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Accueil du site > Actualités > Société > Vivre quand il reste 50 euros pour le mois

Vivre quand il reste 50 euros pour le mois

Allocataire du RSA « ras-des-pâquerettes », Anne-Marie livre le témoignage d’une galère ordinaire, où la frontière entre précarité et grande pauvreté devient floue, seulement gardée par une discipline de vie sans faille. A condition d’en avoir la force, jour après jour.

Anciennement au RMI et maintenant au RSA (sans changement de ses revenus), Anne-Marie connaît la galère d’une situation que l’on pourrait qualifier "d’ordinaire" pour ceux dont les rentrées mensuelles se limitent aux minima sociaux. En ce mois de janvier, factures et frais payés, il lui restait 50 euros pour vivre.

Pourtant, Anne-Marie a la chance d’être logée à peu de frais : allocation déduite, il ne lui reste que 80 euros à sortir pour son appartement loué par un office HLM. Le seul problème lié à son logement demeure son chauffage, individuel au gaz, sur lequel elle a un peu trop tiré l’hiver dernier. Avec à la clé une facture de 800 euros qu’elle n’a pas encore fini de régler.

Pour ses déplacements, à défaut de permis de conduire et bien sûr de voiture, Anne-Marie fait tout en bus. Sa situation lui donne droit à une carte au tarif de 8 euros pour deux mois. Sauf lorsqu’elle est radiée de Pôle Emploi et ne peut alors plus y prétendre. "C’est arrivé l’automne dernier. Je n’avais pas pu me rendre à une convocation à cause d’un rendez-vous médical. Pourtant je les avais prévenus mais non, j’ai quand même été radiée." Pendant deux mois, elle a donc dû payer le bus au prix fort : 10,30 le carnet de dix tickets. "Avec un carnet par semaine, ça finit par compter…"

Pour ses dépenses courantes, Anne-Marie refuse de s’adresser aux associations d’aide. "J’y suis allée quand mes enfants vivaient avec moi, mais je me sentais honteuse. Maintenant que je vis seule, je préfère me débrouiller." L’acquisition d’un grand congélateur (grâce à un prêt CAF) lui permet de stocker la livraison qu’elle commande mensuellement auprès d’une entreprise de surgelés. "Faire ses courses avec le bus, ce n’est pas pratique. Ou alors il faut prendre en petite quantité et ça revient plus cher."

Pour l’habillement, c’est évidemment la règle du moindre coût. "Là je n’avais plus de chaussures. J’ai acheté une paire de bottes d’hiver en soldes. Ou sinon j’achète sur les marchés, on peut trouver des bonnes affaires. Mais bon, pour l’instant ce n’est pas possible. Je vais attendre mars ou avril, lorsque j’aurai fini de payer la facture de gaz."

Pourtant, ce n’est pas la précarité matérielle qu’elle déplore le plus. "Le pire, c’est l’ennui. C’est de ne pas sortir de chez soi, de n’avoir rien à faire." Les activités qu’elle affectionne sont nombreuses cependant : bricolage, couture… Or là aussi le manque de moyens complique les choses : "La moindre fourniture de bricolage, c’est tout de suite cher." Restent les copines, qu’elle voit de temps en temps, et une association d’entraide. "Mais bon, ça ne remplit pas la semaine…"

Si elle admet des moments de faiblesse, et même une "grosse dépression" il y a quelque temps, Anne-Marie refuse de baisser les bras. Elle reste d’un contact chaleureux, se livre, rit volontiers. Mais surtout garde l’espoir de retravailler. "Il faudra bien de toute façon. Je ne vais pas continuer comme ça toute ma vie."

Article paru sur le site www.chomeurs-rassemblons-nous.net
 

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39 réactions à cet article    


  • Voris 13 janvier 2010 10:11

    Cette misère n’en finira donc jamais.

    Je l’ai connue et je peux témoigner qu’il est difficile de recourir à l’aide des associations.

    Quand j’étais enfant, ce n’étaient pas des associations mais des oeuvres de bienfaisance. Ma mère nous conduisait, mon frère, ma soeur et moi chez Saint-Vincent de Paul. Dans une cave obscure et humide de Brest, une brave femme à l’aspect immonde qui transpirait la pauvreté mais toujours aimable, nous permettait d’obtenir quelques vêtements démodés qui nous valaient des moqueries cruelles à l’école. J’ai souvenir de certaines femmes du personnel scolaire qui m’interpellaient dans la cour pour me « complimenter » et m’observer de près. Comme j’étais petit et naïf, la première fois, j’ai dû dire « oui, c’est ma mama qui... » mais j’ai compris qu’elles n’avaient d’autre but que de se moquer de moi, de rire aux dépens des plus pauvres qu’elles. C’est fou ce que l’enfance est une période d’apprentissage dure mais très utile, tout comme l’école de la rue. Et je n’envie pas ceux qui ont toujours vécu dans les dorures et le confort, qui ne savent rien des choses de la vraie vie.

    Pour le bus, c’est une chose que je comprends aussi très bien (trop !) Aujourd’hui, il m’arrive encore de faire des cauchemars persistants où je fouille mes poches à la recherche d’une pièce de monnaie et je me vois obligé de faire le trajet à pied. Précision, cela fait 22 ans que j’ai un emploi stable et ce genre de terreur aurait dû se dissiper, mais non.

    Pardon pour ce témoignage personnel, exercice auquel je n’aime pas me prêter mais je voulais par cet éclairage montrer que de petittes choses, anodines pour le regard du français moyen, peuvent vous marquer pour la vie entière. Ces petites choses accumulées ont envoyé ma petite soeur à la tombe. Je préfère arrêter là : émotion...
    Je n’oublierai jamais. Jamais !

    Puissé-je un jour faire quelque chose pour les générations présentes et à venir..
     


    • Voris 13 janvier 2010 10:34

      Parce que ça me coûte, Le Furtif, parce que ça me coûte...

      Je préfère de loin essayer d’agir sur le présent et l’avenir. Jouer peut-être un jour rôle plus actif et plus utile à la communauté, qui sait...


    • Voris 13 janvier 2010 10:40

      Un sous-secrétariat d’Etat aux affaires sociales dans un gouvernment centriste ! smiley
      Bref là où on bosse, et pas ministre people. De là je botterai un peu le cul des bureaucrates et ils pourront pas m’embrouiller, je sais trop bien comment ils fonctionnent et je connais le social surle beau des doigts aussi bie que par mon vécu. Alors : « sortez-vous les doigts du cul et au boulot ! » Pardonnez ma grossièreté, je suis vulgaire parfois il est vrai. Il faut bien que j’aie quelques défauts smiley


    • Jean-paul 13 janvier 2010 15:16

      @ Voris
      Quand vous ecrivez sous emotion ........juste bravo .


    • jymb 17 janvier 2010 10:54

      Bravo pour ce commentaire

      avoir été pauvre, ou même simplement limite, calculer, compter, se savoir un ado mal habillé, mis en marge, même de manière silencieuse cela ne s’oublie jamais


    • LE CHAT LE CHAT 13 janvier 2010 11:10

      Oui , inutile de faire peur avec des terroristes , la grippe A , le réchauffement climatique ,
      pour beaucoup de français , la fin de mois est assez anxiogène !


      • Internaute Internaute 13 janvier 2010 11:13

        Les mesures sociales, quel que soit leur nom (RMI, RSA, logement HLM à 80 euros par mois, Resto du coeur...) sont un cache misère bien utile. Sans eux, des milliers de personnes seraient clochard. On ne peut pas vivre avec 50 euros par mois.

        Cependant il ne faut pas se voiler la face. Les gens qui sont au RSA n’ont quasiment aucune chance de trouver un emploi et ils seront de plus en plus nombreux. Avec 50 milliards de déficit commercial récurrent pas an (un peu mois cette année à cause de la crise), 2.000 milliards de dettes et un déifcit public qui explose, le problème nous arrive en pleine figure.

        D’ici pas bien longtemps, le RSA ne sera plus payé. La France plonge dans le tiers-monde à tout vitesse mais, contrairement au 1/3 monde, ici il fait froid et il n’y a pas de terrains libres.

        Il faut arrêter les niaiseries droits-de-l’hommistes et globalisantes. Nous devons trouver une solution tant qu’on a encore du crédit et il faut se dépêcher car le temps presse.


        • ZEN ZEN 13 janvier 2010 11:14

          Terribles témoignages, à envoyer à l’Elysée et à Martin Hirsch...
           assez loin des « soucis » des beaux quartiers( « comment partir aux sports d’hiver quand la neige retarde le décollage de mon avion » ?)

          Le pire (?), c’est la croissance du nombre des gens qui travaillent et qui comptent les euros en fin de mois...La précarité comme avenir ?

          -"La principale source d’inégalités des revenus est l’instabilité et l’insécurité de l’emploi. Si, pour une large partie de la population en âge de travailler, l’emploi est à temps plein et stable, une autre partie (les jeunes, les moins qualifiés notamment) cumule instabilité de l’emploi et faible taux de rémunération, multipliant ainsi le niveau des inégalités de revenu. Par ailleurs, pour les personnes largement avancées dans la vie active, la perte d’un emploi occupé depuis de nombreuses années, mais aussi l’interruption contrainte d’une activité non-salariée, constituent souvent des drames d’autant plus graves que la perspective de retrouver un emploi s’amenuise dès que l’on approche de ce qu’on tend à appeler les seniors.« ______ »Une seconde source d’inégalités des revenus salariaux tient au travail à temps partiel. Certes, une partie de l’emploi à temps partiel résulte d’arbitrages privés. Toutefois, une forte proportion de temps partiel ne résulte pas de tels arbitrages, mais de l’impossibilité de trouver un emploi de durée du travail suffisante._______"Si l’on ajoute l’impact de l’instabilité de l’emploi sur nombre d’éléments de la protection sociale complémentaire, sur l’accès au logement locatif ou aux prêts bancaires, il apparaît bien que l’un des points cruciaux de la lutte contre les inégalités, ou plus exactement de l’accès à des niveaux de vie plus décents, renvoie au thème de la sécurisation des parcours professionnels." -(Inégalités )
          -Quand le travail rend pauvre


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 13 janvier 2010 11:15

            Quelle misère la misère ...

            Je n’ ai jamais manqué de rien dans ma vie , enfant d’ une famille nombreuse je finissais les habits et les chaussures de mes ainés . Souvent en hiver les trous dans les chaussures laissaient passer l’ eau . Mais ce n’ est rien rapport à ceux qui ont faim , froid ...la maladie .

            Je crois que la misère , la vraie c ’est quand on a pas les armes pour s’ en sortir . La hargne d’ y arriver .


            • décurion 13 janvier 2010 11:58

              Cette situation dure depuis des decennies. Les élus, les « pouvoirs publics » sont parfaitement au courant de la situation, et ils n’ont jamais rien fait de concret pour y mettre un terme, lorsque les personnes concernées étaient peu nombreuses et les moyens disponibles. Aujourd’hui, avec moins de moyens, et plus de pauvres, ils ne feront pas mieux, et donc relayer les témoignages, ne sert à rien.
              Ce qu’il y a de pire dans la misère, c’est qu’elle coûte beaucoup plus cher que le minimum d’aisance matérielle. Aussi con, que cela puisse paraître, être pauvre, est un luxe qui coute cher.
              La solution, la seule valable à mettre en oeuvre, dépend des personnes concernées, et de nul autre. Il faudrait qu’ils s’acceptent pour ce qu’ils sont, qu’ils se persuadent de leur capacité à réussir, et qu’ils se fassent confiance entre eux.


              • foufouille foufouille 13 janvier 2010 12:35

                acheter des surgeles est pas le top question economie
                vaut mieux acheter les produits limites dlc
                pour les courses en bus, il y a le sac a dos


                • boubi boubi 13 janvier 2010 13:57

                  Cette année plus de 800 000 personnes vont perdre les assedics pour basculer sur le RMI.La crise ne peut que s’amplifier.


                  • boubi boubi 13 janvier 2010 14:03

                    ça devient de plus en plus grave, franchement je n’ai jamais vu rien de tel,autant de misère dans un pays comme la France............


                    • voxagora voxagora 13 janvier 2010 14:23


                      @ l’auteur,
                       Nous sommes quelques uns comme Voris, à la lecture de cet article,
                      à ressentir dans notre chair l’effet des réminiscences de la pauvreté « ordinaire ».

                      @ decurion, vous vous contredisez en écrivant
                      d’une part que « la solution dépend des personnes concernées »
                      et d’autre part que « les pouvoirs publics n’ont rien fait de concret pour y mettre fin »

                      Pour ma part je ne suis pas adepte de « un effet une cause » et vice versa,
                      je crois que tout ce qui concerne les humains est bien plus complexe que cela.
                       


                      • décurion 13 janvier 2010 14:38

                        voxagora,

                        Si je me contredis, démontrez le !
                        De préférence, avec de bons arguments, car j’écris par expérience et connaissance personnelle, comme dans la plupart de mes commentaires.


                      • voxagora voxagora 13 janvier 2010 15:14

                         decurion,
                        « la solution dépend des personnes concernées » me semble en contradiction avec
                        « les pouvoirs publics n’ont rien fait pour y remédier ».
                        Je crois aussi que nous écrivons tous
                        en fonction de nos expériences et/ou connaissances personnelles,
                        sinon pourquoi certains sujets nous touchent plus que d’autres ?


                      • décurion 13 janvier 2010 15:25

                        les personnes concernées sont ceux qui subissent, pas ceux qui décident.


                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 13 janvier 2010 15:21

                        Pourquoi vous ne voyez pas que c’est tout ce systeme, HLM, RMI & co qui , malgre son poids ahurissant, n’aide pas les gens au final ?


                        • Jean-paul 13 janvier 2010 15:32

                          La solution depend des personnes concernees .
                          Certainement mais n’oublions pas qu’ils se sentent honteux ,traversent une grossse depression ,se sentent marginaux etc.......Sans oublier l’incoherence administrative ( exemple dans l’article avec les billets de bus ).
                          Nous avons dans ce cas une personne qui affectionne le bricolage ,la couture .Dans un autre pays ( sans RSA ,ni lourde bureaucratie ) elle se serait mis a son compte pour faire des petits travaux ,aider des personnes agees , couturiere ,et aurait commencer a avoir une petite clientele .Au debut de l’annee prochaine elle aurait payer ses taxes comme travailleur independant. Peut’ etre apres un an elle aurait du embaucher des employes ,commencant a refuser du travail .
                          Mais nous sommes en France .Le RMI est devenu............ le RSA .


                          • Yohan Yohan 13 janvier 2010 16:14

                            LE RSA est malheureusement le prix à payer pour le déséquilibre de répartition des richesses et la faiblesse de notre développement économique. Avec une société réellement sociale démocrate en pratique et non en théorie, avec un poids de buraeucratie allégé (car il plombe l’emploi utile) et une juste redistribution des richesses, et moins d’aides indues distribuées à qui n’en veut, il y aurait sûrement moins de misère.


                            • citoyen 13 janvier 2010 16:37

                              d’accord avec jean paul ; elle a quel age , cette anne marie , quel état de santé ? elle ne peut rien faire ? Avec le CESU , tout cela , etc... elle pourrait bricoler un peu , non ?
                              attention , je ne la culpabilise pas , hien ? je ne connais pas son age ( moins de 65 en tout cas , sinon , ce serait le minimum vieillesse et non le RSA ) , ni son état de santé . On ne nous en dis rien non plus dans l’article .
                              est ce qu’elle ne serait pas piégèe par une « trappe à pauvreté » ? Avec ce systéme administratif ubuesque , si elle bosse pour 100 euros , elle en perd peut être 150 par ailleurs . Résultat : laisse tomber . Dans ma ville , il y a pas mal de chômeurs , certains assez jeunes et costauds mais si je cherche quelqu’un pour tondre ma pelouse ou réparer une fissure sur un mur , soit je ne trouve pas , soit on me demande un prix .... koweitien ( un prix genre 2000 euros pour un travail qui prend une semaine ) . Alors , je fais moi même ( mal avec mon dos en miettes ) ou je ne fais pas ... mon jardin est une friche , et le chomeur ... reste à ne rien faire.. c’est la france ; N(a t’on pas dit que le social , c’est de donner de l’argent aux gens pour qu’ils restent pauvres ! Je rirais bien si ce n’était pas triste


                              • Julien_R 13 janvier 2010 18:55

                                Bonjour,

                                En effet je n’ai pas développé l’aspect « recherche d’emploi » (mais je pourrai le faire ultérieurement) car l’aspect qui me semblait le plus saillant dans son témoignage était l’aspect « survie quotidienne » de sa situation, bien qu’elle ne soit pas marginalisée.

                                Succinctement, je peux préciser qu’elle a environ cinquante ans (donc déjà âgée au regard des exigences du monde du travail) et est en effet gênée dans ses recherches par des soucis de santé qui, sans être exceptionnels, lui interdisent certains travaux comme par exemple le ménage chez les particuliers (activité très fatigante s’il en est, surtout arrivé à un certain âge, pour un salaire souvent de misère). Par ailleurs, ses expériences professionnelles, bien que nombreuses, sont restées cantonnées à des activités ne requerrant pas de qualification : elle n’a donc pas de compétence particulière à faire valoir.

                                Bref, elle présente ce profil malheureusement commun à de très nombreux chômeurs de longue durée qui, sans être des fainéants ni des incapables, non pas « d’atout » particulier qui pourrait leur permettre de se faire une place sur le marché du travail.


                              • citoyen 13 janvier 2010 21:35

                                alors , je comprends , et c’est vrai qu’on a supprimé depuis 20 ans presque tous les boulots qui ne sont pas « sur le stress » et « à l’arrache » et ceci spécialement en france . Resultats : super productivité horaire ce ceux qui ont gardé un job, mais un quart environ de la population mise à l’écart . lamentable !


                              • Jean-paul 13 janvier 2010 21:41

                                Quand elle est tombee au chomage et puis au RMI -RSA ,elle devait avoir la quarantaine .L’economie etait meilleure que maintenant ,elle aurait du se prendre en charge des le debut .
                                (faire les chambres dans les hotels ,assistante de cuisine ,serveuse etc...stages )Maintenant s’il lui reste 50 euros pour finir le mois ,juste de quoi aller chez le coiffeur .Sans compter la discrimination de l’age en France pour le travail..
                                Le probleme n’etait pas comment survivre avecle RMI mais comment s’en sortir ,et cela elle ne l’a pas compris .Son futur :le RSA pendant quelques annes puis le peu de retraite .....mais elle est habituee a survivre malgre sa depression .
                                La plaindre ne va pas l’aider non plus( a payer son chauffage ).


                              • Le péripate Le péripate 13 janvier 2010 21:10

                                Ce doit en effet être effectivement compliqué de gérer à la fois l’ennui de ne pas sortir de chez soi et celui d’avoir à payer au prix fort les nombreux transports occasionnés par une activité de recherche d’emploi débordante.

                                Plus que compliqué, un problème insoluble parce que impossible.

                                En français : du foutage de gueule.

                                 smiley


                                • Julien_R 14 janvier 2010 10:10

                                  Vu que vous avez lu le texte avec acuité, vous aurez remarqué qu’un carnet de 10 tickets lui fait une semaine. Si on considère qu’un aller et retour utilise deux tickets, cela fait donc cinq aller et retour en bus par semaine (certes elle paye moins cher lorsqu’elle a droit à une carte, mais ne fait pas nécessairement plus de trajets pour autant).

                                  Dans la mesure où il s’agit la plupart du temps de rendez-vous, démarche ou petite course qui ne prennent guère plus d’une heure, avouez que c’est un peu juste pour occuper une semaine. Je ne vois pas trop où est le « foutage de gueule ».


                                • tvargentine.com lerma 13 janvier 2010 22:13

                                  NOEL MAMERE est écolo ????  smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley :-
                                  ..arrêtez d’écrire n’importe quoi vous vous ridiculisez

                                  http://www.tvargentine.com




                                  • Juju Dredd 14 janvier 2010 00:12

                                    Comment dire ? Ah oui.

                                    Arrêtez d’écrire n’importe quoi, vous vous ridiculisez.

                                    Ou si vous préférez...
                                    Lerma, ta gueule !


                                  • fred 13 janvier 2010 22:18

                                    Pendant ce temps-là, à Wall Street...


                                    Pendant ce temps-là, à Bagdad...

                                    Pendant ce temps-là, à l’Elysée...

                                    Pendant ce temps-là, au journal de TF1... Et dans tous les autres...

                                    La misère est la plus cruelle des violences.

                                    • loco 13 janvier 2010 23:09

                                       En 1971, la petite baguette coûtait 57 centimes. Comment je le sais ? Quand on a retourné les mêmes tiroirs, fouillé les mêmes sacs et les mêmes poches sans relâche chaque jour dans l’espoir idiot d’y retrouver une pièce de monnaie oubliée, on en garde le souvenir et on envisage autrement la pauvreté du chômage. Bon, un peu d’aide, un peu de bol, et enfin un boulot.... la période n’était pas aussi dure qu’aujourd’hui.
                                       Parlons-en d’aujourd’hui : un boulot de nuit (19 h-7h) en clinique, un salaire qui vous vire de toute aide sociale, 600 € de loyer, 900 de taxe d’habitation (rouen), l’impôt sur le revenu, 50 d’assurance auto, les charges eau,edf, portable, reste 200€ pour vivre..... ok, c’est 4 fois plus, mais si la vie est possible, c’est avec l’appui des parents retraités, qui avaient pourtant pris leur retraite (50% du salaire) pour laisser place aux jeunes.
                                       Et personne qui bouge, sauf trop tard quand la boîte ferme.... Bravo !


                                      • Jean-paul 13 janvier 2010 23:22

                                        @loco
                                        Un salaire qui vous oblige a payer toutes les cotisations sociales (60% )+ taxes d’habitation ,impot sur le revenu ,et vous vire de toute aide sociale .
                                        Anne Marie son loyer est 80 euros .
                                        Bref elle gagne plus que vous .


                                        • loco 14 janvier 2010 00:00

                                           STOP !!! Pas de ça !!!!

                                           1) je l’écris dans mon post et ici à nouveau, il reste dans le cas du salarié 4 fois plus, ce qui n’est pas rien.
                                           2) j’ajoute, puisque tout cela n’est pas assez clair, qu’exercer une profession est à la fois un droit, celui de gagner sa vie, un devoir, celui d’apporter sa pierre à la construction du quotidien, un bonheur quand on a pu choisir son métier.
                                             3) il n’y a pas à critiquer l’aide (insuffisante) dont bénéficie « Anne Marie ». Il y a à réfléchir sur une époque qui ne permet pas l’autonomie de certains de ses citoyens : chômeurs, jeunes travailleurs, retraités a minima, handicapés, travailleurs débutants. Et ce dans un pays RICHE, et insolemment riche dans sa représentation pourtant élue...........


                                          • Jean-paul 14 janvier 2010 02:50

                                            Il n’y a pas a critiquer l’aide (insuffisante ) dont beneficie Anne Marie ?Et dans un commentaire :Le social c’est de donner de l’argent aux pauvres pour qu’ils restent pauvres .
                                            Quant a y reflechir sur une epoque ,ca avance a quoi .Ce n’est pas vous qui paierez le chauffage d’Anne Marie .


                                            • Jean-paul 14 janvier 2010 04:12

                                              Waouw !!4 fois plus disons aussi +150 euros ,de quoi s’offrir un bon resto pour 4 personnes ou un tres bon pour 2 .


                                              • fhefhe fhefhe 17 janvier 2010 08:55

                                                La Guerre Economique que nous vivons depuis 30 ans fait chaque année 100 000 morts « Blanches »(mini )
                                                Pourquoi « Blanches »  ???
                                                Parce que à la diffèrence de la mort « Rouge » celle qui fait couler le sang , elle tue à « petit feu »
                                                Mais malheureusement l’ argent est l’Oxygène de l’Etre Humain.
                                                Cette année plus de 500 000 personnes vont « Mal Respirées » et l’on peut multiplier par deux ce chiffre si l’on considère qu’un(e) « Fin de Droit » nourrissait minmimum 1 personne.
                                                En outre , on estime à mini 100 000 le nombre de travailleurs pauvres qui sont SDF , qui dorment dans leur voiture....
                                                Je vous fais grâce des personnes qui ne se chauffent pas , bien souvent des personnes agées avec de maigre retraites....
                                                Nombreux sont ceux qui ont cru (ou croient encore) que la VIE était belle , mais ils oublient que le Destin la déVIE.
                                                La pauvretè a été , est et sera toujours le lot de centaines de millions d’ Etres Humains ....mais attention la Faim fait sortir le loup du bois .



                                                • grainedananar grainedananar 17 janvier 2010 11:26

                                                  Je me permets de vous faire part d’une petite pétition contre les méfaits du RSA qui a vu le jour au lien suivant : http://www.mesopinions.com/Le-rSa—ca-peut-pas-etre-ca---petition-petitions-244bbaef6ce173658c51d598bf1c1edd.html
                                                  C’est une jeune pétition dont l’idée est née suite aux croisements de différents témoignages de RSAstes sur l’ensemble du territoire, dont les histoires ont toutes quelque chose en commun : misère.
                                                  En effet, il faut déjà un certain courage pour avouer sa misère, tant le sentiment de honte est omniprésent. Est maintenant venu, je pense, le temps de la colère et de son expression.
                                                  N’hésitez pas à faire circuler cette pétition autour de vous. Nous ne sommes pas naïfs au point de croire au miracle, mais si ce geste pouvait au moins éveiller quelques nouvelles consciences, y compris de gens qui ne sont pas directement concernés...il faut un début à tout.


                                                  • lavalle lavalle 17 janvier 2010 19:28

                                                    Eh ! oui .....
                                                    Et on renove pour 8,5 millions d ’ euros les colonnes « buren »
                                                    Quelle merde ...
                                                    Elles sont juste bonnes pour pisser dessus .


                                                    • Jean-paul 17 janvier 2010 23:36

                                                      @agora intox
                                                      Tu es Francais ? Si oui tu fais partie des veaux .....


                                                      • norbert gabriel norbert gabriel 18 janvier 2010 18:25

                                                        «  » Précision, cela fait 22 ans que j’ai un emploi stable et ce genre de terreur aurait dû se dissiper, mais non.«  »« 

                                                        oui quand on a vécu ce genre de chose, ne serait-ce que peu de temps, on ne l’oublie jamais...
                                                        Je me suis rendu compte que j’étais devenu moins »riche" le jour où j’ai réalisé que je savais toujours à quelques francs près, ce que j’avais dans ma poche... Avant, il fallait que je regarde, et puis un jour j’ai plus eu besoin de regarder.
                                                        Et ça reste imprimé à vie... Pourtant j’ai toujours été plus cigale que fourmi... même fauché..

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