens que pour se moquer.

        Néanmoins, si tu veux faire un pas dans ta compréhension, je te recommande le livre d’Elisabeth de Fontenay :

        Sans offenser le genre. Réflexion sur la cause animale. Chez Albin Michel.


      • Grasyop 27 mars 2008 22:04

        À Faxtronic :

        « notre machoire est celle des omnivores (comme les singes par exemple) »

        Les gorilles sont exclusivement végétariens.

        Les chimpanzés et les bonobos sont frugivores à 90%, le reste étant composé d’autres végétaux (feuilles, fleurs, écorce), d’insectes, et occasionnellement de petits mammifères.

        Les orang-outans sont frugivores à 60%, le reste étant essentiellement composé de feuilles, et occasionnellement d’œufs, d’insectes et de petits vertébrés.

        Si la mâchoire de ces primates est adaptée à un type particulier d’aliments, je ne crois pas que ce soit à la viande.

        Source : Classification phylogénétique du vivant de G. Lecointre et H. Le Guyader


      • Grasyop 27 mars 2008 23:13

        « une autre affaire, ô combien plus médiatique « hits the papers  » ce matin : le Pr Job, dans le procès de l’hormone de croissance, demande pardon. »

        Enfin c’est tout de même normal qu’on parle plus d’un scandale qui a tué une centainte d’adolescents après une longue agonie, et qui n’a peut-être pas fini de sévir, que de quelques cas potentiels de gastro-entérites !


      • Grasyop 28 mars 2008 11:30

        « c etait le point de vue de gens comme charles darwin, carl von linne, cuvier ou bouffon »

        Euh, Buffon, c’est mieux !


      • nounoue david samadhi 27 mars 2008 13:27

        j’aimerais juste rappeler que des chercheurs australien ont validé le fait, que cette même bactérie est la cause des cancers de l’estomac et qu’il faut une bi-antibiotherapie de deux semaines au moins pour s’en débarrasser ... le problème avec les bactéries c’est que nos microscopes ne sont pas encore assez puissant

         

        pour tous les identifier :) imaginer, le myxomycete qui devient une amide qui elle même est le vecteur d’un virus !

         


        • Grasyop 27 mars 2008 21:43

          Je pense que vous confondez Escherichia coli avec Helicobacter pylori, qui est la cause principale, non pas des cancers, mais des ulcères de l’estomac. Elle peut aussi éventuellement causer un cancer, mais dans ce cas-là vous ne vous en sortirez malheureusement pas avec deux semaines d’antibiotiques !

          « le problème avec les bactéries c’est que nos microscopes ne sont pas encore assez puissant pour tous les identifier »

           ?!! Il me semble que toutes les bactéries sont visibles au microscope optique ! C’est les virus qui sont difficiles à observer, car beaucoup plus petits, mais ils sont néanmoins observables au microscope électronique.

          Enfin, les myxomycètes sont des amibes.


        • foufouille foufouille 27 mars 2008 15:31

          c’est pas la premiere fois que ca arrive.

          ils ne mange pas la meme viande.

          les vegetariens, eux ont droits aux pesticides et autres DHS


          • Grasyop 28 mars 2008 00:26

            Pour tout ce qui est poisons biocumulatifs, plus vous vous placez haut dans la chaîne alimentaire, plus vous en récoltez, et inversement.


          • Lucrezia 27 mars 2008 16:51

            Il faut dire que les Français doivent être habitués à avoir des "problèmes" digestifs liés à l’hygiène alimentaire !

            Avez-vous remarqué le nombre des adultes et enfants qui se lavent les mains avant de toucher toute nourriture que ce soit pendant la préparation ou avant les repas ?

            Enfin, arrêtons cette mascarade sur la sécurité alimentaire, parce que regardez bien le comportement des consommateurs lors de leurs achats de produits surgelés : Combien utilisent le "fameux" sac de congélation ? D’autant que la plupart les recongèlent en arrivant en se disant que 15 à 30 minute ne "compte" pas !

            A quoi cela sert-il que la chaîne du froid soit scrupuleusement respectée par les fabricants, transporteurs, distributeurs, si les consommateurs - par flemme ou je ne sais quoi, font n’importe quoi derrière !?


            • foufouille foufouille 27 mars 2008 17:41

              surgele et congeler c’est pas pareil

              si on s’apercoit que la viande est avariee, on peut tjrs la cuire avec un peu de vinaigre de miel et bcp d’epices. la par contre c’est pareil que la remballe, on le sait pas


            • Dimetrodon Dimetrodon 27 mars 2008 18:12

              C’est vrai que dans une société de végétariens, les risques alimentaires sont beaucoup moins grands.

              On peut certes mourir en mangeant des champignons empoisonnés, mais enfin, ça arrive quand même bien moins souvent que d’attraper les saloperies véhiculées par la viande, et il y en a une belle liste : oncocercose, listeriose, brucelose, toxoplasmose, taeinia, douve, sans compter les sauts d’espèces comme dans le cas de la grippe aviaire.

              Dans une société végétarienne, qui donc ne pratiquerait pas cette absurdité qu’est l’élevage intesif, jamais on n’aurait connu l’encéphalopathie spongiforme bovine.

              Alors, moi qui suis végétarien, je regarde le spectacle sans autre état d’âme que le regret de voir massacrées toutes ces pauvres bêtes qui n’ont rien demandé que de vivre. La vie serait tellement plus belle sans viande.

              Un végétarien.

               


              • foufouille foufouille 27 mars 2008 18:31

                c’est sur l’agriculture intensive est connu pour son respest de la vie humaine.

                sauf a etre riche et manger super bio ou d’avoir un tres grand jardin, les risques sont les memes.

                d’ailleurs le vegetarien boit du lait et mange des oeufs et meme certains du poisson. ou alors c’est vegetalien


              • Grasyop 27 mars 2008 22:34

                « le regret de voir massacrées toutes ces pauvres bêtes qui n’ont rien demandé que de vivre. »

                Moi, c’est surtout la vie qu’on leur fait subir avant de les massacrer qui me choque. Surtout les poules et les cochons.


              • foufouille foufouille 27 mars 2008 22:55

                toutes les bestioles de l’agro-industrie sont traites comme de la merde, mis en cage, insemineees, traites a l’antibiotique et nourri aux OGM et a l’hormone


              • Grasyop 27 mars 2008 23:44

                Le traitement aux antibiotiques, c’est mauvais pour la perennité des dits antibiotiques, donc pour l’homme, mais je n’appellerais pas ça un mauvais traitement. La nourriture à bases d’OGM non plus.

                Par contre, fabriquer des animaux difformes comme les culards ou les poulets à croissance accélérée, que ce soit à coup d’hormones ou de sélection génétique, ça oui, je trouve que c’est un mauvais traitement. Maintenir des poules dans des cages exiguës, penchées, avec une grille adaptée non pas aux pattes des poules mais à leurs œufs, le tout sous un éclairage artificiel de longue durée, qui les empêche de dormir et les pousse à pondre, ça oui, c’est un mauvais traitement.


              • Grasyop 28 mars 2008 00:13

                Vous êtes bien le premier dimétrodon végétarien que je rencontre ! D’ailleurs, « dimétrodon », ça veut pas dire « qui a des dents de dix mètres » ? Pas sûr que ce soit réglementaire comme mâchoire de végétarien, ça...

                Un quasi-végétarien.


              • Lucrezia 28 mars 2008 07:45

                Désolé de vous contredire, mais cette même famille de bactéries touche tout autant les végétaux ... Il y a de nombreux cas d’intoxication dans les pays du tiers monde et plus particulièrement en Afrique et en Amérique du Sud...


              • Grasyop 28 mars 2008 12:51

                Effectivement, ce sont des bactéries et parasites dont le réservoir est animal mais qu’on peut attraper en mangeant des végétaux contaminés. Sauf l’onchocercose, transmise par piqûre d’insecte.

                C’est également vrai pour Escherichia Coli, la bactérie dont il est question dans l’article et qui cause des épidémies de gastro-entérite ou « tourista ». La prévention principale, c’est l’hygiène : se laver les mains, laver les crudités, ne pas boire une eau douteuse.


              • vivelecentre 27 mars 2008 19:27

                entre l’info sur un bébé dans un congélateur, un chauffeur d’Emmaüs ivre et la visite de Sarkozy chez la reine (...) viande hachée(...) était contaminée avec la bactérie

                 

                euh , il y a un rapport ? tout est de la faute à Sarko ?


                • Lucrezia 28 mars 2008 10:40

                  Cela s’appelle de la démagogie subliminale !

                  En passant, on en met une p’tite couche, ni vu, ni connu ...

                  Je crains que l’auteur du billet, sur ce ce raccourci ne nous ait pris pour de la "Viande avariée" !!!!


                • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 28 mars 2008 10:16
                  • Mozzarella contaminée : l’Italie sommée d’agir pour éviter une crise
                  • AFP
                  • Par Christian SPILLMANN AFP - Jeudi 27 mars, 21h53

                  BRUXELLES (AFP) - La contamination de lots de mozzarella au lait de bufflonne, un des plus célèbres fromages italiens, par de la dioxine laisse planer la menace d’une nouvelle psychose alimentaire en Europe et a conduit jeudi la Commission européenne à menacer l’Italie d’un embargo.
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                  L’affaire rappelle en effet la crise européenne provoquée en mai 1999 par la contamination d’élevages de poulets en Belgique avec des substances proches de la dioxine contenues dans leur alimentation.

                  La Commission européenne a opté pour la plus grande fermeté avec les autorités italiennes et a exigé le retrait des produits contaminés.

                  Elle leur avait fixé un ultimatum, jeudi 18H00 (17H00 GMT), pour lui communiquer toutes les informations sur l’ampleur de la contamination et sur les mesures prises.

                  Le gouvernement italien s’est exécuté et a affirmé avoir la situation sous contrôle.

                  La Commission européenne a douché cette assurance jeudi soir dans un communiqué au ton très dur publié vers 19H30 (18H30 GMT) dans lequel elle juge “insuffisantes” les mesures mises en oeuvre pour éviter une commercialisation des produits laitiers contaminés “parce qu’ils n’ont pas été rappelés” et exige “une action urgente” sous peine d’imposer un embargo.

                  Le gouvernement italien doit convaincre la Commission et ses partenaires européens de sa capacité d’enrayer une crise alimentaire probablement liée à son incapacité de régler le problème des déchets dans la région de Naples.

                  Le ministre de l’Agriculture italien Paolo De Castro a réfuté mercredi tout lien entre la contamination et les décharges clandestines d’ordures et de déchets de la région.

                  Mais cette crise des déchets, récurrente en Italie depuis 14 ans, suscite la colère et l’inquiètude à Bruxelles.

                  “La mise en cause de la responsabilité du crime organisé ne doit pas masquer la cause la plus directe, à savoir l’absence d’action et l’absence de volonté politique”, avait dénoncé en janvier le commissaire à l’Environnement Stavros Dimas.

                  Le fait que le gouvernement dirigé par Romano Prodi ait été renversé et que l’Italie soit en campagne électorale ne facilite pas le règlement de ces crises, a confié à l’AFP sous couvert de l’anonymat un responsable de la Commission.

                  La Corée du sud et le Japon ont déjà imposé un embargo temporaire et les ventes de mozzarella seraient en baisse de 30 à 35% en Italie, selon l’organisme pour la protection de la mozzarella au lait de bufflonne.

                  Les autorités sanitaires belges ont pour leur part décidé jeudi “par précaution” d’augmenter leurs contrôles sur la mozzarella au lait de bufflonne de Campanie. Ce type de fromage est essentiellement produit en Campanie. Les autres mozzarella italienne sont au lait de vache.

                  “Il ne s’agit que de quelques cas circonscrits dans 83 élevages sur 1.900, qui ont aussitôt été isolés. Il n’y a pas de problème pour la santé, il n’y a pas d’+affaire+ dioxine”, a affirmé Paolo De Castro au cours d’une conférence de presse.

                  “Si jamais on devait manger cette mozzarella contenant un taux de dioxine légèrement au dessus du seuil toléré, il faudrait en manger 7 kilos” pour avoir des problèmes de santé, a-t-il assuré, avant de dévorer plusieurs boules de mozzarella devant les caméras.

                  La Commission européenne a rejeté ces allégations et a demandé “aux autorités italiennes compétentes de prendre d’urgence des mesures” pour “assurer qu’aucun produit contaminé ne peut arriver sur le marché”.

                  “Si cette action était jugée insuffisante, alors elle proposera des mesures de sauvegarde pour les produits laitiers originaires de la région de Campanie”, a-t-elle menacé.

                  La sauvegarde peut conduire à l’interdiction d’exporter et de commercialiser ces produits, a précisé un porte-parole de la Commission.


                  • foufouille foufouille 28 mars 2008 12:45

                    les antibiotiques sont administres aux animaux car ils sur une surface agressive ciment ou grille de fer. l’elevage industrielle les maintient dans un carcan metallique. pour les legumes qui poussent en serre, les pesticides sont vaporises par des hommes en combinaison scaphandre.

                    un excellent film a voir Notre pain quotidien


                    • muzard marie muzard 28 mars 2008 17:41

                      Ces échanges sont trés intéressants et instructifs, même s’ils sont assez éloignés de l’angle sous lequel j’ai traité le sujet, l’angle de la communication (fallait il ou non communiquer ainsi ?). merci pour tous vos commentaires

                       

                      marie muzard


                      • foufouille foufouille 28 mars 2008 18:26

                        "pas de panique" ca aurait ete mieux

                        ou les montagnes protege de tchernobyl


                      • lassaucisse 28 mars 2008 22:44

                        J’ai vu un film il y a peu de temps qui résume toute cette histoire, mais je ne me souvient plus du titre ...fast food country, je crois.

                        Bref, on y voit comment des mexicains désespérés passe en fraude aux Etats Unis pour travailler dans des abattoirs dans des conditions sordides (sans qualification, ni sécurité, ni droit de se plaindre puisqu’ils sont clandestins). On voit aussi des "champs" noirs de vaches, sans herbe, sans espace. La "lutte" bien dérisoire de jeunes écolos. Le diléme du distributeur des hamburgers qui sait que sa viande est pourrie et qui "ne peut rien faire"....

                        Si quelqu’un retrouve le titre, merci de la préciser.


                        • foufouille foufouille 29 mars 2008 14:43

                          le fait d’aimer la viande ne cautionne pas obligatoirement cette attitude

                          seulement avant on n’etait pas au courant. si on a du fric, on achete artisanal. quand on a pas de fric on a peu de choix. pour avoir son propre elevage il faut de la place.

                          maintenant les vegetariens mangent des oeufs de poule eleve en cage. n’oublions pas non plus l’aspersion intensive de pesticides sur les cultures. ni monsanto.


                        • JL JL 29 mars 2008 18:31

                          Sur les oeufs il y a un numéro dont le premier chiffre va de 1 à 4. Sauf erreur, plus le chiffre est petit et plus les poules ont d’espace. Il faudrait que les consommateurs le sachent. Personnellement je n’achète que des oeufs marqués 1.

                           


                        • foufouille foufouille 29 mars 2008 18:59

                          c’est bidon il y a des derogations "bio" pour carouf

                          achete un oeuf de poule eleve en poulailler cen plein air. casse la coquille. tu vas voir la difference d’epaisseur 

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