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Violence et plaisir

La pire violence est celle des mots, on dit toujours ça avant de s’être fait casser la gueule

Les gladiateurs ont disparu depuis des lustres, éliminés du paysage ludique par le christianisme naissant. Progressivement, leurs équivalents chevaliers de la joute à la lance ou à l’épée, puis duellistes au sabre ou au pistolet sont aussi sortis de l’histoire soit par abdication, soit par législation. Il n’est resté que la violence canalisée et orchestrée ou illégale et criminelle. Cette violence encadrée s’exprime encore de nos jours par le biais de la boxe, des arts martiaux et de la corrida. Mais elle est appelée à disparaître à moyen terme, comme ce fut le cas pour les combats de coqs et de chiens. Le monde actuel qui se dit civilisé ne supporte plus ces plaisirs sanguinaires, bien que tolérant la guerre, la grande misère et les inégalités sociales extrêmes sans pour autant sourcilier outre mesure. La violence illégale est comme son nom l’indique entre les mains des mafias et groupes criminels qui organisent des combats clandestins ou des snuff movies avec viols et meurtres sadiques quand il ne s’agit pas de rodéos sur des parkings ou de la remontée d’autoroute en sens inverse vers 3 heures du matin. Ce thème alimente les fantasmes de cinéastes spécialisés dans le street fight et les arts martiaux ou dans les poursuites en voitures avec cascades spectaculaires. Cependant, il est peu probable que de telles exactions soient réellement répandues. Il y a fort à parier que la majorité de ces rumeurs tiennent de la légende urbaine. Dans la vie réelle, la violence illicite se retrouve dans le phénomène de bandes et de gangs à la fois crapuleux et ludiques à leur manière quand ils se défoulent gratuitement sur une victime choisie au faciès, au regard ou à l’appartenance territoriale. Les composantes de cette violence sont variées allant du viol collectif, les fameuses tournantes, au lynchage en meute ou au vandalisme et à l’hooliganisme. Mais en dehors d’un gain résiduel fait de « dépouille » et de racket, c’est la dimension festive qui est la plus motivante pour ceux qui s’y adonnent. La brutalité peut aussi s’appliquer à l’intérieur d’un groupe homogène, comme punition, mais surtout comme méthode d’initiation, de rite de passage permettant de devenir membre d’un gang. Cette initiation violente est très bien rendue dans le film néo-zélandais, L’âme des guerriers qui décrit le milieu maori des banlieues des antipodes. Il s’agit d’une forme de bizutage exacerbé, allant bien plus loin que les petites humiliations sadiques subies par les étudiants des grandes écoles avant que ces traditions ne soient interdites au nom du respect de la personne et du principe de précaution. La violence est aussi un moyen d’établir une hiérarchie et une aristocratie parallèle, la prison en est l’exemple le plus criant avec ses règles, ses punitions, ses caïds et sa loi du silence.

La violence est un domaine où le plaisir devient extrême, mais aussi insupportable, injuste et dégradant vu de l’extérieur surtout quand elle s’exerce sur les plus faibles. Cela dit, un parachutiste ou un boxeur sont aussi vulnérables qu’un enfant ou une vieille quand une quinzaine de nervis les attaquent à coup de barre à mine. Il est très difficile si ce n’est impossible de s’adonner à la violence gratuite sans entrer dans la perversion, la cruauté et la démesure. Gilles de Rais malgré son intelligence et son faste n’est qu’un criminel sexuel qui ne mérite le respect que pour son outrecuidance, son sens du faste et son langage d’hérétique. Il ne peut servir de modèle, pas plus que les grands assassins qui émaillent l’histoire universelle car il s’agit d’une démarche par trop personnelle. L’homme normal, mais où est la normalité, ne peut se satisfaire du crime, mais apprécier les saillies et bons mots du criminel, bref l’expression dévoyée de son intelligence. Landru devint célèbre non pas tellement à cause de ses meurtres de femmes et l’élimination de leurs cadavres dans la célèbre cuisinière à bois après découpage, mais par ses répliques ironiques et pertinentes lors de son procès. Quoi de plus passionnant que les Mémoires de Lacenaire, « le dandy du crime  » qui inspira Marcel Carné pour son chef-d’œuvre, malgré les phrases censurées qui en rendent la lecture difficile, écrites dans sa cellule de condamné à mort ? Quoi de plus philosophique que l’apostrophe d’Emile Henry, l’anarchiste poseur de bombes à ses juges : « il n’y a pas d’innocents ! ». Cette citation ramène à la fois à la faute originelle des chrétiens, à la responsabilité collective allant du goulag « il n’y a pas d’innocents, seulement de mauvais enquêteurs », à Pol Pot, aux animaux malades de la peste et au loup et l’agneau.

La littérature peut cependant analyser le crime et lui donner ses lettres de noblesse. Par Dostoïevski, avec Crime et châtiment, l’assassinat entre définitivement dans la catégorie des beaux-arts. Et la vision toute personnelle de l’œuvre de Nietzsche par Jack London, dans Le bureau des Assassinats, remet le crime dans sa dimension philosophique. D’ailleurs, le succès de la Série Noire ne s’explique que par la fascination déclenchée par la violence et Hannibal Lecter, le criminel mythique créé par Thomas Harris n’aurait jamais suscité un tel engouement, s’il n’avait perpétrer que des forfaits classiquement banals et n’avait fait montre d’une intelligence exceptionnelle. L’intérêt des romans d’Agatha Christie ne réside pas dans la manière dont Hercule Poirot résout les énigmes, n’importe quel détective de fiction en est capable. Ce qui passionne le lecteur, c’est l’inventivité des criminels et les moyens mis en œuvre pour arriver à leurs fins. Hélas dans la vie réelle, la plus part des délits sont de l’ordre du crapuleux et de l’appât du gain, ce qui rend difficile leur approche artistique. Quant au crime en série, son côté répétitif, réitéré selon un modus operandi souvent ritualisé, il ne peut être considéré comme artistique ou créatif, à moins de ne s’intéresser qu’à la première lithographie. L’Etranger de Camus ne peut par contre pas être placé au niveau des artistes, d’abord parce qu’il n’éprouve aucun plaisir dans son crime et ensuite car il est mentalement perturbé. L’absurde et l’angoisse sont les moteurs de la littérature de Camus, il n’y a en ces domaines aucun sentiment festif.

Chaque individu ou presque est un criminel de l’imaginaire, même si l’immense majorité ne fera jamais de mal à une mouche ! Cela dit, l’exemple de la mouche est plutôt mal choisi, car en dehors des disciples du jaïnisme, la plupart des individus n’ont aucun état d’âme quand il faut en écraser une. Si dans les séries B et les téléfilms, le manichéisme s’impose, avec des méchants vraiment méchants, voire patibulaires, aux personnalités frustres et binaires s’acharnant sur des victimes couvertes d’angélisme à faire pleurer Margot, il n’en est pas de même dans la littérature méritant ce nom. Les SS des Bienveillantes, du Choix de Sophie ou de Portier de nuit sont des personnages complexes bien plus intéressants que des brutes primaires sans foi ni loi. Et Raskolnikov, même s’il commet un crime atroce à la hache n’en reste pas moins un héros attachant, un jeune homme fragile et passionnant bien plus digne d’intérêt que les protagonistes du Gang des Barbares. Le héros de Dostoïevski est rongé par la culpabilité et le remords et ne peut être sauvé qu’en subissant le châtiment, mais sa démarche est intérieure et individuelle, il ne se sert pas de ses remords pour amadouer les juges. Au contraire, le châtiment lui est nécessaire pour atteindre la rédemption. Raskolnikov a cependant sa propre morale ; la culpabilité ne se serait pas installée s’il n’avait occis que sa première victime qu’il regarde comme un être répugnant, un pou méprisable qui ne mérite pas de vivre. C’est la deuxième victime qui pose problème, car rien ne justifie sa mort. Le héros de Dostoïevski a donc le sentiment de faire parti d’une élite ayant le droit moral de supprimer un être nuisible et répugnant. Le christianisme exacerbé de l’auteur russe est certes fait d’amour et de passion, mais d’un amour qui ne peut être universel et englober toutes ses créatures.

En théorie, la créativité pourrait aller jusqu’au meurtre, s’il n’y avait tant de contraintes pour s’en dissuader. Le héros du Parfum de Süskind, Jean-Baptiste Grenouille est l’archétype du créateur de l’extrême, prêt à sacrifier sa vie et à passer outre la loi et la morale pour atteindre l’odeur absolue. Et si ni Dieu ni Diable n’interviennent dans cette histoire, il y a indéniablement du Faust dans le personnage de Jean-Baptiste Grenouille. La dévoration finale du héros par des gueux peut être interprétée comme un acte d’amour universel ou comme le sommet du narcissisme. Cette dernière scène, ou Cène, possède indubitablement une dimension mystique quasiment christique, il s’agit d’une eucharistie monstrueuse où le héros devient lui-même l’hostie. De plus, l’essence créée par Jean-Baptiste Grenouille possède une très forte composante érotique faisant ressortir du tréfonds du cerveau archaïque une pulsion libidinale intense dépassant la morale, la pudeur et l’autocensure. Mais peut-il exister dans le réel des individus aussi passionnés et doués à la fois, pour ne pas dire géniaux au point d’en devenir criminels ? Bien évidement on pense au Caravage et à sa vie d’exactions et de débauche comme une ponctuation à son art. Mais il faut parallèlement se demander si le « cannibale de Rotenburg », Armin Meiwes, est un génie méconnu ou plus simplement un criminel pervers original ayant eu juste une simple fulgurance créatrice. S’étant arrêté à une seule « création » avant d’être incarcéré, nous ne le saurons donc jamais ! En tous cas, Armin Meiwes aurait plu, sinon fasciné Georges Bataille en sa période morbide où il aimait exhiber des photos de sacrifices humains dans les bistros parisiens. Cependant, dans La carte et le territoire, Michel Houellebecq ne va pas jusqu’au bout de ce type de raisonnement, même s’il y fait réfléchir. Quand il met en scène sa propre mort, l’auteur se choisit un assassin qui n’est qu’un pâle imitateur de Jackson Pollock ! Après avoir éviscéré sa victime, il n’est capable que d’une copie servile et gauche du peintre américain en projetant les boyaux sur le sol.

Comprendre sans excuser le sadisme extrême, la pédophilie, la nécrophilie et la zoophilie en privilégiant l’analyse de la personnalité de ceux qui s’y adonnent, la tâche est difficile si ce n’est insurmontable, et pourtant ! Il est très facile de condamner, de dénoncer et d’être dégoûté quand on ne ressent pas personnellement le moindre attrait pour ces passions et cette attirance que beaucoup qualifient de morbide, écœurante ou insupportable. Mais sans absoudre et se mettre à la place, il est évident que les pulsions sont inextinguibles et que même en ayant une conscience morale et un frein servant d’autocensure, il n’est pas facile de résister à une obsession quand elle dépasse le fantasme et l’imaginaire. La normalité est un produit complexe, une émanation psychique faisant entrer en compte les limites morales acceptées par le groupe, le non-passage à l’acte et la recherche de produits de substitutions légaux pour calmer les pulsions. Le pervers cherche l’absolu, l’œuvre d’art dans le vice, en bref l’inaccessible. Gilles de Rais est l’archétype du jouisseur mystique qui sait que l’histoire, son histoire va mal finir. La fin tragique de son périple criminel en est l’aboutissement comme la crucifixion est celui de la saga du Christ. Gilles de Rais se compare d’ailleurs à Jésus disant lui aussi laissez venir à moi les petits enfants. Pour lui, la sodomie d’un enfant devient une communion charnelle. En les immolant quand ils sont encore purs et innocents, il les mène à Dieu. Inutile de dire que si ce genre d’agissement se conçoit intellectuellement comme une œuvre, il ne peut par contre être accepté socialement au nom de la cohésion de la société. La condamnation et le châtiment sont indispensables pour éviter l’éclatement de celle-ci, même sans connotation morale ou religieuse. On peut admirer le criminel pour la fulgurance de son acte, sa témérité et son inventivité tout en trouvant légitime le fait de le sanctionner.

La tentation de la digression existe chez la majorité d’entre nous, mais le plus souvent se satisfait du fantasme et de la fiction. Heureusement pour les potentielles victimes, le passage à l’acte n’est pas indispensable pour le plus grand nombre de ceux qui ont de « mauvaises pensées » et il est de fait relativement rare, comparé à la masse d’idée perverses et assassines qui viennent à l’esprit des plus inoffensifs. Cet état d’esprit explique largement l’intérêt porté aux criminels en série par le grand public et les lecteurs de faits divers, surtout s’il s’ajoute au crime une forte composante sexuelle. Qu’il s’agisse de cas réels comme Landru, le Docteur Petiot, Dutroux ou Fourniret, ou de personnages de fiction comme Hannibal Lecter, le criminel odieux, le monstre fascine, attire et fait frissonner. Hannibal Lecter est l’incarnation du mal au niveau individuel et son intelligence captive. Cela ne pouvait que troubler les volailles castrées de la critique littéraire et cinématographique bien pensante et l’auteur s’est attelé à une explication simpliste des racines du mal devant le succès de ses premiers ouvrages. Si Hannibal Lecter est devenu un monstre, c’est bien évidemment qu’il a subi dans sa jeunesse en Lituanie des outrages ne pouvant venir que du mal absolu collectif, bien-entendu, le nazisme. La ficelle est si grosse que ceux qui ont apprécié le Silence des Agneaux ne peuvent que trouver ridicule cette genèse. Lecter est un esthète du crime qui n’a besoin ni d’excuse ni de justification, il est une sorte de Mozart de l’atroce et de l’indicible. On n’imagine mal une reprise de Crime et Châtiment dans laquelle Raskolnikov aurait été battu par des parents sadiques et violé dans sa jeunesse par un pope crasseux et libidineux, tout cela pour expliquer l’élaboration de sa démarche criminelle.

A l’opposé, malgré Justine de Sade et le fait divers Natascha Kampusch, malgré la dimension compassionnelle de la société actuelle, la victime fait rarement rêver la société. Le « héros » est le plus souvent le meurtrier, celui qui commet et non celui qui subit. L’horreur par procuration évite le passage à l’acte mais n’annihile pas le désir de transgression. L’homme normal est tout simplement celui qui ne viole pas, ne massacre pas, ne sodomise ni enfant, ni animal, ni cadavre, mais peut y penser de temps à autre, comme une option intéressante et tentante qu’il vaut mieux laisser à l’état d’hypothétique projet. Enfin, c’est plus la peur du gendarme que la morale qui limite la criminalité. Ainsi, c’est la quasi-impunité pour la plupart des délinquants mineurs qui explique la récidive. Cela devient un jeu de passer par le commissariat quand on sait que l’on sera libéré dans les heures qui suivent si l’on n’a pas commis de meurtre, surtout que maintenant les châtiments corporels sont interdits.

Nous sommes tous ou presque des criminels potentiels, les hommes du fait de leur force physique sont plus exposés à commettre un acte violent, mais la femme n’est pas à l’abri du crime par procuration ou par manipulation à l’instar de Salomé ou de Dalila ou de l’utilisation du poison à des fins de vengeance ou successorales. Si l’on croit encore à la morale, est-il condamnable de penser au crime, quelque soit sa forme, tant qu’il n’y a pas réalisation ? Pécher par intention est un concept chrétien de même que les pensées impures, mais cela n’a jamais fait de mal à qui que ce soit. Il n’y a rien de glorieux à imaginer un viol, une humiliation, un meurtre mais tant qu’on ne le commet pas, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, même si l’on en parle avec délectation au bistro. Le fantasme est plutôt une soupape de sécurité tant qu’il ne devient pas lancinant et obsessionnel. C’est ce qu’ont très bien compris les adeptes du sadomasochisme qui théâtralisent leurs fantasmes dans les limites du légal et du consentement d’autrui. Le fantasme en soi ne présente aucun danger pour celui qui sait faire la part des choses au niveau de son imagination et qui reste lucide quant à la réalité. Se voir personnellement en violeur, en assassin d’enfant, en génocidaire n’empêche pas a priori de rester un bon père de famille et un individu inoffensif. Se complaire dans la littérature et le cinéma violent ou le gore n’a jamais créé d’assassin, sauf si de fortes prédispositions existaient auparavant. Le fantasme et la fiction sont des soupapes de l’esprit, permettant de dégager des pulsions enfouies dans l’inconscient, le passage à l’acte devient alors inutile. Mais pour s’adonner à ce genre de divagation salutaire, il faut une certaine maturité. Se pose depuis peu le problème des jeux-vidéos violents dans les mains d’enfants et d’adolescents. C’est aux parents d’y veiller et d’expliquer que le sang, pas la fausse hémoglobine des effets spéciaux, traduit une violence qui fait mal pour de vrai, qu’on ne dégomme pas un camarade de classe comme on le fait avec un monstre sur sa console de jeux. Mais en réalité, il est loin d’être évident, qu’un enfant dit normal puisse passer à l’acte après avoir joué quelques heures. Si l’addiction s’installe, le danger réside plutôt dans l’échec scolaire et la désocialisation. Ce n’est pas quelques rares faits divers montés en épingle par les médias qui doivent trop alarmer les parents. Un gosse, ça se surveille, il faut simplement ne pas trop être laxiste dans son éducation.

La violence enfin exacerbe les sens, même de ceux qui ne sont pas combattants. Beyrouth ne fut jamais aussi festive que pendant les années de guerre civile. Ce paradoxe se retrouve dans de nombreux pays en conflit, dès que les accalmies le permettent les gens sortent de leur trou et boivent, jouent, font la fête et copulent entre deux bombardements. Ceux qui vivent dans l’instant, sachant que chaque verre peut être le dernier, en arrivent à penser qu’il faut jouir, car demain ne peut être que pire du fait des conflits. Cette philosophie de la dernière minute entraîne paradoxalement un regain du goût à la vie bien plus intense que dans les pays en paix. La phrase attribuée à Jean Cocteau qui fit scandale, « jamais nous ne fûmes aussi libres que pendant l’Occupation », ne traduit donc pas une allégeance au nazisme ou une adhésion sans faille à une idéologie totalitaire, mais plutôt un sentiment d’exaltation du corps et de l’esprit chez quelqu’un qui ne se considérait pas comme politiquement engagé. Cocteau et tant d’autres mondains, pris dans la tourmente de la guerre et de l’Occupation, ne pouvaient que ressentir l’époque comme une occasion unique pour exciter la création et le sens artistique.


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48 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 28 décembre 2011 17:25

    Bonjour, Georges.

    Excellent et très intéressant article qui aborde de manière assez détaillée les ressorts du plaisir que nous pouvons éprouver au contact du crime, de fiction fort heureusement pour l’écrasante majorité d’entre nous. Un goût plus ou moins morbide qui trouve évidemment ses origines dans les histoires de monstres ou d’ogres de notre enfance, cette période de notre vie se nourrissant d’histoires horribles indispensables à la construction psychologique de chacun.

    Sommes-nous pour autant tous des criminels potentiels ? Dans des situations d’extrême danger, peut-être, mais pour le reste je suis loin d’en être convaincu. Sauf à considérer la lâcheté, et par conséquent la complicité passive, comme l’égale de la commission d’un crime. Et là, force est de reconnaître que le risque augmente pour chacun de nous, nul ne pouvant être absolument sûr d’adopter, au péril de sa vie, l’attitude courageuse qui consisterait à tenter d’empêcher un crime.


    • Georges Yang 28 décembre 2011 17:37

      Fergus
      Je dis simplement que le crime fascine sans pour autant passer à l’acte, mais qu’il existe aussi un plaisir dans l’expression de la violence


    • Fergus Fergus 28 décembre 2011 17:36

      Une chose encore : je n’ai jamais pris le moindre plaisir dans la violence, ni en me battant (ce qui ne m’est plus arrivé depuis l’école primaire !), ni dans les livres que j’ai lus ou les films que j’ai vus, bien qu’amateur de polars. Et le seul spectacle d’un combat de boxe suffit d’ailleurs à m’écoeurer tant il rappelle les jeux antiques.


      • Nina888 28 décembre 2011 18:50

        En fait il y à un paradoxe qui rend l’oegénisme , la quette du meilleur , mal sain ...
        Les etres qui sont les plus favorisé par la norme imposée sont violent , car leur crime est pardoné ...
        Les personnes qui sont née différentes , qui sont malmenée par le destin et la norme des hommes plus prompte à l’hummilitée ...
        Les forts devrait donc avoir moin de droit que les faibles (ce qui etait un peut le cas dans la chevalerie ...) mais le problème est que les personnes faible deviendrait fortes .... et le probleme n’aurait plus de fin ...
        Le probleme de l’innégalitée c’est que les puissant cherche à etre de plus en plus puissant et empèche les riche d’etre puissant ...la dynamique du cicle du pouvoir où chacun pourra etre puissant à son tour est bonne en soit mais le plus méchant chercherait à le garder sans assumer ses responsabilitée ...


        • Abou Antoun Abou Antoun 28 décembre 2011 22:08

          Sur l’album d’Eugénie :
           l’oegénisme , la (qué) quette du meilleur ,


        • foufouille foufouille 28 décembre 2011 20:53

          nous sommes surtout tous des animaux
          avec juste un vernis de civilisation


          • EMMA 28 décembre 2011 21:44

            Pourquoi je ne suis pas d’accord avec cet article : Parce que l’argumentaire est fallacieux. Il mélange des idées justes avec des assertions fausses et induit de la confusion. Non, les pervers ne sont pas des gens en quête d’absolu. Ce sont des humains qui ne peuvent jouir qu’à condition de transgresser. Selon leur mode de transgression, ils sont juste déviants, ce qui ne fait de mal à personne et ne regarde qu’eux. Ou bien, la satisfaction de leurs penchants n’est obtenue que par une transgression criminelle et là, cela regarde la société. Que des personnes non perverses aient des fantasmes transgressifs, c’est normal. La forme de leurs transgressions imaginaires peut les renseigner sur leurs refoulements, leurs conflits internes, leur nature profonde. Mais, par exemple, être excité à l’idée de blesser, violer ou tuer un être vivant quel qu’il soit, et à fortiori un enfant, quand on est adulte, relève à tout coup d’un mode pervers de jouissance. Voilà. J’espère avoir remis un peu de sens à ce qui n’en avait plus. Avoir l’esprit large, ne veut pas dire avoir l’esprit confus. Confondre les registres de la pensée introduit le doute et la confusion. Le faire intentionnellement relèverait pour moi, d’un esprit qui a tout intérêt à cette confusion pour banaliser et légitimer son absence de repères mentaux.


            • Abou Antoun Abou Antoun 28 décembre 2011 22:54

              Nous sommes tous ou presque des criminels potentiels, les hommes du fait de leur force physique sont plus exposés à commettre un acte violent, mais la femme n’est pas à l’abri du crime par procuration ou par manipulation à l’instar de Salomé ou de Dalila ou de l’utilisation du poison à des fins de vengeance ou successorales.
              Georges, si vous continuez à écrire des horreurs pareilles je vais tout cafter à morice.


              • moebius 28 décembre 2011 23:21

                 Ca c’est ben vrai mame Muche....


                • samagace69 29 décembre 2011 08:10

                  Article volontairement provocateur qui fait une apologie de la violence dans la procuration de la jouissance. Voilà un article bien pervers !

                  Si la violence est bien présente et larvée dans nos sociétés, cela ne justifie en aucun cas une votre jouissance mortifère et nihiliste.
                  Nous tombons carrément dans la décadente civilisation de Sodome et Gomorrhe.

                  • ddacoudre ddacoudre 29 décembre 2011 10:25

                    bonjour samagace69

                    yang ne fait jamais apologie de la violence, il la regarde comme un moyen qui s’exprime dans le quotidien et fascine car elle est indicative d’une supériorité sur les autres, c’est une représentation du dominant animalier que nous avons du refouler pour vivre en surpopulation.
                    son expression culturelle ne tient qu’à notre surpopulation. une étude de Calhoum en fait une démonstration sur une colonie de rats,( à prendre avec mesure), sinon nous nous installerions dans le compartiment 1 ou 4
                    j’en avais fait un article http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=67081.
                    ddacoudre.over-blog.com
                    cordialement


                  • Georges Yang 29 décembre 2011 11:27

                    Petite remarque, pourquoi copuler en groupe entre personnes de tous les sexes serait décadent
                    Encore un jugement moral, je me place plutôt par delà le bien et le mal


                  • zelectron zelectron 29 décembre 2011 16:15

                    nietzschéen ?


                  • ddacoudre ddacoudre 29 décembre 2011 10:12

                    bonjour yang

                    tu as bien traité un sujet difficile car la plupart des biens pensant ignorent ou veulent ignorer la violence dont il sont porteur qui est itinérante à la condition de la vie des cycles de prédation sur cette planète. nos capacités d’agressivités nécessaire pour survivre, s’expriment par toute une masse de représentations et d’expressions culturelles qui ne font que s’adapter à l’évolution de l’existence et que la sociabilité à du mal à contenir si elle n’en trouve pas, au delà des systèmes punitifs, le moyen d’une canalisation.
                    il est amusant de constater en Europe le phénomène d’insécurité qui n’est que la perception d’une amplification de violence intrinsèque alors que nos n’avons jamais été dans une société aussi sécurisé.
                     
                    un économiste explique en quoi l’économie est un moyen de canalisation de notre violence dont en émane comme tu l’expliques toujours des expressions pour satisfaire une espèce de fascination qui est l’indicateur de son refoulement.

                    En économie jean Marie Albertini la posé sous cet angle.

                     La rareté n’a rien de « naturel ». Dans le règne animal elle n’a pas de sens. L’animal s’adapte à son milieu ou il meurt. La rareté économique a une toute autre signification. Elle naît de la volonté de posséder ce que l’autre possède, afin de mieux l’imiter. L’autre nous incite à désirer un bien car il craint de voir notre désir se porter directement sur lui, avec quelques conséquences fort désagréables. Il accroît notre désir des choses, qu’il nous présente en faisant semblant de nous les refuser. Nous l’avons dit, c’est cette relation qui crée la rareté, et non une simple relation aux choses.

                    Son « invention » complétée par celle de la monnaie, s’inscrit dans la quête d’une violence non supprimée mais détournée. Elle est un acte de paix au même titre que l’invention de la monnaie, du travail, et fonde l’activité économique.

                    La monnaie rend les biens échangeables, le désir ne débouche plus sur le vol et la capture, mais sur la production qui permet de se procurer de la monnaie. La nécessité de produire des biens pour accumuler la monnaie institue le travail et développe la rationalité instrumentale, la technique. La production suscite de nouveaux désirs, les excite et accroît le sentiment de rareté par le désir contrarié de ce que possède l’autre (les « locomotives »). Pour vaincre la rareté, de nouvelles techniques sont mises au point. Nos vieux démons de la violence à l’état plus ou moins brut, qui nous jettent dans la guerre (ou sa préparation, activent cette évolution. La technique et son application à la transformation du monde élargissent le champ des productions possibles. A chaque élargissement du possible, la rareté ne recule pas, elle progresse.

                    Tout progrès technique, toute nouvelle production fait apparaître de nouveaux besoins et exige de nouvelles ressources. La rareté précédente est remplacée par une rareté nouvelle, encore plus contraignante. Les imbrications entre l’organisation des hommes et l’organisation des choses multiplient les accaparements, les inégalités, les désirs et les raretés. »…/

                    « « nous sommes ainsi lancés dans une course sans fin qui condamne à la croissance et par-là même à la rareté. Dieu fasse que nous nous complaisions dans la poursuite de ces leurres, car aujourd’hui nos techniques sont si puissantes que le déchaînement de la violence « traditionnelle » signifierait, le suicide de l’humanité. »…/

                     « le passage de la société traditionnelle à la société moderne se fait au moment où le détournement de la violence, autrefois dominée par le sacré, se réalise principalement sous l’égide de la rareté économique et son instrument : la monnaie. Certes, dans la société traditionnelle, l’économique existe ; mais il est en quelque sorte enkysté, voire intégré dans des rapports sociaux dominés par le sacré et le politique. La maîtrise de la rareté passe alors par les interdits (du sacré et du politique), par l’exercice de la vertu privée.

                    Enfin pour conclure sur un trait psychiatrique, la personnalité narcissique n’hésite pas à utiliser tous les moyens – chantage, séduction, violence verbale, mensonges – pour parvenir à ses fins, c’est à dire au sommet de l’entreprise et de la fortune. Cette dynamique n’a pas besoin de notre vertu, mais au contraire de nos vices, ou de certains de nos vices : ceux qui nous incite à posséder plus de choses »

                    ddacoudre.over-blog.com.

                    cordialement


                    • Georges Yang 29 décembre 2011 11:24

                      Belle analyse des explications économiques de la violence
                      Elle est complémentaire, mais je n’ai fait qu’aborder la notion de plaisir dans la violence, sans en faire l’apologie, mais en me refusant à porter un jugement moral
                      La loi n’est pas faite pour améliorer les hommes mais pour sévir et accorder des compensations
                      Et s’il est normal d’être puni pour un délit ou un crime, il n’y a rien de choquant à ce que son auteur en éprouve du plaisir ou que la victime recherche vengeance ou réparation


                    • Krokodilo Krokodilo 29 décembre 2011 10:27

                      Intéressant.
                      "La normalité est un produit complexe, une émanation psychique faisant entrer en compte les limites morales acceptées par le groupe« 
                      Le groupe, et la civilisation : le passage l’acte de violence hors-norme semble inexistant dans les socitétés primitives, mais difficile de dire pourquoi. Ils ont pourtant un imaginaire aussi développé, si on en juge par leurs contes et leurs mythes sur la création, communs à toutes ces sociétés. Ce n’est pas non plus la possibilité matérielle, les armes par exemple, car le Canada a autant d’armes individuelles à domicile qu’aux USA et pourtant beaucoup moins de violence. A mon avis, bien que ce soit un cliché ( » La ficelle est si grosse"), je crois quand même que c’est bien dans l’éducation et la culture ambiante que se situe les racines du mal, pour parler comme les Américains.


                      • Georges Yang 29 décembre 2011 10:58

                        Il faut séparer la morale et la loi, le châtiment du crime est indispensable au maintien de la paix civile et empêche la vengeance, mais l’appréciation du bien et du mal ne sert rien, sinon à prêter à confusion
                        Et puis la fascination pour le crime est une forme de jouissance ou de frisson par procuration qui n’implique pas le passage à l’acte


                        • Abou Antoun Abou Antoun 29 décembre 2011 16:51

                          Il faut séparer la morale et la loi
                          La plupart du temps la loi n’est que la mise en pratique d’une morale (le plus souvent elle-même d’origine religieuse). Ainsi en est-il par exemple des ’Tables de la Loi’ .
                          Je ne vois pas très bien comment pourrait être élaborée une loi n’ayant aucun fondement moral, même sur une base civile (règles de vie communautaire).


                        • Georges Yang 29 décembre 2011 17:00

                          Le seul intérêt de la loi est d’une part de donner une sentence à un délit et ainsi éviter la vengeance de la victime ou de ses ayant-droits, et empêcher ainsi la loi du talion ou la vendetta privée, d’autre part la loi doit décider d’une compensation
                          Il n’y a délit que s’il y a préjudice, la morale n’a rien à y voir


                        • Abou Antoun Abou Antoun 29 décembre 2011 17:24

                          Mais le simple fait de décider s’il y a préjudice ou pas relève d’une morale.
                          Allez expliquer à la justice d’un pays musulman que si vous avez couché avec la femme du voisin il n’y a aucun préjudice vu que vous et la femme y trouvez votre compte et lui n’a rien à dire puisque vous faites son boulot (il devrait peut être vous dédommager).


                        • Georges Yang 29 décembre 2011 17:33

                          C’est pourquoi je ne reconnaît pas le droit d’inspiration religieuse
                          Seul les préjudices matériel et moral devraient entraîner réparation
                          Le préjudice moral n’a de sens que s’il a entraîné un préjudice matériel
                          (perte d’emploi ou faillite suite à calomnie,par exemple)


                        • Abou Antoun Abou Antoun 29 décembre 2011 17:47

                          Seul les préjudices matériel et moral devraient entraîner réparation
                          Le préjudice moral n’a de sens que s’il a entraîné un préjudice matériel

                          Vous êtes en train de vous empêtrer.
                          La conjonction de ces deux affirmations revient à dire qu’il n’y a de préjudice que matériel.
                          Donc si votre voisin met la sono à fond toute la nuit il n’y a pas de préjudice. Il vous emmerde certes mais il ne vous cause aucun préjudice matériel. Sur quelle loi allez vous vous appuyer pour faire cesser un tapage nocturne ?
                          Le harcèlement sexuel et professionnel ne relèvera également d’aucune juridiction. De quel préjudice matériel pourra se prévaloir une femme poursuivie inlassablement de vos assiduités.
                          Vous aimez les provocations, en voici une autre. Quel préjudice ’matériel’ pourra invoquer une femme que vous avez violée (et qui n’était pas vierge). Si elle n’a pas voulu prendre son pied c’est parce que c’est une conne, vous, vous êtes bien amusé, etc etc.
                          Défendre qu’il n’existe pas de préjudices ’moraux’ autres que ceux qui entraînent des préjudices matériels n’a pas de sens.


                        • Georges Yang 29 décembre 2011 17:58

                          Erreur de frappe
                          Seuls les préjudices physiques et matériels


                        • Abou Antoun Abou Antoun 29 décembre 2011 18:15

                          En somme à Yangsland vous pouvez coucher avec toutes les femmes mariées du village à condition de ne pas leur refiler la chtouille (préjudice physique).
                          J’ai bien compris ?


                        • Georges Yang 29 décembre 2011 18:19

                          Pourquoi pas si elles sont d’accord, mais j’ai passé l’âge de tels exploits


                        • EMMA 29 décembre 2011 11:10

                          à samagace 69 : Complètement d’accord, c’est un article qui révèle son auteur. Lisez « le plaisir au féminin » du même tonneau. C’est digne de l’exhibitionniste qui vous montre ses génitoires quand vous ne vous y attendez pas et jouit de vous voir choqué. « Agacer » provoque chez lui « un plaisir sans bornes » dit-il. Effectivement, quand on est femme, on est attiré par un article prétendant parler d’une chose mystèrieuse aussi pour la femme : son plaisir. Malheureusement, on découvre un salmigondis de grossièretés et de clichés d’une eau la plus trouble ! Je pense que ce petit monsieur Yang se délecte quand il comprend qu’une femme a lu sa prose nauséabonde, surtout si sa réaction indignée montre qu’elle est atteinte. C’est très pervers.

                          Fort heureusement, les hommes heureux existent, qui aiment et célèbrent le corps féminin, qui assument , comme leur compagne, leur part animale. L’homme pourra être malade, blessé ; sa compagne supportera de voir son corps amoindri, sali, et le soignera avec amour.
                          Ce sera réciproque. Cette normalité qui dérange tant Mr Yang permet de faire un bout de route dans toutes les misères de la vie ensemble. Sans fuir. 

                          • Georges Yang 29 décembre 2011 11:19

                            Très chère Emma
                            Puisque vous vous permettez de faire une interprétation de ma personnalité sans me connaître, permettez-moi d’en faire autant
                            Vous devez avoir vu les Intouchables, apprécier les Indignés et Bénabar cela est excusable, mais ne fait pas de vous une héroine de roman
                            Bien à vous


                          • Georges Yang 29 décembre 2011 11:47

                            PS
                            Les gens « normaux » ne m’intéressent pas, ils m’ennuient


                          • Abou Antoun Abou Antoun 29 décembre 2011 17:32

                            ne fait pas de vous une héroine de roman
                            Mais quand on s’appelle ’Emma’ on est forcément une héroïne de roman.


                          • Abou Antoun Abou Antoun 29 décembre 2011 17:34

                            Les gens « normaux » ne m’intéressent pas, ils m’ennuient
                            Êtes-vous jaloux des ’gens heureux’ (qui forcément n’ont pas d’histoire, ni d’histoires) ?


                          • Georges Yang 29 décembre 2011 17:34

                            Abou
                            Bien vu, je vous trouve de plus en plus subtil


                          • Georges Yang 29 décembre 2011 17:40

                            Subtil, c’était pour le lien avec Bovary
                            Je ne suis pas jaloux des gens heureux, je les trouve trop prévisibles et lénifiant
                            Je recherche le plaisir (de l’hérétique) pas le bonheur des bovins


                          • Abou Antoun Abou Antoun 29 décembre 2011 17:51

                            Je recherche le plaisir (de l’hérétique) pas le bonheur des bovins
                            Finalement, Georges, le personnage de roman c’est vous. vous êtes Don Juan !


                          • Georges Yang 29 décembre 2011 11:38

                            PS
                            Celui qui éprouve du plaisir dans le crime reste humain (car le plaisir est un sentiment humain, même quand il est hors norme), alors que celui qui tue sans aucun état d’âme ou satisfaction, et massacre comme on va à l’usine a perdu toute humanité


                            • loic 29 décembre 2011 13:07

                              Tout à fait exact. Les dizaines de millions d’animaux torturés, massacrés et dévorés chaque année dans l’indifférence générale n’ont sans doute rien à voir avec notre profonde humanité.


                            • valldavi valldavi 29 décembre 2011 13:10

                              Bonjour Georges,
                               bon article, avec des axes de réflexion intéressants qui mériteraient un développement. pour aller dans votre sens je dirais la normalité est la pire des perversités...C’est elle, cette soi-disant normalité qui dans le monde commet le plus de crimes.


                              • ZEN ZEN 29 décembre 2011 13:16

                                La phrase attribuée à Jean Cocteau qui fit scandale, « jamais nous ne fûmes aussi libres que pendant l’Occupation »,

                                Objection, votre Honneur !
                                A ma connaissance, cette phrase est de JP Sartre, signifiant que l’Occupation pouvait susciter des mouvements de résistance, qui donnaient à la liberté toute sa valeur et tout son prix, dans ces circonstances exceptionnelles.


                                • Georges Yang 29 décembre 2011 13:22

                                  Zen
                                  Vous avez probablement raison, mais je l’avais lu attribuée à Cocteau, je ne sais o
                                  Ca correspondait pourtant assez bien au personnage


                                • ZEN ZEN 29 décembre 2011 13:19

                                  Pour Freud, sadisme et masochisme, qui comportent chacun une part de plaisir, sont les deux faces d’une même pulsion.


                                  • Abou Antoun Abou Antoun 29 décembre 2011 23:25

                                    Freud on en fait des tartines mais c’est assez simple.
                                    Dès le début, (stade oral) vous tombez amoureux de votre Maman à cause de ses tétons (on le comprend, c’est intéressant). Par la suite elle devient l’unique objet de votre désir sexuel. Bref c’est le complexe d’œdipe, c’est l’inceste. Tout le reste en découle ...
                                    La seule chose qui cloche, c’est qu’il devrait y avoir des tas de maniaques qui rêve de se taper n’importe quel objet en caoutchouc qui passe (je parle évidemment de ces nombreux bébés élevés au biberon).

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