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Accueil du site > Actualités > Société > Vivre sans travailler, c’est possible !

Vivre sans travailler, c’est possible !

Depuis le XIXème siècle, le capitalisme a glorifié l’esclavagisme moderne qu’on nomme le travail, mais ce système politique n’est pas une fatalité. Aujourd’hui, il touche à sa fin et il est temps de le remplacer par un système social et économique qui redevienne ce pour quoi il était fait à la base : être au service de l’être humain pour lui permettre de vivre et de s’épanouir.

Ces dernières années les grosses multinationales n’ont cessé de faire des bénéfices colossaux, et pourtant la majorité de la population doit se serrer la ceinture, parfois cumuler deux travails pour survivre, ou pire, mourir de faim sur certains continents. Le problème ne provient donc pas des richesses, mais bien de leur répartition.

Aujourd’hui, la technologie permet de libérer les hommes du travail tout en augmentant la productivité. Pourquoi l’être humain devrait-il continuer à effectuer des besognes qu’une machine peut faire à sa place ?

Le Revenu Minimum d’Existence, également appelé Revenu de Base ou Allocation Universelle, est un système politique qui a été réfléchi depuis le début du 20ème siècle. Il propose le versement d’une somme d’argent fixe pour chaque individu, dès sa naissance, sans rien exiger en retour. Les citoyens qui souhaitent avoir un revenu plus conséquent et continuer à s’enrichir, peuvent travailler et toucher un salaire supplémentaire, mais n’y seraient pas obligés puisque la majorité des tâches seraient effectuées comme nous l’avons vu précédemment, par des machines.

Chaque individu, aurait enfin l’occasion de s’épanouir en toute liberté et de réaliser ce pour quoi il est fait. Pouvez-vous imaginer la qualité d’une musique créée par un musicien qui n’aurait d’autre but que de partager sa passion ? Pouvez-vous imaginer les inventions technologiques et scientifiques issues de cerveaux qui ne seraient pas épuisés par le fait de devoir mendier des subventions, quand ces cerveaux ne se retrouvent pas derrière une chaîne de montage car leur famille n’a pas pu financer leurs études ?

Financer ce revenu est possible, il suffit de réorganiser la répartition des impôts en utilisant le budget destiné aux allocations, et pourquoi pas le budget militaire et l’entretien de nos monarques, pardon, je veux dire nos politiciens ?

Car dans une société où l’individu n’est pas stressé par les questions liées à sa survie, il y a moins de violence, et quand il y a moins de violence, l’être humain développe naturellement des activités liées à son bien-être et à celui de la société. Les gouvernements ne serviront donc plus à rien.

On pourrait même aller plus loin : dans une société où l’individu vit en toute liberté, dans la paix et l’harmonie, pourquoi s’encombrer de l’argent ? Puisque la science (avec la nanotechnologie), l’informatique et la robotique s’occupent de notre production, pourquoi continuer à utiliser des bouts de papiers et des morceaux de métal ?

Oui, vivre sans travailler, c’est possible, et c’est une étape vers une plus grande liberté encore : vivre dans une société sans argent

Nous en sommes capables. De même que le charbon a lancé les grandes révolutions industrielles du milieu du 19ème siècle, nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution, mais cette révolution n’est possible que si elle est mondiale, et si nous, êtres humains, nous coopérons tous ensemble pour construire une humanité unie et respectueuse de toute forme de vie. 


Les réactions les plus appréciées

  • Gontran (---.---.---.25) 21 décembre 2011 13:20
    Gontran

    Yo Philippe ! 

    Le financement d’un revenu universel a déjà été étudié et plusieurs mécanismes réalistes ont été avancés pour le financer.

    Je te laisse lire l’article sur wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle#Financement


    Quand à ton inquiétude concernant les gens qui décideraient de se contenter de leur indemnité et de ne rien faire, je la trouve curieuse. En effet, si quelqu’un décide de ne plus travailler, comment pouvez-vous en conclure qu’il cesse de faire quoi que ce soit pour autant ? 
    L’engagement associatif, la création artistique, le sport, la protection de la nature sont autant de pratiques qui s’appuient largement sur le bénévolat volontaire. Si l’impératif de travailler pour survivre disparaissait, beaucoup de gens décideraient de s’engager dans leur passion, dans une oeuvre de charité ou de passer plus de temps en famille. C’est une autre façon de faire avancer la société, plus juste et plus proche des besoins des gens.

    Pose-toi la question : si demain on te donnait 1000 euros par mois pour ne rien faire, qu’est ce que tu ferais ? Tu te poserais devant ta télé et tu ne ferais PLUS JAMAIS rien ?

    La plupart des gens continueront de travailler, sauf qu’ils seront soulagés d’une pression qui a pesé sur leurs épaules toute leur vie : si ton job ne te plait plus, si ton patron te malmène, si tu n’es pas passionné par ce que tu fais, il n’y a plus rien qui t’empêche de faire autre chose, tu es libre de choisir. 

    Est-ce que ce ne serait pas un progrès d’avoir une société qui fonctionnerait sur la passion et le volontariat plutôt que sur la pression économique ?

    Ciao !
  • Guy Liguili (---.---.---.21) 21 décembre 2011 12:40
    Guy Liguili

    Je ne pense pas que l’on puisse vivre sans travailler du tout, par compte je pense qu’il est possible de mieux répartir le travail et les richesses produites. Ce serait déjà un progrès énorme.

  • jpm (---.---.---.37) 21 décembre 2011 13:10
    jpm

    J´ai evidemment plusse cet article car je suis un partisan du Revenu Universel... et inconditionnel... mais je ne suis pas vraiment daccord avec le titre... ni le slogan « vivre sans travailler ». Pour moi, la finalite du Revenu Universel n´est pas de ne plus travailler... mais au contraire de mieux partager les richesses produites par le travail. Il ne faut donc pas decourager les gens de travailler... bien au contraire, mais s´assurer que tout le monde profitte de la richesse ainsi produite.

    C´est pourquoi ce Revenu Universel doit s´ajouter aux autres revenus... ce qui encourage les gens a continuer de travailler et de faire fructifier leur patrimoine. En contrepartie, tous ces revenus doivent etre davantage taxes... de facon a financer cette mesure redistributive. Ainsi, les plus riches payeront pour les plus pauvres... et on peut voir le Revenu Universel comme une espece de credit d´impots distribue a tous les membres du foyer.

  • xtf17 (---.---.---.45) 21 décembre 2011 13:31
    Xtf17

    Vu les richesses créées par chacun, la réappropriation de la plus-value de notre propre travail équivaut à cette allocation universelle. Sauf qu’elle nous revient au lieu d’enrichir banquiers et actionnaires. L’argent est là, reprenons-le pour vivre.
    On ne vit pas pour travailler mais pour aimer, pour savourer, pour se cultiver...
    Que chacun fasse une activité qui lui plaise : celui qui veut soigner soigne, celui qui veut construire des maisons les construit, celui qui veut cultiver des champs les cultive, celui qui veut entretenir une foret l’entretien, celui qui veut faire des médicaments les synthétise, celui qui veut faire de la musique en fait...
    Nous avons les machines pour tout cela.
    La différence est qu’aujourd’hui nous avons des machines : une moissonneuse batteuse peut s’occuper de plusieurs centaines d’hectares et quelques jours, là où il fallait beaucoup d’hommes. Un réacteur chimique et on fait un médicament. Une scierie automatisée et on fait des planches et du bois...
    Quelques heures d’activité quotidienne suffise. Les 35h sont dépassées car 2h y suffiraient.
    On sait faire des maisons depuis des milliers d’années, on se chauffait au bois avant le gaz, on s’entraidait.
    Le seul problème que je vois est celui de la Défense dans le contexte actuel.
    Et aussi pour avoir le dernier iPhonePad5 qui permet de jouer à Tetris dans l’espace.
    Mais bon, je préfère jouer au ballon avec mon fils et lui apprendre à reconnaitre les plantes.


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172 réactions à cet article

  • devphil30 (---.---.---.62) 21 décembre 2011 12:00
    devphil30

    « Financer ce revenu est possible, il suffit de réorganiser la répartition des impôts en utilisant le budget destiné aux allocations, et pourquoi pas le budget militaire et l’entretien de nos monarques, pardon, je veux dire nos politiciens ? »


    Comment allez vous financer dans la durée un revenu minimum pour tous ?

    Si je gagne 6.000 de revenu minimum j e dois verser combien d’impôts pour financer le revenu ? Au moins la même chose DONC je dépend d’un autre qui cotise où contribue plus ..
    C’est autre personne touche aussi le revenu minimum à 6.000 donc à deux cela fait 12.000 qui seront en très grand partie ponctionner sur la deuxième personne.

    Je regrette mais je ne suis pas d’accord avec le revenu minimum pour tous , c’est une utopie qui tire la société vers le bas 

    On ne peux pas exclure l’environnement mondiale et réduire le budget défense , bon pour réduire les avantages des politiciens on peux en discuter plus facilement ....

    Je ne sais pas « la tendance » que vous aurez sur votre article mais pour moi c’est inconcevable pour une société tant au niveau financier que pour son évolution car les nano technologies n’ont pas été découvertes par des personnes touchant un revenu minimum mais par des chercheurs ayant fait des études.
    On peux aussi aller plus loin dans votre raisonnement et se demander pourquoi étudier si il n’est pas nécessaire de travailler et de savoir produire un bien ou un service.

    Il faudra m’expliquer comment les maisons vont se construire ?
    Comment vous allez chauffer votre maison avec du fuel ou du gaz provenant d’importation si il n’y a plus d’argent déjà on est déficitaire au niveau de la balance commerciale ...

    Utopie de vie sur un île déserte ....

    Philippe 
    • Gontran (---.---.---.25) 21 décembre 2011 13:20
      Gontran

      Yo Philippe ! 

      Le financement d’un revenu universel a déjà été étudié et plusieurs mécanismes réalistes ont été avancés pour le financer.

      Je te laisse lire l’article sur wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle#Financement


      Quand à ton inquiétude concernant les gens qui décideraient de se contenter de leur indemnité et de ne rien faire, je la trouve curieuse. En effet, si quelqu’un décide de ne plus travailler, comment pouvez-vous en conclure qu’il cesse de faire quoi que ce soit pour autant ? 
      L’engagement associatif, la création artistique, le sport, la protection de la nature sont autant de pratiques qui s’appuient largement sur le bénévolat volontaire. Si l’impératif de travailler pour survivre disparaissait, beaucoup de gens décideraient de s’engager dans leur passion, dans une oeuvre de charité ou de passer plus de temps en famille. C’est une autre façon de faire avancer la société, plus juste et plus proche des besoins des gens.

      Pose-toi la question : si demain on te donnait 1000 euros par mois pour ne rien faire, qu’est ce que tu ferais ? Tu te poserais devant ta télé et tu ne ferais PLUS JAMAIS rien ?

      La plupart des gens continueront de travailler, sauf qu’ils seront soulagés d’une pression qui a pesé sur leurs épaules toute leur vie : si ton job ne te plait plus, si ton patron te malmène, si tu n’es pas passionné par ce que tu fais, il n’y a plus rien qui t’empêche de faire autre chose, tu es libre de choisir. 

      Est-ce que ce ne serait pas un progrès d’avoir une société qui fonctionnerait sur la passion et le volontariat plutôt que sur la pression économique ?

      Ciao !
    • xtf17 (---.---.---.45) 21 décembre 2011 13:31
      Xtf17

      Vu les richesses créées par chacun, la réappropriation de la plus-value de notre propre travail équivaut à cette allocation universelle. Sauf qu’elle nous revient au lieu d’enrichir banquiers et actionnaires. L’argent est là, reprenons-le pour vivre.
      On ne vit pas pour travailler mais pour aimer, pour savourer, pour se cultiver...
      Que chacun fasse une activité qui lui plaise : celui qui veut soigner soigne, celui qui veut construire des maisons les construit, celui qui veut cultiver des champs les cultive, celui qui veut entretenir une foret l’entretien, celui qui veut faire des médicaments les synthétise, celui qui veut faire de la musique en fait...
      Nous avons les machines pour tout cela.
      La différence est qu’aujourd’hui nous avons des machines : une moissonneuse batteuse peut s’occuper de plusieurs centaines d’hectares et quelques jours, là où il fallait beaucoup d’hommes. Un réacteur chimique et on fait un médicament. Une scierie automatisée et on fait des planches et du bois...
      Quelques heures d’activité quotidienne suffise. Les 35h sont dépassées car 2h y suffiraient.
      On sait faire des maisons depuis des milliers d’années, on se chauffait au bois avant le gaz, on s’entraidait.
      Le seul problème que je vois est celui de la Défense dans le contexte actuel.
      Et aussi pour avoir le dernier iPhonePad5 qui permet de jouer à Tetris dans l’espace.
      Mais bon, je préfère jouer au ballon avec mon fils et lui apprendre à reconnaitre les plantes.

    • OuVaton (---.---.---.128) 22 décembre 2011 12:20
      OuVaton

      Gondran, je plussois,

      Article de Jaques Duboin 1955
      http://www.societal.org/docs/55.htm 
      troisième principe :
      *Les droits politiques ne suffisent plus à assurer la liberté des hommes, car, pour vivre, il faut avoir de quoi vivre. Les droits du citoyen doivent se compléter des droits économiques du consommateur, concrétisés par un « revenu social » auquel il aura droit du berceau au tombeau.  
    • Lea Andersteen (---.---.---.191) 11 décembre 2012 01:33
      Lea Andersteen

      Concernant le financement, il suffit de se rappeller d’un fait important ; les états européens n’ont Jamais autant produit de richesse... Elle est juste vampirisée par le profil et surtout par la Finance et les actionnaires. C’est les simples chiffres que l’on peut aisément trouver.

      Concernant votre crainte de maisons non construites. Vous pensez que les gens, s’ils touchaient un revenu de base, feraient rien de leur journée. Bien au contraire. C’est une crainte irrationelle basée sur aucun FAIT.

      A contrario, une expérience au GHANA, par exemple, ou le revenu de base a été instauré pendant un moment, les gens n’ont JAMAIS AUTANT travaillé. Au canada également, il y a eu un expérience similaire et le même constat. Les maisons n’arrêtent pas d’être construites...

      Quand on sait qu’on peut se construire une maison de Hobbit pour 3000/4000 euros... dès lors que l’on a du temps libre, et c’est bien ce que permet le revenu de base...

      J’ajouterais une autre expérience, MASSIVE, d’un salaire à vie sans travail. La retraite. Etrangement, l’on a JAMAIS plaint quelqu’un qui partait à la retraite, du moins quand il avait santé et un montant digne... Ces retraités la n’osent pas le dire : ils sont HEUREUX et n’ont souvent JAMAIS AUTANT travaillé...

  • JC (Exether) (---.---.---.138) 21 décembre 2011 12:23

    « Pourquoi l’être humain devrait-il continuer à effectuer des besognes qu’une machine peut faire à sa place ? »

    Je ne sais pas sur quelle planète vous habitez, mais chez moi la plupart des activités ne sont pas faisables par une machine. Ça serait plutôt une très faible minorité. Je pense que c’est là que le bat blesse dans votre raisonnement car il n’y a pas de revenu des machines à distribuer.

    D’autre part, l’idée est intéressante mais un peu extrême, et je crains que des être humains qui ne travaillent, pour beaucoup, loin d’être très créatifs seraient plutôt complètement dépressifs. Il faut quand même compter avec la paresse qui est une caractéristique de beaucoup de monde.

    Je suis en revanche complètement d’accord que la forme actuelle de travail non choisi et subi est souvent destructeur de la créativité des employés.

    L’idéal serait de trouver un juste milieu.

    • Ariane Walter (---.---.---.59) 21 décembre 2011 18:16
      Ariane Walter

      Je ne travaille plus depuis 96. Je passe mes journées à écrire, à m’instruire, à me promener , à soigner mon corps.
      C’est la période la plus sublime de ma vie.
      (Pour les dépressifs qui ne travaillent pas.) C’est une vue de l’esprit. dans la réalité un esprit sain agit car cela donne une vie saine ; Il agit simplement librement.

    • Mmarvinbear (---.---.---.27) 21 décembre 2011 20:20
      Mmarvinbear

      Et qui paye ton abonnement Internet pour nous faire part de tout cela ?

  • iris (---.---.---.51) 21 décembre 2011 12:34

    s’occuper de malades peut til etre fait par un robot ???

    • devphil30 (---.---.---.62) 21 décembre 2011 14:33
      devphil30

      Il y a le chômage , les aides personnalisées aux logement , au retour à l’emploi , à la formation etc ....


      Mais un revenu universel pour tous avec ou sans travail ne ferait que tirer la société vers le bas en terme de production , de motivation et d’évolution techniques .

      Philippe 
    • Lea Andersteen (---.---.---.191) 11 décembre 2012 01:37
      Lea Andersteen

      Une baisse de la production ? n’avez vous pas remarque que l’on surproduit tellement que les fabriquants limitent la durée de vie des matériels, par exemple à 2 ans ? D’ailleurs, on surproduit et on surconsomme...

      Une baisse de la production est un BIENFAIT...

  • monsieur hamstérinou (---.---.---.3) 21 décembre 2011 12:39

    Franchement, votre vision du monde et l’humanité me terrifie. Votre culte de la machine également. Votre vision naïve de l’origine de la violence. Votre façon de voir la création artistique.

    Le monde que vous me vendez là est un cauchemar, chaque description de votre utopie me provoque un haut le coeur et réussi presque à me rendre le monde actuel sympathique... Et c’est sans compter les non-dit de votre article (genre gouvernement mondial « universel », au moins pour gérer la redistribution, donc plus d’état, de peuples, de cultures, j’imagine déjà la tronche de la production artistique si il n’y a plus d’altérité... sans compter la nanotechnologie, dont vous semblez tant attendre que la métahumanité chère à la SF n’est pas loin).

    Mais le plus terrifiant, c’est que vous ne vous en rendez probablement même pas compte...

  • Guy Liguili (---.---.---.21) 21 décembre 2011 12:40
    Guy Liguili

    Je ne pense pas que l’on puisse vivre sans travailler du tout, par compte je pense qu’il est possible de mieux répartir le travail et les richesses produites. Ce serait déjà un progrès énorme.

    • jpm (---.---.---.37) 21 décembre 2011 13:10
      jpm

      J´ai evidemment plusse cet article car je suis un partisan du Revenu Universel... et inconditionnel... mais je ne suis pas vraiment daccord avec le titre... ni le slogan « vivre sans travailler ». Pour moi, la finalite du Revenu Universel n´est pas de ne plus travailler... mais au contraire de mieux partager les richesses produites par le travail. Il ne faut donc pas decourager les gens de travailler... bien au contraire, mais s´assurer que tout le monde profitte de la richesse ainsi produite.

      C´est pourquoi ce Revenu Universel doit s´ajouter aux autres revenus... ce qui encourage les gens a continuer de travailler et de faire fructifier leur patrimoine. En contrepartie, tous ces revenus doivent etre davantage taxes... de facon a financer cette mesure redistributive. Ainsi, les plus riches payeront pour les plus pauvres... et on peut voir le Revenu Universel comme une espece de credit d´impots distribue a tous les membres du foyer.

    • devphil30 (---.---.---.62) 21 décembre 2011 14:30
      devphil30
      « Je ne pense pas que l’on puisse vivre sans travailler du tout, par compte je pense qu’il est possible de mieux répartir le travail et les richesses produites. Ce serait déjà un progrès énorme. »

      D’accord avec ce que vous dites 
    • istaria (---.---.---.151) 10 décembre 2012 22:37
      istaria

      Hélas non. C’était un peu le but des 35h et il faut voir ce qu’elles sont devenues. Tant que le marché du travail reposera sur les règles établis par une seule partie, l’échec est assuré.

      Or c’est précisément l’équilibre dans les négociations que visait Milton Friedman en proposant l’impôt négatif à l’origine du revenu de base. 

      Si tout le monde connait Friedman et l’école de Chicago (Sarkozy, Tatcher, Reagan etc), personne ne disait (ni média, ni politique, ni même les pseudo économistes invités régulièrement sur les plateaux TV) qu’au pendant des politiques appliquées (baisses des impôts sur le revenus, transfert de charge vers la TVA etc) devait normalement s’opposer un revenu inconditionnel.

      Donc tu ne peux pas juste confier la balance au monde du travail en leur laissant le soin de l’équilibrer. Par nature, il faut que l’équilibre soit contraint. En étant originel et inconditionnel, le revenu de base est le contre poids.

    • Lea Andersteen (---.---.---.191) 11 décembre 2012 01:35
      Lea Andersteen

      Il ne s’agis pas exactement de ne plus travailler, mais de ne plus subordonner le travail à un emploi en découplant revenu et travail.

       

      En pratique, comme je l’ai dis plus haut, toutes les expériences montrent que cela libère le travail, que l’on est heureux de travailler et que l’on fait des travaux positifs pour soit et les autres, contrairement à ce qui se passe quand le travail est subbordonné.

    • Romain Desbois (---.---.---.186) 11 décembre 2012 01:43

      je suis d’accord avec vous Léa et cela n’a rien d’utopiste.

      Car sans s’en rendre compte, petit à petit nous sommes en train de construire un revenu de vie

      D’avant même la naissance à la mort , il y a déjà, à chaque étape de la vie une aide financière (juste un trou entre 18 et 25 ans je crois).

      Il suffirait de les relier, niveler peut-être , mais la structure est déjà en place pour le RU.

  • Emma (---.---.---.77) 21 décembre 2011 13:13
    Emma

    Une vie sans travail me semble illusoire. Même les décroissants, tel Paul Ariès, brillant auteur sur le sujet, n’imagine pas une société sans travail. Et en effet, la vie humaine nécessite la réalisation de tâches : se nourrir (agriculture), construire des logements, soigner, enseigner, prendre en charge la vieillesse, le handicape, la maladie...

    En revanche, nous avons fait le choix d’utiliser nos gains de productivité pour entrer dans l’ère d’une consommation totalement débridée plutôt que de les utiliser à réduire le temps de travail pour libérer l’humain. C’est un choix de société.

    Se libérer du travail en, non en ne travaillant plus, mais en travaillant moins, est possible, mais cela ne pourra avoir lieu que par le changement des mentalités, en revenant à une vie plus simple. On ne peut vouloir travailler moins, mais continuer à réclamer 3 télévisions dans la maison, un ordinateur pour chaque membre de la famille, des téléphones portables toujours plus perfectionnés... C’est tout un modèle de société qui réclame le changement si on choisit de travailler moins. L’un ne va pas sans l’autre. La question est : sommes-nous prêt ?

    • al.terre.natif (---.---.---.250) 22 décembre 2011 16:48

      Mais tout dépends de ce que l’on met derrière le mot « travail ». Si il s’agit d’une activité salariée (donc subordonnée), alors vivre sans travail est tout à fait possible. Chacun reste actif selon ses moyens, ses aspirations, mais sans être dans une relation de subordonné, et surtout sans pression de perdre son travail, ou de faire un travail inintéressant mais qui permet de survivre.

      Pour aller vers un monde sans « travail » (au sens salarié), il faut avancer étape par étape. Dans un premier temps, il faut s’extraire du consumérisme, tout simplement en se ravitaillant autrement (troc, récupération, culture potagère, échanges de compétences / temps, ...). Il existe déjà de très nombreuses manières alternatives de vivre.

      Mais, ce qui pose réellement problème est cette notion d’argent. Car dans la société actuelle, vivre sans argent n’est pas facile (voir impossible pour beaucoup), mais reste faisable. Mark Boyle, un anglais, à fait l’expérience de vivre pendant 1 an sans argent, et depuis ... et bien il n’a pas replongé ! Il échange son temps de travail contre de la nourriture, récupère et troc pour se passer d’argent et construit une communauté qui vit selon ce principe (freeconomy comunity).

      L’argent est indispensable ne serait-ce que pour avoir un toit (il faut payer la taxe d’habitation). C’est bien ça qui pose problème.

      Je suis pour un monde où les capitalistes pourraient continuer de travailler pour toujours gagner plus, mais où moi aussi, je pourrais, sans travailler de manière rémunérée, vivre sans encombre. C’est cette notion de liberté que nous n’avons plus, nous sommes dans un monde ou ne pas être capitaliste relègue au rang de vague utopiste, et ne permet pas de vivre décemment (alors que c’est tout à fait possible, de vivre de troc, de cultures, de partage).

      Un poids supplémentaire pour la société ? Et bien non ! Comment payer ses impôts sans argent ? tout simplement via un service rendu à la communauté !

      Changeons la loi pour permettre aux « feignants » de vivre sans être « aux crochets » du système, de vivre convenablement sans argent, et je parie que les petites main du capitalisme changeront rapidement de camp (entrainant alors la fuite du reste des capitalistes, qui, sans client verront leur modèle s’effondrer sans nous)

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