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Violences policières, où quand monsieur tout le monde se fait « arrêter »

France, 29 janvier 2009. Témoignage d’une enseignante relatant les violences excercées à l’encontre d’un citoyen.

 "Ce jour décidé jour de grève nationale est aussi le jour où notre famille a pris conscience que la violence policière peut concerner chacun d’entre nous. Ce jour là j’ai rendez vous à dix heures trente avec mon cher et tendre place Leclerc à Angers pour manifester. Je l’attends avec nos trois enfants. Il ne nous a jamais rejoints. Nos appels sur son téléphone portable restent vains. Je m’inquiète, mon homme est quelqu’un de fiable sur qui je peux toujours compter et il a très envie de manifester. 

 A 12h45 j’apprends par un coup de téléphone de ma mère que Bernard est placé en garde à vue. Le motif « refus d’obtempérer, rébellion et incitation à l’émeute ». Je n’ai pas le droit d’en savoir plus, je n’ai pas le droit de le voir ni de lui parler. Je ne connais pas non plus les circonstances de son arrestation. Je suis atterrée. Pour moi, la garde à vue renvoie à une situation criminelle tout au moins à une mise en danger d’autrui. Je cherche ce qu’il a pu faire. J’imagine alors qu’il a refusé de montrer ses papiers, comme il l’a fait une fois, en soutien aux sans papiers. Ce geste m’étonne car il savait que nous l’attendions mais je me raccroche à cela.

 A 17h00. Bernard est libéré, sonné par les six heures passées dans une cellule, il se rend avec deux heures de retard sur son lieu de travail. C’est donc à 22h00 que j’apprends la vérité vraie. Et elle fait froid dans le dos.

 Les faits. A dix heures 40 Bernard cherche toujours une place pour garer sa 405. Les manifestants sont très nombreux et empiètent sur la chaussée. Est-ce ce nombre qui effraie les gendarmes ? Bernard dans une file de voitures commence à s’engager rue du Mail. Il est arrêté par un policier qui tapant sur sa vitre lui demande à quelle vitesse il roule. « Je suis en première, donc à 20 km/h » répond le futur criminel. « C’est trop, vous ne devez pas dépasser 10 Km/ heure. » Bernard répond alors qu’il ne lui semble pas aller trop vite, qu’il cherche une place pour se garer et rejoindre à la manifestation sa femme et ses enfants.

 Le policier demande à voir les papiers du véhicule. Bernard présente la carte verte et explique qu’il a oublié la carte grise chez lui. Le policier annonce alors un contrôle approfondi du véhicule et lui désigne une place à l’opposé de l’endroit où il se tient. C’est en braquant les roues et en repassant la première que tout dérape. Notre voiture, une antiquité imprévisible, émet un hoquet qui projette le véhicule en avant. Personne n’est blessé ni même touché. Il s’agit juste d’une évidente erreur de manœuvre ( ce que reconnaîtra ultérieurement le policier le plus proche ) 

Ce hoquet provoque alors des faits incroyables.

 Un policier se rue sur la voiture, ouvre violemment la portière et entreprend avec six autres comparses d’extraire manu militari Bernard de la voiture. Celui-ci paniqué s’accroche à son volant. Il est sorti de la voiture, jeté à terre, maintenu sur le bitume un genou dans les côtes, pendant qu’un autre policier lui tire le bras vers l’arrière et le menotte. Bernard essaie d’appeler à l’aide en disant « Ne les laissez pas faire cela ». Un policier pour le faire taire, lui enfonce deux doigts dans la bouche. Une jeune fille ose intervenir. Elle est immédiatement appelée à circuler. 

 Bernard est placé dans un fourgon. Quand il demande s’il était besoin de se mettre à 2 pour le faire sortir de la voiture, s’il était besoin de le jeter à terre, on lui répond qu’il est grand et fort ( cela fait-il de lui un animal ? ) Quand il demande à ce qu’on lui desserre les menottes qui le blessent, on lui dit qu’il n’a qu’à le demander gentiment. Bernard refuse de supplier, il se fait traiter d’imbécile et garde ses menottes qui lui cisaillent le poignet et entrave sa circulation. Après un alcootest et test de présence de cannabis ( négatifs évidemment ) il est emmené au poste et mis en garde à vue. Il passe six heures dans une cellule. Il est fouillé, on lui prend ses effets personnels, on relève ses empreintes, on le photographie. Il voit un médecin et un avocat. Ceux-ci l’écoutent et lui disent qu’il est victime de ce qu’ils appellent dans leur jargon « susceptibilités policières ».
Apparemment, c’est de plus en plus fréquent.

 A 15h45, il est auditionné par un officier de police judiciaire qui en réfère ensuite au procureur qui lui-même décide de la remise en liberté de Bernard et d’une convocation judiciaire pour le 13 avril. Vraisemblablement pour un rappel à la loi. Nous sommes très choqués par ce qui vient de se passer. Bernard peut toujours à peine bouger les doigts de la main droite. Il a mal aux côtes. Il fera constater ses douleurs par un médecin tout à l’heure. Mais surtout il estime qu’il a été victime d’un abus de pouvoir. Il compte porter plainte pour cela et aussi pour préjudice moral.

 Comme beaucoup d’entre vous on tire souvent le diable par la queue en fin de mois, alors si vous connaissez un avocat, altruiste aux honoraires peu élevés, faites-le nous connaître…on va avoir besoin d’un coup de main ! Surtout, n’hésitez pas à faire passer ce texte à vos connaissances. Il faut que l’on sache que de telles situations se multiplient aujourd’hui. Pour vous en convaincre, lisez sur Wikipédia le dernier paragraphe de l’article sur la garde à vue. C’est édifiant. 

 J’aurais adoré épouser Robin des Bois, Jesse James, Che Guevara. Peut-être d’ailleurs que Bernard a un peu de tous ces personnages en lui… mais en attendant, ce jour-là il était surtout un simple citoyen conducteur d’une vieille voiture, ayant oublié sa carte grise.

Vous admettrez en lisant ces faits qu’on se demande d’où vient le chef d’accusation que je rappelle pour conclure ce billet « Refus d’obtempérer, rébellion, incitation à l’émeute ».

Bien à vous,

 Estelle"

Si vous souhaitez suivre la suite ou les contacter, je vous suggère de vous rendre à la source de cet article.



Autres lieux : La Force de Police Irlandaise

En République d’Irlande, les forces de police s’appellent les Garda Síochana (gardiens de la paix) on les appelle plus souvent le Garda ou au pluriel plural les Gardaí (prononcé gardi). Les policiers ne sont pas armés, ils sont très sympathiques et sont au service de l’ensemble de la collectivité. Les numéros d’urgence de la police sont le 999 et le 112. Cependant, il n’est pas toujours besoin d’une urgence pour contacter les Gardaí – si vous êtes en difficulté, vous pouvez contacter les Gardaí et vous les trouverez coopératifs et serviables.

Si pour une raison ou une autre un Garda vous demande une preuve d’identité, soyez coopératif et présentez la pièce d’identité et les documents qui vous sont demandés. Il est recommandé de rester poli et calme en toutes circonstances. Le Garda doit vous indiquer pourquoi vous êtes interpellé, dans le cas contraire, vous devez en demander la raison. Dans le cas peu probable où vous seriez arrêté, vous devez être traité avec impartialité, poliment et avec respect. Les Gardaí sont régis par un code de conduite formel qui reconnaît vos droits, y compris le droit de consulter un avocat.


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89 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 4 février 2009 11:55

    faut faire gaffe dans les commissariats , les marches d’escaliers sont glissantes , parait il ! à république bananière , police bananière !


    • Hakim I. 4 février 2009 12:20

      Monsieur tout le monde, c’est aussi le jeune a casquette/basquettes...

      30 ans qu’on essaie de résister à ces méthodes dans les quartiers populaires, les gens à l’époque s’en foutaient, soit faisaient l’autruche en se disant que ce traitement n’allait jamais leur arriver, ou carrément pensant que ceux qui le subissent le méritaient d’une facon ou d’une autre.

      Et aujourd’hui, quand cela vous arrive vous vous étonnez ? Et vous persistez encore dans vos illusions sous-entendant que ce traitement ne devrait pas être appliqué au "monsieur tout le monde" ???

      C’est marrant, mais avec mes potes de l’époque qui résistions un minimum, on savait que cela allait se propager aux francais "non-colorés" et propres sur eux. On y est aujourd’hui.

      C’est déséspérant. Vous réagissez aujourd’hui, mais c’est trop tard. Tout est vérouillé.

      J’ai juste une question à vous poser, que pensiez vous vers la fin des années 90 quand passait un reportage télé de 5 minutes à peine sur une bavure policière ?


      • Fab 4 février 2009 14:31

        C’est pas faux ce que tu dis.

        Mais plutôt que dire "c’est bien fait pour vous, il fallait réagir avant", il vaudrait mieux tous se liguer pour dénoncer encore plus fort ces façons d’agir de la police.


      • Francis Francis 4 février 2009 13:06

        Personnellement je ne suis pas etonne, dans le sens ou il s’agit de la simple application d’une politique claire, ce que confirme la multiplication des "terroristes" en France ces derniers temps. L’idee pour moi en publiant ce temoignage est simplement de mettre le nez des francais dans leur propre police ....


        • foufouille foufouille 4 février 2009 14:48

          ca date pas d’hier
          avant il suffisait de pas avoir la bonne tete


        • TSS 4 février 2009 14:06

          dans votre 2ème paragraphe vous ecrivez un phrase qui explique tout :"mise en danger d’autrui" !!

          c’est une phrase qui permet de rendre coupable n’importe quelle personne pour n’importe quel motif... !!


          • Traroth Traroth 5 février 2009 11:01

            @huhuhuhu : promets-nous de raconter si jamais tu te fais matraquer par les flics. Désormais, ça peut arriver à vraiment n’importe qui. Autant dire que tu es en danger...


          • abdelkader17 4 février 2009 14:21

            Syndrome Vichy guerre d’algérie je pense qu’il faut remonter a ces deux période charnière de l’histoire de france pour comprendre le fonctionnement actuelle de la police.
            Il est étonnant de constater que lorsque ces violences étaient en majorité dirigés contre les habitants des quartiers populaires pas grand monde ne se préoccuper de cela, qu’aujourd’hui comme le souligne très bien Hakim que la violence policière s’étend à toute la population une prise de conscience s’opère chez les citoyens.
            La fonction principale de la police c’ est celle de chiens de garde de la bourgeoisie.


            • Serpico Serpico 5 février 2009 09:29

              Abdelkader17

              Même chose pour le terrorisme : tant que c’étaient des algériens qui trinquaient, on "exigeait" du "régime" algérien qu’il engage des négociations avec "l’insurrection".

              Le 11/9/2001, l’occident a découvert le terrorisme...et a mis tous les musulmans dans le même sac en criant : "avec nous ou contre nous".

              Les mêmes qui traitent TOUS les musulmans de terroristes trouvaient des airs de révolution aux groupes terroristes.

              Maintenant la "révolution" est chez eux et ils ont l’air malin.

              Bande de faux-culs.


            • Traroth Traroth 5 février 2009 11:06

              Mouais. En France, on a découvert le terrorisme islamiste bien avant 2001, hein...

              http://www.laprovence.com/business/img/photos/biz/2008-01/2008-01-30/2008012919261297_Quicklook-original.jpg


            • abdelkader17 4 février 2009 14:23

              La police protège les citoyens , qui nos protège de ses excès et de ses dérives ?
              Qui nous protège de la police ?


              • abdelkader17 4 février 2009 14:37

                Disons que Maurice Papon à bien driver ses poulains ils ont été à bonne école.


                • Bois-Guisbert 4 février 2009 14:41

                  Les flics en ont marre des citoyens citoyennants qui, cellulaire en batterie, les insultent et les conspuent à chaque fois qu’ils font simplement, en public, leur boulot de maintien de l’ordre et de lutte contre la déliquance.

                  Alors qu’ils en tiennent un, ils ne mettent pas de gants. Si les droits de l’hommistes n’avaient pas systématiquement une attitude incivique à l’égard des forces de l’ordre, les relations citoyens-police n’en serait pas là !


                  • Francis Francis 4 février 2009 14:50

                    Seul probleme  : aucun citoyen n’a prete serment de respecter la loi francaise, y compris si cela le conduit a arreter ses propres parents ( veridique), en revanche, les policiers, oui !


                  • foufouille foufouille 4 février 2009 14:51

                    pauvre bourgeois
                    appelle les en etant pauvre
                    en plus leurs lois se limite a la grosseur de la feuille d’impots et a leurs potes


                  • foufouille foufouille 4 février 2009 14:51

                    c’etait bois pas vert


                  • Emile Red Emile Red 4 février 2009 14:56

                    Encore une fois Guibzrt tu es à côté de la plaque.

                    Les flics n’ont pas à se faire justice eux-mêmes, d’autre part ils sont pour la plupart "gardien de la paix" non pas "fouteur de merde".

                    Plus on les arme plus ils se sentent forts et investis de pouvoir qu’ils n’ont, pour l’instant, heureusement pas.
                    Quand ils auront tous un taser, on va compter les morts.


                  • appoline appoline 4 février 2009 15:20

                    @ L’auteur,
                    Il va falloir changer de caisse, cher ami, sinon au prochain soubresauts de votre véhicule vous allez friser la correctionnelle. La manif reste un endroit sensible où il ne fait pas bon titiller le flic moyen.


                  • Fergus fergus 4 février 2009 15:31

                    A Emile Red. Le plus marrant est que la police a fait des efforts de recrutement pour éviter l’embauche de cow-boys incontrôlables (parce que racistes ou névropathes) comme il en existait naguère. Les flics bas du front à l’ancienne ont donc en partie disparu, mais comme les ordres ont été nettement durcis ces dernières années pour renforcer la répression et améliorer les statistiques, le résultat n’est pas meilleur ; il est même pire car la hiérarchie de la police nationale fait peser une menace permanente à tous les échelons sur les timorés de la matraque, les timides du menottage, les réfractaires à la garde à vue. Concernant cette dernière, il faut d’ailleurs savoir que des objectifs chiffrés de garde à vue existent désormais. Comment s’étonner, dès lors, des scandalauses dérives antidémocratiques.


                  • Redj Redj 4 février 2009 15:34

                    Les flics en ont marre des citoyens citoyennants qui, cellulaire en batterie, les insultent et les conspuent à chaque fois qu’ils font simplement, en public, leur boulot de maintien de l’ordre et de lutte contre la déliquance.

                    Alors qu’ils en tiennent un, ils ne mettent pas de gants. Si les droits de l’hommistes n’avaient pas systématiquement une attitude incivique à l’égard des forces de l’ordre, les relations citoyens-police n’en serait pas là !


                    Les relations citoyens-police n’en seraient pas là si les flics arrêtaient de prendre les gens pour des demeurés et/ou des délinquants. On a beau resté poli, il y en a toujours un pour vous titiller, sachant qu’à la moindre réponse de notre part, c’est le risque d’outrage à agent avec tout ce qui s’en suit.
                    Alors les flics en ont peut-être marre, mais les citoyens aussi, surtout lorsque ceux qui sont censés faire respecter la loi se mettent systématiquement au-dessus, et abusent de leur droit d’"agent dans l’exercice de leur fonction".

                    Si tu veux une justice policée, t’as qu’à déménager en birmanie, là tu auras de l’ordre, et en plus tu auras des gens de couleur sur qui taper.


                  • sisyphe sisyphe 5 février 2009 10:37

                    Bois bidule a trouvé le moyen de placer son "allogène" ici aussi ! smiley

                    C’est rigolo, les "de souche" me font immanquablement penser à Jean de Florette ; cette histoire où on laisse crever une famille, parce que, venant d’un village à 10 kilomètres, c’est "des étrangers" !

                    Sacré Bois bidule, va : on va t’appeler le Papé, maintenant !
                     smiley smiley


                  • Traroth Traroth 5 février 2009 11:11

                    Comme d’habitude, les propos de Bois-Guisbert sont répugnants. Il arrive même à reprocher aux citoyens leur engagement. L’engagement politique, qui fait partie du sens civique, est quelque chose qu’il faut susciter et dont il faut être fier. Ca montre la participation des citoyens à la vie de la société. Mais pour vous, un bon citoyen, c’est quelqu’un qui ferme sa gueule et se laisse exploiter (mais qui à l’occasion, se fait quand même tuer pour la "patrie"). On ne sera jamais d’accord !


                  • abdelkader17 4 février 2009 14:46

                    @Bois-guisbert
                    Force de l’ordre ou du désordre.


                    • abdelkader17 4 février 2009 14:54

                      la police garant de l’ordre inique de l’état bourgeois .


                      • Canine Canine 4 février 2009 16:16

                        Je suis toujours étonné par ce genre d’article. Enfin, c’est censé être une piqure de rappel, ou un scoop pour provoquer un éveil des conseils ? Dans le premier cas, oki merci, dans le second, je suis dubitatif.

                        En 2005, 2936 sanctions disciplinaires ont été prises contre des policiers, essentiellement pour violences légères et voie de fait. (source , c’est le premier lien intéressant que j’ai trouvé sur google), ça fait une moyenne de 8 faits avérés par jours. A partir de là, je pense que personne, et surtout pas la Police elle même, n’oserait prétendre que "ça n’arrive jamais". Les flics, comme toute population humaine, sont en partie plus ou moins élevées composés de crétins, de dépressifs, de distraits, d’escrocs et de bons à rien, et parfois toutes ces qualités peuvent être réunies en une seule et même personne. Aors, ça peut sembler plus grave dans cette profession parce qu’ils ont un pouvoir coercitif, mais concrétement, je pense que la proportion d’abus et de dérapages doit être environ similaires (sans être de même type hein) dans n’importe quelle autre corps de métier.

                        Globalement, les flics sont des cons comme tout le monde.


                        • foufouille foufouille 4 février 2009 16:41

                          sauf que deposer plainte contre un flic est peu possible
                          donc le nombre de fa present doit etre tres eleve


                        • FrihD FrihD 4 février 2009 23:46

                          A mettre en parallèle avec l’expérience de Milgram : fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram .
                          En gros, si une personne suit des ordres donné par l’autorité, et qu’on lui assure qu’il n’en sera pas tenu responsable, il n’hésite pas à maltraîter les gens. Mais bon, à qui en vouloir ? aux policiers ou aux successifs ministres de l’intérieur ?


                        • R.L. 5 février 2009 10:56

                          Mais les effets ne sont pas les mêmes !
                          Quand un avocat vous trahi, lorsqu’un mécanicien ne répare pas la fuite du liquide de frein... ce n’est pas la même gravité que trop de sel mis par le boulanger dans votre pain.
                          Enfin, l’effet est connu que beaucoup plus tard...


                        • Canine Canine 4 février 2009 16:56

                          Je suis à moitié d’accord avec ça. Je pense en fait que déposer plainte est pas plus compliqué que pour n’importe quelle plainte, mais obtenir une sanction doit l’être un peu moins.


                          • foufouille foufouille 4 février 2009 18:03

                            c’est une blague ?
                            tu doit vivre sur mars
                            essaye de deposer plainte contre un flic/gendarme
                            meme le procureur en veut pas
                            le seul moyen est de se constituer partie civile
                            et meme dans ce cas les preuves disparaisse


                          • Canine Canine 5 février 2009 02:21

                            Bah c’est ce que je dis, porter plainte tu peux, la faire aboutir, c’est déjà plus compliqué.


                          • maharadh maharadh 4 février 2009 17:06

                            Le commentaire de Hakim un peu plus haut dans ce billet est très pertinent .

                             Les textes sécuritaires votés à l’initiative de ce gouvernement n’ont paradoxalement :

                            Pas pour objet de réduire la délinquance, pas plus que la loi contre les discriminations n’aura pour effet de réduire le nombre de foulards islamiques dans les écoles.

                            Ces lois stigmatisent au contraire des populations cibles, en les excluant socialement, comme si l’objectif était de les dresser contre la République.
                            Ainsi organiser une coopération étroite entre police et justice" : c’est l’idée de "chaîne pénale" qui supprime la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le judiciaire.
                            Améliorer la rémunération des policiers" : des primes de rendement sont créées pour les policiers et les magistrats pour les rendre plus servils.
                            Les lois sécuritaires ont une fonction de captation de l’opinion publique, d’occultation idéologique de la politique actuelle de liquidation de l’État social.

                            Pendant qu’on agite le chiffon rouge contre l’insécurité de nos villes , les affaires du MEDEF peuvent continuer. L’attention des électeurs est détournée, et c’est bien là l’essentiel, de la détresse des chômeurs, de la précarisation des salariés et de la remise en cause du système des retraites et de l’assurance maladie.

                            Ordre mobile, justice en temps réel, ce sont des valeurs "modernes", empruntées à la mondialisation du marché, qui entrent dans l’univers judiciaire. Comme la circulation des marchandises, les lois doivent être fluides et flexibles, et la justice doit être immédiate. Effrayant aveu d’un projet de société pénalisant la simple contestation de l’ordre, le gouvernement met en place cet "ordre mobile". Les infractions crées par la loi "sécurité intérieure" du 18 mars 2003 ne résultent plus d’un préjudice matériel et concret causé à quelqu’un, elles se déduisent d’un comportement (mendier, se prostituer, bavarder en groupe devant un immeuble.). L’ordre social seul est en cause dans ces nouvelles infractions qui n’occasionnent aucun préjudice à une victime particulière.

                            Car la disparition des emplois industriels, le déséquilibre des relations salariés/employeurs, laissent sans activité et sans espoir, d’immenses réservoirs de main d’oeuvre, jusqu’ici utilisés dans l’essor économique. Un traitement social de ces populations en déréliction nécessiterait une autre politique de services publics, une autre distribution des richesses, que le MEDEF ne peut accepter.

                            La seule alternative qui s’offre à l’actuel gouvernement est d’appliquer un traitement pénal de masse à ces populations désormais au chômage pour lesquelles il n’est plus possible de monter dans l’ascenseur social, et qui ne peuvent même plus prétendre à la condition ouvrière de leurs parents. La crise du libéralisme détermine cette régression conservatrice, et ces lois sécuritaires. Celles-ci permettent à la fois d’alimenter la peur, l’individualisme, donc d’empêcher les mobilisations sociales, mais aussi de créer des emplois dans "l’industrie de la punition" et de la surveillance, selon l’analyse de Niels Christie.

                            La vidéo surveillance des rues ou des parkings concerne 388 communes en France, avec un budget d’environ 100 000 euros par commune ; ce marché va se développer considérablement car le projet de loi sur la "prévention de la délinquance" accorde des réductions d’impôts en cas d’installation de caméras dans les immeubles collectifs !

                            Tandis que certains font des affaires grâce à l’expansion du marché du sécuritaire en profitant de l’idéologie de la tolérance zéro, des pans entiers de la populations sont reléguées, soit dans une infra-société, sans services publics et sans égalité des droits, survivants du RMI et du travail précaire, soit dans les prisons, qui sont plus que jamais, comme l’a démontré Loïc Wacquant, celles de la misère.


                            • Gasty Gasty 8 février 2009 06:40

                              Petite vengeance perso Dalamix ???


                            • armand armand 4 février 2009 17:54

                              Ces ’susceptibilités policières’ ne datent pas d’hier - il y a vingt ans, en accompagnant au commissariat un copain anglais dont la voiture venait d’être volée, je me suis fait engueuler par le planton de service car je traduisais la procédure au copain en anglais et qu’il "n’aimait pas qu’on cause étranger devant lui".

                              TOUS les métiers dits ’de sécurité’ semblent maintenant animés d’une réactivité à fleur de peau - vigiles, policiers, à la moindre bousculade ou manifestation.
                              C’est du dressage - et si les autorités sanctionnaient automatiquement les abus de pouvoir, il n’y en aurait pas. Mais comme le système actuel est en lui-même un énorme abus de pouvoir (pour ne pas dire usurpation), on peut rêver...


                              • Castor 4 février 2009 18:11

                                C’est moi ou nous avons droit au récit tiré d’un forum sur lequel une personne racontait ce qui était arrivé à une amie à elle ?

                                Pour ce qui me concerne, les violences policières sont anormales et à punir sévèrement.

                                Il existe dans le code pénal des peines plus lourdes lorsqu’elles sont commises à l’encontre de policiers notamment, la moindre des choses serait que les peines appliquées à ces flics qui abusent soient elles aussi exemplaires.

                                Ceci étant dit, pour ce cas précis, je me réserve pour le jour où ces violences auront fait l’objet d’un dépôt de plainte (pas besoin d’avocat) et auront été instruites.

                                Je n’aime pas les histoires qui passent de bouche en bouche.


                                • Castor 4 février 2009 18:42

                                  Quant à la fin du texte,
                                  Autres lieux : La Force de Police Irlandaise

                                  "En République d’Irlande, les forces de police s’appellent les Garda Síochana (gardiens de la paix) on les appelle plus souvent le Garda ou au pluriel plural les Gardaí (prononcé gardi). Les policiers ne sont pas armés, ils sont très sympathiques et sont au service de l’ensemble de la collectivité. Les numéros d’urgence de la police sont le 999 et le 112. Cependant, il n’est pas toujours besoin d’une urgence pour contacter les Gardaí – si vous êtes en difficulté, vous pouvez contacter les Gardaí et vous les trouverez coopératifs et serviables.

                                  Si pour une raison ou une autre un Garda vous demande une preuve d’identité, soyez coopératif et présentez la pièce d’identité et les documents qui vous sont demandés. Il est recommandé de rester poli et calme en toutes circonstances. Le Garda doit vous indiquer pourquoi vous êtes interpellé, dans le cas contraire, vous devez en demander la raison. Dans le cas peu probable où vous seriez arrêté, vous devez être traité avec impartialité, poliment et avec respect. Les Gardaí sont régis par un code de conduite formel qui reconnaît vos droits, y compris le droit de consulter un avocat
                                  . "

                                  il me semble que ce qui est dit (sauf le fait que les policiers soient non-armés) s’applique sur le principe à bon nombre de polices dans des démocraties, en ce compris la nôtre.

                                  Rares en effet sont les pays où rentrent dans les attributions officielles des gardiens de la paix ou assimilés celle de frapper autrui sans raison et de l’embarquer au gnouf discrétionnairement.

                                  Dois-je conclure que la bavure policière ne se trouve que chez nous et que, par exemple, elle n’existe pas en Irlande ?

                                  Je trouve cet article trop binaire pour être réellement honnête.


                                • Francis Francis 4 février 2009 19:35

                                  Il ne vous reste plus qu’a faire un tour en Irlande pour le constater, puisque vous n’aimez pas le colportage ! Pour ma part j’ai clairement vu la difference, et des histoires comme celles-ci ne se passeraient pas en Irlande ... mais j’imagine qu’il doit encore s’agir de bruits, de bouches a oreilles !


                                • Castor 4 février 2009 20:42

                                  Cher Monsieur,

                                  dire cela n’apporte rien au débat, tout comme présenter la police irlandaise comme exempte de critique et la police française comme un repaire de fachos.

                                  Je vous reproche votre mode binaire, pas un constat honnête que vous pourriez faire à l’occasion d’un fait ponctuel.

                                  Votre mise en parallèle de ce fait divers (à propos duquel je maintiens toutes mes réserves) imputable à la police française et de la présentation idyllique de la police irlandaise me semble tirée d’un conte de fées et manquer cruellement de justesse.


                                • Gül 4 février 2009 20:59

                                  Pour mettre un peu de la douceur du miel dans votre échange quelque peu acide...

                                  Certes, un témoignage n’est valide réellement que s’il est plus que confirmé par d’autres, voire s’il est affirmé par une décision judiciaire.

                                  Ceci dit, je crois qu’on ne peut pas nier que les abus de pouvoir de la part de policiers sont de plus en plus fréquents, malheureusement...

                                  Il est clair que considérer les officiers de police comme corvéables à merci, devant risquer le pire pour finalement bien peu de reconnaissance, quand ce n’est pas carrément une engueulade (une histoire de match de foot si je me souviens bien ?), être confrontés aux violences les plus abjectes, et voyant leur travail ruiné en 2 temps 3 mouvements,...on se dit qu’il y a de quoi ressentir une certaine aigreur !

                                  Mais bon, ceci n’excuse pas cela, n’est-ce pas ?

                                  Nous n’avons besoin ni de cow-boys, ni de milices...Le droit de retrait existe après tout, les agents de la SNCF ou autre RATP savent s’en servir, eux !!! Il n’est pas forcément utile de s’en prendre aux "braves gens".

                                  Sans compter que cela n’apporte que le résultat contraire à ce qui devrait être.

                                  Navrée de te suivre ainsi, Castor, pas fait exprès. smiley

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