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Accueil du site > Actualités > Société > Vincent Lambert : vers le rétablissement de la peine de mort (...)

Vincent Lambert : vers le rétablissement de la peine de mort ?

En confondant dépendance extrême et fin de vie, le rapporteur public du Conseil d’État vient de recommander une position grave qui remettrait en cause une des priorités fondamentales de l’État qui est de protéger les plus faibles. Une association représentative des familles de ces personnes si particulières disait pourtant : « [Vincent Lambert] n’est pas en fin de vie : il est dans une situation de handicap sévère et de complète dépendance mais son pronostic vital n’est pas engagé à court terme par une pathologie d’évolution terminale. » (10 février 2014).

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La décision du Conseil d’État réuni en audience publique ce vendredi 20 juin 2014 était très attendue sur la situation de Vincent Lambert, un infirmier de 38 ans qui est dans un état pauci-relationnel depuis un accident de la circulation le 29 septembre 2008. Elle ne sera en fait prise et annoncée que dans quatre jours.

J’ai déjà évoqué plusieurs fois cette situation à la fois juridique (pourquoi est-ce la justice administrative qui doit se prononcer sur un sujet aussi important ?) et éthique (les implications sur la société française).

Je ne doute pas que les juges administratifs aient pris toute la conscience de leurs lourdes responsabilités et je ne peux que me réjouir de leur exceptionnelle prudence en prenant cinq mois pour apporter la conclusion de leur réflexion.

Cependant, encouragé par son rapporteur public qui a recommandé purement et simplement la mort de Vincent Lambert, le Conseil d’État pourrait donner raison mardi prochain à l’hôpital qui voulait arrêter le maintien en vie. À savoir, cesser tout alimentation et toute hydratation, avec un accompagnement médical pour éviter toute souffrance.

Ce serait alors la première fois en France qu’une instance juridique, et pas n’importe laquelle, le Conseil d’État, pourrait prononcer la mort d’un homme depuis l’abolition de la peine de mort en 1981. Ce serait sans précédent et ce serait un retour scandaleux de la peine de mort par la petite porte, celle qui se ferait accepter moralement, sous faux prétexte de dignité.

Ce type de décision serait d’autant plus scandaleux qu’elle ne serait même pas prononcée par un juge pénal mais seulement administratif dont les questions de vie et de mort ne devraient, a priori, pas être de ses compétences qui sont plus particulièrement matérielles (et aussi civiles).

Cette décision, si elle était prise mardi et si aucun recours auprès des instances judiciaires européennes n’était décidé, créerait un précédent très menaçant pour tous les malades qui seraient incapables de se défendre car incapables de communiquer de manière claire à leur entourage.

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Je propose ici de donner un point de vue peu écouté mais néanmoins très bien informé de cette situation, celui de l’Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et de cérébro-lésés (UNAFTC), une association qui a été créée en 1986 et qui regroupe 53 associations de familles directement concernées, 91 établissements et services dédiés à l’accueil des personnes cérébro-lésés et 40 groupes d’entraide mutuelle.

Dans son communiqué du 4 juin 2014, l’UNAFTC présidée par Émeric Guillermou, avait insisté pour rappeler quelques évidences, notamment que la dépendance "extrême" (alimentation et hydratation artificielles) n’avait rien à voir avec une fin de vie et qu’assimiler les deux sujets, comme semble le faire aujourd’hui le Conseil d’État, c’est revenir aux temps les plus obscurs où les plus faibles sont éliminés au lieu d’être aidés et soutenus par la société.

Ce qui était il y a encore peu de temps une hérésie morale (tuer les plus faibles) risque de devenir aujourd’hui réalité, sur la pression médiatique des militants de l’euthanasie active et aussi, car personne ne peut exclure cet élément dans la réflexion, sur la pression économique qui font que ces malades, "improductifs" (mais sont-ils les seuls ?), représentent un coût élevé pour un État quasiment en faillite.

Cette association, inquiète, a rappelé en effet : « Les personnes en état végétatif chronique ou pauci-relationnel ne sont pas en fin de vie. Ce sont des personnes handicapées en situation de dépendance extrême, privées des moyens conventionnels de communication. Elles requièrent une prise en charge au long cours par des unités spécialisées tells que décrites par la circulaire du 3 mai 2002. Ces dernières doivent être adossées à des services de soins de suite et réadaptation. La proximité avec une unité de soins palliatifs est source de confusion. ».

Et, prenant appui sur les avis du Comité consultatif national d’éthique et de l’Académie nationale de Médecine, elle conclut sur un aspect essentiel : « Le niveau de conscience ne peut, à lui seul, motiver la mise en œuvre d’une procédure d’arrêt de traitement. ».

Le 10 février 2014, l’UNAFTC avait déjà expliqué ceci : « Quand les soins ont été poursuivis et qu’après cette phase initiale, l’état des patients s’est stabilisé de façon durable, nous pensons que la limitation thérapeutique, pour les personnes en état végétatif chronique ou en état pauci-relationnel, ne devrait s’envisager que dans les périodes critiques ou de décompensation où leur vie pourrait se trouver maintenue par des traitements que l’on pourrait alors qualifier d’obstination déraisonnable. La loi Leonetti a pour nous bien encadré la procédure de décision qui est acceptable par tous quand elle repose sur un consensus entre les professionnels qui le suivent et la famille. L’absence de ce consensus conduit là aussi à des impasses, des drames familiaux et des procédures judiciaires qui traumatisent tout le monde. ».

Et elle poursuivait : « Il n’est pas normal que la question de l’obstination déraisonnable se pose pendant ces phases de vie où les fonctions vitales sont en équilibre, même si cela nécessite le recours à une alimentation et une hydratation administrées artificiellement. Dans les affaires où la question de leur interruption s’est posées, cette demande était sous-tendue par un épuisement des accompagnants et des désaccords familiaux qu’on a demandé à la justice d’arbitrer. Il est choquant que la mort soit alors provoquée par dénutrition et déshydratation, ce qui a pour nous quelque chose d’inhumain. Certaines familles redoutent qu’on en arrive à envisager, pour des raisons de rationalité économique, de supprimer les bouches inutiles. ».

L’UNAFTC est également assez réservée sur les directeurs anticipées : « Le problème, c’est qu’elles reposent sur une projection et une représentation qui peuvent être complètement différentes lorsqu’on est en situation. Elles constituent pour nous une indication sur ce que la personne aurait pu souhaiter, mais il nous semblerait dangereux de les rendre opposables sans rechercher par tous les moyens possibles une revalidation par la personne elle-même. ».

Déjà il y a quatre mois, elle mettait en garde sur la confusion entre l’état végétatif et la fin de vie : « [Ces] personnes (…) sont des personnes en situation de dépendance extrême mais elles ne sont pas en fin de vie. Une fois passée la période de réanimation où le pronostic vital est engagé à chaque minute et où la question des traitements raisonnables peut légitimement se poser, elles vivent tout simplement, et parfois très longtemps. ».

L’association s’était alors posée beaucoup de questions sur le soutien que devait leur apporter la société : « Comment sont-elles considérées, que fait-on pour favoriser l’émergence d’interactions avec l’environnement, aussi modestes soient-elles ? Quelle est la place de l’entourage ? Quel est le sens de cet accompagnement pour les professionnels ? Comment prévient-on l’épuisement des équipes ? Qu’est-ce qui fait sens et les reconnaît comme des personnes humaines ? ».

L’UNAFTC avait insisté : « Contrairement à une idée répandue, le sens n’est pas uniquement tributaire des moyens et des ressources : il est d’abord conditionné par les représentations que nous avons de leur situation et le regard que l’on porte sur elles. Beaucoup de choses simples font sens pour les familles et leur entourage et elles passent par un nursing irréprochable, une attention portée à la présentation physique et la tenue, des temps au fauteuil suffisants qui permettent de quitter la chambre quand on leur rend visite, à chaque fois que leur état leur permet. Dans un environnement favorable, les personnes traumatisées crâniennes accèdent le plus souvent à un état pauci-relationnel qui vient nourrir la relation avec l’entourage et les professionnels et donner un support objectif à la relation qu’on s’efforce d’entretenir. Nous aimerions que le débat se déplace un peu sur ces questions liées à leurs conditions de vie et à leur projet de vie, plutôt que de ne s’intéresser à ces personnes que lorsqu’un contentieux touchant à la fin de vie constitue un scandale national. ».

Ce sont toutes ces questions dont le législateur devrait aujourd’hui se saisir, et de toute urgence car il y a des centaines de milliers de situations de ce genre. Conscient de cette évolution de la société dont l’espérance de vie ne cesse de croître, le Président Nicolas Sarkozy avait voulu rajouter un cinquième pilier de protection sociale en finançant la perte d’autonomie et la dépendance. La situation financière de l’État et le taux de prélèvements obligatoires déjà très élevé avaient abouti à l’abandon de cette réforme urgente qui, pourtant, concerne tous les citoyens qui, comme patients ou comme accompagnants, seront amenés de plus en plus à se confronter à ce problème un jour ou l’autre.

Enfin, l’UNAFTC avait pointé du doigt ce débat qui est avant tout éthique : « En l’absence de processus fatal à court terme (…) et de traitement relevant de l’obstination déraisonnable (…), l’euthanasie ne peut s’appréhender que sous l’angle d’une vie qui ne vaudrait plus la peine d’être vécue : quelle instance ou quelle juridiction pourrait arbitrer cette question du sens de la vie ? (…) Qui pourra juger à leur place de l’inutilité de cette vie ? ».

Dans sa décision n°353172 du 16 novembre 2011, le Conseil d’État rappelait pourtant ce droit non négociable à la vie : « Le droit au respect de la vie, rappelé notamment par l’article 2 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, constitue une liberté fondamentale au sens des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. ».

Le Conseil d’État rendra sa décision le mardi 24 juin 2014 à 16h00.

Cette date risquerait d’être un triste jour pour la France : son instance administrative suprême pourrait en effet rétablir subrepticement la peine de mort pour une personne qui n’est pas en fin de vie, et cela mettrait alors en danger des centaines de milliers de personnes en état de dépendance suprême.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (20 juin 2014)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
De Michael Schumacher à Vincent Lambert.
La nouvelle culture de la mort.
La dignité et le handicap.
Communiqué de l'Académie de Médecine du 20 janvier 2014 sur la fin de vie (texte intégral).
Le destin de l'ange.
La déclaration des évêques de France sur la fin de vie du 15 janvier 2014 (à télécharger).
François Hollande.
La mort pour tous.
Suicide assisté à cause de 18 citoyens ?
L’avis des 18 citoyens désignés par l’IFOP sur la fin de vie publié le 16 décembre 2013 (à télécharger).
Le Comité d’éthique devient-il une succursale du PS ?
Le site officiel du Comité consultatif national d’éthique.
Le CCNE refuse l’euthanasie et le suicide assisté.
François Hollande et le retour à l'esprit de Valence ?

L’avis du CCNE sur la fin de vie à télécharger (1er juillet 2013).
Sur le rapport Sicard (18 décembre 2012).
Rapport de Didier Sicard sur la fin de vie du 18 décembre 2012 (à télécharger).
Rapport de Régis Aubry sur la fin de vie du 14 février 2012 (à télécharger).
Rapport de Jean Leonetti sur la fin de vie du 28 novembre 2008 (à télécharger).
Loi Leonetti du 22 avril 2005 (à télécharger).
Embryons humains cherchent repreneurs et expérimentateurs.
Expérimenter sur la matière humaine.
La découverte révolutionnaire de nouvelles cellules souches.

Euthanasie : les leçons de l’étranger.
Euthanasie, le bilan d’un débat.
Ne pas voter Hollande pour des raisons morales.
Alain Minc et le coût des soins des très vieux.
Lettre ouverte à Chantal Sébire.
Allocation de fin de vie.


 


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43 réactions à cet article    


  • Auxi 20 juin 2014 15:35

    Suite à l’amalgame odieux entre l’euthanasie et la peine de mort, je n’ai pas pu lire votre torchon jusqu’au bout. L’euthanasie est un acte d’amour, et n’est pas décidée comme ça, par un particulier tout seul dans son coin, fût-il médecin. Vos illustrations sont abjectes, et relèvent de la diffamation, notamment celle de la guillotine. Vous êtes bien gentils, les moralistes à deux balles, mais ça n’est pas VOUS qui souffrez, c’est facile, dans ces conditions, de la ramener !


    • Pere Plexe Pere Plexe 20 juin 2014 19:12

      Pas mieux...cette odieuse supercherie linguistique m’empêche d’aller plus loin.

      Seuls les charlatans usent de tels stratagèmes et dévoient le sens des mots pour déformer la réalité au prisme de leurs fantasmes de leurs phobies ou de leurs dogmes. 


    • bluemartini 21 juin 2014 09:28

      Vous faites la même erreur que l’auteur de cet article (que je n’ai pas pu lire jusqu’au bout pour les même raisons que vous). 

      L’euthanasie n’est pas un acte d’amour par définition. Pour moi là est toute la difficulté, celle d’être certain de pouvoir assurer que l’euthanasie soit pratiquée pour des raisons de respect de la personne et non des raisons plus économiques.

    • Vincent 20 juin 2014 15:51

       

      Bonjour,

      Je désapprouve totalement cet article, qui, dès le départ est faussé, selon moi, par ce postulat :

       

      que la dépendance « extrême » (alimentation et hydratation artificielles) n’avait rien à voir avec une fin de vie et qu’assimiler les deux sujets, comme semble le faire aujourd’hui le Conseil d’État, c’est revenir aux temps les plus obscurs où les plus faibles sont éliminés au lieu d’être aidés et soutenus par la société.

       

      Ce n’est pas la loi su plus fort qui gouverne.

      Honnêtement, une personne incapable de se nourrir, de s’hydrater et de communiquer par ses propres moyen, je doute qu’elle ai une quelconque activité cérébrale et même si elle existe, en admettant que le malade soit conscient de son état, quelles souffrances morales endure-t-il ?

       

      Je pense surtout que ce sont les proches, totalement conscient qui refusent de faire leur deuil et nient l’évidence, si les organes fonctionnent, de mon point de vue la conscience n’est plus là.

       

      L’état n’élime en aucun cas les plus faibles, le raccourci que vous prenez est très scabreux. Simplement à un moment il faut savoir dire stop. Enfin vous l’avez évoqué, le coût financier de ce maintien en vie depuis l’accident doit être assez exorbitant.

       

      Ce cas aura au moins eu l’avantage de faire avancer le débat, c’est déjà ça.

       

      Quels sont les cas de rémissions, ou de sorties de comas de plus de 5 ans dont vous avez connaissance ?

      Les personnes sorties du coma sont-elle redevenue autonome, sont-elles heureuse de leur statu, je ne peux pas me prononcer, je n’en connais aucune.

       

      Les quelques personnes de mon entourage qui ont subi un coma long, suite à un accident de voiture ou arrêt cardiaque, n’en sont soit pas sorti et/ ou sont décédées rapidement après leur sortie de coma.

       

      Vouloir se raccrocher à la vie est une chose personnelle, que les autres prennent cette décision pour vous en est une autre et lorsque vous êtes dans le coma vous la subissez en toute impuissance.


      • sharigan123 20 juin 2014 15:55

        Comment peux-t-on écrire un amas tel de connerie condensé ?
        Faire un amalgame entre peine de mort et l’Euthanasie est insensé, abérrant, impossible.
        Franchement, le mec est mort depuis de nombreuses années, son état physique n’est même plus de l’ordre du pauci-relationnel, il est désormais en état végétatif, donc dans l’incapacité. Outre cela, une partie de sa famille, très pratiquante, se refuse à le voir partir, alors qu’une autre plus rationnaliste, demande à ce qu’on le laisse partir. Il suffit de 3 clics pour se renseigner... N’étant plus là, en tant que personne de conscience, peut-on parler de peine de mort alors qu’en définitive on « condamne », si je suis vos propos, un corps inerte, d’après les médecins.
        Des réflexions absurdes ménèront toujours à des constats de même niveau.
        Autant vous êtes capable de pondre des avis très cohérents et véritablement construit, autant la bouse que vous venez de poster est indigne, ne serait que d’un blog du salon beige.

        Cordialement.


        • Thorgal 20 juin 2014 20:20

          Comment peux-t-on écrire un amas tel de connerie condensé ?

          C’est très simple quand on est le pipotron politique d’agoravox.


        • devphil30 devphil30 20 juin 2014 15:56

          Vous connaissez l’état de Mr Lambert ?

          Il n’est pas en état de taper sur un clavier de PC et vous osez sortir un article de caniveau en mélangeant l’euthanasie et la peine de mort.

          La peine de mort était une sanction prononcé à l’encontre d’une personne ayant commis un délit grave comme un meurtre , la peine de mort a été abolie par sur un projet de loi de Badinter en 1981.

          Par contre l’euthanasie toujours pas accepté en France permet à des personnes n’ayant pas commis d’actes criminels mais ayant eu la malchance de subir un accident traumatisant les invalidant à vie , les rendant dépendant sans aucune possibilité de rémission ou des personnes en fin de vie subissant une souffrance et une déchéance importante.

          Les deux notions sont bien distinctes et doivent le rester , il est toute fois navrant de voir que la société était plus prompte à couper des têtes qu’a autoriser aujourd’hui l’euthanasie.

          Philippe
           



           

          • Line Yoblin d’Hividu 20 juin 2014 16:04

            J’ai simplement lu le titre. Je me suis donc identifié juste pour exprimer tout de suite mon vote (négatif, bien entendu) car j’avais imaginé le contenu qui a ensuite été confirmé dès le début de la lecture que j’ai vite interrompue tellement cet article est un ramassis de conneries.

            Je vous souhaite de vous trouver un jour dans la situation de M. Lambert et que vous en ayez suffisamment conscience pour regretter le torchon que vous venez d’écrire.

            • Kelimp 20 juin 2014 16:16

              C’est lamentable.
              Vous faites un amalgame hors sujet entre la fin de vie et la peine de mort.
              C’est un discours digne des plus extrémistes et fondamentalistes religieux : pour vous, quelque soient les conséquences pour le patient, la vie passe au dessus de toutes souffrances.
              Aucun être humain, digne de ce nom, ne peut souhaiter à un autre être humain toutes les déchéances possibles et imaginables à un départ digne.
              Votre article est triste et révoltant.


              • gotjy gotjy 21 juin 2014 14:49

                @kelimp,entièrement d’accord avec vôtre analyse et je crois que le conflit qui existe dans la famille de Mr Lambert de ce fait vient se greffer un élément irrationnel qui


              • claude-michel claude-michel 20 juin 2014 16:23

                Propagande stupide d’un collectif débile... !


                • Hervé Hum Hervé Hum 20 juin 2014 16:41

                  cher auteur, si la vie est un droit absolu, mourir est alors un devoir lui aussi absolu dès lors qu’on se pense en être responsable.

                  Est ce que le cas cité en exemple relève de la fin de vie, ou de la l’arrêt de vie pour ne pas employer un terme bien trop fort que celui de peine de mort ?

                  Comme vous le dites, il faudrait recueillir l’avis de l’intéressé, mais à priori c’est impossible. Dans ce cas le maintien en vie fait sens pour les parents et c’est cet avis qui devrait être retenu. Mais dans le cas où les parents souhaiteraient l’arrêt de son maintien en vie ou bien si l’intéressé n’avait pas de famille, c’est l’euthanasie qui devrait être retenu.

                  Cela pour dire qu’il n’y a pas dans la matière une réponse générale mais bien particulière. C’est la condition pour éviter les dérives dont vous parlez, en s’interdisant toute généralisation.

                  enfin, pouvez vous expliquer la différence entre l’état végétatif et la fin de vie ?

                  Si la vie n’a pas besoin de sens pour l’intéressé, alors, l’esclavage est une forme de vie des plus honorable !

                  Et non cher auteur, la vie est donner sens, lorsque ce sens n’est plus ,alors la vie est par définition terminée. Mais dans le cas cité, le sens de la vie de Vincent Lambert est maintenu par ses parents, jusqu’au jour de leur renoncement ou mort.

                  La question posé est alors de savoir si la société accepte de prendre en charge le coût du maintien en vie d’une personne pour respecter la volonté d’un ou de ses proches et non l’intéressé lui même ?

                  Question de choix de société et non de coût matériel ,car ce dernier dépend du premier.


                  • wesson wesson 20 juin 2014 17:15

                    Bonjour l’auteur, 

                    votre article particulièrement nauséabond passe totalement outre le fait que cela fait 8 ans que Vincent Lambert est cloué sur son lit d’hôpital, sans bien entendu avoir donné le moindre signe de conscience.

                    Puisque vous indiquez dans votre papier qu’il s’agit d’une considération bassement comptable, renversons l’argument. Les parents de Vincent Lambert devraient proposer de prendre à leur charge exclusive les frais de maintient en vie de leur fils. En effet, il est permis de penser que de leur coté également, leur volonté de maintient en survie n’est motivé que par le fait que cela ne leur coûte absolument rien.

                    Afin de lever un tel soupçon, ces parents si croyants devraient proposer une prise en charge, non ?



                    • Onecinikiou 21 juin 2014 13:52

                      Je croiss avoir que les parents considérés payent des impôts ? A contrario des clandestins qui profitent de l’AME...


                    • Pere Plexe Pere Plexe 21 juin 2014 14:48

                      ...et payer des impôts donnerait le droit d’exiger de l’Etat qu’il torture et dépense sans compter pour leur bon plaisir ?
                      Le mot torture est excessif, mais somme toute moins que « peine de mort »...


                    • Fergus Fergus 20 juin 2014 17:32

                      Bonjour, Sylvain.

                      Désolé, mais écoeuré par le titre, digne des plus obscurantistes cathos intégristes, je n’ai pas lu l’article.


                      • Fergus Fergus 20 juin 2014 21:58

                        Tout compte fait, je viens quand même de le lire, pour vérifier si mes craintes et la teneur des commentaires écrits par les intervenants étaient justifiés. Ils le sont, en effet : cet article est à vomir !


                      • Auxi 20 juin 2014 18:36

                        Je reviens du blog de Sylvain Rokomachin, et ça vaut le détour. Dans une lettre ouverte à Chantal Sébire, malade incurable qui a demandé et obtenu l’euthanasie, après l’avoir assuré de sa sympathie, compréhension, empathie, etc., il dit lui « en vouloir quand même un peu » d’avoir médiatisé son cas pour servir une cause. Elle aurait dû crever dans son coin en silence, afin de ne pas troubler la digestion des Sylvain Rokomachin de France et de Navarre. Jusque dans la tombe, les curetons viennent vous faire la morale.


                        • Dwaabala Dwaabala 20 juin 2014 19:01

                          Je vois aux commentaires et aux votes que ceux qui ne sont pas pour l’euthanasie généralisée et l’envoi ad patres de V. Lambert ne peuvent être que les nauséabonds d’une société en bonne santé.
                          Ce sont sans doute les mêmes qui, pourtant, soutiennent qu’il faut parler au comateux et même à celui qui vient de passer et dont la mort clinique est prononcée.


                          • deovox 21 juin 2014 01:38

                            il faut avoir pris en charge un patient epr (etat pauci relationnel) pour realiser que bien souvent pour ces personnes la déchéance est telle que la veritable condamnation est de les maintenir artificiellement en vie. l’auteur parle de ce qu’il ne connait pas, il est indecent d’emettre des propos tellement extremistes sur un sujet dont on ignore tout.


                          • voxpopuli voxpopuli 20 juin 2014 19:05

                            @l’auteur

                            Il faudra un jour que vous, ou un autre acharné de la lutte contre l’euthanasie m’explique ce que vous entendez par « droit à la vie », d’après « le petit Larousse illustré 2004 » un droit est une « faculté d’accomplir ou non quelque chose, d’exiger quelque chose d’autrui, en vertu de règles reconnues, individuelles ou collective ; pouvoir, autorisation ».
                            Rapportée au droit à la vie cela veut donc dire qu’une personne a la faculté de réclamer de rester en vie, mais que par conséquent du fait de cette « faculté », de ce choix, elle peut donc aussi renoncer à la vie, le droit de mourir est donc le corollaire nécessaire du droit à la vie .
                            Dans votre logique la vie n’est pas un droit c’est une obligation, vous parlez de« droit non négociable à la vie » késako ?! qui doit négocier quoi ? chacun est titulaire du droit de vivre et décide seul de l’exercer ou non .

                            • Thorgal 20 juin 2014 20:21

                              Tiens ! Une nouvelle mouture du pipotron d’ago.


                              • stetienne stetienne 20 juin 2014 20:28

                                moi je suis pour le retablissement de la peine de mort pour trafiquants de drogue


                                • Michel DROUET Michel DROUET 21 juin 2014 07:46

                                  Très classes, les illustrations de l’article !

                                  ...à l’image du contenu : à vomir !


                                  • Dzan 21 juin 2014 08:53

                                    On voit bien que Monsieur Sylvain, n’a jamais travaillé dans un mouroir.
                                    Il n’a pas vu des vieilles personnes avec des escarres dans le dos, A Y PASSER LE POING. Jusqu’à voir la colonne vertébrale.
                                    Pour Vincent, si les parents sont ultra cathos, qu’il laissent leur dieu décider du sort de leur fils.
                                    Votre article est un gloubiboulga infame.


                                    • foufouille foufouille 21 juin 2014 11:47

                                      un escarre se soigne avant


                                    • Prudence Gayant Prudence Gayant 21 juin 2014 14:20

                                      Foufouille

                                      Les escarres se soignent à condition d’avoir le personnel soignant à disposition. Avec toutes ces diminutions de postes dans les hôpitaux c’est mission impossible

                                    • foufouille foufouille 21 juin 2014 17:10

                                      effectivement


                                    • fredvd 21 juin 2014 10:01

                                      Ce que je trouve dommage, c’est que celà ce termine devant la justice et que ce soit le conseil d’état qui doivent trancher. Le personnel hospitalier devrait tout faire pour réconcilier les deux parties et ne prendre aucune décision tant que l’épouse et les parents ne s’étaient pas réconciliés. 
                                       

                                      • Feeloo Feeloo 21 juin 2014 10:43

                                        C’est toujours ceux qui sont debout et en bonne santé qui pensent et parlent à la place des malades/mourants. Ils devraient rougir de honte car en fait, ils ne parlent que de LEUR propres peurs, de LEURS angoisses mais n’ont rien à faire des demandes des malades.

                                        J’aimerai les entendre le jours ou ça sera leur tour d’être malade et d’entendre les autres parler à leur place.


                                        • Julien30 Julien30 21 juin 2014 11:25

                                          On nous met toujours des cas extrêmes pour nous faire larmoyer et nous vendre comme « progressisme » ce qui n’est qu’une étape de plus vers l’hyper-capitalisme. Ca va dans le même sens que la GPA/PMA ou l’avortement pour toute, tout se monnaye, notamment la mort des plus faibles.


                                          • Pere Plexe Pere Plexe 22 juin 2014 17:01

                                            Pour le coup le bizness est à chercher du coté du maintien en survie qui coûte un bras à la société.


                                          • foufouille foufouille 21 juin 2014 11:50

                                            rarement d’accord avec l’auteur sauf sur ce sujet

                                            la médecine ne fera aucun progrès avec l’euthanazie. il suffira de tuer les patients en fin de vie au lieu d’essayer les sauver


                                            • aimable 21 juin 2014 13:55

                                              la médecine ne fera aucun progrès  !!
                                              car il y a beaucoup plus a gagner dans la recherche !!!!!!!!

                                              money money money !!!!!!


                                            • Fergus Fergus 21 juin 2014 13:56

                                              Bonjour, Foufouille.

                                              Sauf que l’euthanasie existe déjà dans les faits et qu’elle est pratiquée pour de justes raisons humanitaires. A cela il convient d’ajouter qu’il y a une différence entre donner la mort de manière active ou arrêter un acharnement thérapeutique.


                                            • foufouille foufouille 21 juin 2014 14:16

                                              en médecine, on y va au pifomêtre. on essaye pour voir si ça marche
                                              notre corps n’est pas une voiture, on ne sait pas vraiment comment il fonctionne. sinon, on pourrait tout guérir

                                              il y a 20 ans, tu avait peu de chance de survivre à de nombreux problème de santé. c’est plus le cas car nous avons servi de « cobaye » en refusant de mourir


                                            • Prudence Gayant Prudence Gayant 21 juin 2014 14:18

                                              Foufouille

                                              Je suis contre ce que vous écrivez.
                                              En fin de vie vous voudriez sauver des patients ? la médecine soigne et guérit mais lorsque le corps qui est programmé pour se détériorer inexorablement lâche et ne peut être guérit, il faut puisque, nous sommes des êtres intelligents n’est-il pas ? laisser partir dignement la personne humaine.
                                              Nous ne sommes pas des machines, mais pourtant cela y ressemble. On naît et on meurt c’est obligatoire comme un vieux grille-pain en bout de course.
                                              La seule chose la plus difficile c’est de laisser partir un être cher. Je comprend tout à fait les parents de Vincent, c’est leur fils leur chair donc ils refusent en bloc de le laisser mourir. J’aurais réagi pareillement. Les parents dit-on doivent mourir avant leurs enfants, comment demander à des parents de faire mourir leur fils même au nom de la dignité ?

                                            • foufouille foufouille 21 juin 2014 15:35

                                              prudence

                                              j’ai vécu ce genre de chose. les machines me maintenait en vie et j’avais aucune chance de survivre. on le fait car il y a une petite chance de survie ce qui permet de trouver la bonne méthode au fil des années
                                              des tas de gens son morts avant qu’on arrive à en soigner d’autres

                                              de nos jours on peut te mettre dans le coma, au moins


                                            • foufouille foufouille 21 juin 2014 15:37

                                              « la médecine ne fera aucun progrès !! »

                                              vas faire un stage en soins intensifs


                                            • christophe nicolas christophe nicolas 21 juin 2014 12:00

                                              Et Hollande, est-ce qu’il faut le maintenir en dépendance extrême fin de vie ? Il y en a plein qui sont en dépendance extrême fin de vie... CNRS, CEA, ITER, etc... Il y a un paquet de programmes à arrêter mais il faut faire comprendre pourquoi, que les gens comprennent et se réorientent eux même. Après quelques années, ceux qui auront pris la bonne voie absorberont les autres. 

                                              J’ai pigé pour les neutrinos ce sont bien des particules de Dirac et non de Majorana. On ne peut pas vraiment dire qu’il n’a pas de charge mais la force de Lorentz n’a pas d’effet du fait que le spin est dans le sens de déplacement, c’est sa caractéristique. Comme il n’a pas d’interaction dans le sens de son déplacement, il peut aller à la vitesse de la lumière sans être freiné. Il a juste des interactions à 90°, autant à droite qu’à gauche donc cela ne le perturbe pas sauf quand il y a un gradient, c’est ce qu’on appelle la gravitation..

                                              Ouais... et bien il y a du boulot...le CNRS est une vraie maison de lépreux.

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